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France et politique française - Page 4020

  • Revue de presse : ça déménage

    Le monde politique est un monde dur, souvent violent et cruel. Pas seulement en raison des luttes pour le pouvoir entre dirigeants politiques, voire des rivalités qui peuvent apparaître au sein des mêmes formations, mais aussi du fait de l’adversité que l’exposition de ses idées sur la place publique peut générer. A fortiori pour ceux qui ne manient pas les concepts mous et consensuels des docteur Morphine de l’Etablissement et luttent frontalement contre le Système. Les militants frontistes en savent quelque chose. Surtout les plus anciens. Certes, le climat autour du FN s’est majoritairement sensiblement pacifié ces dernières années. Mais la longue liste des militants, élus, candidats frontistes agressés physiquement, calomniés, victimes de mises à mort sociale, dont les enfants, les conjoints ont été eux aussi parfois persécutés et menacés est là pour témoigner de la haine qui anime les adversaires du courant national et patriotique.

    Nous n’oublierons jamais, et Bruno Gollnisch le rappelle souvent, les sacrifices consentis par les parias du FN et autres militants de la première heure de la cause nationale, populaire et sociale, traînés dans la boue par la caste des bien-pensants. Ce sont eux qui ont permis au FN d’être et de durer. Sans eux, le FN ne serait pas aujourd’hui, sous la conduite de Marine Le Pen, dans la situation historique de mener enfin nos idées au pouvoir.

    Une violence dont le journaliste de télévision qui accompagne Florian Philippot sur les photos publiées par Closer témoigne indirectement dans une lettre ouverte adressée hier à la directrice de ce magazine pipole, madame Pieau, et publiée sur le site Rue 89.

    Sous le pseudonyme de « Tyto Alba » ( pour les curieux il s’agit du nom savant de la chouette effraie ou dame blanche) il explique les conséquences sur sa vie privée et professionnelle des photos publiés par Closer. Ainsi, alors même dit-il qu’il ne partage pas les idées du FN, et malgré son engagement pour « les causes gays » et « la lutte contre l’homophobie », il a été « la cible de menaces de mort, d’une chasse à l’homme venant s’ajouter à la violence de cette exposition», «(marquant son) image» «de façon indélébile au sein de (sa) profession ».

    Si le microcosme politico-médiatique a globalement dénoncé les méthodes de Closer, la presse s’est aussi penchée sur l’arrivée au FN, au sein du cabinet de Marine Le Pen, plus précisément auprès son directeur Philippe Martel, de Julien Odoul, 28 ans, historien de formation, aux évolutions politiques assez fulgurantes.

    Après un court passage par le PS pour voter Laurent Fabius à la primaire de 2006 est-il rapporté, il devient ensuite centriste, occupant notamment les fonctions de secrétaire national en charge du Conseil militant chez les Jeunes du Nouveau centre, le parti d’Hervé Morin. Sa carrière politique débuta véritablement entre 2009 relate L’Express, comme assistant du centriste André Santini jusqu’en 2011, avant de devenir secrétaire général du groupe du parti européiste UDI, au conseil général de Seine-Saint-Denis.

    En janvier 2011 il déclarait encore à L’Express : « Le centre véhicule toutes les valeurs qui sont les miennes ». Mais n’est-ce pas Bruno Gollnisch qui évoquait ces derniers jours la conversion fulgurante du futur Saint Paul sur le chemin de Damas ?

    Valeurs actuelles précise que «c’est Marion Maréchal-Le Pen, qu’il a rencontrée lors des universités d’été du FN à Marseille, en 2013, qui lui a présenté la présidente (du FN). Julien Odoul l’affirme: «Marine Le Pen est la seule alternative pour 2017, c’est elle qui arrive à rassembler les patriotes». Il se définit volontiers comme souverainiste, anti fédéraliste et étatiste» , c’est-à-dire à l’exacte opposé de la doxa centriste.

    Ce magazine et Libération ajoutent avec une petite pointe de perfidie que « petite particularité, Julien Odoul a posé pour Têtu. Si en 2011 il se disait très fier d’avoir fait ces photos pour le magazine gay, maintenant qu’il est au FN il assure que c’était pour payer ses études : «Je ne suis pas gay, d’une part, (et) pas communautariste, d’autre part Je ne suis pas un militant LGBT». Ce qui est plutôt une bonne nouvelle puisque ce militantisme là, mais est-il nécessaire de le redire ici, est inconciliable avec le fait de militer au FN.

    L’amour de la France et des Français d’abord, la constance dans son engagement patriotique, autant de qualités basiques mais essentielles du militant national. Nous évoquions lundi le cas de Fatima Allaoui, membre de l’UMP passée au SIEL une de composantes du RBM , il y a quelques mois, avant de le quitter pour rejoindre de nouveau l’UMP où elle a été nommée secrétaire nationale à la formation professionnelle par NKM. Finalement démise de ses fonctions au sein du parti sarkozyste au bout de quatre jours, Florian Philippot a proposé lundi sur i-Télé à la jeune femme de « venir au Front National. Si elle est patriote, sincèrement patriote -je pense qu’elle l’est, d’après ce qu’on m’a dit-, alors elle a sa place au Front National.»

    C’est a contrario un problème de place qui a conduit à la mise en examen le 11 décembre (automatique dans les affaires de diffamation et d’injure publique) de l’ex ministre aux Personnes handicapées, la députée socialiste Marie-Arlette Carlotti, pour injure publique à caractère racial. Selon le militant PS et avocat Hacen Boukhelifa, Mme Carlotti aurait déclaré en début d’année lors d’une réunion qu’elle refusait de faire un « ticket » avec lui pour les élections municipales au motif qu’elle avait « déjà un candidat arabe de la diversité sur (sa) liste ». « Il n’a qu’à aller voir Samia Ghali (candidate PS dans le 8e secteur) pour qu’elle le prenne dans les quartiers nord)», aurait-elle poursuivi.

    Le racisme, réel ou supposé est pourtant une obsession affichée de la gauche et même d’une large partie de la droite. Eric Zemmour est ainsi de nouveau la cible de toutes les attaques suite à son entretien accordé au quotidien italien Corriere della Sera en date du 30 octobre. Celui-ci a été «opportunément» traduit par Jean-Luc Mélenchon et mis en ligne sur son blogue lundi. Une suite en quelque sorte du débat qui a opposé les deux hommes sur RTL le 12 décembre.

    Sur cette antenne, le dirigeant du Front de Gauche avait de nouveau étalé son immigrationnisme gaga digne du Medef et sa vision désincarnée du peuple français et d’une France réduite à l’héritage de 1789. Tout à fait dans la ligne des élucubrations cosmopolites de la secte du Grand orient à laquelle il appartient.

    Dans ce même article posté sur son blogue, le sans-culotte du Front de Gauche ose laver le catastrophique Front populaire, le gouvernement de Léon Blum de ses responsabilités dans le désastre de 40! Classe politicienne qui a refilé au vieux Maréchal, accessoirement homme de gauche et républicain, l’ardoise de ses erreurs et de ses lâchetés. Ce qui n’empêche pas M. Mélenchon de conspuer de manière obsessionnelle le « traitre Pétain » dont le portrait indique-t-il, orne «l’horrible affiche (sic) qui invite à aller voir l’exposition aux archives de France sur la collaboration. Beuark ! ».

    « Beuark »? M. Mélenchon, les collabos d’un mondialisme dont l’immigration de peuplement est une conséquence parmi d’autres, reprochent à M. Zemmour d’avoir déclaré à ce journal transalpin que les musulmans «vivent entre eux, dans les banlieues», que «les Français ont été obligés de les quitter». «Cette situation d’un peuple dans le peuple, des musulmans dans le peuple français, nous conduira au chaos et à la guerre civile».

    A la question « mais alors que suggérez-vous de faire : déporter 5 millions de musulmans français? », l’essayiste répond: « Je sais, c’est irréaliste, mais l’histoire est surprenante. Qui aurait dit en 1940 qu’un million de pieds-noirs, vingt ans plus tard, seraient partis d’Algérie pour revenir en France? ».

    Pour ceux qui se penchent honnêtement sur le programme du FN, qui connaissent la position ferme mais mesurée qui est celle de l’opposition nationale et patriotique quand il traite d’immigration, les différences (de taille) apparaissent entre le discours zemmourien et celui du Front.

    Le FN n’a jamais stigmatisé les immigrés (ce dont se défend également M. Zemmour dont les propos sont plus nuancés que leur résumé), mais dénonce les politiques d’immigration massive mises en place par la droite et la gauche depuis Giscard.

    Le FN n’est certainement pas en guerre contre les musulmans et l’islam. On peut être de toute évidence un parfait musulman et un authentique patriote français. Mais il est certain que les revendications religieuses, le prosélytisme communautariste de certains extrémistes mahométans sont nourris mécaniquement par l’immigration de peuplement. Celle-ci interdit de facto toute assimilation et transforme effectivement la physionomie et le climat régnant dans de nombreux quartiers. C’est en niant cette réalité là que le mal prospère.

    Le programme défendu par le FN vise justement à éviter cette « guerre civile » ou à tout le moins ce chaos social, économique, identitaire, qu’Eric Zemmour juge inéluctable. Contrairement à l’auteur du « suicide français », le FN ne sombre pas dans un fatalisme, bien étranger au génie de notre pays, de notre civilisation helléno-chrétienne. Sinon à quoi bon se battre? Aide-toi le ciel t’aidera!

    Il n’en reste pas moins que Bruno Gollnisch, partisan de la liberté d’expression, du droit de penser en dehors des clous, exprime instinctivement sa solidarité avec Eric Zemmour qui voit s’abattre sur ses épaules les pires anathèmes et amalgames.

    Dans sa recension de cette « affaire » Europe 1 qui croit utile de rappeler qu’ Eric Zemmour est «un juif originaire d’Afrique du nord» (une information utile au débat ?) évoque les réactions du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve qui parle « d’odieuses attaques » contre «le vivre-ensemble». Ou encore «l’Observatoire national contre l’islamophobie, qui dépend du Conseil français du culte musulman (CFCM) », qui dénonce des «propos (qui) viennent s’ajouter à une litanie de déclarations abjectes et sans fondement de ce prêcheur de haine patenté à l’encontre de l’islam et des musulmans ».

    Pour faire bonne mesure, le pseudopode du PS SOS racisme annonce qu’il va porter plainte contre un homme « mû par une haine tenace envers les populations arabo-musulmanes ». Pas en reste, le patron des députés socialistes, Bruno Le Roux, appelle à chasser M. Zemmour des médias: «il est temps que les plateaux télé et les colonnes des journaux cessent d’abriter de tels propos». Toujours cette vieille pulsion totalitaire qui est dans l’Adn de la gauche…

    Nous ne pouvons que conseiller à nos belles âmes antiracistes, aux bourgeois du PS, du Front de gauche, des médias, à tous les militants béats et /ou hypocrites du vivre-ensemble, de quitter les quartiers white, blancos comme dirait Manuel Valls, dans lesquels ils vivent tous. Qu’ils mettent leurs actes en conformité avec leurs propos, déménagent et s’intallent dans les quartiers pluriels que décrit Eric Zemmour.

    Ce serait là le signe d’un engagement citoyen fort et la preuve indubitable que M. Zemmour est un fou haineux aux fantasmes délirants. Après tout l’immersion dans le quotidien des Français est parait il très tendance dans les médias…

    http://gollnisch.com/2014/12/17/revue-de-presse-ca-demenage/

  • Les Verts veulent créer un centre d’archives LGBT aux frais du contribuable

    Le groupe écologiste du Conseil de Paris a déposé un vœu qui «appelle à la création d’un centre d’archives national LGBT». EELV souhaite que le Conseil de Paris propose :

     » – dès 2015 un local d’accueil pour stocker et rassembler toutes les archives LGBT collectées auprès d’associations et de particuliers volontaires.

    - à moyen terme un lieu parisien où pourra s’établir un véritable centre d’archives et de documentation LGBT de dimension nationale, co-élaboré avec toutes les associations intéressées. »

    L’auteur de ce vœu est David Belliard, conseiller de Paris et co-président du groupe des élus écologistes de Paris, mais aussi journaliste et par ailleurs lui-même militant homosexuel et membre de l’Association des Journalistes LGBT (AJL).

    Un tel projet avait déjà été évoqué par Bertrand Delanoë lors de son premier mandat comme maire de Paris. La mission avait alors été confiée à  Jean Le Bitoux,  militant homosexuel et défenseur de la pédophilie, individu aujourd’hui honoré par un square portant son nom !

    http://www.medias-presse.info/les-verts-veulent-creer-un-centre-darchives-lgbt-aux-frais-du-contribuable/20527

  • L'UMP démet de ses fonctions sa secrétaire nationale passée par l'extrême droite

    Cette élue du Languedoc-Roussillon avait adhéré au Siel, un parti affilié au Rassemblement Bleu Marine, et tenté de se rapprocher de Robert Ménard en espérant une investiture gagnante pour les prochaines élections départementales.

     

    « Je n’aime pas les fascistes ». Selon le Canard Enchaîné de la semaine dernière, c’est l’argument massue qu’aurait lancé Nathalie Kosciusko-Morizet à Nicolas Sarkozy pour s’opposer à l’intégration de Guillaume Peltier, ex-frontiste, au nouvel organigramme de l’UMP. Une animosité contre l’extrême droite à géométrie variable ? Selon le journal Libération, c’est pourtant bien la numéro 2 de l’UMP qui aurait soufflé à l’ancien président le nom de la nouvelle secrétaire nationale du parti en charge de la formation professionnelle dont le parcours fait aujourd’hui polémique.

    Fatima Allaoui, a d’abord été nommée par Nicolas Sarkozy vendredi 12 décembre, est certes une ancienne de l’UMP. Mais au moment de son recrutement, cette conseillère régionale du Languedoc-Roussillon avait quitté le parti d’opposition pour rejoindre le SIEL (Souveraineté, indépendance et liberté). Or cette petite formation d’extrême droite, créée par Paul-Marie Coûteaux en 2011, est membre du Rassemblement Bleu Marine, nébuleuse qui agrège les partis satellites du Front National. Une adhésion qui lui vaut aujourd’hui d’être démise de ses fonctions. « Mme Allaoui, conseillère régionale UMP de Languedoc-Roussillon (...) a admis avoir adhéré il y a un mois, à un parti d’extrême droite. Dans ces conditions, sa responsabilité de secrétaire nationale lui est retirée », indique l’UMP dans un communiqué. [....]

    La suite sur Le Figaro.fr

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?L-UMP-demet-de-ses-fonctions-sa

  • Vidéos des actions des groupes Savoie et Haute-Savoie Nationaliste

    Savoie


    Haute-Savoie

  • François Hollande et l’immigration : non, non, rien n’a changé…

    Il a la trouille, François Hollande, car les sondages le révèlent : les immigrés « intégrés » se tournent aujourd’hui vers Marine Le Pen !

    C’est une histoire peu commune : celle d’un musée que le président issu de la majorité qui l’avait décidé a refusé d’inaugurer et qui l’est, aujourd’hui, par son successeur, sept ans après son ouverture !

    Soucieux de récupérer des voix auprès d’une gauche qui se débine de jour en jour, François Hollande est donc allé lundi inaugurer la Cité nationale de l’histoire de l’immigration. Sur le papier, une « institution culturelle, pédagogique et citoyenne destinée à reconnaître et mettre en valeur la place des immigrés dans la construction de la France ». Dans les faits, un machin informe qui n’a jamais trouvé ni sa destination ni son public, sauf celui des élèves de banlieue qu’on y traîne de force et en rangs par deux.

    Car à quoi se résume l’histoire de l’immigration dans cette Cité qui lui est prétendument consacrée ? À des clichés éculés. À un bric-à-brac chiné aux puces du tiers monde, sorte de dépotoir dont on ne voudrait pas dans un vide-greniers de quartier. En quoi, en effet, une théière marocaine voisinant dans une vitrine avec une valise en carton font-ils un musée ? En quoi un couscoussier pendu à un fil à côté d’une statue nègre et d’un masque chinois en papier mâché parlent-ils aux immigrés de leur histoire et de leur culture ? Pas plus que ces vidéos de pauvres gens débarquant valise à la main, ces photos de “Pigeots” chargées jusqu’au ciel de matelas et de gazinières, ou les affiches d’Aznavour et d’Enrico Macias…

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  • Vers une nouvelle crise économique et financière ?

    La crise du rouble dépasse les seules frontières de la Russie. Quel est le rôle des Etats-Unis et quelles conséquences pour la France ? Eléments de réponse :

    " Le risque est désormais bien réel : la Russie est au bord du krach financier. Mardi 16 décembre, le rouble a encore perdu 20% de sa valeur et la bourse de Moscou a chuté de 17% (...)  

    La banque centrale a relevé son principal taux d’intérêt à 17% avec pour objectif de freiner la chute de la devise. Face à la baisse des prix du pétrole et de la situation tendue en Ukraine, les investisseurs vendent leurs roubles pour acheter du dollar. Relever les taux était censé relancer l’intérêt pour la devise russe en la rendant plus rémunératrice. Mais qui dit hausse de taux, dit aussi ralentissement économique à terme : les investissements deviennent plus chers et la consommation s'en ressent.

    La banque centrale croyait bien faire mais les investisseurs l’ont vu autrement… à moins que d’autres raisons n’expliquent leur attitude. Sans tomber dans la théorie du complot, certains observateurs n’hésitent plus à avancer l’idée d’une possible action concertée et directement pilotée par Washington pour mettre Vladimir Poutine à genoux. Les sanctions internationales décidées contre Moscou après l'annexion de la Crimée n’ont pas eu d’effets ? Qu’à cela ne tienne, passons à l’étape suivante : utilisons le rouble - déjà fragilisé par la baisse des cours du pétrole - comme arme de destruction massive pour faire entendre raison au Maître du Kremlin. Complice des Etats-Unis dans cette aventure : les acteurs financiers anglo-saxons basés, non pas à Moscou, mais à Londres et New-York.

    Quel intérêt auraient-ils à agir de la sorte ? Il y a les raisons géopolitiques et, surtout, commerciales. Le club des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine) sont aux abonnés absents vis à vis des Etats-Unis. Ces pays essaient de trouver la parade pour remplacer le dollar comme monnaie d’échange. Moscou essaie de mettre au point avec la Chine des compensations directes en yuan et en rouble pour contourner le billet vert.Cela ne plait pas à Washington... Barack Obama voit rouge. Le rouble – et par extension la Russie tout entière dont les entreprises et la population sont pénalisés par la crise – subirait-il l’hypertrophie de l’égo américain ? La question est posée. N'oublions pas que les Etats-Unis viennent de se voir dépasser par la Chine en tant que première puissance économique mondiale. La vengeance est un plat qui se mange froid (...)

    Cette crise sans précédent surgit à Moscou alors que la situation de l'Europe, en croissance zéro, est elle-même source de vives inquiétudes sur les marchés. Quelles conséquences immédiates ? L'Allemagne, premier partenaire européen des Russes, sera directement impactée. La France exporte de l'ordre de 7 à 8 milliards d'euros vers la Russie et importe près de 10 milliards de produits, principalement pétroliers et gaziers. Notre industrie agroalimentaire a toutes les chances de souffrir. Quant à nos établissements bancaires, leurs engagements se chiffrent en dizaines de milliards."

    Philippe Carhon

  • Franck Guiot : « “on est chez nous” n’est pas un gros mot ! » (Présent 8253)

    De l’UMP au FN
    On est chez nous ! Ces paroles pleines de bon sens proviennent tout droit d’un élu UMP. Eh oui ! Pour être plus précis, d’un ancien UMP. Militant de droite depuis toujours, Franck Guiot vient de rejoindre le Front national, quittant le radeau de la Méduse mené dorénavant par Sarkozy & Co. A l’heure où certains passent de l’UMP au FN avec bruit, d’autres le font avec une discrétion à la mesure de leurs convictions. Portrait sans langue de bois d’un amoureux de la France.

    Franck Guiot : « “on est chez nous” n’est pas un gros mot ! » (Présent 8253)— Quel a été votre parcours jusqu’à aujourd’hui ?

    — Après une jeunesse au FNJ lors des années Mitterrand, j’ai adhéré au RPR et j’ai participé à la campagne en faveur du non à Maastricht. En 2002, j’ai naturellement adhéré à l’UMP sous l’impulsion d’un Nicolas Sarkozy qui inspirait la rupture face à un système déjà à bout de souffle. Par ailleurs, j’ai été élu au sein de mon village de 1995 à 2014. En 2007, tous les espoirs se sont portés sur Nicolas Sarkozy et sa volonté d’impulser une nouvelle dynamique. Très vite, beaucoup d’espoirs sont tombés (ouverture à gauche, bilan très mauvais sur la maîtrise de l’immigration et sur la sécurité…) et malgré une ligne « Buisson » que j’ai soutenue en 2012, Nicolas Sarkozy a été battu par défaut par un François Hollande acclamé sous une horde de drapeaux étrangers Place de la Bastille. La suite, tout le monde la connaît…

    — Quels ont été les arguments pour votre départ de l’UMP et le choix du FN ?

    — Dès la victoire de la gauche en 2012, le marasme s’est très vite emparé de l’UMP : divisions, aucune cohérence de ligne politique entre les différents courants, un courant « droite populaire » complètement marginalisé, une élection interne avec des crises d’egos dévastatrices, puis l’affaire Bygmalion…

    Pendant ce temps, les idées défendues depuis 40 ans par le Front national démontrent qu’il avait raison : l’Europe est une passoire et n’est pas capable de faire face à une immigration devenue totalement hors de contrôle, de nombreux territoires de non-droit se développent en France, la délinquance explose, les Français sont asphyxiés par une pression fiscale devenue insupportable, nous avons un chômage de masse, bref nous nous dirigeons vers une crise de régime et un chaos sans précédent.

     

    — Selon vous, quel est l’avenir de l’UMP version « Sarkozy II » ?

    — Comme Henri Guaino, j’ai toujours pensé que ce n’était pas la place d’un ancien président de la République de redevenir un chef de parti. C’est très compliqué, il est obligé de faire le grand écart entre le courant « droite très molle », incarné par Nathalie Kosciusko-Morizet et une « droite un peu plus affirmée dans les paroles », incarnée par Laurent Wauquiez. Les adhérents et les militants vont avoir rapidement le tournis.

    — Vous avez toujours été un défenseur de l’identité française. Comment la définiriez-vous ?

    — La défense de notre identité est naturelle, c’est du bon sens, tout simplement, nous voulons que la France reste la France. La France repose sur des traditions, une culture, que nous ont léguées nos ancêtres, il n’est pas question de les brader et de les abandonner au nom d’un « multiculturalisme » que l’on veut nous imposer, mais qui ne fonctionne pacifiquement nulle part. Les sociétés multiculturelles deviennent toujours des sociétés multiconflictuelles, car de culture et de tradition différentes. Nous n’en voulons pas ! Or, on assiste actuellement à un grand remplacement de population, ceux qui ne le voient pas ou qui ne veulent pas le voir sont de dangereux irresponsables. Dire haut et fort « On est chez nous » n’est pas un gros mot !

    — Comment voyez-vous les élections de 2015 et 2017 ? Allez-vous vous y engager avec le FN ?

    — Il est évident qu’actuellement, le FN est le premier parti de France dans la tête des Français. L’impulsion donnée lors des élections européennes va s’amplifier lors des élections départementales, puis lors des élections régionales, c’est une certitude. Pour 2017, c’est encore trop loin pour faire des pronostics, étant donné le niveau de défiance des Français à l’égard des politiques. Ce qui est certain, c’est que la question de l’identité de la France sera centrale en 2017, avant même les problèmes économiques.

    Quant à mon engagement avec le FN, je reste ouvert à toute proposition de collaboration, sachant que les partis ne sont pas une fin en soi : seules les idées et les convictions sont essentielles. C’est l’avenir de la France et de notre civilisation qui est en jeu, celui des partis politiques n’a pas beaucoup d’importance aux yeux des Français.

    Propos recueillis par Louis Pasquerel

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  • Pour la première fois depuis 1996, les salaires des Français ont baissé en 2012

    Les salaires des Français ont baissé en 2012 de 0,40 % en prenant en compte l’inflation. Un tel résultat n’est que la conséquence des choix économiques catastrophiques de l’actuel gouvernement, choix eux-mêmes complétement subordonnés à l’union européenne et autres officines mondialistes. Autrement dit, s’il y avait l’UMP au pouvoir, on aurait à peu près les mêmes résultats, et cela durera aussi longtemps (et s’aggravera) tant que nos élus feront allégeance au mondialisme…

    Il faut du reste être bien conscient que l’on parle ici de salaires versés par les entreprises, et non du revenu disponible des ménages, c’est à dire sans prendre en compte les fortes hausses d’impôts de ces dernières années. A titre d’exemple, en 2013 ceux-ci ont augmenté de 22 milliards, et que déjà une hausse de plus de 6 milliards est prévue pour 2015. Autrement dit, le pouvoir d’achat des Français est en chute libre, sans pour autant qu’un seul des problèmes réels que connaît la France ne soit réglé. A titre d’exemple, hier encore, les media expliquaient que le système de retraite n’était pas viable et qu’il fallait retarder l’âge de départ… Ici encore, nous subissons les choix mondialistes, et ses mensonges éhontés : Ainsi, nous expliquait-on, l’immigration devait sauver les régimes de retraite… L’immigration a explosé, mais pas les cotisations. Quand donc, tous ces menteurs qui ruinent la France, rendront-ils des comptes ?

    http://www.contre-info.com/

  • Comment se former par l’histoire ? La méthode Jean Ousset

    Jean Ousset voit dans l’histoire un moyen de formation à privilégier d’autant plus qu’en associant la pensée à l’action, elle apprend la prudence[1] et se révèle être un vaccin contre les idéologies. 

     Ichtus propose des formations inspirées des méthodes développées par Jean Ousset« Anthropologie et Politique »  à l’école de JP II avec Bruno de Saint Chamas, «  Faire aimer la Civilisation »  par l’Art avec Nicole Buron, «  Les ateliers de l’Histoire » avec Martin Dauch. 

    La grande leçon de la vie

    L’essentielle supériorité d’une bonne formation historique est qu’elle permet d’acquérir un sens plus harmonieux, plus pratique, plus réaliste non seulement des vérités à défendre, mais la meilleure façon d’y mieux parvenir. Et cela, non seulement par tout ce que l’histoire peut offrir d’évidences péremptoires, mais (plus encore sans doute) par tout ce qu’elle offre d’obscur, d’incertain, de discutable, etc. D’où un caractère d’enseignement prudentiel qu’un pur enseignement doctrinal ne saurait offrir comme tel. Au moins à ce degré.

    Or, précisément, ce sens de l’infinie variété des formes de l’humain, seule l’étude de l’histoire peut l’apporter. Avec ce que la seule étude de la doctrine n’enseignera jamais : un sens pratique du :

    « même si nous sommes dans le vrai, cela risque de ne pas suffire. Il y faut la manière. Il y faudra le temps ».

    Etude de l’histoire fort déroutante sous maints aspects mais qui n’en est pas moins la grande leçon de la vie. Car, malgré l’imbroglio de ses phénomènes, la permanence de certaines règles n’en reste pas moins incontestable. Selon ce que Tarde en a pu dire :

    « il y a une règle du jeu d’échecs et pourtant aucune partie ne ressemble exactement à une autre. La diversité en est presque infinie parce que tout dépend de ce qui se passe dans le cerveau des joueurs ».

    Et c’est par là que l’enseignement est si mal reçu par ceux qui, par tournure d’esprit, ne veulent croire qu’à un blanc ou à un noir sans mélange. Caractère beaucoup plus près qu’on ne l’imagine de celui que Bossuet a stigmatisé dans sa célèbre boutade :

    « Le plus grand dérèglement de l’esprit est de voir les choses par ce qu’on veut qu’elles soient, et non par ce qu’on a vu qu’elles sont en effet ».

    Un vaccin contre les fanatismes idéologiques

    Une doctrine sûre, prudentiellement confirmée, illustrée par les enseignements de l’histoire, telle est, telle doit être l’harmonie de la formation que nous souhaitons donner. Sans doctrine sûre, impossibilité d’une cohérence féconde, à long et même à moyen terme. Sans les leçons prudentielles de l’histoire, impossible de concevoir une action politique et sociale vaccinée contre les exaspérations des fanatismes idéologiques.

    Double leçon que l’histoire de l’Eglise confirme aussi bien que l’histoire des nations ; tant il est vrai qu’un dogmatisme, sans l’obsession d’une pastorale réaliste, en a perdu beaucoup. Et vice versa !

    D’où l’importance de l’histoire pour une indispensable mise en garde contre tous les excès du dogmatisme, et de ce que Péguy a ridiculisé dans son Esprit de système[1].

    Cela dit, cinq avantages d’une sérieuse étude de l’histoire méritent d’être soulignés.

    Seule l’étude de l’histoire peut aider à vaincre cette conception si répanduequi tend à dissocier, et même à opposer, ce qu’on peut appeler l’ordre des idées et l’ordre des faits, l’ordre des vérités spirituelles, intellectuelles, morales et l’ordre des fécondités concrètes, des réalités pratiques.

     

    Lire la suite "Comment se former par l’histoire ? La méthode Jean Ousset"

    Michel Janva