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France et politique française - Page 4016

  • Le CSA refuse de censurer Eric Zemmour

    Dominique Sopo, le président de SOS Racisme, avait dévoilé une lettre collective à l’intention des sages du CSA sur la présence d’Eric Zemmour dans les médias.
    L’objectif des censeurs était de convaincre le CSA de “cesser la diffusion de la haine” (sic). Fin de non-recevoir d’Olivier Schrameck qui a mis en avant “le principe de la liberté de communication”.

    Voici la lettre complète du CSA à destination de Dominique Sopo :

    Monsieur le Président,

    Par lettre du 17 décembre 2014, vous avez, avec d’autres organisations et personnalités, appelé l’attention du Conseil supérieur de l’audiovisuel sur des propos exprimés au cours des derniers mois.

    Le Conseil, réuni ce jour, a pris connaissance de votre courrier.

    Le principe de la liberté de communication, figurant à l’article 1er de la loi du 30 septembre 1986, permet aux éditeurs de traiter les sujets ou d’inviter les personnalités de leur choix, sous réserve de respecter l’ensemble de leurs obligations résultant de cette loi.

    La loi confère au Conseil, à son article 15, la mission de veiller à ce que les programmes mis à la disposition du public par un service de communication audiovisuelle ne contiennent aucune incitation à la haine ou à la violence pour des raisons de race, de sexe, de mœurs, de religion ou de nationalité.

    Le Conseil attache une grande importance à cette mission essentielle qu’il remplit constamment en sanctionnant tout manquement.

    Soyez assuré de son extrême vigilance.

  • Jean-Luc Ginder : « La France est allée trop loin dans la désindustrialisation »

    Le déclin relatif de l’industrie est une tendance naturelle, de la même manière qu’il y a eu un déclin de l’activité agricole remplacée par l’industrie. Ainsi l’activité industrielle tend à être remplacée par le secteur des services.

    Une société qui se développe et se sophistique consomme davantage de services et moins de produits industriels. Mais comme ce sont les produits industriels qui portent les gains de productivité remarquables, les prix de production et de vente sont à la baisse. Des exemples dans notre quotidien : téléviseurs, téléphones..

    Le problème ne vient pas de cette évolution générale mais vient du rétropédalage industriel de la France depuis les 15 dernières années. Il faut en finir avec l’accumulation des politiques contradictoires.

    Les résultats français sont inférieurs à ceux des pays qui ont une fiscalité moindre et à ceux qui ont une fiscalité plus lourde, inférieurs à ceux qui ont des lois sociales plus généreuses ou mois généreuses, et inférieurs à ceux qui ont un État fort ou un État faible. Mauvaise élève face à tous ses voisins depuis 15 ans et même au-delà : le choc de la désindustrialisation a été plus violent en France qu’ailleurs et cela a commencé vers les années 80.

    Entre 1979 et 1984, on remarque une première vague de désindustrialisation. D’une violence extrême, elle fait perdre à la France 1/3 de son potentiel industriel. Pour comprendre ce qui s’est passé il faut prendre en compte le dualisme de l’économie française.

    A côté des très grandes entreprises qui s’étaient formidablement développées, certaines dans le giron de l’État, existaient un tissu fort de PME sous capitalisées, sous investies. Ces dernières ont subi de plein fouet le choc des crises des années 70.

    On a alors assisté à une forte mortalité des entreprises dans les secteurs des biens d’équipement, celui de la machine outil, celui des chantiers naval, et il y e a d’autres. on a assisté à une véritable hécatombe industrielle.

    Les plans de sauvetage mis en place face à l’hécatombe industrielle n’ont eu pour effet que d ‘accompagner le déclin des secteurs en difficulté sans jamais permettre le rebond industriel.

    Et au milieu des années 80, la France a fait le choix européen, du marché unique et de l’euro sans prendre en compte les conséquences de ces choix. Dans un premier temps cela a été un formidable marché, l’euro a même permis d’évacuer les risques de change.

    Sauf que. Il n’a pas été pris en compte que le modèle inflationniste de la France, financé par l’État et régulé par les dévaluations périodiques ne pouvaient plus dès lors fonctionner à partir du moment où la monnaie était monnaie unique dans un marché devenu unique. La France se devait d’appréhender les nouvelles dynamiques de compétitivité, de maîtrise interne, de concurrence fiscale.

    Et que. Ces nouveaux paramètres n’ont pas été pris en compte. Il était capital de maîtriser les dépenses publiques dans un temps où l’on faisait le choix stratégique majeur de la mondialisation, de l’intégration européenne et de l’euro. Il était capital de se demander dans le même temps si on pouvait continuer à gérer comme avant.

    On peut estimer cette situation à l’application d’une politique keynésolibérale. Keynésienne d’un côté car chaque fois qu’il y a une crise conjoncturelle, on dit que c’est une insuffisance de la demande et qu’il faut donc relancer cette dernière, avec bien entendu de la dette publique, de la dépense publique et quand cela devient insupportable on monte les impôts, qui eux pèsent sur les entreprises tout en dégradant la compétitivité

    On assiste bien à l’application d’une solution keynésienne à toutes les crises conjoncturelles et dans le même temps d’une solution de type libéral qui considère que les problèmes industriels et productifs doivent être réglés par le biais du marché et de la concurrence.

    Ce raisonnement et le temps ont eu pour effet d’accumuler un formidable écart au niveau des taux de marge des entreprises. Aujourd’hui, 10 points d’écart séparent les entreprises allemandes et les entreprises françaises. Pour corriger cette situation, il faudrait faire un transfert de 100 milliards de l’État vers le secteur privé sous forme d’aides et d’allègements. Aujourd’hui l’État en promet 40, et en apporte concrètement 5.

    Et jour après jour, secteur après secteur, la rentabilité industrielle s’effondre.

    La solution de la désindustrialisation passe avant tout par de la cohérence ! ….plutôt que de chercher à protéger le caractère national du contrôle du capital des entreprises françaises par des capitaux français. La nationalité du capital prévaut-elle sur le développement des compétences françaises, sur le développement de l’activité sur le sol français ? l’important est de préserver le développement de la recherche française, et des marques françaises.

    Il est donc nécessaire et vital pour l’économie française d’avoir enfin une cohérence et un alignement des politiques.

    Il faut en finir avec l’accumulation des politiques contradictoires (politique fiscale qui dissuade l’investissement dans le même temps que les 34 plans sectoriels…). Il faut en finir avec la politique placebo qui a pour effet d’affaiblir davantage les entreprises par le poids des charges sociales, réglementaires, fiscales pour qui on invente le crédit d’impôt lorsqu’on constate qu ‘elles ne peuvent plus respirer, ou encore la CICE pour colmater les brèches.

    Il faut d’urgence et impérativement à la France un objectif productif qui considère toutes les politiques et qui fixe les priorités.

    Le souhait formulé du pays est d’engager les moyens dans la troisième révolution industrielle, celle du numérique, du digital. Et le pays constate que sa base industrielle a perdu sa compétence manufacturière et n’a plus la capacité de transformer ses innovations en produits, qui seraient aussi les produits industriels de demain.

    Le constat est alarmant, simple : la France est allée trop loin dans la désindustrialisation pourtant avec la science de nouvelles révolutions arrivent. De fait nos enfant ne vivrons pas comme nous. Nous sommes à un moment de notre histoire économique ou les repères vont changer….de révolution technologique en révolution économique avec l’aide de la science (révolution agricole, révolution biotechnologique, révolution énergétique, et révolution numérique).

    Économie Matin

    http://fortune.fdesouche.com/369065-jean-luc-ginder-la-france-est-allee-trop-loin-dans-la-desindustrialisation#more-369065

  • Civitas répond à la Libre Pensée sur l’interdiction des crèches dans les lieux publics

    Lu sur le site de la Nouvelle gazette française :

    "Mercredi 17 décembre 2014, l’Institut Civitas a tenu une veillée de prières Place de l’Estrapade à Paris, devant les bureaux de la Libre Pensée.

    Au nom de la loi de 1905, promulguant la séparation de l’Eglise et de l’Etat, cette fédération s’oppose à la présence de « crèches chrétiennes et non de simple crèches » (sic) dans les institutions de la République. La tribune ronflante, dont la portée pamphlétaire n’est pas sans rappeler les meilleurs tribunes de Rue 89, n’hésite pas à faire appel aux armes médiatiques traditionnelles afin de museler toute opinion contradictoire à la sienne : ainsi la résurgence du sentiment chrétien au sein de notre société rappellerait « la période du Régime de Vichy où cette loi a été violée en permanence » et les promoteurs de celui-ci seraient « des nostalgiques de cette sinistre période. » Stupeur de l’institution laïque, qui salue cependant les manifestants au creux de sa vitrine, indiquant sur une pancarte un « Joyeux Noël païen »dont le caractère profane, s’il est effectif, enjoint néanmoins à une certaine réflexion ontologique non dénuée de portée casuistique.

    Si la contradiction ne semble pas choquer La Libre Pensée, l’anachronisme ne le fait pas davantage reculer : à ceux qui suggèrent que la France a des fondements historiques chrétiens expliquant la présence des crèches dans des lieux publics, l’institution aime à souligner l’inanité d’une telle religion, véhicule d’une haine responsable des grands maux du XXe siècle : « le christianisme a trouvé sa puissance dans la lutte contre le judaïsme. Il a une responsabilité écrasante dans l’antisémitisme. C’est le christianisme qui a fourbi les armes ayant conduit àAuschwitz. ». Dénonciation fallacieuse s’il en est, on appréciera cet argument auquel toute réponse constituerait sans nul doute une revendication fasciste ou antisémite. Que la Libre Pensée se rassure : plusieurs opposants se sont manifestés en ce sens durant la veillée. Couvrant les Gloria, certains habitants du quartier ont fait entendre leur désaccord, enceintes aux fenêtres et musique à tue-tête tentant de décourager l’assemblée. Mieux, une femme, se revendiquant chrétienne, lance : « Vous n’avez pas le droit de faire ça, c’est de l’incitation à la haine. […] Fascistes ! ». La République dans toute sa splendeur, est sauvée par ses dignes soldats.

    Crèche-vivante-300x200

    L’abbé Bouchacourt a conclu cette veillée de prière animée d’une crèche vivante, en rappelant aux Catholiques les vertus de l’Espérance. Comme le soulignait Bernanos, « l’espérance [n’est-elle pas] un risque à courir » ? "

    Marie Bethanie

  • Tasin relaxée : « l’islamophobie » n’est pas encore un délit

    Les magistrats bisontins ont confirmé qu’en France, le délit de blasphème n’existait pas encore.

    Les juges de la cour d’appel de Besançon seraient-ils de dangereux islamophobes se réjouissant que le discours haineux à l’encontre de la si paisible religion d’amour, de tolérance et de paix (RATP) se répande dans toute la France ?

    Toujours est-il que ces magistrats ont désavoué leurs confrères de Belfort, qui avaient condamné Christine Tasin à 3.000 euros d’amende (le procureur Chevrier avait même requis 3 mois de prison avec sursis). Ils ont relaxé cette « blasphématrice » qui, le 15 octobre 2013, face à des musulmans énervés qui lui reprochaient sa supposée islamophobie, avait répondu : « L’islam est une saloperie. »

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  • Vague bleue marine en perspective aux départementales : le FN en tête

    D’après un sondage Odoxa-Orange/Presse régionale/France inter/L’Express publié mardi 16 décembre, les français placeraient en-tête du premier tour des élections départementales prévues dans quelques semaines le Front National, loin devant les autres formations politiques.

    Le FN serait à 28%, l’UMP à 25% et le PS s’effondrerait à 17% ! Voilà de quoi réjouir le FN, contenter l’UMP et faire trembler le PS qui va goûter un peu de ce qui l’attend en 2017…

    En effet, il y aura principalement deux configurations : les duos FN/UMP avec un PS éliminé dès le premier tour qui seront plus difficiles à gagner pour le parti de Marine Le Pen, et les triangulaires où le FN aura toutes ses chances.

    Le FN un parti comme les autres : c’est aussi la réponse positive qu’apporte ce sondage ; comme les autres, certes, à quel prix ?

    http://www.medias-presse.info/vague-bleue-marine-en-perspective-aux-departementales-le-fn-en-tete/20722

  • Des réponses décisives

    Ancien responsable de l’excellente revue écologiste radicale Le recours aux forêts, Laurent Ozon est un penseur organique de belle facture. Président-fondateur de l’association Maison Commune, il a publié fin septembre 2014 un recueil d’entretiens intitulé France, les années décisives, puis lancé dans la foulée à Paris le Rassemblement pour un Mouvement de Remigration (R.M.R.). Ses réponses se révèlent pertinentes.

    Cependant, afin de ne pas verser dans la dithyrambe stérile et donc inutile, il convient au préalable d’émettre quelques critiques. De tous les chapitres qui organisent ce livre, le dernier « Engagements et style de vie », est le moins convaincant, car riche en paradoxes. Le premier repose sur cette déclaration : « Ne lisez pas trop, vivez, parlez, sentez, battez-vous. Tout est déjà en vous. Les livres ne vous apporteront pas ce qui vous manque (p. 97) » tout en éditant un livre ! L’esprit malicieux pourrait fort bien appliquer ce conseil en ne l’achetant pas… À rebours de l’auteur, soulignons que certains ouvrages peuvent combler des manques et ce, en particulier dans le domaine des connaissances. Concilier expériences pratiques et lectures livresques donne parfois à de bons résultats si la synthèse réalisée correspond bien sûr à l’idiosyncrasie du lecteur.

    Plus grave est la seconde contradiction. En fondant le M.R.M., Laurent Ozon prévient qu’il n’aura aucune « implication électorale au moins jusqu’en 2017 (p. 93) ». L’auteur assure en outre qu’il « prône surtout un réalisme en politique (p. 93) ». Le champ politique électoral sur ce créneau spécifique est, pour l’instant, largement occupé par le F.N. Il y a donc de la sagesse dans ce retrait volontaire d’autant qu’« on n’entre pas en politique pour défendre des idées, prévient-il, mais pour prendre de la puissance et faire dominer dans la sphère sociale ses vues et sa capacité opérationnelle. Sinon on se trompe d’engagement (p. 93) ». Par conséquent, le M.R.M. se cantonne à une fonction, sinon « métapolitique », pour le moins d’influence et/ou d’agitation auprès de l’opinion publique comme le prouve l’excelente campagne sur Internet avec des affiches invitant les bien-pensants à enfin accueillir les fameux « sans-papiers ». Or a-t-il dès à présent l’audience et, surtout, les moyens d’aller au devant d’un public qui ignore tout de son auteur ? À moins que ce mouvement ne se contente d’un rôle ingrat en coulisse et de la fonction honorable de laboratoire d’idées, mais pour influencer qui ?

    Culbuter les idées reçues !

    Cette absence de méthode contraste lourdement avec les injonctions impérieuses de l’auteur pour qui « apprendre à bien faire les choses est aujourd’hui plus nécessaire à beaucoup, qu’apprendre à savoir pourquoi le faire. C’est un peu abrupt mais c’est ainsi. Si chacun donne son avis sur les finalités, les stratégies et la tactique, c’est aussi parce qu’il n’existait pas jusqu’ici de mouvement qui fasse autorité et inspire le respect. Je ferai ce qui est en mon pouvoir pour que cela change. Nous verrons alors si les bavards peuvent trouver leur place et s’inscrire dans une action collective qui implique discipline, dévouement et sens des responsabilités (p. 98) ». Une telle exigence de discipline se comprend, s’exige et s’approuve dans le cadre du combat politique – électoral, certainement pas dans celui d’une association culturelle ou à visée métapolitique. Dans l’affrontement politico-électorale, le militant engagé espère recueillir des satisfactions matérielles, en particulier un mandat électif. Avec de pareilles injonctions, quel contentement le militant culturel peut-il retirer ? Laurent Ozon semble ici confondre les essences du politique et de l’économique. Il transpose dans le champ métapolitique des pratiques de gestion issues du monde de l’entreprise. De méchantes langues y verraient l’indice d’un comportement sectaire… En outre, ce sens de la discipline n’est possible que par temps de « passions chaudes », voire bouillantes. En dépit des manifestations de masse des « pépères en loden » contre le « mariage pour tous », force est de constater que les passions profondes restent froides.

    On ne doit toutefois pas se focaliser sur ces quelques points litigieux. Avec le brio qu’on lui connaît, Laurent Ozon expose très clairement les moyens pour s’en sortir. Son message est révolutionnaire parce que « la situation actuelle est celle d’un pays ouvert aux quatre vents, crispé sur des choix économiques obsolètes et pris en otage par des lobbies d’intérêts. Il sera difficile de réformer ce système sans un sérieux coup de balai (p. 19) ». Il ne manie pas la langue de bois ou les sots éléments de langage châtré. Il détermine clairement l’ennemi aux différentes facettes. C’est « les Droits de l’Homme [qui] sont un élément du dispositif d’ingérence à prétention morale, de l’Occident américano-centré contre ses adversaires (p. 53) ». Leurs effets en sont calamiteux puisque « la plupart des Européens baignent dans une idéologie qu’on pourrait appeler l’idéologie du flux ou l’idéologie de l’échange. Idéologie qui nous fait considérer comme des agrégats aléatoires (p. 75) » et sont « atteints d’une sorte de sida mental, d’une forme de perte d’immunité dont la clé de notre capacité à nous penser nous-mêmes comme des groupes, des communautés, des peuples (pp. 65 – 66) ».

    Oligarchie, Mégamachine, État ethnocidaire

    Détaché de toute thèse conspirationniste, l’auteur en impute la responsabilité première au fait d’avoir « grandi dans une société-bulle nourrie par une économie incroyablement dynamique. Une méga-machine économique, technologique et culturelle (p. I) » alors que « certains savaient déjà que cette bulle était un mirage qui reposait sur un cycle d’exploitation énergétique limité, financé par des dettes contractées dans une monnaie discrétionnaire, sans autre valeur que celle du papier sur laquelle elle est imprimée; un système cynique et meurtrier contrôlé par des puissances financières colossales; doté d’une puissance militaire, médiatique et culturelle prête à écraser toute contradiction sous les bombes, les mensonges et la sidération produite par son industrie du divertissement (pp. I – II) ». Bref, « cette société n’est pas viable. Elle va donc se trouver dans les 20 années à venir en face de ses contradictions (p. 94) ».

    Il observe en sociologue de l’immédiat aussi qu’« une oligarchie occidentale s’est constituée durant deux siècles. Cette oligarchie a prélevé dans les bourgeoisies nationales des pays dits occidentaux les meilleurs et les plus compétents dans tous les domaines pour former une “ superclasse ” dont les intérêts et les réseaux, les territoires d’influence, se sont mondialisés (p. 1) », ce qui a un impact considérable en France parce que « notre classe politique est le résultat sidérant de plus de quarante années de contre-sélection. […] Malgré quelques exceptions notables, notre classe politique est un ramassis d’opportunistes sans colonne vertébrale, de rusés nuisibles et incompétents. Ils appartiennent à une sociologie en formation, une oligarchie de gestion de notre affrontement. Les plus intelligents sont membres d’une superclasse mondialisée mentalement qui ne se sent plus de communauté de destin avec le peuple; et les moins intelligents sont  les pantins d’intérêts qui les dépassent (pp. 4 – 5) ». Maître de l’appareil administratif, judiciaire, médiatique et financier, cette prétentieuse caste politicienne a transformé « l’État français [… en] office de colonisation de son propre territoire contre sa propre population (p. 63) » qui planifie et organise « une politique d’assassinat d’un peuple (p. 63) », les Français d’ethnie européenne. Il l’illustre par un exemple édifiant : « Le MEDEF et la F.N.S.E.A. sont les acteurs incontournables depuis 30 ans de la conversion de l’industrie agro-alimentaire et du paysannat en une activité industrielle à la botte des transnationales, activité qui fabrique du chômage, de la souffrance animale, de la pollution écologique et des denrées immondes, sans jamais évoquer le mal de vivre des agriculteurs (p. 33) ». Dans le même temps, il s’agit de briser tout sentiment de résistance populaire structurée. Ainsi, l’« utilisation extensive d’un vocabulaire principalement psychiatrique pour caractériser les réactions du corps social et, simultanément, la criminalisation par la loi des opinions ainsi désignées pour en faire des délits sont d’évidence liberticides et n’ont qu’un seul objectif : tuer le débat pour imposer (user de la force) des normes à la société et pour d’autres intérêts, provoquer de la polémique, de la colère et détourner l’attention de la population d’autres questions cruciales (pp. 47 – 48) ».

    En macro-économie, il constate que « la crise de l’euro est le résultat d’une opération d’instabilisation menée par le monde financier et ce que l’on a coutume d’appeler “ l’État profond américain ” pour maintenir le statut du dollar comme monnaie de change internationale (p. 35) ». Laurent Ozon accuse « la sphère anglo-saxonne liée indéfectiblement aux intérêts de l’État profond américain [… de] cherche[r] à faire capoter cette puissance potentielle (la crise de l’euro, c’est la FED et la City) au profit, soit d’un État européen mollusque et d’un euro-croupion, soit des souverainismes-irrédentismes nationaux parfaitement instrumentalisables et qui ne pèseront rien s’ils sont divisés dans le jeu des puissances à venir (p. 39) ».

    Penser la remigration

    Fort heureusement, il voit que « cette oligarchie perd de sa cohésion, perd de ses compétences, augmente ses moyens sous l’effet de l’élargissement de ses terrains d’intervention. Elle se communautarise et relâche dans la nature […] des compétences et des talents qu’elle ne sait plus fixer sur ses projets et ses infrastructures (p. 3) ». Son analyse n’est pas pour autant optimiste. D’autres défis menacent la civilisation européenne. Pour lui, et les faits le prouvent chaque jour, seule sera vraiment souhaitable une « translation, c’est-à-dire la reformation d’un ordre économico-politique qui permettra de résoudre ce qui ne peut plus l’être dans le système actuel (p. 6) » dont la remigration constitue une donnée fondamentale. Pour ce néologisme, il désigne un « processus politique construit d’inversion des flux migratoires (p. 94) ».

    La remigration est un anglicisme dont le terme français correct serait « ré-émigration ». Au-delà de la simple question de vocabulaire, ce concept, simple à comprendre, répond parfaitement aux défis de l’indéniable « Grand Remplacement ». L’histoire a déjà connu de tels phénomènes. Au XVIIe siècle, la très catholique espagne expulse les Morisques et ses juifs dans le respect des personnes. En 1962, en moins d’un trimestre, le million de Pieds-Noirs quitte l’Algérie sous les menaces du sanglant et tortionnaire F.L.N. qui hurlait : « La valise ou le cercueil ! » L’État islamique en Irak et au Levant pratique, lui aussi, la remigration en obligeant par la violence les minorités chrétiennes et yézidies présentes depuis toujours à abandonner leur terre natale. Cet même État islamique accueille des mahométans venus d’Europe pour faire le djihad et qui réalisent, eux aussi, une remigration. Que ces converties et ces volontaires restent au levant et s’y fassent sauter ou exploser par les bons soins des forces légitimes syriennes, irakiennes et kurdes… É moyen et long terme, les dix millions d’étrangers devront rentrer chez eux à la condition indispensable que cette remigration soit assortie d’une révision générale des naturalisations sur quatre décennies avec, crime contre les identités charnelles oblige, un indispensable effet rétroactif.

    Laurent Ozon ne conçoit cependant pas les Européens comme un peuple unique. Il importe néanmoins de leur redonner la maîtrise effective de leur destin. Certes, s’il les définit « comme une substance, c’est-à-dire comme une nébuleuse de populations ayant des différences assez nettes. Un ensemble de populations faciles à identifier et possédant une variabilité intra-spécifique inégalée (p. 74) », il maintient que « nous sommes des Européens de civilisation française. Cette réalité est sensible, historique, civilisationnelle, morphogénétique, linguistique, etc. Nous sommes donc des autochtones en Europe (p. 73) ». Pour cette assertion, Laurent Ozon dépasse par le haut, anagogiquement aurait écrit Julius Evola, la seule problématique identitaire, car « l’identité n’est pas seulement, pour nous autres Européens, une affaire de racines (p. 25) ». Il rappelle implicitement l’importance de la polarité archaïque et ancestrale des racines et des origines. 

    Pour une écologie communautaire 

    Sa démarche percutante repose aussi sur l’apport crucial de l’écologie qui « est au départ une science qui étudie les rapports entre un être vivant et son milieu. C’est la science des communautés (p. 25) », c’est même « une science des contextes (p. 24) ». À ses yeux, la notion de communauté prend une valeur essentielle parce que c’« est la forme collective qui permettra à notre population de rompre avec l’individualisme et l’isolement (p. 88)  ». Cette écologie communautaire, très éloignée du gauchisme libéral-capitaliste d’Europe Écologie – Les Verts, passe par la relocalisation nécessaire des biens, des personnes, des capitaux et des idées. Le moment est propice puisque « nous vivons déjà sans vraiment le mesurer, au milieu des ruines et dans le chantier des mondes à naître. C’est le moment d’y voir clair (p. III) ». « Relocaliser, c’est donner à chaque peuple la possibilité de subvenir à la part la plus importante possible de ses besoins par ses propres moyens. C’est favoriser les circuits économiques courts et ainsi assurer une autosubsistance relative capable de permettre au population de garder la maîtrise de leur destin (p. 9). »

    Laurent Ozon approuve donc le localisme, « pierre angulaire de la décolonisation économique, condition indispensable de la souveraineté politique (p. 10) ». « Sorte de protectionnisme 2.0 (p. 10) », c’« est un souverainisme économique (p. 9) ». Il encourage « la transition localiste et écologiste dans une société protégée des flux de population et de marchandises, ayant recouvré les moyens de sa souveraineté monétaire, vivrière et militaire, adossé à une unité politique et territoriale capable de résister au bras de fer qui ne manquera pas d’avoir lieu si nous voulons briser les chaînes de l’usure (p. 7) » et affirme, avec raison, que « le localisme n’est absolument pas incompatible avec l’existence d’un État souverain et puissant, au contraire. Il est un facteur de densification territoriale, culturelle, économique et de stabilité (p. 11) », car « le localisme part de la base vers l’État par délégation de compétence, c’est ce que l’on nomme le principe de subsidiarité (p. 11) ».

    Faut-il regretter qu’il n’aborde pas le thème, bientôt porteur, de la biorégion ? Intégrée dans une Europe revivifiée, désinstallée et faustienne, qui dompte et domine la Technique, la nation organique n’est souhaitable que si elle favorise la constitution d’authentiques biorégions.

    Laurent Ozon prépare consciencieusement une révolution globale des âmes, ce qui rend ses réponses si décisives en ce début de XXIe siècle.

    Georges Feltin-Tracol

    • Laurent Ozon, France, les années décisives. Entretiens 2013 – 2014, Éditions Bios, 2014, 114 p., 15 €, à commander sur www.editionsbios.fr.

     http://www.europemaxima.com/?p=4087

  • Pas fâchés et pas couchés !

    Selon un sondage Ifop-Fiducial pour Sud Radio publié hier la victoire du Front National aux élections européennes est mentionné, loin devant les autres, comme l’événement politique de l’année 2014, par 31 % des sondés, succès mentionné par 50 % des personnes interrogées. Un Front National qui a le vent en poupe, vole de succès en succès  sous la conduite de Marine Le Pen mais qui n’est pas, comme  l’a dit elle-même Marine, une « secte » ou un parti de godillots. C’est en ce sens que le débat sur les récents ralliements de personnalités frayant jusqu’alors dans des eaux idéologiques très éloignées des idées défendues par l’opposition nationale, populaire et sociale, est légitime. Une réaction,  des discussions plutôt saines pour une grande formation politique mature et qui vise a convaincre la majorité des Français.

     Bruno Gollnisch l’a dit dans sa dernière vidéo enregistrée depuis le parlement européen, ce ralliement de Sébastien Chenu non pas au FN mais au RBM qui dépend aussi de Marine, est une décision personnelle de celle-ci qu’il n’a pas souhaité commenter  en tant que tel.

     Mais à l’instar d’autres pointures du FN, il s’est dit extraordinairement  surpris du ralliement d’un homme engagé jusqu’alors dans des combats  diamétralement opposés aux nôtres. Bruno a bien évidemment accepté de rencontrer M. Chenu comme celui-ci  lui en a fait la demande. Il a aussi invité la présidente du FN à ne pas «se formaliser» de ce que ce ralliement puisse susciter des interrogations et des critiques. «Ce qui est naturel dans une formation qui n’est pas monolithique et ne doit pas le devenir».

     Il  y a là, à l’évidence, aucune contestation de l’autorité de la présidente du FN ce que Christophe Forcari , sorti de la naphtaline pour  pondre  un papier dont il  a le secret, feint de découvrir en écrivant dans Libération que cet épisode Chenu est la preuve que Marine «est la patronne sans contestation possible ». L’arrivée de Sébastien Chenu (…) a bien agité le bureau politique (…). Aymeric Chauprade, député européen et conseiller de Marine Le Pen, s’est bien levé contre la constitution d’un lobby gay au sein du FN. Marion Maréchal-Le Pen et Bruno Gollnisch ont bien dénoncé le fait de voir le FN se dresser en défenseur d’une communauté, alors que le discours officiel du Front les combat. Rien n’y a fait. Aucun argument n’a fait revenir la présidente du FN sur sa décision ».

     « Pour faire taire toutes velléités de critiques au sein de son parti, Marine Le Pen dispose d’un argument choc. Quand certains tentent mollement de s’opposer, elle fait valoir qu’elle a fait passer le FN de 15 à 25%, que jamais le parti n’a eu autant d’eurodéputés, que nous avons des députés, des sénateurs, des maires, des conseillers municipaux et bientôt des élus départementaux, raconte un membre du bureau politique. Le bilan impose le silence dans les rangs. Situation que même son père, souvent confronté à des oppositions internes, n’a jamais vécu au FN » conclut-il.

     Un bilan, une trajectoire ascensionnelle qui n’imposent pas le silence dans les rangs, M. Forcari n’a rien compris, en ce qu’ils ne rendent aucunement superflus  les débats, la confrontation des idées, des tactiques et des stratégies.

     Et corruptio optimi pessima. La corruption des meilleurs est la pire. C’est parce que Bruno souhaite que  le FN, Mouvement de résistance nationale  à nul autre pareil, reste un outil solide, incorruptible,  qu’il défend toujours  les convictions  qui sont les siennes, les orientations qu’il juge légitimes.

     Avec la volonté de rendre plus performant, affuté, attractif, l’outil FN. Dans le but de faire du FN un atout, hier au service de Jean-Marie Le Pen, et aujourd’hui de  Marine,  pour qu’elle puisse amener demain nos idées au pouvoir.

    Bref débattre n’est pas synonyme de division, et le FN est certes un mouvement discipliné mais certainement pas un parti  totalitaire dans lequel, selon la formule consacrée ,  « réfléchir c’est commencer à désobéir ».

     Il fallait s’y attendre, c’est de bonne guerre, les adversaires de la cause nationale  s’emploient à semer le trouble. A l’instar de Valeurs actuelles, dirigé par Yves de Kerdrel, membre du lobby anglo-saxon French American Foundation ;  publication qui roule objectivement pour Nicolas Sarkozy, comme Jean-Marie Le Pen l’a rappelé dernièrement.

     Le magazine de la droite conservatrice n’ignore qu’il compte de très nombreux lecteurs partageant les vues du FN. Ce n’est donc pas un hasard qu’il se soit ouvert à la tribune que Marion y a écrite mardi pour fustiger le « communautarisme militant ».  Mais Valeurs actuelles a aussi  suscité l’émoi de beaucoup de nos amis en affirmant qu’à l’occasion des interrogations entourant l’annonce de l’arrivée de Sébastien Chenu, « dans l’entourage de Marine Le Pen, (on a raillé) ces cathos de merde». Une phrase qui disqualifierait son auteur,  bien improbable.  Et que ne saurait avaliser en tout état de cause la présidente du FN dont les enfants ont été  baptisés à Saint Nicolas du Chardonnet, qui n’est pas à proprement parler un repère d’amis de la cause gay-friendly ou de négateurs des racines helléno-chrétiennes de la France.

     D’autres décrivent les récents ralliements autour de Marine comme relevant du pur opportunisme gamellard. Cette semaine, dans l’émission vidéo de débat  « Ne nous fâchons  pas »  mettant en scène les journalistes Michéle Cotta et Charles Consigny,  diffusée sur internet et  mise en ligne sur le site du Point, ce dernier n’a pas fait dans le détail.

     Charles Consigny, « ami gay » de Christine Boutin, soutien de Nicolas Sarkozy, favorable au mariage homo et éditorialiste du Point , a pris son ton le plus compassé pour expliquer « qu’il y a un mouvement de fond, global de toute la société vers le FN ». Une France «qui est en train d’épouser les thèses de Marine Le Pen, si ce n’est Marine Le Pen elle-même». Mais affirme-il, Sébastien Chenu,  Julien Odoul, Florian Philippot  sont venus au FN faute d’avoir trouvé ailleurs des postes et des places; un  FN «  famille d’accueil de tous les loosers et je dis ça sans animosité ni moquerie, ni  dérision » précise-t-il sans rire.

      « Tous les gens qui en France ont eu des déceptions, en veulent à la société, en veulent à ceux pour qui ça a marché,  trouveront en Marine Le Pen une petite mère du peuple qui viendra les accueillir parce qu’elle est l’exutoire de leur  haine ».

     De leur « haine » ? « S’il y a un art de bien parler, il y a aussi un art de bien entendre »écrivait Epictète. Le jeune homme est parfaitement en droit de s’interroger comme d’autres sur la pureté des intentions du FN et/ou des néomarinistes. Certes, la psychanalyse de comptoir qu’il déverse ici n’étonnera pas les (très rares) lecteurs de son (passablement médiocre, égotiste  et ennuyeux) roman « d’autoanalyse » (sic)  L’Age tendre.

     Pour autant, sa décalque de l’analyse d’un BHL ou d’un Sollers sur les frontistes, symbole d’une «France moisie » car attachée à son identité, ses traditions, sa souveraineté, prouve à l’évidence que M. Consigny n’entend pas les électeurs, les adhérents, les cadres du Front ou qu’il est animé par une logique  militante.

     Même Michèle Cotta, c’est dire, un brin gênée devant l’énormité du propos, a tenu à rappeler qu’il y avait des raisons de fond,  objectives au vote FN que sont notamment la déliquescence de l’Europe bruxelloise, les échecs et les mensonges de la classe politique, ou encore la question de l’immigration.

     Dans Vingt minutes, Jean-Yves Camus, « politologue spécialiste de l’extrême droite »,  considère  ses ralliements comme la preuve d’une faiblesse structurelle.  «Il y a eu un peu plus de 1.500 élus frontistes lors des dernières municipales. Avec les régionales et les départementales à venir, le FN offre la possibilité d’obtenir un poste dans un parti moins structuré que ne l’est l’UMP ou l’UDI».  «Quand on compte le nombre d’élus locaux dont disposent la droite et le centre, la moisson (du RBM)  a été faible».  «Marine Le Pen n’a pas réussi à attirer de pointures. Même son père, avec son Rassemblement national aux législatives de 1986, avait su attirer des politiques plus importants, qui avaient un nom ou un passé, comme Olivier d’Ormesson» estime -t-il.

     L’exemple est assez mal choisi puisque M d’Ormesson a  quitté le FN dés 1988 ébranlé par la cabbale antinationale  qui a suivi « l’affaire du détail ». Bruno Gollnisch rappelle d’ailleurs dans ce même article que «s’ils ne sont mus que par intérêt, ces personnalités (les nouveaux ralliés, NDLR) nous laisserons tomber dés les premières difficultés. On en a fait l’expérience en 1986 en faisant élire des gens qui ne nous sont pas restés fidèles deux ans plus tard.  Les ralliements les plus sincères sont ceux qui sont désintéressés».  Autrement dit, « l’esprit d’une armée réside dans ses officiers » (Frédéric II)…

     Steeve Briois a également raison de rétorquer à M. Camus qu’un mouvement politique est un organisme vivant et que «si on voulait construire un FN avec ceux qui ont adhéré au parti il y a 25 ans (comme lui, NDLR), on n’aurait plus grand monde».

     Enfin, il s’agit de considérer le chemin parcouru. Le Front National a subi en 1998 avec la scission mégrétiste et en 2007 avec les conséquences financières du siphonage sarkozyste des voix frontistes aux  législatives, deux chocs qui  l’ont durablement et considérablement affaibli. Remettre le navire à flot n’a pas été chose facile et il faut (encore) du courage pour s’engager au Front, dans un mouvement  d’opposition au Système, courage qui n’est pas de mise dans les formations bourgeoises ayant pignon sur rue.

     Ce que les détracteurs du Front National savent pertinemment eux qui prennent grand soin de rappeler à longueur de temps que le FN est en marge de la république, pas comme les autres, marqué du péché originel…A cette caste des bien-pensants, de commissaires politiques,  de censeurs, aux chiens de garde des lobbies divers et variés, nous opposons nos convictions, nos valeurs, nos idéaux,  notre calme assurance et notre détermination! C’est la raison du soutien populaire sans cesse croissant qui se porte vers le Mouvement national.  Bref, qu’ils ne  comptent  pas sur notre « conversion ».

    Joyeux Noël à tous !

     Gollnisch.com

    http://gollnisch.com/2014/12/19/pas-faches-et-pas-couches/

  • Les choix de nos élus – par Vincent Revel

    Sous la Vème République, les mandats présidentiels se suivent et se ressemblent. Depuis 40 ans, la médiocrité et l’échec de nos dirigeants s’affichent au grand jour. Entre 2008 et 2019, suite à de nombreuses réformes, l’armée française aura perdu 82.000 postes ! Avec une telle volonté, à l’évidence, la France est prête à renoncer à pouvoir se défendre en cas de difficultés. Est-ce pour cette raison que Nicolas Sarkozy a de nouveau validé le rattachement de la France à l’Otan ? La question mériterait d’être posée clairement tellement les effectifs et les moyens de nos armées fondent comme neige au soleil. Avec cette politique d’abandon, notre nation envoie un signal fort au monde en signifiant que la France ne se veut plus souveraine.

    L’UMP et le PS, responsables de ces « réformes », préfèrent creuser le déficit de notre budget en continuant leur politique ultralibérale (délocalisations industrielles, fermeture des petites exploitations agricoles, aucune politique familiale viable, préférence pour une immigration de masse et de peuplement, absence complète de protections fiscales et douanières à nos frontières nationales et européennes…) et de ce fait sacrifier notre Armée plutôt que d’être des dirigeants responsables. Dans le même temps, à titre de comparaison, la Russie tant décriée de Poutine, ayant dû gérer les graves conséquences de la chute de l’Union soviétique et de l’ère Eltsine, a pu, malgré ces difficultés, augmenté par 5 son budget militaire tout comme l’ont fait les Etats-Unis et la Chine ! Cet abandon provient donc d’un vrai choix politique de la part de nos élus. Même le très poli Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, tire désormais la sonnette d’alarme en soulignant avec logique que moins de crédits et moins d’effectifs ne pourraient plus permettre à « la Grande Muette » de continuer à remplir efficacement les opérations extérieures, paradoxalement de plus en plus nombreuses.

    Cette triste réalité colle à un autre problème tout aussi significatif de l’état de santé de notre pays : « L’exil des forces vives hors de France ». A l’heure où notre élite nie la notion du grand remplacement de la population française, nos jeunes diplômés préfèrent souvent chercher fortune et réussite à l’extérieur de nos frontières nationales. Sur ces dix dernières années, les « départs augmentent régulièrement de 2% à 4% par an. »

    Pour un système qui ne cesse de vanter son modèle sociétal au monde entier, il est surprenant de constater qu’il est juste incapable de garder près de lui ceux qui pourraient demain incarner des modèles de réussite. A l’époque où la France s’épuise à trouver des idées et de l’argent pour accueillir plus de 200 000 migrants par an, pour la grande majorité non-diplômée, inutile et néfaste à la stabilité de notre pays tout en nous imposant une politique d’assistanat et une remise en cause de nos acquis sociaux, nous assistons impuissants au manque de volonté de nos dirigeants d’instaurer en France un climat de confiance permettant à ses enfants de se projeter sereinement dans leurs projets professionnels.

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    http://fr.novopress.info/

  • Le Front National va-t-il siphonner la droite et le centre ?

    Un coup à droite, un coup au centre. Le Front national recrute. Julien Odoul, 28 ans, ancien secrétaire général du groupe UDI au Conseil général de Seine-Saint-Denis a rejoint les rangs frontistes. La semaine dernière, c’est Sébastien Chenu, ex-secrétaire national de l’UMP, qui annonçait son ralliement au Rassemblement Bleu Marine (RBM).


    Des prises de guerre qui ont suscité «l’étonnement, voire la stupéfaction» de certains cadres frontistes lors du dernier bureau politique, vendredi. «Je n’ai pas été le seul à faire des objections», reconnaît Bruno Gollnisch, visant sans les citer Marion Maréchal-Le Pen et Aymeric Chauprade. L’eurodéputé s’interroge sur le «degré de sincérité» de ces ralliements.

    Une «déferlante» à venir ?


    «S’ils ne sont mus que par intérêt, ces personnalités nous laisseront tomber dès les premières difficultés. On en a fait l’expérience en 1986 en faisant élire des gens qui ne nous sont pas restées fidèles deux ans plus tard», développe Bruno Gollnisch. «Les ralliements les plus sincères sont ceux qui sont désintéressés…» Au Front, on martèle que le «rassemblement des patriotes» est en marche. «Si on voulait construire un FN avec ceux qui ont adhéré au parti il y a 25 ans, on n’aurait plus grand monde», répond Steeve Briois, le maire d’Hénin-Beaumont.

    «Il y a eu un peu plus de 1.500 élus frontistes lors des dernières municipales. Avec les régionales et les départementales à venir, le FN offre la possibilité d’obtenir un poste dans un parti moins structuré que ne l’est l’UMP ou l’UDI», analyse Jean-Yves Camus, politologue spécialiste de l’extrême droite. Les transferts pourraient-ils se multiplier en 2015? «Si j’en crois les messages que je reçois, il va y avoir une déferlante d’adhérents, de militants et de cadres de l’UMP vers Marine Le Pen», s’enthousiasme Sébastien Chenu. «Ça va swinguer. L’UMP va s’émietter». Des propos qui font sourire à droite. 

    «Le FN manque cruellement de cadres»

    «Il n’y a rien d’inquiétant», tempère Bernard Debré. Le député UMP de Paris ironise sur le parcours politique de Julien Odoul. «Il a d’abord été au PS, puis à l’UDI, puis au FN. Voilà des gens aux convictions aléatoires, plus intéressés par la distribution de postes que par l’épanouissement de leurs idées». «Il ne s'agit que des transferts individuels de gens qui, pour récupérer une place, sont prêts à s’asseoir sur leurs convictions», ajoute Sébastien Huyghe, porte-parole de l’UMP. «Ces débauchages montrent surtout que le Front National manque cruellement de cadres».

    Lancé en 2012 par la présidente frontiste pour réunir les «patriotes de droite et les patriotes de gauche» au-delà du FN, le RBM reste aujourd'hui limité. «Quand on compte le nombre d’élus locaux dont disposent la droite et le centre, la moisson a été faible», estime Jean-Yves Camus. «Marine Le Pen n’a pas réussi à attirer de pointures. Même son père, avec son Rassemblement national aux législatives de 1986, avait su attirer des politiques plus importants, qui avaient un nom ou un passé, comme Olivier d’Ormesson».

    Malgré sa stratégie de dédiabolisation, rallier le FN laisse une trace indélébile. Le sort de Fatima Allaoui en est un exemple frappant. Nommée secrétaire nationale par l’UMP, la conseillère régionale a finalement été démise de ses fonctions pour avoir adhéré au Siel, un parti d’extrême droite allié au FN. Finalement, elle pourrait rejoindre le FN.

    Thibaut Le Gal 20 minutes :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuElAkZAFFtZmAKAFU.shtml