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France et politique française - Page 4059

  • Pas fâchés et pas couchés !

    Selon un sondage Ifop-Fiducial pour Sud Radio publié hier la victoire du Front National aux élections européennes est mentionné, loin devant les autres, comme l’événement politique de l’année 2014, par 31 % des sondés, succès mentionné par 50 % des personnes interrogées. Un Front National qui a le vent en poupe, vole de succès en succès  sous la conduite de Marine Le Pen mais qui n’est pas, comme  l’a dit elle-même Marine, une « secte » ou un parti de godillots. C’est en ce sens que le débat sur les récents ralliements de personnalités frayant jusqu’alors dans des eaux idéologiques très éloignées des idées défendues par l’opposition nationale, populaire et sociale, est légitime. Une réaction,  des discussions plutôt saines pour une grande formation politique mature et qui vise a convaincre la majorité des Français.

     Bruno Gollnisch l’a dit dans sa dernière vidéo enregistrée depuis le parlement européen, ce ralliement de Sébastien Chenu non pas au FN mais au RBM qui dépend aussi de Marine, est une décision personnelle de celle-ci qu’il n’a pas souhaité commenter  en tant que tel.

     Mais à l’instar d’autres pointures du FN, il s’est dit extraordinairement  surpris du ralliement d’un homme engagé jusqu’alors dans des combats  diamétralement opposés aux nôtres. Bruno a bien évidemment accepté de rencontrer M. Chenu comme celui-ci  lui en a fait la demande. Il a aussi invité la présidente du FN à ne pas «se formaliser» de ce que ce ralliement puisse susciter des interrogations et des critiques. «Ce qui est naturel dans une formation qui n’est pas monolithique et ne doit pas le devenir».

     Il  y a là, à l’évidence, aucune contestation de l’autorité de la présidente du FN ce que Christophe Forcari , sorti de la naphtaline pour  pondre  un papier dont il  a le secret, feint de découvrir en écrivant dans Libération que cet épisode Chenu est la preuve que Marine «est la patronne sans contestation possible ». L’arrivée de Sébastien Chenu (…) a bien agité le bureau politique (…). Aymeric Chauprade, député européen et conseiller de Marine Le Pen, s’est bien levé contre la constitution d’un lobby gay au sein du FN. Marion Maréchal-Le Pen et Bruno Gollnisch ont bien dénoncé le fait de voir le FN se dresser en défenseur d’une communauté, alors que le discours officiel du Front les combat. Rien n’y a fait. Aucun argument n’a fait revenir la présidente du FN sur sa décision ».

     « Pour faire taire toutes velléités de critiques au sein de son parti, Marine Le Pen dispose d’un argument choc. Quand certains tentent mollement de s’opposer, elle fait valoir qu’elle a fait passer le FN de 15 à 25%, que jamais le parti n’a eu autant d’eurodéputés, que nous avons des députés, des sénateurs, des maires, des conseillers municipaux et bientôt des élus départementaux, raconte un membre du bureau politique. Le bilan impose le silence dans les rangs. Situation que même son père, souvent confronté à des oppositions internes, n’a jamais vécu au FN » conclut-il.

     Un bilan, une trajectoire ascensionnelle qui n’imposent pas le silence dans les rangs, M. Forcari n’a rien compris, en ce qu’ils ne rendent aucunement superflus  les débats, la confrontation des idées, des tactiques et des stratégies.

     Et corruptio optimi pessima. La corruption des meilleurs est la pire. C’est parce que Bruno souhaite que  le FN, Mouvement de résistance nationale  à nul autre pareil, reste un outil solide, incorruptible,  qu’il défend toujours  les convictions  qui sont les siennes, les orientations qu’il juge légitimes.

     Avec la volonté de rendre plus performant, affuté, attractif, l’outil FN. Dans le but de faire du FN un atout, hier au service de Jean-Marie Le Pen, et aujourd’hui de  Marine,  pour qu’elle puisse amener demain nos idées au pouvoir.

    Bref débattre n’est pas synonyme de division, et le FN est certes un mouvement discipliné mais certainement pas un parti  totalitaire dans lequel, selon la formule consacrée ,  « réfléchir c’est commencer à désobéir ».

     Il fallait s’y attendre, c’est de bonne guerre, les adversaires de la cause nationale  s’emploient à semer le trouble. A l’instar de Valeurs actuelles, dirigé par Yves de Kerdrel, membre du lobby anglo-saxon French American Foundation ;  publication qui roule objectivement pour Nicolas Sarkozy, comme Jean-Marie Le Pen l’a rappelé dernièrement.

     Le magazine de la droite conservatrice n’ignore qu’il compte de très nombreux lecteurs partageant les vues du FN. Ce n’est donc pas un hasard qu’il se soit ouvert à la tribune que Marion y a écrite mardi pour fustiger le « communautarisme militant ».  Mais Valeurs actuelles a aussi  suscité l’émoi de beaucoup de nos amis en affirmant qu’à l’occasion des interrogations entourant l’annonce de l’arrivée de Sébastien Chenu, « dans l’entourage de Marine Le Pen, (on a raillé) ces cathos de merde». Une phrase qui disqualifierait son auteur,  bien improbable.  Et que ne saurait avaliser en tout état de cause la présidente du FN dont les enfants ont été  baptisés à Saint Nicolas du Chardonnet, qui n’est pas à proprement parler un repère d’amis de la cause gay-friendly ou de négateurs des racines helléno-chrétiennes de la France.

     D’autres décrivent les récents ralliements autour de Marine comme relevant du pur opportunisme gamellard. Cette semaine, dans l’émission vidéo de débat  « Ne nous fâchons  pas »  mettant en scène les journalistes Michéle Cotta et Charles Consigny,  diffusée sur internet et  mise en ligne sur le site du Point, ce dernier n’a pas fait dans le détail.

     Charles Consigny, « ami gay » de Christine Boutin, soutien de Nicolas Sarkozy, favorable au mariage homo et éditorialiste du Point , a pris son ton le plus compassé pour expliquer « qu’il y a un mouvement de fond, global de toute la société vers le FN ». Une France «qui est en train d’épouser les thèses de Marine Le Pen, si ce n’est Marine Le Pen elle-même». Mais affirme-il, Sébastien Chenu,  Julien Odoul, Florian Philippot  sont venus au FN faute d’avoir trouvé ailleurs des postes et des places; un  FN «  famille d’accueil de tous les loosers et je dis ça sans animosité ni moquerie, ni  dérision » précise-t-il sans rire.

      « Tous les gens qui en France ont eu des déceptions, en veulent à la société, en veulent à ceux pour qui ça a marché,  trouveront en Marine Le Pen une petite mère du peuple qui viendra les accueillir parce qu’elle est l’exutoire de leur  haine ».

     De leur « haine » ? « S’il y a un art de bien parler, il y a aussi un art de bien entendre »écrivait Epictète. Le jeune homme est parfaitement en droit de s’interroger comme d’autres sur la pureté des intentions du FN et/ou des néomarinistes. Certes, la psychanalyse de comptoir qu’il déverse ici n’étonnera pas les (très rares) lecteurs de son (passablement médiocre, égotiste  et ennuyeux) roman « d’autoanalyse » (sic)  L’Age tendre.

     Pour autant, sa décalque de l’analyse d’un BHL ou d’un Sollers sur les frontistes, symbole d’une «France moisie » car attachée à son identité, ses traditions, sa souveraineté, prouve à l’évidence que M. Consigny n’entend pas les électeurs, les adhérents, les cadres du Front ou qu’il est animé par une logique  militante.

     Même Michèle Cotta, c’est dire, un brin gênée devant l’énormité du propos, a tenu à rappeler qu’il y avait des raisons de fond,  objectives au vote FN que sont notamment la déliquescence de l’Europe bruxelloise, les échecs et les mensonges de la classe politique, ou encore la question de l’immigration.

     Dans Vingt minutes, Jean-Yves Camus, « politologue spécialiste de l’extrême droite »,  considère  ses ralliements comme la preuve d’une faiblesse structurelle.  «Il y a eu un peu plus de 1.500 élus frontistes lors des dernières municipales. Avec les régionales et les départementales à venir, le FN offre la possibilité d’obtenir un poste dans un parti moins structuré que ne l’est l’UMP ou l’UDI».  «Quand on compte le nombre d’élus locaux dont disposent la droite et le centre, la moisson (du RBM)  a été faible».  «Marine Le Pen n’a pas réussi à attirer de pointures. Même son père, avec son Rassemblement national aux législatives de 1986, avait su attirer des politiques plus importants, qui avaient un nom ou un passé, comme Olivier d’Ormesson» estime -t-il.

     L’exemple est assez mal choisi puisque M d’Ormesson a  quitté le FN dés 1988 ébranlé par la cabbale antinationale  qui a suivi « l’affaire du détail ». Bruno Gollnisch rappelle d’ailleurs dans ce même article que «s’ils ne sont mus que par intérêt, ces personnalités (les nouveaux ralliés, NDLR) nous laisserons tomber dés les premières difficultés. On en a fait l’expérience en 1986 en faisant élire des gens qui ne nous sont pas restés fidèles deux ans plus tard.  Les ralliements les plus sincères sont ceux qui sont désintéressés».  Autrement dit, « l’esprit d’une armée réside dans ses officiers » (Frédéric II)…

     Steeve Briois a également raison de rétorquer à M. Camus qu’un mouvement politique est un organisme vivant et que «si on voulait construire un FN avec ceux qui ont adhéré au parti il y a 25 ans (comme lui, NDLR), on n’aurait plus grand monde».

     Enfin, il s’agit de considérer le chemin parcouru. Le Front National a subi en 1998 avec la scission mégrétiste et en 2007 avec les conséquences financières du siphonage sarkozyste des voix frontistes aux  législatives, deux chocs qui  l’ont durablement et considérablement affaibli. Remettre le navire à flot n’a pas été chose facile et il faut (encore) du courage pour s’engager au Front, dans un mouvement  d’opposition au Système, courage qui n’est pas de mise dans les formations bourgeoises ayant pignon sur rue.

     Ce que les détracteurs du Front National savent pertinemment eux qui prennent grand soin de rappeler à longueur de temps que le FN est en marge de la république, pas comme les autres, marqué du péché originel…A cette caste des bien-pensants, de commissaires politiques,  de censeurs, aux chiens de garde des lobbies divers et variés, nous opposons nos convictions, nos valeurs, nos idéaux,  notre calme assurance et notre détermination! C’est la raison du soutien populaire sans cesse croissant qui se porte vers le Mouvement national.  Bref, qu’ils ne  comptent  pas sur notre « conversion ».

    Joyeux Noël à tous !

     Gollnisch.com

    http://gollnisch.com/2014/12/19/pas-faches-et-pas-couches/

  • Les choix de nos élus – par Vincent Revel

    Sous la Vème République, les mandats présidentiels se suivent et se ressemblent. Depuis 40 ans, la médiocrité et l’échec de nos dirigeants s’affichent au grand jour. Entre 2008 et 2019, suite à de nombreuses réformes, l’armée française aura perdu 82.000 postes ! Avec une telle volonté, à l’évidence, la France est prête à renoncer à pouvoir se défendre en cas de difficultés. Est-ce pour cette raison que Nicolas Sarkozy a de nouveau validé le rattachement de la France à l’Otan ? La question mériterait d’être posée clairement tellement les effectifs et les moyens de nos armées fondent comme neige au soleil. Avec cette politique d’abandon, notre nation envoie un signal fort au monde en signifiant que la France ne se veut plus souveraine.

    L’UMP et le PS, responsables de ces « réformes », préfèrent creuser le déficit de notre budget en continuant leur politique ultralibérale (délocalisations industrielles, fermeture des petites exploitations agricoles, aucune politique familiale viable, préférence pour une immigration de masse et de peuplement, absence complète de protections fiscales et douanières à nos frontières nationales et européennes…) et de ce fait sacrifier notre Armée plutôt que d’être des dirigeants responsables. Dans le même temps, à titre de comparaison, la Russie tant décriée de Poutine, ayant dû gérer les graves conséquences de la chute de l’Union soviétique et de l’ère Eltsine, a pu, malgré ces difficultés, augmenté par 5 son budget militaire tout comme l’ont fait les Etats-Unis et la Chine ! Cet abandon provient donc d’un vrai choix politique de la part de nos élus. Même le très poli Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, tire désormais la sonnette d’alarme en soulignant avec logique que moins de crédits et moins d’effectifs ne pourraient plus permettre à « la Grande Muette » de continuer à remplir efficacement les opérations extérieures, paradoxalement de plus en plus nombreuses.

    Cette triste réalité colle à un autre problème tout aussi significatif de l’état de santé de notre pays : « L’exil des forces vives hors de France ». A l’heure où notre élite nie la notion du grand remplacement de la population française, nos jeunes diplômés préfèrent souvent chercher fortune et réussite à l’extérieur de nos frontières nationales. Sur ces dix dernières années, les « départs augmentent régulièrement de 2% à 4% par an. »

    Pour un système qui ne cesse de vanter son modèle sociétal au monde entier, il est surprenant de constater qu’il est juste incapable de garder près de lui ceux qui pourraient demain incarner des modèles de réussite. A l’époque où la France s’épuise à trouver des idées et de l’argent pour accueillir plus de 200 000 migrants par an, pour la grande majorité non-diplômée, inutile et néfaste à la stabilité de notre pays tout en nous imposant une politique d’assistanat et une remise en cause de nos acquis sociaux, nous assistons impuissants au manque de volonté de nos dirigeants d’instaurer en France un climat de confiance permettant à ses enfants de se projeter sereinement dans leurs projets professionnels.

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    http://fr.novopress.info/

  • Le Front National va-t-il siphonner la droite et le centre ?

    Un coup à droite, un coup au centre. Le Front national recrute. Julien Odoul, 28 ans, ancien secrétaire général du groupe UDI au Conseil général de Seine-Saint-Denis a rejoint les rangs frontistes. La semaine dernière, c’est Sébastien Chenu, ex-secrétaire national de l’UMP, qui annonçait son ralliement au Rassemblement Bleu Marine (RBM).


    Des prises de guerre qui ont suscité «l’étonnement, voire la stupéfaction» de certains cadres frontistes lors du dernier bureau politique, vendredi. «Je n’ai pas été le seul à faire des objections», reconnaît Bruno Gollnisch, visant sans les citer Marion Maréchal-Le Pen et Aymeric Chauprade. L’eurodéputé s’interroge sur le «degré de sincérité» de ces ralliements.

    Une «déferlante» à venir ?


    «S’ils ne sont mus que par intérêt, ces personnalités nous laisseront tomber dès les premières difficultés. On en a fait l’expérience en 1986 en faisant élire des gens qui ne nous sont pas restées fidèles deux ans plus tard», développe Bruno Gollnisch. «Les ralliements les plus sincères sont ceux qui sont désintéressés…» Au Front, on martèle que le «rassemblement des patriotes» est en marche. «Si on voulait construire un FN avec ceux qui ont adhéré au parti il y a 25 ans, on n’aurait plus grand monde», répond Steeve Briois, le maire d’Hénin-Beaumont.

    «Il y a eu un peu plus de 1.500 élus frontistes lors des dernières municipales. Avec les régionales et les départementales à venir, le FN offre la possibilité d’obtenir un poste dans un parti moins structuré que ne l’est l’UMP ou l’UDI», analyse Jean-Yves Camus, politologue spécialiste de l’extrême droite. Les transferts pourraient-ils se multiplier en 2015? «Si j’en crois les messages que je reçois, il va y avoir une déferlante d’adhérents, de militants et de cadres de l’UMP vers Marine Le Pen», s’enthousiasme Sébastien Chenu. «Ça va swinguer. L’UMP va s’émietter». Des propos qui font sourire à droite. 

    «Le FN manque cruellement de cadres»

    «Il n’y a rien d’inquiétant», tempère Bernard Debré. Le député UMP de Paris ironise sur le parcours politique de Julien Odoul. «Il a d’abord été au PS, puis à l’UDI, puis au FN. Voilà des gens aux convictions aléatoires, plus intéressés par la distribution de postes que par l’épanouissement de leurs idées». «Il ne s'agit que des transferts individuels de gens qui, pour récupérer une place, sont prêts à s’asseoir sur leurs convictions», ajoute Sébastien Huyghe, porte-parole de l’UMP. «Ces débauchages montrent surtout que le Front National manque cruellement de cadres».

    Lancé en 2012 par la présidente frontiste pour réunir les «patriotes de droite et les patriotes de gauche» au-delà du FN, le RBM reste aujourd'hui limité. «Quand on compte le nombre d’élus locaux dont disposent la droite et le centre, la moisson a été faible», estime Jean-Yves Camus. «Marine Le Pen n’a pas réussi à attirer de pointures. Même son père, avec son Rassemblement national aux législatives de 1986, avait su attirer des politiques plus importants, qui avaient un nom ou un passé, comme Olivier d’Ormesson».

    Malgré sa stratégie de dédiabolisation, rallier le FN laisse une trace indélébile. Le sort de Fatima Allaoui en est un exemple frappant. Nommée secrétaire nationale par l’UMP, la conseillère régionale a finalement été démise de ses fonctions pour avoir adhéré au Siel, un parti d’extrême droite allié au FN. Finalement, elle pourrait rejoindre le FN.

    Thibaut Le Gal 20 minutes :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuElAkZAFFtZmAKAFU.shtml

  • La rencontre secrète entre Eric Zemmour et Jean-Marie Le Pen révélée pour la première fois

  • Le gouvernement veut d'autres Thierry Lepaon

    A partir du 1er janvier, les formations syndicales et patronales ne seront plus financées par la formation professionnelle (qui leur rapportait grosso modo 70 millions € par an, en plus des cotisations de leurs adhérents). Au nom de la transparence, Michel Sapin a créé un nouveau système, fort avantageux alors que les syndicats ne représentent plus qu'un salarié sur 20 dans le privé :

    • L'Etat leur signera chaque année un beau chèque (32,6 millions € en 2015 d'après une note interne du Medef)
    • Les cotisations patronales augmenteront à partir du 1er janvier (vous verrez apparaître une nouvelle ligne sur votre fiche de paie). Taux annoncé initialement : 0,014% de la masse salariale. Soit une manne de70 millions € par an environ.

    La loi a été votée au mois de février et promulguée en mars ; le gouvernement en est à la rédaction des décrets d'application. Et oh surprise ! La presse révèle que le taux retenu, pour l'augmentation des cotisations patronales en janvier, est finalement de 0,016%. Autrement dit, les syndicats vont obtenir des étrennes de 10 millions € supplémentaires grâce aux décrets. Alors que Manuel Valls vient d'annoncer un Pacte de responsabilité visant à réduire les charges des entreprises. Et en plein scandale de la CGT. Les Thierry Lepaon ont de beaux jours devant eux.

    Louise Tudy http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Et si l’on donnait la parole aux Français ? (XII)

     Michel Geoffroy poursuit sa tâche de sondeur bénédictin en nous présentant une nouvelle fois les feuilles de route des Français avec sa douzième édition. Quelle que soit la rubrique, on relèvera chez nos compatriotes une grande lassitude, pour ne pas dire une sorte de découragement, face aux actions (ou aux non-actions) de l’exécutif.

    C’est au moment où les Français sont de plus en plus opposés à l’extension du droit de vote pour les étrangers non-communautaires que François Hollande choisit de relancer son engagement de campagne, lors de son discours à l’occasion de l’inauguration du Musée de l’immigration le 16 décembre 2014.

    Polémia

    La confiance ?

    86% des personnes interrogées estiment que la politique économique actuelle du gouvernement est mauvaise. Elles ne sont que 14% à la voir sous un jour favorable. Le rejet provient tant des personnes se réclamant de la droite (95% de mauvaises opinions) que de la gauche (71%) (enquête ODOXA /les Echos des 4 et 5 décembre).

    La sécurité ?

    47% des personnes interrogées déclarent se sentir « souvent » ou « parfois » en insécurité dans les transports en commun ; ce taux monte à 57% pour les personnes habitant l’Ile-de-France et à 53% pour les usagers du RER (sondage OpinionWay/Axis Communications du 1er au 2 octobre).

    53% des personnes interrogées, salariés et managers, font part d’une dégradation du climat social en entreprise, soit 6 points de plus qu’en 2013 ; 53% des salariés, 68% des managers se déclarent en stress (16e baromètre social de la CEGOS, les Echos du 24 novembre 2014).

    L’école ?

    70% des personnes interrogées estiment que le système scolaire français ne garantit pas l’égalité des chances (sondage IFOP/Le Parisien Aujourd’hui en France du 27 novembre 2014).

    « Nous avons voulu éviter de leur demander s’ils étaient pour ou contre les notes car nous connaissons déjà la réponse. De sondage en sondage, ils (les parents) y restent favorables à 80% », Julien Goarant, directeur d’études chez OpinionWay (leFigaro.fr du 18 novembre 2014).

    L’écologie ?

    Pour 9% des personnes interrogées seulement la « transition énergétique » devrait être l’une des deux priorités du gouvernement en 2015 (sondage CSA/ Les Echos/Radio classique/Institut Montaigne des 2 et 3 décembre 2014).

    L’immigration ?

    60% des personnes interrogées estiment que l’immigration a augmenté (« beaucoup » pour 40%) et 70% font d’une « politique migratoire restrictive » une priorité (enquête TNS/Sofres/Cevipof des 11 au 20 juin et 25 septembre au 6 octobre 2014).

    Seulement 47% des personnes interrogées se déclarent favorables au droit de vote des étrangers non communautaires aux élections municipales et européennes, soit 7 points de moins qu’en 2013 (sondage Harris Interactive des 4 au 7 novembre 2014).

    La publicité ?

    78% des personnes interrogées considèrent la publicité sur Internet comme une nuisance (sondage Opinion Way/Mozoo des 9 et 10 octobre 2014).

    Conclusion : l’attente d’un grand changement !

    73% des personnes interrogées se déclarant sympathisantes de gauche ne veulent pas que François Hollande se représente à l’élection présidentielle en 2017 (sondage OpinionWay des 20 et 21 novembre 2014).

    61% des personnes interrogées estiment que le retour de Nicolas Sarkozy est « une mauvaise chose » pour la vie politique française (sondage Odoxa/Le Parisien Aujourd’hui en France des 4 et 5 décembre 2014).

    29% des personnes interrogées déclarent que Marine Le Pen a « des idées proches des leurs » et 57% qu’elle « incarne le plus le changement » (enquête TNS/Sofres/Cevipof des 11 au 20 juin et 25 septembre au 6 octobre 2014).

    84% des personnes interrogées estiment qu’il faut « transformer la France radicalement » ou « la réformer en profondeur » (enquête CSA du 6 au 13 novembre 2014).

    Michel Geoffroy, 17/12/2014

    http://www.polemia.com/et-si-lon-donnait-la-parole-aux-francais-xii/

  • Contre le communautarisme militant

    Une excellente tribune libre de Marion Maréchal-Le Pen dans Valeurs Actuelles...

    Députée FN de Vaucluse, Marion Maréchal-Le Pen conteste la nomination de Sébastien Chenu, fondateur de GayLib, au sein du Rassemblement bleu marine.

    On entend souvent dans la bouche de nos détracteurs que “le nationalisme, c’est la guerre”. Ce slogan réducteur et faux tend à criminaliser le concept de nation. La nation n’empêche pas la guerre mais elle permet d’éviter la pire de toutes : la guerre civile. Celle, larvée, qui menace aujourd’hui la cohésion nationale est idéologique : celle des droits individuels contre l’intérêt général, des communautés contre la communauté nationale.

    Cette cohésion nationale est attaquée de toutes parts. De l’extérieur par l’Union européenne à travers le droit et la jurisprudence, le fédéralisme et l’immigration de masse. De l’intérieur par le développement dans la société d’un tissu d’associations et de personnalités censées défendre les nouveaux damnés de ce monde.

    La gauche, structurée doctrinalement par la lutte des classes, transpose ce modèle de conflit à toutes les strates de la société : les femmes contre le patriarcat, l’homosexualité contre l’“hétéronormativité”, le droit à la différence des minorités ethniques contre l’assimilation à la française. Tout est bon pour détruire l’identité culturelle, juridique, historique de la France, cette nation “conservatrice”, “réactionnaire”, “rétrograde”, voire franchement “obscurantiste”. Ces nouvelles insultes marquent du sceau de l’infamie politique quiconque en est frappé. [...]

    La suite ici

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Contre-le-communautarisme-militant

  • Éditorial de L’AF 2899 : 2014, annus horribilis

    2014 : annus horribilis assurément pour François Hollande et sa majorité, mais plus encore pour la France et les Français. Pour les Français, confrontés à une immigration, une insécurité et un chômage galopants ; pour la France, dont quelques bonnes annonces isolées dans les secteurs automobile ou naval en fin d’année ne sauraient compenser la désindustrialisation croissante et, surtout, l’effacement progressif de la scène mondiale.

    A ce titre, le refus de livrer les Mistral à la Russie est le signe le plus emblématique de la servilité de François Hollande et plus généralement du pays légal, gauche et droite parlementaires confondues, à l’égard de la prétendue « communauté internationale », c’est-à-dire, pour être plus précis, des Américains et de leurs affidés européens. Car les plans économique et géopolitique vont de pair pour un pays comme la France qui, de tous temps ou presque, c’est-à-dire au moins depuis 1051, où Henri Ier épousait Anne de Kiev, ne s’est pas contenté d’influer sur le réduit occidental pour garantir son indépendance mais a cherché à le faire en élargissant ses alliances. Sarkhollande — malheureusement un nom-valise redevenu à la mode — n’a au contraire cessé, depuis 2007, d’effacer tout ce que la diplomatie française avait encore de spécifique, ce qui a pour dommage collatéral de placer également notre économie et nos finances sous la coupe de l’étranger. Deux exemples : d’aucuns pourraient trouver étrange que la double commande aux arsenaux de Saint-Nazaire intervienne juste après que Paris a fait comprendre qu’il pourrait ne jamais livrer les Mistral... comme ils ont pu s’étonner des raisons véritables de l’amende record infligée à la BNP — le bâton avant la carotte. Le refus de s’incliner devant l’imperium américain peut, il est vrai, coûter très cher — même s’il n’est évidemment pas question de s’interroger, ce serait politiquement incorrect, sur l’accident fort opportun qui a coûté la vie en octobre au président de Total venu négocier avec Poutine peu de temps après avoir remis en cause le paiement du pétrole en dollars... Il n’en reste pas moins que le courage politique est le prix à payer pour recouvrer une indépendance réelle.

    Au lieu de cela, le pays légal nous a, cette année, dans le prolongement des précédentes, toujours plus enfermés dans la soumission au Léviathan européen qui, faut-il le rappeler à l’aube de cette nouvelle année, continue de négocier pour nous Français, comme pour les autres Etats membres de l’Union européenne, un traité transatlantique dont l’objet n’est rien moins que de faire de ces Etats des partenaires économiques inféodés aux Etats-Unis d’Amérique, ce qui achèvera de nous englober dans l’orbite américaine — nous y sommes déjà au plan géopolitique — et de prouver que l’Europe, projet américain de la deuxième guerre mondiale, ne saurait exister pleinement que dans la vassalité à son Big Brother. La remise en cause de notre instrument nucléaire par nos élites, dont le catastrophique Juppé, le désintérêt manifeste pour cette même arme de la part de Hollande, sont d’autres signes de cette vassalisation. Qui va de pair avec la relance, au profit de l’influence anglo-saxonne, du processus de « décolonisation » de la terre française de Nouvelle-Calédonie. La France ne possède-t-elle pas le deuxième espace économique maritime, juste derrière les Etats-Unis, un espace dont les ressources à venir sont inespérées pour une puissance « moyenne », certes, mais encore présente sur tous les continents et qui pourrait avoir le front de vouloir conserver son rang international ? Obama peut être rassuré : à Paris, on s’emploie par-delà les querelles politiciennes, dans toutes les sphères du pays légal, à amoindrir la France autant que faire se peut.

    Les querelles politiciennes apparaissent bien minables à côté de ces enjeux essentiels pour l’avenir du pays. Surtout, elles confirment chaque jour davantage l’incapacité de la république à tirer les enseignements de l’empirisme organisateur, que Maurras définissait ainsi dans Mes Idées politiques : « la mise à profit des expériences du passé en vue de l’avenir que tout esprit bien né souhaite à sa nation. » Le problème, c’est que nos élites ne sont plus des esprits bien nés et ne souhaitent donc plus aucun avenir à une nation en laquelle elles ne croient plus. Leur seule motivation ? Tout ce qui peut conforter leur pouvoir et leur avoir, leur entre-soi mondialiste et leur amour immodéré de l’argent. Oui, c’est un bien minable spectacle qu’offrent, au PS, ces frondeurs qui frondent, mais pas trop, juste pour se donner des frissons, comme en procurent les manèges à la fête foraine ; ou, à l’UMP, ces querelles d’ego entre barons et baronnes qui se partagent un électorat mouvant, lequel ne s’accorde que sur sa détestation irrationnelle de François Hollande, irrationnelle car ce dernier ne fait, dans ses grandes lignes, qu’appliquer, sans charisme, la même politique que celle qu’appliquerait un président UMP ; ou encore, au FN, ces étranges tentatives de Marine Le Pen d’imiter Sarkozy, en donnant des signes contradictoires afin d’attraper tous les « électorats » dans une démarche communautariste qu’elle dénonce par ailleurs chez les autres. Un beau discours rappelant les fondamentaux anthropologiques de la société, que nous avons salué, lors du dernier congrès, avant, quelques jours plus tard, d’envoyer un message à la communauté LGBT en nommant, comme aurait pu le faire n’importe quelle NKM ou Hidalgo, à la culture un militant homosexualiste, favorable au « mariage pour tous » — quelle originalité ! Subirait-elle le tropisme de Sarkozy ? Florian Philippot et Marion Maréchal-Le Pen ne seraient-ils que des cartes « communautaires » dans sa main comme le sont NKM et Wauquiez dans celle de Sarkozy ? Comme Sarkozy, dirait-elle à chacun ce qu’il veut entendre et presque en même temps ? Comme Sarkozy, son style décomplexé viserait-il à dissimuler un manque de convictions ? Comme Sarkozy, ne croirait-elle qu’en sa volonté d’arriver ? Ou ne s’agit-il que de maladresses à mettre sur le compte d’une adolescence politique qui n’en finit pas ? Elle devrait plutôt s’interroger sur la raison pour laquelle, comme le montrent les résultats, ce dimanche 14 décembre, de la législative partielle dans la troisième circonscription de l’Aube, l’électorat continue, par son abstention ou par son vote, à cautionner un système « UMPS », qu’il ne suffit plus de dénoncer, et pourquoi il hésite toujours à franchir en masse le pas du vote FN...

    C’est que les Français veulent un vrai renouveau politique, lequel passe autant par la restauration des valeurs et le refus de l’imposture anthropologique que par la volonté d’engager une restauration politique et économique. Ce qui suppose la rupture avec les compromissions et le double-langage. Ou, ce qui revient au même, avec ce qui apparaît comme du double-langage. Alors les abstentionnistes voteront, alors le vote conservateur aura chance de devenir un vote national.

    Oui, c’est d’un renouveau en profondeur que notre pays a besoin. Noël est la fête de l’espérance : les mille crèches qui fleurissent dans le pays contre les diktats laïcards sont le signe que non seulement le pays réel se souvient des promesses de son baptême mais qu’il a également décidé de persévérer dans l’être. S’agissant de la France, qu’il ne se trompe pas de sauveur : l’espérance est royale.

    Joyeux Noël à tous !

    François Marcilhac - L’AF 2899

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Editorial-de-L-AF-2899-2014-annus

  • Les Femen récidivent

    La condamnation n'a pas été assez forte et l'impétueux Manuel Valls n'a pas exigé la dissolution du groupe. Alors les Femen ont récidivé, aujourd'hui, en l'église de La Madeleine.

    Michel Janva