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France et politique française - Page 4057

  • Un jour, un texte ! La Patrie selon le RP Henri-Dominique Lacordaire. (1/5)

    R.P. HENRI-DOMINIQUE LACORDAIRE

    DISCOURS SUR LA VOCATION DE LA NATION FRANÇAISE

    PRONONCÉ À NOTRE-DAME DE PARIS, LE 14 FÉVRIER 1841,

    POUR L'INAUGURATION DE L'ORDRE DES FRÈRES PRÊCHEURS EN FRANCE.

    MONSEIGNEUR (Monseigneur Affre, archevêque de Paris),

    MESSIEURS,

    C'est Dieu qui a fait les peuples et qui leur a partagé la terre, et c'est aussi Lui qui a fondé au milieu d'eux une société universelle et indivisible ; c'est lui qui a fait la France, et qui a fondé l'Église. De telle sorte que nous appartenons tous à deux cités, que nous sommes soumis à deux puissances, et que nous avons deux patries : la cité éternelle et la cité terrestre, la puissance spirituelle et la puissance temporelle, la patrie du sang et la patrie de la foi.

    Et ces deux patries, quoique distinctes, ne sont pas ennemies l'une de l'autre ; bien loin de là : elles fraternisent comme l'âme et le corps fraternisent, elles sont unies comme l'âme et le corps sont unis ; et, de même que l'âme aime le corps, bien que le corps se révolte souvent contre elle, de même la patrie de l'éternité aime la patrie du temps et prend soin de sa conservation, bien que celle-ci ne réponde pas constamment à son amour.

    Mais il peut arriver que la cité humaine se dévoue à la cité divine, qu'un peuple s'honore d'une alliance particulière avec l'Église : alors l'amour de l'Église et l'amour de la patrie semblent n'avoir plus qu'un même objet ; le premier élève et sanctifie le second, et il se forme de tous deux une sorte de patriotisme surnaturel, dont saint Paul nous a donné l'exemple et l'expression dans ces sublimes paroles de son Épître aux Romains :

    Je dis la vérité dans le Christ, je ne mens pas, ma conscience me rendant témoignage dans l'Esprit-Saint : j'ai dans le coeur une tristesse grande et une douleur qui ne cesse pas ; car je souhaitais d'être séparé du Christ par l'anathème, en faveur de mes frères qui sont mes parents selon la chair, qui sont israélites, de qui est l'adoption des enfants, et la gloire, et le testament, et la législation, et le service, et les promesses ; de qui sont les pères, de qui est le Christ selon la chair, le Christ, Dieu béni par-dessus toutes choses, dans les siècles des siècles (IX, 1 et sv).

    Il était impossible d'exprimer plus énergiquement l'amour de la patrie surnaturalisé par la foi ; et, du reste, tous les prophètes sont remplis de ces élans patriotiques, depuis David s'écriant : Seigneur, Vous Vous lèverez, Vous aurez pitié de Sion, parce que le temps d'en avoir pitié est venu, parce que ses pierres ont plu à Vos serviteurs (Ps. 101, 14-15) ; jusqu'à Jésus-Christ pleurant à la vue de Jérusalem, et disant avec une si pieuse douleur : Ah ! si tu avais connu, même en ce jour, qui est encore te tien, ce qui peut te donner la paix(Luc, 19, 42) !

    Or, Messieurs, je me propose d'examiner devant vous jusqu'à quel point notre pays lui-même mérite un semblable sentiment, jusqu'à quel point nous devons l'aimer, non seulement comme Français, mais comme chrétiens. Il n'est pas sans importance, dans la situation générale du monde, de traiter cette question, et de chercher, en regardant l'histoire et le siècle présent, quel est le peuple à qui l'Église doit le plus dans le passé, et de qui elle peut attendre davantage dans l'avenir. L'espérance est une vertu, et quand du sein de Dieu elle pousse ses rejetons à travers la patrie, sa sève, pour être plus douce encore, ne perd point sa divinité.

    Il y a longtemps, Messieurs, que Dieu a disposé des nations. Le jour même, ce jour éternel, où il disait à son Fils : Tu es Mon Fils, Je T'ai engendré aujourd'hui; Il ajoutait immédiatement : Demande-Moi, et Je Te donnerai les nations pour Ton héritage (Ps. 2, 7-8). Ainsi le Fils de Dieu recevait en même temps de Son Père la substance divine et le domaine des choses créées, la filiation et l'hérédité, selon cette autre parole, qui est de saint Paul :

    Dieu nous a parlé par Son Fils, qu'Il a établi l'héritier de tout (Hb., I, 2). Et pour le dire en passant, c'est dans ces profondeurs de la paternité et de l'hérédité divines que se cache la source de la paternité et de l'hérédité humaines : lois mystérieuses, qui, venant de si haut, sont plus fortes que nous, et le fondement même de l'ordre humain.

    Les nations étant de toute éternité le patrimoine du Fils de Dieu, qu'en fera-t-Il ? De même qu'un bon maître cultive et féconde sa terre avant de lui rien demander, le Fils de Dieu fait homme est venu dans le monde pour visiter les nations, Son patrimoine, leur a donné avant de rien leur demander. Et voici les dons qu'Il leur a faits, en tant que nations :

    Premièrement, le don du pouvoir temporel, en retenant pour Lui le pouvoir spirituel. Il eût pu les garder tous deux, et gouverner directement par Lui-même ou par Ses ministres les sociétés humaines ; Il ne l'a pas voulu. Il a permis aux nations de se donner des chefs, de se régir chacune par ses lois et ses magistrats, et de même que, selon l'expression de l'Écriture, Dieu avait traité l'homme avec respect (Sagesse, XII, 18), en lui donnant la liberté morale, Il a traité les nations avec respect en leur donnant par Son Fils la liberté politique. Allez, leur a-t-Il dit, vous êtes dans la main de votre conseil ; vous tenez le sceptre ; frappez-en la terre, qu'elle ressente votre action ; soyez l'artisan de vos destinées sociales : mais souvenez-vous qu'il est une limite à votre autorité, et qu'en vous communiquant le pouvoir temporel, J'ai retenu pour Moi le pouvoir spirituel, non pour vous l'interdire, puisque J'ai choisi Mes ministres parmi vous, mais de peur que vous n'abusiez de cette double puissance, si j'avais couvert la même tête de la majesté du temps et de celle de l'éternité.

    Lois Spalwer

  • Théorie "qui n'existe pas" : la différence des sexes fait de la résistance

    A lire sur le Figarovox, un entretien avec Bérénice Levet, docteur en philosophie et professeur de philosophie à l'Ecole Polytechnique et au Centre Sèvres. Son dernier livre «La théorie du genre, ou le monde rêvé des anges» a été publié chez Grasset (Novembre 2014, 202 p., 18 €). Une analyse frappée au coin du bon sens (extrait) :

    "FigaroVox: Un rapport, remis au Sénat, propose de lutter contre les stéréotypes de genre présents dans les jouets, qui alimenteraient les inégalités hommes/femmes. «L'égalité commence avec les jouets», proclame l'avant-propos. Partagez-vous cette idée?

    Bérénice LEVET: Non, et l'expérience le prouve: les pères d'aujourd'hui qui se consacrent toujours plus aux tâches domestiques et familiales n'ont pas reçu pour cadeaux des poupons, des dînettes et des poussettes. Et pourtant - et le rapport lui même est forcé de le reconnaître, l'égalité est acquise. Quant à nous, nées dans les années 70, nos parents ont continué à nous offrir des poupées, des dînettes et nous ne sommes pas devenues pour autant des femmes au foyer. «L'égalité se construit dès le plus jeune âge» dit le rapport… Mais l'identité sexuée aussi! Et que les jouets destinés aux petites filles et aux petits garçons restent distincts est un simple principe de réalité. Ce rapport est sans prise sur le réel. On y lit que les jouets doivent contribuer à «construire une société d'égalité où filles et garçons, hommes et femmes se verraient proposer les mêmes chances d'épanouissement personnel et professionnel»: mais c'est exactement le monde dans lequel nous vivons! Ce ne sont pas les inégalités qui perdurent, c'est la différence des sexes.L'idéologie qui préside à ce rapport ne doit pas nous échapper…" [...]

    Marie Bethanie

  • Théorie "qui n'existe pas" : la différence des sexes fait de la résistance

    A lire sur le Figarovox, un entretien avec Bérénice Levet, docteur en philosophie et professeur de philosophie à l'Ecole Polytechnique et au Centre Sèvres. Son dernier livre «La théorie du genre, ou le monde rêvé des anges» a été publié chez Grasset (Novembre 2014, 202 p., 18 €). Une analyse frappée au coin du bon sens (extrait) :

    "FigaroVox: Un rapport, remis au Sénat, propose de lutter contre les stéréotypes de genre présents dans les jouets, qui alimenteraient les inégalités hommes/femmes. «L'égalité commence avec les jouets», proclame l'avant-propos. Partagez-vous cette idée?

    Bérénice LEVET: Non, et l'expérience le prouve: les pères d'aujourd'hui qui se consacrent toujours plus aux tâches domestiques et familiales n'ont pas reçu pour cadeaux des poupons, des dînettes et des poussettes. Et pourtant - et le rapport lui même est forcé de le reconnaître, l'égalité est acquise. Quant à nous, nées dans les années 70, nos parents ont continué à nous offrir des poupées, des dînettes et nous ne sommes pas devenues pour autant des femmes au foyer. «L'égalité se construit dès le plus jeune âge» dit le rapport… Mais l'identité sexuée aussi! Et que les jouets destinés aux petites filles et aux petits garçons restent distincts est un simple principe de réalité. Ce rapport est sans prise sur le réel. On y lit que les jouets doivent contribuer à «construire une société d'égalité où filles et garçons, hommes et femmes se verraient proposer les mêmes chances d'épanouissement personnel et professionnel»: mais c'est exactement le monde dans lequel nous vivons! Ce ne sont pas les inégalités qui perdurent, c'est la différence des sexes.L'idéologie qui préside à ce rapport ne doit pas nous échapper…" [...]

    Marie Bethanie

  • Bilâl Nzohabonayo, l’islamiste qui a voulu tuer trois policiers à Joué-lès-Tours

    Bertrand Nzohabonayo, un converti à l’islam sous le nom de Bilâl Nzohabonayo, a attaqué samedi des policiers en plein commissariat de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire). Il a tenté de tuer ses cibles en criant “Allahou Akbar”.

    Les autorités ne veulent pas faire le lien entre cette tentative de meurtre et les appels récurrents lancés via YouTube depuis la Syrie et l’Irak par les djihadistes de l’État islamique. Même si le drapeau de cette organisation sert justement de photo de profil sur le compte Facebook de Bilâl Nzohabonayo…

    Selon une source proche de l’enquête, l’attentat d’hier « ressemble au mode d’action préconisé par le groupe État islamique », qui mène le jihad en Syrie et en Irak, « de s’en prendre ainsi aux forces de l’ordre ». Sur une vidéo de propagande de l’EI diffusée cette semaine, l’on voit des djihadistes inciter les musulmans de France à imiter Mohamed Merah : “Si tu n’arrives pas à te procurer un pistolet, il y a des pierres, des couteaux…”.

    Toutefois, nous allons probablement avoir droit à la version de l’acte isolé mené par un déséquilibré… L’islam doir rester une chance pour la France. Donc, un seul mot d’ordre : surtout pas d’amalgames !…

    http://fr.novopress.info/180197/bilal-nzohabonayo-lislamiste-voulu-tuer-trois-policiers-joue-les-tours/

  • Le réveil de la civilisation européenne

    Pourquoi faudrait-il que notre civilisation soit réveillée ? Serait-elle à ce point endormie, en train peut-être de « se suicider », comme dit l’autre ? Que nous sommes endormis, en état de léthargie, que nos principes les plus profonds sont en proie à une déliquescence qui risque de nous faire disparaître en tant que civilisation : voilà ce que pense Dominique Venner – c’est là, d’ailleurs, la raison dernière pour laquelle il s’est sacrifié.

    Mais voilà également, bien que développé sur un registre différent, le fond de la pensée d’un Éric Zemmour. Ni lui ni Venner ne sont pourtant les seuls à tirer sur la sonnette d’alarme. C’est tout un courant de plus en plus large de pensée qui fait ainsi vaciller l’hégémonie culturelle… de la gauche, certes, mais de la droite aussi : de cette droite libérale, mondialiste, matérialiste et individualiste qui nous mène autant que « les forces du progrès » au déclin.

    Or, ce qui au début n’était qu’une affaire d’intellectuels ne l’est plus. Les gens commencent à être réceptifs à un tel malaise ; davantage : à la sensibilité, à l’imaginaire que tout cela implique, même s’il faut rappeler que de tels changements ne se font jamais du jour au lendemain, même s’il est évident que rien n’est encore joué et que nous n’en sommes qu’au début d’un tel réveil.

    C’est dans ce cadre qu’une nouvelle initiative vient d’être lancée. Elle s’appelle Institut Iliade pour la défense et le réveil de la civilisation européenne. L’initiative est doublement nouvelle : par le fond – par l’appel qui est lancé hors des vieilles ornières « droite-gauche » – et par la forme – par le recours, à travers une grande beauté, aux moyens les plus modernes de diffusion.

    Un tel réveil implique deux choses. D’une part, la rupture avec ce monde qui, nous faisant sombrer dans la déchéance, nous oblige à presque tout innover, repenser, réinventer. Mais à tout repenser afin de nous ressourcer, d’autre part… dans la tradition. Une tradition qui n’implique, cependant, aucun retour à telle ou telle forme ancienne de la vie sociale, ou du pouvoir politique, ou de l’ordre des mœurs. « La tradition, comme le dit Dominique Venner, n’est pas le passé, mais ce qui ne passe pas ». La tradition est ce noyau intangible, permanent, fait de quelques grands principes dont la mise en forme prend, certes, des formes nouvelles, voire opposées, à travers les âges. Mais le noyau, lui, demeure. Ou s’il est ébranlé, si ses grands principes sont mis en échec – le sens de la communauté enracinée dans le temps, la famille (quelle qu’en soit l’organisation), la visée de l’excellence, la recherche de la beauté… –, c’est alors la civilisation elle-même qui se voit périr.

    Afin de contrer un tel risque, l’Institut Iliade met en valeur trois grands principes constitutifs de notre tradition :

    – la nature comme socle ;
    – l’excellence comme but ;
    – la beauté comme horizon.

    L’Institut Iliade a été fondé sur le sommet du mont Olympe le 21 juin de cette année.

    http://www.bvoltaire.fr/javierportella/le-reveil-de-la-civilisation-europeenne,146684?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=e46806e9b1-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-e46806e9b1-30425913&mc_cid=e46806e9b1&mc_eid=45f36b52ce

  • Convention entre la SNCF et SOS Racisme

    L'AGRIF dénonce la signature d’une convention entre SOS Racisme et la SNCF :

    "Nous découvrons le bulletin Flashcom de la direction de la sûreté de la SNCF daté du 2 décembre nous apprenant la signature d’une convention par le président de SOS Racisme Dominique Sopo et le secrétaire général de la SNCF, Stéphane Volant.

    Désormais l’organisation idéologique SOS Racisme sera appelée à intervenir dans les journées-formation des agents de la SNCF sur les questions de « déconstruction des préjugés » (sic !) et des actes de racisme ou de discrimination.

    Quand on connaît l’histoire de SOS Racisme, de son utilisation partisane et subversive sous le couvert du soi-disant antiracisme, l’histoire encore de ses détournements financiers et de ses querelles internes proprement racistes entre juifs et musulmans, cela constitue un véritable scandale. C’est en effet un détournement de l‘argent des voyageurs dont l’immense majorité ne partage certainement pas le drôle d’antiracisme de l’organisation néo-trotsyste jadis mise sur pied par Harlem Désir avec l’appui sous Mitterrand du parti socialiste et du gouvernement.

    Nous demanderons dès lundi un rendez-vous à Stéphane Volant afin que l‘AGRIF, qui est totalement indépendante de tous les partis, puisse, pour le moins, tout autant que SOS Racisme participer à la formation des agents de la SNCF."

    Marie Bethanie

  • Le remplacement est d’abord culturel

    Zemmour, Camus ou Le Gallou le répètent à l'envi : la pire attaque contre notre civilisation est dans la langue qui s'appauvrit.

     

    De Lunel, petite ville de l’Hérault, une bonne dizaine de musulmans sont partis rejoindre les rangs de l’État islamique. Six n’en reviendront pas. 

    La Dépêche du Midi (Jean-Michel Baylet, radical de gauche) titre sur ces « jeunes tués en faisant le djihad ». En 2014, « on part faire le djihad » contre Bachar el-Assad, comme on s’engageait dans les Brigades internationales contre Franco en 1936. 

    Les édiles socialistes locaux appelèrent les musulmans à condamner ces départs, sans en chercher les causes. Lahoucine Goumri, président de l’association qui gère la mosquée, leur répondit, non sans malice, que « la première filière djihadiste, c’est Francois Hollande ».

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  • Clovis, l’inventeur de la laïcité

     

    Profondément enracinée dans l’histoire de France, la laïcité n’a pas lieu d’être défendue par les héritiers caricaturaux des bouffeurs de curés prenant pour cibles les crèche de Noël.

    Au premier rang des “valeurs” de la République se trouve l’inévitable “laïcité”. Celle dont ses thuriféraires les plus creux datent l’avènement à la loi du 5 décembre 1905 portant séparation des Églises et de l’État. Combien de sottises sont proférées en référence à un signifiant récent dont le signifié fondamental remonte à Clovis… On confond souvent laïcité et laïcisme. À la séparation juridique de la première s’est agrégée l’autre séparation de la France et de sa culture chrétienne. Celle-là avait pour mérite, excepté la méthode pour le moins brutale et vexatoire – par son anticléricalisme confinant à une véritable haine d’État – de ne pas totalement couper avec les anciennes libertés gallicanes d’Ancien Régime.

    Une spécificité française

    L’historien Pierre Chaunu affirme ainsi que « comme l’admettent à l’époque certains catholiques, la Séparation est, au fond, pour eux une chance car elle leur rend, certes au prix fort, la liberté ». Le problème, néanmoins, reconnait encore Chaunu, est que « la Séparation ne fait que mettre au grand jour une réalité qu’elle accentue : la France n’est plus un pays catholique ». Or, c’est un fait que depuis le baptême de Clovis, la catholicité du roi s’est rapidement confondue avec la francité. Sauf qu’il s’agit bien plus que d’une simple question religieuse. En épousant certes le dieu de Clotilde et de ses sujets, Clovis a littéralement fondé la France. Non pas la France charnelle, mais la France politique, celle qui permettra à la monarchie de s’enraciner et à la République de s’y vautrer indument, jusqu’à la souillure, dans les draps millénaires. Dans son essai sur Clovis, une histoire de France (Lattès, 1996), Paul-Marie Coûteaux explique que « dans la personne de Rémi [évêque de Reims] et dans celle du roi, s’incarnent des préoccupations fort différentes et l’on peut dire de leur extraordinaire rencontre ce que l’on dit fort justement des traités, qu’ils se font “joindre des arrière-pensées” ». Et d’ajouter que « Clovis s’est agenouillé devant une puissance plus grande que la sienne : mais si Rémi a domestiqué une force guerrière neuve pour s’en servir de protection, la dynastie et l’État franc ont reçu une légitimité décisive, et, dans ce jeu de reconnaissance réciproque, chacun a besoin de l’autre ».

    Empereur en son royaume

    Le baptême de Clovis fut, en effet, cet acte fondateur, primordial pourrait-on dire tant il assigne prioritairement, et pour des siècles, les missions et buts du pape et du roi “empereur en son royaume”. Le roi de France ne souffre aucune concurrence dans l’État. Quant à l’Église, elle a toujours cherché à rester dans le giron de Rome pour échapper à son assujettissement par l’État. Mais elle a aussi entendu manifester, de façon constante, son indépendance à l’égard du pape. Ainsi la nation française a-t-elle su, dès l’origine, faire sienne cette réponse du Christ aux pharisiens : « Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu. » En posant le catholicisme comme religion de la majorité des Français, Napoléon inscrivait ses pas dans ceux d’Henri IV qui affirmait que, chacun dans leurs domaines respectifs, le politique et le religieux exerçaient un magistère complémentaire, sans préséance de l’un sur l’autre. Dès lors, si lointainement, politiquement et spirituellement française, la laïcité n’a évidemment pas besoin de défenseurs aussi antinationaux et stupidement aussi anticléricaux que ses actuels sectateurs, “libres penseurs”, héritiers caricaturaux des bouffeurs de curés maçonniques de la IIIe Gueuse. Il est ainsi grotesque de condamner l’érection de crèches au sein de mairies ou autres maisons communes, quand, au cœur d’icelles, tel édile ou élu invitera à rompre le jeûne du ramadan ou à fêter l’Aïd ; quand il permet l’introduction de menus halal dans les cantines scolaires ou, dans les piscines, d’horaires d’ouverture différents pour les hommes et les femmes ; quand il laisse quasiment impunies les hystéries blasphématoires des Femen, qu’il subventionne le Piss Christ et qu’il tolère les musulmans à prier dans la rue. Et quand il contourne allègrement la loi de 1905 en autorisant l’édification de mosquées, parfois avec l’aval de tribunaux administratifs complaisants, adoptant une définition plastique de la légalité. Et quand, dans le même temps, il détruit des églises, faute de les avoir entretenues durant des années 

    Laïcité à géométrie vriable

    Voici l’halahïcité du XXIe siècle ! Celle qui, dans un pays totalement déchristianisé comme le nôtre, ne retient plus de la Toussaint, de Noël ou de Pâques, que ses avatars consuméristes d’Halloween, de jouets frappés d’obsolescence programmée et de vacances low cost, pour le plus grand bonheur du « divin marché » (selon la formule du superbe essai éponyme de Dany-Robert Dufour). Un Tariq Ramadan peut faire mine de défendre les racines chrétiennes de notre pays quand, jour après jour, celui-ci est en proie à une islamisation rampante, inéluctable et déterminée. Nous laisserons conclure cet immense juriste que fut Jean Rivero, lorsqu’il avertissait du danger de verser dans l’absurde, au nom d’une laïcité sourcilleuse : « L’École [ou plus largement l’État] ne peut prétendre faire ignorer à l’enfant un phénomène sur lequel l’angélus de son clocher, la croix du carrefour, l’informent à longueur de journée ; [...] fait historique, fait actuel, le fait religieux n’a pas à être systématiquement passé sous silence : et ce silence même, à le supposer possible, ne serait-il pas une option ? » Cette option s’appelle le laïcisme, soit le nom sécularisé de la dhimmitude.

    Aristide Leucate

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Clovis-l-inventeur-de-la-laicite

     

  • [Tribune] Zemmour et le délit de non-dit : le début de la fin – par Ulysse

    Mardi 16 décembre 2014, Bernard Cazeneuve prend publiquement position pour condamner des propos attribués calomnieusement à Éric Zemmour (en l’occurrence l’usage du terme de « déportation » qu’il n’a jamais prononcé). Vendredi 19 décembre 2014, I-Télé, une chaîne d’informations privée met fin à son contrat avec le journaliste.

     

    La gauche cléricale, qui sonde les reins et les cœurs, pénètre en force le mystère des intentions de l’âme a, une nouvelle fois, promulgué son jugement en sorcellerie.

     

    Littéralement, et sans avoir besoin de souscrire à aucune théorie conspirationniste, c’est donc le pouvoir exécutif qui, en pleine lumière -comme un tyran tellement sûr de sa force qu’il ne prend même plus la peine de dissimuler ses entorses à un droit qu’il prétend par ailleurs toujours respecter-, a fait pression sur un organisme privé pour qu’il débarque l’un de ses salariés, au motif que ses propos contreviendraient à l’idéologie dominante. Taubira avait déjà inventé le crime contrefactuel (vous auriez pu être nazi, donc vous êtes potentiellement nazi, donc vous êtes nazi), voilà que Cazeneuve invente le délit de non-dit : vous n’avez pas employé le terme de « déportation », mais vous le pensiez très fort, et ceci tombe sous le coup de la loi et de la justice (qui en l’occurrence ne s’est pas prononcée). La gauche cléricale, qui sonde les reins et les cœurs, pénètre en force le mystère des intentions de l’âme a, une nouvelle fois, promulgué son jugement en sorcellerie. Vous vous excusez ? Vous vous accusez. Vous ne vous excusez pas ? Vous vous accusez quand même. Vous n’avez rien dit ? Oui, mais vous avez pensé. Vous avez seulement pensé ? Oui, mais certaines pensées sont pires que des armes chimiques Monsieur, d’ailleurs si vous n’en avez pas, nous allons vous en trouver… La pénalisation du jugement, la criminalisation des intentions, c’est maintenant.

    L’évidence aveugle celui qui n’est pas assez pur pour la recevoir, comme le sens littéral finit parfois par échapper à ceux qui se perdent dans de sophistiques considérations sur les sens figurés. Car enfin, que dit Éric Zemmour qui soit si dérangeant ? Si scandaleux ? Si dur à entendre qu’il faille l’interdire à défaut de pouvoir le contredire ? Il aligne, avec plus ou moins de bonheur, (mais toujours beaucoup de courage en des temps rendus sourds à la littéralité du sens), des évidences. Quelles sont-elles ?

    1-Un peuple ne peut pas supporter sans finir par connaître une crise majeure et potentiellement meurtrière l’immigration massive de peuples aux coutumes qui lui sont radicalement étrangères, et ce, sans préjuger aucunement de la valeur des unes comme des autres. Zemmour réintroduit donc un paramètre quantitatif, (jamais indifférent au problème de la mesure), dans un champ politique qui prétend s’en affranchir au nom d’un humanisme abstrait pour lequel 1 ou bien 1 million, cela revient au même…

     

    http://fr.novopress.info/

  • L'influence de LMPT sur les partis politiques

    Lu dans Valeurs Actuelles :

    "L’entourage de Ludovine de La Rochère, la présidente de La Manif pour tous, « se réjouit » de la tournure que prennent les choses à l’UMP.

    Avec un Mariton fort de ses presque 10 000 voix (« autant que Jean-Christophe Lagarde quand il a été élu président de l’UDI »), la nomination de Laurent Wauquiez au poste de secrétaire général et malgré la promotion de NKM (« C’est dommage »), les proches de “Ludo” prédisent que « le vrai match qui s’ouvre, c’est la primaire et, pour [eux], Sarkozy est bien placé et il aura besoin du peuple de droite ». Refusant « l’autisme politique », les ténors de La Manif pour tous chantent aussi les louanges de Marion Maréchal-Le Pen, très engagée sur les sujets sociétaux."

    Michel Janva