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France et politique française - Page 4056

  • Travail du dimanche : l’expérience danoise.

    Les socialistes font preuve d’une grande schizophrénie dans l’affaire du « travail du dimanche » : opposés à son principe même quand ils étaient dans l’opposition, voici que c’est le Pouvoir socialiste qui, de MM. Macron et Fabius (les plus acharnés à l’ouverture dominicale et nocturne des magasins à Paris et dans les grandes villes) à MM. Valls et Hollande (les actuels « tauliers » de la République), décide de « libéraliser » les dimanches, au risque d’abîmer un peu plus les liens sociaux et familiaux déjà bien éprouvés par cet individualisme de masse qui est le meilleur moyen mais aussi fondement de la société de consommation.

    Bien sûr, il y a la résistance de nombreux socialistes dont certains issus d’une tradition catholique ou d’une tradition socialiste ouvriériste, voire proudhonienne, mais une résistance qui risque de s’effacer devant la peur de la déconvenue électorale en cas de dissolution de l’Assemblée, chantage d’un exécutif aux abois, soumis aux pressions de Bruxelles et de Berlin pour mener des réformes dites « nécessaires » et réduire un endettement public devenu un boulet pour tout gouvernement, mais aussi (et surtout ?) un argument pour tous ceux qui veulent réduire le politique à la soumission au seul domaine économique...

    Or, il est quelque chose qui m’interpelle depuis un bon moment : comment se fait-il, au regard des discours « libéralisateurs » sur le travail dominical, que ceux qui les avancent oublient de rappeler que l’Allemagne, première puissance économique de l’Union européenne, n’use pas de cette ouverture des magasins le dimanche, comme on peut le constater en Bavière, première région économique du pays et au plus haut revenu moyen par habitant en Allemagne ? D’ailleurs, à lire et écouter Angela Merkel, ce n’est pas vraiment la réforme la plus immédiate qu’elle demande à la France ! Je me trompe peut-être, mais il ne me semble pas l’avoir entendu une seule fois évoquer cette question-là, alors que les changements qu’elle demande, parfois peu poliment au regard de notre fierté nationale (qui n’est rien d’autre qu’un amour-propre bien placé et raisonné qui ordonne un sentiment bien naturel), visent bien plutôt la Dépense publique !

    De plus, les promoteurs du travail dominical oublient de regarder l’expérience récente du Danemark qui, depuis octobre 2012, a légalisé cette ouverture des magasins le dimanche : les résultats ne se sont pas faits attendre, et sont significatifs de ce qu’il adviendrait, concrètement, si la France cédait aux sirènes d’un libéralisme qui ne croit pas vraiment en la liberté mais aux profits que l’on peut en tirer, dans la seule logique franklinienne du « Time is money »... Le quotidien La Croix (mardi 2 décembre 2014) évoque cette expérience danoise sous le titre explicite « Place nette pour les enseignes à bas prix » : « Dans d’autres communes du royaume, petites ou grandes, bon nombre de boulangeries, épiceries, magasins de vêtements, d’électronique mettent la clé sous la porte. La concurrence est devenue trop rude face aux grandes structures qui, elles, peuvent se permettre d’embaucher du personnel pour profiter des possibilités données par la loi depuis le 1er octobre 2012. [...]

    La suite sur le blog de Jean-Philippe Chauvin

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Travail-du-dimanche-l-experience

  • Bruno Le Maire en guerre contre la question identitaire

    « Ce n’est qu’un début », titrait récemment Paris Match. Avec ses 30 % de voix aux élections internes de l’UMP, Bruno Le Maire s’est rendu visible. Ce qui est presque l’essentiel, dans une démocratie médiatisée.

    À défaut de se rendre lisible ? Autant qu’un politicien peut l’être, le métier mêlant inextricablement le vrai et le mentir. Ce qui compte, c’est qu’il se sente « libre », comme il l’affirme.

    Libre ?

    Justement, le vendredi 18 décembre, notre hypothétique futur Premier ministre se rendait dans le saint des saints du CRIF, pour participer à une conférence sur la France.

    On ne lui fera pas une querelle d’Allemand pour cette bagatelle, puisque toute notre élite se garde bien de sauter cette case, afin de parvenir. La prochaine sera sans doute Washington, ou la City. Cela s’est vu.

    Plus intéressant, probablement, à défaut d’être original, est la teneur des « touits » qui ont précédé cette rencontre au sommet. Bruno Le Maire, en effet, y livre le fond de sa pensée : « Je me battrai contre ceux de ma famille qui disent que la question identitaire est prioritaire »,

    Lire la suite 

  • Des piétons fauchés à Dijon par un automobiliste criant « Allah Akbar »

    Et ça continue… Après Joué-lès-Tours voici Dijon ! La dernière vidéo des barbus de l’EI appelant les musulmans de France à faire « exploser la tête de ces Kouffars » semble avoir provoquée l’effet escompté.

    Lu sur Le Figaro : « Selon une source policière, trois hommes dans une voiture ont renversé une dizaine de piétons en fin de journée à Dijon en hurlant «Allah Akbar». L’agression a eu lieu à quelques centaines de mètres de la Place Wilson. Il y aurait onze blessés dont deux grave. Selon la police, les hommes visaient des membres des forces de l’ordre, le commissariat étant proche. »

    Le Dauphiné donne plus de détails :

    22h14 : L’homme a foncé à cinq endroits différents sur des passants. «Neuf personnes ont été légèrement blessées et deux autres sérieusement mais leur pronostic vital ne semble pas engagé», a expliqué une source policière.
    Selon les témoignages recueillis par la police, «l’homme a crié +Allahou Akbar+ et a dit avoir agi pour les enfants de Palestine», a ajouté une source proche de l’enquête.

    22 heures : l’automobiliste est probablement un déséquilibré. «L’homme, né en 1974, présente le profil d’un déséquilibré et serait suivi en hôpital psychiatrique», a déclaré un source policière cette source, indiquant que «pour l’heure ses revendications semblent encore floues».

    21h29 : Quatre piétons auraient été percutés par un véhicule dans un premier accident en plein centre ville de Dijon relate le site le Bien Public.com avant que sept autres personnes ne soient renversées quelques minutes plus tard dans trois autres collisions survenues rue des Godrans, rue Monge et rue du Transvaal. Le conducteur s’est enfui après l’accident avant d’être interpellé par les forces de l’ordre et conduit place Suquet. En revanche, deux autres personnes se trouvaient dans le véhicule et sont actuellement recherchées.

    Deux des victimes sont grièvement blessés tandis que les autres sont blessées plus légèrement.

    Le préfet de Côte-d’Or, Eric Delzant, est sur place. La préfecture indique que les collisions sont « volontaires ».

    Selon une source policière, un homme en djellaba accompagné de deux autres personnes était au volant et aurait percuté les passants en hurlant « »Allah Akbar »». Le conducteur a été interpellé par la police révèle Le Figaro.fr. Selon la police, les hommes visaient des membres des forces de l’ordre, le commissariat étant proche.

    http://www.contre-info.com/

  • Sondage L'Express: le Front national serait en tête aux élections départementales

    Le dernier sondage réalisé par Odoxa pour L'Express, France Inter, Orange et la Presse régionale rapporte que le Front national se placerait en tête des élections départementales avec un score de 28% si le vote se tenait aujourd'hui.

    L'analyse de Céline Bracq, présidente générale de l'institut Odoxa (video)

    L'Express :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuEAEuypZZNBuhFWUK.shtml

  • CGT l'argent par les fenêtre

    Le patron de la CGT a détaillé son train de vie.

    Lepaon a bien touché du comité régional CGT de Basse Normandie une indemnité de départ de 31 000 euros correspondant à :

    • 26 500 € sur la base de 1 mois par ancienneté sur la base de la rémunération nette moyenne des 6 derniers mois (ndlr : soit 4441 € net mensuel)
    • 1 025 € part du treizième mois pour le 1er trimestre 2013
    • 3 325 € de congés payés en 2013.

    Montreuil a pris à sa charge en 2012, des frais exceptionnels de septembre à décembre d’une hauteur de 8400 € (soit une moyenne de 2 100 euros de frais mensuels, pour des restaurants, tabac…)

    En 2013, les salaires et cotisations de Thierry entre janvier et mars, période où il était à la confédération et toujours payé par le Comité Régional pour 26 600 €. Soit plus de 6 827 euros brut par mois.

    Outre d’importants frais, Thierry Lepaon, révèle en second lieu qu’il s’est fait payé rubis sur l’ongle une voiture par la confédération.

    Son salaire avait été fixé initialement par la confédération à 5200 €. Il a demandé à ce qu’il soit ramené à 4000 euros.  Avec un treizième mois.

    Le secrétaire général a avoué avoir fait acheter des "vélos" à la confédération. Selon une source interne, chaque bicyclette aurait coûté 1 500 euros.

    Michel Janva  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • A.F [Communiqué] Opération "Crèches pour tous" [Vidéo]

    Depuis le vendredi 12 décembre, des étudiants parisiens de l’Action française ont commencé une distribution de crèches devant les grands magasins, afin de rappeler que Noël n’est pas la fête de la consommation, mais celle de la Sainte Famille, et l’occasion donnée aux familles de se rassembler.

    Une centaine de crèches ont ainsi été données gracieusement aux passants le souhaitant, à des familles dont les enfants jubilaient et à des sans-abri pour qui, ce fut une occasion de parler longuement.

    Cette initiative, accueillie avec enthousiasme par les Parisiens, a été ponctuée par le dépôt d’une crèche devant la librairie de la « Libre Pensée », pour mettre en garde nos compatriotes contre un laïcisme liberticide et intolérant qui fait peu de cas de l’héritage, des traditions et de l’âme françaises.

    L’Action française encourage tous les patriotes de bonne volonté à offrir des crèches à leurs prochains, notamment aux plus démunis, et à en afficher dans tous les lieux, en signe de résistance et d’Espérance.

    En cet Avent 2014, alors que la guerre des crèches fait rage, toute l’Action française vous souhaite par avance un saint et joyeux Noël.

    Action française

     

  • Un journaliste fait retirer une crèche au CHU de Nancy

    Lu sur l'Est Républicain :

    "Service de neurologie à l’hôpital central de Nancy. Au 3e étage entre l’aile A et la partie « épilepsilogie », un petit hall par où arrivent les visiteurs, les patients et le personnel. Sur une table, un sapin décoré et juste en-dessous, à droite, une crèche de Noël en papier rocher de dimension modeste : une vingtaine de centimètres de large, une douzaine en hauteur et un peu moins en profondeur. À l’intérieur, quelques personnages dont Jésus, Marie et Joseph.

    Informé de ce tableau, un journaliste de L’Est Républicain constate, de visu, la réalité de la chose, alors que la polémique sur les crèches dans des bâtiments publics bat son plein.

    Vendredi 15 h 50. Ce même journaliste contacte la directrice de la communication du CHU et demande quelle est la position officielle de l’établissement. Gwendaline Henry lui suggère d’envoyer un mail. « Vous aurez la réponse avant ce soir », lui indique-t-elle.

    À 16 h 27, le mail est expédié. Dans une première partie figure un rappel des affaires de la crèche du Conseil général de Vendée, interdite par le tribunal administratif de Nantes, pour atteinte à la laïcité, de celle de Béziers autorisée par les juges de Montpellier, de celle de Melun enfin avec une décision qui tombera lundi.

    Puis, le journaliste pose deux questions : «Pourquoi une crèche dans un service d’un hôpital public qui accueille des malades de toutes confessions ou sans confession et emploie des personnels de toutes confessions ou sans confession ? Quelle est la position de la direction du CHU à ce sujet sachant que si les hôpitaux peuvent disposer d’aumôneries, conformément à la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905, celles-ci ne peuvent en aucun cas faire de prosélytisme ?»

    Sans doute un vent de panique a-t-il soufflé sur l’hôpital central. Plainte ? Procès ? Que n’a-ton probablement pas imaginé !Vendredi à 17 h 30, le journaliste se rend à nouveau au 3e étage du bâtiment neurologie. À sa grande surprise, il constate que la crèche, comme par miracle, a disparu. Selon nos informations, elle a été enlevée entre 16 h 45 et 17 h 15."

    Michel Janva

  • Bygmalion : les auditions de la trésorière de l'UMP dévoilent d'autres secrets

    Son avocate peut bien nier, les propos tenus devant les enquêteurs par Fabienne Liadzé, l'ex-directrice administrative et financière de l'UMP, et révélés par "Marianne" cette semaine, sont clairs. Elle a mis cause un proche de Sarkozy, Eric Cesari, l'ancien directeur général de l'UMP. Elle leur a confié dans le détail le trucage de la comptabilité du meeting de Villepinte. Enfin, elle leur a livré d'intéressantes confidences à découvrir en exclusivité sur Marianne.net.

    "Instrumentalisation ". Le grand mot est lâché par Me Solange Doumic dans une interview que l’avocate a donné ce vendredi au Parisien pour réagir à l’enquête que nous publions cette semaine sur l'affaire Bygmalion et qui évoque les auditions de sa cliente, Fabienne Liadzé, l’ancienne directrice administrative et financière de l'UMP. D'après Me Doumic, sa cliente n'aurait pas « chargé le clan Sarkozy » comme nous l’affirmons. Elle n'aurait même fait que rappeler que c'était « Jérôme Lavrilleux [le directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy] qui avait le pouvoir de décision final » quand il était encore à la direction de l'UMP.

    C'est en effet ce qu'a déclaré sa cliente aux enquêteurs. Du moins, au début de ses auditions. Marianne l'a d'ailleurs notifié dans son numéro actuellement en kiosques. Mais si l'on suit le raisonnement de l'avocate de Fabienne Liadzé, Jérôme Lavrilleux serait donc le seul responsable de l'affaire Bygmalion, une thèse largement relayée par le clan sarkozyste à base d'éléments de langage savamment distillés en « off ».

    Une machine au service du candidat

    Or les faits sont têtus. Et confrontée aux éléments matériels présentés par les enquêteurs, l'ancienne directrice financière de l'UMP, mise en examen à l'issue de ses auditions pour « abus de confiance », a fini par aller beaucoup plus loin dans ses déclarations qu’Eric Cesari, l’ex-directeur général de l’UMP, et Pierre Chassat, l’ancien directeur de la communication du parti, tous deux mis en examen également pour « abus de confiance ». Elle a notamment transmis aux enquêteurs de nombreux éléments démentant la fable contée par la Sarkozie. A commencer par la manière dont il a été décidé de truquer les comptes du meeting de Villepinte. Liadzé évoque ainsi une réunion au cours de laquelle sera expliqué le système mis en place. Un rendez-vous auquel assiste en plus d’Eric Cesari, Guillaume Lambert, le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, Franck Louvrier, son inoxydable conseiller en communication et Jean-Michel Goudard, le « G » d’Euro-RSCG et créateur du slogan de « la France forte ».

    Ses déclarations aux enquêteurs démontrent en tout cas clairement que Jérôme Lavrilleux n'était pas le seul décisionnaire, ni même le grand manitou qui décidait de tout dans la campagne de Nicolas Sarkozy comme aiment le présenter certains de ses anciens collègues.

    Fabienne Liadzé délivre ainsi tout au long de ses auditions de nombreux noms, détails et circonstances, au sujet des décisions financières relatives à la campagne de Nicolas Sarkozy de 2012. Parmi ces noms, apparaît donc à de nombreuses reprises celui d’Eric Cesari, l'ancien DG de l'UMP, surnommé « l'œil de Sarko ». Cesari était loin d'être un simple « administratif » au sein de l'UMP comme il le prétendait, en juin dernier, en déclarant qu’il n’avait « aucun pouvoir statutaire ou même fonctionnel s’agissant des règlements de dépense ». Pour rappel, il avait été directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy dans les Hauts-de-Seine, quand ce dernier était le président du Conseil général entre 2006 et 2007.

    Les signatures automatiques de Cesari

    Dans leur note de synthèse rédigée le 4 octobre, les policiers de la brigade financière, qui enquêtent sur le scandale Bygmalion, prennent d'ailleurs un malin plaisir à citer Eric Cesari dont la signature apparaît sur de nombreux documents financiers de la folle campagne de Nicolas Sarkozy. « Ma signature est un automatisme, cela ne correspond à rien », leur a-t-il répondu le plus sérieusement du monde. Un culot monstre. Car ses signatures ont tellement été automatiques qu’elles se retrouvent parfois seules sur certains devis de Bygmalion adressés à l'UMP et qui sont désormais aux mains des enquêteurs ! Ainsi, lors de ses interrogatoires, les enquêteurs demandent à Fabienne Liadzé « pour quelle raison Eric Cesari signe ces devis alors que la procédure classique » voulait que ce soit « le directeur technique » ? Visiblement gênée, l'ex directrice administrative et financière de l'UMP, tente de se justifier : « C’est étonnant qu’il les ait signés. Il est possible que je lui ai transmis ces devis ».

    Des devis de Bygmalion au « juste prix » ?

    Me Doumic explique d'ailleurs dans son interview au Parisien que Jérôme Lavrilleux aurait insisté, « en dépit de plusieurs mises en garde de ses collaborateurs, pour que Bygmalion reste prestataire de service de la campagne ». C’est en effet ce que Fabienne Liazdé a expliqué dans un premier temps aux enquêteurs. Elle évoque une réunion au QG de campagne lors de « la première quinzaine de mars » au cours de laquelle « les experts comptables de la campagne attirent l'attention sur le coût des meetings déjà organisés. (…) Guillaume Lambert indique que les devis apparaissent effectivement trop importants ». Le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy aurait alors expliqué « à Jérôme Lavrilleux que : soit le prestataire qui organise les meetings baisse ses coûts, soit on change de prestataire ». Selon Fabienne Liadzé, Jérôme Lavrilleux aurait alors répondu « fermement qu'il était hors de question de changer de prestataire ».

    Oui, mais voilà, dans une autre partie de l’interrogatoire, alors que les enquêteurs évoquent à nouveau Guillaume Lambert et Philippe Briand, le trésorier de la campagne, Fabienne Liadzé explique cette fois-ci : « Pour eux, le prix qu’ils avaient obtenu auprès de Franck Attal [le directeur adjoint d’Event & Cie, la filiale événementiel de Bygmalion] était le juste prix ».

    Désaccords parmi les prestataires

    Un détail qui a son importance. Le coût des prestations fournies par Bygmalion et sa filiale Event & Cie fut en effet mis en cause au cours de la campagne par une partie de l’entourage du candidat, et notamment par Franck Louvrier, l’ancien conseiller en communication de Sarkozy à l’Elysée, qui soutenait une autre société, Agence Publics, dirigée par Gérard Askinazi. Cette seconde entreprise a coréalisé avec Bygmalion les trois grands meetings de campagne (à Villepinte, place de la Concorde et au Trocadéro).

    « Ces deux sociétés ne s’entendaient pas, et ne voulaient pas travailler ensemble », dévoile ainsi Fabienne Liadzé, alors qu’elle est interrogée sur des factures d’Agence Publics qui comportent des erreurs selon les enquêteurs. On apprend par exemple qu’au cours du mois d’avril 2012, Franck Attal, le seul interlocuteur de Fabienne Liadzé chez Bygmalion, avec le comptable Mathieu Fay, s’était inquiété auprès de la direction de l’UMP de la multiplication des meetings, et s’était plaint dans le bureau d’Eric Cesari, lui-même, de ses difficultés pour travailler avec Agence Publics. Bureau fréquenté également par Gérard Askinazi selon Fabienne Liadzé. Ce qui montre, là encore, le rôle clé de Cesari entre l’UMP et ses prestataires.

    Les circonstances du prêt de 55 millions

    Enfin, on apprend dans les auditions de Fabienne Liadzé qu’à la fin avril 2012, les banques ont lâché l’UMP et son candidat, Nicolas Sarkozy, entre les deux tours de l’élection présidentielle puisque que la perspective d’une victoire s’éloignait et que l’UMP aurait vraisemblablement moins de députés à l’Assemblée qu’espéré : « Fin avril 2012, la BNP ne renouvelle pas la ligne d’autorisation de découvert pour un montant total de 15 millions d’euros partagés avec la Société générale pour 9 millions d’euros. Cette décision met en difficulté l’UMP dès le mois de mai et la situation devient critique en juin 2012 ».

    Tellement critique que l’UMP est obligé de toute urgence de négocier un prêt de 55 millions d’euros dès début août auprès d’un pool de quatre banques françaises. Ce qui éclaire sous un jour nouveau le fameux SMS envoyé par Jérôme Lavrilleux le 28 avril 2012 à Guillaume Lambert, alors directeur de la campagne de Nicolas Sarkozy, et que ce dernier n’a pas manqué de transmettre à la justice pour charger son ancien collègue : « Jean-François ne vient pas à Clermont, il y est allé la semaine dernière. Louer et équiper la deuxième halle est une question de coût. Nous n'avons plus d'argent. JFC [Jean-François Copé] en a parlé au PR [président de la République]. »

    Dans cette affaire Bygmalion aux multiples rebondissements, on le voit, les protagonistes n’ont de cesse de se renvoyer la responsabilité concernant le système mis en place visant à ventiler les coûts de la campagne entre l’UMP et les comptes officiels du candidat Sarkozy. Un système permettant, il faut le rappeler, de cacher des dépassements comptables faramineux par rapport aux limites fixées par la loi électorale. Et de se jouer donc de règles qui constituent les fondements de notre démocratie. Néanmoins, si les différents protagonistes cherchent à se défiler, il est clair que les enquêteurs possèdent, eux, des certitudes grâce à d’importantes preuves matérielles...

    Marc Endeweld

    Marianne.net :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuEAEuVuupUAVXAvlE.shtml

  • Ancienne secrétaire nationale de l’UMP, Fatima Allaoui rejoint le FN

    La vice-présidente déléguée de l’UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet, avait exclu Fatima Allaoui pour crime de Lepénisme : elle avait osé adhérer au SIEL, micro parti souverainiste fondé par Paul Marie Coûteaux.

    Qu’à cela ne tienne, dès le lendemain, le Front-National ouvrait ses portes à l’exclue : « si la proposition de Florian Philippot est sérieuse, je l’étudierai » avait-elle répondu.

    « Le parti se félicite de l’arrivée dans le groupe FN de la région Languedoc-Roussillon, présidé par France Jamet, de Mme Allaoui sur des positions patriotes et républicaines », a annoncé le parti de Marine le Pen dans un communiqué signé de Louis Aliot.

    Fatima Allaoui est une belle prise de guerre médiatique pour le FN, reste à savoir si cette leçon lui servira, elle qui le 27 mars 2014 était venue manifester contre la candidature de Robert Ménard à Béziers.

    Xavier Celtillos

    http://www.medias-presse.info/ancienne-secretaire-nationale-de-lump-fatima-allaoui-rejoint-le-fn/20824