France et politique française - Page 4176
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Nicolas Bay (FN) : "Il faut rétablir des protections"
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En liberté surveillée par Pierre LE VIGAN
L’actuel Premier ministre Manuel Valls (ou hyper-premier ministre ?) représente parfaitement la mise en cohérence du système politico-médiatique dominant. D’un côté, nous avons le libéralisme économique, de l’autre, nous avons un libertarisme sociétal mais qui est obligatoire. En d’autres termes, l’idéologie libertaire, celle du libéralisme sociétal (pas celle de Proudhon bien sûr, non plus celle de Bakounine), est appliquée autoritairement. Il est ainsi obligatoire d’acquiescer à ses prémices sous peine d’être exclu du « cercle de la raison » et d’être assimilé à des « factieux ». Du coup, des moyens disproportionnés sont mobilisés contre les ennemis des lois « libertaires », lois qui ne sont autres que celles qui appliquent à la société les principes du libéralisme marchand.
Du même coup, les humoristes qui ont le malheur de faire de l’humour sur des sujets décrétés « sensibles », et a fortiori quand ils sont tabous, sont privés de toute liberté d’expression, comme si la loi devait se faire l’arbitre des convenances, des élégances, des bonnes manières. C’est ce qui est arrivé à Dieudonné et c’est ce que relate Georges Feltin-Tracol dans En liberté surveillée.
Son ouvrage a le grand mérite d’aborder, au travers d’exemples nombreux et significatifs, le processus de limitation ou même de suppression des libertés en France. Nous sommes passés d’un État « territorial et militaire » à un État « pénal, policier et carcéral ». L’ennemi de l’État est désormais à l’intérieur. La grande menace est interne, et le contrôle social (et la préemption fiscale) devient la grande affaire de l’État. Il y déploie, sous les ministres de l’Intérieur successifs, quelle que soit leur « couleur » politique, une grande énergie, toujours dirigée dans le même sens, c’est-à-dire visant à ne laisser subsister que les « petites différences », les « petits oppositions », les marges folkloriques du système, celles qui ne le mettent pas en cause, mais en constituent en quelque sorte le colifichet décoratif.
Pour le contrôle de tous et l’intégration de tous au grand ordre mondial de la sécurité et de la marchandise, tous les moyens de l’État sont mobilisés, mais aussi ceux des groupes privés proches de l’État, des institutions judiciaires, etc. Louis Althusser appelait cela les appareils idéologiques d’État. Il convient de parler aujourd’hui plutôt d’« État profond » pour mieux caractériser la forme actuelle de ce réseau, réseau tissé de convenances non dites mais évidentes, de connivences, d’ambitions, de renvois d’ascenseurs, de dissuasion aussi si nécessaire. Une carrière peut aussi vite être accélérée qu’elle peut être brisée.
Le domaine sociétal fait partie du champ d’application de la nouvelle intolérance. Plus les innovations pseudo-égalitaires, en fait niveleuses, et hostiles à toute sexuation, sont délirantes et de mauvais goût, plus elles sont encouragés, voire même obligatoires. Professeur(re)s et recteur(e)s prônent la « journée de la jupe » avec le soutien de toute l’institution éducative. La Grande Rééducation est en marche, et elle marche vite (aujourd’hui avec la bien jolie et si bien utilisée Najat Vallaud-Belkacem, Young Leader 2006 de la French-American Foundation, tout comme l’atlantiste extrême Jean-Marie Colombani, Aquilino Morelle, Yves de Kerdrel et tant d’autres, représentatifs de toutes les fausses gauches et les fausses droites que le bon Dieu voudra bien imaginer).
Il s’agit, avec la révolution sociétale déjà bien engagée, d’éradiquer toutes les différences. Il s’agit d’aller vers une société androgyne. Pour rééduquer, la méthode est toute trouvée : il s’agit de considérer le peuple comme une classe d’élèves, et le gouvernement, aujourd’hui « socialiste », comme de bons instituteurs(trices). Cela tombe bien puisque, avec la gauche, l’idéologie du progrès se caractérise par le fait que l’homme (la femme aussi !) est considéré comme une table rase, sur laquelle il convient, par l’éducation, d’inscrire les idées adéquates et de programmer le comportement adéquat. C’est ainsi que la loi s‘invite, nous rappelle Feltin-Tracol, dans le lit des hommes et des femmes, statuant sur tel homme « pas assez actif » sexuellement avec sa conjointe. Délire occasionnel ? Bien plutôt, c’est l’aboutissement logique d’un mouvement de publicisation de l’espace privé (qui est le revers de la privatisation de la politique, notamment par la création de milices privées à la place des armées).
Plus aucun acte n’est d’ordre privé, l’État a le droit et même le devoir de regard sur tout. Il ne s’agit plus seulement de juger ce qui est dit mais ce qui pourrait être dit – jurisprudence Dieudonné, on interdit le spectacle avant que soient peut-être tenus des propos qui tomberaient sous le coup de la loi. Il s’agit même d’investiguer sur ce qui pourrait être pensé sans être dit. Le désir non conforme est interdit, par exemple celui éprouvé depuis quelques milliers de générations par des hommes pour des femmes faisant profit de leur charme. L’exemple de la prostitution, que le gouvernement veut interdire, est emblématique. Il s’agit non d’interdire une offre mais de mettre au pénal la demande qui s’exprimerait en face de cette offre. On ne fait pas plus hypocrite. La parole des femmes précisant se prostituer volontairement est niée. On ne saurait trop remarquer l’importance de ce retournement. La modernité a été l’assomption du sujet. Or, nous n’en sommes plus là du tout. Le sujet est agi dans certains domaines, il n’est pas libre. Voilà ce que nous dit l’idéologie. Qui le sait mieux que lui ? Qui sait « qui agit qui » mieux que le sujet ? Qui peut nous dire par qui les prostituées, y compris celles qui s’affirment libres, sont agies ? La réponse est simple, ce sont les associations qui peuvent nous dire le vrai, ces fameuses associations, celles légitimitées par des financements publics (ce qui assure le bouclage du système : l’État n’est pas en première ligne, il met en première ligne des structures qui dépendent de lui. De même, la « Nuit de Cristal » ne venait pas officiellement de l’État, mais de mouvements pseudo-« spontanés » de nazis de base). Ces associations ne sont pas n’importe lesquelles. Ce sont les associations dites féministes, celles qui sont à la fois le produit de l’idéologie dominante et ses agents de contrôle.
Les bien-pensants développent ainsi, comme le remarque fort bien Georges Feltin-Tracol un véritable discours d’exclusion. À l’égard de qui ? À l’égard des gens simples, normaux, des sans voix, des sans grades, des sans associations. Il s’agit de changer le peuple à coups de réformes sociétales. Et c’est finalement plus facile que d’être accepté ou aimé par le peuple.
Georges Feltin-Tracol a le mérite d’aller à l’origine de ce processus de réduction toujours plus grande des libertés. L’idéologie « de gauche » a en fait gagné toute la droite. L’idéologie du genre n’a pas été mise en place par Vincent Peillon et Najat Vallaud-Belkacem, elle date – au moins –, dans sa prise en charge institutionnelle, de Luc Chatel. Pourquoi ? Parce que la droite et la gauche ont tout intérêt à détourner le peuple des problèmes économiques, sociaux et politiques. Parce que les gouvernants ont tout intérêt à faire du « sociétal » à la place du social qu’il ne peuvent plus faire, pour cause de désindustrialisation, de chômage de masse, de choix mondialistes et du soutien de toute la classe politique à la financiarisation de l’économie. Il s’agit soit d’endormir le peuple soit de lui fournir des dérivatifs.
Il s’ajoute à cela autre chose, très présent dans l’affaire Dieudonné : la culpabilisation due à la reconnaissance par Chirac de la responsabilité de la France (et non seulement du régime de Vichy) dans les déportations de Juifs pendant l’Occupation. A partir de là s’est répandu dans les élites une course au « rachat ». Il s’agit de ne plus jamais être en retard d’une lutte pour les droits humains. Mais ceux-ci n’ont plus guère de rapports avec les droits de l’homme de 1789 (même s’ils en sont l’aboutissement logique et incestueux), il s’agit désormais du « pourtoussisme », des droits pour tous à tout. L’indifférenciation généralisée est à l’horizon de cette lutte « pourtoussiste ». Ce projet est logique : pour l’idéologie dominante, les identités, les peuples n’existent pas. La France ? C’est une marque touristique qu’il s’agit de bien vendre. C’est au mieux la somme des entreprises françaises. C’est tout, sauf une patrie. Sexe masculin et féminin n’existent eux-mêmes guère plus que les peuples. Il n’y a plus d’hommes mais des gens qui ont une « orientation hétérosexuelle ». De même, il n’y a plus de Français mais des gens qui ont une « orientation française » (ou pas, et on appelle cela la « diversité »).
Indifférenciation, sans-frontièrisme, mondialisation, tels sont les fondamentaux de l’idéologie dominante. Elle se raidit. Elle recherche le contrôle sur tout : sur les semences, qui ne sauraient être produites par tout un chacun (loi d’orientation agricole du 5 janvier 2006), sur les médicaments, sur les idées, qui doivent être agréées, sur les comportements, qui doivent être conformes aux normes jugées « appropriées » par l’idéologie, sur le porte-monnaie des citoyens, qui doivent être endettés – sous prétexte de « relancer » la croissance – ce qui permet de les contrôler par le crédit.
Nous en sommes là. C’est très exactement un néo-totalitarisme post-démocratique. Il s’agit, comme avec tous les totalitarismes, de réduire la diversité du vivant. Tout doit être contrôlé et marchandisé. Or, le contrôle nécessite de rationaliser le vivant. Voilà les enjeux que Georges Feltin-Tracol nous aide à comprendre. Ce qui n’est pas mince. À lire pour retrouver (ou garder !) une joyeuse lucidité. Et l’envie d’enlever leurs masques aux imposteurs.
Pierre Le Vigan
• Georges Feltin-Tracol, En liberté surveillée. Réquisitoire contre un système liberticide, Les Bouquins de Synthèse nationale, 284 p., 23 € (+ 3 € de port), à commander à Synthèse nationale, 116, rue de Charenton, 75012 Paris, chèque à l’ordre de Synthèse nationale.
• D’abord mis en ligne sur Métamag, le 18 septembre 2014, puis repris par Synthèse nationale, Vox N.-R. et Polémia, le 19 septembre 2014. Merci à ces sites amis !
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Action française [Paris] Rentrée de la nouvelle section Paris-Est, le mardi 14 octobre
Chers adhérents, chers sympathisants, chers voisins, chers amis,
Nous sommes heureux de vous convier à la réunion de lancement de notre toute nouvelle section Paris-Est qui aura lieu le mardi 14 octobre.
Nous vous attendons autour un apéritif à 20h au 6 rue Paul Bert 94160 Saint Mandé (métro St Mandé Tourelle - tramway T3a Alexandra-David-Néel).
Ce sera l’occasion pour tous de faire connaissance, de discuter des orientations pour notre section et de vous exposer nos rendez-vous pour l’année à venir.
Espérant vous voir nombreux,
Amitiés royalistes
Jean-Baptiste de l’Aviath Délégué Paris-est
paris-est@actionfrancaise.net
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Cette République qui se républicanise encore...
La situation politique en France ouvre de nouvelles perspectives et de nouveaux débats, et j’ai bien l’intention d’y prendre ma part dans les mois prochains, autant que mon emploi du temps et les corrections de copies (entre autres…) m’en laisseront l’occasion.
Pour l’heure, il me semble important de répondre aux objections ou aux interrogations sur la monarchie et ses possibilités, ses aspects et ses principes. Ainsi, Raphaël P. évoque dans son commentaire (reproduit ci-dessous) à un de mes articles la grande question de la démocratie et de ses formes souhaitables telles qu’il les envisage, et me demande si, en définitive, la République ne serait pas, aujourd’hui, trop peu républicaine pour en mériter le nom :
« Mais comment s’assurer qu’un roi ne serait pas plus soumis aux puissances économiques et financières que nos actuels gouvernants ? Le risque ne serait-il pas plus grand (car pas de renouvellement possible) ? Une solution ne serait-il pas au contraire un plus grand contrôle démocratique, qui empêcherait nos élus de se détourner totalement de leurs promesses électorales (sûrement une des causes du vote front national : l’impression que la droite et la gauche ont échoué alors que ce n’était qu’une parodie de gouvernement de gauche au pouvoir pendant deux ans, le gouvernement s’empressant de réaliser le programme de son opposant plutôt que le sien), l’utilisation du mandat impératif, le contrôle des élus pendant (référendum d’initiative populaire) et après le mandat (l’élu devant répondre de ses décisions), une meilleure séparation des pouvoirs (notamment par le non-renouvellement des mandats, empêchant ainsi l’assemblée d’être soumise aux directives des dirigeants du parti majoritaire (un député s’il veut être réélu se doit d’obéir. Cf l’ANI qu’Hollande demandait (ordonnait ?) de voter "à la virgule près")). Bref des changements qui, il me semblent, n’ont que peu à voir avec la Quatrième ou la Première République, et que préconisent de nombreux défenseurs de la Sixième République. En résumé il me semble que vous accusez cette République d’être en quelque sorte trop républicaine. Mais n’est-ce pas au contraire qu’elle ne l’est pas assez ? »
Tout d’abord, il me semble important de rappeler que, oui, nous sommes bien en République, et qu’elle est bien dirigée par des républicains, et non par des monarchistes déguisés : elle est même de plus en plus républicaine depuis la réduction du mandat présidentiel à cinq ans et depuis que les grands partis « font » l’élection du Chef de l’Etat par la désignation d’un candidat (que cela soit par le biais d’une primaire ou par le simple jeu de la prise de contrôle d’un appareil politique…) qui dispose, grâce à son appartenance à un parti de gouvernement (aujourd’hui principalement deux, l’UMP et le PS), de moyens financiers de plus en plus importants (parfois encore insuffisants à leurs yeux, d’où les incessants soupçons sur le financement des campagnes et le dépassement des sommes autorisées, comme c’est le cas pour la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2012). Sans doute la Cinquième République était-elle plus, à l’origine et par la volonté de son fondateur, une sorte de « monarchie républicaine » qui redonnait à la fonction de Chef de l’Etat une certaine sacralité et une liberté de parole et d’action, une capacité de décision indépendante des intérêts particuliers et partisans. En somme, une monarchie élective qui était aussi une monarchie toujours provisoire, donc incomplète, faute de s’inscrire dans la continuité d’une famille royale… De Gaulle, monarchiste de cœur, avait bien pensé au comte de Paris pour lui succéder en 1965, mais il avait renoncé à ce projet, persuadé que la France n’y était pas assez préparée : dommage, sans doute…[....]
Le principe électif de la Cinquième République pour la magistrature suprême de l’Etat la distingue d’une royauté héréditaire qui, elle, ne doit rien aux jeux électoraux et aux manipulations d’appareil et qui, de ce fait, est statutairement indépendante des partis politiques, ne leur devant ni sa légitimité ni son autorité. Mais il est vrai que, dans le même temps, les Français, au moins jusqu’à une période récente (c’est sans doute moins vrai en 2014), ont apprécié de pouvoir « sacrer » de leurs votes le Chef de l’Etat, dans une démarche à la fois populaire et, inconsciemment, « monarchique », l’élection « couronnant » le président et le corps électoral lui confiant ainsi les clés de la « maison France » et de la force de dissuasion atomique, ce qui n’est pas rien, tout de même !
Or, l’attitude des deux derniers présidents de la République a désacralisé l’élection et la fonction, ceux-ci se mettant « au niveau des électeurs » quand ceux-là attendaient plutôt que, tout en restant à leur place de magistrat suprême « au dessus des particuliers », les locataires de l’Elysée se mettent à leur écoute et à leur portée, ce qui n’a ni le même sens ni le même impact. Les électeurs se sont alors sentis floués, et cette désacralisation présidentielle a été perçue comme une sorte de « dépossession démocratique » par ceux qui étaient si fiers, quel qu’était le résultat de l’élection présidentielle lui-même, d’avoir participé, en allant glisser un bulletin dans l’urne, au rituel de légitimation sacrale du Chef de l’Etat. Cette dépossession symbolique a donné aux électeurs l’impression d’une forme d’usurpation de la part du président élu, impression aggravée par la dichotomie de plus en plus grande entre les discours électoraux (le fameux discours du Bourget de M. Hollande, en particulier, qui dénonçait une Finance dont, une fois au pouvoir, il s’est largement accommodé…) et les politiques réellement appliquées. Non pas que cette dichotomie n’existait pas auparavant, mais la séparation alors marquée entre Droite et Gauche laissait au moins l’illusion aux « souverains électeurs » que, la fois suivante, ils pouvaient faire jouer l’alternance en décapitant électoralement (et symboliquement) celui qui les avait trompés : M. Giscard d’Estaing en avait fait les frais en 1981, mais aussi ces premiers ministres de cohabitation qui, en voulant être calife à la place du calife, voyaient leur tête rouler parfois durement au pied de l’échafaud électoral… MM. Chirac, Balladur, Jospin… connurent tous ce sort, un seul des trois survivant à cette épreuve pour mieux triompher la fois suivante. Les électeurs y croient-ils encore ? Possible, au regard des sondages flatteurs pour Marine Le Pen… Mais, de l’élection-sacre, il semble que l’on soit passé à l’élection-sabre : punir plutôt que choisir !
En fait, la monarchie républicaine du général de Gaulle, que certains monarchistes trouvaient inachevée et qu’ils considéraient, d’une certaine manière, comme l’hommage du vice (républicain) à la vertu (monarchique), a tourné en République monocratique, dans un mouvement d’inversion qui était aussi un changement de perception et de pratique de l’Etat : on peut situer ce retournement à l’année 1974, date de l’arrivée au pouvoir de M. Giscard d’Estaing, caricature de monarque, beaucoup plus féodal que royal… Depuis, la République n’a pas cessé de se républicaniser, éloignant un peu plus, à chaque révision constitutionnelle, les institutions de la Cinquième de l’esprit « monarchique » de leur illustre fondateur.
(à suivre)
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Madame, votre congé parental ne durera probablement que 18 mois
La prime de naissance risque, elle aussi, d'être rabotée. Le gouvernement, qui doit présenter lundi un plan de 21 milliards d'euros d'économies pour 2015,compte, d'après le Parisien, encore une fois sacrifier les familles :
"Comme d’habitude, le gouvernement tentera de faire passer ces coupes budgétaires en les justifiant par de la « justice sociale ». Un exemple : le congé parental, dont la durée devrait être réduite à dix-huit mois pour les femmes selon nos informations. Actuellement, une mère peut interrompre partiellement ou totalement son activité pendant trois ans, moyennant une allocation versée par la Caisse d’allocations familiales allant jusqu’à 530 € mensuels. Seule condition : avoir déjà un enfant.
Une réforme a déjà été votée cet été afin de ramener ce droit à deux ans et demi pour les femmes. Car, à compter du 1er octobre, les pères pourront aussi prendre ce congé pendant six mois pour élever leurs bambins. Mais le gouvernement envisage d’aller encore plus loin dès 2015. Il s’agirait de couper la poire en deux en accordant un an et demi de congé à chacun des parents. Officiellement, au nom de la fameuse égalité hommes-femmes. Officieusement, car il y a des économies à la clé.
Le gouvernement table en effet sur le fait que les hommes seront peu nombreux à faire valoir ce droit, donc à réclamer la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PPEE). Ce jeu de passe-passe pourrait rapporter « entre 300 et 400 millions d'euros », selon une source proche du dossier. Et, en jouant la carte de l’égalité et non la réduction pure et simple d’un droit, le gouvernement espère éviter les cris d’orfraie des associations familiales et des députés frondeurs.
Autre arbitrage délicat au menu de la branche famille -qui doit contribuer pour 700 à 800 M€ d’économies : la prime de naissance de 930 € versée à l’arrivée de chaque enfant. Il s’agit de réduire son montant pour les familles les plus aisées à partir du deuxième enfant. Un coup de rabot censé rapporter autour de 200 M€, qui va mettre le feu aux poudres au sein des associations familiales."Le 5 octobre, soyons nombreux dans la rue pour manifester contre ce gouvernement familiophobe.
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« L’Etat islamique » téléporté en Algérie…
Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, affirmant que la Libye devenait « un « hub » pour les groupes terroristes » a lancé le 09 septembre 2014, un dernier appel en faveur d’une intervention dirigée par la France en Libye parce que, dit-il : « La Libye est à la fois la porte de l’Europe et du Sahara. »
« L’Etat islamique » suréquipé, est financé par… les membres de la coalition internationale !
Or, il y a trois ans, la France, les Etats-Unis et d’autres membres importants de l’OTAN avaient bombardé la Libye et armé une coalition de milices islamistes et tribales liées à al-Qaïda dans le but de détruire l’État libyen, d’assassiner son dirigeant Mouammar Kadhafi et d’apporter la « démocratie » à son peuple.Pour cette nouvelle opération, M. Le Drian propose d’utiliser le dispositif militaire français en Afrique de l’Ouest, « Barkhane », qui pourrait être amené à « monter vers la frontière libyenne. Tout cela se fait en bonne intelligence avec les Algériens, qui sont des acteurs majeurs de cette région et dont c’est aussi l’intérêt. »
Mais l’Algérie a mis en garde contre toute ingérence étrangère en Libye et n’est pas prête, aujourd’hui, à participer à une éventuelle campagne militaire dans ce pays. A en croire certaines sources bien informées, l’Algérie aurait dit « non » à une éventuelle opération militaire de l’Armée Nationale Populaire (ANP) en Libye et ce, même sous l’égide du Conseil de sécurité. Pour l’Algérie, l’urgence consiste à aider les Libyens à se réconcilier afin de leur permettre de réinstaller les institutions de l’État et c’est à eux-mêmes de prendre les mesures nécessaires visant à rétablir la sécurité et la sérénité dans leur pays.
Or, c’est précisément en Algérie que vient d’être enlevé et assassiné l’otage français, Hervé Gourdel, par un nouveau groupe terroriste baptisé « Jund al-Khilafah » (« Les soldats du Califat »). Celui-ci, autrefois affiliée à AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique), a fait son apparition mi-septembre (selon le journal Le Monde du 24/09/2014), en diffusant un communiqué où elle prête formellement allégeance à « l’État islamique » (EI).
Quelle étrange coïncidence ! M. Le Drian faisait un appel officieux à l’Algérie début septembre, sans succès, puis soudain, apparaît mi-septembre ce groupe armé qui assassine son otage français, fin septembre… Serait-ce un moyen de faire pression sur l’Algérie pour la forcer à prendre part à cette nouvelle guerre contre la Lybie sous couvert de lutte contre des groupes armés financés par la France et d’autres (comme le déplore Eric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement, qui accuse certains pays d’avoir aidé à la création d’organisations terroristes, dont « l’Etat islamique ») ? Il est à noter que c’est à la suite de l’enlèvement et de la décapitation d’otages anglais et américains que la coalition s’est donnée l’autorisation d’intervenir en Irak et en Syrie…
Serions-nous devant le fameux « Printemps arabe algérien » tant souhaité par le sinistre BHL, lors du « débat sur la Guerre d’Algérie, le 01/04/2012 ? Le même BHL avait également déclaré que tous les printemps arabes étaient « bons pour Israël » puisqu’ils affaiblissaient les pays dans lesquels ils se déroulaient…Le Parti Anti Sioniste condamne cet acte de barbarie qui vient de toucher un citoyen français, mais il condamne également tous les gouvernements, dont celui de la France, pour avoir financé et formé ces groupes qui n’ont rien à voir avec l’Islam et les musulmans.
Par Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste -
Marine Le Pen : Si une guerre de civilisations se prépare, le rôle d’un responsable politique est de l’empêcher »
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Le trajet parisien de la Manif pour tous du 5 octobre
(Cliquer pour agrandir)
Rendez-vous à 13h à Paris, Porte Dauphine. Une autre manifestation est prévue à Bordeaux le même jour.
Pour réserver vos places dans des cars ou des trains se rendant à l'une ou l'autre des manifestations, c'est par ici.
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La Manif Pour Tous recrute !
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L'Etat français complice de trafic d'enfants
Car c'est bien de trafic d'enfants qu'il s'agit en l'occurrence. Benoît Dacre-Wright sur le site d'Alliance Vita :
"L’avis de la cour de cassation rendu le 22 octobre sur l’adoption d’enfants nés de GPA à l’étranger, et le refus du chef de l’état de faire appel de l’arrêt de la CEDH concernant l’inscription à l’état civil d’enfants nés de GPA, font clairement entrer la France dans une logique de marché procréatif. En effet, la justice accepte le contournement de la loi Française en autorisant l’adoption d’enfant conçus à l’étranger dans des conditions exclues par la loi car contraires à l’intérêt de l’enfant. En s’inclinant devant le fait accompli, l’Etat français légitime un système de production et de marché où l’enfant subit le jeu de l’offre et de la demande.
Il ne s’agit pas de nier le désir d’enfant, ni la réelle souffrance de voir ce désir insatisfait. Mais cela ne doit pas faire oublier que l’adoption a pour rôle d’offrir une famille à un enfant, et non d’offrir un enfant à un couple. L’insatisfaction des adultes, quelle qu’en soit la cause et aussi pénible qu’elle soit, ne justifie pas de sacrifier l’intérêt premier de l’enfant. Or c’est ce qui se passe lorsqu’une PMA est réalisée non plus pour compenser une infertilité médicale, mais pour satisfaire la revendication d’un droit à l’enfant par un couple qui n’offre pas des conditions d’accueil reconnues par la loi comme conformes à l’intérêt de l’enfant. La suite inéluctable est la GPA qui s’inscrit strictement dans la même logique, si ce n’est qu’elle met en pleine lumière le marchandage dont l’enfant est devenu l’objet, et dont le parent biologique se trouve délibérément exclu.
C’est pourquoi il est urgent de dénoncer fermement ces pratiques et proclamer solennellement que l’humain n’est pas un objet de tractations. C’est une urgence morale face à la multiplication des transgressions éthiques et à leur impunité délibérée. C’est aussi une urgence politique tant le gouvernement pourrait être tenté de se servir des revendications sociétales pour redorer son blason passablement terni aux yeux de sa propre majorité, mais redoute pour la même raison que ne se rouvre un front de contestation sur les sujets sociétaux.
C’est pour toutes ces raisons que nous devons être nombreux à manifester le 5 octobre pour exprimer notre désapprobation tout autant que notre détermination. Notre devoir, aujourd’hui et face aux générations futures, est de nous lever pour mettre un coup d’arrêt au trafic d’enfants et à la marchandisation de l’être humain."
Rendez-vous à Paris et Bordeaux le 5 octobre. Rien n'est jamais perdu.