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France et politique française - Page 4172

  • Réduire les déficits : les manœuvres de Hollande pour y échapper

    François Hollande milite pour un sommet d’urgence de la zone euro en vue de redéfinir le rythme de réduction des déficits publics.

    Par Nicolas Nilsen.

    Il y a deux jours, devant la Conférence des Ambassadeurs réunie à l’Élysée, François Hollande a annoncé qu’il demanderait aujourd’hui lors du Conseil européen à Bruxelles, la tenue « dans les meilleurs délais », d’un sommet de la zone euro, en vue de définir une nouvelle trajectoire de réduction des déficits.

    Le but de la manœuvre, pour le chef de l’État, est de bénéficier d’un nouveau répit compte tenu de ses difficultés politiques manifestes et de la faiblesse de l’activité économique. Michel Sapin a d’ores et déjà avoué cet été que le déficit public dépasserait 4% cette année (bien au-delà des 3,8% prévus). Ramener le déficit sous la barre des 3% du PIB en 2015 devient un objectif irréalisable pour l’exécutif qui finira bien par demander officiellement à Bruxelles un délai supplémentaire.

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  • Taubira, la méthode Pasqua ?

    L’intransigeant Manuel Valls s’est couché samedi devant une Christiane Taubira pourtant agressivement frondeuse.

    Le passé de ce « coucou » volant de droite à gauche, électron volage plutôt que libre, entraîne une question : quel(s) cadavre(s) a-t-elle découvert(s) dans les placards de MM. Hollande et/ou Valls pour qu’elle conserve son ministère ?

    En 1978, Christiane, militante indépendantiste de 26 ans, entre dans le Mouvement Guyanais de Décolonisation fondé par son mari, Robert Delannon, qui tentera un attentat contre les installations pétrolières de Guyane. Il est emprisonné suite à des émeutes. Recherchée alors par les RG, celle que M. Hollande nommera, malgré ces faits, Garde des Sceaux, entre en clandestinité.

    En 1993, présidente de son parti Walwari, elle fait son nid de députée dans le groupe du « très droitiste » Jean Royer et vote pour Balladur.

    En 1994, aux européennes, elle vole vers Tapie, « missile » élyséen contre Rocard.

    En 1997, elle niche au PS.

    En 1998, elle quitte son mari qui, las de sa politique, se présente contre son candidat Walwari.

    En 2001, elle loge au groupe Radical, Citoyen et Vert.

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  • MAURRAS AU XXIe SIÈCLE : Actualité d'une pensée

    Nous reproduisons ci-dessous le texte de la conférence prononcée à Biarritz le 30 août par Stéphane Blanchonnet, président du Comité directeur de l’Action française.

    Il n'est pas inutile de remettre de temps en temps en question nos certitudes en matière philosophique et politique afin de nous prémunir contre un engourdissement dogmatique qui nuit autant à notre propre réflexion qu'à notre capacité à convaincre nos interlocuteurs sur le terrain du militantisme.

    Je suis personnellement devenu maurrassien au début des années quatre-vingt-dix en même temps que je faisais mes premières armes de militant politique. À l'époque, j'ai été séduit par le prestige de l'homme Maurras, académicien, chef de file d'une école de pensée prestigieuse, figure parfaite du maître jusque dans sa physionomie, mais surtout par les réponses que sa doctrine apportait à mes interrogations de patriote : qu'est-ce que la France ? Par qui a-t-elle été faite ? Quelle est la formule de l'ordre qui lui correspond le mieux et lui appartient en propre ? Comment établir un pouvoir fort et prestigieux sans tomber dans l'embrigadement idéologique des totalitarismes ? Qu'est-ce que la légitimité ?

    À toutes ces questions Maurras m'a apporté des réponses que j'ai jugé satisfaisantes : la France est le fruit de l'histoire, l'oeuvre de la monarchie et non le résultat d'un contrat social ou de quelque autre forme de volontarisme abstrait ou juridique ; la formule de l'ordre qui lui correspond n'est pas une forme quelconque de césarisme mais la royauté traditionnelle dont elle est justement le fruit ; un État régalien, recentré sur l'essentiel, et dont le chef n'est pas la créature de l'opinion peut exercer son autorité sans craindre l'existence d'une société organisée, hérissée de libertés locales et de contrepouvoirs ; la légitimité ne se crée pas ex nihilo, elle procède du passé et s'exprime par des symboles forts dont la monarchie est l'un des plus puissants.

    Mais d'autres questions ont depuis attiré mon attention. Des questions que je ne suis pas le premier à découvrir et qui ont ébranlé les convictions de nombreux maurrassiens de ma génération. Je vous propose ici un parcours en trois temps à travers les raisons à mes yeux les plus sérieuses de choisir Maurras comme maître, à travers les raisons de mettre ce choix en question, de le passer au crible d'une critique sans concession ni complaisance et à travers les raisons qui me font penser que, malgré tout, ce choix reste le meilleur, celui qui peut encore aujourd’hui le mieux servir de règle à notre réflexion et à notre action dans la Cité.

    Les raisons du choix de Maurras

    On fait d'abord le choix de Maurras pour les fondements philosophiques solides de sa pensée. Contrairement à Rousseau, Maurras ne répudie pas les faits. Il n’a pas recours à un hypothétique état de nature présocial pour fonder les droits d’un citoyen imaginaire. Il constate simplement avec Aristote la nature sociale de l’homme d’où découle la nécessité de reconnaître les autorités naturelles qui s’exercent le plus souvent dans l’intérêt du gouverné. L’amour gratuit et sans contrepartie des parents pour le nouveau-né en est l’exemple le plus universel. C'est le fond même de la philosophie politique moderne qui oppose systématiquement l'individu à l'État, la liberté à l'autorité que Maurras réfute et contre lequel il nous vaccine en quelque sorte.

    Critique efficace des Lumières

    Sa critique des faux principes des Lumières est efficace car les idées du libéralisme politique n'y sont pas attaquées en raison de leur caractère abstrait comme chez d'autres contre-révolutionnaires mais tout simplement parce qu'elles sont fausses, y compris sur le terrain de la logique qu'elles prétendent occuper. Prenons l’exemple de l’article II de La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Son énoncé n’est pas seulement contestable parce que, voulant fonder la cité sur des principes universels, il en oublie que la politique s’occupe d’hommes concrets qui vivent dans une société réelle, mais surtout parce que, sur le plan même des idées pures, son raisonnement est faux. Relisons cet article : « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression. » Maurras remarque que ce texte définit la société comme la conséquence d'une "association" volontaire (proposition irrationnelle puisque la société préexiste à l'individu et à son éventuelle volonté de s’associer) et lui assigne pour but non le bien commun (l'intérêt du tout étant nécessairement supérieur à celui des parties) mais la conservation de "droits", en particulier du droit de propriété.

    Par ailleurs, selon Maurras la politique doit avoir pour maîtresse la science historique et non le nombre ou l’opinion. Cette méthode de pur bon sens est à l'origine d'une longue et fructueuse école historique avec des auteurs comme Jacques Bainville, Pierre Gaxotte mais aussi Michel Mourre ou Philippe Ariès, dont les oeuvres, qui éclairent si bien les enjeux de notre histoire, sont nées de ce concept maurrassien. Aymeric Chauprade n'hésite pas d'ailleurs dans ses ouvrages à faire de Maurras un maître de la géopolitique, cette science si appréciée aujourd’hui pour sa capacité à mettre l'histoire et la géographie au service du politique.

    De plus, la réflexion de Maurras ne se situe pas dans les nuées, elle procède d'une réflexion sur les conditions actuelles du salut de la nation, elle-même conçue comme le cadre actuel du plein épanouissement de la nature sociale de l'homme. J'ai toujours été frappé par l'humilité d'une pensée qui ne prétend pas faire le salut de l'humanité ni trouver la formule politique valable en tout temps ou en tout lieu comme la plupart des idéologies.

    Maurras enfin n'est ni un rêveur, ni un batisseur d'utopie. Il a participé à la fondation d'un mouvement politique et d'un journal quotidien et s'est préoccupé de la question de la prise du pouvoir. Dans ce domaine, on lui fait souvent un faux procès (en lui imputant l'échec du 6 février 1934). Bernanos par exemple n'a jamais compris que Maurras ne croyait pas à une prise du pouvoir dans la rue mais à un coup de force depuis le coeur même de l'État.

    Des problèmes et des enjeux nouveaux

    Malgré toutes ces raisons de suivre Maurras, notre modernité nous pose un certain nombre de problèmes que le maître n'a pas connus et qui paraissent parfois menacer la validité de nos analyses. Nous assistons depuis cinquante ans à une transformation radicale de la société. Tous les repères de ce que Maurras appelait le « pays réel », c'est-à-dire la France dans son patrimoine moral et matériel, indépendamment de l'État républicain et de son idéologie, semblent voués à disparaître. La France rurale a quasiment disparu alors que les paysans représentaient jadis et depuis l'origine l'essentiel de la population du pays, les terroirs comme facteurs d'enracinement ont vécu, le catholicisme lui-même, pilier principal de la civilisation française, s'est brutalement effondré. Par ailleurs, l'explosion des flux migratoires pendant la même période a bouleversé plus rapidement qu'à aucune autre époque la composition de la population. Comment dans ces conditions espérer que la seule chute du pays légal (la République) pourrait entraîner la reconstitution d'un ordre traditionnel ?

    Changement profond

    Autre changement profond survenu dans ces dernières décennies : un certain effacement de l'histoire et du politique comme transcendances. L'individu post-moderne, notre contemporain, est décrit par les sociologues comme un être sans attache avec le passé, qui ne se définit plus comme un héritier mais se réalise comme un consommateur, un jouisseur, dans le meilleur des cas “un citoyen du monde”. Quant à la politique, elle cesse d'être au service de la grandeur de la nation pour se limiter à la fameuse gouvernance chère à M. Raffarin, c'est-à-dire à une gestion purement économique et financière à laquelle on ajoute à titre de supplément d'âme, un vague humanitarisme. Comment dans ces conditions espérer restaurer une forme aussi emblématique de la transcendance du politique par rapport aux individus que la monarchie traditionnelle ?

    Dernier sujet d'inquiétude pour le nationaliste intégral : des principes faux en eux-mêmes comme ceux du libéralisme politique semblent toutefois réussir à façonner un monde qui pour être contre-nature n'en est pas moins parfaitement cohérent comme le fait remarquer très justement Maxence Hecquard dans sa thèse sur la démocratie. Quoi de plus absurde par exemple - et je parle d'un point de vue strictement politique - que le "mariage" homosexuel ? Et pourtant, il finira très vraisemblablement par s'imposer en France comme il s'est imposé dans de nombreuses autres démocraties. La démocratie ne connaît que la volonté libre des individus et aucune norme transcendante, aucune loi naturelle, ne saurait être pour elle un obstacle à son travail de sape égalitariste. Comment dans ces conditions restaurer la primauté du tout sur les parties ? Du bien commun sur les intérêts ou les passions des particuliers ? En bref, comment refaire de la politique classique ?

    Maurras malgré tout

    Toutes ces considérations ne doivent cependant pas nous désespérer. L'effacement apparent du politique ne doit pas en effet cacher la permanence des problèmes politiques, qu'ils soient intérieurs ou extérieurs (« les faits sont têtus » comme aimait à le rappeler Maurras). Que les Français le veuillent ou non, leur qualité de vie et même leur vie tout court dépendent de réalités politiques, de rapports de force politiques. Il n'y a jamais de fin de l'histoire et donc pas plus de fin définitive du politique. Si nos concitoyens ne s'intéressent plus à la politique, si nos gouvernants se bornent à être des gestionnaires, ce n'est pas forcément que le politique a disparu mais que les décisions sont prises ailleurs et par d'autres à Bruxelles, à Moscou ou à Washington par exemple. Or, si les enjeux demeurent politiques, les leçons du Politique d'abord de Maurras ne sont pas vaines et sa manière justement politique d'envisager la réalité non plus.

    Même affaiblie, même en partie défigurée, la nation demeure pour nous Français l'échelon politique principal pour ne pas dire unique. C'est un héritage de l'histoire, qu'elle soit ancienne ou récente et c'est surtout un fait qui s'impose de lui-même. Il suffit pour s'en convaincre de considérer le peu d'enthousiasme produit par l'idée européenne malgré la propagande que l'on déverse en permanence dans les écoles, les collèges et les lycées pour faire éclore une hypothétique conscience européenne. On aurait sans doute moins de mal à tenter de ranimer la conscience française dont les bruyantes manifestations de patriotisme sportif montrent de temps en temps qu'elle existe encore au moins à l'état latent. Or, si la nation est encore le lieu du politique, la question de la forme politique qui convient à cette nation n'est pas dépassée et Maurras non plus.

    Actualité métaphysique

    Sur le terrain métaphysique aussi Maurras est étonnamment "moderne", ou plutôt "actuel". Maurras nous ressemble par son agnosticisme, par sa quête presque désespérée d'un ordre du monde dont il voudrait trouver le reflet dans les lois de la physique sociale. Avec lui, nul besoin de prendre comme point de départ une foi, une révélation, un dogme admis par principe. D'ailleurs combien de maurrassiens depuis les débuts de l'Action française et jusqu'à aujourd’hui sont passés de l'admiration pour l'ordre politique à la recherche puis à la contemplation d'un ordre supérieur ? Maurras est bien de ce point de vue un penseur de la redécouverte de l'ordre dans un monde qui en est privé.

    Maurras n’est pas bien entendu l’alpha et l’oméga de la pensée et il faut se prémunir contre toute tentation hagiographique. Par ailleurs, il écrivait en un temps où, à bien des égards, il était plus facile d'espérer dans la France et dans le combat politique qu'aujourd'hui. Il reste toutefois un penseur majeur et sans conteste le plus important philosophe politique contre-révolutionnaire du XXe siècle et, de même qu’une étude objective de la pensée politique ne peut faire l’économie de sa doctrine, de même les royalistes et les nationalistes auraient tout à perdre à négliger une oeuvre qui leur fournit la plus complète théorie de la France qui puisse être, une fois rejetée l'identification de notre pays à la République et à son idéologie.

    Stéphane Blanchonnet  L’Action Française 2000 du 4 au 17 septembre 2008

  • Valls ou la frime

    C'est le titre de l'analyse d'Hilaire de Crémiers dans le numéro à paraitre dePolitique magazine.

    Unnamed

    Tous ne pensent plus qu’à « l’après-Hollande » qui se résumera à : « Moi ou Marine Le Pen ». Valls le premier. C’est à ce dilemme que se réduit aujourd’hui la politique française. Les événements qui la secouent corroborent, et même plus qu’il ne faut, les analyses de Politique magazine.

    Le régime politique français est entré en phase avancée de décomposition. Il n’y a plus qu’un simulacre de chef de l’État. Ses propres ministres l’ont bafoué et ce qui s’est passé avec un Montebourg et un Hamon, manifeste le souverain mépris de la classe politique pour la personne même de François Hollande. Il en résulte que, dorénavant, toute personne avisée qui fait de la politique ne pense plus qu’à « l’après-Hollande ».

    Ainsi Montebourg s’est mis publiquement en réserve de la République, en précisant que son objectif était de la sauver. Autrement dit : encore un candidat à la candidature ! A gauche, cette fois, quand à droite il y a dès maintenant pléthore, comme si tout le monde s’attendait à une précipitation des évènements et à une accélération des échéances.

    Aussi l’affolement est général chez les élus de gauche qui ont raison de redouter le pire dans les mois qui viennent et ce « pire » ne peut que favoriser une réaction nationale dont profitera, ce qui est naturel, le Front National. C’était le sens de la déclaration de Montebourg, en annonçant son départ : dans son esprit il appartient à une « vraie gauche » de récupérer la réaction populaire à son profit. Et lui se sent capable de porter ce défi, là où un Mélenchon a échoué.

    Un ministère de combat

    Dans pareilles conditions le Premier ministre, fût-il Valls, ne pourra commander ses troupes. écologistes et frondeurs socialistes vont lui mener la vie dure. Les ricanements redoubleront quand il affectera ses airs martiaux ; c’est que tout le monde comprend que lui-même, comme les autres, fixe son attitude sur les perspectives de « l’après-Hollande », unique explication aujourd’hui de tous les positionnements politiques, à gauche comme à droite.

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    Paula Corbulon

  • Entretien du “Rouge et le Noir” avec Philippe Vardon sur l’immigration

    Il a écrit plusieurs ouvrages (notamment un intéressant abécédaire :Éléments pour une Contre-Culture identitaire) et publiera fin août un recueil de nouvelles intitulé Militants. Philippe Vardon a récemment participé à l’élaboration des « 26 mesures pour une politique de remigration » présentées par le Bloc identitaire en réponse à la feuille de route délirante du Parti socialiste. Et c’est notamment à ce titre qu’il nous a semblé opportun d’interroger l’auteur et activiste identitaire dans le cadre de notre controverse estivale (sur l’immigration, note de Novopress).

    Vous êtes l’un des propagateurs du concept de remigration. Pouvez-vous nous l’expliciter ?

    Philippe Vardon : C’est assez simple en fait : l’immigration massive que subissent la France et l’Europe crée des troubles majeurs qui mettront en danger l’existence de notre nation et notre civilisation elles-mêmes si l’on ne travaille pas rapidement, c’est-à-dire dans les décennies qui sont devant nous, à inverser la tendance. Pour clore cet interlude, cet accident historique, qu’aura été la présence massive dans notre pays de millions de Français administratifs, n’étant en fait Français ni de sang ni même de cœur pour la plupart, il faut donc envisager – calmement, sereinement, mais sérieusement – qu’une grande partie de ces immigrés ou descendants d’immigrés retrouvent leur patrie, c’est-à-dire la terre de leurs pères.

    Il ne s’agit donc pas uniquement de stopper l’immigration, urgence absolue et évidente mais à laquelle je pense que nos politiques (à l’exception de quelques extrémistes ou cinglés) finiront par se ranger, mais bien de mettre en place politiquement les conditions d’un grand retour qui est la seule possibilité d’enrayer le Grand Remplacement.

    Le constat de l’échec de la société multiculturelle (donc multiconflictuelle) et multiraciale (donc multiraciste) imposée aux Français est désormais largement partagé.La remigration, c’est-à-dire le retour dans leurs pays d’origine, de manière pacifique et concertée, d’une majorité des immigrés extra-européens présents sur notre territoire est la seule solution permettant de répondre à l’ampleur du phénomène et d’éviter le chaos.

    La seule solution ? Pourtant d’autres voix en appellent au recours à l’assimilation républicaine, ou encore à la « réconciliation ».
    Philippe Vardon :
     C’est déjà ennuyeux de se mentir à soi-même, mais quand on est un responsable public il faut aussi s’efforcer de ne pas mentir aux autres…

    Quelqu’un peut-il réellement s’imaginer que nous allons « assimiler » la dizaine de millions de musulmans, de plus en plus revendicatifs et radicaux, aujourd’hui présents sur notre sol, ou bien que nous allons nous « réconcilier » avec les sympathiques supporteurs de l’équipe d’Algérie ayant démontré suffisamment clairement quel était leur vrai pays de sang et de cœur ?

    Imagine-t-on que d’un coup ceux qui brandissent des étendards du djihad ou sortent leurs drapeaux algériens à la moindre occasion, ceux qui se gavent de chansons où l’on répète que l’on « nique la France » à chaque refrain, vont devenir des bons petits Français parce qu’ils chantent la Marseillaise et agitent le drapeau tricolore ?

    On me dira qu’il s’agit là de minorités sur lesquels je me focalise, eh bien je crois en fait tout l’inverse. Je pense, et je parle ici par empirisme, qu’ils sont l’expression de la majorité.

    J’entends d’autres encore me dire que la France n’applique plus une politique d’assimilation volontariste. C’est en partie vrai, mais quand bien même serait-ce le cas, cela ne suffirait plus. Le seuil où l’assimilation républicaine, comme réponse globale, pourrait encore s’avérer opératoire est largement dépassé.

    Vous connaissez la formule : on peut assimiler des hommes, pas des communautés. En effet, l’assimilation est une démarche personnelle profonde, elle exige un dépouillement et une renaissance. D’une certaine manière je pense qu’on peut la comparer à une conversion religieuse. Il n’est d’ailleurs pas rare que dans notre pays le processus d’assimilation de personnes n’ayant pas été élevées dans la religion catholique se termine par un baptême. Cela me semble très significatif.

    On me dit souvent aussi que l’assimilation est la « ligne » du Front National, mais je crois qu’elle en est plutôt l’idéal. J’ai entendu à plusieurs reprises Marine Le Pen déclarer que cet idéal d’assimilation était désormais rendu impossible justement par le caractère trop massif de l’immigration. Elle a aussi parfois ajouté, à juste titre, que les différences culturelles trop importantes constituaient un facteur aggravant. [1] C’est aussi la position d’un Eric Zemmour, pourtant grand défenseur de l’assimilation à la française, quand il déclare : « Il y a trop d’immigrés venus d’Afrique du nord et d’Afrique noire, et ils n’arrivent pas à s’intégrer parce qu’ils sont trop nombreux. » C’est en effet à mes yeux la conjonction entre le nombre d’immigrés et l’origine d’une majorité d’entre-eux – trop éloignée de notre identité française et européenne – qui rend aujourd’hui impossible l’assimilation. Pour résumer, l’assimilation massive ne peut être présentée comme une solution à l’immigration massive.

    Pour lire l’article dans son intégralité

    http://fr.novopress.info/174089/chez-nos-confreres-entretien-du-rouge-noir-philippe-vardon-l-immigration/

  • Religion : le manque de culture des journalistes

    Extraits d'un entretien intéressant de l'abbé Grosjean dans Le Monde des Religions, notamment sur le traitement médiatique accordé aux religions :

    [...] D’abord, je considère qu’il y a un manque évident de culture religieuse chez les journalistes, qui est le fruit de leur génération. Ce n’est pas parce qu’ils sont journalistes, c’est tout simplement qu’ils ont été beaucoup moins confrontés à la religion que leurs aînés. Le fait religieux revient en force dans la société, surtout à travers l’islam mais aussi le catholicisme, par le pape François très médiatisé depuis un an…

    Du coup, ces journalistes sont confrontés à la question religieuse, qu’ils le veuillent ou non, etils n’ont pas la culture nécessaire, la capacité de compréhension, les clés pour traiter le fait religieux.Il leur manque des outils qui leur permettraient d’éviter les contresens, qui aideraient à la compréhension de certains évènements et à leur lecture. Comme je dis souvent, vous ne pouvez pas être commentateur d’un match de foot sans en connaître les règles. Vous ne pouvez pas parler de l’Église sans savoir ce que sont un évêque, un diocèse ou sans être entré dans une église. Il ne s’agit pas d’avoir un journaliste qui soit croyant, il s’agit d’avoir des journalistes qui ont une culture religieuse.

    Il y a aussiune ignorance de la part des représentants des religions, car ils sont encore sur la défensive par rapport aux médias. Ils ne les connaissent pas, en réalité. L’enjeu pour moi, c’est qu’il y ait une rencontre de ces deux mondes, une révolution culturelle à l’image de ce qui a eu lieu avec l’armée. Il y a quelques années, l’armée était vraiment sur la défensive vis-à-vis des médias. Le journaliste était un problème en soi et il fallait s’en protéger. De leur côté, les journalistes connaissaient très peu ce milieu. C’est l’armée elle-même qui a fait sa révolution culturelle en comprenant qu’il fallait travailler avec et non pas contre les journalistes. Qu’une vraie collaboration devait exister. Il y a donc aujourd’hui, dans les grandes rédactions, un spécialiste des questions de la défense. Ce journaliste est capable de comprendre ce qui se passe et de suivre une opération militaire en sachant pourquoi il ne faut pas dévoiler telle ou telle information, tout en gardant son regard critique. Un lien de confiance s’est établi. 

    [...]Le regard extérieur d’un journaliste sur la religion ne sera jamais celui d’un croyant.Il sera toujours en deçà de ce que peut vivre le croyant lui-même. Mais ce qui a nourri la peur du croyant, c’est la façon dont ses convictions et sa foi ont été, parfois, traitées.Le problème n’est pas que le journaliste ne partage pas celles-ci, c’est la méconnaissance et le jugement porté sur leur foi qui conduisent parfois le journaliste à dire des énormités. Prenons l’exemple récent du lycée Gerson. Quand le journaliste du Nouvel Observateur parle des dérives sectaires du lycée Gerson et qu’il évoque les enfants juifs obligés de se confesser, c’est une erreur factuelle. Ce n’est pas possible. Un prêtre ne peut pas confesser un non-catholique. Cela jette un discrédit sur le reste de l’article.On se dit que le journaliste qui écrit une telle absurdité, sans prendre la peine de vérifier, n’est plus dans l’information mais dans l’idéologie.

    Quels ont été les traitements médiatiques qui vous ont vraiment choqué ?

    La première blessure a été le traitement accordé à Benoît XVI,le lynchage médiatique de ce pape qui était vraiment d’une douceur et d’une humilité incroyables. Les médias ont donné la vision d’un homme dur, qu’ils appelaient le« Panzer Cardinal »,d’un intégriste… Ces propos sont vraiment décalés par rapport à la réalité du personnage. On l’a traité de criminel en lui reprochant ses positions sur la contraception et le préservatif, etc.C’était d’une mauvaise foi lamentable. On ne prend même pas la peine de reprendre la phrase en intégralité… Encore une fois, on peut ne pas être d’accord avec ses prises de position. Mais que la vérité de ses propos ne soit pas respectée est blessant. [...]

    Les médias recherchent des religieux qui peuvent et veulent expliquer le message de l’Église avec un langage simple, qui ne soit pas un jargon ecclésiastique. Ils attendent aussi de la réactivité. Et c’est un peu le problème de notre institution : on aime prendre un temps de recul, de réflexion, une distance qui est souvent légitime, mais qui ne répond pas tout le temps à l’empressement médiatique.  Si on prend les chaînes d’information continue qui sont dans l’immédiateté et l’Église qui doit prendre son temps pour répondre, l’équation s’avère impossible. Je considère qu’il est important que l’Église apprenne à être réactive, qu’elle puisse expliquer, se positionner rapidement – surtout en cas de polémique – pour qu’aucun reproche ne puisse lui être fait.Tout en gardant cette liberté de dire« non, je ne veux pas réagir »,ou« je réagirai plus tard ».Autrement dit, sans se sentir prisonnière de la dictature du court terme.

    Vous évoquez la lenteur de l’Église à répondre, quelles sont ses autres difficultés ?

    Il existe aujourd’hui un souci d’adaptation au format médiatique.Le prêtre est habitué à prêcher pendant 10 minutes à la messe pour s’exprimer sur un sujet. Les médias lui demandent une réponse en 20 secondes. Typiquement, sur les sujets éthiques forcément complexes, là où l’Église tient un langage tout en nuances, nous devons répondre en très peu de temps, en une phrase, tout en s’assurant que le contenu ne sera pas caricaturé et cité hors de son contexte. C’est un vrai travail. Avec l’avènement des blogs catholiques, la parole se diffuse, mais elle est aussi variée. Aujourd’hui, certains blogs laïcs ont plus d’audience que les pages officielles de beaucoup de diocèses. [...]"

    Michel Janva

     
  • L’émergence de l’État islamique déclenche un retournement géopolitique sans précédent

    Un décryptage très intéressant de Thomas Flichy de la Neuville (professeur à l'ESM de St Cyr) sur Liberté politique :

    "La brusque émergence de l’État islamique en Irak et au Levant, loin de se réduire, comme le voudraient certains commentateurs, à un simple épiphénomène, se présente comme un événement fondamental qui a d’ores et déjà entraîné un renversement géopolitique majeur.

    La liquidation du régime de Saddam Hussein par les États-Unis a entraîné un chaos interne à l’Irak qui a prioritairement bénéficié aux compagnies pétrolières chinoises. Ce sont elles qui ont raflé la mise du démantèlement de l’État irakien.

    Devant cette déroute géopolitique, les États-Unis cherchent aujourd’hui à préserver les contrats signés au sud dans la partie chiite et au nord, dans le Kurdistan.

    L’exploitation du gaz de schiste américain ne rend pas indispensable l’importation de gaz irakien. En revanche, il est important d’empêcher une mainmise totale de la Chine, devenue l’adversaire principale des États-Unis. 

    Un renversement complet

    Pour ce faire, les États-Unis ont décidé de mettre fin à la progression de l’État islamique. Armer les Kurdes ou d’autres minorités irakiennes au détriment des islamistes sunnites se présente, à l’évidence, comme un renversement complet de politique.

    En effet, le Kurdistan armé menace la Turquie, alliée traditionnelle de l’Amérique. D’autre part, il s’avère totalement illusoire de limiter l’avance djihadiste sans s’appuyer sur la Syrie de Bachar-el-Assad. Enfin, comment contenir l’essor islamiste sunnite sans le soutien de l’Iran ? Au cours des derniers mois, les États-Unis, se sont ostensiblement rapprochés de l’Iran tout en prenant leurs distances par rapport à Israël.

    Ce mouvement s’est aujourd’hui accéléré. Les États-Unis ménagent toutefois leur allié saoudien, terrorisé par la menace d’un État islamique pouvant le faire voler en éclats. Ils n’ont d’ailleurs pas émis de protestation à l'encontre des bombardements saoudiens en Libye, État destiné à devenir la métastase nord-africaine de l’EI. 

    Le choix du réalisme

    Le choix par les États-Unis d’une politique réaliste au Moyen-Orient, qui est en train de prendre de court l’ensemble des chancelleries européennes, se traduit par un nouvel équilibre dont les éléments majeurs sont les suivants :

    ♦ La Turquie, menacée à l’Est par le Kurdistan armé est fragilisée en raison de son soutien aux islamistes syriens et libyens.

    ♦ Israël, qui a le plus grand mal à stabiliser la bande de Gaza, peut tenter de jouer l’alliance avec l’Égypte afin de se présenter comme un glacis empêchant la connexion entre le Califat Irakien et son émirat Libyen.

    ♦ L’antagonisme entre le Qatar et l’Arabie Saoudite est exacerbé.

    ♦ Enfin, de nouveaux rapports vont se nouer entre les puissances géoculturelles que sont l’Iran et la Russie, qui ont misé triomphalement sur une politique réaliste du temps long, et l'Amérique de l'après État-islamique." 

    Marie Bethanie

  • A. F Communiqué du président du Comité directeur

    Réuni à l’occasion du CMRDS 2014 au château d’Ailly, dans le Roannais, le Comité directeur de l’Action française a pris deux décisions importantes : la nomination de François Bel-Ker comme Secrétaire-général du mouvement et celle de Philippe Mesnard comme rédacteur en chef de L’Action Française 2000. 

    Notre ami Olivier Perceval quitte le secrétariat-général mais continuera d’accompagner la progression du mouvement au sein du Comité directeur. François Marcilhac demeure le directeur politique et l’éditorialiste de L’AF 2000.

    L’affluence historique qu’a connue notre université d’été cette année et le développement rapide de nos sections à travers tout le pays sont les signes de la qualité du travail accompli ces dernières années. Le nouveau secrétaire-général aura à cœur de prolonger et d’amplifier ce développement.

    La crise de confiance d’une ampleur inédite qui touche non seulement l’exécutif, président de la République et gouvernement, mais plus généralement l’ensemble des partis politiques "républicains" devrait logiquement conduire à un changement de régime. Le nationalisme intégral est donc plus que jamais d’actualité. Notre tâche est d’en convaincre au plus vite les Français soucieux de l’avenir de leur patrie.

    Pour que vive la France, vive le roi !

    Stéphane Blanchonnet, Président du Comité directeur de l’Action française

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Communique-du-president-du-Comite

  • Valls II ne survivra pas à l'hiver, affirme Marine Le Pen

    La nouvelle équipe de Manuel Valls n'aura pas de majorité pour survivre aux échéances législatives de l'automne, veut croire Marine Le Pen, qui se dit prête à gouverner si le Front national devait être porté au pouvoir par un scrutin anticipé.

    La présidente du FN, qui faisait sa rentrée politique samedi à Brachay, en Haute-Marne, où elle avait obtenu son score le plus élevé à la présidentielle de 2012, a affirmé que son parti était prêt à diriger le pays en cas de dissolution de l'Assemblée nationale.

    Si l'hypothèse semble exclue par François Hollande et si la plupart des figures de l'UMP n'y paraissent pas favorables, confrontées qu'elles sont à la reconstruction de leur parti, Marine Le Pen estime une dissolution inévitable à court terme.

    Devant les militants venus l'applaudir, celle qui est donnée en tête au premier tour de l'élection présidentielle de 2017 par certains sondages a dressé le portrait d'une France malade sur les plans économique et sociétal.

    Puis elle s'est attaquée aux socialistes au pouvoir, qui vivent une université d'été tendue après un remaniement sur fond de contestation, par l'ex-ministre de l'Economie Arnaud Montebourg notamment, du cap économique choisi.

    "En cette rentrée 2014, alors qu'aucun des problèmes que j'évoque n'est en passe d'être réglé, vient s'ajouter une terrible crise politique, une crise de régime même", a lancé la présidente du Front national.

    "Le gouvernement n'est plus seulement critiqué par l'opposition (...) Il l'est de l'intérieur, de l'intérieur même de sa majorité et il l'est désormais en son sein-même", a-t-elle dit.

    "Le pouvoir est nu, le roi François Hollande est nu, mais le prince aussi, Manuel Valls, est nu, contraint de faire un nouveau gouvernement alors que le précédent n'a même pas passé l'été. Et le nouveau ne survivra pas à l'automne ou à l'hiver, je vous le dis, ça ne tiendra pas."

    "Comme Valls I, il tombera car il s'écrasera sur le mur de la réalité", a-t-elle encore dit, fustigeant notamment l'arrivée au ministère de l'Economie d'Emmanuel Macron, signe selon elle d'un "ancrage dans l'ultralibéralisme le plus brutal, le plus stupide, le plus injuste."

    Réitérant les appels à la dissolution lancés par différents responsables du FN ces derniers jours, Marine Le Pen s'est dit convaincue de pouvoir remporter un scrutin anticipé après la victoire de son parti aux élections européennes de mai dernier.

    Elle a accusé les ténors de l'UMP, dont beaucoup disent ne pas souhaiter une dissolution, de ménager leur ambition en vue de 2017 et s'est offert une posture de femme d'Etat en se disant prête à prendre le pouvoir.

    "Si le peuple nous donne à l'Assemblée nationale une majorité pour gouverner, et bien nous gouvernerons", a-t-elle dit sous les applaudissements de son auditoire. "Nous ferons tout notre possible avec les moyens dont nous disposerons. Nous ne fuirons pas comme ces lâches nos responsabilités."

    "En pleine tempête, un capitaine ne peut refuser de prendre le commandement. C'est bien dans ces heures-là que l'on comprend de chacun s'il est ou non un homme d'Etat qui a ou non le sens de l'intérêt supérieur de notre pays."

    "Je suis d'une trempe suffisamment solide pour ne pas reculer devant les épreuves et comptez sur moi pour prendre sans hésitation la mesure du destin que le peuple me confiera. Jamais je ne me déroberai", a-t-elle conclu.

    source : Reuters via yahoo :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EupAuFllEEvuAcaudA.shtml