Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

France et politique française - Page 4178

  • L’interview politique d’Emmanuel Ratier (Présent 8196)

    La situation politique est tellement perturbée et la déliquescence du pouvoir si avancée que nous sommes allés consulter Emmanuel Ratier en urgence, analyste percutant, bien connu pour ses enquêtes sur le milieu de la politique et les réseaux de pouvoir, afin qu’il nous éclaire de ses codes de décryptage et de ses prédictions bien renseignées.

    — Est-ce que le retour de Sarkozy change quelque chose ?

    L’interview politique d’Emmanuel Ratier (Présent 8196)— Cela cristallise enfin les véritables enjeux : il manquait un personnage clé sur l’échiquier politique, qu’il s’agisse du roi ou du fou cela n’a pas d’importance. Le retour de Nicolas Sarkozy signifie d’abord la fin des espérances présidentielles de François Fillon et d’Alain Juppé. L’ex-président de la République, absolument convaincu de l’emporter sur Marine Le Pen avec environ 60 % des suffrages, a arrêté une stratégie précise : « Moi ou Marine. » Il va faire disparaître l’UMP au profit d’une nouvelle entité à sa botte (pour réunir ses fidèles, marginaliser ses concurrents et interdire toute primaire).

    Le nouveau modèle de Nicolas Sarkozy est désormais Angela Merkel, dont le parti, la CDU, est passé de la droite conservatrice au centre droit et gouverne désormais avec le SPD, voire dans certains länder avec les Grünen. C’est donc une ligne progressiste et libérale-mondialiste qui sera retenue, l’ex-président n’ayant jamais abandonné l’idée (mise en œuvre durant la première partie de son quinquennat) de récupérer des socialistes accommodants.

    Vous avez très certainement remarqué que Nicolas Sarkozy n’était pas du tout clair sur le « mariage » homosexuel lors de son passage à France 2. Dans Le Nouvel observateur du 11 septembre, on lui prêtait ces propos : « Le mariage pour tous, je m’en fous. Ce n’est pas un sujet. Moi, de toute façon, j’avais toujours défendu une union civile. » Quant à la frange « extrémiste » qui a surgi des rangs de la Manif pour tous, l’an dernier, il la qualifie de « fascisme en loden ».

    Lire la suite

  • Nicolas Sarkozy vs Hervé Mariton

    Lu ici :

    "La fédération UMP d'Indre-et-Loire a appelé les équipes d'Hervé Mariton pour lui demander de modifier son calendrier, à cause de la venue de Nicolas Sarkozy. Le responsable de cette fédération locale n'est autre que Philippe Briand, l'ancien trésorier de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012."

    L'ancien président a prévu de se déplacer à Tours le 15 octobre, la veille du meeting d'Hervé Mariton. A croire que Sarkozy a compris que Mariton commençait à avoir un certain poids au sein de l'UMP.

    De son côté, Xavier Lemoine, Maire UMP de Montfermeil, vient d'annoncer son soutien à la candidature de Hervé Mariton :

    "Avec conviction, clarté et courage, Hervé MARITON, ancien Ministre, Député de la Drôme et Maire de Crest, porte les valeurs essentielles dont l'Union pour un Mouvement Populaire a réellement besoin pour imaginer un projet cohérent à notre famille politique et qui réponde aux véritables enjeux de notre temps. [...]"

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Hommen de Roland-Garros : les réquisitions du parquet déboutées !

    Quel soulagement de voir ainsi des juges indépendants qui préfèrent appliquer la loi plutôt que de se soumettre aux diktats d'un gouvernement qui semble avoir perdu toute mesure !   

    En juin 2013, lors de la finale de Roland-Garros, retransmise devant 300 millions de téléspectateurs, un homme au torse nu sur lequel était inscrit « KIDS RIGHTS » avait surgi, revêtu d’un masque et portant un fumigène. À deux pas du président François Hollande et de Sa Majesté le roi Juan Carlos, il avait profité d’un break entre deux balles pour attirer, pendant 10 secondes, l’attention du monde sur ce droit fondamental de l’enfant que le gouvernement français voulait ignorer. Pendant ce temps, quelques-uns de ses camarades brandissaient une banderole réclamant la démission du Président.

    Immédiatement interpellés, ils avaient passé une heure séquestrés de manière illégale par les vigiles qui les avait ensuite remis à la police. La garde à vue n’avait été signifiée que 3 heures plus tard et les deux nuits suivantes avaient été passées en interrogatoire comme s’il s’agissait de « terroristes d’Al-Qaïda ». Enfin, quatre fourgons de police accompagnés chacun de plusieurs motards les avait transférés dans les cellules du palais de justice où ils avaient été déférés.

    Lire la suite

  • Économie française : alarme à fond et rouge profond

    La fin de l’année 2014 sera marquée par un sérieux risque d’implosion ce qui ne manquera pas de provoquer un conflit sociétal humain d’une violence extrême.

    La croissance de la France est égale à zéro depuis sept ans et on constate une décroissance continue des gains de productivité depuis une quinzaine d’années. Le discours politique admet la crise et nous promet cependant un changement, voire une inversion des courbes pour un retour prometteur à la normale.

    Le Président Hollande a confirmé cette tendance le mardi 9 septembre. En quoi est-il réaliste de penser qu’une situation qui dure depuis une quinzaine d’années serait une anomalie ? N’est-ce pas plutôt une réalité ?

    La vérité est que le rythme du progrès technique a ralenti entraînant un ralentissement du rythme des gains de productivité qui entraîne alors le ralentissement du potentiel de croissance de la France. Nos prévisions économiques s’appuyaient sur une prévision de croissance de 1,6 %, la vraie valeur était 0,4 % ou plus basse. Si mon raisonnement est exact, cela signifie qu’il nous faut repenser les équilibres futurs de la protection sociale, l’évolution des régimes de santé. Il nous faudra concevoir autrement les gains de pouvoir d’achat envisageables.

    Moins de gains de productivité

    Il nous faut tout réinventer. Pour simplifier, la définition du gain de productivité correspond à produire plus efficacement avec une meilleure qualification et une machine plus performante, soit produire plus avec moins de travail et moins de capital. La France est très mal placée dans ce défi. Sans une relance concrète de son économie, la France se trouve dans un grave état de stagnation.

    Les dirigeants politiques devront savoir expliquer aux Français qu’ils vont avoir à s’habituer à recevoir moins de gains de productivité, s’habituer à une croissance moindre et donc connaître la stagnation des niveaux de vie futurs.

    Je mesure mes mots quand je déclare que l’impact de la croissance zéro sur la dette de la France aura pour effet de diviser de moitié l’enrichissement global annoncé par les dirigeants du pays. Les conséquences seront dramatiques.

    Il nous faut prendre conscience que la dérive naturelle des dépenses de la protection sociale correspond à 1 point du PIB. Cela signifie que la croissance future sera engloutie par les dépenses de protection sociale. La France a opté pour une politique de soutien de la demande, mais la réalité est qu’elle n’aura rien à redistribuer en pouvoir d’achat.

    C’est toute la politique économique qu’il faut remettre en cause et la plus touchée est la politique de protection sociale, de santé, de retraite si on ne peut pas passer à une politique de soutien de l’offre. Cela veut dire que la dernière réforme des retraites qui a été conçue sur des hypothèses de croissance à 1,6 % est à revoir complètement et en extrême urgence. Qui en aura le courage ?

    Finances publiques dans le rouge

    Une grande cassure économique française arrive. Son origine n’est pas d’ordre économique, mais bien provoqué par l’incapacité des dirigeants politiques à repenser les institutions et l’organisation économique et administrative.

    Les finances publiques sont dans le rouge. La plongée de la croissance simplifie les calculs : la moitié des gains de la croissance est dédiée à la protection sociale. Si la croissance diminue comme cela est prévu à 0,4 % on a le choix de maintenir le taux des dépenses sociales au taux actuel ce qui aura pour conséquence d’accroître et de faire exploser les déficits. Dans cette situation, la France ne pourra jamais résorber son déficit et mon estimation est que la dette doublera en 25 ans.

    Il existe une règle de base en économie qui explique qu’on ne sait pas gérer démocratiquement à moyen et court terme un pays sans croissance. La croissance est le moteur fondamental qui permet de supporter l’état social d’une nation. Notre situation annonce une nouvelle hausse des impôts en France malgré la limite supérieure de la courbe d’impôts déjà atteinte, c’est-à-dire la limite où le rendement est décroissant.

    En ce mois de septembre 2 014, la France est devant un choix de civilisation. Le choix est le suivant : les Français acceptent de renoncer à une augmentation de leur pouvoir d’achat individuel pour redistribuer à la dépense collective (santé, protection sociale…) ou les Français refusent et les dirigeants continueront à motiver les citoyens en soutenant les augmentations de salaire. Dans ce cas, il faudra remettre en cause les grandes dépenses collectives.

    Pas de réduction des déficits

    Les projections pour la fin de l’année en terme de croissance économique et de déficit sont très pessimistes. Non seulement il n’y aura pas de réduction significative du déficit, mais la France ne sera pas loin du déficit de l’année dernière. Soit une année pour rien. 2 015 s’engagera avec un acquis de croissance faible et le défi à relever en terme d’économie visée sera non seulement considérable, mais dramatiquement infaisable.

    La certitude est qu’il y aura davantage d’économies et moins de réductions de déficit que prévu. L’insuffisance de la demande agrégée au niveau européen fait prendre conscience aux gouvernements européens et plus particulièrement au gouvernement français de l’immense gravité de la situation.

    La fin d’année 2014 sera dramatique pour la France, car de la crise sociale brûlante qui s’échafaude en ce moment naîtra une crise institutionnelle qui pousse à lancer un véritable cri d’alarme. Depuis 40 ans la France expérimente la même politique qui se résume à faire de la relance par la demande, mais cette politique creuse le déficit, augmente les impôts, concentre surtout les augmentations de l’impôt sur les entreprises accélérant la dégradation de la compétitivité donc de l’investissement et de l’emploi.

    La situation est extrêmement grave. Le risque réel d’implosion fin 2014 du système économique français est sérieux. L’implosion annoncée pourrait entraîner un conflit sociétal humain source de violences physiques dans les zones urbaines où résident les Français aux ressources faibles et les classes moyennes inférieures.

    Le danger est réel. Le danger est imminent. Les indicateurs sont dans le rouge. L’alarme s’est déclenchée. La fin de l’année 2 014 pourrait vraisemblablement être la fin d’une période économique et institutionnelle.

    Les Echos via http://fortune.fdesouche.com/356117-economie-francaise-alarme-fond-et-rouge-profond#more-356117

  • Alain Juppé ne reviendra pas sur la loi Taubira

    Alain Juppé était l’invité de Ruth Elkrief sur BFM TV hier soir. Sur la loi Taubira, il a déclaré :

    «Je pense qu’il y a dans l’évolution de toute société des étapes. Et aujourd’hui, l’étape du mariage de personnes homosexuelles entre elles est franchie. Et ceux qui racontent qu’on reviendra en arrière et qu’on annulera cette loi racontent des sornettes. On ne le fera pas.»

    «Vous n’abolirez pas la loi Taubira?»

    «Sur le principe du mariage, non».

    «En revanche je suis très ferme en ce qui concerne l’adoption et la parentalité. Vous allez me dire que je vis dans un monde dépassé, mais pour moi un enfant, c’est un homme et une femme et je ne sors pas de cela. C’est la raison pour laquelle, quelles que soient les décisions de la Cour de cassation, la PMA doit pour moi être réservée à des couples hétérosexuels qui ont des problèmes de fertilité.»

    «Et la GPA, c’est la marchandisation du corps humain, vous voyez que ça dépasse les clivages politiques, j’ai vu que Monsieur Jospin et Monsieur Delors avaient signé une pétition contre le marché des bébés, parce que c’est ça qui est en train de se passer! On pourra commander à l’étranger, on pourra se faire fabriquer un bébé contre de l’argent! C’est ça la société que l’on veut? Moi, je dis non.»

    Ruth Elkrief déclare :

    «Christine Boutin qui était chez Olivier Truchot tout à l’heure disait que les candidats de l’opposition qui ne diront pas qu’ils abrogeront la loi Taubira ne pourront pas être élus. Il leur manquera un million de voix, le million de voix de la “Manif pour tous”

    «Vous croyez que je vais me présenter aux Français en cédant aux chantages de tous les lobbys possibles et imaginables? J’ai du respect pour tous ceux qui se battent pour la famille. La famille est un fondement essentiel de notre société et pour prendre un exemple bordelais, j’ai pris sur ma liste à la fois des gens favorables au mariage pour tous et des gens qui y étaient hostiles.»

    «Je crois qu’il faut apaiser le débat. Donc assez de menaces, on peut gagner d’un côté ce qu’on peut perdre de l’autre. Je ne serais pas sensible à ce genre de menaces. Calmons le jeu, apaisons les esprits. Concentrons nous sur les vrais problèmes. (…) Laissons de côté ces débats qui ne concernent finalement que des minorités.»

    Sic. Quant à croire qu'il peut gagner d'un côté ce qu'il risque de perdre de l'autre, c'est un mirage assez commun à l'UMP. Mais c'est un mirage. Surtout avec ses déclarations sur la PMA.

    Michel Janva

  • Les yeux grands ouverts

    La propension de Nicolas Sarkozy à se défausser de ses propres turpitudes en les imputant aux autres ne se dément pas constatait Marine Le Pen ce matin au micro de Bruce Toussaint sur I télé. La présidente du FN réagissait aux propos du mari de Carla Bruni, en meeting à Lambersart dans le Nord hier soir, qui « expliquait », comme le font rituellement tous les dirigeants de son parti depuis deux ans et demi, que la situation lamentable dans laquelle se trouve la France découle du refus de Marine d’appeler à voter pour lui en 2012! Il est déjà loisible de se demander ce que l’élection duchampion de la droite euromondialiste aurait véritablement changé dans le fond, en lieu et place du celle du champion d’une gauche du même tonneau. Nous le rappelions dernièrement, c’est le très bruxellois député UMP Alain Lamassoure, qui confiait au début du mois au Figaro que »Manuel Valls mène la politique que nous aurions dû mener » . Pour le reste, faut-il que M. Sarkozy et son équipe soient à ce point convaincus de la bêtise des Français pour tenter de leur faire oublier qu’ils ont été au pouvoir l’Etat pendant dix ans!

    « Sarkozy revient par la droite » commente Le Figaro ce matin détaillant les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy. En l’espèce la reprise de promesses de la campagne de 2007 et jamais appliquées lorsqu’il était au pouvoir et/ou de points du programme du FN comme laréduction du nombre des fonctionnaires ( il n’a cessé de croitre entre 2007 et 2012 notamment avec la multiplication des entités clientélistes, administratives régionales ), le recours au référendum(le résultat de celui de 2005 fut bafoué par l’UMPS), la fusion des conseils régionaux et généraux (plaidée en vain par Bruno Gollnisch il y a plus de dix ans devant la Commission Balladur)…

    Le porte-parole de la campagne de Nicolas Sarkozy, le député-maire UMP de Tourcoing, Gérald Darmanin, indiquait pour sa part sur RTL ce matin que le président battu de 2012 incarnait désormais une  « droite de progrès« . C’est à dire une droite qui n’est pas celle des « conservateurs » et des « réactionnaires »,  qui a rompu avec la ligne du discours national- patriotique tactiquement imposée par Patrick Buisson en 2012  a-t-il précisé.

    Un progressisme européiste que les Français payent déjà au prix fort.  Le Sarkozy de la gauche,  le Premier ministre Manuel Valls, n’avait pas de mots assez durs pour fustiger la méchante Allemagne devant les députés lors de son discours de politique générale. C’était à prévoir, M.  Valls avait perdu de sa superbe ce début de semaine à Berlin où il a été gentiment humilié  par Angela Merkel.

    Celle-ci a écouté poliment les suppliques du Premier ministre lui demandant des délais et une inflexion de sa politique de rigueur sans y céder en rien. Un brin cruelle, la chancelière allemande s’est même fendue de commentaires ironiques sur la caractère « fascinant » de la politique française en ce moment (joli mot pour caractériser les atteintes répétées au prestige de l’Etat, à la morale élémentaire, à la fonction présidentielle), vantant avec le même petit sourire en coin les réformes « impressionnantes » entamées par le trio Hollande-Valls-Macron…

    Ce qui est pour le coup fascinant et impressionnant, c’est bien le caractère méthodique des attaques contre l’identité européenne par ceux là même qui, normalement, devraient être au premier chef concernés par sa défense. Mais nous savons que l’Europe hors sol voulue par les européistes, tous les présidentiables de l’UMPS, est tout sauf conforme au vraie génie de notre civilisation.

    Nicolas Bay a ainsi justement réagi à l’étude publiée le 18 septembre dernier,  intitulée « Gérer les migrations économiques pour mieux répondre aux besoins du marché du travail« , dans laquelle  » l’OCDE et la Commission Européenne invoquent une fois de plus le prétexte du vieillissement de la population pour justifier l’immigration et le dogme de la libre-circulation des personnes au sein de l’Union Européenne« . Là ou le FN prône « la mise en place d’unepolitique soutenant véritablement la natalité des familles françaises et permettant ainsi d’assurer la solidarité générationnelle ».

    Ainsi, « alors que plus de 8,5 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté, que les difficultés pour se loger et même se soigner touchent un nombre chaque jour plus important de nos compatriotes, les commissaires de Bruxelles semblent donc déterminés à poursuivre une politique d’immigration massive qui n’a  engendré que troubles économiques, sociaux, sécuritaires, et culturels » souligne ce député frontiste.

    C’est aussi dans ce contexte  que la France gronde, se cabre, celle des invisibles, des relégués, des déclassés, la France des cocus du sarkozysme et du  hollandisme,  de la droite et de la gauche bruxelloises qui ont vendu à nos compatriotes les lendemains qui chantent, ceux de lamondialisation heureuse.

    Manuel Valls s’en est inspiré pour son discours de politique générale lors du vote de la confiance (il sera bien incapable d’en tirer les conclusions qui s’imposent), Libération s’en est émue,Marianne y voit une prise de conscience susceptible d’enrayer la progression du FN… La France périphérique -« Le livre qui accuse la gauche » dixit Libé- nouvelle étude du géographe Christophe Guilluy (et de son collaborateur Christophe Noyé) décrit par le menu les conséquences de la mondialisation sur la France d’en basEn clair, du refus et/ou de l’incapacité des partis dits de « gouvernement » de protéger efficacement les Français les plus modestes de ses effets indésirables.

    Le Point l’expliquait également, « pour avoir expliqué comment la logique de ségrégation est à l’oeuvre dans toutes les classes sociales et comment les catégories populaires se sont retrouvées enfermées en dehors des villes, (Christophe Guilluy) est devenu la bête noire d’une partie de la gauche ».

    Dans un chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 23 septembre, Gérard Leclerc notait en effet que « la presse de gauche est sur des charbons ardents, car ce sont les fondamentaux de son idéologie qui sont remis en cause par Christophe Guilluy (…). Le géographe est même comparé au philosophe Michel Onfray, qui après avoir été une des figures phare de la gauche est en passe de devenir un de ses cauchemars. Pensez : Onfray a osé s’en prendre à la théorie du genre, qui, on le sait bien, n’existe pas, et aux ABCD de l’égalité« .

    La bête noire de la gauche et la droite euromondialistes c’est surtout la France d’en bas si l’on suit M. Guilluy dans son raisonnement et tel qu’il le confie dans l’entretien qu’il a accordé au site du Point la semaine dernière.  » Le racisme social fait partie du modèle de pensée dominante. L’idée qu’il faut rééduquer les masses et les remettre dans le droit chemin est très répandue dans la classe politique. Les catégories populaires sont perçues comme l’obstacle qui empêche la mondialisation d’avancer. On considère qu’elles votent mal, qu’elles s’égarent dans la religion – surtout quand il s’agit d‘islam – et que seule une bonne éducation des masses réglera la situation ».

    Des classes populaires » qui, « rejetées à la périphérie » résumait encore Mariannne, « se retrouvent loin des marchés de l’emploi dynamique des grandes métropoles qui sont, elles, pleinement intégrées à la mondialisation. Pour la première fois même, ces classes populaires ne vivent plus là ou se crée la richesse« . L’étude de ce géographe « dessine ainsi un pays coupé en deux. D’un coté, une France qui marche intégrée à l’économie mondialisée. De l’autre, une France périphérique, larguée, regroupant 60 % de la population où se concentrent les fragilités économiques et sociales ».

    Rappelons que dans  son livre précédent, Les Fractures françaises, M. Guilluy proposait déjà une lecture géographique des conséquences de la mondialisation sur la société française, notant que  »les milieux populaires sont ceux qui ont été les plus exposés à la mondialisation et au multiculturalisme. Or on ne les a pas armés pour. « 

    Nous nous étions fait l’écho sur ce blogue, ce livre lui valu d’être sévèrement tancé par lesintellectuels de gôche en ce qu’il validait le discours du FN. Dans un entretien accordé au JDD en 2011, l’auteur indiquait que « les représentations de la France d’hier, tout comme la géographie électorale d’hier, sont en train de s’effacer. C’est la conséquence de la reconstruction sociale mais aussi économique des territoires. Aujourd’hui, il y a deux France, celle des métropoles, en phase avec la mondialisation, qui inclut les banlieues, et celle où se redéploient les nouvelles classes populaires. Des zones rurales, des petites villes, des petits villages, certaines zones périurbaines ». »

    « Cela forme la France périphérique, où progresse le vote FN« . Mais aussi l’abstention (60% aux élections européennes) comme un ultime (?) bras d’honneur désespéré à cette « classe politique hors-sol » qui ne représente plus la France en souffrance.

    « En milieu populaire, la référence gauche-droite n’est plus opérante depuis au moins deux décennies : une tendance encore plus marquée chez les jeunes générations ». Seul le vieillissement du corps électoral permet de « maintenir artificiellement un système électoral peu représentatif, les plus de 60 ans étant en effet ceux qui portent massivement leurs suffrages vers les partis de gouvernement. »

    Il constate aussi que les Français des catégories populaires, dont des Français issus de l’immigration, sacrifiés « sur l’autel d’une mondialisation volontiers communautariste et inégalitaire », ont fui délibérément les quartiers pluriels.

    Le paradis multiculturel vanté par une caste pratiquant la vente forcée -  quartiers « d’avenir » que les bourgeois bien-pensants n’habitent pas, tandis que les bobos de l’est parisien ou du « 9-3″ contournent la « carte scolaire » pour ne pas scolariser leurs enfants avec le petit Mohammed ou le jeune Ababacar- les Français très majoritairement n’en veulent pas pour éviter la cohabitation/ confrontation avec des immigrés constate encore M. Guilluy.

    Bruno Gollnisch l’affirme, l’opposition  patriotique, les  yeux grands ouverts,  saura elle, pour peu que les Français la porte au pouvoir,  en finir avec cette folle politique  de détricotage de notre communauté nationale, de  la France et de son identité.

  • Thierry Mariani n'est pas convaincu par Nicolas Sarkozy

    Thierry Mariani, fondateur de la Droite Populaire, ne donne pas de chèque en blanc à Nicolas Sarkozy :

    « J’attends sur ces questions, un positionnement clairement attaché à des valeurs traditionnelles de droite. » « Nicolas Sarkozy s’est justifié, il a défendu son bilan et il a dit : je veux rassembler le plus largement  possible. Mais dire qu’on veut rassembler tout le monde c’est commun à tous ceux qui font de la politique. Ce que je veux savoir c’est sur quoi et avec quel programme. »

    Ne sachant pas quelles sont les propositions du candidat Sarkozy, Thierry Mariani se défend d’avoir encore une idée sur son vote lors du prochain congrès de l’UMP :

    «  Je suis de ceux qui n’ont pas encore pris parti entre les trois candidats. Ce qui m’intéresse c’est de savoir quel est le positionnement politique. » « Un jour c’est la ligne Buisson puis un jour c’est la ligne NKM, il y a quand même un fossé. C’est pour ça que je ne prends pas position. »

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • « Pas d’amalgame » : les médias mettent le paquet

    Suite à l’assassinat de l’otage français par des musulmans radicaux, les médias du Système reprennent leur litanie habituelle pour qu’on ne fasse pas de lien entre islam et islamistes…

    Le Parisien en fait des tonnes (comme d’habitude depuis quelques années), c’est devenu un grossier outil de propagande cosmopolite :

    Titrer en une et en énorme « les musulmans de France disent non à la barbarie », c’est sous-entendre que c’est là quelque chose de remarquable ! Ils ne disent pas « oui », c’est merveilleux !

    http://www.contre-info.com/

  • Quand Zemmour se prend dans le tapis du choc des civilisations…

    Éric Zemmour voit assez juste, puisqu’il pointe du doigt les principaux responsables, USA, Qatar et Arabie saoudite...   

    À en croire l’actualité médiatique, l’heure serait plutôt à ce fameux « choc des civilisations ». Ce dernier existe-t-il ou pas ? Et, à force d’invoquer son nom, tel celui du Diable, ne prend-on pas le risque de le faire survenir ?

    Dans Le Parisien de ce mercredi, Jean-Christophe Rufin, ancien ambassadeur, remarque à propos de François Hollande : « Il est assez facile de se donner des habits de chef de guerre. Contrairement à ce qu’on peut croire, cette posture de virilité est plus simple que de réformer le Code du travail ! » Car de cette énième guerre à venir, que savent les Français ? À peu près rien.

    Comme toujours depuis des décennies, la même antienne mille fois resservie. Les bons contre les méchants. Hier, les bolcheviks à front de veau qui entendaient envahir le « monde libre ». Déjà, les USA nous faisaient peur avec un diable de papier, avant de nous rejouer cette pièce de boulevard avec l’affreux Ben Laden. Mais comme il s’agit là d’un conflit interne au monde islamique, entre sunnites et chiites, dont les musulmans sont les premières victimes, c’est déjà un peu plus compliqué.

    Lire la suite