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France et politique française - Page 4424

  • Pourquoi cette paralysie du dialogue social

    Réponse facile, sans doute. Mais il faut la formuler. Quel contraste en effet en cette après-midi entre les titres du Monde, fort pessimistes et les communiqués triomphalistes de l'Élysée vers 18 heures avant même que l'on connaisse la moindre réalité des entretiens entre le gouvernement et les partenaires sociaux

    Comparons en effet :

    1° les Twitts de la présidence :"Qui peut dire que le dialogue social n'a pas produit de résultats ?"(…)"La démocratie sociale a avancé : représentativité patronale, financement des organisations rendu transparent, salariés présents dans les CA." (…) "La réforme des retraites a été largement ouverte à la concertation et a favorisé la reconnaissance de la pénibilité." (…) "Cette méthode a fait ses preuves depuis 2 ans. Des réformes importantes ont été menées : sécurisation de l'emploi, formation pro." (…)"La pénibilité aura maintenant toute sa place dans la législation, et rentrera progressivement en vigueur. Entièrement déployée au 1er janvier 2016."

    2° et les titres du "Monde" : "La CGT et FO boycotteront la seconde journée de la conférence sociale"(…) "La réunion prévue pour lundi à 17 heures entre les syndicats et François Hollande est en revanche maintenue." (…) "Conférence sociale : blocage du dialogue social, qui accuse qui ?" (…)"Chère à Hollande, la conférence sociale est critiquée de toutes parts".

    À la question : qui croire ? nous n'hésitons pas à répondre que le "grand quotidien du soir" doit se situer, pour une fois, un peu plus près de la vérité.

    Sortons donc du virtuel et des annonces gouvernementales. Revenons au réel. De toute évidence, la tentative hollandaise de conférence sociale rencontre et rencontrera d'évidentes difficultés. Or, parmi les multiples raisons qui les occasionnent, on ne saurait esquiver la non-représentativité des centrales syndicales.

    Tout le monde se souvient des promesses de campagne du candidat Hollande en 2012. Les uns les évoqueront pour en rire, les autres pour en pleurer. Elles comportaient ces fameuses réunions avec ce qu'on appelle les partenaires sociaux. Sans chercher à trop remonter en arrière il me semble que l'expression remonte à environ un demi-siècle. Elle correspondait notamment aux idées que Chaban-Delmas et son gourou Delors mettaient en avant au titre de la Nouvelle société, un slogan quelque peu usagé, on en conviendra.

    Le premier malheur de cette doctrine lorsqu'elle rencontre l'épreuve des faits vient de la qualité des interlocuteurs.

    Commençons par le plus gros morceau : la CGT.

    La CGT ne se comporte pas comme un partenaire mais comme un adversaire social.

    Nous partageons certes avec M. Roubaud l'irritation qu'il exprime, certainement majoritaire désormais, face aux pratiques de la CGT. Mais, en écoutant l'entretien donné par le représentant de la CGPME à un Jean-Pierre Elkabbach, une légère nuance me sépare de son propos : non, ce n'est pas depuis quelque temps, non la CGT ne "commence" pas "à nous énerver un tout petit peu". (1)⇓

    Le propos de cette organisation étant la lutte des classes, l'idéologie de sa direction étant le marxisme, sa filiation politique la rattachant directement et constamment au parti communiste français, on ne saurait en attendre autre chose.

    Mais on ne doit pas se contenter d'un demi-réalisme : dans le secteur privé de notre pays le taux de syndicalisation avoisine les 5 %. De ce simple fait, toutes les centrales syndicales restent dominées par le secteur public.

    La CGT le sait parfaitement qui a décidé de propulser un représentant de l'industrie en la personne du camarade Thierry Le Paon en figure de proue d'une organisation étroitement liée aux entreprises d'État, type SNCF ou EDF, dont les comités centraux d'entreprise fondés par des ministres communistes comme Fiterman ou Marcel Paul, alimentent de notoriété publique la base matérielle par des biais plus ou moins légaux généralement impunis.

    Cette nouvelle apparence relève donc certes de la recette bien connue du pâté d'alouette : un cheval de fonctionnaires, un oisillon de salarié normal. Mais elle s'articule aussi sur une stratégie tendant à introduire l'étatisation sous prétexte de"sauver l'emploi".

    À cet égard, le ministre Montebourg propulse une convergence dialectique redoutable avec le socialisme étatique du PCF. Celle-ci se révèle aussi efficace dans l'avancée idéologique du néomarxisme à la française qu'elle se montre contre-productive dans la vraie bataille qu'il faudrait mener pour l'emploi des Français.

    L'embauche réelle, en effet, ne peut résulter que de la création ou du développement des entreprises productives. Elle ne doit rien attendre, au contraire, des mesures démagogiques, très coûteuses, destinées à sauvegarder artificiellement et ponctuellement les dinosaures non-concurrentiels.

    Ne nous laissons pas berner à cet égard par les discours soi-disant "conservateurs des emplois" qu'affectionnent les syndicats. La classe politique les relaie de façon naturelle en vertu de sa doctrine instinctive "je dépense donc je suis".

    Ne croyons pas non plus à la représentativité globale des autres centrales. On ne sait pas s'il faut les compter 6,7 ou 8 en tout, avec ou sans SUD, avec ou sans la FSU, avec ou sans l'UNSA. On sait qu'ensemble elles se partagent une masse globale d'adhérents dérisoire et que les contribuables vont bientôt les subventionner officiellement, comme on le fait déjà pour les partis politiques. Or, ces bureaucraties syndicales continuent à imposer leur jeu aux majorités successives.

    Le taux d'abstention aux élections professionnelles, proche de 60 %, confirme le caractère fictif de leur représentation. Une refondation syndicale s'impose donc plus que jamais.

    JG Malliarakis  http://www.insolent.fr/

    Apostilles

    1.  de plus en plus fatigué, démago et agaçant sur Europe N° 1 à 8 hv17 le 7 juillet.⇑
  • On en voit de toutes les couleurs !

    Sur fond de dette publique abyssale, de  montée dramatique  du chômage, de désindustrialisation et de délocalisations massives, d’immigration non européenne à haut débit ,d’insécurité en hausse, de soumission accrue de nos « élites» à l'oligarchie atlanto-bruxelloise, la France continue de glisser inexorablement vers l’abîme. Et ce gouvernement de gauche de prendre les Français pour de sombres crétins. A l’image hier du ministre du Travail, François Rebsamen,  parlant de « vrai succès » pour qualifier le fiasco de la « Conférence sociale », dont la deuxième journée a pourtant été marquée par le boycott  de trois syndicats ( CGT, FO Solidaires et la FSU). Centrales syndicales  aussi peu représentatives des travailleurs français que ce gouvernement  l’est des intérêts de notre peuple. Pendant ce temps l’UMP se faitseppuku en déballant au grand jour à ses adhérents arnaqués ses haines recuites, les turpitudes des uns ou des autres –du salaire mirobolant de la girouette sarkozyste Geoffroy Didier  aux pratiques des Fillon, Juppé en passant par les billets d’avion de Mme Copé. Hier les médias se félicitaient de ce que le Conseil d’Etat, arguant de l’entrée en vigueur de la loi du 17 mai 2013 autorisant le mariage des couples homosexuels, ait ordonné aux autorités françaises de délivrer un visa sous 24 heures à un Sénégalais vivant au Maroc, pour qu’il puisse se marier samedi à son conjoint français.
     Lors de l’audience mardi, le pourtant très laxiste ministère de l’Intérieur a justifié son refus de visa, mettant en avant des doutes sur «la sincérité de l’union du requérant et de son compagnon», notamment en raison de la différence d’âge (35 ans d’écart) entre les deux hommes. Le ministère de l’Intérieur a évoqué également les «antécédents migratoires » (sic) du jeune Sénégalais. Mais pourquoi s’embarrasser avec ce genre de détails ? Le Conseil d’Etat est bien décidé à faire plaisir à Pierre Bergé, Najat Vallaud-Belkacem, aux lobbies vivant grassement de la  « lutte contre les discriminations », bref à ne pas gâcher la fête planétaire qui s’annonce. A savoir une montée en puissance d’une immigration se justifiant au nom de l’idéologie homosexualiste qui viendra renforcer l’immigration  familiale, et autres  mariages blancs « traditionnels »…
     Une décision qui en toute logique à  été certainement saluée par les Femen, alors que neuf d’entre elles, défendues par Me Michaël Ghnassia, comparaissaient devant la justice mercredi pour les profanations commises  le 12 février 2013 dans la cathédrale Notre-Dame de Paris. Trois surveillants étaient aussi  poursuivis pour violence puisqu’une des Femen a eu une dent cassée.  Un autre procès s’ouvrira vendredi  pour « exhibition sexuelle » dans l’église de la Madeleine, le 20 décembre 2013 –voir les articles publiés à ce sujet  sur notre blog.
     Pour les exactions commises à Notre-Dame, une simple amende 1500 euros a été requise contre elles. Une somme symbolique, manifestant  une vraie mansuétude, à comparer avec ce que la «justice» exige des hommes et de femmes qui enfreignent les législations liberticides du type de la loi Fabius-Gassot visant à limiter la liberté d’expression, à museler les «dissidents» à la pensée unique. Pour ne rien dire de la grosse matraque judiciaire qui ne manque jamais de s’abattre avec la plus grande sévérité  à l’encontre des nationaux ou  nationalistes dans l’exercice de leur militantisme « de rue ».
     Toujours dans le cadre de la « lutte contre les discriminations », et ici plus spécifiquement au nom de  «l’antiracisme », le Conseil d’Etat saisi par l’association Maison des Potes (un sous bidule de SOS racisme), le MoDem Sciences Po et David Van der Vlist, a demandé à l’Etat de publier le décret sur la loi du cv anonyme pour les entreprises de plus de 50 salariés, votée en 2006. Il s’agissait d’une des mesures de cette loi « sur l’égalité des chances » souhaitée par Jacques Chirac .
     Si  l’anonymat des cv a effectivement pour but principal  de faciliter l’accès à l’emploi   des postulants d’origine non européenne, l’étude commandée par Pole emploi portant sur un millier d’entreprises et menée entre novembre 2009 et novembre 2010 par le Centre de recherche en économie et statistiques (CREST), avait indiqué des résultats pour le moins mitigés.
     En effet, notait Les Echos le 16 août  2011, il ressortait de celle-ci que «le cv anonyme (…) a tendance à diminuer les chances des candidats issus de l’immigration, avec une chance sur 22 seulement de décrocher un entretien, contre une chance sur 10 lorsque le CV n’est pas anonyme ! Un résultat surprenant, qui pourrait s’expliquer par la difficulté des recruteurs à appréhender certaines lacunes du CV du fait de l’état civil : l’anonymisation empêcherait de relativiser des signaux jugés défavorables, comme un diplôme moins prestigieux. Les chercheurs du CREST avaient au final jugé que « la généralisation du CV anonyme ne semble pas se justifier ».
     Le Monde (édition du 5 septembre 2011), notait aussi que « lorsque le cv d’un candidat issu de l’immigration est rendu anonyme, ses probabilités de convocation à un entretien d’embauche sont plus faibles, parce qu’il subit de plein fouet les carences de son parcours professionnel. » Une étude qui démontrait donc l’absence de considérations « racistes » de la part des employeurs-recruteurs.
     Pour autant,  le quotidien indiquait  encore que « toutes les études disponibles (en France, mais aussi dans bien d’autres économies occidentales) montrent que la probabilité d’embauche est inférieure de 30% à 40% pour un candidat dont le nom est à consonance étrangère ».  Doit-on en déduire que certaines entreprises appliqueraient alors une forme empirique, instinctive,  de préférence nationale à l’embauche, basée uniquement sur le  patronyme et/ou l’apparence physique? Plus largement , comme le soulignait hier Elisabeth Lévy sur l’antenne de RTL dans l’émission  « On refait le Monde », peut-on légitimement  obliger des gens qui ne s’aiment pas à travailler ensemble ? Elle répondait par la négative à cette question.  Bref est-il loisible de penser que l’on pourra demain par exemple  contraindre un employeur arabe ayant des préjugés à embaucher un employé  juif ou vice-versa ?
    Bruno Gollnisch a déjà eu l’occasion de pointer le racisme à rebours (inconscient?) qui anime les partisans du cv anonyme. Pour les grandes consciences du Système UMPS, il faut croire qu’un Français issu de l’immigration serait fatalement un sous-capable qui a besoin d’être aidé par des mesures particulières, puisque sa motivation, ses seuls talents et compétences seraient incapables de le faire accéder au poste auquel il peut prétendre. Une vision paternaliste, post ou néo-colonialiste  disent certains, qui passent de plus en plus mal  chez  leurs (anciens) électeurs…

  • Flamby soutient Israël

    Lors d’un entretien avec Benyamin Netanyahu, Flamby Ier « a exprimé la solidarité de la France (sic !) face aux tirs de roquettes en provenance de Gaza. Il lui a rappelé que la France condamne fermement ces agressions ». « il appartient au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces ».

    Nombre de juifs tués par les « roquettes » du Hamas : 0
    Nombre de palestiniens massacrés lors de l’opération « coussin de protection » : 43

    Israël se prépare désormais à engager une opération terrestre. L’armée a rappelé 40.000 réservistes et a massé des chars à la frontière de la bande de Gaza.
    Mais le président fantoche s’empresse de renouveler son soutien aux juifs sans émettre une quelconque réserve quant aux moyens militaires engagés par le gouvernement israélien…

    http://www.contre-info.com/flamby-soutien-israel

  • La refondation de la droite passe par l'enterrement de l'UMP

    D'Ivan Rioufol dans Le Figaro :

    "[...] La spectaculaire décrépitude de l'UMP, qui s'ajoute à la vacuité du PS et des partis centristes, ne fait qu'accélérer le nécessaire renouveau de la vie politique, monopolisée désormais par le seul Front national. La refondation de la droite est une urgence qui passe prioritairement par l'enterrement de l'UMP moribonde et de ses pratiques claniques.Mais la droite ne fera pas l'économie d'une sérieuse réflexion sur son nouveau positionnement politique, si elle ne veut pas que la plupart de ses soutiens, désespérés par ce qu'ils apprennent des magouilles internes, ne rejoignent définitivement Marine Le Pen. Le temps n'est plus où l'UMP pouvait se permettre de faire la leçon au FN. Elle est définitivement décrédibilisée. [...]"

  • Le terroriste visait le Louvre et la Tour Eiffel

    Le cas d’Ali n’est pas isolé, prévient le juge Marc Trévic. En prison depuis un an, le jeune homme est enfermé dans le cadre de l’information judiciaire pour « association de malfaiteurs » ouverte à son encontre depuis son arrestation par les enquêteurs de la DGSI alors qu’il s’apprêtait à gagner un maquis du Sud algérien pour s’y entraîner.

    L’enquête vient de révéler des messages cryptés que le fameux Ali échangeait avec un haut dignitaire d’Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI) dans lesquels il suggérait de viser un large éventail d’objectifs parmi lesquels la Tour Eiffel, le Musée du Louvres, des centrales nucléaires, le Festival d’Avignon ou encore des bars ou boîtes de nuit.

    Des candidats au djihad toujours plus nombreux

    Difficile de savoir si le jeune homme, que son avocate décrit (évidemment…) comme un jeune homme faible et victime d’un véritable endoctrinement, serait passé à l’acte, mais la DGSI, elle, insiste sur son zèle.

    Aqmi reste la menace principale mais chaque zone de conflit « en terre d’islam » fait naître de nouvelles vocations, de nouvelles filières de djihadistes qui deviennent terroristes potentiels à leur retour en France. Les atrocités d’Abou Bakr al-Baghdadi qui vient de proclamer la création d’un califat en Irak attire déjà de nouvelles recrues.

    A quand la surveillance des imams et des mosquées ?

    Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a choisi d’élargir l’arsenal juridique pour l’adapter au mieux à ces nouvelles menaces. Il propose, notamment, de renforcer la surveillance d’Internet, qu’un enquêteur de la DGSI qualifie de « principal lieu d’endoctrinement et de radicalisation des jeunes candidats au départ ». Ce n’est donc plus la prison ?

    Le renforcement de la surveillance internet est aussi une façon d’accroître les contrôles et la surveillance des citoyens Français, au nom de leur sécurité… Si on essayait de renforcer la surveillance des frontières, des banlieues, des imams et des mosquées pour commencer ?

    http://www.contre-info.com/

  • A quoi sert encore la conférence sociale ?

    Quatre syndicats ont marqué de leur absence cette nouvelle conférence sociale, que certains appellent la grand-messe de François Hollande. La FSU, la CGT, FO et Solidaires ont décidé de quitter les uns après les autres cette conférence sociale, insatisfaits de l’action du gouvernement qu’ils accusent de trop favoriser le patronat et notamment le Medef. Thierry Lepaon (CGT) et Jean-Claude Mailly (FO) ont accusé Manuel Valls d’avoir cédé aux demandes du patronat sans consulter les syndicats, notamment sur la pénibilité ou le code du Travail. Mardi matin c’était au tour de la FSU, premier syndicat de l’Éducation, de claquer la porte.  Seuls quatre syndicats réformistes (CFDT, CFTC, CFE-CGC, Unsa) ont été présents jusqu’au bout. Pierre Gattaz, président du Medef, s’est déclaré satisfait.

    Manuel Valls n’a pas apprécié cette attitude des syndicats: « un refus prolongé serait une posture incompréhensible. » Il s’est voulu toutefois confiant: « Je n’ai pas entendu l’annonce d’un retrait de toute négociation, de tout échange avec l’État, même si j’ai entendu une critique globale du pacte de responsabilité et de la politique du gouvernement. » Mais beaucoup ne sont pas dupes, le dialogue social est une posture du gouvernement qui ne renonce pas à mettre ses propositions en place mais sur le fond, il n’a jamais vraiment lieu. Pour certains, il est impossible pour le  gouvernement de négocier avec des syndicats, déconnectés des réalités. Quant à la CGT, elle pense que le gouvernement est en complet décalage avec les Français. On pourrait donner raison aux deux.

    http://medias-presse.info/a-quoi-sert-encore-la-conference-sociale/12586

  • L’Algérie défilera le 14 juillet !

    Après des semaines de rumeurs imprécises, de démentis et d’hésitations, c’est officiel, Alger a accepté de défiler le 14 Juillet et participera donc aux cérémonies à Paris a annoncé son chef de la diplomatie, Ramtane Lamamra.

    « L’Algérie participera, dans le même format et dans les mêmes conditions que 80 autres nations dont des citoyens sont tombés sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale, à la manifestation prévue à Paris à cet effet », a dit le ministre.  « Le peuple algérien assume toute son Histoire et honore ses propres contributions à la liberté à travers le monde », a-t-il ajouté.

    Une présence qui engendre des polémiques en France comme en Algérie. Simplement parce que non, l’armée algérienne défilant sur les Champs Elysées ne se lit pas comme la participation de « 80 autres nations ».

    Il s’agit d’abord de l’armée de tous ces ressortissants qui confient haïr la France tout en y habitant. Mais ce sera aussi le drapeau du FLN, inchangé depuis, qui défilera sur les Champs Elysées alors même que la France n’a pas été capable de se souvenir, le 5 juillet, des massacrés d’Oran.

    C’est aussi un hymne national qui prend directement la France à partie, comme aucun autre hymne dans le monde ne le fait, et qui révèle que l’esprit de contre-colonisation est toujours vif :

    Ô France ! le temps des palabres est révolu
    Nous l’avons clos comme on ferme un livre
    Ô France ! voici venu le jour où il te faut rendre des comptes
    Prépare toi ! voici notre réponse
    Le verdict, Notre Révolution le rendra
    Car Nous avons décidé que l’Algérie vivra
    Soyez-en témoins ! Soyez-en témoins ! Soyez-en témoins !

    Le ministre Français des Affaires étrangères Laurent Fabius avait pourtant estimé le 20 juin dernier, répondant déjà aux polémiques naissantes, que la présence de soldats algériens lors des cérémonies du 14 juillet sur les Champs-Elysées n’avait « rien de choquant », puisqu’il s’agit de commémorer tous les sacrifices qui ont été faits durant la Première Guerre mondiale. Intéressant de lire à ce sujet l’entretien de Jean-Dominique Merchet qui remet largement les choses à leur place quant à ces« sacrifices ».

    En France, un collectif baptisé « Non au défilé des troupes algériennes le 14 juillet 2014″  s’est constitué pour protester contre cette présence.
    En Algérie, la puissante organisation des moudjahidines (ONM, anciens combattants) s’est opposée publiquement à la présence de militaires algériens au défilé à Paris.

    M. Lamamra, chef de la diplomatie algérienne, a par ailleurs indiqué que l’Algérie condamnait « fermement » la « profanation » en France du drapeau algérien le 30 juin avant le match Algérie-Allemagne en huitième de finale de la Coupe du Monde de football au Brésil. Les autorités algériennes souhaitent que l’enquête ouverte à ce sujet « aboutisse afin que l’auteur de ce crime subisse la rigueur de la loi ». 

    Silence assourdissant en revanche du côté de nos « élites » sur les centaines de drapeaux Français brûlés par ces Algériens qui répètent en insultant la France, qu’ils sont là pour « se venger »…

    L’Algérie avait déjà pris les Champs-Elysées pendant la Coupe du Monde par la biais de ses ressortissants sans un mot de la part des autorités françaises… Etant donné les multiples dégradations durant ce mondial, les affronts quotidiens que font les ressortissants algériens à la France sur son propre sol, et l’histoire commune des deux pays, cette invitation ressemble fort à une trahison.

    http://www.contre-info.com/lalgerie-defilera-le-14-juillet

  • Sens Commun dans le viseur de la direction provisoire de l'UMP

    Lu ici :

    "Sens commun, un mouvement d'anciens de la Manif pour tous au sein de l'UMP, est aussi dans le viseur de la direction provisoire. En cause : cet accord convenu à l'automne 2013 entre Sens commun et l'ex-patron du parti Jean-François Copé autorisant chaque adhérent de Sens commun à obtenir de facto une carte de l'UMP. "Cet accord passé est anormal. Pour adhérer à l'UMP, on doit y adhérer directement. On n'a pas à rougir d'appartenir à ce parti", explique une source haut placée."

    Cette direction provisoire ferait mieux d'y réfléchir à 2 fois. En effet,

    • les 2 tiers des électeurs de droite sont contre la dénaturation du mariage
    • les 3 quarts sont contre l'adoption par un couple de même sexe (donc, de facto, contre la loi Taubira)
    Un million de Français ont manifesté à plusieurs reprises contre cette loi. Il n'y avait que quelques milliers de personnes à la dernière gay pride parisienne. Le calcul est donc vite fait... sauf par la direction "provisoire" de l'UMP.

    Michel Janva