France et politique française - Page 4421
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Journal de bord de Jean-Marie Le Pen n°356
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Percée bleue marine : la fin du théâtre de la bipolarisation
1-L’événement des municipales de mars 2014 c’est avant tout la percée du Front national :
- 597 listes présentes ;
- 7% des suffrages exprimés en ne présentant des listes qu’à un tiers des Français ;
- 330 listes qualifiées au second tour (au lieu de 115 en 1995, record précédent) ;
- 114 triangulaires, 77 quadrangulaires, 22 pentagulaires dans les villes de plus de 30.000 habitants, ;
- 1 ville déjà conquise : Hénin-Beaumont ;
- en tête dans 17 communes de plus de 10.000 habitants (y compris Avignon, « ville de culture et de métissage » selon le Dauphiné libéré) et 7 communes de moindre taille ;
- 5 à 10 victoires possibles supplémentaires ;
- un quasi-raz de marée – 45% pour Robert Ménard – à Béziers, ville de 77.000 habitants.
2-La fin du théâtre de la bipolarisation
Marine Le Pen a raison d’affirmer : « C’est la fin de la bipolarisation de la vie politique en France ». Les électeurs comprennent progressivement que l’alternance UMP/PS est une fausse alternance théâtralisée : les plus lucides des électeurs (lorsqu’ils en ont la possibilité, là où le FN a pu aligner des candidats crédibles) se portent alors vers l’offre politique nouvelle. Ce n’est que le début d’un processus : celui de la découverte que le système UMPS est clos et qu’il ne peut changer rien de fondamental.
3-L’émancipation transgressive des électeurs des canons du politiquement correct
Hors la présence de Marion Maréchal Le Pen, le Front national a été relativement discret lors des manifestations anti-loi Taubira. Mais celles-ci ont beaucoup décomplexé l’opinion tant par le fond que par la forme prise par les protestations contre le pouvoir. Les comportements transgressifs des manifestants ont ouvert la voie au comportement transgressif des électeurs. Localement de nombreuses têtes de liste RBM ont signé la charte de la Manif pour tous, s’ouvrant ainsi les faveurs d’un électorat nouveau.
4-L’usure des procédés de diabolisation
Le processus de diabolisation fonctionne moins bien : d’abord, parce que la ligne Marine/Philippot le rend plus difficile à mettre en œuvre ; mais aussi, et surtout, parce que l’antinazisme quotidien (à travers les documentaires et surtout les fictions) finit par lasser 70 ans après la fin de la seconde guerre mondiale – et qu’il est malgré tout difficile de faire croire que c’est Hitler qui est responsable du chômage en France en 2014. L’affaire Dieudonné – qui n’a pas touché que les milieux de l’immigration – a aussi contribué à décomplexer de nombreux jeunes électeurs. En défendant, non le fond des propos de l’humoriste, mais le principe central de la liberté d’expression, les dirigeants du FN ont fait un choix courageux et utile sur le long terme.
Quant à la forme, les vieilles recettes des diabolisateurs peinent à se renouveler : le bus des jeunes socialistes, de l’UEJF et de SOS-Racisme qui va visiter les villes susceptibles de basculer vers le FN a un fort parfum des années 1980 : l’imagination n’est plus au pouvoir chez les socialistes et les communautaristes !
Le refus du front républicain par l’UMP révèle d’ailleurs les limites du processus de diabolisation. Tout comme l’affirmation, dimanche 23 mars sur France 3, de Bruno Lemaire à Marine Le Pen : « Vous êtes dans le jeu démocratique ».
5-La décrédibilisation des médias
Libération (de moins en moins de lecteurs !) titre le 24 mars : « Peur sur les villes » mais cela n’effraye plus grand monde… Sur France 3, lors de la soirée électorale, les présentateurs interrogeaient leurs invités en boucle : « FN, à qui la faute ? ». Seulement voilà : les électeurs savent de plus en plus qu’il s’agit non de médias d’information mais de médias de propagande. Selon un sondage IPSOS, 72% des sondés estiment que les journalistes sont « coupés des réalités et ne parlent pas des vrais problèmes des Français », 73% pensent qu’ « ils ne sont pas indépendants » et « ont tendance à céder aux pressions du pouvoir politique », et 58% considèrent qu’ « ils font mal leur travail ». http://www.polemia.com/comment-abattre-la-tyrannie-mediatique/
Bref, on peut compter sur les médias de l’oligarchie pour effectuer leur travail de désinformation et de mésinformation mais celui-ci est de moins en moins efficace.
6-L’effort d’enracinement
La percée FN n’a été possible que parce qu’un travail d’implantation a été conduit notamment par le secrétaire général, Steeve Briois, et son adjoint Nicolas Bay. Ils se sont appuyés sur la remobilisation de vieux briscards implantés comme Philippe Eymery à Dunkerque, Jean-Luc Mayennobe à Franconville ou Pierre Chassin aux Mureaux et sur de jeunes pousses talentueuses comme David Rachline, 26 ans, en passe d’emporter Fréjus ou Julen Rochedy, élu à Montélimar. Dans ce dispositif l’Ile-de-France reste un point de faiblesse. Raisons ethniques (le « grand remplacement ») et sociologiques (la « boboïsation ») en sont les causes principales, aggravées sans doute par des problèmes de leadership régional. On observera à cet égard l’écart entre Lyon (12%) et Paris (6%, malgré l’espace à droite laissé disponible par NKM). En Ile-de-France, on notera toutefois le très beau score de Dominique Joly (26%) à Villeneuve Saint-Georges, fruit, lui aussi, d’un long travail d’implantation.
7-L’effort d’ouverture
Le RBM s’est aussi élargi à de nombreux candidats venus d’ailleurs. La solution la plus intelligente a été trouvée à Béziers où Robert Ménard, issu de Reporters sans frontières, a conduit une liste de large union sans concurrence et avec le soutien du FN – une situation qu’il a résumée ainsi : « Je n’ai que 5 FN sur ma liste mais je suis fier de leur soutien ». Une attitude sans complexe qui a porté ses fruits.
Conclusions
Le deuxième tour des municipales se présente donc bien pour le FN malgré la campagne de haine et de dénigrement que les médias de propagande ne manqueront pas d’entretenir. Les élections qui suivront sont aussi prometteuses pour le RBM. Pour autant, il ne faut pas sous-estimer les capacités de défense du Système sur lesquelles Polémia reviendra dès la semaine prochaine. En donnant aussi des pistes de riposte…
Jean-Yves Le Gallou
http://www.polemia.com/percee-bleue-marine-la-fin-du-theatre-de-la-bipolarisation/ -
2e tour : Bernard Antony appelle à amplifier la déroute de la gauche
Communiqué de Bernard Antony :
"L’Institut du Pays Libre se réjouit de la déroute des candidats du pouvoir socialiste aux élections municipales.
Illégitime moralement après avoir fait voter des lois contre-nature, l’évidence c ‘est qu’il n’a pas non plus de justification démocratique. François Hollande ferait bien de démissionner ou, pour le moins, de dissoudre l’Assemblée Nationale.
Pour le second tour des élections l’Institut du Pays Libre appelle à faire battre partout la gauche là où elle est encore en position de l’emporter, si du moins les candidats de la pseudo-droite ne sont pas aussi gauchis que ceux de la gauche.
Ainsi à Paris est-il inutile de voter dans son arrondissement pour madame Kosciusko-Morizet, qui ne répond vraiment à aucun des critères de bien commun de la droite de conviction.
À Toulouse, en revanche, pour faire battre l’exécrable maire gauchiste Pierre Cohen, on doit se résoudre à voter pour Jean-Luc Moudenc, candidat du moindre mal.
À Pau, le laïcisme, aussi agressif que celui des socialistes, de François Bayrou contre toute expression en politique des valeurs chrétiennes ne permet pas un vote en sa faveur.
L’Institut du Pays Libre invite à voter pour tous les candidats du Front National susceptibles de l’emporter même si hélas, il faut le dire, certains sont bien éloignés des exigences de la droite de conviction sur la défense de la vie, de la famille, des libertés.
L’Institut du Pays Libre invite tous les membres des réseaux amis à se mobiliser ardemment pour faire élire ses amis Thibaut de La Tocnaye à Cavaillon, Hervé de Lépinau à Carpentras et à amplifier le très beau résultat à Bollène de Marie-Claude Bompard, qui frise à quelques voix sa réélection au premier tour. Il la félicite et félicite son mari, notre ami Jacques Bompard, de sa quatrième et triomphale réélection."
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Les hirondelles FN annoncent le printemps
« Les sondages c’est comme le parfum, il faut les humer mais ne pas les boire » aimait à dire l’ex Premier ministre israélien Shimon Péres. Une distance et une prudence à conserver vis-à-vis des enquêtes d’opinion qui se sont vérifiées dimanche puisque médias et politologues n’ont pas su prévoir les deux enseignements majeurs de ce premier tour des élections municipales. Ceux-ci ont été énoncés par Jean-Marc Ayrault lui-même hier soir, lors de sa déclaration officielle : l’ampleur de l’abstention et la très forte poussée du FN. Bien sûr, la claque administrée à la gauche hier avait été logiquement anticipée par tous les observateurs au regard de l’impopularité record de la politique gouvernementale.
Certes, Paris confirme sa différence, en permettant à Anne Hidalgo, en ballottage favorable, d’espérer succéder à M. Delanoë. Elle est distancée par NKM de trois points au premier tour, laquelle fait un meilleur score que prévu. Mais cette dernière ne devrait pas être en mesure de l’emporter dimanche prochain, dans les arrondissements décisifs des XIIe et XIVe. Et nous voyons mal les 6% d’électeurs FN de la capitale se précipiter à son secours…
Mais ailleurs, le désaveu est terrible pour le PS, ses alliés communistes et Verts dont les scores de premier tour, notamment ceux enregistrés par les maires sortants, s’effondrent par rapport à 2008. Symbole, après 60 ans de gouvernance de la gauche, Niort a basculé à droite, la capacité du PS à conserver Strasbourg et Toulouse, conquises en 2008, est tout sauf évidente, elle risque aussi de perdre Amiens, Angers, Reims, Saint-Etienne, Laval…
Si plusieurs ténors de l’UMP ont été réélus dés le premier tour -Edouard Philippe Au Havre, Alain Juppé à Bordeaux, Xavier Bertrand à Saint-Quentin, Jean-François Copé à Meaux, François Baroin à Troyes…-c’est bien la vague nationale, la vague bleu Marine qui a déferlé bien au delà de ce qu’indiquait les sondages, qui a surpris le microcosme.
Dans la deuxième ville de France, à Marseille, véritable coup de tonnerre, les listes FN conduites par Stéphane Ravier (en tête dans le 7éme secteur où il se présentait avec plus de 32% de suffrages) devancent nettement celles du socialiste Patrick Mennucci, avec environ 22% des suffrages contre 20% au PS.
Victoire emblématique à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), où les corrompus sont balayés dès le premier tour avec l’élection du Secrétaire général du FN, Steeve Briois (50,26%). Les listes patriotiques arrivent en tête à Béziers (Hérault), où le journaliste indépendant Robert Ménard, soutenu par le FN et DLR de M. Dupont-Aignan, enregistre 45% des suffrages ; à Saint-Gilles (Gard), avec le député et candidat RBM Gilbert Collard qui a totalisé 42,6% des suffrages; à Fréjus (Var) avec David Rachline qui passe la barre des 40% ; à Tarascon (Bouches-du-Rhône) où Valérie Laupies a obtenu plus de 39% des voix . Nos amis cités ici peuvent s’attendre dans les heures qui viennent à une très forte adversité des tenants du Système qui feront tout pour garder leurs fromages…
Sont aussi en tête avec des scores oscillant entre 32 et 37%, mais dans un rapport de force, une configuration rendant une victoire peut être encore plus difficile, Louis Aliot à Perpignan (Pyrénées Orientales), Florian Philippot à Forbach (Moselle), Julien Sanchez à Beaucaire (Gard), Hervé de Lépinau à Carpentras, dans un département du Vaucluse où les 12 listes du FN sont toutes qualifiées pour le second tour.
Seule la victoire du maire sortant à Sorgues dés le premier tour prive la liste FN conduite par Gérard Gérent (plus de 33% des voix) et sur laquelle figurait à la dixième place Marion Maréchal-Le Pen, d’un second tour.
A Hyères (Var), où Bruno Gollnisch était confronté à deux candidats de droite solidement implantés et bénéficiant de nombreux réseaux clientélistes, le député FN parvient à accrocher un second tour en réunissant près d’un électeur sur cinq (17, 97%). Il se hisse en troisième position derrière le maire sortant Jacques Politi (sans étiquette, divers droite, 27,65%) et le député UMP Jean-Pierre Giran (24,96%), mais devant les candidats de la gauche et de l’UDI.
Le Front National a d’ores et déjà engrangé 472 conseillers municipaux, 102 conseillers communautaires, et sera présent dans 315 villes au second tour dimanche prochain. Rappelons aussi que le FN récolte les fruits de l’effort remarquable qu’il a conduit pour étendre son implantation. Ainsi, sur les 2000 communes où ces élections étaient marquées par des affrontements entre candidats investis par l’UMP, le PS et leurs partis satellites, le FN était présent d’un plus d’un quart d’entre elles avec 597 listes.
Marine Le Pen l’a dit dés hier soir sur le plateau de TF1, ce premier tour permet de prime abord de constater que « l’implantation du FN est voulue par les Français », nous assistons à «la fin de la bipolarisation de la vie politique française », « les Français viennent de reprendre leur liberté !». «La vie ne se résume pas à faire gagner la droite ou la gauche, nous voulons défendre les intérêts de nos compatriotes ». Et de préciser encore que le FN, contrairement a une idée mainte fois rabâchée, à tort nous l’avons vu lors des dernières partielles, peut disposer de réserves de voix supplémentaires pour s’imposer au second tour dimanche prochain.
Les réactions des partis du système ont été à la hauteur de leur désarroi. Jean-François Copé a lancé un appel solennel duquel il ressort qu’il faut faire battre le FN en ne votant pas pour ses candidats. « Le FN est notre adversaire » a renchéri le député UMP Bruno Lemaire. «Le FN en tête c’est grave » a commenté la vice-présidente de l’UDI Rama Yade. Les ministres Hamon, Peillon, Vallaud-Belkacem, le porte-parole du PS David Assouline, Jean-Marc Ayrault, etc., ont appelé au Front républicain, à « tout faire pour empêcher le FN de conquérir des villes ».
Bruno Gollnisch a dit et répété que l’abstention serait la clé de ce scrutin. Et celle-ci a en effet atteint un niveau inégalé pour des élections municipales avec plus de 38%, encore en forte hausse par rapport à 2008 (33,46 %) et 2001 (33,5%).
Une abstention qui répond à une certaine logique puisque les Français considèrent que l’Etat au sens large n’a plus les moyens de peser sur le cours des choses, tant il est vrai que les transferts de souveraineté opérée vis-à-vis de Bruxelles sont importants. Constat auquel s’ajoute le sentiment que les hommes politiques se désintéressent de leur sort, voire sont corrompus et malhonnêtes.
Une grève du vote qui a plus touché les sympathisants du PS que ceux de l’UMP, très forte aussi dans les quartiers pluriels qui ont manifesté leur défiance vis-à-vis de la gauche. Nous le constatons de manière emblématique à Marseille mais aussi dans plusieurs villes d’Ile-de-France. Emmanuel Rivière, directeur du département opinion de TNS-Sofres, expliquait sur LCI qu’il s’agit d’ «une abstention sociologique des catégories populaires et des jeunes (…) et d’une abstention politique avec une très forte abstention dans les bastions de gauche».
Une gauche qui paye non seulement son incapacité à endiguer la crise sociale et économique, mais aussi les avancées sociétales dont elle s’enorgueillit, qui passent mal également auprès de cet électorat, tout comme les gesticulations médiatiques et les croisades de Manuel Valls de ces derniers mois…
Les politologues ont insisté depuis le début de la campagne sur la notion d’«abstention différentielle ». «L’enjeu est de savoir qui (de la droite ou de la gauche) en souffrira le plus », analysait en mars Dominique Reynié, professeur à Sciences Po. Il est significatif que les villes qui ont le plus voté sont principalement situées dans le Sud-Est, là où les listes FN-RBM ont réalisé quelques-uns de leurs meilleurs résultats.
A l’évidence l’électorat FN s’est mobilisé plus que les autres, conscient de l’enjeu, de la possibilité d’avoir des élus. Comme aime à la dire Bruno Gollnishch, on ne va pas au cinéma quand on passe toujours le même film, et là, le changement était bien à la clé ! Si nos compatriotes, les nombreux abstentionnistes déçus par l’UMPS, arrivent à s’en convaincre de manière encore plus massive, les bonnes nouvelles pour la France et les Français devraient se poursuivre dimanche prochain et aux élections européennes. Puissent les hirondelles FN annoncer la fin de l’hiver mondialiste !
http://gollnisch.com/2014/03/24/les-hirondelles-fn-annoncent-printemps/
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Journal hebdomadaire -- 17 mars 2014
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Zemmour sur les 22% du FN à Marseille : « C’est une ville populaire et pas encore de bobos » (vidéo)
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700 : dernière estimation du nombre de nos jeunes jihadistes…
Il y eut 300. La Grèce. La Perse, Léonidas et Xérès. La bataille des Thermopyles. Moins 480 avant JC. Le film. Et puis il y eut 700. La France. L’immigration. L’islam, Hollande, la Bastille et ses drapeaux. 1435 de l’année de l’hégire en cours.
700. Ce n’est pas le titre d’un film, d’une fiction. 700 c’est la réalité. 700, c’est la dernière estimation du nombre des jeunes musulmans de France, jihadistes en herbe biberonnés aux valeurs multiculturelles de ladite République, pas encore islamique, qui sont partis prêter main forte à leur frères en Syrie. À leurs frères de souche, citoyens sans frontières de l’Oumma.
700, c’est presque un régiment. En cette période de disette, de restrictions et de coupes dans les budgets de notre défense nationale…. Lire la suiteLien permanent Catégories : actualité, France et politique française, immigration, insécurité, lobby, religion 0 commentaire -
Le militantisme social au XXIème siècle
Des constats et des initiatives pour une révolution des esprits et des actes
Un terrain occupé par un géant aux pieds d’argile
Le terrain social a été depuis des décennies occupé par des groupes et des personnalités issus de l’extrême gauche, notamment trotskyste (et gramschiste). Cette dernière a fait intelligemment du social son creuset, en investissant par le biais d’associations et de syndicats les milieux sociaux et éducatifs. Elle a eu par ce biais une influence déterminante bien que moins visible que la sphère électoraliste sur notre société.
Deux phénomènes en particulier sont venus remettre en cause le bien fondé de cette stratégie pourtant autrefois très efficace. Ces deux éléments sont des exemples concrets de cette pensée unique, dans laquelle vont se retrouver ceux qu’on nous présente comme illusoirement opposés (c'est-à-dire ici les néolibéraux de « droite », et la « gauche » considérée par ses différents courants)
Premièrement l’immigration massive, elle s’est imposée depuis les années 60 et s’est progressivement accélérée. La doctrine politique sociale développée par les associations gauchisantes s’est adaptée d’une façon à la fois naïve et calculatrice à ce nouveau flux. Calculatrice, car les immigrés extra-européens (et surtout africains) représentent des clients associatifs faciles à appâter, et un électorat aisé au niveau de l’Etat, surtout si vous les aidez sur le plan matériel. On régularise à tour de bras, et on investit massivement dans le terrain social immigré construisant ainsi une certaine clientélisation. Elle est aussi naïve, car les immigrés extra-européens n’oublient pas si aisément leurs racines, et un réel repli communautaire est constatable. Partout on assiste à un développement féroce d’une véritable haine contre la France, et d’une entraide avant tout ethnique et religieuse bien loin de « l’idéal » républicain, et surtout gauchiste universalisant et laïque. Le précepte de base, était de supposer que la prospérité économique entrainerait une intégration automatique soutenue par une politique sociale étendue. Oui mais voilà, la prospérité économique espérée du modèle néolibéral de libre marché (par la gauche dite « socialiste » elle-même !) s’est révélée illusoire, aggravant encore son décalage par rapport à la réalité. L’économie se dégrade inexorablement, exacerbant d’autant les relations entre groupes ethniques.
Le tissu associatif d’extrême gauche mis en place sera peu à peu supplanté et détourné par les populations qu’ils ont aidées. Cette stratégie est donc vouée à l’échec sur le long terme. On peut étudier par exemple cet effet sur le terrain syndical par exemple, avec les politiques suicidaires de la CGT qui tente de survivre à l’heure mondialisée, en promouvant la protection des travailleurs immigrés. Les intérêts du grand Capital rejoignant comme souvent ceux des plus gauchisants, avec la constitution d’une armée de réserve en termes d’employés maintenant les salaires bas.
Deuxièmement c’est la mondialisation. Une politique sociale n’a de sens que dans un système un tant soit peu protectionniste. Mettre en concurrence des économies ne disposant pas des mêmes bases de protection sociale n’a aucun sens. Cela revient à importer la misère des autres continents en Europe. L’appauvrissement et l’endettement de la France ces dernières années est inéluctable sur cette pente hypocrite. La gauche n’a pas d’issue, elle qui n’a d’ailleurs plus rien de socialiste, empêtrée dans l’économie de marché, désormais envisagée comme une fatalité. Là réside une nouvelle collusion avec les élites politico-financières néolibérales qui voient dans la Mondialisation une opportunité d’enrichissement (presque) sans limite. Les structures sociales mises en place par l’Etat et ses avatars associatifs sont donc condamnées au déclin dans un système économique incohérent. Elles trouveront notamment leur bornes dans l’accumulation de dettes colossales, et l’impossibilité de financer une aide sociale au budget faramineux.
Ces constats nullement nouveaux nous amènent à considérer au delà de la situation alarmante de notre pays, une multitude de possibilités sur le terrain social pour notre bord. En effet, la politique sociale de l’Etat et ses mignons repose sur une double contradiction, d’un système économique absurde et déficitaire, orientée massivement vers des populations qui lui sont en définitive assez hostiles. Chaque contradiction de l’Etat est une fissure dans laquelle nous pouvons investir et construire notre modèle de société alternatif.
Une prise de conscience
Indéniablement, il y a eu une véritable prise de conscience de l’importance du social dans nos milieux en Europe ces dernières années. En France on a pu voir l’association SDF (Solidarité des Français) et sa soupe au cochon par exemple. Ceci est aussi visible à l’échelle de notre continent par la remarquable Casapound (Association italienne…) qui a fait d’une façon innovante du social son creuset. Mais l’exemple contemporain le plus probant illustrant le caractère décisif que représente le social est à chercher hors de nos frontières. Certains précurseurs ont conçu le social comme une nécessité humaine communautaire, mais aussi comme une arme politique. Ainsi, la pensée pragmatique du fondateur des Frères Musulmans (Hassan El-Banna) ne se leurrait pas dans une hypothétique conquête violente« par le grand soir » de l’État égyptien, ni même une ascension par les urnes qui ne constituaient qu’un point ultime de sa stratégie. Au contraire, il considérait que la lutte politique devait se mener par le bas avec le social.
L’idée de fond repose sur le développement d’un réseau d’entraide efficace et solidaire qui profiterait des défaillances de l’État. L’objectif était de changer profondément les mentalités, afin d’intégrer à un réseau, l’individu, la famille, le peuple (par ses syndicats, associations, villes etc.) puis l’État lui-même. Nous avons pu constater l’efficacité de cette méthode ces dernières années par la montée en puissance des Frères Musulmans en Égypte. Directement héritiers de cette école de pensée en Palestine, le Hamas ne s’est présenté aux élections législatives qu’après des dizaines d’années de travail social acharné, et une forte implantation au niveau municipal. Le résultat y est révélateur, avec une prise de position de tout premier ordre dans la vie politique locale. De la même manière, le Hezbollah s’est implanté durablement au Liban par cette voie jouant un rôle tout à fait majeur dans la sphère politique nationale. Certes, ces ascensions politiques reposent sur le pilier d’une religion, mais le nôtre s’appelle identité française et paneuropéenne, et il peut-être tout aussi fort.
Il est donc plus que temps de bâtir notre vision du social, qui s’est démontré être une voie réaliste vers l’accession à des postes clés du pouvoir. Le laisser à l’extrême gauche a mené notre pays et notre continent à la ruine, c’est donc une nécessité de le réinvestir.
C’est aussi une autre vision du militantisme, non plus axée sur la dénonciation ou la contestation, mais au contraire vers une démarche créatrice et positive. Cela suppose un véritable changement d’esprit, nous ne devons plus nous contenter de coller des affiches ou créer des pages web au contenu enflammé, mais agir avec sérieux dans le réel pour et par notre communauté.
Réalisme et professionnalisation
Le constat assez terrible après des années de militantisme reste le même pour beaucoup de groupes, quel amateurisme ! Comme démontré plus haut, les exemples d’organisations qui ont réussi sur cette voie, ont véritablement transformé leur façon de militer et surtout d’envisager le militantisme social. S’engager politiquement dans le social n’est plus un loisir consommateur, c’est une activité positive de création (ce qui n’exclut pas les bons moments loin de là !), pour la première fois on ne se contente plus de recevoir, on créé du lien, des projets, on émet sa vision du monde. On ne vient pas soulager sa mauvaise conscience, on vient rétablir l’équilibre d’une Société, la cohérence d’un Tout harmonieux, imposer une justice sociale pour sa communauté.
Cette conscience se traduit par un souci d’efficacité, car on croit à sa cause, à son avenir, la nostalgie est déjà loin. Le fil de l’identité nous lie à nos aïeux par un fond commun, mais à chaque génération ses symboles, ses combats et ses méthodes. Le militantisme social est une vocation pour ceux qui veulent gagner et voir dans leurs actions un résultat concret, notamment sur le long terme. Il nécessite le développement de qualités assez proches du monde professionnel. Sens des responsabilités, organisation, innovation, gestion de projet, travail d’équipe, la liste pourrait être longue.
C’est une véritable professionnalisation qui peut avoir un intérêt partagé pour l’organisation et ses militants. L’organisation voit son efficacité démultipliée et solidement ancrée dans le long terme (un bel exemple est représenté par l’association Solidarité Kosovo). Les militants se forment et évoluent avec l’organisation, développant même des compétences qu’ils pourront utiliser dans leur vie professionnelle et personnelle (Montage vidéo, gestion de projet, informatique etc.). Organiser des réunions efficaces et constructives, des débriefings, structurer les tâches en équipe en fonction des compétences, des responsabilités et des envies des bénévoles. C’est tout simplement donner les moyens à ses initiatives de réussir et à ses militants de s’engager plus en avant, voyant le fruit de leur labeur se développer.
C’est aussi adopter une politique de communication adaptée, par une subtile alchimie à atteindre entre rechercher l’intérêt des individus aidés, et celui de son organisation. Nous sommes au cœur de notre communauté, le cynisme marchand n’a pas sa place. Ce n’est pas pour autant que nous devons négliger le réalisme et l’efficacité d’une communication fondamentale à la réussite d’une cause, qui aura en définitive des effets salvateurs pour toute notre communauté.
ESF dans tout ça
Le combat social a donc encore à bien des égards de belles heures devant lui. C’est fort de cette réflexion que nous avons développé à notre échelle le projet ESF (Entraide Solidarité Famille). Une initiative réalisée dans le cadre de l’association Solidarité Populaire. Il vise à venir en aide aux familles d’origine européenne en situation précaire.
Nous sommes partis de plusieurs constats dans une Europe en pleine paupérisation. Premièrement, une situation économique et sociale extrêmement défavorable à ces familles, que nous pouvons constater par des indicateurs variés comme la hausse du chômage, du prix des denrées alimentaires et de l’énergie, ainsi que le coût du logement. Tous ces facteurs impactent directement des personnes qui peinent à s’en sortir à la fin du mois, malgré leur volonté de subvenir à leurs besoins. Deuxièmement, c’est le manque de solidarité que nous pouvons constater au sein de notre communauté, là où les extra-européens ont développé de véritables réseaux d’entraide. Enfin comme abordé plus haut, l’Etat français par sa politique immigrationniste suicidaire privilégie une minorité qui n’en est déjà plus une dans nombre de nos quartiers, ceci par le détournement massif des prestations sociales. Pour toutes ces raisons, il nous a semblé qu’il était plus que temps de développer notre propre maillage communautaire européen.
L’entraide aux familles et aux individus se réalise en plusieurs étapes et par différents biais
Premièrement, nous prenons contact, nous discutons, nous prenons le temps de connaitre nos interlocuteurs. Nous expliquons le fonctionnement et les principes de ce réseau de solidarité, nous nous assurons que cela est compris et accepté. L’idée est d’intégrer des familles et des individus qui partagent « un minimum » nos principes, et une volonté de participer à ce lien d’entraide dans les deux sens. L’objectif n’étant pas d’en faire des perpétuels assistés mais de les aider à remonter la pente. Dans un premier temps, nous organisons des convois chargés de biens de première nécessité. Nous envisageons ensuite avec les personnes leurs besoins à court, moyen et long terme. Puis, en lien avec nos moyens, nous réfléchissions à la meilleure manière de les aider et de les accompagner dans leurs projets variés (cela peut-être de la formation, permis de conduire, rénovation de bâtiment etc.). Nous pouvons les aider directement et/ou leur proposer différentes solutions comme le microcrédit. Ils sont progressivement intégrés au réseau d’entraide et pourront dans l’idéal aider d’autres familles et individus dans une situation similaire. Ils peuvent enfin participer aux diverses activités du MAS.
Une action ancrée dans le réel
Concrètement au niveau matériel, c’est déjà plusieurs convois chargés de biens de première nécessité, un camion de 20m3 de matériel pour le chantier d’isolation. Mais c’est aussi une aventure sur le plan humain, de nombreux bénévoles vont travailler sur un chantier, et ont partagés des moments très conviviaux avec les familles. C’est aussi ça la solidarité et le social, des liens humains, et des bons moments passés ensembles. Tous les militants qui ont participé à ce genre d’intervention en ont gardé un souvenir ravi. C’est aussi l’occasion de développer des compétences variées selon les cas, et d’agir concrètement sur le terrain social.
Il est possible de nous aider de plusieurs manières.
Le nerf de la guerre reste les dons, qui rendent possible notre activité, mais pas seulement.
Sur le plan humain, il est tout à fait possible de nous soutenir selon ses spécialités et envies. Les bonnes volontés peuvent prendre des formes diverses, comme le conseil spécialisé selon les compétences de chacun (bâtiment, juridique etc.) ou encore la participation aux chantiers.
Dernier point et pas des moindres, n’hésitez pas non plus à nous signaler une famille en précarité qui pourrait bénéficier de notre soutien. Nous les contacterons dans les plus brefs délais, et tâcherons de les aider du mieux que nous pourrons dans la limite de nos moyens et selon leurs besoins exprimés.
http://www.solidaritepopulaire.com/
Renaud (Projet ESF) pour le Cercle Non Conforme
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Elections municipales 2014
Au delà de la soupe politicienne et du partage de gâteau républicain, ces élections municipales envoient des signaux plutôt réjouissants :
- la sévère gifle que prend le parti socialiste, payant l’impopularité du gouvernement et le rejet de sa politique (incapacité de régler des problèmes économiques et sociaux, fiscalisme croissant, politique morale délirante et brutale…)
- une abstention record (35,9 % des inscrits), plus forte à chaque consultation, qui signifie bien le rejet et le dégoût d’une partie grandissante de la population envers le Système politicien. C’est toujours une base de travail qui s’élargit, pour les révolutionnaires…
- la poussée, la percée même, du FN et de listes nationalistes indépendantes, qui traduit globalement un rejet croissant du mondialisme, de l’invasion et de l’UMPS.
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"Lorsque le FN est fort, le PS recule"
Marine Le Pen est interrogée dans Le Figaro. Extraits :
"La surprise est le retour du Front national dans des grandes villes, notamment Perpignan, Marseille, Metz, Lille, Strasbourg, Lyon. Ce retour est l'un des grands enseignements. Ensuite, j'observe que le Front national ramène des électeurs aux urnes puisque dans des villes où il est fort, l'abstention est moins importante qu'ailleurs. Le FN est aussi le mouvement capable de faire échouer le PS. À ce titre, le cas de Marseille est absolument emblématique. [...]
Que ferez-vous au second tour? Quelles seront vos consignes face à d'éventuelles possibilités d'alliances?
La règle générale est le maintien des candidats. Cela concernera l'immense majorité de ces 315 seconds tours car les électeurs du Front national votent Front national pour avoir des élus Front national. Je crois, d'ailleurs, que c'est ce que l'UMP n'a toujours pas compris. Pour le reste, il y aura peut-être quelques exceptions, mais nous ne sommes pas capables de le dire aujourd'hui. Attendez-vous à ce qu'il y en ait peu car ce seront des exceptions. Je n'ai jamais dit «jamais», et j'ai toujours envisagé cette possibilité de fusions de listes avec, pourquoi pas, quelqu'un qui quitterait par exemple l'UMP puisque qu'ils ont annoncé, à l'UMP, qu'ils les excluraient. Je ne parle évidemment que de situations où nous serions en tête. Il s'agit de faire le rassemblement autour de nous. Ce n'est pas nous qui allons fusionner avec une liste. Cela concerne des listes FN avec des candidats arrivés en tête.
Craignez-vous le Front républicain du second tour?
Il est mort. On ne peut donc pas craindre un mort. La pathétique déclaration de Monsieur Ayrault dimanche soir l'a démontré. Il n'y croyait pas lui-même. On aurait dit un disque rayé des années 80! C'était pitoyable. En réalité, il n'y a plus de Front républicain, et le PS le constatera sur le terrain car, évidemment, les candidats PS arrivés en troisième position, sauf à faire une croix sur toute présence au conseil municipal, ne se retireront pas.
Quels sont les symboles les plus importants de ce premier tour?
Le premier est Hénin-Beaumont. On n'a pas assez mesuré le caractère extraordinaire d'un Front national vainqueur dès le premier tour, quand on sait qu'il est si difficile de gagner lorsqu'on n'est pas sortant. C'est donc un résultat exceptionnel. Je peux citer aussi Marseille qui montre que, lorsque le FN est fort, le PS recule. Nous avions déjà fait cette démonstration à Hénin-Beaumont et dans l'ensemble du bassin minier du Pas-de-Calais. Ensuite, Perpignan, une ville de 120.000 habitants, incarne notre retour dans les grandes villes. Mais je pourrais encore citer Villers-Coterêt, Forbach… Notre percée dans l'Ouest, avec 17 % à Fougères, une présence au second tour à Laval, même à Nantes, une ville extrêmement difficile pour le FN où nous ratons le second tour à quelques centièmes."