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France et politique française - Page 4911

  • Arnaud Montebourg empêche le développement de Dailymotion

    Lu sur Authueil :

    "Arnaud Montebourg vient de bloquer le rachat de Dailymotion, filiale du groupe Orange, à Yahoo. [...] Dailymotion est une belle réussite française, un trop rare exemple de start-up qui a réussi à grossir pour se tailler une place au soleil au niveau mondial. [...] Elle s'est adossée au groupe Orange, leader français des télécoms. Jusqu'ici tout va bien, la pépite grossit tout en restant dans le giron national, ce qui permet d'espérer qu'un acteur français puisse enfin émerger. Cela permet de faire régulièrement retentir des cocoricos, et ça, en France, on aime. Pourtant, industriellement, je vois mal ce que Dailymotion fait chez Orange, alors que je vois très bien ce que Dailymotion peut apporter à Yahoo. Je vois également mal comment Orange peut assurer seul le financement de la nouvelle phase de développement de dailymotion.

    Dailymotion est une plate-forme de contenus audiovisuels, dont tout groupe positionné dans le secteur des contenus se doit d'être en possession. Il faut avoir l'ensemble des outils pour être au top mondial. Ce n'est pas du tout par hasard que Google a racheté youtube, et c'est justement pour pouvoir rivaliser avec Google que Yahoo a cherché à acquérir Dailymotion. Il y a une véritable logique industrielle à ce rapprochement, et c'est même vital pour Yahoo, en perte de vitesse, s'il veut rester dans la course. Si on veut affaiblir Google, plutôt que de lui coller des procès, on peut aider un vrai concurrent à émerger, en lui donnant tous les outils et les atouts pour aller chatouiller le grand méchant Google. Il n'y a pas beaucoup d'acteurs qui peuvent le faire. Il y a Yahoo et Microsoft, et c'est à peu près tout. On vient gentiment de tirer dans les pattes de Yahoo. Il doivent être en train de boire le champagne à Mountain view.

    [...] La position d'Arnaud Montebourg est parfaitement logique et cohérente, mais ne sert que son intérêt à lui. Pour Dailymotion, c'est une catastrophe, car Orange n'a pas les moyens de lui permettre de franchir la prochaine étape de son développement. Quand on vise le marché mondial, on ne peut pas rester franco-français, et surtout, on a besoin de beaucoup de capitaux que le marché français ne peut pas apporter. Entre permettre un vrai développement de Dailymotion, donc des emplois en plus, avec le risque qu'une partie des emplois ne soit pas en France, et brider ce développement pour s'assurer que les emplois restent bien tous en France, Montebourg a logiquement choisit la deuxième solution. L'allergie française au risque a encore frappé..."

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Justice : Hollande rattrapé par son passé

    Hollande respectera-t-il son engagement pris à la télévision de répondre à toute convocation de la Justice ?

    Délivrera, délivrera pas... Depuis lundi, un bras de fer oppose un huissier de justice au cabinet de l'Élysée. Il faut dire que l'enjeu est de taille...
    Une association veut "inviter" le président de la République à venir déposer lors du procès du sénateur René Teulade, l'ex-député suppléant en Corrèze de François Hollandecondamné en 2011 pour avoir bénéficié d'avantages indus au détriment de la Mutuelle retraite de la fonction publique (MRFP).¢ 
    Si l'article 67 de la Constitution empêche le président de la République d'être cité ou convoqué au cours d'un procès, le CIDS, partie civile dans le procès Teulade, veut contourner la loi en invitant simplement le chef de l'État à déposer. L'association, via son avocat Me Stéphane Bonifacci, s'appuie sur les déclarations tonitruantes de François Hollande, le 2 mai 2012, lors d'un débat télévisé avec Nicolas Sarkozy.
    Le candidat s'était alors engagé à répondre aux convocations de la justice : "Moi, président de la République, j'aurai aussi à cœur de ne pas avoir un statut pénal du chef de l'État ; je le ferai réformer, de façon à ce que si des actes antérieurs à ma prise de fonction venaient à être contestés, je puisse, dans certaines conditions, me rendre à la convocation de tel ou tel magistrat ou m'expliquer devant un certain nombre d'instances."

    "NOUS AIMERIONS OBTENIR VOS RÉFLEXIONS..."

    À ce jour, François Hollande n'a toujours pas réformé le Code pénal, mais l'avocat du CIDS considère que rien n'empêche le chef de l'État de répondre à l'invitation d'une partie civile lors d'un procès, a fortiori quand il s'agit de celui de son ancien suppléant.
    François Hollande avait été entendu lors de l'instruction en tant que trésorier d'une association qui avait bénéficié gratuitement de locaux de la MRFP alors présidée par René Teulade. "Vous aviez alors expliqué que vous ne vous étiez pas interrogé sur les conditions financières de l'occupation par votre association des locaux appartenant à la MRFP", rappelle Me Stéphane Bonifacci dans sa fameuse invitation que « Le Point » a pu consulter. Pour justifier sa requête, l'avocat du CIDS revient aussi sur les déclarations du président de la République lors du Congrès de la Mutualité française, le 20 octobre 2012.
    "Je salue les présidents qui ont marqué l'histoire de votre organisation. René Teulade, auquel je suis lié par une fidélité corrézienne...", avait lancé François Hollande depuis la tribune.
    Aujourd'hui, cette salutation et cette fidélité à un élu condamné en première instance à 18 mois de prison avec sursis suscitent les interrogations du CIDS, notamment "sur le lien que pourrait avoir cet hommage avec les conditions d'occupation de locaux de la MRFP par l'association dont François Hollande était le trésorier", observe Me Bonifacci.
    Et le conseil de la CIDS d'enfoncer le clou dans sa requête. "Nous aimerions obtenir vos réflexions sur ces faits. Nous aimerions également vous demander si vous pensez que René Teulade a eu une influence bénéfique sur le monde de la Mutualité française et si sa gestion pourrait être à l'origine des préjudices considérables subis par 500 000 adhérents du produit CREF, et ce alors que d'autres, dont l'association dont vous étiez le trésorier, profitaient des largesses de la MRFP qu'il présidait."
    Aujourd'hui, le passé de François Hollande le rattrape jusque sous les fenêtres du palais de l'Élysée.
    Mardi Me Parter, l'huissier chargé par le CDIS de transmettre à François Hollande la fameuse "invitation", s'est cassé les dents.
    Le responsable de la Garde républicaine a fait savoir qu'elle empêcherait l'huissier de pénétrer dans le palais de l'Élysée. Auparavant, Pierre Valex, le conseiller justice de l'Élysée, avait fait savoir à l'huissier que le président n'accuserait pas réception.¢
  • Un Premier mai sans jérémiades

    130502

    L'échec des mobilisations syndicales ne doit pas seulement à la pluie, aux vacances scolaires ou à d'autres démagogies qualifiées de populistes. Elles se sont présentées d'ailleurs divisées, la CGT et FO marxistes, d'un côté, CFDT, CFTC et UNSA réformistes de l'autre.

    Ces manifestations ratées d'hier ne préjugent certes pas non plus du nombre de gens que rassembleront les camarades du Front de gauche, additionnant désormais les gauchistes, les trotskistes et les paléo-communistes, "tous ensemble", le 5 mai à la Bastille.

    Mais elles marquent le recul désormais évident d'une espérance et d'une illusion. La pression sociale des "indignés" qui ne proposent rien ne rallie pas les foules malgré l'impressionnante persistance de l'appareil CGT.

    La défaite en 2012 du président sortant tenait, ne l'oublions pas, à de nombreux facteurs. Parmi ceux-ci on rappellera sa renonciation à la rupture. Promise en 2006 par le candidat Sarkozy, elle le démarquait des chiraquiens. On espérait en finir avec les nuisances héritées du socialisme étatique. Or celles-ci portent aujourd'hui comme hier la responsabilité de la crise et du chômage. Dès 2008, sous prétexte de faire face à la crise cette ligne avait été abandonnée. Contre la réélection de l'hyper président s'accumulaient aussi les imprécations les plus irrationnelles : "Tout sauf Sarkozy" répétaient à l'envi, depuis 2006, les perroquets nostalgiques du gouvernement Villepin, manipulant les officines les plus imbéciles ou les plus impunément actives au sein d'une certaine petite droite. Cela ne doit pas être oublié, s'agissant des instruments de cette manœuvre, mais cela appartient au passé.

    À un an de distance on doit aussi se souvenir en effet qu'une part d'attentes sociales existait. Elle était organisée, aussi, paradoxalement au sein des personnels des diverses fonctions publiques. Les revendications, ou plutôt les réticences devant les réformes nécessaires animaient le gros des forces électorales. La frange droitière citée plus haut n'en assurait qu'un élément d'appoint marginal, peut-être 2 % de l'électorat, à peine plus que l'écart par lequel M. Hollande fut [mal] élu.

    L'idée qu'un changement du personnel politique apparent mettrait du beurre dans les épinards du pauvre peuple, a laissé la place à un très large sentiment d'écœurement. Cela s'est cristallisé sur l'affaire Cahuzac. Et on pourrait juger abusif qu'un très gros, très impudent, mensonge portant cependant sur 600 000 euros choque plus les consciences que 1 700 milliards de dettes.

    L'opinion réagit sans doute, et depuis toujours, de façon superficielle, sur des terrains imprévus. Remarquons ainsi au passage que le vote de la loi Taubira a été immédiatement suivi le lendemain de la fermeture, à Florange, de ces hauts fourneaux pour lesquels tant de mensonges avaient été proférés par les gouvernements, par les candidats et par les présidents successifs. Et finalement aucune indignation sur ce point ce ne semble, aujourd'hui encore, faire concurrence au raz-de-marée des "Manifs pour tous" qui persistent à rejeter une loi décadentielle, symbolique, diviseuse du pays, dénaturant le mariage et attentant à la famille.

    On ne peut donc qu'enregistrer, en ce moment, d'un point de vue sociologique objectif, le déclin des ressorts immémoriaux du socialisme.

    Faut-il les qualifier de "séculaires" ? On pourrait même les dire "millénaires" !

    En ce premier mai, par exemple, le calendrier ecclésiastique commémore le prophète Jérémie. Hélas, le message de celui-ci, historiquement situé pourtant, est largement confondu, depuis des siècles, avec celle de son école, avec l'esprit des "Lamentations" qu'il n'a probablement pas composées, avec la naissance de ce qui n'a jamais cessé de former la trame du socialisme étatique, c'est-à-dire avec la redistribution obligatoire, substitut trompeur et ruineux de la générosité individuelle et libre.

    Un auteur laïciste comme Ernest Renan l'évoque à bond droit en tant que précurseur et fondateur de cette pente misérabiliste de l'esprit. Voici ce qu'il écrivait il y a plus d'un siècle :

    "Notre opinion arrêtée, à nous autres modernes, étant que le meilleur code religieux est la liberté, — puisque les croyances sont le domaine propre de la conscience de chacun, — ces vieilles législations religieuses de l'Orient se présentent à notre jugement dans des conditions très défavorables. Le côté civil et politique, le côté moral, social, religieux, y sont confondus. Or, à tort ou à raison, nous ne voulons pas que l'État s'occupe des questions morales, sociales, religieuses. La charité et le droit nous paraissent deux domaines distincts. Peut-être est-il bon, en effet, qu'ils soient maintenant séparés ; mais il est sûrement utile qu'autrefois ils aient été réunis. La force fut l'unique reine de l'humanité primitive. Le faible n'eut d'avocats que bien tard.

    Nous croyons que les plus anciens avocats de l'opprimé furent les prophètes d'Israël, et c'est pour cela que nous leur faisons une place si éminente dans l'histoire de la civilisation." (1)⇓

    Ainsi : "Jérémie peut compter entre les hommes qui ont eu le plus d'importance dans l'histoire. S'il n'est pas le fondateur du judaïsme, il en est le grand martyr. Sans cet homme extraordinaire, l'histoire religieuse de l'humanité eût suivi un autre tour : il n'y eût pas eu de christianisme. Le prophétisme juif, en effet, entre avec Jérémie dans une voie toute nouvelle. Sans cet homme extraordinaire, l'histoire religieuse de l'humanité eût suivi un autre cours." (2)⇓

    Il faut observer d'ailleurs que les autorités actuelles du judaïsme d'aujourd'hui semblent moins enthousiastes que le laïciste Renan et surtout que les catholiques progressistes vis-à-vis de l'école se réclamant, abusivement, de Jérémie.

    En consultant la Bible du Rabbinat (3)⇓, on constatera en effet que les fameuses "Lamentations" [Êikha] – qui lui sont attribuées par la tradition chrétienne, et qu'on retrouve, à la suite de son Livre dans les éditions catholiques de l'Ancien Testament, où elles précèdent le livre de Baruch – ne figurent pas dans le recueil des "Prophètes". Chez les Juifs d'aujourd'hui elles appartiennent simplement à la catégorie des "Livres", et Baruch, collaborateur de Jérémie semble passé à la trappe.

    Certes, donc, on ne saurait déduire, de tout cela, la mort de cette forme ancestrale de la pensée archaïque de la gauche : cette pente de l'esprit existera probablement toujours, car son génie consiste à se présenter à chaque génération comme si les vieilleries qu'elle reprend éternellement à son compte faisaient novation par rapport à leurs versions précédentes. (4)⇓.

    Mais au moins aujourd'hui, dans ce malheureux pays en voie de rétrécissement, on peut noter quand même avec une pointe de satisfaction que son influence stagne – alors même que tous les commentateurs agréés voudraient l'imaginer et nous la décrivent comme en plein essor.

    JG Malliarakis  http://www.insolent.fr/

    Apostilles

    1. cf Ernest Renan Histoire du peuple d'Israël ed. Calmann-Lévy 1923 Tome III p. 226-227
    2. cf. Ibidem p. 153-154. 
    3. traduite en 1899 par le grand rabbin Zadoc Kahn elle est aujourd'hui disponible en collection "Judaïca-Poche" aux Éditions Colbo. 
    4. "L'Histoire du communisme avant Marx" de Sudre démontre cette persistance.
  • 34 manifestants pour tous jugés : le semblant de justice en Hollandie dénoncé dans la presse

    A lire cet article de RMC qui donne à penser que la perception du profond malaise du pays atteint les journalistes : 

     

    "Les chefs d'accusation : participation à une manifestation non déclarée et violence à l'encontre des forces de l'ordre. La plupart des 34 manifestants contrele mariage homosexuel qui seront jugés en juin, sont des étudiants et des mères de famille qui se sont rassemblés au mauvais endroit, au mauvais moment. Tous contestent le manque de temps pour constituer leur défense, ils s’estiment victimes d'une justice « à deux vitesse », trop rapide.
    Et les prochaines manifestations des "anti", prévues les 5 et 26 mai prochains, risquent de grossir le chiffre de justiciables (...)

    Hélène, maman de 5 enfants, a passé 48 heures en prison, la semaine dernière, dans une cellule sans matelas. Cette image ne la quitte plus. Aujourd'hui, une autre épreuve l'attend : son procès début juin. La justice lui reproche d'avoir continué à manifester malgré l'interdiction des forces de l'ordre. Elle risque de la prison avec sursis.
    Pour le syndicat de la magistrature, la procédure est très rapide, et le risque est une sanction disproportionnée. Xavier Gadrat, du syndicat de la magistrature, dénonce une justice expéditive : « Elle est tellement rapide que dans ce temps-là il est parfois compliqué de mener une enquête complète ». Une justice rapide mais aussi très coûteuse pour les prévenus. Un collectif s'est formé pour aider financièrement « ces gens qui sont souvent très jeunes et étudiants, et qui n’ont pas l’argent pour faire face ni aux sanctions, ni aux frais de procédure », explique Louis. Tous débourseront en moyenne 1 500 euros de frais d'avocat.

    Parmi les 34 personnes qui seront jugées le mois prochain, Mathieu, présent à la dernière manifestation des anti mariage gay qui a dégénéré. Il risque 2 mois ferme : « Je n’ai pas droit d’aller sur la ville de Paris. Si j’ai un contrôle d’identité sur Paris, je vais tout de suite en cellule, jusqu’à la date de mon procès. Quand on est en recherche d’emploi, c’est un problème ; je n’ai pas accès aux gares parisiennes ». On le soupçonne d'êtrele leader d'un groupuscule. Arrêté le mégaphone à la main, il ne comprend toujours pas : « ça me préoccupe pas mal. Je prépare ma défense, mais je me pose toujours des questions quant à ce qu’on me reproche".

    Lahire  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Les 40 ans de la Fédération du Rhône : discours de Bruno Gollnisch

     

    Discours de Bruno GOLLNISCH à l’occasion des 40 ans de la Fédération du Rhône du Front National

    Bien Chers Amis,

    bruno-gollnisch-jean-marie-le-penQue de chemin parcouru depuis les temps héroïques ou fut fondé le Front National, à l’initiative de celui qui est aujourd’hui notre président d’honneur, et que nous avons tant de plaisir à accueillir aujourd’hui !

    La Fédération du Rhône du Front National, ce ne fut d’abord que quelques militants, acceptant de donner leur nom à ce qui n’était encore qu’une formation politique marginale, ultime sursaut d’une Droite Nationale écrasée par ses défaites et par la puissance des partis dominants.

    Patriotes ayant préféré résister en France plutôt qu’à Londres, et proscrits pour cette raison, combattants ayant compris avant tous les autres le caractère diabolique du système bolchevique, vrais résistants de droite à la conquête allemande, dont l’héroïsme avait été occulté par la propagande marxiste, défenseurs de l’Empire français conçu comme une fraternité de peuples divers mais unis par la communion aux valeurs de notre civilisation française, trahis en Indochine comme en Algérie,  artisans, commerçants, travailleurs indépendants écrasés de fiscalisme et de bureaucratie, jeunes gens dont je fus, dressés en 1968 contre l’odieuse imposture marxiste qui avait gangrené l’intelligence française, l’enseignement, les média, la recherche, les arts, les lettres, l’université : ils n’étaient cependant qu’une poignée quand ils auraient du, déjà, être des millions !

    Le Front National, en France ce n’était encore que peu de chose : 0.74 % à l’élection présidentielle de 1974, lors de laquelle, par une cassette magnétophonique, envoyée de Kyoto au Japon où je terminais à l’époque ma thèse de droit international, j’adjurais ma famille de voter pour le candidat Le Pen et non pour quelque autre candidat conservateur, comme le Maire de Tours, Jean Royer, honorable certes, mais ne présentant pas les mêmes états de service à la défense de la Nation.

    Impossibilité de toute candidature à l’élection présidentielle de 1981, du fait du quintuplement des parrainages exigés ! Appareil réduit ici à quelques correspondants dont firent partie notamment le garagiste Serrière, M. Berthemy de Villeurbanne, également membre de l’association pour la Défense de la Mémoire du Maréchal Pétain. Flambeau du Rhône qui fut repris brièvement par M. Dumez, par notre ami Pascal Marion, et par Mme Germaine Burgaz, alors dépêchée en mission depuis la Drôme. Elle avait su par Marie-France Stirbois, ma camarade de faculté de Nanterre dans les infernales années 1968 et suivantes, et par Roger Holeindre dont nous fréquentions à Paris le « Bivouac du Grognard », pour y trouver une ambiance différente de celle que nous imposait à l’université M. Cohen Bendit et ses complices, qu’un jeune universitaire devenu par le hasard des carrières Professeur de Japonais, puis Doyen de Faculté à Lyon, était un ami. Elle vint donc me chercher, en manque de personnalités pour accueillir au Palais des Congrès aujourd’hui détruit les assises du FN, qui faisaient suite au premier succès des campagnes de Dreux, d’Auray, et du 20eme arrondissement de Paris. Ces quelques campagnes électorales laissaient présager un renouveau de la Droite Nationale, après l’échec du libéralisme avancé de Giscard d’Estaing et la prise du pouvoir en 1981 par la gauche socialo communiste.

    « Nous voudrions que vous acceptiez de siéger à la tribune aux cotés de Jean-Marie Le Pen », me dit-elle. Honneur redoutable, et dont les conséquences sur ma vie professionnelle ne pouvaient guère, au moins à court terme, être très favorables. D’où les conseils d’abstention des amis et collègues bien intentionnés, qui paradoxalement achevèrent de me décider. Et nous voici partis pour la grande aventure : soirée enthousiaste et enthousiasmante, ou l’on sentait poindre le réveil de la France française. « Quelles qu’en soient les conséquences », dis-je à Jean-Marie Le Pen, « cela valait le coup » !

    Mon apparition cette soirée me valut la « Une » de Lyon-Figaro, et l’intérêt d’autres média s’interrogeant sur les ralliements d’intellectuels. Mais tout restait à faire. Jean-Pierre Stirbois, alors Secrétaire Général, et Jean-Marie me sollicitaient, dans la foulée, d’assumer la responsabilité de la Fédération du Rhône, qui comptait à l’époque 15 adhérents. J’objectais que la direction d’une faculté de 2000 étudiants où l’on enseignait 27 langues, comportant  une centaine d’enseignants ou d’intervenants de toutes catégories et une dizaine de personnels administratifs ne me laissait guère de loisirs. On sollicita en conséquence un autre professeur –ce qui prouve que même à l’époque, ils n’étaient pas tous mauvais !- Aimé Grand, principal de collège à Francheville, que sa situation empêchait d’apparaître publiquement, cependant que j’étais censé apparaître dans la sphère publique : relation avec les média, les journalistes, les autorités, etc.

    C’est dans ces conditions que notre binôme entreprit de structurer véritablement notre fédération : de réconcilier le petit noyau initial frappé par quelques dissensions, puis de l’élargir par la recherche méthodique de correspondants dans tous les secteurs et par l’élargissement du nombre de ses adhérents. Pour cela la recette était simple : une réunion tous les 2 jours, et même quelquefois tous les jours. Réunion publique dont l’audience était variable. Je me souviens d’une soirée pluvieuse à Saint-Genis Laval. Il y avait une seule personne dans l’assistance ; notre responsable voulait annuler. Je maintins la réunion, et l’on fit l’adhésion à la sortie. Il n’y avait pas à l’époque l’ombre d’un financement public de la vie politique, et les partis institutionnels se finançaient par une corruption massive et quasi officielle. Quant à nous, il fallait faire avec les moyens du bord. Je me souviens de mes premiers collages, avec Francis Rognon, le long de la Montée de Choulans. Il était beaucoup plus expérimenté que moi !

    C’est dans ces conditions que nous avons mené nos premières grandes batailles électorales : celle des européennes de 1984, qui furent toutes en butte aux attaques haineuses des gauchistes et de leurs complices. Faute de salle, nous avions loué un immense chapiteau, sous la pluie, fourni par l’ami Albert Rosset. Mais le feu faisait plus que couver, et la flamme nationale embrasait l’horizon politique. Récemment arrivé dans l’appareil, bien que militant depuis mes plus jeunes années, je considérais comme élégant de laisser la place sur la liste à ceux qui s’étaient officiellement engagés avant moi. Je revendiquais et j’obtins la 81eme et dernière place sur la liste européenne, qui put envoyer 10 élus à Strasbourg et Bruxelles, à la stupéfaction générale. J’ai conservé un souvenir ému de la soirée que Jean-Marie organisa à Saint-Cloud pour célébrer ce succès.

    Les cantonales sui suivirent furent notre baptême du feu local, nous réussîmes à pourvoir tous les cantons vacants, avec un tract unique, en noir et blanc, de demi format : et comme slogan : « Ne votez pas pour nous »… si vous êtes satisfaits de la situation actuelle. A l’intérieur, une carte du département du Rhône et la photo des candidats que nous présentions sur les divers cantons. Je choisis moi-même de porter le fer à Vaulx-en-Velin, ville tenue par la municipalité communiste dirigé par M. Kapievic, beau-frère de M.Krasuki, alors leader national de la CGT, que je décrivais comme les deux seuls Polonais à être encore communistes, cependant que la ville était une enclave soviétique dans le département du Rhône. Je ne croyais pas si bien dire.

    Nos affiches collées la nuit, étaient imperturbablement arrachées par les services municipaux, y compris ce qui est grave, sur les panneaux officiels en aluminium, méticuleusement passés à la ponceuse, de telle sorte qu’on pouvait s’y regarder le matin comme dans un miroir. Mes seuls soutiens locaux étaient un agent de Police, sa compagne portugaise et deux harkis intrépides. A la grande fureur des communistes, nous obtiendrons plus de 20% des voix.

    La bataille suivante fut celle des législatives. En 1986, nous n’avions  sur le papier  aucune chance d’être élus, du moins, selon les commentateurs avisés et les politologues diplômés –il n’était pas encore question, quelques mois auparavant, de rétablir le système proportionnel. Avec Jean-Pierre Reveau et à l’issue d’une campagne aussi exaltante qu’épuisante, dont se souvient certainement l’ami Serge Voyant, à l’époque notre chauffeur et ange gardien bénévole, nous fumes élus député du Rhône (avec 13% des suffrages)  à la stupéfaction générale. Le FN  faisait ainsi  une entrée  fracassante à l’Assemblée Nationale en mars avec 35 députés. Le même jour, j’étais élu Conseiller Régional Rhône Alpes  en compagnie de 13  autres candidats frontistes, sur l’ensemble de la Région.

    Ce succès éclatant brisait aussi partiellement l’omerta médiatique imposée par nos adversaires politiques, qui refusaient notre présence dans les débats et soirées électorales, menaçant de les quitter si nous y étions invités. Telle était notamment l’attitude de tous les leaders politiques locaux : Michel Noir pour le RPR, Fiterman pour le PC, Poperen pour le parti socialiste. Il me fallut menacer d’invasion les locaux de France 3, et passer à l’acte en y amenant 500 de nos militants le soir même de l’élection, devant le bâtiment des Cuirassiers, pour que les portes s’ouvrent enfin devant Jean-Pierre Reveau et moi-même, pénétrant dans ce cénacle comme le shérif pénètre dans le saloon où se trouvent les malfrats afin de les en chasser.

    Après deux ans d’une intense activité parlementaire, la réforme électorale voulue par Jacques Chirac pour nous éliminer, et la dissolution de l’Assemblée Nationale décidée par F. Miterrand au lendemain de sa réélection, contrairement à ses promesses les plus solennelles, firent disparaître notre groupe de l’Assemblée Nationale. C’était le but. Je dus à la confiance de Jean Marie Le Pen et du bureau politique dont j’ étais devenue membre, d’entrer l’année suivante au Parlement Européen, où nous continuons à nous battre avec acharnement pour la défense des libertés nationales et de l’identité française.

    Entre temps, nous avons pu entrer dans les Conseils municipaux, modestement dès les élections municipales de 1989, de façon plus importante en 1995, où cependant notre représentation lyonnaise était artificiellement minorée, par l’effet pervers de la Loi dite PLM, qui ne nous donna que 2 conseillers municipaux sur 72, alors que notre audience électorale aurait du nous en donner au moins 10. Mais deux élus FN se font entendre comme vingt, ainsi d’ailleurs que l’a reconnu le regretté Raymond Barre, qui peu avant sa mort, et au grand dam des bien pensants du politiquement correct, rendit hommage à mes qualités d’opposant. Honneur à celui qui, bien qu’adversaire politique, n’a pas ajouté sa pierre à ma lapidation médiatique quand tant de hyènes et de faux témoins se précipitaient à ce qu’ils croyaient être la curée.

    Mais ces succès requerraient le renforcement constant de notre implantation. Nous pûmes fort heureusement bénéficier souvent pour nos points de presse et réunion de bureau, dans un premier temps de l’hospitalité de la brasserie « Le Delta », dont le propriétaire, M. Gorry avait été un officier Algérie Française. Nous pûmes également bénéficier de l’hospitalité bienveillante d’autres établissements. Je pense à ce bar tabac populaire du 9ème arrondissement, voué à la démolition, dont la gérante s’appelait Vénus, et derrière le comptoir de laquelle se trouvaient nos photos et nos affiches, courage dont fit preuve également notre ami Emmanuel Roman dans son établissement de la Chaumière à Saint-Priest.  Leur hospitalité précéda celle que nous offrit également en diverses occasion M. Max Blache, dans son excellent établissement de l’Auberge Savoyarde. Ayant enfin recueilli quelque sous, nous pûmes ouvrir une première permanence, rue Marietton, dans un modeste 2 pièces d’un immeuble vétuste voué à la démolition, permanence tenue avec dévouement et ponctualité par Mme Jeanne Marie Pons, rapatriée d’Algérie, et qui connaissait mieux que quiconque le prix inestimable des patries perdues.

    Notre croissance aidant, nous nous installâmes au 10 rue du Plat, derrière la Place Bellecour, dans un bel immeuble 19ème, et dans des locaux repeints bénévolement pour la circonstance par notre ami Cruz, peintre en bâtiment. Puis, la fédération s’étant agrandie sous l’impulsion de celui qui m’avait succédé au secrétariat départemental, Denis de Bouteiller, nous nous installâmes 51 cours de la République à Villeurbanne, avant que de constituer, grâce au concours de nombreux adhérents, une société civile immobilière qui put faire l’acquisition d’un imposant local à Satonay Camp, où Jean-Paul Henry put déployer ses talents de maquettiste pour la préparation de nos documents.

    Notre excellente organisation nous permit de remporter plusieurs succès, notamment lors des élections régionales de 1998 qui, compte tenu du caractère proportionnel de la représentation, nous firent envoyer au Conseil Régional pas moins de 35 élus de Rhône Alpes, dont 10 du département du Rhône, nous plaçant ainsi en situation d’arbitres de la politique régionale. On vit bien à cette occasion que ceux des conservateurs ou libéraux du RPR et de l’UDF, qui d’ailleurs n’avaient rien conservé et rien libéré, mais nous avaient témoigné un mépris constant, étaient prêts à venir solliciter notre appui dans l’espoir de conserver leurs places. Une aide que nous étions prêts à leur apporter en Rhône-Alpes comme ailleurs, mais à la condition bien sûr, qu’ils acceptent de satisfaire, au moins pour partie, les exigences légitimes de nos électeurs.

    Hélas, les aventures humaines présentent rarement un progrès linéaire. Il y a des échecs, des épreuves, des revers, des trahisons. Comme toutes les autres en France, notre fédération fut éprouvée par la désastreuse scission de 1998, dont les fallacieuses promesses avaient séduit plusieurs cadres. Il fallait reconstruire et nous nous mîmes à la tache. Sous l’énergique impulsion de Liliane Boury et avec l’aide de Jacques Berjon, notre ancien conseiller régional, qui mit gracieusement une chambre à notre disposition, nous entreprîmes de reconstituer la fédération. Puis nous reprîmes le contrôle de la Société civile propriétaire du local, ayant regagné la majorité des adhérents à la légitimité de notre action. Mais Sathonay était devenu trop grand et trop cher. Par un coup d’audace, nous décidâmes de faire l’acquisition d’un ancien restaurant thaïlandais en faillite, petit local bien situé à Perrache, cours de Verdun au centre de Lyon, bientôt agrandi par l’acquisition du tènement voisin, cependant que, grâce à la gestion avisée du gérant Pierre Terrier, nous pûmes enfin vendre Sathonay sans qu’aucun des associés de la SCI en soit lésé. Je tiens à rappeler à ce sujet que la Fédération du Rhône, depuis 20 ans, sollicite ses conseillers régionaux de verser chaque mois une contribution importante qui s’ajoute à celle qu’ils versent à notre siège national, et qu’ils s’en acquittent alors même que leur situation personnelle ou familiale justifierait qu’ils conservent pour eux leur indemnité d’élu. Une indemnité qui parfois ne compense que partiellement la perte qu’ils subissent sur le plan professionnel.

    La Fédération du Rhône en revanche n’a pas souffert de la campagne interne pour la succession de Jean Marie Le Pen à la tête du Front national puisque, candidat moi-même à cette fonction, je me suis incliné devant la décision de la majorité des adhérents de notre mouvement, faisant passer sans états d’âme la défense de nos convictions et l’unité de notre mouvement avant toute ambition personnelle.

    D’autres épreuves aussi sont venues de l’extérieur. J’ai mentionné nos réunions publiques, presque systématiquement attaquées par les nervis de l’extrême gauche, chaleureusement encouragés par les Cambadelis, Mélenchon et autres. Quel contraste entre l’absence totale de réaction médiatique à ces violences systématiques que nous avons subies, et le concert de pleureuses que l’on entend aujourd’hui au motif que les militants opposés à l’infâme mariage homosexuel ont chahuté à Nantes la militante du lesbianisme et de l’extrême gauche Caroline Fourrest!

    Ici, on a  même été jusqu’à poursuivre judiciairement ceux qui n’avaient fait que se défendre contre l’agression, comme nos amis Renault André et Bruno Valls, assaillis à Thizy en pleine campagne électorale par une bande de magrébins multi-récidivistes, et faisant l’objet de la part du Tribunal de Villefranche sur Saône d’une extravagante condamnation heureusement très réduite en appel, pour le seul crime de s’être défendus.

    Je passe sur les persécutions professionnelles que je ne suis spas le seul à avoir subies, et de quelle façon ! Que ce soit à l’occasion du montage de Carpentras, contre tant de militants innocents, ou sous prétexte d’imposer à toute force une lecture de l’histoire dont les contours ne sont cependant jamais définis avec précision comme le recteur Morvan à mon encontre, heureusement condamné pour atteinte à la présomption d’innocence puis pour injure, et enfin débarqué de ses fonctions, sans que soit réparé pour autant le préjudice dont il avait été à l’origine. Persécutions, humiliations, dictature morale du politiquement correct… Du plus humble de nos militants, au plus en vue de nos dirigeants, que d’épreuves, que d’humiliations, que de difficultés professionnelles, mais aussi parfois conjugales ou familiales. Et que dire des dégradations répétées de notre permanence, du cours de Verdun, à laquelle le Préfet de Police du Rhône à cependant refusé ne serait-ce que l’installation d’une caméra de vidéo surveillance, au motif qu’elle nous permettrait d’apercevoir la rue, c’est-à-dire le domaine public. Où va-t-on en effet, si l’on peut photographier les voyous qui s’en prennent à vous !

    Aujourd’hui, la fédération du Rhône est dirigée avec sérieux et compétence par un homme d’une grande valeur morale et politique, qui est aussi un ami, Christophe Boudot. Il avait beaucoup à apprendre ; il a déjà beaucoup appris. Je vous demande avant de vous interroger, sur ce que nous n’avons pas encore été capables de faire, ou sur ce que vous souhaiteriez que nous fassions –ce qui est légitime en soi- de reconnaître avec bienveillance tout ce qu’il a déjà fait.

    Je n’oublie pas, cela va sans dire, tout ceux qui ont participé à notre combat, leurs efforts, leurs dévouements,  leurs sacrifices, souvent très grands. J’en ai déjà cité quelques uns. Je sollicite par avance votre indulgence car je ne puis les citer tous. Ils sont en effet des centaines. Que dis-je, des milliers ! Je voudrais cependant ajouter à ceux que j’ai déjà cités nos anciens conseillers régionaux : Marie Christine de Penfentenyo (et son époux le Colonel de Penfentenyo, militant toujours ardent aux tâches les plus humbles), Jean Pierre Barbier, notre élu du Beaujolais, Albert Rosset, mais aussi ceux qui ont tenu leur place dans la fédération à un titre ou a un autre : Georges Labouche, le Docteur Hubert Barral et son épouse Jacqueline à Sainte Foy, Jean Colas à Saint Symphorien , Christian Saint Martin et Guy Danière à Caluire, Gérald et Jacqueline Massot à la Croix-Rousse, la famille Starck et Maurice Ligoud à Saint-Priest, Patricia Chicard, Maurice et Mathilde Depierre, dans le 8eme arrondissement, où leur a succédé le Professeur Morin, M. et Mme Jacques Montégu, M. et Mme Jean Berthier à Charbonnières, M. de Laborie à Saint Genis Laval, Paul Genoux à Bron, M. et Mme Massot, nos avocats Maître Nivière et Alain Chevalier, MM. Gérard Derréal et Henri Venard, collaborateurs de notre journal de fédération…Et bien sûr ceux et celles qui depuis longtemps déjà ont assumé ou assument les travaux de notre permanence et de notre secrétariat : Isabelle Ové devenue l’épouse de notre ami Hugues Petit, Corinne Morel, Magdeleine Veyret, Bernard Jaouen, Agnès Henry, Nathalie Caternet.

    Notre DPS, si nécessaire surtout au début pour la protection de nos activités et de nos personnes fut structuré par Daniel Falcoz, Alain Staville puis Jérôme Guigue en s’assurant le concours de militants fidèles et courageux tel Harry Bréant, et bien d’autres…

    Vous me permettrez aussi, sans pouvoir les citer tous de rendre hommage à ceux qui nous ont quittés, et dont le souvenir demeure cher à nos cœurs :
    -    Noël Simian, agriculteur, homme de la terre et de l’esprit ;
    -    Bernard Degardin, notre veilleur de la rue du Plat ;
    -    François Taveau, le gentleman de Charbonnières ;
    -    Jospeh Ledant, trésorier scrupuleux, rapatrié d’Algérie et responsable du Cercle des Combattants ;
    -    Jacques Berjon, grand seigneur qui ne séparait pas le combat temporel du spirituel ;
    -    Roger Revellin, lui aussi conseiller régional, ancien maire adjoint de Mostaganem, Maire de Saint Laurent de Mure,
    -    Elizabeth, de Saint-Roch dite Babette ;
    -    Le jeune Molina, colleur d’affiches ;
    -    Roxane Chevalier, jeune militante du FNJ, fille de notre ami Alain Chevalier ;
    -    Gilbert Durand de Villeurbanne ;
    -    Le docteur René Morel, du 6ème arrondissement ;
    -    Serge Morin de Meyzieu ;
    -    Le Colonel Yves de Régis et son épouse Annick ;
    -    Jacques Merle, père de Virginie Merle, plus connue sous le nom de Frigide Barjot ;
    -    M. Rabah Bennouar, de Rilleux ;
    -    Georges Henry, ancien marin puis para d’Indochine et père de nos amis Jean-Paul et Agnès,
    -    Le Professeur Philippe Bret, neuro-chirurgien exceptionnel, membre de notre Conseil Scientifique ;
    -    Abel Boudon, ancien bijoutier de Lyon,
    -    André Blanc, qui me conduisit durant de nombreuses années, et me rendit bien des services ;
    -    Jean-Louis Lallier de Vaulx en Velin ;
    -    Le Colonel Leprêtre ;
    Tout récemment encore, Danika Petkovic, Conseillère Municipale de Vénissieux d’origine Serbe, prématurément ravie à l’affection des siens, tout comme Nicolas Florès, de Francheville, que nous avons accompagné hier pour son dernier voyage.

    Si j’ai cité les anciens, et plus encore les disparus, ceux qui sont aujourd’hui en pointe dans notre combat actuel, ne m’en voudront pas. Ils savent ; vous savez, qu’autre est celui qui sème, autre est celui qui moissonne, et que nos modestes existences ne sont qu’un maillon dans l’immense chaîne des épreuves, des sacrifices, mais aussi des succès, qui sont nécessaire au triomphe de notre juste cause. En ce qui me concerne, des circonstances personnelles et l’exercice de mon mandat européen me contraignent à regret à m’éloigner quelque peu de la région lyonnaise. C’est provisoirement une distance matérielle, mais pas morale.

    Aujourd’hui, une part chaque jour croissante de nos compatriote ouvre les yeux –enfin !- sur la décadence de notre pays, et aspire plus ou moins confusément à un renouveau. C’est à ce renouveau, c’est à cette renaissance, que le Front National est ordonné. C’est à ces nobles idéaux que la Fédération du Rhône doit prendre toute sa part, sous le vieux cri de ralliement des Lyonnais : En avant ! en avant Lyon le Melhor ! Longue vie à la Fédération du Rhône, Vive le Front National ! Vive la France !

    http://www.gollnisch.com

  • Pourquoi il est urgent que l’UMP disparaisse…

    Un excellent article d’Adrien Abauzit auquel nous souscrivons totalement. C’est sur le site Boulevard Voltaire

    À une époque où le trône de l’Élysée est occupé par François Hollande, on peut se demander pourquoi la disparition de l’UMP est plus vitale pour la France que celle du PS.

    Le fait est que, depuis plusieurs semaines maintenant, a émergé un mouvement de contestation populaire, dont l’opinion catholique est la base et dont la liquidation du libéralisme-libertaire hérité de Mai 68 est la cible.

    Ce mouvement doit aboutir à terme à la reconfiguration de la droite. Or, il existe un parti classé à droite du nom d’UMP. Et ce parti, malgré un discours parfois juste, se rallie toujours dans les faits aux modes funestes du moment : européisme, mondialisme et immigrationnisme. [...]

    La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net

  • FN : Fillon déclare prendre ses distances avec Sarkozy

    Dans un documentaire signé Franz-Olivier Giesbert, que France3 diffusera le 8 mai, François Fillon, l’ancien premier ministre, exprime ses divergences avec Nicolas Sarkozy. Notamment sur le Front National. Il déclare ainsi avoir, avec l’ancien  président, une «vraie divergence», une «différence d’approche irréconciliable». «Nicolas Sarkozy pense que le Front national est à combattre parce qu’il peut nous faire battre. Moi, parce que le FN est en dehors des limites du pacte républicain tel que je le considère », explique-t-il.

    Les mots restent confus : qu’est-ce qui définit le « pacte républicain » ? Et sur quel critère juge-t-il qu’un parti politique, reconnu et autorisé par le Conseil constitutionnel, et dont les élus possèdent ainsi la légitimité républicaine que leur confère le suffrage, ne serait pas « républicain » ? Chacun voit évidemment midi à sa porte, et peut être qu’à cette école le FN ne correspond pas à la vision républicaine de François Fillon. Mais quelle arrogance tout de même que de juger à l’aune de son nombril, par dessus le conseil constitutionnel, ce qui peut être considérer comme conforme ou pas à la République.

    Entendons-nous. La question institutionnelle, relative à la nature du régime politique, en tant que telle, est contingente. A tort ou à raison donc, le FN est un parti républicain. Et il semble l’être même davantage, à certains endroits, que l’UMP : sur la défense de la souveraineté nationale, alors que l’article 3  de la déclaration des droits de l’Homme affirme que « le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation« , et que « nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément« . Sur le communautarisme que favorise l’immigration de masse et qui s’oppose à l’indivisibilité de la République. Ou encore sur la démocratie, puisque le FN défend la proportionnelle intégrale et le référendum d’initiative populaire.

    Mais ce qui est particulièrement insupportable, c’est la condescendance de François Fillon, qui s’érige en moralisateur, distribue les bons et les mauvais points, en adoptant une rhétorique sectaire et en mettant en place une dialectique du Bien et du Mal, où il y aurait finalement les gentils républicains d’un côté et les méchants fachos de l’autre.

    L’ancien premier ministre devrait faire attention à son approche manichéenne  : certes, il est sûr que les journalistes ne lui porteront pas la contradiction sur le sujet, et il prend ici quelques facilités, par conséquent, qui ne l’honorent pas. Mais on le renverra quant à nous à la manière dont la République qu’il chérit tant a assis sa domination en France…

    http://www.contre-info.com/

  • Hommage à Jeanne d’Arc et 1er mai patriote


     « France, Marine, Liberté », « Mélenchon au goulag », « Marine à l'Élysée, du travail pour les FFrançais » et surtout « On est chez nous » : dans la traditionnelle manifestation du 1er mai du Front national, entre Palais- Royal et Opéra en passant par la statue de Jeanne d'Arc où Marine Le Pen a déposé une gerbe, les slogans et discussions fleuraient bon la France aux Français, le rejet de Nicolas Sarkozy comme de François Hollande, le refus de la mondialisation, de l'immigration et de l'Union européenne honnie.¢
    Dans une France qui «est dans des temps obscurs car elle s'est enfermée dans les ténèbres de l'Europe», Marine Le Pen s'est posée en «lumière de l'espoir» car le Front national est devenu «le centre de gravité de la vie politique française». «Nous progressons dans le débat, dans les cœurs et dans les urnes», dit-elle.
    Renvoyant dos à dos la gauche et la droite, François Hollande et Nicolas Sarkozy (autant hués l'un que l'autre), la présidente du Front national a dénoncé pêle-mêle le monde de la finance, les juges du Syndicat de la magistrature, «l'islamisme fondamentaliste», «les promesses non tenues et les trahisons à gogo» la «mondialisation sauvage» et le «crime irréparable» du traité de Lisbonne.
    S'appuyant sur une citation de l'écrivain et résistant Maurice Druon, «l'unité se dissout quand la grandeur s'efface» elle a plaidé pour qu'il y ait en France «un vrai chef qui agisse enfin» plutôt que «les Brejnev qui nous gouvernent».
    Pour parfaire le parallèle entre la France de Jeanne d'Arc, héroïne du jour, et celle de 2013, elle a lancé: «C'est le roi de Bruxelles qui est devenu maître chez nous», tel le roi d'Angleterre de jadis. Dans la foule agitant les drapeaux tricolores (un seul drapeau européen: celui qui trône sur le toit de l'Opéra Garnier...), le succès était garanti.¢
    Extraits du Figaro
    VIDÉO - La présidente du Front national, lors de la fête du 1er mai, a renvoyé dos à dos Nicolas Sarkozy et François Hollande.

  • “Le vilain petit Qatar : cet ami qui nous veut du mal”, le livre qui éclabousse UMP et PS

    PARIS (via l’Observatoire de l’islamisation) - Marianne livre cette semaine les bonnes feuilles de la nouvelle enquête de deux journalistes chevronnés, Nicolas Beau (LibérationLe Monde, Canard enchaîné..) spécialiste du monde arabe et Jacques-Marie Bourget (L’Express,France-Inter). On ne saurait mettre sur le compte de fantasmes d’extrémistes de droite leur analyse sans concession du Qatar, qui finance via son fonds Qatar Charity les mosquées de l’UOIF, fédération réunissant 250 mosquées dans l’Hexagone, dont la tendance est qualifiée d’”ultra-intégriste” par les auteurs.

     

    L’intérêt du livre est de ne pas se payer de mots : l’islam professé et diffusé par le Qatar est bien wahhabitte, anti-démocratique et djihado-compatible. Son cheikh vedette Al-Qaradawi, qui parraine par exemple la mosquée de Mulhouse, conférencier vedette des congrès de l’UOIF depuis 10 ans, n’a vu sa présence tolérée sur notre sol que par la lâcheté du gouvernement français. Sarkozy l’a empêché de venir en 2012 que par le buzz médiatique déclenché par l’Observatoire de l’islamisation ayant abouti à l’interdiction de séjour de six autres prédicateurs invités, en pleine affaire Merah et à un mois des élections !

    On comprend mieux à la lecture du livre pourquoi Nicolas Sarkozy a fait entrer l’UOIF dans le conseil Français du Culte Musulman, pourquoi il appuya l’ouverture d’un lycée UOIF à Décines contre l’avis du recteur d’Académie Morvan, pourquoi les maires UMP favorisent l’UOIF, pourquoi tous les islamistes wahhabittes ont obtenu si facilement des visas pour venir prêcher chez nous..

    Côté PS, les auteurs ne manquent pas de rappeler que Jean-Marc Ayrault laisse faire à Nantes :

    Les missionnaires de Doha ont déjà un pied dans le fief d’Ayrault. Toujours par le canal de Qatar Charity, un homme d’affaire qatari a aidé, début 2012, l’Association islamique de l’ouest de la France (AIEF), proche là encore de l’UOIF, à financer la construction de la  mosquée As-Salam de Nantes; du bel ouvrage avec un minaret de 17 m de haut et un dôme qui change de couleur au gré de la lumière (…) Le 17 novembre 2012, le maire de la ville et successeur de Jean-Marc Ayrault participe à l’inauguration de ce temple qatari. Le président de l’Union des organisations islamiques de France, Ahmed Jaballah, est bien sûr présent, ainsi que le consul du Qatar.”

    Les deux auteurs, de gauche, préservent cependant le Premier ministre en omettant de préciser qu’en 2009, alors maire, il fit voter par son conseil municipal une subvention de 200.000 euros pour le volet culturel de la mosquée. Un scandale qui suffirait à justifier son renvoit de Matignon…

    http://fr.novopress.info/

  • Idéologie du Genre : pétition

    Signez la pétition pour demander la suppression de l’idéologie du genre introduite fortuitement dans les programmes scolaires dès 6 ans. Un discret amendement à la réforme Peillon a suffi.

    Si certains veulent des preuves de la folie de cette idéologie, il suffit de leur proposer cette page ou celle-ci avec les résultats de plusieurs années de ce lavage de cerveau sur une génération.

    Le Salon Beige

    http://www.actionfrancaise.net