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France et politique française - Page 4915

  • Lettre ouverte à Frigide Barjot

    Lettre ouverte à Frigide Barjot
    Mame Barjot,

    Je viens de prendre connaissance de votre réaction à la mort de Dominique Venner qui s’est suicidé cet après-midi devant l’autel de Notre-Dame-de-Paris, le qualifiant de « dérangé », de « raciste » et d’homme qui n’a « rien compris aux évolutions de la société », et je tenais à vous faire part de mon indignation. La famille et les proches de Dominique Venner se seraient sans doute passés de vos condoléances pour le moins factices si c’était pour les assortir de tels jugements.

    Je suis bien loin de partager toutes les opinions qu’a pu émettre Dominique Venner durant sa longue carrière d’historien, d’essayiste et de militant. Si nous sommes unis par un combat politique inspiré par l’amour et la défense de notre patrie et de notre civilisation, nos options n’étaient pas forcément les mêmes, et son geste, pour noble et courageux qu’il soit, n’en heurte pas moins ma sensibilité à la fois spirituelle et politique, laquelle tourne toujours mon regard en direction de la Vie.

    Il n’en reste pas moins, Madame, que vous êtes la dernière personne autorisée à juger de la santé mentale et de l’intelligence politique d’un homme qui, en ces deux domaines, se trouvait indéniablement plus favorisé que vous. Chacun porte ses convictions comme sa conscience le lui dicte. Vous le faites, en prenant arbitrairement la tête d’un formidable mouvement de contestation que vos attitudes, votre passé, vos réseaux et même votre pseudonyme ridicule contribuent hélas à discréditer. Il l’a fait, lui, en se donnant la mort. Il n’est pas sûr que ce soit votre méthode qui retienne le respect de la postérité.

    Dominique Venner n’était pas un « homme dérangé ». Tourmenté sans doute, jusqu’au-boutiste de toute évidence, mais certainement pas un déséquilibré. Il n’avait jamais dansé à moitié nu dans des cabarets douteux, il n’avait probablement jamais songé à signer ses livres « Dominique Barjot » ni à laisser sa femme s’appeler « Basile de Koch », et il s’est abstenu de jouer comme une mauvaise actrice hystérique dans un film pitoyable. Si de telles idées lui étaient venues à l’esprit, nous aurions effectivement pu parler de « dérangement ». Mais ce n’est pas la dérangée qui les a mise en pratique qui peut se permettre de le faire.

    En 2006, à une époque où Dominique Venner dénonçait de façon remarquable la machine à broyer notre civilisation dans sa « Nouvelle Revue d’Histoire », vous sembliez bien loin de ces préoccupations. Vous préfériez enregistrer une chanson au titre éloquent : « Fais-moi l’amour avec deux doigts ». En terme de combat culturel, vous surpassiez alors tous les écrits de Monsieur Venner, avec vos paroles s’inscrivant dans la lignée de la grande chanson française, celle d’Edith Piaf et de Charles Trénet :

    Fais-moi l’amour avec deux doigts
    Avec trois ça ne rentre pas
    Fais-moi l’amour avec deux doigts
    Avec un seul ça ne le fait pas
    Fais-moi l’amour avec deux doigts
    Repasse par ici, repasse par là
    Fais-moi l’amour avec deux doigts
    Attrape-moi et lâche-toi.

    C’est sans doute ce que vous appelez « comprendre les évolutions de la société ». Ce que je comprends, moi, c’est que Dominique Venner a pu avoir de bonnes raisons pour ne pas se reconnaître dans votre personne et juger utile de laisser aux patriotes sincères un autre symbole que la sinistre parodie que vous nous offrez.

    Alors, Madame Barjot, quand lors de vos prochaines manifestations et autres apparitions publiques vous vous donnerez à nouveau en spectacle, songez que les « deux doigts » que vous réclamiez pour faire l’amour, Dominique Venner s’en est servi pour appuyer sur la gâchette d’un fusil tourné vers lui, et que quoi que l’on pense de son geste, ces deux doigts séparent de la façon la plus définitive le ridicule dans lequel il n’est jamais tombé, et la dignité qui vous restera à jamais inaccessible.
    Grégory Gennaro http://www.voxnr.com/

  • La Manif pour Tous, ce sera tous les ans s'il le faut

    Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif pour Tous, déclare aux Nouvelles de France à propos de la grande manifestation du 26 mai :

    "Notre objectif est que le projet de loi Taubira soit retiré, nous sommes là pour ça. Dans un deuxième temps, c’est également une manière de montrer notre force et notre détermination. Enfin, nous luttons également contre les conséquences inévitables de cette loi, à savoir la PMA, la GPA ainsi que la banalisation de la théorie du genre. [...] Nous n’allons pas nous arrêter là. Nous envisageons ainsi d’organiser une université d’été dans la deuxième semaine du mois de septembre. Nous continuerons bien évidement. les Français sont impliqués, leurs initiatives le montre. Nous poursuivrons tous ensemble.

    Les manifestations et les actions de grande ampleur vont-elles se poursuive ? Par exemple dans un an ou avant l’élection présidentielle, envisagez-vous de pouvoir, à nouveau, appeler à manifester ?

    Oui, c’est tout à fait plausible, nous pourrons également manifester dans un an si nécessaire. La loi peut être retirée à tout moment, sans qu’elle soit rétroactive. Les personnes mariées ne pourront pas être démariées pour autant. La chose est d’autant plus envisageable si nous assistons à un changement de majorité d’ici quelques années. C’est une loi aberrante qui nie la complémentarité homme-femme, nécessaire au mariage et à la famille. Il faut donc la retirer.

    Nadine Morano vient de dire que le retrait de cette loi ne serait « pas une priorité » en 2017. Qu’en pensez-vous ?

    À nous de montrer que c’est une priorité, notamment pour les prochaines élections.

    On a vu certains députés UMP ou UDI prendre la parole au micro à l’occasion des manifestations. Pourquoi n’a-t-on pas entendu également les députés issus du Front national ?

    La Manif pour Tous n’est absolument pas partisane. Nous avons quelques élus UMP tels qu’Hervé Mariton ou Bruno Retailleau qui ont été très engagés dans la bataille parlementaire, ils ont donc pris la parole dans certains rassemblementS. Concernant le Front national, nous n’avons pas eu de demande de prise de parole et Marine Le Pen n’a pas appelé à se rendre aux manifestations que nous avons organisées. Le 26 mai en revanche, il n’y aura pas d’homme politique qui interviendra au micro. [...]"

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Les nouveaux visages de l’extrême droite

    En ces temps où règnent l’Internet à haut débit, le 2.0 et la 4G, nous sommes sans cesse confrontés a de promptes évolutions techniques qui rendent un outil à la pointe de la technologie il y a 6 mois encore, pour un dinosaure qu’il convient de remplacer au plus vite, sauf à passer pour ringard absolu devant ses potes lors d’un dîner festif dans votre Mac Do préféré.

    Il semblerait qu’une semblable évolution touche maintenant la sphère politique, au risque de grandement perturber notre entendement républicain et fraternellement égalitaire.

    On ne remerciera jamais assez Jean-Christophe Cambadélis (député de Paris) pour nous avoir alertés sur la brusque, profonde, pour ne pas dire invraisemblable mutation qui s’est opérée chez des militants que l’on qualifie d’extrémistes de droite au sein de la droite républicaine, de fâchistes chez la gauche morale et de nazis à la senestre de Mélenchon.

    Cette « révélation » fait suite à la tentative de putsch de milices en uniforme au Trocadéro lundi dernier, quand des factieux se sont sournoisement incrustés dans une fête de quartier en l’honneur d’un club local de balle au pied (entrisme, quand tu nous tiens). Je cite la parole de notre nouveau Prophète, visionnaire illuminé par le Verbe Divin Républicain, à la suite de ces gais débordements que n’auront qu’assez peu apprécié les riverains du Palais de Chaillot :

    « On n'a pas anticipé la connexion entre ce que l'on avait vu lors des manifestations contre le mariage pour tous et les hooligans qui gravitent autour du PSG. Là, il y a eu la conjonction des deux et évidemment ils s'en sont donné à cœur joie » (Jean-Christophe Cambadélis)

    Pour expliciter la pensée de l’extatique ex-Strauss-Kahnien, J2C affirme que ici que les fachos qui ont osé défier par de pacifiques manifestations en mars dernier un gouvernement voulant instituer de force le mariage homo, appartiennent à la même mouvance que les barbares qui ont saccagé les vitrines et les magasins des Champs-Elysées. Puissant et prodigieusement imparable. Mais pas évident à constater au premier coup d’œil.

    Cette métamorphose sociologique, voire morphologique, pourrait en surprendre plus d’un, à droite comme à gauche. Mais notre habitué des tribunaux de la république (oh, pour des broutilles : prison avec sursis pour recel d'abus de biens sociaux dans l'affaire Agos, idem dans le cadre du scandale de la NMEF), notre repris de justice est donc soutenu dans cette idée novatrice par une pointure, un cador, un ponte de la connaissance de la mouvance fâchiste, Roger Bruno-Petit, spécialiste on ne peut plus pointilleux et surtout totalement neutre sur le sujet « Ordre Noir ». Si vous l’avez raté, Soudarded vous conseille de visionner l’émission « Le match des éditorialistes » sur I-Télé du 14 mai, c’est à mourir de rire ou à s’étrangler de rage comme failli le faire Philippe Tesson. BRP y manie l’allusion perfide à la mode gauchiasse, soutenant qu’en gros, les militants anti-mariage homo sont venus s’échauffer avant la grande manif du 26 mai prochain (http://www.itele.fr/chroniques/le-match-des-editorialiste... ). Et ce turlupin est diplômé de l’IEP…

     La preuve par l’image. Si, si, puisqu’on vous le dit…

    Comme vous allez pouvoir le constater plus bas, il va falloir faire un petit effort pour casser vos repères habituels sur le sujet « extrême droite », si tant est que vous pensiez connaître le sujet. Pour suivre J2C, un peu de pédagogie par l’image s’impose donc.

    Malgré un œil aiguisé, Soudarded à sa grande honte n’avait pourtant pas réalisé que les fafs version 2013 n’avaient plus grand-chose à voir avec les gudards d’Assas, ces gravures de modes cravatées de l’Œuvre Française ou les Malliarakisistes de Troisième Voie (ndlr : certains se revendiquant Malliarakiniens, ont fait scission pour fonder un nouveau groupuscule mouvement : Troisième Voie 2.0). Tout va si vite de nos jours…

    Voilà donc selon J2C,  à quoi ressemblent de nos jours, les nervis de l’ordre brun, les fachos en uniforme et autres nostalgiques d’un IIIème Reich que l’on disait millénaire :

    Art 145 - Visages de l'extrême droite 1.jpg

    L’extrême droite avant Cambadélis, défilait comme ça (à noter : sobriété vestimentaire, très propres sur eux et marchant en bon ordre) :

    Art 145 - Visages de l'extrême droite 2.jpg

    Maintenant, ce serait plutôt comme ça (moins sobres côté frusques et largement moins disciplinés) :

    Art 145 - Visages de l'extrême droite 3.jpg

    A noter également, la profonde évolution de la symbolique fâchiste. Elle semble délaisser les croix celtiques traditionnelles et autres runes germaniques, pour des graphismes plus hauts en couleur et surtout beaucoup moins connotés « Europe ». Un vent de fraicheur (jasmin, musc, santal, chichons, beuh) soufflerait-il enfin sur la fachosphère ?

    Art 145 - Visages de l'extrême droite 4.JPG

    Même l’encadrement fait des efforts conséquents pour permettre à leur message nauséabond de passer sur des médias habituellement hors de portée des fachos d’hier :

    Art 145 - Visages de l'extrême droite 5.jpg

    Un monde en perte de repères

    De quoi être quelque peu déstabilisé par ce bouleversement sociologique et anthropologique, que jamais un Goebbels ou un Rosenberg n’auraient pu imaginer. Le choc est rude et nous allons devoir revoir tous nos codes habituels (encore qu’un certain antisionisme semble avéré chez ces nouveaux extrémistes de « droite »…). Le sweat à capuche, les breloques bling-bling, la lippe pendantes et une démarche chaloupée seront, entre autres, des signes qui ne trompent pas sur leurs penchants idéologiques. Si vous croisez nuitamment ces fafounets new age, vous les blancs, les blonds aux cheveux courts, ne tentez pas de scander des « Oï, oï ! » ou autres « France Jeunesse Révolution ! », la méprise peut être fatale.

    De même les anciens hymnes et chants qui égayaient les veillées autour de feux de camps auraient été remplacés par d’autres mélodies, rythmées certes, mais faisant assez peu référence aux exploits des lansquenets d’antan (« ce monde vétuste et sans joie, faïlala… »).

    En vous baladant dans certains quartiers parisiens (Belleville, Barbès, Bâb el Oued) ou dans les banlieues de nos grandes métropoles (Bobigny, Montreuil, les Tarterêts…), vous constaterez par vous-même que cette mouvance « extrême droite 2.0 » a de bâti de solides bases arrières et que l’hydre brune (très brune) semble prête à fondre sur nos richesses, comme les raids de la semaine dernière semblent l’attester. Mais traîner dans ces repaires reste assez peu prudent pour des réacs « old school » n’ayant pas anticipé ce glissement ethnologique.

    Remercions donc comme il se doit, les Lumières citoyennes qui guident gaillardement notre pays vers l’abîme le bonheur pour tous et qui nous éclairent sur cette nouvelle version du paysage politique français.

    Il ne reste plus qu’à refonder l’ensemble du paysage politique français à l’aune de cette révélation (appelée aussi « révolution cambadéliscienne » en référence à la révolution copernicienne), car nos références passées doivent être oubliées. Après tout, le modèle héliocentrique ne succéda t-il pas au modèle géocentrique, il y a cinq cents ans de cela.


    L'extrême droite pour les nuls (version 2013)

    Histoire de se détendre, voici un petit quiz destiné à se remettre les idées à l’endroit au vu de ce nouveau contexte (évidement, il y a des pièges) :

    • Le sigle CRAN signifie :
      • Carrément Rigolo et Anti-Neurasthénique
      • Centre Réellement Apathique et Neutre
      • Conseil Représentatif des Associations Noires (il n’y a plus d’espoir…)
      • Centre de Recherche en Automatique de Nancy
    •  Petit brun et moustachu, avec un accent germanique, je suis :
      • National-socialiste, donc de droite ?
      • Socialiste-national, donc de gauche ?
      • Adenoid Hynkel ?
    •  L’OAS était :
      • Un gang de fâchistes assassins et exploiteurs ?
      • Des résistants ?
      • Une ONG ?
    •  Qui a écrit : « Parmi tous les mouvements politiques connus jusqu'à présent, le fascisme est peut-être celui qui a tendu, qui s'est attaché le plus sciemment à produire des impressions sensibles, sensorielles, laissant en tous cas un immense matériel photographique »
      • Jules César (Rome)
      • Ernst Nolte (Berlin)
      • Boubacar Mbiwa Touré (hall 3, bat. Les glycines, av. Maurice Thorez, Aubervilliers)
    •  Chez les centristes :
      • Borloo est-il encore à droite de Bayrou ?
      • Bayrou est-il à gauche de Fillon, plus à droite que Morin, mais plus centro-fâchiste que Jean Christophe Lagarde (hein ? qui ça ?) ?
      • Baroin a-t-il terminé sa mue ?
      • Pour eux, rien ne change fondamentalement…
    •  Quel fâchiste a chanté (attention, un repenti s'est glissé dans cette liste) :

    « Tu as tué l’enfant d’un amour

    Je veux ta mort

    Je suis pour »

      • Henri Dès
      • Michel Sardou
      • Sexion d’Assaut
    •  Je porte des bottes, un couvre-chef et je marche au pas sur de la musique. Je suis :
      • Le Maréchal Ludwig Von Apfelstrudel ?
      • Un membre des Jeunesses Socialistes en 1935 ?
      • Une danseuse du Crazy-Horse ?

    http://soudarded.hautetfort.com

  • La crise, quelle crise ?

    Nous évoquions le 5 mars dernier les démêlés judiciaires de cette caricature de député antinational qu’est Sylvie Andrieux , ancienne vice-présidente de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, élue depuis 1997 des quartiers nord de Marseille. Lors des législatives de l’année dernière, elle n’avait sauvé son siège que d’une courte tête face à notre ami Stéphane Ravier dans cette 13e circonscription des Bouches-du-Rhône, avec 51% des suffrages, seulement 699 voix d’avance sur le frontiste.

    Elle comparaissait devant le tribunal correctionnel il y a deux mois et demi, pour détournement de fonds publics, à destination d’associations présumées fictives…pour un total estimé à 740 000 euros. Des détournements de fonds publics à des fins clientélistes commis au préjudice du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur entre 2005 et 2008.

    L’Afp rapportait que « la justice soupçonne Sylvie Andrieux d’avoir, en toute connaissance de cause, présenté au vote du conseil régional des dossiers de demandes de subventions d’associations fictives, créées avec l’unique objectif de rétribuer des personnes l’ayant aidée à s’implanter et à se faire élire dans certains quartiers, notamment dans le 14e arrondissement. »

    Cet argent lui aurait donc permis de s’acheter une clientèle électorale dans les quartiers nord, certains n’hésitant pas à comparer la méthode Andrieux avec celle de la mafia.

    Une méthode Andrieux qui fausserait singulièrement le résultat des urnes notait Bruno Gollnisch, alors que Mme Andrieux, privée de l’investiture du PS, bénéficiait tout de même du soutien moral du Système puisqu’elle avait axé sa campagne sur la nécessité de faire barrage au « danger FN ».

    Hier, en présence de Stéphane Ravier, le verdict du tribunal est tombé : Sylvie Andrieux, a été condamnée à trois ans de prison, dont une année ferme, à une amende de 100.000 euros et à cinq ans d’inéligibilité. Ses avocats ont annoncé que l’élue va faire appel, ce qui suspend les effets de sa condamnation

     Les 22 autres prévenus de ce réseau sont condamnés à verser 716 593 euros de dommages et intérêts au conseil régional, partie civile.

    La Provence précise que « L’argent a enrichi les principaux organisateurs de l’escroquerie, Benyoub Same, Boumedienne Benamar et Cédric Doco, condamnés aux plus lourdes peines (…) . Après avoir évoqué leur rôle de relais électoral et de facilitateur des déplacements de la députée dans les cités des quartiers Nord, ces prévenus avaient fait volte-face à l’audience, contestant le système de donnant-donnant décrit par l’avocat du conseil régional, Me Gilles Gauer, comme la forme moderne du clientélisme : je t’aide parce que tu m’as subventionné ».

    Hier, le premier secrétaire du parti socialiste, Harlem Désir, n’avait pas de mots assez durs pour cracher son mépris et fustiger Dominique Venner, décrit comme « un marginal d’extrême droite ». Marginale, elle, Mme Andrieux ne l’est apparemment pas tellement aux yeux des socialistes puisque le brave Harlem, s’est contenté beaucoup plus poliment et mezzo voce de demander à Mme Andrieux de se mettre en congé du parti le temps de la procédure d’appel…

    Mais vivre grassement avec l’argent des Français accablés de taxes et d’impôts est une seconde nature chez les socialistes qui profitent à plein des fromages républicains, y compris les plus « légaux », et qui en créent de nouveau à l’occasion .

    Bien sûr, comme leurs prédécesseurs UMP, ils n’hésitent pas à en faire profiter les petits copains du camp d’en face selon une technique de réciprocité qui assure la cohésion du système.

    C’est dans ce contexte que l’Insee qui vient d’annoncer que le pouvoir d’achat des ménages français a baissé de 0,9% en 2012, la plus forte baisse depuis 1984, baisse qui découle directement de la hausse des impôts (+10% en 2012), des cotisations sociales salariales et de la suppression des exonérations sur les heures supplémentaires –suppression qui n’a pas créé un seul emploi de plus.

     François Hollande a pourtant un certain talent pour créer des structures qui assurent à ses membres des revenus confortables. Ainsi a-t-il crée une Commission de rénovation et de déontologie de la vie publique, plus connue sous le nom de Commission Jospin, l’ex Premier ministre en  étant le président.

    Ladite « commission est chargée de proposer les réformes à répondre aux préoccupations exprimées par le Président dans une lettre, et de formuler toutes les autres recommandations qu’ elle jugera utiles. Le rapport de cette  commission sera rendu en novembre.

     Bruno Gollnisch fait plus que douter l’urgente nécessité de ce nouveau bidule. Il souligne depuis fort longtemps que la France meurt aussi des gaspillages engendrés par la multiplication de structures et de comité Théodule qui sont de véritables pompes aspirantes de nos impôts. Qui plus est en période de crise,  dans un pays qui compte des millions de chômeurs et 8 millions de pauvres, cette gabegie est une insulte et un bras d’honneur adressés aux contribuables français qui n’en peuvent.

     Ainsi cette Commission Jospin (son président touchera 122 000 euros) , dans laquelle siège quinze membres, dont Olivier Schrameck et Roselyne Bachelot (rémunérée à hauteur de 90 000 euros, 80 000 euros pour les autres membres), qui indemnise 34 consultants (35 000 euros pour leurs conseils),dont Sylviane Agacinski épouse de M. Jospin et Pierre Bachelot, fils de Mme Bachelot, va coûter 2 444 000 euros aux contribuables.

     Il est vraiment temps pour les Français de tourner la page !

    http://www.gollnisch.com

  • Le maire de Thorigné d’Anjou (Maine-et-Loire) refuse d’appliquer la loi Taubira

    Le maire de Thorigné d’Anjou (Maine-et-Loire) refuse d’appliquer la loi Taubira

    Thorigné d’Anjou, dont le maire refuse d’appliquer le mariage dit pour tous. Crédit photo : Aelys via Wikipédia (domaine public).

    THORIGNE D’ANJOU (NOVOPress) - Il est des maires courageux qui ne lâchent rien contre le mariage homo. Ce ne sont pas de « grands élus » des grandes villes boboïsés, liés aux états majors parisiens des partis du système mais de petits élus ruraux, issus du pays réel, de cette France rurale oubliée des médias, des grandes consciences morales et des hommes politiques.

    Michel Villedey, maire sans étiquette de Thorigné d’Anjou – petit village de 1200 âmes au coeur du bocage du Haut Anjou -, est de ceux là et s’est subitement retrouvé sous les projecteurs des médias le week-end dernier. Interrogé par France Inter, il déclare sans ambages à propos du mariage homosexuel que c’est « un viol de la société et de la pensée d’une bonne partie de la France ». A une question du journaliste qui lui demande s’il sera célébré dans sa commune, le maire répond : « Chez moi, non. C’est illégal, on me mettra en prison mais je n’ai pas peur du qu’en dira-t-on. Je ne suis pas un petit bonhomme avec, au centre, un président de la République qui décide n’importe quoi. » il prévient : « Il a intérêt à chercher d’autres mairies. Il y a plein d’autres mairies, il y en a 36.000 en France… »

    Interrogé par le quotidien local Le Courrier de l’Ouest, il persiste et signe : « Cette affaire de mariage pour tous n’est pas une question politique, elle est une question de civilisation », ajoutant : « Je respecte les lois… sauf si elles m’imposent des comportements contraires à ma conscience. » Il n’en fallait pas plus pour que les médias locaux et nationaux braquent les projecteurs sur lui. Le maire de Thorigné d’Anjou devient LE maire qui refusera de célébrer des mariages homosexuels.

    La sphère intello-médiatique s’empare du phénomène, Stéphane Bern commente, ce dimanche, les propos de Michel Villedey dans un tweet : « Le maire de Thorigné-d’Anjou refuse d’appliquer le mariage pour tous. Nous citoyens devrons-nous respecter seules les lois qui nous plaisent ? ». L’inénarable Pierre Bergé interrogé sur BFM TV le 20 mai au soir; alors qu’on lui demande ce qu’il faudrait faire à l’encontre des maires invoquant la liberté de conscience, dérape une nouvelle fois en répondant qu’il faut « les faire soigner », sans doute nostalgique des goulags et hôpitaux psychiatriques pour opposants. Signalons cependant que ce même Pierre Bergé demandait en février 2004 « aux maires de France d’enfreindre la loi pour célébrer des unions entre personnes de même sexe ».

    La position du maire de Thorigné d’Anjou n’est pourtant pas isolée. Dans ce même département du Maine-et-Loire, une enquête réalisée en janvier avait indiqué qu’une soixantaine de maires refuseraient de célébrer des mariages homos. Le Collectif des maires pour l’enfance assure d’ailleurs sur son site Internet que « 14.900 maires refuseront de célébrer des mariages entre personnes de même sexe » et que « dans 2.500 communes, maires et adjoints sont tous opposés au mariage pour tous ».

    La « désobéissance civile » prônée par Béatrice Bourges du Printemps Français est-elle en marche, marquant une nouvelle étape pour une résistance qui ne veut rien lâcher…

    http://fr.novopress.info/

  • Dominique Venner : entretien accordé à L’AF en novembre 2011 : "La tradition chemine en nous à notre insu."

    Venner l’Eveilleur

    Historien, directeur de La Nouvelle Revue d’Histoire, Dominique Venner publie un passionnant recueil d’entretiens, Le Choc de l’Histoire (Editions Via Romana) dans lequel il fait le point sur son itinéraire et sa pensée.

    - Vous vous définissez, cher Dominique Venner, comme un « historien méditatif ». Qu’entendez-vous précisément par cette formule ?

    Dominique Venner : Ce qui m’étonne toujours c’est à quel point on s’étonne peu. Surtout en matière historique. Et pourtant l’étonnement est la condition première de la pensée. Dans l’interprétation conventionnelle de l’Histoire, on décrit la succession des événements comme nécessaire ou évidente. Mais c’est faux. Il n’y a jamais rien de nécessaire ni d’évident. Tout est toujours suspendu à l’imprévu. Ni Richelieu ni Mazarin, par exemple, ni César ou Octave, ni l’empereur chinois Shi Huangdi, le grand fondateur, n’étaient nécessaires ou programmés par la Providence. Les uns et les autres auraient pu ne pas exister ou disparaître avant l’œuvre accomplie. Devant les faits et les imprévus historiques, je me pose les questions que l’histoire paresseuse ne pose pas, je médite. Exemple : Louis XIV était appelé le Roi Très Chrétien. En dépit de quoi, il fit bâtir Versailles et son parc comme un hymne aux divinités du paganisme antique. Surprenant, non ? Et source de réflexions nouvelles sur les représentations du Roi et sur la religion de son temps, sans rapport avec une histoire pieuse inventée au XIXe siècle. Restons un instant sur le Grand Roi, témoin de la révolution anglaise et de l’exécution de Charles Ier en janvier 1649. Etonnante révolution ! Au siècle suivant, Edmund Burke a pu opposer la Glorious Revolution de 1688 à la Révolution française de 1789. Pourquoi en Angleterre une « révolution conservatrice » et pourquoi en France une révolution destructrice ? Bonne question et cent réponses. Voilà de quoi méditer. Comme, par surcroît, je suis né dans une époque inquiétante pour un Français et un Européen, une époque qui a vu l’effondrement de notre ancienne puissance et la ruine de certitudes réputées éternelles, je médite en étudiant l’Histoire hors de toute convention. À l’exemple d’Ulysse, je crois que la pensée est un préalable à l’action. Je crois même qu’elle est action.

    -  L’Europe – non, évidemment, au sens technocratique – est aujourd’hui « en dormition », écrivez-vous joliment. Pour quelles raisons ?

    Quand je pense Europe, je ne pense pas à des structures politiques ou technocratiques, je pense à notre civilisation multimillénaire, à notre identité, une certaine façon « européenne » de penser, de sentir et de vivre qui traverse le temps. Oui, l’Europe est entrée « en dormition » historique. Quand ? Dans la seconde moitié du XXe siècle, après les catastrophes que furent pour elle les deux guerres qui ont commencé en 1914 et se sont terminées en 1945. Quand s’ouvrit l’Exposition universelle de Paris, en 1900, l’Europe était le centre intellectuel et spirituel du monde. Elle dominait tout presque partout. Les Etats-Unis n’étaient encore qu’une puissance marginale. Cinquante ans après, quel retournement ! Après Yalta, l’Europe exsangue était divisée entre les deux nouvelles puissances surgies du Siècle de 1914, les Etats-Unis et l’URSS. Deux puissances messianiques qui voulaient imposer leurs modèles : américanisme et communisme. J’ajoute que l’Europe n’a pas seulement perdu sa puissance et ses colonies, elle a plus encore perdu foi en elle-même, rongée par une crise morale et une culpabilisation dont il n’y a pas d’exemple. Elle est entrée « en dormition ».

    -  Vous vous montrez cependant optimiste quant à son réveil identitaire. Quelles sont donc, cette fois, les raisons d’espérer ?

    Ces raisons tiennent d’abord au « choc de l’Histoire » que nous vivons sans le savoir. Ce « choc » annonce une rupture d’époque. Il a commencé avec l’implosion de l’URSS et du communisme en 1989. Simultanément, d’anciennes puissances et d’anciennes civilisations que l’on croyait mortes connaissaient une renaissance spectaculaire, la Chine, l’Inde, l’Islam (malgré ses divisions), l’Amérique du Sud, pour ne parler que de grandes entités. Au monde unipolaire voulu par la puissance du dollar, succède un monde multipolaire qui redonnera ses chances à l’Europe. Pourtant celle-ci est confrontée à un péril historique inédit et géant, l’immigration massive de populations portant en elles une autre civilisation. L’immigration de masse produit sur le sol européen un choc de civilisation qui pourrait être mortel. Mais, par un formidable imprévu historique, il pourrait aussi se révéler salvateur. De l’altérité représentée par les populations immigrées et leurs mœurs, leur traitement de la femme qui nous choque au plus profond, on voit naître une conscience nouvelle de l’identité que les Européens eurent rarement dans le passé. J’ajoute qu’en dépit de tous les périls, je crois aussi à la survie des qualités fondamentales d’énergie et d’innovation des Européens. Pour le moment, elles ne s’exercent pas en politique, c’est pourquoi on ne les voit pas.

    - En quoi les leçons de ces grands maîtres matinaux que furent Hésiode et Homère peuvent-elles être salutaires ?

    Homère nous a légué à l’état pur les modèles d’une morphologie mentale spécifique, la nôtre, avant les corruptions d’influences contraires. Nous avons besoin de nous en imprégner pour renaître spirituellement, préalable aux autres formes de renaissance. Les conséquences du Siècle de 1914 ont jeté les Français et les Européens dans un trouble immense. Rien n’y échappe. Ce trouble atteint aussi bien les Eglises que les laïcs. C’est si vrai que l’on assiste à des tentatives de rapprochement apparemment stupéfiantes entre le sommet de l’Eglise et l’Islam immigré. Ces tentatives choquent à juste titre beaucoup de catholiques. Elles ne relèvent pas seulement du « devoir d’accueil » qu’invoque une pastorale de soumission, mais aussi d’une sorte de solidarité entre « croyants » monothéistes face à l’indifférence religieuse croissante de la société. C’est le sens explicite de rencontres comme celles d’Assise. Bref, quand le trouble est général, il faut en revenir au tout à fait pur, aux sources fondamentales de notre civilisation qui sont antérieures au christianisme, ainsi que l’a rappelé Benoît XVI à Ratisbonne. Il faut donc en revenir à Homère et aux fondements granitiques des poèmes fondateurs, la nature comme socle, l’excellence comme principe et la beauté comme horizon. C’est une vérité qu’avait fortement perçue Charles Maurras dès sa jeunesse.

    - Vous évoquez, non sans admiration, le « caractère intraitable » de Maurras. Le Martégal vous a-t-il influencé sur un plan intellectuel ?

    Je n’ai jamais caché mon admiration pour le courage de Maurras face aux épreuves. Mais j’ai également été un lecteur attentif des ses écrits de jeunesse et un observateur de son évolution. J’ai lu encore récemment la Correspondance entre Charles Maurras et l’abbé Penon (1883-1928), publiée chez Privat en 2008. Il s’agit d’un document de première main. On sait que l’abbé Penon, futur évêque de Moulins, avait été le précepteur puis le directeur de conscience du jeune Maurras. Il vit sa tâche compromise par l’évolution de son élève et l’autonomie inflexible de son esprit. L’abbé avait introduit le garçon à la connaissance des Lettres antiques, ce qui le détourna peu à peu du christianisme. Le séjour du jeune Maurras à Athènes pour les premiers Jeux olympiques de 1898, acheva cette évolution. Tout est résumé dans sa lettre du 28 juin 1896 que je peux vous citer : « Je reviens d’Athènes plus éloigné, plus ennemi du christianisme qu’auparavant. Croyez-moi, c’est là-bas qu’on vécu les hommes parfaits… » Après avoir évoqué Sophocle, Homère et Platon, le jeune Maurras conclut : « Je reviens d’Athènes en polythéiste tout pur. Ce qui était à l’état vague et confus dans ma pensée s’est précisé avec éclat... » Jusqu’à sa mort en 1928, l’abbé Penon tentera de faire revenir Maurras sur cette conversion. Il n’obtiendra que des concessions de pure forme mais aussi l’argument par lequel Maurras dira qu’à ses yeux l’Eglise catholique avait jadis corrigé par son principe d’ordre ce qu’il y avait de pernicieux dans le christianisme originel.

    - Vous êtes un adepte jüngerien du « recours aux forêts ». Y avez-vous trouvé la paix et/ou les moyens de préparer les guerres à venir ?

    Avant de beaucoup écrire, Ernst Jünger avait commencé par vivre dans les tranchées de la Première Guerre mondiale certaines idées qu’il a émises par la suite. Jünger était authentifié par sa vie. Ce qui m’a fait prendre au sérieux ses écrits. J’ajoute que l’image du « recours aux forêts » éveille en moi un écho très fort. Je n’y vois pas une incitation à prendre le maquis, mais à découvrir la haute spiritualité portée par les arbres et la nature, ainsi que le disait Bernard de Clairvaux : « Tu trouveras plus dans les forêts que dans les livres. Les arbres t’enseigneront des choses qu’aucun maître ne te dira ». Preuve que vivait encore en lui, la spiritualité de ses ancêtres francs et gaulois. C’est ce que j’appelle la tradition. Elle chemine en nous à notre insu.

    Entretien réalisé par Louis Montarnal L’AF n° 2827 - Novembre 2011

  • Démantèlement de la politique familiale : un crime contre la France

    « Réduire les allocations familiales des plus aisés ? Une rupture du pacte républicain » (Thierry Vidor, DG Familles de France).
    Après avoir fait adopter la loi Taubira, le gouvernement s’apprête à démanteler la politique familiale. Il va ainsi saper les fondements de ce qui reste l’un des rares atouts de la France en Europe : son taux de fécondité plus élevé que celui de ses voisins. Y compris – et c’est essentiel – le taux de fécondité des Françaises de souche : 1,7 à 1,8 enfant par femme, ce qui est inférieur au simple taux de reproduction (2,1) mais très supérieur aux taux de fécondité des Allemandes, des Italiennes ou des Espagnoles de souche (1 à 1,3).

    Ce résultat est dû à la continuité de la politique familiale française :

        -allocations versées à toutes les familles,
        -prime d’accueil à la naissance,
        -revenu maternel,
        -possibilités de garde nombreuses,
        -aides fiscales à la garde des enfants,
        -semaine de quatre jours pour de nombreuses femmes et certains hommes.

    C’est tout cela que le gouvernement s’apprête à démanteler :

        – La réforme Peillon des « rythmes scolaires » vise à reprendre aux familles le mercredi, moment de contact privilégié parent/enfant pour les parents adeptes de la semaine de quatre jours.
        – La réforme Touraine supprimera le caractère général des allocations familiales en en privant (dans un premier temps !) 15% des couples : ceux jugés riches car disposant de deux salaires de 2.500€. Or ces couples assurent de l’ordre de 25% à 30% des naissances françaises de souche. En tentant financièrement de dissuader leur natalité, le gouvernement vise à accélérer le « grand remplacement » du peuplement français. D’autant plus que dans la foulée les avantages fiscaux liés
    à la garde d’enfants s’apprêtent à être rabotés.

    Ces mesures sont socialement injustes, démographiquement potentiellement catastrophiques et économiquement stupides.

    Ces mesures sont injustes car la politique familiale n’a pas pour objectif de réduire les écarts entre riches et pauvres mais à revenus égaux de limiter les différences de niveau de vie entre ceux qui portent la charge de la natalité et les autres. Tout comme est injuste le projet d’éradiquer les suppléments de retraite dont bénéficient actuellement les pères et mères de famille nombreuse : considérer comme prioritaire de baisser d’abord les retraites de ceux dont les enfants payent les retraites des autres, il fallait y penser. Les socialistes et une partie de l’UMP y pensent !
    Ces mesures sont potentiellement catastrophiques car, une fois détruit le principe de l’universalité des prestations familiales, c’est tout l’édifice qui sera progressivement mis à bas. Les prestations familiales deviendront une simple variable budgétaire d’ajustements pour permettre le maintien des minimas sociaux dont les premiers bénéficiaires sont la clientèle électorale immigrée du Parti socialiste.
    Le niveau de la fécondité française pourrait alors rejoindre celui de ses voisins et la France perdre ainsi l’un de ses rares atouts.

    La logique du « grand remplacement »

    Ces mesures sont économiquement stupides car la France souffre d’un exode croissant de ses cadres et jeunes cadres qui partent faire carrière à l’étranger. Sa politique familiale est un atout pour garder en France des talents français. En la détruisant, le gouvernement s’apprête à accélérer le processus d’exode des capacités françaises. Là aussi, c’est cohérent avec la logique du « grand remplacement » : le gouvernement a une politique d’accueil des « talents étrangers » mais il n’a aucune politique de retour ou de maintien en France des talents français.
    Au regard de ce qui se prépare, les opposants à la loi Taubira auront encore du pain sur la planche après la grande manifestation du 26 mai 2013 : Vincent Peillon et Marisol Touraine méritent de faire l’objet d’un suivi attentif des partisans de la Manif pour tous et du Printemps français.
    Jean-Yves Le Gallou, http://www.polemia.com
    21/05/2013

  • Hollande et Ayrault toujours en baisse dans les sondages

    Selon un sondage LH2 pour Le Nouvel observateur publié hier mardi, la cote de confiance de François Hollande et Jean-Marc Ayrault recule encore d'un point en un mois pour les deux hommes, atteignant son taux le plus bas depuis mai 2012. 
    Le « chef » de l'État, qui avait perdu 4 points en avril à 32%, subit une nouvelle mais plus légère dégradation de sa popularité en mai, 31% (-1 point) des Français se disant confiants en son action.
    Même érosion pour le Premier ministre, qui voit sa cote de confiance baisser d'un point à 30%, contre 60% de défiants (-1 point).
    S'il atteint là un seuil critique, Jean-Marc Ayrault reste encore loin des 20% d'opinions positives enregistrés par Dominique de Villepin au plus fort de la crise sur le CPE en 2006.¢
    Malgré la présentation devant la presse de "l'offensive" qu'il compte mener au cours de la deuxième année de son quinquennat, le président enregistre son plus bas score dans ce baromètre depuis son entrée à l'Elysée, même si la proportion des mécontents rétrograde d'un point à 64%.
    Selon LH2, la deuxième conférence de presse de François Hollande a eu un impact sensible sur les résultats de cette enquête. En effet, si les opinions positives à son égard s'établissait à 29% auprès des personnes interrogée le 16 mai, elles étaient de près de 32% auprès des interviewés des 17 et 18 mai.
    Sondage réalisé du 16 au 18 mai par téléphone auprès d'un échantillon de 1.011 personnes, représentatif de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas).¢

    Avec AFP http://www.francepresseinfos.com/

  • Pas de séparation de la franc-maçonnerie et de l'Etat

    Lu dans L'Express :

     

    "les maires de La Rochelle, de Rochefort, de Châtelaillon-Plage et de Montendre sont francs-maçons. Et, derrière eux, nombre d'élus. De quoi éclairer la vie politique locale d'un nouveau jour.  [...]

    Le maire (PS) de La Rochelle se plaît à l'employer quand, en privé, il est questionné sur son appartenance maçonnique. Il n'aura désormais plus besoin de louvoyer - contacté à maintes reprises, Maxime Bono n'a pas jugé utile de répondre à nos demandes. L'Express est en mesure de révéler que le premier magistrat est membre de l'atelier rochelais République et laïcité du Grand Orient de France (GODF), réputé pour accueillir des frères de gauche. "Une loge 100% socialiste, jure un ancien vénérable de la Grande Loge nationale française (GLNF). On n'y entre pas sans avoir sa carte flanquée du poing et de la rose." L'affirmation est excessive: lors des tenues, l'atelier s'ouvre à d'autres obédiences et n'exclut pas les frères marqués à droite.

    Jean-Louis Léonard pourrait en témoigner... s'il acceptait de se dévoiler. L'ancien député (UMP) de la Charente-Maritime, actuel maire de Châtelaillon-Plage, était en effet présent le jour de l'initiation de Maxime Bono. Maçon assidu depuis vingt ans, il est membre de L'Accord parfait (GLF) de Rochefort. Le couple Bono-Léonard? Adversaires politiques à la ville, frères de sang dans le secret des loges... [...] 

    Au pied des barres HLM de la cité du Petit-Marseille, à Rochefort, l'atelier la Démocratie, du GODF, inaugure ce 16 juin 2011 son nouveau "saint des saints". Devant un parterre de frères trois-points médusés, deux hommes se donnent spontanément l'accolade (le baiser maçonnique) : Jean-Louis Léonard, déjà cité, et le maire... socialiste de Rochefort, Bernard Grasset. Tous les deux ont été députés de la Charente-Maritime dans la même circonscription (Léonard a succédé à Grasset). Adversaires implacables devant les électeurs, les voilà comme les deux doigts de la main en coulisse... [...]"

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • « Mariage Gay » : l’UMP entre opposition et désertion

    Lu sur France Catholique

    J’y va-t’y ? J’y va-t’y pas ?

    Où ? Dans la rue, le 26 mai, aux côtés des vrais opposants au factum indigeste, dangereux et incohérent de la loi Taubira sur le prétendu « mariage pour tous ».

    Qui ? Les gens de l’appareil politique de l’UMP, déjà qualifiés d’ « Union pour la machine à perdre » face au bunker idéologique de l’Etat-PS. Désormais, on ne compte plus les hésitants et les tire-au-flanc parmi les gros bonnets de cette formation politique « libérale » : ce sont les héritiers désoeuvrés du chantier inachevé de l’échafaudage du trio Chirac-Balladur-Sarkozy, lui-même sorti des vestiges d’un giscardisme déliquescent avec des petites croix de Lorraine en carton-pâte délavé pour capter les voix d’un électorat conservateur vaguement nostalgique de l’époque gaullo-pompidolienne. A court d’idées, cette chorale asthmatique manque de souffle, et ne peut que constater en gémissant l’enlisement croissant de l’équipe de François Hollande et les délires idéologiques du PS.

    Après s’être déchirés publiquement l’automne et l’hiver dernier, les deux têtes d’affiche de l’UMP, Copé et Fillon, ne s’entendent désormais que pour tenir un discours frileux et défaitiste, parlant à mi-voix d’une « réécriture » du texte de Mme Taubira sur la filiation et les droits de l’enfant, là où on pourrait encore dire « Non, c’est impossible, car c’est impensable »…

    Et M. Fillon, ex-Premier ministre, qui s’est déjà porté candidat à la Présidence de la République – c’est presque un non-événement à quatre ans de l’échéance de 2017 - ne veut toujours pas prendre le risque de manifester physiquement dans Paris… La dérobade serait-elle devenue l’attitude idéale des futurs chefs d’Etat en France ? A force de déserter les combats de civilisation les plus fondamentaux, on risque de ne plus pouvoir présider qu’un « No man’s land »…

    La suite sur France Catholique

    http://www.actionfrancaise.net