Récemment, Bruno Gollnisch a accordé une petite interview à « Enviscope » sur le projet de la décentralisation. Selon lui, il faut que les Régions se concentrent davantage sur leurs missions essentielles pour enrayer les gaspillages.
France et politique française - Page 4951
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Bruno Gollnisch : les Régions doivent se recentrer
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Mariage homo : honneur aux résistants lyonnais !
Mariage homo : Lyon, bastion de la résistance
Reportage. Les Lyonnais multiplient les manifestations contre le projet Taubira. Une mobilisation exemplaire, qui s’explique tant par le dynamisme des associations locales que par l’histoire d’une ville frondeuse.

Jamais on n’avait vu cortège funèbre aussi bruyant et festif ! Casseroles, sifflets et cornes de brume : le 4 avril, à Lyon, alors que s’ouvraient à Paris les débats sur le mariage homosexuel, les adversaires du projet Taubira ont tout fait pour se faire entendre des sénateurs et de l’Élysée. Des enfants, des mères de famille, des grands-parents, beaucoup de jeunes surtout qui chantent et s’époumonent : « Hollande, ta loi, on n’en veut pas ! »
Derrière une grosse caisse battant la mesure de ce joyeux tintamarre, la foule, où s’entremêlent les drapeaux français et les étendards colorés de La Manif pour tous, suit six manifestants portant sur une civière une jeune fille coiffée d’un bonnet phrygien. C’est le peuple de Lyon escortant “Marianne à l’agonie” jusqu’à la place des Terreaux. C’est une insurrection civique, qui se répand partout en France mais que Lyon met en scène avec une incomparable énergie.
Organisateur de ce happening, le collectif En marche pour l’enfance attendait 400 personnes. Il en est venu presque le double. Le 27 mars déjà, plusieurs centaines de manifestants s’étaient massées aux abords de l’Opéra de Lyon, où Christiane Taubira assistait à la représentation d’une tragédie lyrique de Robert Badinter. « Nous sommes tous des enfants d’hétéros », scandaient-ils avec humour. La garde des Sceaux avait eu beaucoup de mal à quitter les lieux sous escorte policière.
C’est Lyon qui détient le record de mobilisation en région contre le “mariage pour tous” : plus de 30 000 personnes y ont défilé lors de la première manifestation, le 17 novembre. Une date choisie dès le 1er octobre par les associations lyonnaises, à laquelle s’est ralliée Frigide Barjot, elle-même originaire de Lyon !
C’est aussi la capitale des Gaules qui a dépêché à Paris le plus fort contingent de manifestants de province, le 13 janvier puis le 24 mars : « Là encore, nous avons fait monter 30 000 à 40 000 personnes chaque fois ! », souligne Jean-Baptiste Labouche, qui préside En marche pour l’enfance. « Et ce n’est pas tout », dit-il en égrenant toutes les actions menées depuis six mois : tractage lors de la fête des Lumières, collage, porte-à-porte, collecte de signatures pour la pétition injustement rejetée par le Cese. Sans oublier le rassemblement de milliers de personnes, le 2 février, place de la Comédie. « Nous ne lâcherons rien », confirme Anne Lorne. Cette jeune femme de 32 ans travaillait il y a peu dans la communication. « Mère de quatre garçons », elle figure parmi les premiers opposants au projet Taubira. « La mobilisation continuera d’enfler tant que le gouvernement fera mine d’ignorer nos arguments. »
Comment expliquer ce dynamisme lyonnais ? Par l’énergie de quelques-uns ? sans doute. Le bureau du collectif En marche pour l’enfance compte une douzaine de membres issus du monde de l’entreprise, à l’exception de deux normaliens, Paul et Gaultier, qui ne sont pas les moins actifs. Marié et père de trois filles, Jean-Baptiste Labouche, 35 ans, dirige plusieurs agences d’intérim et de recrutement. « Nous ne sommes pas des professionnels de la politique, nous ne poursuivons pas un intérêt personnel mais nous partageons tous la même conception de l’action », dit-il. « Nous venons d’horizons différents (le marketing, la banque, la communication…) mais nous parlons le même langage, complète Hugues, consultant en business development. Nous mettons nos compétences respectives au service d’une cause à laquelle nous croyons, en visant toujours l’efficacité. »
Cette rigueur se double d’une imagination fertile. Le renouvellement incessant des actions, qui déconcerte le gouvernement, suppose la maîtrise des réseaux sociaux. « C’est une révolte 2.0 », résume Anne Lorne, qui a pris en charge la communication du collectif. Il a suffi de quelques SMS, dupliqués et retransmis des centaines de fois, pour faire du tintamarre du 4 avril une réussite populaire. C’est aussi par ce moyen qu’un Lyonnais a prévenu ses camarades après avoir repéré Christiane Taubira à l’opéra. Moins d’une heure après l’envoi du premier SMS, près de 500 personnes l’attendaient à la sortie. Une action spontanée que de nombreux manifestants justifient par le mépris du gouvernement.
Professionnels dans l’action, les Lyonnais veulent l’être aussi dans la réflexion. Présidée par le Dr Raphaël Nogier, l’association Cosette et Gavroche a organisé la première journée des États généraux de l’enfant, le 26 janvier. De ce colloque auquel ont participé des médecins, des juristes, des sociologues et des philosophes, elle a tiré un “livre blanc” « que nous avons diffusé auprès de tous les parlementaires, précise Raphaël Nogier. Et tous les maires de France en ont reçu la version électronique ! »
Il faut ajouter un puissant adjuvant à cette exigence professionnelle : « l’amitié » cultivée dès l’enfance ou dans les réseaux associatifs particulièrement denses à Lyon. Jean- Baptiste Labouche a d’abord rameuté quelques copains. L’un, « qui faisait la sono dans les mariages », assure aujourd’hui la sonorisation des manifestations. L’autre, « un costaud », s’occupe notamment du service d’ordre. Mais beaucoup s’y sont ajoutés l’an dernier. « Nous ne nous connaissions pas il y a six mois, racontent Anne, Paul et Gaultier. Ce combat commun a forgé des liens que nous n’oublierons pas. »
À ce cocktail de compétences et d’amitié, nos deux normaliens ajoutent un ingrédient éminemment politique : « Les manifestants ont la sensation de goûter à la souveraineté, disent-ils. Les jeunes la découvrent, les plus âgés la recouvrent, après avoir été méprisés ou tournés en dérision pendant trente ou quarante ans. Ils y ont repris goût. C’est une lame de fond dont on ne mesure pas encore les conséquences : il n’y aura pas de démobilisation. »
Est-ce un hasard si cette alchimie fonctionne aussi bien à Lyon ? Et peut-on voir dans ce mouvement populaire le fondement d’un sursaut national et durable ?
La capitale des Gaules est connue pour son esprit frondeur (on songe au théâtre de Guignol) et les révoltes qui l’ont secouée. Celle des canuts est la plus célèbre. Mais c’est plus encore à sa tradition d’indépendance politique que font référence les manifestants. « Lyon a toujours été géré par des Lyonnais, souligne Raphaël Nodier : ce sont les échevins qui dirigeaient la ville. Nous avons appris au fil des siècles à ne compter ni sur Paris ni sur les autres. Nous ne dépendons ni de ducs, ni de comtes, ni d’un prince. » Une fierté largement partagée entre Saône et Rhône : « Nous ne sommes pas subordonnés au pouvoir central », acquiesce Hugues. Les Lyonnais ne sont pas jacobins.
« Lyon est à la fois une ville de résistance (elle en conserve la mémoire) et une ville qui pense, enchaîne Gaultier. Les étudiants y sont nombreux, en raison de la présence des universités, et chacun peut compléter sa formation ou nourrir sa réflexion dans les cercles intellectuels qui prospèrent à Lyon. »
L’Église — entre autres — a depuis longtemps irrigué cette réflexion, cultivant un catholicisme social que des Lyonnais, comme Frédéric Ozanam, ont contribué à façonner. Fidèle à cette tradition, le cardinal Barbarin, primat des Gaules, a dit en termes vigoureux ce qu’il pensait du projet de loi Taubira dès le mois de septembre.
« Beaucoup de manifestants nous ont confié qu’ils avaient découvert, au cours de ce combat, qu’ils n’étaient pas seuls », souligne aussi Jean-Baptiste Labouche (lire entretien page précédente). « Les gens se sont levés contre un mensonge d’État, qui consiste d’abord à tordre les mots (le mariage, la famille) pour leur donner un sens qu’ils ne peuvent pas avoir, analyse Bénédicte Louis, assistante sociale et vice-présidente de Cosette et Gavroche. C’est cette tyrannie de la pensée, fondée sur l’idéologie de l’indifférenciation sexuelle, que les Français ne supportent pas. »
« Ce qui se joue n’est pas seulement lyonnais, poursuivent Paul et Gaultier : c’est une pièce typiquement française. En Espagne, les manifestations rassemblaient surtout des catholiques. Ici, la mobilisation dépasse largement les rangs de l’Église. Parce que les Français finissent toujours par se rebeller quand il se commet une injustice au sommet de l’État. »
Fabrice Madouas - Valeurs Actuelles http://www.actionfrancaise.net
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Gazez-les tous, Hollande reconnaîtra les siens !
Monsieur le président de la République,
Dimanche 24 mars, manifestation contre le mariage et l’adoption par les personnes de même sexe. Que dire Monsieur le président devant un tel mépris de la part de votre gouvernement ? Que dire devant ce silence radio de la République française que vous représentez, face aux Français descendus massivement, et pour la deuxième fois, dans les rues de la capitale exprimer leur désaccord sur le projet de loi Taubira ? Dois-je vous apprendre monsieur le président, qu’une masse volontairement stigmatisée, volontairement méprisée et volontairement refoulée avec une violence inappropriée, ne peut souffrir une telle déconsidération inique de la part du gouvernement de son pays ? Dois-je vous apprendre qu’une exaspération légitime était inévitable ?
Ou sans doute le saviez-vous trop bien ?
Volontairement stigmatisée. Nous serions « une pluie de déjections homophobes » d’après le vice-président de l’Assemblée nationale Denis Baupin (à ce propos, la LMPT peut vous fournir en parapluies). Le 13 janvier vous aviez « normalisé » à l’avance le chiffre de 340 000 personnes. Pour le 24 mars, les médias et votre gouvernement avaient grassement répandu l’idée que ce mouvement homophobe contre l’égalité des droits pour les homosexuels s’étouffait dans ses drapeaux roses. Par conséquent, vous ne pouviez avancer un chiffre supérieur à 340 000 pour des raisons purement symboliques, aussi vous êtes-vous entendus collégialement selon la bonne coutume républicaine, sur un ridicule et vexant 300 000. Humilier quelqu’un n’est jamais sans conséquences, monsieur le président, et par ce choix délibéré vous avez humilié et stigmatisé chaque Français et Française présents ce dimanche. Le chiffre de la LMPT est légèrement supérieur : 1 400 000 personnes. Peut-importe le nombre exact, toujours est-il que la différence est de 1,1 millions de manifestants. Où sont-ils passés ? Je n’ai jamais été bon en calcul, monsieur le président, pourtant c’est bien ce que m’assure ma calculatrice. Mais peut-être est-elle homophobe ?
Volontairement méprisée. Les Français présents ce dimanche et le 13 janvier dernier ont un message à vous communiquer monsieur le président. La moindre des choses quand on représente le peuple français et que l’on respecte un tantinet sa fonction de chef d’Etat, était d’écouter les raisons de ce déplacement impressionnant des Français. Face à une forte présence vous avez répondu par une molle absence. Que faisiez-vous ce dimanche ? Vous étiez à je ne sais quelle réunion concernant les intérêts français en République Centrafricaine. Quelle belle leçon de démocratie vous donnez là monsieur le chef d’Etat ! Avez-vous entendu les clameurs des Français juste derrière vos grilles ? Avez-vous ressenti l’exaspération palpable de dizaine de milliers de familles ? Notre message rayonne de la clarté de la vérité ! Mais nous n’étions « qu’une poignée » selon Arnaud Montebourg, réclamant débat et référendum alors que nous aurions tout simplement « perdu la bataille » ricanait le sénateur Jean-Pierre Michel… C’est tellement plaisant de savoir notre pays en de si bonnes mains ! Quelle beauté dans ce message démocratique ! Quelle richesse ! Quelle superbe preuve de tolérance républicaine ! Monsieur le président, nous ne vous le répèterons pas cent fois : faites taire ce silence méprisant !
Volontairement refoulée avec une violence inappropriée. Peut-on considérer, monsieur le président, les familles présentes ce jour-là comme de dangereux militants surentraînés, armés de barres de fers, lançant pavés et verres, construisant barricades, détruisant magasins, voitures, espaces publics, cassant avec rage et violence du CRS ? Une promenade de santé, monsieur le président, une promenade du dimanche qu’ont effectuées les forces de l’ordre le 24 par rapport à ce qu’on connu leurs collègues durant les incidents du CPE. J’ai du mal à croire, monsieur le président, quand j’entends une foule de manifestants scander « CRS avec nous » assis devant un barrage, ou même quand l’on surprend certains représentants des forces de l’ordre esquisser un sourire et plaisanter entre eux ; j’ai du mal à croire qu’ils aient été soumis au même état de stress et d’oppression que durant les manifestations du CPE ou encore les échauffourées dans les banlieues. Mais sans sommations, et sur un ordre évident du ministre de l’Intérieur, ces familles extrémistes homophobes ont essuyé des jets de gaz lacrymogènes. Je fais partie, monsieur le président, de ces gens qui n’ont pas eu le droit de recevoir ces jets de gaz. Aussi je demande solennellement (et selon la logique de M. Valls, qui a considéré chaque manifestant comme attentant à l’ordre public) à pouvoir participer, pour des raisons égalitaires, à ce formidable exercice démocratique qu’a été ce gazage pour tous. Non, monsieur le président, ces gens-là avaient pour seule motivation, aiguillonnée encore une fois par une profonde exaspération, d’accéder aux Champs-Élysées ! Car c’est symbolique, monsieur le président, et lorsque l’on refuse le dialogue, lorsque délibérément on rend les gens muets, lorsque l’on choisit de les parquer comme des bœufs, sachez alors que tout symbole devient combat ! Veuillez prendre note, monsieur le président, qu’une fois dans la plus belle avenue du monde, l’ambiance est restée pacifique et bon enfant. Il n’y a guère que monsieur Manuel Valls pour parler d’ « agressions physiques contre les forces de l’ordre, dégradations de biens publics, jets de boulons ». Que voulions-nous, monsieur le président, si ce n’est prendre la clé des champs pour la remettre symboliquement aux générations futures ; car c’est là tout notre combat : la protection de l’enfant. Ce devrait aussi être le vôtre…
Place aux excuses maintenant monsieur le président de la République. Excuses pour qui, excuses pour quoi.
Si les Femens avaient été gazées, il est probable que le gouvernement se serait platement excusé. Celles présentes ce dimanche n’ont étonnamment pas eu besoin de sortir de mouchoir pour essuyer leurs yeux. Ne vous mentez pas à vous-même monsieur le président, les excuses, vous savez fort bien les présenter! Comment se fait-il que vous ne vous soyez pas encore exprimé au sujet d’une manifestation d’une telle ampleur ? Personne ne connait mieux les chiffres que vous ! Si tant est bien sûr, que vous portez toujours quelques regards sur ce peuple ! Comment se fait-il, monsieur le président, que vous ne vous soyez pas encore manifesté sur les comportements violents de certains CRS (plus de la part des policiers il faut le souligner) : ceux qui ont gazé sans sommation et sans distinction de sexe ni d’âge, des pères, des mères ou des enfants et qui en ont molestés allègrement certains ?
Monsieur Hollande, monsieur Valls, vous avez à rendre des comptes par rapport à l’utilisation abusive et volontaire de gaz lacrymogène sur des familles françaises ; par rapport à une estimation convenue par avance et volontairement vicieuse du nombre de manifestants ; tout cela dans le but de créer une colère générale. Vous espériez des personnes violentes, vous n’avez eu affaire qu’à des gens déterminés. Vous avez par de nombreux moyens tenté d’attiser la colère des manifestants, vous n’avez eu en retour que des débordements pacifiques et des jeunes exaspérés.
Quant à nous, monsieur le président, nous nous excusons : c’est vrai, nous avons tout de même eu le culot d’être nombreux à montrer que nous ne partagions pas votre pensée unique ! Excusez-nous de nous préoccuper du bien-être et de l’avenir des enfants ! Excusez-nous de leur vouloir un père et une mère ! Excusez-nous de considérer que l’enfant n’est pas une marchandise ! Excusez-nous de considérer avec réalisme la théorie du genre comme contre-nature ! Et enfin, monsieur le président, veuillez-nous absoudre de ne pas partager la même vision de l’homme que vous.
Aymeric, 18 ans http://www.printempsfrancais.fr
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Les "idées positives" et la Révolution de Charles Maurras
En publiant L’Ordre et le Désordre en 1948, Charles Maurras dresse un réquisitoire sévère contre la Révolution française. L’ouvrage, qui compte une soixantaine de pages, comporte cependant quelques nuances : « Nous ne nions pas le mal du passé, ni le bien du présent. » Pour l’auteur, qui compare république et monarchie, la question qui se pose est simplement de savoir quel régime a rendu la plus grande somme de services à la France.
Sa démonstration débute par cette affirmation : « Une seule chose importe : le vrai. » Mais qu’est-ce qu’une idée vraie ? C’est « une idée que les faits de la vie ou confessent ou confirment », qui « ne conduit pas nécessairement au réel », mais qui « écarte l’impossible ». Pour distinguer le vrai du faux, c’est la raison qu’on prendra pour arbitre. Comme les gens du dix-huitième siècle ? Pas tout à fait. Selon Maurras, « tout en invoquant la raison », ceux-ci « eurent le tort de raisonner peu et fort mal ».
Du bon usage de la raison
Peut-être avaient-ils accordé une confiance trop grande à la liberté ? Certes, elle est utile ; « la curiosité et la tolérance, l’hospitalité de l’esprit » sont même indispensables : « Consentir au malaise de la surprise, en extraire une joie vivace, désirer la secousse de l’inconnu, aimer à se trouver désorienté et perplexe [...] cest la préface nécessaire de tout mouvement méthodique de la raison. » L’esprit de liberté présente néanmoins un tort essentiel, celui de « prétendre suffire à tout et tout dominer », alors qu« 'il n’est qu’un commencement ». En effet, « les purs flambeaux de la Liberté » « ne feront jamais distinguer le principal ou le secondaire, l’antécédent ou le conséquent, le préférable ou le postpossible ».
Aussi, « si l’on veut remuer et vivre, il faut sortir de cet état de liberté comme on sort de prison ». « Il faut adopter un principe et s’en tenir à lui. Ce n'est pas pour anéantir toutes les idées différentes, c'est pour les composer autour de leur centre normal, pour les ranger et les graduer... »
User ainsi de la raison, « ce n’est point faire preuve d’individualisme mais du sentiment opposé ; c’est se réclamer de principes également communs, non seulement aux hommes, mais à tous les esprits, qu’ils habitent Mars ou la Lune »… C’est dailleurs « en appliquant ces principes supérieurs aux données empiriques de la vie politique » que « d'exercés dialecticiens ont, de siècle en siècle, établi l’ensemble de ces idées positives, qu’on peut aussi nommer vérités empiriques ».
La méthode étant définie, il convient non pas de « rêver la Constitution la plus "idéale" », mais de chercher « qu’elle serait la plus utile », avec l’idée que « la saine politique se subordonne à l’intérêt de la communauté politique réelle la plus étendue et la plus résistante ». « Nous disons réelle car il s’agit d’intérêts déjà existants […] Nous disons la plus étendue, parce qu’il s’agit de trouver une loi applicable au plus grand nombre de cas. Mais nous ajoutons cette condition de plus résistante pour bien spécifier de qu’elle sorte de réalité il s’agit ; une coalition, une alliance, souvent même une confédération ne sont pas de ces réalités politiques supérieures dont nous parlons. »
La réalité nationale
Voilà pourquoi la nation est au cœur de nos préoccupations. Son unité, qui « reste pour nous le plus nécessaire de tous les biens », s’inscrit dans l’histoire. À « la souveraineté de dix millions d’électeurs français représentée par des bulletins de vote ou par des élus », on opposera donc « l’autorité d’un milliard de Français morts et d’un milliard de Français à naître représentés, ceux-là, par la Maison de France et par le chef de cette Maison ». À en croire quelques-uns, « pour faire du nouveau qui fût excellent, il suffirait de casser du vieux ». Même si « la vraie tradition est critique », ils oublient que « la durée est le fruit des épreuves de lexpérience : grave indice du vrai et du bien ».
Fort de cet enseignement, quel objectif faudra-t-il poursuivre ? Il ne doit être placé « ni dans l'égalité, ni dans l'inégalité de qui que ce soit » ; « l’objectif idéal des sociétés, c'est leur prospérité générale ». « L’inégalité humaine est un fait. L’égalité n’en est pas un. Il faut mettre de l’égalité en certains objets. Il ne faut pas en mettre en tout. Voilà l’essentiel de notre doctrine. »
Maurras précise que « le seul État français qui ait le sens commun comporte au centre un roi puissant, à la périphérie des organisations autonomes ». « En effet, notre État doit être fortifié tout autant que limité et limité tout autant que fortifié. Il faut sacrifier au génie de l’autorité le ridicule verbiage du Parlement central ; il faut au, contraire, favoriser, aider, émanciper et réorganiser tous les corps, compagnies et communautés susceptibles de s’exprimer par des assemblées locales, professionnelles ou religieuses »
Le despotisme de l’individualisme
Le constat est clair : sur un fondement individualiste, on « ne peut concevoir ni réaliser autre chose que le despotisme de l’État ». « Cet État tient les personnes et les biens. Chacun se trouve seul contre l’État, expression de tous... » « De l’individualisme absolu à l’Etat absolu, la chaîne est logique. Les événements ne s’enchaînent pas moins que les idées, du régime de la Déclaration des droits de lhomme au régime de la terreur. »
Quelles leçons tirerons-nous de l’histoire ? « Nous voyons à quel point la douceâtrerie humanitaire est contiguë au sectarisme sanglant. J’en conclus qu’il faut éviter cette douceâtrerie. Je conclus que le meilleur moyen d’éviter 1793 sera toujours de s’opposer à 1789. » Quant au roi, il servit si bien l’intérêt de la France « qu’après avoir fait la nation, il ne cessa de l’étendre et de la fortifier ». La Restauration conforte Maurras dans ses convictions : « L’État modèle […] est assez sage pour ne pas vouloir la guerre, mais assez fort pour ôter au monde l’envie de la lui déclarer. Quel État français sest trouvé dans ces conditions depuis 1789 ? […] Seuls répondent à la définition de l’État suffisant, de l’État juste, les trois règnes qui vont de 1815 à 1848. » La monarchie future y répondra à son tour !
Grégoire DUBOST L’Action Française 2000 du 28 juillet au 24 août 2005
* Charles Maurras : L'ordre et le désordre Les "idées positives" et la Révolution. Éditions Self, 1948, 63 pages. -
« MARIAGE » homo : ouvrira-t-on les yeux sur les raisons de la double victoire du lobby LGBT-OGM ?
Comme on pouvait s’y attendre, le Sénat entérine le vote de la chambre des députés en faveur de la loi de dénaturation du mariage, non sans le secours à la gauche d’un certain nombre de sénateurs dits de droite.
Une fois de plus la franc-maçonnerie aura assuré la cohésion de la gauche par ailleurs divisée et elle aura comme à l’ordinaire débilité la dite droite.
Cette loi a été imposée par le très puissant et très riche lobby de la minorité LGBT-OGM, agent actif de l’individualisme nihiliste révolutionnaire. Son activisme de groupe de pression politique a culminé en une guerre psychologique utilisant tous les moyens possibles de désinformation dans un constant bombardement médiatique.
Il a notamment encore utilisé à plein la technique d’intimidation et de sidération de la dialectique grossière mais éprouvée de l’antiracisme. Tout le réseau de propagande LGBT-OGM s’est employé simplistement mais efficacement à opposer le camp du bien de la bonne et obligatoire homophilie et le camp du mal de la non-homophilie désignée comme celui de la barbarie homophobe.
Les dirigeants de la réaction de masse contre la loi sont quasi unanimement tombés dans ce panneau. En ne cessant de se disculper de l’accusation, ils se mettaient ainsi en permanence en position de complexés sur la défense. Malgré les moyens d’expression qu’ils avaient, aucun d’entre eux et surtout pas la surnommée Frigide Barjot, n’aura pris le temps de comprendre, de démonter et de dénoncer les grosses ficelles terrorisantes de la pieuvre LGBT-OGM.
En ne cessant de se proclamer « la fille à pédés » (sic !), en ne cessant de faire acclamer des histrions homosexuels, Frigide vraiment Barjot ne voyait pas qu’elle n’en ferait jamais assez ! Qu’elle ne faisait qu’apporter de l’eau au moulin LGBT. Qu’il était totalement absurde et contre-productif de ne cesser d’exalter avec Bongibault le modèle homosexuel.
Comme s’il n’avait pas suffi de dire une fois pour toutes que le combat pour le mariage naturel n’était pas celui de la haine contre les homosexuels !
Et donc de ne pas déplacer le combat sur le terrain dialectique choisi par la subversion LGBT-OGM. Moyennant quoi, Frigide Barjot et son soviet de bien gentils naïfs, quels que soient leurs titres prestigieux auprès des bonnes masses chrétiennes, auront accompli un grand travail de promotion de l’homosexualité que n’auraient pas imaginé ses prosélytes idéologiques. Le lobby a donc remporté une double victoire : celle de la loi et celle de la promotion panhomosexuelle.
On ne saurait non plus oublier pour autant que c’est l’élection de François Hollande qui a entraîné le vote de cette loi, qui n’eut pas été si vite et si facilement imposée avec une majorité de députés dits de droite. On ne saurait pas davantage oublier que si l’épiscopat français s’était jadis mobilisé contre la loi Chirac-Veil légalisant le meurtre d’enfants à naître, jamais l’actuelle loi de panhomocratie ne serait passée.
Aussi le combat contre la culture de mort, les combats pour la vie ne doivent-ils pas cesser mais se développer à partir d’une analyse sans complaisance des échecs.
Ils devront être menés avec la claire volonté de les placer non pas certes dans une perspective de politiciennerie mais dans une claire priorité de combat politique, bien sûr éclairé par la morale véritable qui ne saurait se réduire à la vigilance fiscale.
Bernard Antony http://fr.altermedia.info
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L'homoparentalité contraire au droit international
Mariage gay : menaces sur l’adoption
Des juristes étrangers ont adressé un texte aux sénateurs mettant en garde contre les conséquences du projet de loi.
« Nous, juristes du monde, appelons contre le danger de réification des enfants à adopter. » Alors que le Sénat a donné son feu vert, mercredi, à l’adoption par des couples de même sexe, un nouvel appel de juristes contre le projet de loi vient d’être adressé aux parlementaires de la Haute Assemblée. Dans un contexte de baisse du nombre d’adoption international, il sonne comme un avertissement.
Brésilien ou Russe, Haïtien ou Vietnamien, Tunisien ou Indien, ses 24 signataires ont pour particularité d’exercer dans les pays d’origine des enfants adoptés en France. Ils dénoncent de concert un texte qui transforme l’enfant adopté « en simple objet de substitution auquel un adulte prétendrait avoir droit, alors que, selon le droit international, c’est une famille de substitution à laquelle il pouvait prétendre ». Sensible à ce plaidoyer, le sénateur UMP de la Vendée Bruno Retailleau, ex-villiériste, l’a cité jeudi dans l’Hémicycle. « Mon appel au rejet de la loi sur le mariage pour tous ne se situe pas dans la position de l’homophobie », précise Aviol Fleurant, professeur de droit international des droits de l’homme, et avocat au barreau de Port-au-Prince en Haïti. Mais « la loi haïtienne en son état actuel s’accroche à la conception traditionnelle et multiséculaire considérant le mariage comme étant l’union de l’homme et de la femme, rappelle-t-il. Je suis certain que l’adoption de la loi sur le mariage pour tous va pousser les autorités haïtiennes, dans le souci du respect de l’intérêt supérieur de l’enfant, à la réticence s’agissant de la possibilité de faire droit aux demandes d’adoption venant de couples français ».
Civilistes, pénalistes ou avocats généralistes, la critique des juristes s’appuie en grande partie sur la Convention de New York relative aux droits de l’enfant (1989) et la Convention de La Haye sur la coopération en matière d’adoption internationale (1993). Selon cette dernière,les adoptions ne peuvent avoir lieu que si les autorités de l’État ont constaté qu’une adoption internationale répond à l’intérêt supérieur de l’enfant et que les futurs parents adoptifs sont qualifiés et aptes à adopter. C’est là toute la question.
Les pays d’origine des enfants adoptés reconnaîtront-ils que les couples homosexuels sont « aptes » à adopter ?« Le texte légitime par avance le refus de reconnaître comme qualifiés et aptes à adopter des candidats à l’adoption s’ils n’apparaissaient pas comme de futurs parents adoptifs, c’est-à-dire une mère et un père unis », avancent les signataires. Certains pays ont pris les devants. « Les Parlements britannique et français ont légalisé le mariage homosexuel. Cela réduit les possibilités pour les citoyens de ces pays d’adopter des enfants russes », a fait savoir en février Konstantin Dolgov, représentant pour les droits de l’homme du ministère russe des Affaires étrangères.
Depuis l’affaire de l’Arche de Zoé, les pays d’origine des enfants se méfient de plus en plus de l’éthique de la France, avertit le pédopsychiatre Pierre Lévy-Soussan qui craint une chute du nombre d’enfants adoptés en France pour l’ensemble des couples adoptants. « Aujourd’hui, la France est en train d’envoyer le message qu’elle ne croit plus à l’adoption, au fait qu’un enfant puisse à nouveau se relier à un père et à une mère, juge ce spécialiste de l’adoption. Elle s’apprête à valider des situations à risque pour des enfants qui ont déjà été abandonnés une fois et qui, plus que tous les autres, ont besoin de banalité et d’une filiation raisonnable. »
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On ne moralise pas, on est moral !
Il y a toujours, à la suite des désastres politiques ou sociétaux, quelque chose de drôle, d'ironique et, en même temps, de pathétique.
Jérôme Cahuzac a été exclu du PS et il est dorénavant livré à sa solitude et à sa conscience. J'espère qu'il saura résister à la tentation de placer son courage et de faire preuve d'audace dans un domaine totalement inapproprié : celui de l'Assemblée nationale.
Un grand vent de pureté et de transparence s'est levé et j'ose à peine dire que, si je l'approuve globalement, il frôle le ridicule à certains moments devant quelques comportements à l'éthique médiatiquement ostensible (Le Monde, Libération, Le Parisien, Le Figaro). François Fillon contraint Jean-François Copé à montrer patte blanche : sera-ce difficile ?
On va partir à la chasse des évadés fiscaux et je ne doute pas que durant les prochains mois, nous aurons à foison notre ration de secrets dévoilés et de scandales grands ou petits dénoncés. On tombera des nues parce qu'on s'apercevra que la profusion d'argent ne rassasie pas mais au contraire excite l'appétit.
On s'est léché les babines de contentement parce qu'on s'apprêtait, à la suite de Libération, à pourfendre Laurent Fabius mais, déception, celui-ci demeure dans le camp des ministres honorables.
François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont décidé de mettre en oeuvre un grand plan de moralisation publique avec la gravité douloureuse qui sied après chaque catastrophe ayant failli emporter, plus qu'un ministre talentueux, le Pouvoir tout entier. On peut compter sur le président et sur son Premier ministre pour faire voter au plus vite ces mesures de peur que, la réflexion venant, on hésite à sauver la mise à une République pas assez soupçonneuse et vigilante. L'unanimisme qui est attendu de l'Assemblée nationale recouvrira d'un voile à la fois noble et vain des émois troubles et des dysfonctionnements étranges. Il faut toujours se méfier des votes consensuels : ils signifient que les députés s'accordent parce que persuadés que l'union ne fera pas la force et que la pureté célébrée et promise n'accouchera même pas d'une souris : seulement d'elle-même.
Quand la France se retrouvera confrontée à de telles dérives, quand demain un ministre, un conseiller, un haut fonctionnaire, une personnalité réputée intègre seront pris la main, le coeur, l'esprit dans le sac, il y aura la même effervescence dénonciatrice, les mêmes engagements. Un nouveau projet de loi.
Et ce cycle se répétera, gauche, droite, droite, gauche.
A cause de cette inéluctabilité, tout ce qui se déroule sous nos yeux citoyens depuis quelques jours prend un tour pathétique. Une grosse caisse qui fait du bruit pour rien. Un tintamarre superficiel pour pas grand-chose. Du mouvement et de l'agitation mais aucune avancée véritable.
On s'émeut d'un sondage effrayant pour l'image des politiques. Pour 70% des Français, ils seraient corrompus. Cette vision est absurde mais comment une autre appréciation aurait-elle pu advenir ? Non pas tant à cause des mensonges et des tromperies, aussi indécents et honteux qu'ils aient été, mais parce que les remèdes proposés, mécaniques, stéréotypés, font sourire ou frémir : on pressent qu'ils ne serviront qu'à donner bonne conscience aux gouvernants et à désillusionner les citoyens aspirant, malgré tout et tous, à une démocratie exemplaire.
Quand on moralise, si on croit nécessaires les lois éthiques, de redressement personnel, de réforme intellectuelle et morale, quand on projette de rendre la classe politique pure, digne et honnête, lorsque le Pouvoir se mue en éducateur, on peut être sûr de l'échec. Les imparfaits prétendent dicter leur conduite aux imparfaits.
Moraliser, c'est prendre un mauvais chemin. Il faut être moral.
Le citoyen qui déplore, qui vitupère devra voter pour le candidat qui n'a pas que des condamnations purgées à offrir à ses électeurs ; et ne pas faire triompher, comme d'habitude, son adversaire.
Pour que cette démarche salubre parvienne partout à ses fins, qu'on ne vienne pas non plus cracher en permanence sur les quelques médias qui permettront de l'éclairer, de la faciliter.
La morale tout court doit devenir une idée neuve en France.
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Vers un gel du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ?
Photo ci-dessus : autour de Notre-Dame-des-Landes, le projet suscite une agitation permanente.
NANTES (NOVOpress Breizh) – Pour apaiser les esprits autour de son projet de création d’un nouvel aéroport international, Jean-Marc Ayrault avait nommé une « commission du dialogue » assistée de deux commissions plus techniques. Remises le 9 avril, leurs conclusions, si elles sont suivies d’effet, aboutiront à retarder fortement la réalisation du projet. On peut même se demander si ce n’était pas l’objectif dès le départ, dans la perspective des élections municipales de l’an prochain.
« Ayrault s’est sérieusement planté sur ce coup-là », s’énerve un partisan du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Remis au gouvernement le 9 avril, le rapport de la Commission du dialogue sur le futur Aéroport du Grand Ouest n’est pas du tout conforme aux attentes. En créant la commission, pensait-on, le Premier ministre jouait sur du velours. Son président désigné, Claude Chéreau, faisait partie du cabinet de Lionel Jospin, alors Premier ministre, lors du fameux conseil interministériel de 2000 au cours duquel la décision de créer l’aéroport a été prise.
Au surplus, la mission de la commission était étroitement bornée. Elle devait rencontrer toutes les parties prenantes afin qu’elles puissent exprimer leur avis, leur « apporter des précisions complémentaires » et remettre « une synthèse des auditions et des propositions notamment sur la manière de poursuivre le dialogue ». Il ne lui était pas demandé d’exprimer une opinion. Or, sans remettre en cause le projet, elle n’a pu s’empêcher de relever de très nombreuses failles dans ses justifications et ses modalités.
Elle préconise donc de nombreuses études et vérifications complémentaires sur les possibilités de réaménagement de l’actuel aéroport de Nantes Atlantique, les dessertes routières, les compensations environnementales, etc. De quoi retarder le projet de plusieurs années.
Mais ce n’est pas tout. La commission du dialogue était flanquée de deux commissions plus spécialisées, une « commission agricole » et une « commission des experts scientifiques ». Elles aussi avaient une mission très encadrée : améliorer le projet mais pas le remettre en cause. Pointant de nombreux flous méthodologiques, la première souligne que « le projet dont l’origine remonte à près de 30 ans a été conçu dans un contexte très différent de celui qui prévaut aujourd’hui ». Entre les lignes, elle conclut que tout le volet agricole du dossier est à revoir.
La commission des experts scientifiques est plus sévère encore. Il lui appartenait d’examiner la méthode de compensation des incidences du projet sur les zones humides. À l’unanimité, elle conclut explicitement : « cette méthode ne peut pas être validée en l’état ». Son rapport très détaillé mentionne dix critiques majeures, quatre concernant la méthode et six son application à Notre-Dame-des-Landes. Pire encore : elle « estime que ces réserves devraient être levées pour que le projet puisse être poursuivi », ce qui revient en clair à réclamer son arrêt.
Face à ce tir de barrage, que pouvait faire Jean-Marc Ayrault, initiateur des commissions ? Dans un communiqué du 9 avril, il invite les ministres des transports, de l’agriculture et de l’écologie, ainsi que le préfet de région, à prendre en compte leurs recommandations. Ce qui en toute logique devrait conduire à un gel durable du projet. Et certains commencent à se demander si la création des commissions n’était pas en réalité destinée à cela.
« Ayrault va devoir quitter Matignon avant longtemps », note l’un de ses opposants nantais. « Pour ne pas rester sur un échec, il sera tenté de se faire réélire maire de Nantes en 2014. Mais sans les écologistes, ce serait difficile. » Or les écologistes, de leur côté, vivent de plus en plus mal leur contradiction interne : soutien des notables à Ayrault, hostilité de la base au projet d’aéroport. Une mise sous cocon de ce dernier permettrait à tout le monde de se réconcilier. Au moins pour un temps : après les élections, le projet pourrait être réactivé. Si les circonstances économiques et environnementales le permettent. « Ayrault s’est planté… », reprend notre interlocuteur. « Ou alors, c’est nous qu’il a plantés ! »
Crédit photo : DR. http://fr.novopress.info
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Oui à un Printemps Français !
La mobilisation contre le mariage dit pour tous, pour la protection de la famille et de l’enfance ne faiblit pas, loin s’en faut. La manifestation du 24 mars dernier à Paris témoigne même d’une motivation croissante du pays réel, n’en déplaise au pouvoir politique qui ne traite que par le mépris une volonté populaire non conforme à sa folie idéologique. C’est ainsi qu’un totalitarisme « démocratique » s’installe dans le pays, nous rappelant les heures sombres de l’ère soviétique où seul le parti avait la capacité de représenter le peuple.
« Certains pensent que nous sommes vulnérables parce que nous n’avons pas d’armée. C’est exactement le contraire. C’est parce que nous n’avons pas d’armée que nous sommes forts. » Oscar Arias Sanchez
Cette mobilisation s’est faite dans un premier temps avec une relative neutralité médiatique. L’ambiance des manifestations était alors bon enfant et en termes de stratégie médiatique : c’était tant mieux. A présent, la donne a changé et il apparait de plus en plus clairement que les porteurs de ce projet insensé et contre-nature ne céderont que dans le cadre d’un bras de fer politique.
A nous tous de nous adapter ! Et donc de changer de stratégie en passant à une phase civique, bien aidés il faut le dire par l’actualité providentielle de l’énorme scandale politique et moral qui frappe la majorité présidentielle.
Convient-il de créer le rapport de force que Jean-Pierre Michel, rapporteur du projet de loi au Sénat, considérait il y a peu de temps comme le fondement marxiste de la loi ? Il est au moins opportun d’exiger la démission d’une Garde des Sceaux, qui en plus d’être la cheville ouvrière du projet de loi qui nous mobilise, est en outre en équilibre instable dans sa propre Chancellerie et au sein du gouvernement.
Pour ces diverses raisons, le collectif « Catholiques en campagne » appelle solennellement toutes les personnalités impliquées par la mobilisation en cours contre le « mariage » homosexuel à tenir des positions très fermes face à la radicalisation du Gouvernent. Force est de constater que l’entêtement du Gouvernement à ne pas faire baisser la pression de la rue pourrait conduire à une grave crise politique entrainant la chute d’un Gouvernement.
Le Collectif, après avoir soutenu toutes les démarches contre le projet de loi Taubira, au moment même où celui ci vient d’être accepté par le Sénat, salue les initiatives du type « printemps français », se réjouit de voir dans ce mouvement les personnalités qui résistent depuis la première heure contre l’homofolie et leur apporte ici son soutien. La résistance au projet de « mariage » pour tous fait partie maintenant d’un ensemble sociétal plus vaste intégrant la théorie du genre, l’école, la bioéthique ainsi que les allocations familiales.
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Bergé perd les pédales et se prend pour Staline
Le 17 mars dernier, Pierre Bergé « tweetait » le message suivant : « Vous me direz, si une bombe explose le 24 mars sur les Champs à cause de la Manif pour tous, c'est pas moi qui vais pleurer ! ».
Le message avait été retiré mais, le collectif de « la Manif Pour Tous » représenté par Maître Alexandre Varaut avait porté plainte pour « incitation à commettre un acte de terrorisme ».Effectivement, le 24 mars, ce n’est pas Bergé qui a pleuré mais bien ceux qui se sont pris des gaz plein la figure ! Mais peut-être aurait-il vraiment préféré d’autres bombes que des lacrymogènes.En tout cas, pas suffisamment satisfait de cette première sortie, le Bergé des gays récidive aujourd’hui dans l’abject. Il se dit « scandalisé » par la publication dans « Le Monde », dont il est actionnaire, d'une publicité où, sur une pleine page payée naturellement, "La Manif pour tous" s'adresse aux sénateurs pour leur demander de rejeter le texte actuellement examiné au Sénat.Sur Twitter, le président du Conseil de surveillance (sic !) du Monde (excusez du peu !) se dit « profondément scandalisé que le journal Le Monde ait publié une publicité pour la Manif pour tous contraire aux valeurs de ce journal ».Il précise même avoir « demandé des explications à Louis Dreyfus », président du directoire. Censure, quand tu nous tiens...« Cette pub est tout simplement une honte et ceux qui l'ont acceptée ne sont pas dignes de travailler dans ce journal », écrit-il déguisant à peine une menace de licenciement. Alors Bergé va-t-il faire virer « les responsables », les faire gazer, fusiller ? Bergé perd les pédales et se prend pour Staline.Avec AFP http://www.francepresseinfos.com/