
Ils sont les premiers à fuir ce qu’ils promeuvent. La classe politique n’assume pas le grand déclassement qui frappe les institutions et les citoyens les plus vulnérables. La devise de ces élites : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais ». Ainsi, la faute politique d’Amélie Oudéa-Castéra est moins d’avoir mis ses enfants dans le privé (son prédécesseur Pap N’Diaye en avait fait autant), que d’avoir accablé l’école publique qu’elle est censée représenter désormais. La nouvelle ministre de l’« Education nationale, de la Jeunesse, des Sports et des Jeux Olympiques » a en effet expliqué son choix d’un établissement catholique réputé du VI ème arrondissement de Paris pour ses trois enfants en critiquant des « paquets d’heures pas remplacées » d’une école publique du quartier, : une explication que conteste d’ailleurs (Libération, ce lundi) l’établissement mis en cause.






