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social - Page 541

  • Faire du social et penser le social par ZENTROPA

     

    Depuis quelques années, la plupart des milieux nationalistes et identitaires ont fort heureusement – bien que tardivement – repris conscience de l’importance de la question sociale dans leur combat politique. Cette redécouverte s’est notamment traduite par la mise en place, à plus ou moins grande échelle (et avec plus ou moins de sincérité et de permanence), d’actions « caritatives » (soupes populaires, « maraudes » sociales, distributions de biens de première nécessité, soutien scolaire…), accompagnées d’une inflexion du discours vers une remise en cause du modèle capitaliste et financier. Ces deux tendances ne sont d’ailleurs pas simplement complémentaires, mais indispensablement liées, car si l’on se borne à la première, on se mue en une « bonne œuvre » se contentant de palier les déficiences de l’État  et de poser des sparadraps sur les plaies causées par un système sans remettre en cause celui-ci, et si l’on se limite la seconde, on s’enferme dans une posture intellectualiste et attentiste, forgeant des concepts et aspirant au grand soir tout en regardant quotidiennement crever les éléments les plus faibles de son peuple.

    Cette fondamentale évolution a en tout cas définitivement – du moins peut-on l’espérer – rompu les liens avec la droite tatchéro-reaganienne et occidentaliste dont les mouvements radicaux ont trop souvent été les supplétifs, bénévoles ou stipendiés.

    Mais la nécessaire et fondamentale lutte antilibérale et anticapitaliste ne doit pas se borner à un néo-marxisme déjà daté ni à un ouvriérisme romantique ne correspondant plus aux réalités socio-économiques contemporaines. Même le socialisme français à la Proudhon ou Berth, s’il est une source majeure d’inspiration et de réflexion, ne peut constituer, en tant que tel, un « projet » et ne doit pas être perçu comme un « modèle » mais comme une source, parmi d’autres, de constitution d’un corpus idéologique nouveau, adapté aux enjeux actuels. À situation inédite, solutions nécessairement nouvelles.

    Il est notamment aujourd’hui nécessaire d’enterrer la fallacieuse « lutte des classes », morte avec la disparition des classes en tant qu’entités-monde ayant leurs propres valeurs et leur propre rapport à autrui (Quel est le rêve d’un employé ou d’un ouvrier si ce n’est de vivre comme un parasite du C.A.C. 40 ? Les enfants de prolos et ceux de cadres supérieurs écoutent-ils une musique différente, vont-ils voir des films dissemblables ?), et de traduire politiquement la « lutte des imaginaires » qui sépare les individus complètement phagocytés par la logique de la marchandise et ceux qui en sont – plus ou moins complètement – émancipés (les uns comme les autres pouvant désormais se trouver dans la quasi-totalité des « catégories socio-économiques » à l’exclusion de l’hyper-classe mondialisée). La vraie césure, la dichotomie fondamentale se situe désormais certainement ici.

    Et une fois que l’on a été convaincue de cette primordiale « décolonisation des esprits », énoncée par Alain de Benoist, il convient de s’atteler à l’amorcer.

    Car il est tout aussi vain de faire l’éloge itératif du Cercle Proudhon que de vanter sans cesse la « common decency », si l’on ne réfléchit pas parallèlement aux moyens concrets – c’est à dire politiques – de conserver l’esprit du premier pour refonder la seconde. Les « programmes », les « résolutions en  vingt points »,  n’ont pas bonnes presse, on se plaît même à les moquer – parce qu’ils discriminent, clivent, figent, simplifient et segmentent… -, ils n’en restent pas moins indispensables, voire vitaux, si l’on ne veut pas se limiter au stade du constat puis de l’incantation. Pour beaucoup, dans les milieux contestataires, il s’agit là d’un travail beaucoup plus frustrant et « bassement » pragmatique que la fréquentation des écrits des intellectuels et des philosophes mais c’est néanmoins l’impérieuse prolongation de celle-ci  pour ne pas être qu’un lecteur (ce qui, il est vrai, de nos jours, est déjà quasi exceptionnel…) mais aussi un « acteur politique », c’est-à-dire un militant. Plutôt que d’opposer systématiquement – et avec un mépris réciproque – les deux figures, il est grand temps de les réconcilier et d’en affirmer la complémentarité.

    Une complémentarité qui d’ailleurs, si elle ne se développe pas forcément au sein d’un seul et même individu (il est normal que certains spécialistes se consacrent uniquement à un domaine d’étude), doit naître d’un dialogue permanent et d’influences multiples et réciproques au sein d’une communauté. La justice ne peut en aucun cas être abandonnée aux seuls juristes, pas plus que l’économie confiées exclusivement aux diplômés en sciences-éco…

    Propositions de lois et de réglementations, projets de traités, manifestes esthétiques, œuvres alternatives, expériences communautaires… faire de la politique c’est aussi – et surtout – proposer un arsenal d’éléments tangibles permettant de dessiner concrètement un nouveau cadre sociétal. C’est notamment ce qu’a compris le mouvement CasaPound Italia avec, parallèlement à son travail de terrain et de proximité, la rédaction et la promotion du « Mutuo Sociale » (proposition de loi sur l’acquisition du logement) et le « Tempo di essere madri » (proposition de loi sur l’aménagement du travail des femmes enceintes) et qui explique sans doute en partie son succès et l’intérêt qu’il suscite en Europe, chez des sympathisants comme chez des adversaires. Il est désormais impérieux de formuler clairement et de façon concrète et audible nos solutions aux divers maux sociaux que nous ne cessons de dénoncer.

    Et le fait que l’on soit « à mille lieues d’arriver au pouvoir » n’a strictement rien à voir avec cela. À moins que l’on n’ait pas la moindre intention d’y parvenir un jour, sous quelque forme que ce soit…

    Zentropa

    • D’abord mis en ligne sur Zentropa.info, le 8 août 2013.

    http://www.europemaxima.com/

  • Louis Dumont de Jour de Colère: « Nous appelons à un sursaut national,toutes tendances confondues »

     

    jdc.jpgDepuis quelques semaines, nous entendons parler d’un collectif « Jour de Colère »  et d’une grande manifestation le 26 janvier. Nous avions déjà relayé leur appel sur notre site. Nous avons souhaité en savoir plus et nous avons interrogé Louis Dumont, un des responsables…

    1) Jour de Colère… les Français sont donc en colère ?

    C’est une évidence ! Il ne se passe pas une semaine sans qu’il n’y ait un mouvement de contestation. Les sages-femmes, les pompiers, les forces de l’ordre, les mères de famille, les enseignants et étudiants de classes prépas, sans oublier bien sûr les Bonnets Rouges qui ne désarment pas ni La Manif Pour Tous qui ne lâche rien, pour paraphraser leur mot d’ordre.

    Et quand une accalmie se fait voir dans les contestations, le gouvernement alimente la gronde. Dernier élément en date, à croire qu’ils le font exprès, le rapport sur l’intégration remis à Jean-Marc Ayrault, qui en dit long sur l’estime que portent nos élites à la France, sa culture, son identité et son histoire.

    2)  Pourquoi avoir lancé un collectif pour une grande manifestation nationale ? Est-ce un moyen de rassembler tous les mécontents, au lieu de manifester chacun dans son coin ?

    Oui, il est temps d’arrêter de défiler chacun de son côté. Cette segmentation des contestations fait le jeu du gouvernement, qui les déconsidère, les minimise, voire les méprise. Voyez comment ont été traitées les sages-femmes,malmenées par les forces de l’ordre. Aujourd’hui, les points communs qui rassemblent les différents mouvements sont suffisamment nombreux pour que nous unissions nos forces et nos voix pour nous faire entendre. Jusqu’ici, nos dirigeants ont évité le phénomène de « coagulation » qu’ils craignent tant. Il faut y remédier.

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  • Quotient familial : les mensonges de Najat Vallaud Belkacem

    Familles de France s'insurge :

    "Familles de France est stupéfait de la manipulation fallacieuse effectuée par Madame la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem,  au sujet du quotient conjugal*, dixit : « celui-ci défavoriserait les femmes au profit des hommes ».

    Cette contre-vérité est malhonnête et totalement éhontée. Elle a pour but de masquer la récupération d’une vingtaine de milliards sur le dos des familles.

    Contre-vérité car le quotient conjugal :

    • illustre la solidarité financière entre les partenaires du couple et n’est pas un marqueur d’inégalités entre hommes et femmes,
    • s’appuie sur un principe républicain, inscrit dans la Constitution,
    • est une juste répartition de l’impôt pour les foyers en charge d’enfant(s). « A niveau de vie égal, taux d’imposition égal » comme Alfred Sauvy le préconisait.

    Contre-vérité car revenir sur le quotient conjugal c’est :

    • paupériser toutes les familles,
    • envisager une fiscalité individuelle en supprimant le foyer fiscal et donc la famille.

    Contre-vérité car les familles dont un seul parent travaille (par choix ou obligation) vont être lourdement pénalisées.

    Madame la ministre, Familles de France vous rappelle :

    • que les familles sont créancières de la nation,
    • que la famille est le socle de la société, le moteur de l’économie,
    • que les jeunes d’aujourd’hui seront les actifs de demain.

    Le quotient conjugal permet également de compenser la future charge d’enfant(s) et d’aider à la construction du foyer. Sa suppression induira la fin de la politique familiale qui est un investissement dans l’avenir.

    Pour s’attaquer aux inégalités il faut absolument en traiter les causes, particulièrement celles du marché du travail.

    Familles de France reprend le slogan d’un de ses illustres prédécesseurs, le Capitaine Maire, « Ce que Le gouvernement nous refuse, il nous le vole ». S’engager dans une telle réforme serait mettre des millions de familles à la rue – voire dans la rue.

    Familles de France appellele gouvernement à reprendre les principes d’une politique familiale universelle, généreuse et redistributive."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Vers l'égalité homme-femme dans la misère

    Avec le régime socialiste, c'est l'égalité pour tous, et, à défaut d'y arriver par le haut, ce sera par le bas :

    "L’égalitarisme est la négation de la différence. Nier la différence, la combattre et refuser de l’accepter c’est la définition même de l’intolérance. [...]

    « Najat Vallaud-Belkacem plaide ainsi, après lecture de ce rapport, «pour une révision de l’un des fondements de la fiscalité des ménages : la conjugalisation de l’impôt». Actuellement, un ménage marié additionne ses revenus, les divise par deux, puis paie ses impôts selon le barème qui s’applique à ce résultat. Une méthode qui permet de payer beaucoup moins d’impôts, surtout quand l’un des deux époux ou pacsés (souvent la femme) ne travaille pas et que l’autre gagne beaucoup. »

    Déjà, au passage, vous remarquerez ce glissement sémantique sur la notion de coefficient conjugal ou même la notion de « conjugalisation de l’impôt »… C’est beau comme de la novlangue, en direct du ministère de la Police de la pensée.

    Voyez-vous mes chers amis contrariens, ces enfoirés de couples dans lesquels madame ne travaille pas doivent être attaqués. Je ne sais point trop quel danger ils peuvent représenter, je croyais naïvement qu’élever convenablement ses enfants pouvait être bénéfique pour le pays, que dès lors que l’un dans le couple s’arrête de travailler, c’est assez normal que les impôts du couple prenne en considération le nombre de personnes à charge par rapport aux revenus. Et quand il n’y a que papa qui travaille, forcément, cela fait moins d’argent par tête de pipe que si les deux travaillaient… D’où l’idée géniale et juste… de criminaliser ces familles car forcément, dans l’esprit de ces grands malades qui nous dirigent, l’homme emprisonne évidemment sa pauvre épouse à la maison pour s’occuper de la marmaille car il ne peut être qu’un prédateur pour la femme ! Il ne vient à l’esprit de personne que cela peut aussi être un choix d’une femme devenant mère que de s’occuper de ses enfants, ce qui me semble naturellement beaucoup plus digne d’intérêt que de se taper 35 heures payées au lance-pierre pour être vendeuse au smic dans un temple de la consommation… alors qu’il faut payer pendant de ce temps des modes de garde pour vos enfants !

    Favoriser l’emploi des femmes en période de… plein chômage !

    Je ne peux qu’adhérer au fait d’aider l’emploi des femmes, tout en sachant que l’on pourrait aussi philosopher très longuement sur le fait qu’il ne faut pas confondre travail par nécessité pécuniaire et travail par passion, et que si l’on peut considérer que l’oisiveté est un vice, la réponse n’est pas forcément le travail forcé et indispensable pour le salaire de subsistance qu’il procure, mais le travail-passion qui libère les énergies et la créativité pour le bien commun en dehors de toute considération financière. C’est une approche philosophique. Pas économique, je le concède.

    Bref, favoriser l’emploi des femmes, bravo. Lutter contre toutes les formes de discrimination, bravo. Mais soyons sérieux juste quelques instants. Cela est faisable lorsque les usines tournent à plein et que le marché du travail n’est pas sinistré. Aujourd’hui, il n’y a tout simplement pas de travail. Pour personne. Pour les femmes, comme pour les hommes.

    Ce constat permet d’aboutir à la conclusion suivante : l’égalité homme-femme dans la misère est assez facile à obtenir….

    Le gouvernement envisage donc sérieusement de pénaliser les couples où seul l’un des deux travaille. Voilà une idée brillante. En rendant plus pauvres ces familles et en les faisant payer plus d’impôts, on va forcer madame à retourner au turbin ! Point de choix mesdames. La Belle Kacem vous force à aller bosser car c’est jûûûste et votre liberté est à ce prix. Une femme qui glande c’est insupportable, élever ses enfants n’est pas considéré comme un travail à part entière. Élever les gosses des autres en revanche, ça, c’est du travail ! [...]

    Voilà la réalité pour ces grands malades. Aller taxer encore plus. Trouver sans cesse de nouvelles idées et voir ce qui peut passer dans l’opinion à chaque fois en habillant la pilule des plus beaux atours d’une justice quelconque. Cela peut être pour l’environnement, parce que l’environnement c’est bien hein… Cela peut-être pour l’égalité, parce que l’égalité c’est bien hein… Mais à chaque fois, le résultat est le même. On tape sur les familles et sur les classes moyennes puisque de toute façon, c’est là que nous sommes les plus nombreux !

    Peu importe le type de famille concerné, qu’elle soit recomposée, « classique » ou encore homoparentale, on frappe sur elles car elles représentent la grande masse solvable de ce pays. Alors elles seront ruinées.

    Ils sont malades, idéologiques, quasi religieux. Ils sont liberticides, agressifs, changent le sens des mots, s’attaquent à tous les aspects de notre vie privée et rentrent chez nous de force. En un mot : ils sont dangereux. Je parle de ceux qui nous dirigent, fussent-ils socialistes, votant des propositions de loi UMP ou inversement !"

    Michel Janva

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Les Bonnets Rouges annoncent les « états généraux de Bretagne »

     

    bonnets-rouges-quimper-MPI

    Christian Troadec, maire DVG de Carhaix (Finistère) et l’un des principaux responsables du mouvement des Bonnets Rouges a fait savoir que le mouvement des Bonnets Rouges organisera le 8 mars prochain les « états généraux de Bretagne ».

    Une trentaine de comités locaux se sont déjà créés. Chacun d’eux transmettra ses cahiers de doléances afin qu’une synthèse soit approuvée durant ces « états généraux de Bretagne », sans nul doute bien différente du « Pacte d’avenir pour la Bretagne » signé par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

    Le mouvement des Bonnets Rouges, fort de ses succès de Quimper et de Carhaix, poursuit la mobilisation et se structure.

    http://medias-presse.info/les-bonnets-rouges-annoncent-les-etats-generaux-de-bretagne/3839

  • 540 CRS pour... 80 manifestants

    Le régime est aux abois. La signature, hier, du pacte d’avenir breton par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault s’est effectuée sous très haute surveillance. Dès 14 h, le quartier de l’école des hautes études en santé publique était complètement bouclé par un impressionnant dispositif policier. Pas moins de 500 CRS ont interdit tout déplacement autour de l’établissement dans lequel était attendu, à 16 h 30, le Premier ministre accompagné de 4 autres ministres.

    Pourquoi un tel déploiement de force : officiellement pour faire face aux éventuelles manifestations de protestation dont les Bonnets rouges. Ils étaient présents mais étaient à peine une quinzaine. Avec les autres organisations, le nombre des manifestants se chiffrait à moins de 100. Et parmi ces manifestants une trentaine de la Manif pour tous.

    Il faut continuer à les harceler.

    Michel Janva