Voici la video de la conférence d’Adrien Abauzit qui s’est tenue vendredi 31 mai au Cercle Jacques Bainville.
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Voici la video de la conférence d’Adrien Abauzit qui s’est tenue vendredi 31 mai au Cercle Jacques Bainville.
Le Ministre de l’intérieur était depuis jeudi en déplacement dans la région.
Ce vendredi 31 mai, en collaboration avec les autres composantes du mouvement pour la défense du mariage et de la filiation, le Printemps Français à décidé de réveiller Manuel Valls plus tôt que prévu;
Sifflets, cornes, slogans et bonne humeur ont rythmés le levé du sinistre de l’intérieur;
Fidèle à son surnom de “Manuel Gaz”, le chef de la police a ordonné que soient – une foi de plus – gazés les manifestants pacifiques, dont une immense majorité de jeunes parfois mineurs et de filles, sans distinction aucune.
Il est vrai que les socialistes détestent par dessus tout la France qui se lève tôt; mais il n’aura pas réussi à entamer la détermination de nos sympathisants;
Après plus d’une heure de slogans tels que “Hollande démission”, “Je ne veux pas, que ma mère s’appelle Robert” “ou encore “manuel, paye nous les croissants!” déclenchant l’hilarité des policiers présents, nos militants se sont dispersés dans le calme.
Notons néanmoins que comme à son habitude, la presse sous influence – qui n’était pas présente ce matin! – à entendu des slogans faisant plus échos à ses propres phantasmes qu’à la réalité: ainsi, si sud ouest s’était levé aussi tôt que nous, il aurait entendu “Taubira à Cayenne”, référence au bagne bien connu, et non pas “Taubira en Guyane”, ce que sud ouest voulait comprendre comme un slogan raciste..
Le Printemps Français, de concert avec toutes les composantes de la résistance sera présent à l’avenir autant de fois que cela sera nécessaire pour faire tomber un gouvernement illégitime et minoritaire, ses alliés et ses complices.

« Il y a quelques semaines, des militantes du RF Paris parvenaient à envahir le local de la milice neo-féministe mais surtout anti-chrétienne « Femen » (video ici).
Il y a dix jours, plus d’une vingtaine de militantes du Renouveau Français, qui avaient rendez-vous avec le collectif « Antigones » devant ce même local, se sont vues interdire les abords du 35 rue Léon par un déploiement disproportionné de « forces de l’ordre »…
Les jeunes militantes ont refusé d’en rester là et trois jours plus tard se sont rendues devant la cathédrale Notre-Dame pour défendre ce que les hystériques à demi nues veulent détruire : la Femme, la France et l’Eglise ! » (source)
Alors que Frigide Barjot vient d'envoyer quelqu'un au Maroc pour défendre le droit des homosexuels dans ce pays, alors qu'elle revendique, avec ses amis de l'UMP, la nécessité d'un Contrat d'Union Civile pour les homosexuels, qui aurait tous les effets du mariage sauf l'adoption plénière, il importe de revenir sur ce qui est en jeu dans la Loi Taubira, à laquelle il ne manque plus pour l'instant que l'onction du Conseil Constitutionnel pour être promulguée.
Les circonvolutions de Frigide décrivent assez bien le champ de ce qui est en question au fond : je dirais, la mare aux canards. À cet égard, elle a cette propriété que l'on s'accorde à reconnaître à la grenouille qui annonce la pluie par ses coassements. Plus on l'entend coasser, plus le problème est imminent. Aussi bien doit-on aujourd'hui réfléchir avec elle et sur le Contrat d'Union Civile et sur le droit des personnes homosexuelles.
Il y a eu le PACS, il y a le CUC (1)... Les deux systèmes procèdent du même individualisme viscéral et de la même idée simple : un couple a besoin avant tout de reconnaissance sociale. Les homosexuels en manquent, on doit leur en donner, « puisqu'ils s'aiment ». Il faut donc inventer un système qui ne soit pas le mariage, qui ne donne pas droit à l'adoption (l'enfant n'est pas un objet, il a lui-même droit à un père et une mère), mais qui permette à la société de reconnaître les amours homosexuelles. Et voilà le CUC, drôlement nommé. Vous êtes deux personnes homosexuelles ? Vous vous aimez ? Cet amour, vous l'avez - socialement - dans le CUC...
Béatrice Bourges, Aude Mirkovic et Elizabeth Montfort, dans leur dernier ouvrage, si précieux et si précis, L'effet dominos (2) expliquent bien la nocivité de tels contrats, fondés uniquement sur une reconnaissance sociale de l'affect : « Non, le mariage n'est pas la reconnaissance sociale du couple (...) Si c'était cela, au nom de la non-discrimination, toutes les personnes qui s'aiment devraient avoir le droit de se marier, qu'elles soient deux ou plusieurs ». Ce modèle de contrat, sanctionnant l'affect, est merveilleusement souple. Il permettrait que deux personnes, que trois personnes, que quatre personnes puissent contracter une union, donnant à chacune des droits sur les autres. La dimension naturelle induite par la possibilité de l'union féconde des deux sexes est totalement oubliée. La parentalité serait, dans cette perspective à envisager également de façon purement contractuelle : Lionel Labosse, « enseignant », a signé une tribune en ce sens au mois de mai dernier dans le très sérieux journal Le Monde : « Le mariage monogame est biphobe et ceux qui ne réclament que cela le sont aussi, en dépit de leurs tours de passe-passe rhétoriques. Un contrat universel à trois ou quatre constituerait un cadre idéal pour ce que l'on appelle l'homoparentalité » (cité par B. Bourges et al.).
Vous ne savez peut-être pas ce que sont les biphobes? Vous êtes comme moi. J'ai consulté Wikipédia et j'y ai trouvé cette définition admirable : « La biphobie est le fait d'avoir une attitude de peur, discrimination, ou haine des bisexueIs, des pansexuels où des omnisexuels ». Et on peut lire en outre cette petite précision : « La biphobie se rencontre indifféremment dans les communautés hétérosexuelles ou homosexuelles ». Les homosexuels en effet jalousent souvent leurs camarades bisexuels, qu'ils soupçonnent de vouloir le beurre et l'argent du beurre, la respectabilité et la paternité d'un côté, les aventures de l'autre. Mais cette fois, vous vous demandez peut-être ce que sont les pansexuels ? Voici Wikipédia : « La pansexualité (on utilise parfois le terme omnisexualité) est une orientation sexuelle caractérisant des personnes potentiellement attirées sexuellement et/ou sentimentalement par d'autres personnes, indifféremment du sexe anatomique ou du genre de celles-ci ». On trouve là aussi une petite note digne d'intérêt, qui contribue à mettre cette querelle sémantique à son véritable niveau : « La notion de pan-sexualité n'a pas été utilisée seulement pour parler des humains. Le primatologue Frans de Waal l'a utilisée pour décrire le comportement des bonobos ». Voilà donc une autre manière de comprendre et d'exaucer Dame Nature !
Si nous en restons à l'idée que c'est l'affect qui fait le contrat, il est clair qu'il y a du pain sur la planche. Les partisans du PACS ou du CUC devraient comprendre que lorsque l'on sépare totalement la réalité sociale de la réalité naturelle, lorsque l'on scinde totalement reconnaissance sociale et complémentarité naturelle l'une de l'autre, lorsque l'on veut considérer tous les couples à égalité, alors que manifestement tous les couples ne sont pas égaux devant la biologie, on va vers de véritables catastrophes sociales. Lucien Labosse décrit cette catastrophe, sans qu'on ait besoin de forcer le trait à sa place : « Pourquoi, dans une société démocratique ne devrait-on pas laisser les personnes organiser leur vie privée par le biais de contrats, au lieu de les obliger à rentrer dans des institutions standards comme le mariage et le pacs ? Un contrat universel rendrait possible des unions dans lesquelles chacun des contractants serait à égalité avec chacun des autres ». Béatrice Bourges (toujours elle) note que aux Pays-Bas, on a reconnu le mariage des personnes de même sexe dès 2001 et l'union civile entre trois personnes en 2005. Dans cet acte de permissivité maximale, il y aurait, paradoxalement, une formidable légitimité donnée aux pratiques polygames de la communauté musulmane en France et en Europe. Une loi est-elle nécessaire pour cela ? Un peu de logique peut suffire. Au Brésil, l'année dernière, l'union civile d'un homme et deux femmes a été reconnue devant notaire à Tupa. Objectif affiché par l'avocat des contractants : protéger les droits des partenaires en cas de décès ou de séparation. L'argument est choc. Il me semble que si l'on accepte cette logique de l'union civile, on va y venir très vite en France. Pourquoi ? Au nom d'innombrables victimes de polygamies non déclarées et mal gérées par exemple...
C'est donc la logique de l'union civile qu'il faut rejeter avec la dernière énergie, si nous ne voulons pas que le Monde, notre humanité éduquée se transforme en un vaste lupanar, où les bonobos eux-mêmes auraient du mal à retrouver leurs petits... La régression civilisationnelle qui s'annonce à travers cette idée - révolutionnaire, merci 1789 - du Contrat universel serait sans doute sans exemple dans l'histoire de l'Humanité. Oh ! Il n'y aurait pas besoin d'ailleurs d'en venir au Contrat universel du camarade Lucien Labosse. L'utopie garde ses droits d'utopie ! Un système à options serait déjà profondément subversif. Il suffirait de reconnaître à égalité d'une part l'institution du mariage, qui nous vient du fond de notre culture chrétienne (3) et qui a permis un progrès culturel considérable de l'humanité, et d'autre part le contrat, polymorphe, adaptable à toute volonté, reconnaissant tout affect d'une reconnaissance vraiment sociale. Ce serait déjà une belle pagaille. D'ailleurs, on y va...
Reste la deuxième question posée par Frigide Barjot, celle du droit des homosexuels. Là encore Béatrice Bourges apparaît autrement armée. Il suffit de consulter son petit livre : elle soutient, avec toute raison que les homosexuels n'ont aucun droit en tant qu'homosexuels. Le droit est le droit des personnes. Il n'est ni homo ni hétérosexuel. Frigide envoie ses ambassadeurs de la Manif pour tous version consensuelle adresser un message au roi du Maroc à propos du droit des homosexuels. La démarche est étrange. Il est étrange d'abord qu'en tant que Français aujourd'hui, ayant à gérer le bazar made in France, l'on se sente concerné par le Maroc. Mais surtout la seule question à poser n'est pas celle du droit des homosexuels, mais celle du droit des personnes, tout simplement. Au nom du droit des personnes, il n'est pas possible qu'un État légifère sur les comportements privés des uns et des autres, du moment bien sûr qu'il respecte la liberté d'autrui. Certes le droit du Maroc, issu pour partie de la charia, en dispose autrement dans un certain nombre de domaines. On peut regretter par exemple que le droit à la conversion religieuse qui constitue l'article 17 de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 ne soit respecté ni au Maroc ni d'ailleurs dans aucun pays officiellement musulman. Dans le domaine de la liberté sexuelle, il me semble que quelques-unes de nos élites qui possèdent de grandes villas au Maroc, sont bien placées pour savoir que la plupart du temps le législateur ferme les yeux. Mais alors pourquoi revendiquer le droit des homosexuels... au Maroc ? Pour démontrer que l'on peut être opposé au mariage pour tous et néanmoins réclamer des droits pour les homosexuels, être attentif à la communauté homosexuelle et à ses revendications communautaires. Mais justement, un État qui prétendrait donner des droits à la vie privée des homosexuels pratiquerait une forme de discrimination dommageable. Comme s'il jugeait (en bonus ou en malus qu'importe) des citoyens en fonction de leurs mœurs...
Le propre d'un État de droit ? C'est de ne pas faire acception de personne. Mais justement, direz-vous, les homosexuels déplorent une inégalité face au mariage puisqu'ils n'y ont pas accès.
Erreur ! Homosexuels et hétérosexuels peuvent s'engager dans le mariage et aussi avoir des enfants. L’État n'exclut personne du mariage au titre de son orientation sexuelle : tout cela relève de la vie privée ! Plutôt que de parler d'un hypothétique droit des homosexuels, prenons garde au droit des personnes et d'abord à leur dignité en tant que personnes.
Abbé G. de Tanoüarn monde & vie 21 mai 2013
1) L’union civile ouvre droit néanmoins (dans l'état actuel du droit français) à l'adoption simple, c'est-à-dire à l'adoption dans laquelle l'enfant connaît l'identité de son père et de sa mère naturels.
2) Béatrice Bourges, Aude Markovic et Elizabeth Montfort, De la théorie du genre au mariage de même sexe, L'effet dominos, éd. Peuple libre 2013,128 pp. 8 euros
3) je ne dis pas judéo-chrétienne, car les juifs des temps bibliques reconnaissaient la polygamie. On pourrait dire néanmoins « biblique » car depuis Adam et Eve, le modèle n'a pas changé. En ce sens, il n'est pas spécifiquement chrétien.
Notre Manuel Gaz national logeait la nuit dernière à l'hôtel de la préfecture de Bordeaux ! Les militants d'AF se sont rendus en nombre réveiller le ministre qui a une fois de plus utilisé sa police politique pour gazer les jeunes gens à bout portant sans raison aucune ! Loins de se démonter, la foule d'une soixantaine de personnes a fait face aux CRS et flics en civil, véritables gardiens du "désordre établi et institué" ! Il est 5h45 du matin !
"Manuel les croissants !" Mais personne ne viendra, Manuel ne descend même pas nous saluer, ce qui provoquera les plus vives réactions : "Il a pas d'organe - il a pas d'organe !"
Au bout d'une heure, les manifestants se dispersent échappant aux arrestations et en entonnant des chants camelots !
http://afe-bordeaux.blogspot.fr/2013/05/laction-francaise-bordeaux-avec-le.html
Quelques photos !
Excellente tribune de Ludovine de la Rochère qui commence avec ces mots :
"Monsieur le Président de la République,
Que cela vous plaise ou non, nous continuerons de nous considérer comme des résistants et des veilleurs dans notre beau pays, la France, berceau des droits de l'homme et patrie des libertés.
Alors que vous êtes le Président de tous les Français, depuis des mois que nous nous adressons à vous, vous ne nous avez ni vus ni entendus. Maintenant, vous prétendez nous interdire d’utiliser certains mots de notre langue française !"
pour s'achever ainsi :
"Monsieur le Président de la République, retrouvez de la modération dans les instructions données aux forces de police. Osez tendre la main aux gens qui ne pensent pas comme vous. Entendez le peuple de France. Respectez la démocratie en acceptant un débat à la hauteur des enjeux.
Nous, le peuple, nous sommes profondément heurtés par le mépris et l’arrogance dont vous faites preuve à notre encontre.
Vous disiez fort justement, voici quelques jours, qu’ « on ne construit rien de solide en ignorant le réel. » C’est précisément ce que des millions de Français ne cessent de vous dire depuis des mois !
Car le réel, en ce qui concerne l’humain, c’est qu’un enfant ne peut naître que d’un homme et d’une femme. C’est tout simplement pour cela que seul le mariage homme-femme est possible. Quant au « mariage » de deux hommes ou de deux femmes, il n’est pas fondé sur le réel, mais sur l’irréalité, qui n’est qu’illusion et mensonge.
Monsieur le Président de la République, c’est à cause de votre refus obstiné de nous entendre que nous sommes effectivement entrés en résistance. Une résistance pacifique, mais déterminée. Une résistance qui durera autant d’années que nécessaire. Une résistance en faveur de la famille, des enfants, des générations à venir. Ils sont notre avenir et c’est pourquoi vous devriez en être vous-même le premier protecteur !
Croyez, Monsieur le Président de la République, que lorsqu'un peuple a pris conscience qu'il lutte pour une juste cause, il triomphe toujours."
Lu sur Nouvelles de France :
"La Préfecture de police de Paris a appelé dimanche en fin d’après-midi Albéric Dumont, le coordinatinateur de La Manif pour Tous, pour lui signifier que le rassemblement prévu lundi soir devant l’Assemblée nationale était interdit. [...] Albéric Dumont a reçu un autre appel peu après le premier, de la police judiciaire, pour une convocation demain. Histoire de faire monter la pression sur les organisateurs ?
Nouvelles de France appelle ses lecteurs à inverser les rôles et à mettre, dès maintenant, la pression sur la Préfecture au 01 53 71 53 71 / 01 53 73 53 73. Le message doit être, en substance : si Bébert Boucault ne nous laisse pas manifester devant l’Assemblée lundi soir, on respectera l’interdiction en bon légalistes que nous sommes, mais on manifestera seul partout ailleurs : sur les voies du tramway, en plein sur les boulevards… Imaginez : à 19h, on fait comme dans la série américaine Flashforward. Black-out. Autrement : partout ou chacun d’entre nous se trouve, nous nous allongeons en attendant que les flics viennent nous chercher. La Manif pour Tous, chacun. L’individualisme, encore l’individualisme, ma petite dame… On va voir si Bébert préfère 10 000 manifestants sages devant l’Assemblée ou 5 000 personnes qui fichent (pacifiquement) le bazar dans tout Paris chacun de leur côté, à qui on ne peut pas reprocher de manifester vu qu’ils sont seuls, et trop nombreux pour être conduits au poste… Bien sûr, cet article n’est pas une incitation, juste une suggestion de message à faire passer à la Préfecture de police de Paris. Et demain, chacun exerce ses libertés fondamentales !"
PARIS (NOVOpress) – Mercredi un avocat, Maître Jérôme Triomphe, Code pénal à la main, à fait libérer (image en Une) immédiatement des étudiantes interpellées boulevard du Palais à Paris pour port de t-shirt de “La Manif pour Tous”. Les étudiantes étaient déjà dans le panier à salade.
L’avocat a rappelé à la police politique du Ministre de l’Intérieur, dit Manuel Gaz, que l’article 432-4 du Code Pénal puni de sept ans d’emprisonnement et de 100.000 euros d’amende une personne dépositaire de l’autorité publique coupable lors de l’exercice de ses fonctions d’ordonner ou d’accomplir arbitrairement un acte attentatoire à la liberté individuelle. La scène a été filmée avec un smartphone. Après des hésitations et des coups de téléphone, les policiers semblent avoir craint que la France soit encore un état de droit, et ont libéré les étudiantes.
une arrestation arbitraire bloquée par Maître... par hussardelamort
Crédit image : copie d’écran de la video, DR.http://fr.novopress.info
Ils sont trop forts. Dans le pays de Voltaire et des droits de l’homme, ils ont réussi, en quarante ans, à mettre en place un dispositif sacrément efficace pour nous faire taire.
Ils ont d’abord perverti l’esprit libéral de la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 en y introduisant au forceps les lois Pleven-Gayssot-Taubira.
Ils nous ont collé des associations dites antiracistes, qu’ils ont gavées de subventions. Et ils leur ont permis d’ester en justice contre tout citoyen qui oserait émettre une opinion jugée illégale par les nouveaux maîtres censeurs.
L’arme secrète : l’article 24, alinéa 8, entré en fonction le 31 décembre 2004. Il précise que « ceux qui auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis d’un an d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende ou de l’une de ces deux peines seulement ».
Grâce à cet article : tribunal pour Pierre Cassen et Pascal Hilout, qui estiment que l’islam n’est pas vraiment une religion d’amour, de tolérance et de paix. Tribunal pour Éric Zemmour, qui affirme que la majorité des trafiquants sont noirs ou arabes. Tribunal pour Brigitte Bardot, qui s’émeut de la souffrance animale, lors de l’égorgement rituel du mouton. Tribunal pour Fanny Truchelut, qui ose demander à deux femmes, dans un gîte, de retirer leur voile dans les parties communes.
Comme si cela ne suffisait pas, ils nous ont collé des juges à la neutralité surprenante, comme on a pu le voir lors de l’affaire du mur des cons. Ces magistrats pèsent 30 % aux élections professionnelles et se permettent d’insulter tous ceux qui ne partagent pas leur vision de la société, souvent basée sur l’inversion des valeurs.
Comme si cela ne suffisait pas, on a même vu un hebdomadaire (Le Nouvel Observateur), par la plume de Guillaume Weill-Raynal – frère jumeau de Clément -, demander ouvertement au garde des Sceaux de poursuivre Christine Tasin et Robert Ménard, suite à un article de la première publié par le deuxième sur Boulevard Voltaire.
Comme si cela ne suffisait pas, l’Organisation de la conférence islamique (OCI) et ses satellites français multiplient les pressions pour réintroduire le délit de blasphème, en assimilant toute critique de l’islam à du racisme.
Le scénario est donc à présent parfaitement au point pour museler la liberté d’expression de la presse, Internet ou autre.
Première étape : suite à un article, les associations musulmanes protestent. Deuxième étape : une association « antiraciste » dépose plainte. Troisième étape : un procureur, qui peut être membre du Syndicat de la magistrature, ou complaisant avec ses thèses, instruit la plainte. Quatrième étape : les autres associations « antiracistes », sans avoir un centime à débourser, se portent partie civile, et demandent de lourdes indemnités. Cinquième étape : la 17e chambre correctionnelle, qui juge les affaires de presse, condamne souvent lourdement les prévenus. Si vous souhaitez une sixième étape, il vous faut alors faire appel, et cela n’est pas gratuit.
Comme si cela ne suffisait pas encore, nous avons entendu la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, et la sénatrice Esther Benbassa, exiger « d’encadrer » la liberté d’expression sur Internet.
C’est dans ce contexte aujourd’hui que Riposte laïque – et d’autres – est victime d’un véritable harcèlement juridique, avec pas moins de cinq contributeurs poursuivis, suite à des plaintes souvent grotesques, mais instruites, et donc coûteuses. Ils veulent vraiment nous tuer.
Estimant que cela commence à faire beaucoup, nous avons décidé de tenir une conférence de presse, sur la question du harcèlement judiciaire contre la parole libre, le lundi 3 juin, à 15 heures 15, à Paris, au Café du Pont Neuf, avec Robert Ménard, Christine Tasin et Maître Karim Ouchikh.
Espérons que ceux qui ont pour mission d’informer nos compatriotes seront au rendez-vous.