L’obsession visuelle de l’Occident.
Nouveau livre de Jure Georges Vujic, « La Modernité à l’épreuve de l’image / L’obsession visuelle de l’Occident », aux Editions l’Harmattan.
A travers la métaphore du « Narcisse » du Caravage, l’auteur nous retrace les dérives de la culture visuelle et numérique contemporaine, en nous livrant les principales matrices philosophiques, sociales et métapolitiques de l’« occidentalo-scopie », à savoir le mental scopique de l’Occident hypermoderne, dans lequel s’est opérée depuis la Renaissance jusqu’à nos jours une vaste mutation du « regardant » collectif et individuel. (l’Harmattan)
À la suite de son livre Un ailleurs européen-Hestia sur les rivages de Brooklyn ( éditions Avatar) Jure Ggeorges Vujic, écrivain franco-croate non conformiste signe aux Editions l’Harmattan son dernier et nouveau livre La modernité à l’épreuve de l’image : A travers la métaphore du « Narcisse » du Caravage, l’auteur nous retrace les dérives de la culture visuelle et numérique contemporaine, en nous livrant les principales matrices philosophiques, sociales et métapolitiques de l’ « occidentalo-scopie », à savoir le mental scopique de l’Occident hypermoderne, dans lequel s’est opéré depuis la Renaissance jusqu’à nos jours une vaste mutation du « regardant » collectif et individuel. Selon l’auteur, il s’agit bien ici de la grimace du regard « occidental » contemporain, à savoir l’image spéculaire et déformante qui a de la sorte aliéné et soumis l’ensemble de l’épistémè de la modernité occidentale à une pulsion scopique généralisée.
L’auteur nous dévoile à travers de nombreuses références philosophiques, artistiques et sociologiques comment la modernité dans le sillage des Lumières a bouleversé la question de la visibilité. L’hypermodernité contemporaine correspond à une conquête obessionnelle de la sphère symbolique par l’image, ce qui a indéniablement bouleversé les lois de la perception. L’emprise de l’image dans notre culture hypermoderne est révélatrice d’un tournant non seulement iconique dans les nouvelles formes de perception et de représentation, mais aussi d’un tournant épistémologique qui remet en cause les fondements de la sociologie de l’art comme élément structurant de la réalité sociale et culturelle. L’hypermodernité n’est peut être que le symptôme d’une profonde coagulation socio-culturelle d’un nouveau paradigme post-épistémologico-culturel, lequel sera inévitablement précédé par un vaste processus de décomposition des fondements modernistes de l’art.L’auteur considère que l’Occident constitue avant tout une dimension mentale, un vécu à la fois collectif et subjectif avant d’être une catégorie politique ou géopolitique. Selon lui, l’Occident représente un gigantesque « Vidéo Corridor » qui relie des écrans de TV superposés á l’expérience interactive de spectateurs qui sont en quelque sorte plongés et imprégnés en temps réeel dans la virtualité télévisuelle, l’illusion de l’interactivité étant elle même générée par l’interpassivité consumériste. Le « simulacre » force « le malin génie de l’image » à accaparer l’espace privé et public. L’événement retransmis en temps réel est en quelque sorte cannibalisé par les stratégies de l’excès. La stratégie de l’excès conduit par conséquent à un univers hyper-visuel absurde, privé de valeur et surtout de hiérarchie, puisque tout est aplati au même niveau, du fait le plus insignifiant au meurtre le plus sanglant.
Dans la seconde partie de l’ouvrage, l’auteur se livre au jeu des miroirs déformants et tente de démystifier l’opposition entre la modernité et l’antimodernité. En effet, pour l’auteur « L’antimodernisme, tel qu’il nous est légué par la tradition philosophique et intellectuelle représentée par J.Evola, L.Klages, T.S. Eliot, D.H. Lawrence, F.Nietzsche, M.Heidegger, R.Wagner, E.Junger, E.Pound, R.M. Rilke, Ortega et Gasset, bien qu’ancré dans une critique épistémologique du projet révolutionnaire progressiste et illuministe des Lumières, n’en demeure pas moins contaminé de l’intérieur par un systéme de pensée et de valeurs qui appartient éminemment á la modernité. Ainsi, même si l’antimodernisme se réclame de l’héritage intellectuel et spirituel romantique et d’un certain pessimisme tragique á l’égard d’une modernité mobilisatrice, ce courant d’idée, in fine, ne partage pas les affinités passéistes et pré-modernes du courant contre-révolutionnaire ». Vujic, dans une optique néoheideggerrienne, estime que les postures anti-modernes et modernes-progressistes sont illusoires. L’être, tout comme les peuples ont toujours été versés dans le monde du devenir. Dans cette perspective, l’auteur opte pour une supramodernité synthétisante qui conjugue une approche terceriste, historiciste et différentielle du monde. L’auteur se livre à une critique acerbe et documentée de la «légo-démocratie» et du mythe atlantiste et constuctiviste de la «nation building» en tant que nouveaux despotismes éclairés. L’auteur déconstruit tour à tour les mécanismes du nouveau despostisme financialiste néoliberal et plonge les lecteurs dans le méandres de ce qu’il nomme le nouvel «eugénisme libéral» comme figure de proue du «racisme global»: l’auteur d’autre part tente avec courage de réactualiser la posture évolienne du «Chevaucher le tigre» en la soumettant à l’epreuve de l’époque et des faits contemporains. L’auteur prend part à une innovation conceptuelle dans le domaine de la réflexion métapolitique et propose un recours à ce qu’il nomme une nouvelle politique archi-texturale en tant qu’« approche qui permettrait d’identifier et de rassembler de façon moléculaire dans le monde global uniformisé, la multitude des « devenirs », « des fritures de résistance » dispersées, déterritorialisées, latentes ou manifestes, qui s’opposent à la stratégie globale inflationniste et molaire de la forme capitale et néolibérale, vecteur de marchandisation totale. Cette même stratégie « oblique » constituerait une sorte de « main droite » supramoderne, implosive et postfuturiste néo-évolienne. Un auteur à suivre et un ouvrage de référence pour mieux décrypter notre époque.
A.L. Mai 2013 http://www.polemia.com/
tradition - Page 326
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« La modernité à l’épreuve de l’image » de Jure Georges Vujic
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Génération garde à vue
En opposition à la loi Taubira contre la famille, c'est une nouvelle génération qui s'est levée, une génération qui refuse de se battre uniquement pour des plaisirs et des droits individuels, mais qui souhaite défendre les valeurs fondatrices de la société. Cette génération pacifique a fait de la rue son champ de bataille, et elle est devenue la génération des gardes à vue injustifiées, et des répressions policières ! Le site internet tient à montrer le vrai visage de cette répression policière : pour cela il recueille les photos des gardés à vue et leurs témoignages.
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Le 26 mai, l’Action française s’engage contre la loi Taubira
Manif pour tous, 26 mai 2013
Le 26 mai, l’Action française, fidèle à elle-même, s’engage contre la loi Taubira
Liberté ! Solidarité !
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Intervention magistrale d'Alexandre Gabriac au Conseil régional de Rhône-Alpes
« Nous sommes particulièrement scandalisés par les agissements et les déclarations de ceux qui n’hésitent pas à aller se recueillir sur la tombe de Mussolini, déclarent vouloir "abattre la République, ou à défaut lui casser la gueule", ou encore font référence au Maréchal Pétain ou à Charles Maurras. Rien ne masquera jamais les fondements anti-républicains et autoritaires de l’extrême droite (…) » JJ Queyranne enchaîne en tant que Président de la Région, parle d’élu provocateur, de sa consternation et de sa colère, et enfin indique que le Ministre de l’Intérieur va être saisi pour examiner la question de la dissolution des groupuscules d’extrême droite. Tous les élus FdG, PS, EELV et PRG de l’hémicycle régional se lèvent, applaudissent et quittent la salle. Réponse d'Alexandre Gabriac, conseiller régional de Rhône-Alpes :
« Monsieur le président, mes chers collègues,
Je commencerai ma réponse à votre attaque délibérée par deux définitions :
Police politique : Utilisée pour maintenir le pouvoir en place au lieu de protéger l’état de droit. Au lieu de faire appliquer les lois comme les simples organismes de police, elle peut fonctionner au-delà et au-dessus de la loi.
Répression politique : Oppression ou persécution d’un individu ou d’un groupe pour des raisons politiques, particulièrement pour restreindre ou prévenir la possibilité qu’il puisse participer à la vie politique de la société.
En effet, au cours de ces derniers mois, de nombreux français qui manifestaient pacifiquement comme ils en ont le droit ont été arrêtés arbitrairement par la police de Manuel Valls. Lundi encore, une protestation contre François Hollande, alors en visite dans un lycée du XVéme arrondissement de Paris n’a pas échappé à un traitement scandaleux.
Des jeunes filles, des mères de famille, des femmes enceintes et des prêtres ont été embarqués sans ménagement, direction le commissariat.
Lauranne, une militante des Jeunesses Nationalistes n’a pas échappée à ce traitement. Elle a même été placée en garde à vue pour « possession d’une arme blanche non classée ». La seule chose qui soit blanche, c’est la couleur de sa canne ! Car en effet, notre amie est malheureusement atteinte de cécité.
La police a eu le culot de la placer en garde à vue, parce qu’elle possédait sa canne blanche, moyen indispensable à son autonomie et à ses déplacements.
« Pas de laxisme » osera dire le policier.
Je veux rendre hommage ici à tous ces militants courageux, qui continuent malgré la politique de terreur à défier ce système contre nature.
Ces gazages, ces persécutions politiques, ces passages à tabac, ces fichages, et ses persécutions religieuses que vous êtes d’habitude si prompt à condamner lorsqu’elles visent d’autres communautés sont aujourd’hui effectuées dans l’impunité et le silence le plus total. Vous tentez de nous abattre car vous savez que si vous ne le faîtes pas en premier, nous, nous nous chargerons de ce système corrompu et mortifère dont vous êtes les artisans.
Le combat est loin de s’achever car la route est droite, et elle nous mènera à la victoire, à celle de la France ressuscité, par un beau matin de printemps Français…
Pour ma relation à la gueuse, la « république » comme vous l’appelez, soyez rassurés, lors du jour béni de la libération ce conseil régional restera ce qu’il a toujours été : un grand théâtre. Je vous remercie, et je note que s’il suffit que je prenne la parole pour que les groupes du Front de gauche et des écolos sortent du conseil régional, je la prendrai plus souvent. »
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La police du nouvel ordre mondial et les familles françaises
Alors les requins arrivèrent et mangèrent
les femmes et les enfants d’abord.Jean-Charles
Certains trouvent à l’étranger qu’il est difficile de savoir ce qui se passe en France et pourtant les choses sont très simples : le mariage et l’adoption gay imposés par les Bilderbergs, les lobbies et les médias sous contrôle ne sont pas très populaires, comme les politiques de famine des gouvernements sociaux et libéraux qui se succèdent ici ou là. Le dynamisme de la communauté catholique française, communauté traditionnelle à la fois dynamique sur le plan démographique, intellectuel et spirituel, se heurte donc à la police planétaire de la pensée, dont le vice-président US Joe Biden, a rappelé les origines.
Les médias et les services secrets trafiquent les images des manifestations et les données. On a vu la même chose à Moscou, où la police russe est restée impeccable ; en Syrie bien sûr et dans presque tous les épisodes du faux printemps arabe, partiellement tournés dans les studios de la télé qatari. Google collabore bienveillamment à ces truquages éhontés qui transforment un million de personnes en 150 000 manifestants ; des policiers déguisés en délinquants et des voyous infiltrés au service de la police, comme dans un banal épisode de Vidocq ou d’Orange mécanique, achèvent de donner aux manifestations le caractère hérétique, homophobe, odieux réac voulu par les médias et l’ordre nouveau mondial ; ordre nouveau dont la clé ultime est le Google baby, le bébé sur commande fabriqué et Inde et conçu en Israël et aux USA, bébé-produit qui remplacera dans un avenir plus ou moins proche l’enfant à naître de nos vieilles familles mal vues par la communauté trans-humaine.
Le 27 mai, la police socialiste ou mondialiste ou fasciste rose, c’est selon, a brutalement arrêté des dizaines de Français venus protester à l’occasion de la visite de Hollande au lycée Buffon. Quel signe, Buffon le naturaliste ! Quel signe encore, la plupart des parents ont été arrêtés rue de l’Evangile par des flics disposés à n’importe quelle vilenie pour préserver leurs 35 heures ou leurs RTT. Cochin nous avait déjà prévenus que l’héritier du coupeur de tête de la Révolution, que l’héritier du violeur et de l’assassin de septembre 92 ce serait le rond-de-cuir. Taine et Cochin rappellent aussi les origines étrangères des bourreaux de la Révolution. Les métèques ou colons bigarrés sont toujours plus insensibles quand il s’agit de liquider les populations autochtones jugées rétives ou réactionnaires. Voyez l’Amérique avec les Indiens.
Il ne faut de toute manière pas oublier que la république laïque s’est imposée en France (grâce aux Allemands, c’est comme pour la Russie) après un demi-siècle de persécutions anticatholiques à partir des années 1870. Arrestations, expulsions, confiscations, persécutions tous azimuts sont déjà passées dans ce pays et dans un aussi grand silence que la honteuse destruction par les bolcheviks et Kaganovitch de l’Eglise Saint-Sauveur en 1931. Dans la foulée Roosevelt décida d’établir des liens avec un régime aussi antichrétien que le sien. C’était déjà une conspiration (respirer ensemble, en latin !) du nouvel ordre mondial.
Le même jour que l’on laisse les enfants et les bébés sur le trottoir pour emmener et tabasser les papas et les mamans qui portent le sweat-shirt fautif (notre nouvelle étoile jeune ?), on offre des armes et des sucettes aux tueurs syriens baptisés les rebelles par la novlangue orwellienne et chargés de tuer les chrétiens orthodoxes et les minorités musulmanes là-bas ; ou l’on a le culot de menacer le petit Vietnam pour protéger je ne sais quel combattant des droits de l’homme. Pendant ce temps à Paris, alors qu’on a laissé en rigolant les voyous immigrés des banlieues (tout en accusant les cathos, mais pourquoi s’arrêter ?), on enferme des centaines de personnes accusées d’être trop blanches, trop raffinées, trop cultivées, trop chrétiennes.
Car ce nouvel ordre mondial c’est la fabrication à l’échelle planétaire du nouvel orque de synthèse. Je crois que les gens qui comme moi aiment bien le "Seigneur des Anneaux" avaient compris vers quel monde nous nous dirigions.
L’insensibilité est une donnée de l’opinion actuelle ; l’UMP pense comme le PS sur à peu près tous les sujets motivants. Il faut liquider la nation, la famille, les patrimoines des classes moyennes, il faut liquider la culture, la foi chrétienne et l’humanisme. Il faut une société de clones unisexe planétarisés et politiquement corrects, qui dénoncent des complots là où ils n’y en a pas, et les ignorent là où il y en a.
On vient d’apprendre que la Commission européenne va s’en prendre au jardin potager, coupable de ne pas reconnaître assez le droit de l’antéchristique Monsanto et des boîtes américaines à accaparer le vivant breveté par nos brillants juristes, savants fous et experts en bioéthique. Je crois moi aussi que le katholik park n’aura même pas droit au chapitre sur le plan local et politique ; car même cela, le système fou ignoré par les beaufs qui votent pour lui sans savoir ce qu’ils font ne le tolérera pas.
Enfin, comme disaient les premiers chrétiens avant d’être bouffés par les lions, l’important est de ne pas désespérer. Nous sommes les derniers chrétiens, et nous sommes les défenseurs du jardin potager, de la famille et de la liberté vraie. C’est déjà beau de savoir que nous avons raison et que les païens ont tort.
Nicolas Bonnal http://www.france-courtoise.info
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S’engager jusqu’où ? Lui a compris qu’il n’y avait pas de limite
Titre de l'article de Famille Chrétienne : La Manif dans la peau. Dans le n°1845 de Famille Chrétienne (25 au 31 mai 2013), Clotilde Hamon dresse le portrait d’Albéric Dumont, coordinateur de la Manif pour tous. Extrait :
[…] Comment ce fils de notaire parisien a-t-il pu se retrouver à 21 ans au cœur de l’organisation ? Son expérience de l’événementiel associatif : JMJ, Jamborees scout, Marches pour la vie… Redoutable organisateur né, il a été capable de diriger 8000 personnes, de négocier en direct avec le préfet de police et le ministre de l’Intérieur, de répondre aux interviews techniques de l’AFP, de gagner le respect des gradés venus l’aider, comme le général Bruno Dary, cinq étoiles, ancien gouverneur de Paris…
Tout le monde s’est extasié sur la maturité de ce garçon sympa et franc, capable de se faire obéir sans jamais se la jouer petit chef. Il minimise, en ironisant sur ce pays où il faut avoir 40 ans et une bordée de diplômes pour qu’on vous confie la moindre responsabilité.
S’engager : oui, mais jusqu’où ? La question obsède sa génération. Lui a compris qu’il n’y avait pas de limite. Il y aura sacrifié sa troisième année de droit au Panthéon-Assas, sa vocation de commissaire de police (compromise par cette notoriété), une vie sentimentale, les copains et la famille entre parenthèses. […]
Un mot sur la primaire UMP pour la mairie de Paris : « Franchement, est-ce que vous croyez qu’on peut s’identifier à NKM ? ». Comme ses pairs, il se dit « sans représentant », adepte de la « ré-information » sur les réseaux sociaux. Il évoque un « ras-le-bol de la langue de bois » avec une cruelle lucidité sur les aînés, qui ont toujours « loupé le coche » sur les questions essentielles.
« La loi Taubira a réveillé une génération qui ne s’arrêtera jamais, dit-il en évoquant les milliers de bénévoles. Il faut que la classe politique comprenne que l’avenir, ce sont les jeunes. On pourra faire avec ou sans. Sauf que sans, ce sera la défaite. »
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Tout à gauche, des recettes pour la résistance
Les jeunes qui sont descendus dans la rue pour dire non à la dénaturation du mariage veilleurs, campeurs ou autres, ont montré leur efficacité et leur créativité militante. Et pourquoi ne pas puiser aussi des idées et des recettes dans le champ d'expérience de l'ultra-gauche ?
Le pouvoir démocratique, dans son déni de la réalité, dans son adhésion brutale au marché, dans sa mainmise totalitaire sur la production médiatique de masse, a provoqué depuis longtemps des résistances organisées : l'époque est aujourd'hui favorable à l'émergence d'une version « catho de droite » pérenne et décomplexée.
À ce titre, l'extrême gauche représente un laboratoire intéressant puisque, hormis le meurtre, tout y est toléré et faiblement réprimé par le pouvoir. Cette tolérance est le fruit de la collusion entre la gauche extrême et les corps intermédiaires (syndicats, partis, médias) et de la « victoire morale » de la gauche bourgeoise sur la droite bourgeoise, qui lui amène un flot continu de personnalités (politiques, scientifiques, universitaires, intellectuels, histrions...), comme caution médiatique et gage de financements.
Mais l'extrême gauche vit aussi alternativement selon d'autres modalités, moins spectaculaires, dans une résistance quotidienne, intellectuelle et communautaire - qui risque d'ailleurs de finir par transformer les gauchistes en affreux réacs, façon « révolution moulée à la louche » et « contestation à l'ancienne, garantie faite main ». Résistance communautaire, dans la reconnaissance mutuelle et la capacité à oublier très régulièrement les divergences théoriques au profit d'actions concertées: mise à disposition du réseau, forte implication des militants, affichage égalitaire des différents groupuscules organisateurs...
Investir les médias collaboratifs
Résistance intellectuelle, dans la capacité à réfléchir en permanence la société, à critiquer sans relâche les pouvoirs en place, quels qu'ils soient, sans prétendue et illusoire concession tactique, à proposer en continu séminaires, colloques, universités d'été, à créer des médias alternatifs (sites, revues et blogs) riches en contenus, mais surtout à investir les médias collaboratifs : Wikipédia, blogs asiles dans les plateformes de presse, site à la « rue89 », longs commentaires dans les forums, etc.
Par comparaison, si la révolution digitale réactionnaire est bien en route - avec une faiblesse dans le collaboratif -, il lui manque sans doute encore un véritable écosystème éditorial, capable de proposer une offre culturelle complète (le réactionnaire est individuel, farouche et vétilleux : difficile de lancer avec lui une librairie-imprimerie coopérative).
Un terrain d'expérimentation riche en perspectives militantes
Résistance quotidienne, enfin, dans ses modes de vie. Si la vocation catholique a tendance à interdire les réflexes identitaires, qui seraient une abdication, la résistance au marché et à ses sbires, dans l'esprit de non-violence des veilleurs, autorise en revanche des comportements communautaires de refus et de survie : utilisation intelligente du chômage pour donner des cadres bénévoles aux mouvements, constitution de groupements de production/consommation (comme les AMAP), habitat collectif raisonné (ne serait-ce que saisonnier), préférence pour les acteurs économiques acquis à la cause, la gamme est large qui permet de constituer un « entre soi » économique tout en promouvant un « vivre ensemble » universel. Les jeunes générations, économiquement sacrifiées, digitalisées à outrance et biberonnées au tribal ont devant elles un terrain d'expérimentation riche en perspectives militantes. Pour ne rien lâcher.
Hubert Champrun Monde & Vie mai 2013 -
L’Action Française occupe la rue pour défendre le mariage !
L’Action Française occupe la rue pour défendre le mariage !
Nous ne lâcherons rien ! Ni intimidation ni arrestations arbitraires ne nous feront reculer jusqu’à la victoire finale !
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Manif pour tous: fin de la saison 1
COMMUNIQUÉ de la Ligue du Midi
L’appel à la mobilisation lancé sur les différents sites du Réseau et relayé par des groupes amis a porté ses fruits puisque, en ce dimanche 26 mai, ce sont une centaine de patriotes militants ou sympathisants qui formaient le cercle à proximité du Jardins des Plantes autour du Réseau Identités : solidaristes, identitaires, royalistes etc...Venus de toutes nos provinces: du Nord, de Normandie, de Bretagne, d’Aquitaine, de Provence, des Alpes, d’Auvergne avec une délégation occitane, forte quant à elle, de plus de 30 membres, adhérents de la Ligue du Midi. Richard Roudier et les autres dirigeants du Réseau défilaient, encadrés par le drapeau de la Ligue et par un portait de Dominique Venner sur un velours noir. Celui qui s’était donné la mort il y a quelques jours dans la Cathédrale Notre-Dame de Paris, avait écrit dans sa dernière lettre : “Je crois nécessaire de me sacrifier pour rompre la léthargie qui nous accable. J’offre ce qui me reste de vie dans une intention de protestation et de fondation”.Il est évident qu’une telle grandeur d’âme ne pouvait convenir aux petits Kapos du service d’ordre de cloportes de la “manif pour tous” qui intervenaient sournoisement pour tenter d’arracher le portrait tant haï.Quelques horions plus tard, qui ont permis à nos amis –même les vétérans- de démontrer leurs vertus pugilistiques, l’ordre des choses pouvait reprendre son cours avec une série de slogans radicaux : “Un père, une mère, c’est identitaire”, “Hollande cass’toi, ta loi on n’en veut pas”, et le désormais incontournable: “Taubira démission”.L’attitude des organisateurs et de leurs valets, démontre, s’il en était besoin, que le rideau doit tomber sur cette première saison de la “Manif pour tous”. Les palinodies de “la Frigide”, la connivence entre les organisateurs et la préfecture de police –les cortèges ne doivent pas faire la jonction!-, les flics déguisés en gentils organisateurs, les rafles de militants... tout cela entretient un profond malaise et fait le lit du pouvoir via Manuel Valls pour décimer, à coup de Garde à Vue et de comparutions immédiates, les organisations patriotes. La cerise sur le gâteau étant la place donnée sur le podium aux islamistes et leurs voilées.Nonobstant, malgré ces tentatives de découragement, les familles, les femmes, les enfants étaient présents. C’est un signe : quand les mères, malgré la crainte qu’elles pourraient avoir pour leur progéniture, décident malgré tout de manifester, c’est que la colère est profonde et la détermination forte.Cette formidable mobilisation ne doit pas être un point d’orgue, mais le socle, le début d’une reconquête de notre histoire, de notre mémoire et d’un nouveau départ vers l’avenir. En route pour la saison 2 ! -
Antigone, au-delà de la démocratie représentative.
Ce dimanche 26 mai 2013 était à nouveau l’occasion d’une démonstration de force de la Manif pour tous, opposée au mariage gay, et elle fut, si l’on en croit « Le Parisien », un succès : bien embarrassant pour le gouvernement en place mais aussi pour les partis politiques qui n’y retrouvent pas leurs petits, et se trouvent confrontés à un mouvement à la fois inédit et insaisissable, en tout cas difficilement récupérable. Comme me disait un vieux Camelot du Roi au milieu du bruit assourdissant des sirènes, des chants et des hurlements, alors même que les premières lacrymogènes rebondissaient sur le sol en nous enfumant, « Antigone n’a pas de parti parce qu’elle n’est pas exactement démocrate, elle est mieux et plus que cela » : ce qu’il voulait signifier, c’est que la légitimité incarnée par l’héroïne triste et brave évoquée par Sophocle ne trouve pas son compte dans les jeux partisans et dans une légalité qui doit trop aux querelles et aux manœuvres politiciennes pour pouvoir prétendre répondre à la fois aux aspirations exprimées par les manifestants du jour et aux exigences de cette civilisation humaniste à laquelle nous sommes, lui et moi, attachés.

Des colères de la rue... d'hier à aujourd'hui.
Effectivement, ce qui ressort de ces événements des derniers mois, c’est la dichotomie entre ce pays légal issu des urnes et des partis, celui qui doit son pouvoir à la démocratie représentative aujourd’hui magistralement bloquée, et un pays réel qui, à force d’être moqué, méprisé et, même, réprimé, se rebiffe en clamant haut et fort son refus d’un renversement de civilisation que Mme Taubira avouait initier comme si ce projet était anodin ou naturel…
La grande question de la légitimité mais aussi celle de la décision politique – et de ses obligations, risques et travers- se trouvent posées, d’une certaine manière, par le mouvement de la Manif pour tous : la relecture de l’Antigone de Sophocle, tout compte fait, ne doit pas rester au niveau d’une simple étude littéraire, mais pourrait bien participer, d’une manière ou d’une autre, à cette « reconstruction d’un esprit politique », celui qui ne doit rien aux systèmes idéologiques actuels mais plonge ses racines dans l’histoire, non pour se perdre dans un passéisme malsain et vain mais plutôt pour se nourrir de ce qui fût pour faire advenir ce qui doit être.
Que les partis soient désarçonnés devant un tel mouvement, à la fois « civilisationnel » (sans doute plus que simplement « sociétal », ce dernier terme évitant, pour ceux qui l’emploient, de penser en termes politiques au sens fort et complet de cette dernière formule) et, pourtant, de masse alors qu’il ne s’agissait pas, croyait-on jadis, d’une affaire susceptible d’intéresser les Français et encore moins d’embraser les passions, est la preuve d’une défiance envers la démocratie représentative décevante et si démobilisatrice ces dernières années… Ce désaveu envers la démocratie parlementaire ne doit pas sombrer dans un nihilisme ou un repli communautaire, fut-il catholique, qui seraient pires que le mal : au contraire, il doit permettre de refonder une pensée de la Cité, éminemment politique et profondément humaniste, face aux dangers d’une idéologie à la fois individualiste et technophile qui nie l’humanité pour créer « son » homme nouveau, aboutissement d’une « science sans conscience » fort dangereuse pour la liberté de l’homme réel comme de son esprit.
Ne l’oublions pas, comme le rappelle Maurras dans un beau texte intitulé « Antigone, Vierge-mère de l’Ordre », ce n’est pas elle qui menace l’ordre de la cité et sa pérennité mais bien plutôt celui qui a alors le Pouvoir et qui croit être « la loi » quand il n’est plus, selon la formule mitterrandienne, que « la force injuste de la loi » : ce Créon qui porte aujourd’hui le nom du président Hollande et paraît comme le véritable « anarchiste destructeur de la cité » est, d’ailleurs, désigné par les foules de ce printemps 2013 comme celui qui a fauté… et qui doit partir ! Sans doute n’est-ce pas si simple mais, et sans attendre 2017, faut-il rappeler encore et toujours que ce qui fonde une cité est plus important que les lois de convenance et de circonstance destinées à satisfaire un électorat ou un groupe de pression au détriment du sens et de l’intérêt communs…

