
Juriste et essayiste, Aristide Leucate a écrit antérieurement un excellent « Qui suis-je ? » (Éditions Pardès) consacré à Carl Schmitt. Cet auteur majeur de la « Révolution conservatrice » allemande, né en 1888 et mort en 1985 à Plettenberg (Allemagne), appréhende le droit dans une perspective politique et théologique. Son œuvre est désormais pleinement reconnue malgré son appartenance au parti nazi de 1933 à 1936, les juges de Nuremberg n’ayant retenu aucun chef d’accusation à son encontre après la guerre. Dans son dernier livre, Carl Schmitt et la gauche radicale – Une autre figure de l’ennemi, dont nous proposons un survol à grands traits, Aristide Leucate démontre l’actualité de la conception antilibérale de Schmitt, en soulignant les convergences et les oppositions de ce dernier avec les thèses de grandes figures révolutionnaires (marxistes ou non) et son influence sur des intellectuels de gauche « progressistes » qui privilégient les luttes catégorielles et « sociétales » aux luttes sociales.




