
Les événements qui secouent l’Espagne de 1866 à 1875 et la France de 1870 à 1875, présentent encore cette singulière analogie qui marque le destin des deux nations depuis les Mérovingiens et les Wisigoths. C’est la chute d’Isabelle II qui provoque, indirectement, la guerre de 1870 ; c’est la défaite de Sedan qui pousse les Français à rappeler le roi ; c’est la détermination du comte de Chambord qui conforte celle de Don Carlos ; c’est enfin la même incapacité à choisir un régime, qui aboutira, en janvier 1975, à ce que les républicains ramènent en Espagne le fils d’Isabelle II et à ce que les monarchistes adoptent en France la république. Cependant, les similitudes s’arrêtent là : alors que les royalistes français découvrent, ou redécouvrent, les délices du jeu parlementaire, les légitimistes espagnols croient encore à la formule du coup de force et du soulèvement populaire, dans la veine de ce que furent les soulèvements vendéens et les trois premières guerres carlistes.





