À l’instar du réel, pour les zélateurs du progressisme, en 2022, 1984, le roman dystopique de George Orwell, est devenu offensant.
1984, l’une des plus grandes œuvres de la littérature britannique, à la fois visionnaire sur l’évolution de nos sociétés en cours d’annulation et prophétique sur celle de nos démocraties égalitaristes, entré depuis dans le panthéon des monuments littéraires universels, est aujourd’hui, parmi tant d’autres œuvres de la littérature classique anglo-saxonne – Brontë, Dickens, Beckett, etc. – sous le feu du delirium progressiste. « Les deux minutes de haine », rituel dont elles sont issues, le sont maintenant à l’encontre du livre. Publié en 1949, le roman d’Orwell se déroule dans un État totalitaire qui persécute la pensée individuelle et est notamment à l’origine d’expressions entrées dans la lexicologie courante: « Big Brother », « novlangue » et « police de la pensée », et j’en passe.






