
Adepte convaincue du roi Pyrrhus plutôt que de Machiavel, la droite semble s’apprêter une fois encore à enclencher sa fabuleuse machine à transformer la moindre de ses victoires, même par climat électoral désertique, en une défaite ronflante. Il aura suffi qu’apparaissent le commencement d’un début d’espoir, la lointaine ombre d’un vague sentier serpentant hasardeusement vers les jardins élyséens, pour que les ambitions personnelles s’affolent. Le tocsin des guerres picrocholines retentit. Assis sur les résultats de scrutins régionaux rendus totalement creux pour cause d’un abstentionnisme généralisé, chacun posé sur un trône territorial aux pieds démocratiques devenus très étroits, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez, les trois primus locaux de la droite, se disputent maintenant âprement la candidature à l’élection présidentielle.







