En 1897 Péguy épouse civilement Charlotte Beaudouin à la mairie du cinquième arrondissement de Paris. Recalé à l'agrégation de philosophie, il achète avec l'argent de sa belle-famille une librairie près de la Sorbonne - à l'angle des rues Cujas et Victor-Cousin - où il compte certes vendre des livres, mais également en éditer et réunir ses amis, au sous-sol, afin de discuter de la jeunesse du monde. Bergson et Jaurès compteront parmi les visiteurs les plus prestigieux. Dans ce haut lieu du dreyfusisme, Péguy publie les frères Tharaud, Romain Rolland, Charles Andler, mais il ne réussit pas à imposer le roman d'Antonin Lavergne, Jean Coste, témoignage dénué de parti pris sur la misère que vivent les instituteurs : le curé y est dépeint comme un « brave homme », un « honnête homme », et le parti radical ne semble pas plus glorieux que celui de la réaction.
l'information nationaliste - Page 3813
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Charles Péguy, enfant de France 3/3
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UN TROUPEAU APEURÉ N’EST PLUS UN PEUPLE !

La pandémie qui submerge la planète, notre continent plus que d’autres, et notre pays en particulier, a exacerbé jusqu’au paroxysme la confusion mentale qui depuis longtemps avait envahi notre pensée collective. La multiplication des canaux d’information a engendré à la fois la possibilité de tout dire et les manipulations destinées à empêcher d’effectuer dans ce “tout” des choix rationnels.
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Proche-Orient: une conquête romaine
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Eudes Baufreton : « Chaque Français est endetté de 40 000 euros, par la dette publique » (Vidéo)
Eudes Baufreton : « Chaque Français est endetté de 40 000 euros, par la dette publique ». Le délégué général de “Contribuables Associés” était l’invité de Sud Radio.
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Eric Zemmour : “J’ai une solution au manque de places de prison : renvoyer les étrangers et les binationaux chez eux (…) On ne peut pas obliger les gens à vivre ensemble” (Vidéo)

Eric Zemmour : “J’ai une solution au manque de places de prison : renvoyer les étrangers et les binationaux chez eux (…) On ne peut pas obliger les gens à vivre ensemble”. Face à l’info du 18 novembre 2020.
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Charles Péguy, enfant de France 2/3
Ce ne sont-là qu'apparentes contradictions : Péguy ne juge pas tant la forme d'un régime que la France elle-même à l'aune de l'être mystique, fût-il républicain ou royaliste. L'interrogation fondamentale ? « Savoir ce que serait que le roi » : « le premier des barons, ou le premier des maîtres », « le chevalier mystique ou le rusé politique », « le roi de croisade et de chrétienté » ou l'exécuteur des Templiers, saint Louis ou Philippe le Bel, un roi de grâce et de courtoisie ou « un roi homme d'affaires et [...] de courtage », « un roi de justice » ou « un roi commerçant », « un roi de guerre » ou « un roi de tremblements »?« Quand un mot commence à devenir à la mode, écrit Péguy, c'est que la réalité qu'il désigne est bien malade. » Montherlant s'en souviendra, pour qui « où la chose manque, on y met le mot ». Rien d'étonnant, dès lors, à ce que les grandes orgues de la petite rhétorique politicienne bombardent de « République » et de « démocratie » ce qu'il reste du « peuple » français.
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La Pologne et la Hongrie défendent l’identité européenne… contre l’UE !

Par Pierre Boisguilbert, journaliste spécialiste des médias et chroniqueur de politique étrangère. Le soleil décidément se lève à l’Est. Les gouvernements, élus démocratiquement, de deux pays membres de l’Union tentent de résister à la normalisation idéologique de Bruxelles. On s’efforce de les faire plier par un chantage économique, ils répondent par un blocus économique légal.
Pour certains vrais Européens, la défense d’une identité historique l’emporte encore sur la normalisation mondialiste. C’est tellement étonnant que nombre de pays de l’UE n’y croyaient pas. Mais la Hongrie et la Pologne ont maintenu leur état de droit national et ont refusé l’état de droit vu par Bruxelles. Le 16 novembre, Budapest et Varsovie ainsi bloqué le plan de relance européen de 750 milliards d’euros, ainsi que le budget pluriannuel (2021-2027) de 1 074 milliards d’euros. Techniquement, les représentants hongrois et polonais empêchent la décision « Ressources propres , qui permettent à la Commission de financer le plan de relance comme le budget de long terme.
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Charles Péguy, enfant de France 1/3
Charles Péguy nous vient de loin, du fin fond de l'histoire de France. C'était un républicain qui ne votait pas et un chrétien qui ne communiait pas, disait de lui Jean Guehenno. Légataire d'une tradition pluriséculaire, il aura incarné plus que nul autre l'âme d'une nation. Auteur d'un roboratif Péguy de combat (Les Provinciales, 2007), Rémi Soulié en dévoile toutes les facettes.Lorsque Bernanos évoque Péguy, c'est d'abord le rythme de la marche qu'il entend « Une deux, une deux... » Comme tous les grands écrivains, il a l'oreille musicale et, en l'occurrence, se montre à l'écoute de l'essentiel : les pas du laboureur, du fantassin et du pèlerin. Péguy arpentait les rues du Quartier latin ou les plaines du Hurepoix et de la Beauce comme ses ancêtres les champs de l'Orléanais et du Bourbonnais, avec patience, ténacité et obstination. Nuls vers (nulle prose aussi, sans doute) n'illustrent plus justement l'antique étymologie latine du versus, le « sillon », la versura étant l'extrémité du sillon où les bœufs se retournent, comme le rappelle Pierre Boutang dans son Art poétique. Têtu, Péguy ressasse en litanies, manière pour lui d'être fidèle à son catéchisme et à la grammaire - qui sont au fond une même chose autant dire, à sa race.
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Loi de sécurité globale : Attention Danger !
Une fois étant loin d’être coutume, il nous faut le temps de nous placer un instant dans le camp de la gauche radicale, ou plus largement dans le camp de ceux qui s’inquiètent des dérives autoritaires de l’Etat. Dans le viseur de cette proposition de loi des députés LREM Alice Thourot et Jean-Michel Fauvergues, ce dernier étant l’ancien patron du RAID, les différentes dispositions visant à entraver le travail des journalistes mais surtout augmenter la capacité répressive d’un gouvernement aux abois. La disposition qui fait le plus débat concerne l’article 24 du texte.
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Confinement : l’exaspération semble en passe de l’emporter sur la peur
Le confinement de l’automne ne ressemble en rien à celui du printemps. En mars-avril, la peur du covid 19 fut à la source d’une profonde résignation et d’un consensus en faveur d’une suspension générale de la liberté d’aller-et-venir. En témoignait la ferveur populaire autour de l’acclamation des soignants, chaque soir aux fenêtres des appartements. A 20 heures désormais, aucune clameur ne rompt le silence : cet élan unanime a disparu.

