La présidente de la Manif pour tous rappelle que la grande consultation nationale organisée sur la PMA a révélé une très forte opposition mais que le gouvernement n’en a pas tenu compte.
« J’ai parlé avec un représentant des gilets jaunes qui insiste sur la perte de sens et la déshumanisation. À cet égard, nos préoccupations se rejoignent… »
La Manif pour tous a laissé un petit conseil aux gilets jaunes : ne pas écouter le gouvernement lorsqu’il parle de consultation nationale. Pourquoi cet avertissement ?
Le gouvernement, avec Emmanuel Macron, a récemment proposé aux Français de participer à une consultation officielle, légale, publique et très importante. Ce fut les États généraux de la bioéthique.
Cette consultation a connu une participation massive. Elle a été d’une ampleur inédite et on peut s’en réjouir. Sauf que les résultats ne conviennent pas au gouvernement. L’opposition massive a été exprimée à plus de 80 % à la PMA sans père.
Alors, que se passe-t-il ? On voit les écarts successifs de tel ou tel membre du gouvernement qui piétine et omet complètement les résultats des États généraux de la bioéthique, en tout cas pour le moment, et continue à annoncer une volonté de légalisation de la PMA sans père.
Certains membres du gouvernement se sont engagés sur une légalisation de la PMA sans père avant la fin 2019. Par ailleurs, la cause LGBT a été déclarée grande cause nationale par Marlène Schiappa. On a l’impression que le gouvernement avance de son côté sur ce sujet-là…
En réalité, ces déclarations d’intention sont le résultat de la pression que certains membres du gouvernement veulent absolument mettre. Marlène Schiappa avait dit, en septembre 2017, que la PMA sans père serait légalisée avant fin 2018. En réalité, elle exprimait ainsi ce qu’elle souhaitait. Mais elle n’est ni Édouard Philippe ni Emmanuel Macron. Elle s’était fait remettre à sa place.
Pour autant, on voit bien, malgré tout, qu’ils sont plusieurs, aux places les plus éminentes en termes de pouvoir politique, à vouloir la même chose. La menace, le danger sont donc bien réels. Pour autant, le calendrier et les modalités ne sont pas encore connus.
Nous devons absolument nous faire entendre comme citoyens français sur un sujet aussi fondamental que le respect des besoins et des droits de l’enfant, le respect de la filiation et de la médecine.
De leur côté, les gilets jaunes sont dans la même situation et ne doivent pas se laisser berner par des propositions de « débats en région », comme ils disent, dont on sait ce qu’ils donnent, et qui obligent de toute façon, ensuite, à continuer à se battre pour se faire entendre. C’est pourquoi nous alertons les gilets jaunes sur ce sujet-là.
Peut-on imaginer une convergence des luttes entre les gilets jaunes et la Manif pour tous ?
J’ai parlé, il y a quelques jours, avec un des huit représentants des gilets jaunes. J’ai été très frappée de son propos. Il disait qu’ils étaient confrontés à une question d’humanité. Il voulait dire qu’il y avait une perte de sens dans nos vies contemporaines qui ont un côté très déshumanisant.
Cette analyse rejoint absolument les questions de la PMA sans père, de la gestation pour autrui et toutes ces pratiques déshumanisantes qui déconnecteraient complètement la filiation de la réalité de nos humanités. À certains égards, nous nous rejoignons.
Il y a, ensuite, la question des taxes, des impôts. Bien sûr, c’est très grave pour les Français, qui sont en peine et en grande difficulté pour continuer à vivre. Ils sont ponctionnés de tous les côtés et leur vie quotidienne devient presque impossible.
Je crois, néanmoins, que l’enfant, la famille, la filiation et l’humain sont encore davantage et complètement au cœur des sujets de société dont je parle. Et malgré tout, on ne peut pas mettre sur le même plan l’accroissement des taxes et la question de la conception de l’enfant et de sa filiation.

Nous sommes habitués à l’infatigable propagande immigrationniste du vivre-ensemble qui déferle sur tous les canaux, squatte toutes les antennes, s’immisce dans tous les programmes, les débats, les journaux télévisés, les fictions, les divertissements. La débilité intellectuelle de son discours parvient parfois à étonner les plus blasés. En témoignent les propos de la franco-allemande Géraldine Schwarz , ex correspondante de l’Afp, collaboratrice du Monde et d’Arte. Son opus, Les Amnésiques, vient de recevoir comme il se doit le Prix du livre européen 2018. En tournée de promotion, cette jeune femme qui vit à Berlin explique avec un aplomb assez consternant que les Européens qui entendent défendre leur identité, la transmettre à leurs enfants, ce qui est un droit, une aspiration légitime reconnue à toutes les autres cultures et ethnies sur cette planète, sont eux les suppôts du fascisme hitlérien, celui-là même qu’elle décrit dans son livre à la lumière de son passé familial. Répondant aux questions d’





Maintenant il est question dʼétudier les conséquences géopolitiques de la Grande Guerre. Pour clore cette série dʼarticles publiée à lʼoccasion du centenaire de le lʼarmistice du 11 Novembre 1918, nous nous bornerons à rappeler ce que lʼAction Française – et Jacques Bainville en premier lieu – pensait dudit armistice qui mettait fin à quatre ans de combats, dont lʼintensité fut sans précédent, et qui déboucha sur un certain nombre de traités de paix dont le plus important parmi eux fut le « diktat » de Versailles (photo).
« Le 27 janvier, jour de la fête de Guillaume II (photo), tandis que nos soldats entendaient des chants et des hymnes monter des tranchées allemandes, plus de 200 000 ouvriers faisaient grève à Berlin. Le même jour, une élection partielle pour le Reichstag, à Bautzen, mettait aux prises un socialiste et une conservateur annexionniste. Le socialiste lʼemportait et sʼemparait dʼun siège de la droite, mais à quelques centaines de voix seulement sur près de vingt mille électeurs. La motion de paix du 19 juillet a eu pour elle, à Bautzen, la majorité. Mais le programme des annexions a encore recueilli un nombre de suffrages important.