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l'information nationaliste - Page 5073

  • GILETS JAUNES: feu de paille ou révolution?

  • L'Écologisme dictatorial persiste dans son mépris

    6a00d8341c715453ef022ad3a37b80200d-320wi.jpgRien n'y fait. L'aveuglement des technocrates de Bercy l'a encore emporté. La timide velléité présidentielle d'entrouvrir, en apparence, pas même une porte, à peine une chatière, s'est noyée elle-même. Elle s'est engluée dans un discours péremptoire, se présentant comme une affirmation doctrinaire de l'écologisme, étonnamment psychorigide.

    Professionnel coutumier du contresens et de l'enfumage, le directeur de Libération, Laurent Joffrin écrit dans sa Lettre Politique du 27 novembre : "… les vieilles solutions sociales-démocrates peuvent encore servir… Jupiter descend parmi les mortels et tient un langage de raison et d’ouverture." À l'entendre il s'agirait d'un changement de ton. Et on devrait applaudir.

    De ton, vaguement. Mais de fond, rien.

    On annonce que la seule modulation technique de la TCIPE serait laissé au pouvoir du parlement. Merci Monseigneur. Mais cette disposition, qui existe déjà dans la Constitution, ne suscitera l'enthousiasme de personne. La formule rendra, peut-être, la spoliation de pouvoir d'achat constante. Elle ne la diminuera pas.

    La contestation a surtout reçu pour toute réponse la création d'un 387e comité Théodule, Haut Conseil, etc. Tout le monde, sauf les 13 nominés, curieux nombre, pourra se moquer des avis consultatifs qu'il énoncera. Le Premier ministre pourra lire ses rapports et études dans la posture élégante qu'on imagine, à la suite de Léon Daudet : "d'un derrière distrait".

    On doit souligner aussi la composition de ce haut, très haut, collège. Il représentera exclusivement les écologistes. Petite population.

    On ne manquera pas bientôt de comprendre les vrais raisons de l'acharnement en faveur de la transition écologique. Ce programme, imposé par Merkel en Allemagne en 2010, sous l'émotion provoquée par l'accident de Fukushima s’est révélé désastreux. Il s’est soldé par un échec que personne n'ose évoquer. Et encore plus de pollution. Son importation en France sera imposée par un personnage qui n'a pas été élu pour cela.

    Mais que pèsent les écolos dans l’opinion française ? Le parti écologiste en vue du scrutin d 2017, avait désigné au cours d'une primaire Yannick Jadot comme candidat. Or, celui-ci jugea plus prudent de se rallier à Benoît Hamon qui obtint le score misérable 6,4 % tout mouillé en rassemblement avec les socialistes.

    Depuis 1969, c'était la première fois en 50 ans qu'il n'y avait pas de candidat écologiste à une élection présidentielle.

    Aux législatives qui suivirent les écolos recueillirent 4 % des suffrages. On peut évaluer à ce niveau l'influence réelle dans notre pays des gens qui ont érigé les légitimes préoccupations environnementales en sectarisme écologiste. Or, c'est au plan européen, qu'en vue du scrutin de 2019 nos grands stratèges imaginent une poussée des verts. On les suppose appelés à se relever sur les ruines d'une sociale démocratie en perte de vitesse partout. Et ceci, en alliance avec le troisième groupe du Parlement européen – les ectoplasmes de l'ALDE du glorieux Verhostadt – permettrait aux macroniens franco-français de piloter un regroupement de centre gauche.

    Mais cet habile calcul ne saurait cependant fonctionner si la France macronienne ne s'applique pas, tant soit peu, à elle-même, les dogmes qu'elle affirme à l'international.

    En décembre, se réunira une 24e conférence annuelle de l'ONU sur les changements climatiques (COP24) à Katowice en Pologne[1]. Difficile de plastronner, pour le gouvernement que le monde nous envie, s'il ne respecte pas, chez lui, les conclusions de l'accord dit de Paris conclu par la COP21 en 2015.

    Les États-Unis s'en sont retirés[2] en juin 2017 : mais, précisément, Donald Trump ne prétend pas porter le drapeau de l'écologie politique mondiale.

    La logique rampante de la manifestation du 24 novembre conduisait les Gilets jaunes au-delà de leur propos initial. Elle tendait à mettre en cause, en la dégradant un peu plus, l'image du chef de l'État, désormais en lambeau.

    Celui-ci, de façon maladroite n'a même pas su tirer parti des dégradations provocatrices des Black blocs. Personne ne les nomme et pourtant quiconque s'est trouvé sur zone dans l'après-midi de ce samedi noir n'a pu que les voir à l'œuvre, déchiffrer leurs tags immondes et comprendre une fois de plus le danger qu'ils représentent à terme.

    Dans le catalogue de revendications des Gilets jaunes, la plus sérieuse, la première, la plus précise, celle qui a permis en quelques jours à Priscilla Ludovsky, principale porte-parole qu'ils ont désignée, 800 000 signatures sur une pétition c'est tout simplement le recul de la taxation du carburant qui rogne leur pouvoir d'achat.

    Ces braves geans s'adressaient au chef de l'État et celui-ci n'a pas voulu recevoir lui-même leur délégation. Serrer les mains calleuses du bas peuple exposerait nos délicats dirigeants à toutes sortes de contagions dommageables. On s'en doutait. On en a reçu la confirmation.

    JG Malliarakis  

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    [1] cf. "Climat: la COP24 en Pologne en 2018"
    [2] cf. "Climat: Trump annonce le retrait des États-Unis de l'accord de Paris"

    https://www.insolent.fr/

  • Budget 2019 : 4,5 milliards d’euros consacrés à l’immigration

    Budget 2019 : 4,5 milliards d’euros consacrés à l’immigration

    Après le budget consacré à l’Union européenne en hausse de 5,9%, voici une autre piste d’économie sur laquelle les gilets jaunes devraient réfléchir. Le budget 2019 consacré à l’immigration est en hausse avec un total de 4,5 milliards d’euros. Et Nadine Morano n’évoque pas dans cette vidéo le coût au quotidien de l’immigration non comptabilisé comme tel dans le budget (logements sociaux, éducation nationale, allocations familiales, population carcérale, délinquance, dégradations dans les banlieues etc…). Ce coût est estimé entre 24 et 164 milliards par an en fonction en fonction des sources et des méthodes. On pourra notamment lire cette étude d’André Posokhow qui date de 2013 et qui estimait le coût à 84 milliards.

    Vidéo intégrée
    Pierre Sautarel@FrDesouche

    Nadine Morano rappelle que si les Français sont matraqués fiscalement, Macron trouve des milliards pour l'immigration  

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  • Brigitte Bardot, Michel Polnareff : les deux nouveaux soutiens des gilets jaunes

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    Après une période d’hibernation précoce, la planète people semble s’éveiller à la cause des gilets jaunes. Gabrielle Cluzel évoquait ici même les trois premiers téméraires à s’être montrés quelque peu solidaires avec la détresse des bloqueurs de ronds-points, à savoir Franck Dubosc, Arnaud Ducret et Patrick Sébastien. Inventaire épuisant qui valut à Gabrielle un arrêt de travail de 24 heures. Mais, déjà, le boulot doit reprendre avec l’arrivée de Michel Polnareff, qui déclare : « Je suis très respectueux de leur cause. Je suis ça avec tristesse et frustration. » Et de quatre ! On avance à pas de géant.

    Hors compétition, Brigitte Bardot a posté une photo la montrant vêtue du fameux gilet ainsi que l’un des deux chiens présents à ses côté. Pouces en l’air, Brigitte ne tourne pas autour du pot. Elle en est. Le deuxième chien devrait se rallier d’un instant à l’autre… Sa maîtresse y travaille. Donc, quatre + Brigitte + le chien que nous pouvons considérer « people », compte tenu de sa promiscuité avec l’icône internationale : six ! Le reste de la troupe est en salle de réveil. Les Goldman, Kad Merad, Mimie Mathy, Patrick Bruel et autres piliers des Restos du cœur tentent d’émerger du coma. En attente météo de la direction du vent. Au-delà de 98 % des Français en accord avec la lutte, ils pourraient s’ébrouer. Dubosc l’a précisé dans son tweet : « J’en parle aux copains. » Un effet de spontanéité à retardement pourrait voir le jour… Nous ne sommes pas à l’abri d’un concert vers les années 2025.

    À tous les recalés de l’âge et du chômage / Les privés du gâteau, les exclus du partage / Si nous pensons à vous, c’est en fait égoïste / Demain, nos noms, peut-être, grossiront la liste.

    Les paroles de la chanson générique des « Enfoirés » résonnent dans le vide. Les privés du gâteau, les exclus du partage. À condition qu’ils ne fassent pas trop de bruit. « Surtout ne fâchons personne » est le mot d’ordre du show-biz. Dans sa chanson Lèche-bottes blues, Eddy Mitchell a résumé l’affaire par ces mots :

    J’aime les impôts, leur clairvoyance 
    Leurs multi-talents, leur polyvalence 
    Oui, j’les aime, j’les aime, j’aime, j’aime, j’aime 
    J’aime les visites des huissiers 
    Êtes-vous bien sûr de n’avoir rien oublié ? 
    Oh, oui, j’les aime, j’les aime, oh, j’aime, j’aime, j’aime 
    J’aime aussi ma maison d’disques 
    L’attachée de presse, la standardiste 
    Je les aime ! Oh oui, je les aime ! 
    Sans oublier ma petite SACEM
    Qui sait, ô combien, combien je l’aime
    J’en rajoute pas, j’en fais pas des tonnes 
    Mais j’espère surtout que je n’oublie personne 
    Lèche-bottes blues, je fais le lèche-bottes blues.

    Passer des bottes aux gilets demande du temps. À quand un concert au profit des gentils people en lutte contre l’anesthésie générale ?

    Dernière minute : Gilbert Montagné s’engage pour les gilets jaunes. Sept !

    Jany Leroy

  • Le Bastion social soutient la mobilisation populaire de samedi prochain

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    Communiqué du Bastion social :

    N'en déplaise aux énarques qui nous gouvernent, ni les tentatives d'instrumentalisation par de prétendues "délégations officielles des gilets jaunes" ne représentant rien ni personne d'autre que ceux qui les composent, ni les quelques miettes de festin jettées ne suffiront à apaiser la colère du peuple français et à enrayer le mouvement de protestation -ou plutôt de révolte- en cours comme elles suffisent généralement à stopper les mobilisations encadrées par des organisations syndicales à la botte d'intérêts étrangers à ceux de notre peuple.

    Les Français n'ont besoin de personne pour parler à leur place et n'ont que faire de vos concessions qui ne sont que l'arbre cachant la forêt. Samedi, tous à Paris.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2018/11/29/l-bastion-social-soutient-la-mobilisation-populaire-de-samed-6109019.html

  • L’avènement prochain d’une «alliance des droites»

    L’avènement prochain d’une «alliance des droites»

    Marion Maréchal s’est exprimée lundi soir devant le «Cercle Audace», un cercle de jeunes entrepreneurs et chefs d’entreprises. Son président François de Voyer estime que ce Cercle, plateforme de réseautage, d’interactions, entre différents pans de la droite, peut servir de terreau à une alliance des droites, avec pour premier horizon, «pourquoi pas», les prochaines municipales.

    Dans la salle, avocats, chefs d’entreprise, industriels, entrepreneurs ou financiers âgés de 25 à 70 ans, mais aussi quelques politiques comme Damien Lempereur, venu représenter Nicolas Dupont-Aignan, Erik Tegnér, jeune LR partisan d’une union des droites ou l’intellectuel Hervé Juvin, pressenti pour figurer en bonne place sur la liste RN aux prochaines européennes.

    L’ancienne députée du Vaucluse, devant plus de 150 personnes, a passé en revue les différents clivages traversant «les droites». Avec pour tout fil conducteur, un constat: leur «rétrécissement» manifeste, rendant possible, si ce n’est inéluctable, l’avènement prochain d’une «alliance des droites». Dans un exposé, elle a brossé les contours d’une voie conservatrice visant à «sortir du relativisme ambiant» et susceptible de porter la contradiction au «progressisme» macroniste comme à son modèle de société «d’urbains déracinés».

    Balayant le clivage opposant souverainiste et fédéraliste, elle déclare :

    «Certains ont voulu retenter la grande alliance des souverainistes de droite et de gauche que j’estime vaine. Possible sur la question européenne, cette alliance n’est pas possible sur un programme complet. Je définis la souveraineté comme un contenant. L’identité en est le contenu.»

    Il ne peut pas y avoir de victoire électorale s’il y a un discours exclusivement catégoriel. Il faut un discours qui puisse répondre non seulement aux classes populaires, aux classes moyennes mais également aux classes bourgeoises. Comme en Italie.”

    Il faut un discours en direction des PME. Ainsi, la ligue en Italie a par exemple proposé l’idée de flat tax.”

    “Le libéralisme politique se confond le plus souvent avec le conservatisme dans les pays anglo-saxons. Avec un État minimal et l’individu comme acteur central de la politique. Le conservatisme français n’est pas dans la même veine, car est né dans la contre-révolution.”

    “En réponse à la menace de l’hégémonie communiste, la droite française s’est malheureusement convertie dans les années 80 à la dérégulation et au primat de l’économie sur la politique.”

    “Le clivage droite-gauche existe encore, mais pas où on l’imagine. Il n’existe pas au niveau des partis qui ont perdu leur crédibilité, mais au niveau des idées, des courants.”

    “L’alliance des droites est-elle possible? Je suis confiante. Car les divergences entre courants de la droite se réduisent. Notamment depuis la crise de 2008 et les limites à poser par rapport au capitalisme.”

    “Quoiqu’on en dise, la droite LR a viré à 180 degrés vers une politique plus cohérente. C’est positif pour l’alliance des droites.”

    “Il y a une urgence identitaire et migratoire qui pousse la droite vers la terre, le peuple, et réagit face au contractualisme rousseauiste de la Nation. C’est ce qui me rend confiante.”

    “La droite telle que je la conçois va être celle capable de redonner cette capacité de construction, d’enracinement, de sens. Pour répondre aux malaises de la société. C’est son défi anthropologique.”

    “Je goûte assez peu l’idée de faire de la France une république islamique souveraine. Une France également où on légaliserait la PMA et la GPA.”

    “La droite à laquelle j’aspire, est celle à la confluence du catholicisme social et de Tocqueville.”

    “Je vois certaines limites au terme de populisme dans sa définition originelle, notamment celle d’une démocratie idéalisée au détriment d’une démocratie parlementaire.”

    “Nous avons un État totalement socialiste, qui contrôle tout et quasi dictatoriale. Il faut un État “libéral” en interne,et qui protège à l’extérieur.”

    “Si je suis contre le fédéralisme, je pense qu’on peut mener des coopérations européennes, sur l’immigration, le numérique, ou encore la monnaie si on la met en monnaie de change face au dollars.”

    “Le conservatisme est une disposition de pensée et d’agir. On ne s’interdit pas d’avancer mais on est prudent. L’idée que le passé est moins dangereux que le futur. On s’inscrit dans une lignée.”

    https://www.lesalonbeige.fr/lavenement-prochain-dune-alliance-des-droites/

  • Gilets jaunes: Marion Maréchal apporte “un soutien ardent” au mouvement

    Parmi les soutiens aux gilets jaunes se trouve Marion Maréchal. Elle était présente samedi dernier sur les Champs-Élysées, une présence qui avait été remarquée. Elle explique son soutien aux gilets jaunes.

  • La fracture sociale entre les nantis de Macron et les gilets jaunes

    Reçus sur le plateau de l’émission “La Grande Explication”, une émission de débat sur LCI, quelques Gilets Jaunes ont été confrontés à des membres du gouvernement et de la majorité, des personnalités et des intellectuels.

    Une émission qui a montré la véritable fracture sociale existant entre les nantis de Macron et les petits ou Français moyens.

    Notamment l’ancien militant trotskiste et figure de Mai-68, le cinéaste Romain Goupil,qui avait appelé à voter Emmanuel Macron à la présidentielle , et a oublié ses anciens amours politiques d’antan, s’est fait le défenseur virulent et violent de l’actuel président de la République.

    Présente à l’émission, la secrétaire d’État à la transition écologie Emmanuelle Wargon a bafouillé lorsqu’il lui a été demandé de révéler le montant de son salaire.

    La déconnexion du pays légal face à la réalité économique actuelle du pays réel était patente. La fracture sociale n’est pas prête de se résorber avec un establishment politique et intellectuel aussi méprisant pour le petit peuple des Français.

    Francesca de Villasmundo

    https://www.medias-presse.info/la-fracture-sociale-entre-les-nantis-de-macron-et-les-gilets-jaunes/101704/

  • Un entretien avec Natacha Polony sur EuroLibertés

    1708500909.jpgNatacha Polony, écrivain et journaliste, est désormais la directrice de la rédaction de l’hebdomadaire Marianne, autrefois dirigé par Jean-François Kahn.

    Lionel Baland l’a interrogée pour Eurolibertés.

    Avez-vous eu à subir la censure au sein des divers médias auxquels vous avez contribué ?

    Non, je n’ai jamais été victime de censure, jamais. J’ai toujours pu, là où j’étais, écrire ce que je voulais et si j’avais l’impression de ne pas avoir suffisamment de liberté, je partais. Je ne peux pas considérer que j’ai été censurée et je ne me suis jamais plainte de cela, dans la mesure où j’ai bénéficié du fait que les propos que je tenais étaient audibles et pouvaient être écoutés par des auditeurs qui les appréciaient. Je pense que nous sommes face à des médias qui fonctionnent à l’audimat. Donc, c’est finalement l’onction du peuple des auditeurs qui permet justement de dépasser les différentes frayeurs.

    La censure existe assez peu dans les médias. Il existe beaucoup d’autocensure, mais pas de la censure. Je n’ai jamais eu un rédacteur en chef qui m’a interdit d’écrire ce que je voulais. J’ai bénéficié ensuite, lorsque j’avais une certaine notoriété, d’une liberté absolue. J’ai passé sept ans à rédiger une chronique au Figaro et j’écrivais ce que je voulais. Personne ne m’a jamais critiquée. Pourtant, mes chroniques n’étaient pas forcément dans la ligne du Figaro.

    Je pense surtout que ce qui tue les médias, c’est l’autocensure et l’entre-soi, c’est le fait que les journalistes parlent aux autres journalistes et font attention à ce que les autres journalistes vont penser d’eux quand ils écrivent.

    Si les journalistes reprenaient leur liberté et en usaient, car la liberté s’use quand on ne s’en sert pas, eh bien le lien pourrait se recréer avec le peuple.

    Avez-vous plus de liberté chez Marianne qu’ailleurs ?

    Chez Marianne, je dirige la rédaction et donc c’est moi qui décide ce qu’on écrit. Je pense que certaines Unes que nous avons faites sont une preuve de liberté. Par exemple, sur le rapport de la Cour des comptes sur la Fondation Louis Vuitton et la façon dont cette fondation a utilisé sous prétexte de mécénat l’argent public.

    D’ailleurs cela n’a été repris par aucun de nos confrères. Pourtant, c’était un scoop. Justement parce que nous avons la liberté d’écrire cela. Nous avons de la chance, dans un sens, dans notre malheur : nous n’avons pas de publicité et donc, on ne peut pas nous la retirer. Les annonceurs ne peuvent pas exercer ce chantage sur nous.

    De même, nous avons fait la une sur Lactalis et son évasion fiscale, sur les problèmes de salmonelles,… Vous voyez, la liberté existe. Elle n’existe pas partout. On ne peut pas toujours l’exercer forcément, mais à Mariannejustement nous œuvrons, non seulement pour une liberté vis-à-vis des grands groupes industriels, mais aussi pour soutenir ceux qui font du bien au pays tout en nous confrontant à ceux dont nous estimons qu’ils font du tort au pays et en les affrontant. Et puis, nous essayons aussi de dire le plus honnêtement possible ce qui est ; nous avons été attaqués par nos confrères lorsque nous avons osé parler de l’immigration.

    Jean-François Kahn, lorsqu’il était à la tête de Marianne, a dû affronter des problèmes financiers à la suite du manque de publicité. Il existe donc une forme de censure exercée par des acteurs financiers qui refusent de donner de la publicité à Marianne.

    Ce n’est pas de la censure, mais une forme d’étouffoir qui est liée au modèle économique de la presse. Mais Jean-François Kahn a prouvé qu’il pouvait faire vivre un journal sans la publicité. Il l’a fait et Marianne a réussi. C’est quelque chose, en effet, d’exceptionnel. C’est très difficile, mais il faut maintenir cette liberté. Ce qui fait la force d’un média, ce sont ses lecteurs. On est indépendant de la publicité lorsqu’on a des lecteurs. C’est ce qui arrivé à Mariannelorsque Jean-François Kahn a réussi à l’imposer dans le paysage médiatique. Peut-être Marianne a-t-elle, à un moment donné, perdu un peu de ses lecteurs et de son identité, n’a pas su préserver cette ligne qu’avait voulu mettre en place Jean-François Kahn.

    J’estime que mon rôle est que Marianne redevienne cette espèce d’OVNI du paysage médiatique, avec à la fois une liberté de ton et de pensée. Je considère qu’il y a un public pour cela et nous voulons nous adresser à ces personnes.

    La censure judiciaire existe aussi, par exemple à l’encontre d’écrivains tels qu’Éric Zemmour et d’autres, qui ont des démêlés avec la justice.

    C’est en effet un combat pied à pied, qui est porté aujourd’hui par des associations sur le plan judiciaire. Il y a aussi un combat à mener. On voit que Georges Bensoussan, par exemple, a été traîné devant les tribunaux (cliquez ici).

    C’est absolument scandaleux. Il a été blanchi. Il a été relaxé. Tant mieux. Mais en effet, c’est éprouvant et c’est une forme de combat que doivent conduire des associations. C’est une pression qui est exercée et certains osent l’affronter.

    L’exemple de Georges Bensoussan est un des plus parlant qui soit car c’est un historien dont le travail prouve à quel point il est absolument insoupçonnable de quoi que ce soit. Je pense que tous les médias doivent le soutenir.

    Elisabeth Sabbatich-Wolff a été condamnée en Autriche, pour avoir déclaré devant un parterre restreint de personnes que Mahomet peut être qualifié de pédophile car il a eu une relation sexuelle avec Aïcha lorsque celle-ci avait neuf ou dix ans. Cette décision judiciaire a été confirmée à divers niveaux de l’appareil judiciaire autrichien et finalement par la Cour Européenne des Droits de l’Homme, dont sont membres la quasi-totalité des États du continent européen. Nous sommes donc face à une évolution judiciaire. (cliquez ici).

    Le rôle de la Cour Européenne des Droits de l’Homme relève d’une question de bataille culturelle. Nous devons mener la bataille culturelle. Nous devons nous opposer à des instances mondialistes qui essayent de nous imposer une vision du monde.

    Source EuroLibertés cliquez ici

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2018/11/28/un-entretien-avec-natacha-polony-sur-eurolibertes-6108952.html

  • Les gilets jaunes : changement de cap ? – Journal du jeudi 29 novembre 2018

    Social / Les gilets jaunes : changement de cap ?

    Tentative de récupération par la gauche, courtiser par les vedettes du show-biz, à quelques heures de la manifestation de samedi les gilets jaunes pourraient bien changer de couleur.

    Immigration / Le pacte sur les migrations divise L’Europe

    Approuvé en juillet par l’ensemble des pays de l’ONU à l’exception des Etats-Unis, le pacte mondial sur les migrations est de plus en plus contesté. Alors que les refus se multiplient, une ombre plane autour de son approbation le 10 décembre prochain.

    Politique / LFI : les gauchistes mènent la danse

    Djordje Kusmanovic, le conseiller pour l’international de Jean-Luc Mélenchon claque la porte de la France Insoumise. Il livre un constat implacable d’un mouvement gouverné par un groupe sectaire et anti démocratique, obsédé par les vieilles lunes d’extrême-gauche.

    Ecologie / Menace sur le cèdre du Liban

    https://www.tvlibertes.com/les-gilets-jaunes-changement-de-cap-journal-du-jeudi-29-novembre-2018