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l'information nationaliste - Page 5586

  • Philippe de Villiers : "Quand la politique est morte, il reste la métapolitique"

    Forcé de rester en Vendée en raison de la neige, Philippe de Villiers n’a pu se rendre au 5e anniversaire de Boulevard Voltaire. Mais il a transmis un message :

    "Je me faisais une joie d’être parmi vous ce soir mais malheureusement les conditions météorologiques ne m’ont pas permis de venir à Paris. Je voudrais simplement, à travers ces quelques mots, souhaiter d’abord à Boulevard Voltaire un bon anniversaire : cinq ans, ce n’est plus l’âge des balbutiements, ce n’est pas encore l’âge de raison, mais la croissance est belle à voir. Vous êtes, pour beaucoup de Français, une sorte de « kit » de survie, un ballon d’oxygène, c’est-à-dire un espace où l’on peut respirer librement. Il est d’autant plus nécessaire et vital, aujourd’hui, que la liberté d’expression est chaque jour un peu plus garrottée.

    Hélas, les Français ne voient pas ce qui est en train de se passer : nous changeons, en même temps, de régime et de peuplement.Changer de régime signifie que nos pouvoirs sont partis ailleurs, la politique n’est plus qu’un simulacre compassionnel. Changer de peuplement : la préférence pour le migrant plutôt que pour l’enraciné fait basculer la société dans une vision multiculturelle qui sera, demain, multidéculturée et multiconflictuelle.

    La France part en lambeaux, livrée aux deux mondialismes – hédoniste et islamiste – qui se nourrissent l’un l’autre.

    Nous commémorons cette année – c’est une coïncidence symbolique – le 100e anniversaire de la naissance de Soljenitsyne et le 50e anniversaire de Mai 68. Ces deux commémorations symbolisent le face-à-face qui va poindre à l’horizon entre les dissidents et les dhimmis. Les dissidents qui allument des petites lucioles de la résistance et les dhimmis qui acceptent toute forme de diminutio capitis. Heureusement, il y a des forces contraires qui sont à l’œuvre, il y a des rebelles et des réfractaires qui, chaque jour, créent des cellules de survie où brillent de petites lumières de l’espérance. Vous êtes ces petites lucioles. Vous êtes un caisson d’oxygène, une cellule de vie qui développe le discernement et l’indépendance d’esprit.

    Quand la politique est morte, il reste la métapolitique, vous en êtes un brillant fleuron. Quand j’ai créé le Puy du Fou, je me suis donné comme devise : « Une société se sauve, non par des mises en garde mais par des réalisations que l’on accroche à contre-pente. » Et c’est ce que vous faites avec talent."

    Lors de cette soirée, Gabrielle Cluzel a remis, au nom de Boulevard Voltaire, un chèque à Charles de Meyer, président de SOS Chrétiens d'Orient. 

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    Michel Janva

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  • Trump, « le président le plus extraordinaire de l’histoire américaine » ?

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    Par Fabrice Fanet, colonel (ER) de gendarmerie 

    Philippe Corbé, journaliste correspondant de RTL aux Etats Unis, a récemment sorti un livre sur la présidence de Donald Trump. Si certains passages militants sont évidemment présents, on découvre que Donald Trump est « le président le plus extraordinaire de l’histoire américaine » pour le journaliste.

    Les déclarations et « tweets » de Donald Trump n’ont pas fini de rythmer la jacasserie planétaire entretenue par des médias bavards condamnés à « l’ouvrir pour ne pas être fermés. »

    Qui aurait pu imaginer que des gazouillis (tweets) émis par un Trump, (une trompette ou familièrement un chic type), parviennent à être une carte redoutable dans le jeu du Président des Etats unis d’Amérique afin peut être de remporter la partie, to trump voulant dire jouer atout ?

    A tel point que vient de paraître chez Grasset un livre sur les paroles et les mots de Donald intitulé « Trumpitudes », sous-titré « et turpitudes », pour ceux qui ne voudraient pas comprendre le jeu de mots et ne pas applaudir la condamnation politiquement correcte et universellement convenue de l’indigne squatter de la Maison Blanche. Pensez donc, un milliardaire populiste qui a osé battre une femme « progressiste » soutenue en personne par Obama, le sauveur noir du monde qui, soit dit en passant, n’est pas noir mais métis !

    Et pourtant, la surprise est au rendez-vous dans la préface comme dans la postface de ce livre dans lesquelles Philippe Corbé, journaliste correspondant de RTL aux Etats Unis, est loin de s’abandonner à une dénonciation systématique et primaire des mots du Président Trump. Morceaux choisis.

    Pour l’auteur, « ce sont ses mots qui ont fait de lui le président de la première puissance du monde […] Ceux qui ont cru que ses mots allaient le perdre ont perdu, ceux qui pensait que ce n’était que du bruit n’ont rien entendu, ceux qui ne l’écoutent plus risquent d’être encore surpris. […] La politique, c’est dire des choses aux gens. Lui a su parler et être écouté de ceux qui pensaient qu’on ne les entendait plus. […] Son pouvoir ce sont ces mots […] ces trumpitudes […] tantôt déroutantes, rageuses, cocasses, inspirées, angoissantes, simplistes, crâneuses, créatives, absurdes, menaçantes, narcissiques, mensongères ou grotesques ».

    […]

    « Il faut l’écouter, le lire, résister à la lassitude et à la répétition, car cette matière est fascinante. Quoiqu’on pense des promesses, des accomplissements ou même de la personnalité de Donald Trump, ses mots offrent […] un accès direct, immédiat et souvent sans filtre à sa pensée, ses peurs, ses colères, ses joies, ses ambitions, bref à sa nature intime. Jamais auparavant un homme aussi puissant n’avait pris le risque de laisser ses mots révéler de façon aussi crue qui il était ».

    […]

    « Le 21 juillet 2016 […] le soir du discours aux accents nixoniens du candidat Trump pour clôturer une convention jusque là un peu terne […] j’ai ressenti physiquement, le long de ma colonne vertébrale, jusque sur les poils de mes mains, l’écho puissant de ses mots ».

    Enfin la dernière phrase du livre mais non la moindre : « Un jour, plus tard, quand l’Amérique sera « great again », que ce « carnage américain » [ndlr : expression prononcé par le nouveau président lors de son investiture] aura pris fin comme il l’a promis, on nous demandera, n’aviez-vous pas vu ? N’aviez-vous pas entendu ? Tout est dit. Tout est là. Il suffit d’écouter comment il nous parle. »

    Après ça, on s’attend à lire une analyse honnête et balancée des déclarations et de l’attitude de Donald Trump, et non comme d’habitude une condamnation automatique et systématique.
    « Damned ! », il n’en est rien.
    Le livre est composé comme une chronique totalement à charge décrivant les jours où le président Trump occupe le devant de la scène médiatique.
    Ainsi le dimanche 29 janvier, l’auteur donne en 8 lignes une version très négative du décret sur l’immigration. « Depuis plus de 24 heures, c’est le chaos dans les aéroports où les agents ne savent comment appliquer le décret sur l’immigration signé par le président sans préparation de son application. » En appui de sa description, il cite les opposants à cette mesure, avant de reproduire sans commentaire 2 tweets de Donald Trump.

    Autre exemple (in extenso) où Trump apparaît comme un président dilettante qui réagit face aux Russes avec légèreté ou tout au moins avec un humour déplacé. En outre, Philippe Corbé y affirme péremptoirement que les russes sont intervenus dans l’élection américaine :

    « Jeudi 10 août. Jour 203.

    Masse salariale.

    Donald Trump au Trump national Golf Club, Bedminster, New Jersey

    Vladimir Poutine ordonne que 755 employés des services diplomatiques américains en Russie cessent leur activité, soit plus des deux tiers du personnel. C’est la réponse du Kremlin aux nouvelles sanctions votées par le Congrès après les interventions Russes dans l’élection. Le président trump les a critiquées publiquement, [ndlr : la construction de la phrase est telle que l’on ne sait pas s’il s’agit des sanctions ou des interventions…] et offre aux reporters son commentaire sur cette décision de son homologue russe.

    Trump- je veux remercier parce que nous essayons de réduire notre masse salariale. » 

    En fait, tout au long de cette chronique qui se déroule du 20 janvier au 13 décembre 2017, Donald Trump est décrit sous les traits caricaturaux habituels : un président amateur, vulgaire, dangereux, anormal, raciste, etc.

    Il n’en reste pas moins qu’en prenant de la distance face aux commentaires conformes et convenus de l’auteur (qui n’aurait d’ailleurs pas été publié chez Grasset sans cette révérence au politiquement correct), on peut suivre pas à pas les réactions d’un président hors du commun, « le président le plus extraordinaire de l’histoire américaine » comme l’affirme d’ailleurs Philippe Corbé en page 12.

    Un président aux réactions instinctives et déconcertantes, pragmatiques et approximatives, suscitant l’étonnement positif ou négatif, la crainte ou une certaine admiration devant l’audace, attitudes qui correspondent bien aux descriptions que Philippe Corbé a eu la témérité (ou l’inconscience ?) d’écrire dans la préface et la postface de ce livre et même d’exprimer lors d’une interview vidéo postée sur le site du Figaro. Qu’il lui soit, de ce fait, beaucoup pardonné !

    Fabrice Fanet 07/02/2018

    Trumpitudes et turpitudes, Philippe Corbé, Grasset, 2018

    Crédit photo : Gage Skidmore [CC BY-SA 2.0], via Flickr

    https://www.polemia.com/trump-le-president-le-plus-extraordinaire-de-lhistoire-americaine/

  • Un reportage sur la maison de Charles Maurras à Martigues demain dimanche sur C8. A ne pas manquer !

     

    Retrouvez ce dimanche 11 février à 19:05 dans l'émission Les Terriens du Dimanche sur C8, un reportage sur la maison de Charles Maurras à Martigues.

    Notre porte-parole en Provence, Luc Compain, était invité à s'exprimer sur ce sujet !  

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • L’islam est remis en question à l’intérieur de ses terres

    Mohammed Christophe Bilek, ancien musulman converti au christianisme en 1970, fondateur de l’association Notre-Dame de Kabylie consacrée à l’évangélisation des musulmans et à leur accueil dans l’Eglise catholique, fondateur du Forum Yeshua el Messiah (Jésus le Messie), répond à Olivier Bault sur Reinformation.Tv. Extraits :

    "La loi musulmane est le gros problème pour ceux qui veulent se débarrasser de l’islam, car il y a justement un grand mouvement de remise en question de l’islam. Mais il faut faire ici la distinction entre les pays de tradition chrétienne et les pays musulmans où l’islam domine. C’est là où l’islam domine qu’il y a une remise en question de l’islam. Le fait le plus incroyable qui s’est passé l’année dernière, c’est la suppression en Tunisie de la loi qui interdisait aux musulmanes de se marier à un non-musulman. Il y a même eu une réaction de l’université [égyptienne] d’Al-Azhar et aussi de l’université Zitouna en Tunisie. C’est la preuve que les choses sont en train de bouger, mais dans les pays musulmans.On a encore, dans une moindre mesure, ce qui vient de se passer en Arabie saoudite : l’autorisation donnée aux femmes de conduire et surtout, semble-t-il, la détermination du prince héritier à mettre de l’ordre dans les hadiths afin de moderniser la loi musulmane. La première chose à laquelle il va certainement s’atteler, c’est la loi sur l’apostasie, qui fait que celui qui quitte l’islam est d’office condamné à mort s’il ne se rétracte pas dans les trois jours. Il y a donc ce mouvement de fond.

    En Egypte, il semblerait qu’il y ait quatre millions de personnes – ce sont des chiffres donnés par des Egyptiens – qui ont apostasié l’islam, et certains le déclarent ouvertement, par exemples chez les intellectuels. Je ne parle pas ici de conversions au christianisme, mais de personnes qui ont rejeté l’islam. Cela, on le voit bien en Algérie, et même au Maroc. En Tunisie, cela fait longtemps qu’il y a des personnalités qui remettent en cause des choses dans l’islam. Ce mouvement de fond vient du début du XIXe siècle, il est dû à l’Europe et à la confrontation avec les civilisations chrétiennes qui a amené cela. Progressivement, il y a eu une réaction musulmane qualifiée de renaissance, à la fin du XIXe siècle, qui a abouti à la naissance des nationalismes locaux un peu partout, puis à un repli sur les positions pures et dures de l’islam, avec le salafisme, le wahhabisme. Mais ces tendances pures et dures sont en train de s’essouffler après la défaite d’Al-Qaïda puis de l’Etat islamique. Quelque chose est en train de changer mais l’Occident ne le voit pas : l’islam est remis en question à l’intérieur de ses terres.

    Qu’en est-il de la France pour les gens qui veulent abandonner l’islam au profit du christianisme ? Constatez-vous une évolution ?

    En France, il se passe quelque chose d’assez curieux, que je pense vrai aussi pour l’Angleterre et pour l’Allemagne. On y constate au contraire un repli des Algériens, des Tunisiens, des Marocains et des autres musulmans. La France est marquée par le relativisme ambiant, militant, des médias et des hommes politiques favorisant l’islam, avec une conjonction de trois éléments qui contestent le christianisme. Pour parler de façon générale, il s’agit d’une part de la franc-maçonnerie et de la tendance anticléricale, mais il y a aussi, qu’on le veuille ou non, un travail contre le catholicisme de la part de ceux qui se réclament du judaïsme. Dans mon chemin de conversion, les juifs que je rencontrais étaient toujours surpris de m’entendre dire que je quittais l’islam. C’est anachronique, mais pour eux, l’islam vaut beaucoup mieux que le christianisme. Il y a donc aussi une tradition judaïque militante à l’égard du catholicisme. Enfin, depuis en gros Mai 68, il y a dans la société française cette idée que c’est le catholicisme qu’il faut abattre. Même l’islam vaut mieux pour certains – pour une grande partie de la gauche. Aujourd’hui, dans tous les pays occidentaux importants, y compris aux Etats-Unis, mais à l’exception des pays de l’Est, on constate un phénomène de remise en question de la tradition chrétienne la plus ancienne, et c’est ce qui est dangereux. [...]

    Mais le phénomène qui m’étonne le plus, indépendamment de ces trois courants qui militent contre le catholicisme, c’est que même au sein de l’Église catholique en France et dans d’autres pays, notamment en Allemagne et en Espagne, certains sont presque favorables à l’islam. C’est assez incroyable. Pour moi, ce n’est pas l’islam en tant que tel qui est en train de se battre contre le catholicisme : ce sont plutôt des éléments issus de la tradition chrétienne ancienne. [...] Le problème rencontré en France aujourd’hui par les musulmans qui se convertissent, ou qui sont en voie de conversion, est celui d’un aspect identitaire de l’islam, très nouveau. Depuis la Marche des Beurs, sous Mitterrand, il y a eu un retournement. Ce n’est plus le nationalisme algérien, tunisien ou marocain, mais l’identité musulmane qui est désormais la référence – une identité beaucoup plus difficile à remettre en question que celle des origines. C’est pour cela que les conversions se font dans le silence, car il y en a, même si les médias n’en parlent pas. Elles se font aussi dans la peur, d’autant plus que cette identité est devenue visible avec le voile, le port d’une tunique pour les hommes, la barbe, le halal, la prière manifestée publiquement, etc. C’est pour cela que ceux qui veulent quitter l’islam le font avec beaucoup plus de discrétion. [...]

    Michel Janva

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  • VIDÉO TERRIFIANTE. FACE À FACE AVEC UN EXÉCUTEUR DE L’ÉTAT ISLAMIQUE

    Cette vidéo est extraite d’un documentaire de la BBC.

    Âmes sensibles s’abstenir.

    http://www.bvoltaire.fr/video-terrifiante-face-a-face-executeur-de-letat-islamique

  • Vendredi soir à Vervins (02) : les éoliennes n'étaient pas à la fête

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    Malgré la neige (20 cms), malgré le froid, malgré le verglas, la salle polyvalente était pleine vendredi soir à Vervins, dans l'Aisne, pour écouter Alban d'Aguin, auteur du livre Eoliennes un scandale d'Etat cliquez ici, dresser un réquisitoire total contre la politique gouvernementale en matière de choix énergétiques et d'implantation massive de pilônes éoliens, aussi onéreux et dangereux qu'inutiles. Il faut dire que dans ce domaine la Thiérache, région de Vervins, est particulièrement "gâtée"...

    Après un exposé aussi argumenté que passionnant, dans lequel la farce du pseudo "réchauffement climatique" ne fut pas épargnée, Alban d'Arguin a répondu aux pertinentes questions des participants à la réunion. Et, après un sympathique pot de l'amitié, nombreux furent ceux qui, éclairés sur le sujet, repartirent avec une vision différentes de ce fléau que celle que leur avaient "vendu" les commerciaux sans scrupule des consortiums étrangers implanteurs d'éoliennes. De plus, un grand nombre d'exemplaires du livre d'Alban d'Arguin cliquez ici ont été vendus aux personnes présentes.

    Remercions nos amis Bruno et Isabelle Dekkers et Valérie Bernardeau, dynamique militante locale de la cause, qui ont parfaitement organisé cette belle réunion qui, nous en sommes persuadés, a été porteuse d'espérance pour de nombreuses victimes de la folie ambiante venues écouter Alban d'Aguin. Signalons aussi la présence de nombreux élus locaux et de toute la presse départementale.

    S.N.

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  • Corse : la bain de foule de... 15 personnes et de dizaines de journalistes pour E Macron

    Encore une intox (vivement la loi sur les fake news !) d'Emmanuel Macron :

    La vidéo du fameux bain de foule de en ... non coupée au montage. La foule etait composée de 15 personnes et 100 journalistes.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Jean-Marie Le Pen : « J'ai gagné tous mes procès contre le FN de Marine Le Pen »

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    Source Le Figaro cliquez ici

    EXCLUSIF - Jean-Marie Le Pen réagit à la décision de la cour d'appel qui maintient sa qualité de président d'honneur, et menace de se rendre au congrès du FN à Lille par « la force publique » si besoin.

    Le FIGARO - La justice vient de vous rendre raison en appel reconnaissant votre qualité de président d'honneur du FN. Comment vous sentez-vous ?

    Jean-Marie LE PEN - Mon avocat maître Joachim m'a avisé de cette bonne nouvelle. J'ai donc gagné tous mes procès contre le Front national de Marine Le Pen. Je salue une décision de la cour sans équivoque qui, non seulement maintien mon titre de président d'honneur, mais alourdie sévèrement les astreintes et les dommages et intérêts qui me sont dus. Je suis navré d'en arriver là, de faire ce genre de procès. Mais quand ils ont lieu, je suis ravi de les gagner !

    Cette décision vous permet, légalement, de vous rendre au prochain congrès du parti à Lille les 10 et 11 mars prochain, vous y rendrez-vous ?

    Cela paraît aller de soi ! Il est très probable que je m'y rende. Ma fonction de Président d'honneur m'oblige à suivre les activités du Front National. Or, le congrès est le cœur des activités du parti. Je crois qu'une multitude de changements sont à l'étude. N'ayant pas été convié aux derniers bureaux politiques où de nouveaux statuts ont été discutés, je ne sais encore pas quoi en penser.

    Le Front national a fait savoir qu'il vous interdirait pourtant l'accès au congrès ?

    Faire ce genre d'annonce à moi dont ils connaissent le caractère souple... Je m'y rendrai s'il le faut avec le recours de la force publique. C'est une violation de la loi. C'est un défi à la cour d'appel et au tribunal. Marine le Pen ne respecte décidément ni la justice, ni même les statuts de son propre parti. Cet acharnement extraordinaire, cette riposte au tac au tac à une décision qui leur est défavorable est assez pathologique.

    De nouveaux statuts seront adoptés lors de ce congrès, supprimant cette fois-ci définitivement votre présidence d'honneur.

    On peut supprimer la fonction, mais pas le titre qui m'a été donné! Il reconnaît l'activité que j'ai déployée pour ce mouvement pendant près de 40 ans. Cette suppression ne concernera que l'avenir, et donc Marine Le Pen, qui ne pourra pas devenir présidente d'honneur. Je dois dire que je ne la comprends pas très bien.

    Marine Le Pen défendra également lors de ce congrès un recours plus systématique aux alliances avec d'autres formations politiques, notamment lors des prochaines européennes. Qu'en pensez-vous ?

    Rien n'empêche le Front national dans la forme politique actuelle de nouer des alliances. Je n'ai personnellement rien contre tant qu'elles sont compatibles avec le programme du Front national.

    Serez-vous candidat à votre réélection lors des prochaines européennes ?

    Non. J'ai 35 ans d'activité parlementaire derrière moi. Je dois être le doyen, le champion en nombre de mandats de l'assemblée européenne. Maintenant, on ne sait jamais. Les circonstances peuvent conduire à des décisions inopinées…

    http://synthesenationale.hautetfort.com/