Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

l'information nationaliste - Page 5963

  • Gilles Richard : "l'avenir du FN me semble beaucoup moins compromis que celui de LR"

    Gilles Richard, historien et spécialiste des droites, vient de publier Histoire des droites en France (1815-2017). Il répond au Figaro :

    "[...] Nous vivons un moment historique troublant (il y en a eu d'autres!) parce que le clivage droite(s)-gauche(s), qui a structuré la vie politique française depuis le début du XXe siècle et qui influence encore notre vocabulaire, s'est peu à peu effacé depuis 1984 (le «tournant de la rigueur»). Faute de forces politiques à gauche capables d'imposer ce que l'on appelait la question sociale (et sans doute aussi à cause de la fin de la Guerre froide par liquéfaction de l'URSS), l'acceptation ou le rejet du capitalisme n'est plus la question centrale du débat public. Aujourd'hui, France insoumise et PCF additionnés n'ont qu'une trentaine de députés, soit bien moins encore que les gauches en 1958, année où elles atteignirent pourtant leur plus bas niveau au XXe siècle. C'est cela qui a permis en trois décennies l'émergence d'un nouveau clivage autour de la question nationale, devenue aujourd'hui la question centrale du débat public. En 1997, lors du congrès du FN à Strasbourg, Bruno Mégret l'avait déjà prédit en affirmant que désormais, la France se divisait entre «mondialistes et nationalistes». Si l'on suit mon analyse, on voit donc que la place est par définition fort réduite entre ces deux grandes familles politiques que sont les néolibéraux, thuriféraires de «la mondialisation» par nature heureuse, et les nationalistes. Sauf à vouloir à nouveau tenter de les concilier dans une même formation comme le fit Nicolas Sarkozy de 2004 à 2012, puis, moins longtemps, François Fillon. Avec le succès que l'on sait.

    Dans ces conditions Les Républicains sont-ils condamnés à disparaître?

    Les partis meurent lentement. Il existe même encore un parti bonapartiste! Mais sans aucun doute, LR est entré depuis les primaires dans un cycle de crises à répétition dont je vois mal ce qui pourrait l'interrompre. La répartition de ses députés entre deux groupes est une première - si l'on met à part la scission provisoire pilotée par François Fillon en 2012, dans le cadre de son opposition à Jean-François Copé. Le 4 juillet, il y aura l'épreuve du vote de confiance au gouvernement, dirigé par un ancien député de… LR. Puis les élections sénatoriales, le congrès de novembre, etc. Autant d'occasions de mettre sur la place publique des divisions qu'il faudra bien se garder de lire seulement en termes d'ambitions de tel ou tel.

    Le FN est également divisé. Peut-il exploser lui aussi?

    Oui, comme le montre le cas de Florian Philippot, déjà en partie sur le départ. Mais l'avenir du FN me semble beaucoup moins compromis que celui de LR. N'oublions pas que Marine Le Pen est portée par un puissant courant d'opinion comme l'ont montré les résultats du second tour de la présidentielle où elle a obtenu 10,6 millions de suffrages, soit plus du double du score de son père au second tour en 2002. Et le programme de la nouvelle équipe au pouvoir, qui va accroître encore l'intégration de la France dans une Europe néolibérale supranationale, lui ouvre un boulevard idéologique. Cela dit, il va falloir que le FN trouve les réponses adaptées à deux questions de fond. La première: comment faire vivre au quotidien un grand parti d'envergure nationale et même européenne autrement que comme une affaire de famille - une famille déchirée qui plus est. La seconde: comment incarner l'opposition à la dissolution de «l'identité nationale» dans l'Union européenne sans faire de la sortie de l'euro la condition sine qua non de tout le reste. Le «Brexit», que Theresa May est en train de négocier, montre combien l'UE est une réalité concrète incontournable et combien elle dispose de moyens pour imposer ses logiques économiques et politiques à ses adversaires. Le succès du FN dans cinq ans est à ce prix. Et donc tout sauf garanti! [...]

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Soissons (Berzy-le-Sec), vendredi 14 juillet, grande journée patriote "French Party"

    1712002159.jpg

    Amis lecteurs de l'Aisne, de la région et d'ailleurs, venez nombreux. Nous serons heureux de vous retrouver sur le stand de Synthèse nationale...

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Marine Le Pen : les élections sont derrière nous, mais le problème du financement est devant !

  • Migrants : 12.000 débarquements en 48 h et les opposants durement réprimés en Italie

    Kos-migrants-stadium3.jpg

    Voilà le rythme vertigineux de l’invasion à laquelle doit faire face l’Italie.

    12.000 débarquements de migrants en 48 heures dans les ports de Sicile et de Calabre, voilà le rythme vertigineux de l’invasion à laquelle doit faire face l’Italie. Plusieurs dirigeants politiques de premier plan ont dénoncé le caractère insoutenable de la situation.

 Le 13 juin, le jeune maire Cinq étoiles de Rome Virginia Raggi, qui considère pourtant les immigrés comme une « ressource » (variante italienne d’une « chance pour la France »), écrivait une lettre au préfet de la capitale demandant un moratoire sur les arrivées de ces derniers (« Rome est soumise à une forte poussée migratoire, on ne peut plus continuer ainsi »), jugeant opportunément qu’après un petit revers électoral, « il est temps d’écouter les citoyens romains ». 

Dans le même registre, hier, le chef d’État italien, Sergio Mattarella, a réitéré l’isolement de sa nation et le peu de participation de l’Union européenne en matière de sauvetages et de prise en charge des clandestins, depuis le Canada où il est en visite officielle. « Un pays seul n’y arrivera pas. La collaboration internationale est nécessaire, mais certains pays de l’Europe restent insensibles. »

    Propos devancés par ceux du président autrichien, Alexander Van der Bellen, qui avait qualifié d’« insoutenable » la situation de l’Italie face au problème, ajoutant qu’« il faudra trouver des accords avec les États africains pour faire en sorte que ces personnes ne sentent plus la nécessité de risquer leur vie en traversant la mer sur des canots ».

 Une lettre officielle du gouvernement a été envoyée au commissaire aux Migrations Dimítris Avramópoulos, pour mettre à l’agenda le thème des débarquements sur les côtes italiennes. Il sera abordé lors de la réunion informelle des ministres de l’Intérieur de l’Union à Tallinn la semaine prochaine. 

Une avancée, du changement, un progrès ? Il n’en est rien : à aucun moment il ne s’agit d’une réelle dénonciation de la substitution de population en cours en Europe, les actions ci-dessus mentionnées ne visent qu’à une répartition plus « équitable » des demandeurs d’asile dans les différents pays membres de l’Union et à de majeures ressources financières, jamais un quelconque arrêt des flux.

    
Et pendant ce temps-là, on tape sur les véritables opposants au Grand Remplacement, et on tape fort : ce sont au total 60 ans de condamnation qui ont été requis par le procurateur de la République contre neuf militants de CasaPound accusés de résistance aggravée durant les affrontements de Casale San Nicola, où ils avaient tenté de bloquer, aux côtés des habitants, l’arrivée d’un bus de migrants.


    Condamnation ahurissante qui survient quelques jours seulement après la manifestation à Rome où ils ont réuni 5.000 participants contre le projet de loi visant à imposer le droit du sol dans la péninsule. Une loi qui aurait un impact irrémédiable si elle venait à être appliquée dans cette partie du monde soumise à une immigration massive incontrôlée.

     Journaliste résidant en Italie
  • Alliance des droites pour stopper le Grand Remplacement en Italie

    Matteo-Salvini-Ligue-du-Nord-600x331.jpg

    8893-20170701.jpgLa victoire très nette des droites italiennes aux élections municipales de dimanche dernier montre qu’une alliance des droites pour stopper le Grand Remplacement est encore possible. Car point de prétendu « front républicain » de l’autre côté des Alpes : pour ces élections, le parti de centre droit Forza Italia de Silvio Berlusconi présentait des candidats communs avec les régionalistes de la Ligue du Nord et les nationalistes de Fratelli d’Italia. Et d’ailleurs, la force motrice de cette alliance, c’est plutôt la Ligue du Nord qui obtient les meilleurs résultats au niveau local, selon Max Ferrari, un des responsables de ce parti que nous avons déjà interviewé dans Présent.

    J’ai demandé à Max Ferrari de commenter cette victoire :

    « Nous avons la démonstration du fait que “populistes“ et les “souverainistes“ sont bien vivants et peuvent gagner en Europe. Le soir de notre victoire, j’ai choisi de porter un tee-shirt Front national pour montrer que nous menons la même guerre pour sauver l’Europe de l’invasion et que ce ne sont pas quelques batailles de perdues qui nous arrêteront. Il est évident que nous avons gagné ces élections du fait de nos positions fortes contre le projet de loi sur le droit du sol et contre l’islamisation. Les gens en ont assez et nous attendons maintenant les élections nationales pour pouvoir arrêter l’invasion de l’Europe. »

    Dans les grandes villes, l’alliance des droites italiennes a ainsi remporté 16 des 25 chefs-lieux concernés par ces élections, y compris des bastions historiques de la gauche comme Gênes. La coalition de centre gauche dirigée par le Parti démocrate (PD) du Premier ministre Gentiloni perd 11 chefs-lieux qu’elle gérait jusqu’ici et n’en conserve que six. Quant au Mouvement 5 étoiles, le parti libertaire et faussement anti-immigrationniste jusqu’à récemment en tête des sondages au niveau national, il poursuit sa dégringolade.

    Le débat sur le droit du sol, très mouvementé (voir Présent du 27 juin à propos de la manifestation de samedi à Rome), semble effectivement avoir pesé sur ces élections, et les 13 500 immigrants africains « secourus » au large de la Libye et débarqués en Italie pendant les seules journées de lundi et mardi ne vont pas arranger les choses pour le gouvernement en place.

    « Les immigrants constituent une menace pour la sécurité de notre pays », a réagi sans détour le procureur national antimafia et antiterrorisme Franco Roberti en rappelant les cas prouvés de terroristes musulmans parmi ces « migrants ».

    Au sein des droites, le président du groupe de Forza Italia au Sénat, Renato Brunetta, a critiqué l’impuissance du gouvernement de centre gauche et a appelé le Premier ministre Paolo Gentiloni à bloquer si nécessaire l’accès aux ports italiens pour protéger les intérêts nationaux. Une demande pas très éloignée de celle du leader de la Ligue du Nord, Matteo Salvini, qui exige que les navires des ONG soient saisis et que ceux de la Marine italienne soient enfin utilisés pour défendre les frontières et non pas pour faire du trafic de migrants. Sous la pression des électeurs, le ministre de l’Intérieur italien a notifié mercredi à Bruxelles que l’Italie pourrait bientôt interdire l’accès de ses ports aux bateaux remplis d’immigrants.

    Olivier Bault

    Article paru dans Présent daté du 30 juin 2017
    sous le titre « Alliance des droits contre l’immigration en Italie »

    https://fr.novopress.info/206702/alliance-des-droites-stoper-grand-remplacement-italie/

  • Terra Nova : qui est Lionel Zinsou ? - Journal du vendredi 30 juin 2017

  • "La Monarchie pour une vraie démocratie". Partie 1 : Quand le président Macron joue à la Monarchie...

    Tandis que la grande ombre de l'abstention s'étendait sur les urnes et que le soleil inondait la France, le Groupe d'Action Royaliste faisait banquet ce dimanche 18 juin pour la dernière fois de l'année scolaire, au terme d'une longue période électorale épuisante et fort déstabilisante pour les anciens équilibres politiques, désormais obsolètes. En présence d'une cinquantaine de convives, j'ai déroulé quelques éléments de réflexion sur le thème de « la Monarchie pour une vraie démocratie », dont voici le résumé, en trois parties, dont la première ci-dessous :

    La République s'est donnée un nouveau président, à l'issue d'élections plus animées par les affaires et les juges que par les vrais débats économiques, sociaux ou tout simplement politiques : on peut le regretter, mais c'est ainsi... Il est vrai que nous vivons à l'ère de la communication, et le règne de la transparence ressemble de plus en plus à celui des juges. Sommes-nous désormais les sujets d'une République des juges qui s'imposerait au Politique et ordonnerait ses décisions et l'orientation du Pouvoir d’État ? Peut-être pas encore, mais certains en rêvent, et ce n'est pas sain pour la qualité du discours et de la discussion politiques...

    Et c'est ainsi, en définitive, que M. Macron a profité des circonstances autant que du soutien, fort peu discret, des grands médias et de l'Union européenne (en ses institutions et commensaux) qui, désormais, s'invite sans vergogne dans nos élections et débats français, décidant pour nous de ce qui est bien et de ce qui est mal. Ainsi, selon la Commission européenne, il ne pouvait y avoir que deux candidats acceptables, viables et, surtout, « eurocompatibles », MM. Fillon et Macron, ce dernier devenant son favori après les ennuis judiciaires du candidat de la Droite républicaine, et son « chouchou » quand il revendiquait haut et fort son europhilie et sa modernité. 

    Ainsi fut-il élu, presque sans peine...

    Mais il n'alla pas célébrer sa victoire à la Bastille ou à la République, lieux symboliques et habituels de cette Gauche qui se réfère à une Révolution dont les ouvriers et paysans furent pourtant les principales victimes comme l'avait bien compris le socialiste Proudhon. C'est au Louvre qu'il se rendit, dans le palais des rois, dans ce lieu d'histoire qui est la preuve la plus forte et convaincante que la France n'est pas née en 1789 !

    Hommage du vice à la vertu, diront certains d'entre nous, mais ne boudons pas notre plaisir de voir l'histoire royale française ainsi reconnue, valorisée et sans doute récupérée, peut-être sous l'influence de Stéphane Bern, soutien affirmé du couple présidentiel  : après tout, ne dit-on pas que le diable porte pierre ? 

    M. Macron connaît l'histoire de France, mais il la trafique parfois et en contredit la vérité quand il parle de la colonisation en Algérie comme d'un crime contre l'humanité. Nous le savons, nous qui sommes royalistes de la longue mémoire, et nous le contredirons, au nom de cette vérité due à la France mais aussi à nos enfants, même s'il semble avoir renoncé à ce qui paraît bien être une provocation sans lendemain (mais pas forcément sans conséquences)...

    Il connaît l'histoire de France et s'amuse aussi à lui faire nombre de clins d’œil, comme il semble aussi en faire aux royalistes ou, du moins, à ceux qui savent l'importance de l'héritage monarchique dans notre pays. Son entretien de l'été 2015 publié dans la revue Le 1 et dans lequel il évoquait l'absence de la figure du Roi comme préjudiciable à l'exercice même du pouvoir en France et dans lequel il rappelait, à raison, que le peuple français n'avait pas voulu la mort du roi en 1793, ne nous laisse pas, évidemment, indifférent.

    Mais nous sommes en République...

    (à suivre)

    http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1425:qla-monarchie-pour-une-vraie-democratieq-partie-1-quand-le-president-macron-joue-a-la-monarchie&catid=51:2017&Itemid=62