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l'information nationaliste - Page 6795

  • JULIUS EVOLA : « LA RACE, UNE IDÉE RÉVOLUTIONNAIRE »

    Du point de vue proprement politique, d’abord, ce serait une erreur de considérer le racialisme comme élément hétérogène, rattaché pour des raisons contingentes à l’idéologie fasciste. La doctrine en question, correctement comprise, peut au contraire représenter un renforcement et un autre instrument du Fascisme, en tant que créateur d’une nouvelle civilisation antiuniversaliste, antirationaliste, anti-individualiste. Elle peut ainsi représenter une nouvelle étape, liée par un rapport d’étroite cohérence aux précédentes, de la Révolution.

    En effet, sous son aspect politique le plus général et le plus communément connu, le racisme s’entend à déterminer le type humain prédominant dans une communauté nationale donnée, à le préserver de toute altération, de toute contamination, à l’intensifier, à y faire correspondre un sentiment déterminé, un orgueil déterminé, qui développera, tonifiera, rendra plus concret et « organique » le sentiment national – plus général. Il s’agit ainsi, en premier lieu, d’une continuation de tout ce que le fascisme a cherché à réaliser depuis son avènement en matière de politique et d’hygiène sociales, et d’autre part, d’école de virilité et de force pour le peuple italien, et surtout pour les nouvelles générations. La conquête de l’empire africain a eu pour conséquence naturelle l’instauration d’un nouvel ensemble de mesures protectrices et prophylactiques, procédant d’exigences analogues ; par ailleurs, il convenait évidemment que, au contact d’autres peuples, l’Italien saisisse pleinement les différences, sa dignité et sa force.

    Sous un second aspect, interne, celui-là, le racialisme se présente comme une autre « puissance » du nationalisme, car le sentiment « racial » – même lorsque cette expression équivaut plus à un mythe qu’à une idée bien précise – est évidemment quelque chose de plus que le sentiment national. Comme mythe politique, la « race » est la nation vivante, qui n’est pas plus enfermée dans d’abstraites limites juridiques et territoriales qu’elle ne se réduit à une simple identité de civilisation, de langue, d’histoire. Le sentiment « racial » est plus profond que tout cela ; de tout cela, il est à la racine ; il est inséparable d’un sentiment de continuité, il éveille des résonances profondes dans l’être humain. C’est cette vérité-là qui se reflète même dans la sagesse populaire, dans des expressions comme « la voix du sang », « la race ne ment pas », « il a de la race », « vengeance », « la faute du sang ».

    Ainsi, la nouvelle doctrine ranime un sentiment dont les racines plongent dans des formes de communauté au fond pré-nationale, dans la communauté propre à la ligné, à la gens, à la fratrie, à la famille patriarcale ou même patricienne, où il correspondait effectivement et positivement à une unité vraiment commune de sang. Dans sa conception moderne, la nation se présente déjà comme une unité de type différent, définie par d’autres éléments, en plus de la simple consanguinité, tant directe qu’indirecte. Ces considérations suffisent à faire apparaître clairement que, pour pouvoir légitimement passer du sentiment national à la conscience raciale, si l’on ne veut pas se limiter au « mythe », c’est-à-dire à une idée dont la validité réside moins dans sa vérité et dans son fondement objectif que dans son pouvoir suggestif, il faut en venir à une conception de la race assez différente de celle, élémentaire, qui est définie par le sang et, en général, par l’élément purement biologique, car il faut tenir compte, en elle, d’une série d’autres facteurs.

    Ce point sera amplement traité par la suite. Pour l’instant, sur la base de ce que l’on a indiqué, nous dirons que l’idée raciale, en tant qu’idée politique, présente les mêmes dangers qu’un nationalisme de type démagogique, exclusif et particulariste.

    Les avantages se rapportent à la complète opposition à tout mythe égalitaire et évolutionniste, à la réfutation de l’idéologie démo-maçonnique et de la philosophie des lumières, relatives à l’identité et à l’égale dignité de tout ce qui a forme humaine. Selon la doctrine raciale, l’humanité, le genre humain est une fiction abstraite – ou la phase finale, conservable seulement comme limite, mais jamais entièrement réalisable, d’un processus d’involution, de désagrégation, d’écroulement. En règle générale, la nature humaine est au contraire différenciée, différenciation qui se reflète justement, entre autres, dans la diversité des sangs et des races. Cette différence représente l’élément principal. Elle est non seulement la condition naturelle des êtres, mais encore une valeur éthique, c’est-à-dire quelque chose de bien en soi et qu’il faut défendre et protéger.

    Le racialisme, à cet égard, se présente comme une volonté – que l’on pourrait bien appeler classique – de « forme », de « limite » et d’individuation. Il exhorte à ne pas considérer comme essentiel tout ce qui, représentant le général, l’informe, l’hybride, équivaut en réalité à un « moins », à un résidu de matière non encore formée. Comme on l’a indiqué, tout ce qui est commun ne vient au premier plan, n’apparaît comme « valeur » et en quantité d' »immortels principes », que dans les périodes de régression et de décomposition ethnico-culturelle, où, justement, la « forme » retourne à l’informe. L' »universalisme » – compris, selon l’emploi abusif, mais malheureusement devenu courant, du terme, comme internationalisme et cosmopolitisme – il ne faut pas le considérer, à cet égard, comme une idée parmi d’autres, mais comme l’écho et presque l’indice barométrique d’un climat de chaos ethnique et de dénaturation des types. Il n’y a que dans un tel climat qu’il est « vrai » : en tant qu’image de la réalité.

    Que le racialisme, à cet égard, renforce le nationalisme dans ses aspects positifs, c’est bien évident. L’un et l’autre représentent une réaction salutaire, aussi bien contre le mythe démocratique que contre le mythe collectiviste, celui de la masse prolétarienne sans patrie et sans visage ; ils représentent une victoire de la quantité, du « cosmos » sur le chaos, et, comme on vient de le dire, de la forme sur l’informe. Sous tous ses autres aspects positifs, que nous déterminerons, le racisme reflète toujours ces significations-là, et, selon ces significations, c’est une doctrine et un « mythe » qu’il faut faut juger, du point de vue traditionnel, « en ordre ». Du point de vue politique, d’autre part, le réveil du sentiment national et racial est une des conditions préliminaires indispensables à la réorganisation cohérente de toutes ces forces qui, à travers la crise du monde moderne, étaient sur le point de se disperser et de sombrer dans le bourbier d’une indifférenciation mecanico-collectiviste et internationaliste. Cette tâche est une question de vie ou de mort pour l’avenir de la civilisation européenne tout entière.

    Julius Evola

    Synthèse de doctrine de la race, 1941

    Première partie : La race comme idée révolutionnaire

    1. Le racialisme comme antiuniversalisme Édition de L’homme Libre, p. 19-22.

    Source : Front de la Contre-Subversion

    https://la-dissidence.org/2014/12/05/julius-evola-le-racialisme-comme-antiuniversalisme/

  • Le cardinal, les repères et les frontières

    Le 1er mars dernier sur ce blogue, nous évoquions les sixOscars remportés par le film Spotlight narrant une enquête journalistique, menée au début des années 2000, sur des prêtres catholiques de Boston dont les actes pédophiles avaient été (en partie) couverts par leur hiérarchie. Occasion de rappeler que ce type de crime particulièrement odieux reste extrêmement marginal au sein de l’Eglise, comparativement aux cas d’abus sexuels sur mineurs relevés notamment chez les éducateurs, entraîneurs sportifs et autres personnels du monde éducatif. 0,074% des 405 000 prêtres catholiques dans le monde, ont été accusés (et non pas condamnés) de pédophilie entre 2001 et 2009, selon l’étude diffusée il y a six ans dans le journal italien l’Avvenire. Si Benoît XVI donna l’obligation aux évêques de signaler à la justice locale les cas d’actes de pédophilie, c’est bien d’avoir failli sur ce point dont est accusé aujourd’hui le cardinal Barbarin, une des figures de la capitale de Gaules.

    Le Figaro l’a noté, « déjà fragilisé par l’affaire Bernard Preynat, prêtre mis en examen début janvier pour des agressions sexuelles entre 1986 et 1991, l’archevêque de Lyon est confronté à une nouvelle plainte déposée en février par un haut responsable du ministère de l’Intérieur. Il est aussi visé par une enquête préliminaire pour non-dénonciation d’atteintes sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans. De son côté, le Vatican a estimé qu’il était «opportun d’attendre le résultat» de l’enquête. »

    « Jamais, jamais, jamais, je n’ai couvert le moindre acte de pédophilie  », a scandé le cardinal Barbarin, lors d’une conférence de presse mardi alors que quelques heures auparavant, Manuel Valls était intervenu, quand même très étrangement, en sommant l’archevêque de Lyon de « prendre ses responsabilités ». Il est évident à nos yeux que ce prélat doit pouvoir bénéficier, comme tout à chacun, de la présomption d’innocence.

    Minute le rapportait, invitée le 9 mars de  « C à vous » sur France 5, la journaliste Caroline Pigozzi,spécialiste du Vatican, affirmait que le cardinal Barbarin « est quelqu’un d’une grande honnêteté, d’une grande moralité. C’est un peu facile que tout le monde le jette aux chiens. Je rappelle que ce n’est pas son histoire, que ça s’est passé 25 ans avant sa nomination. C’est comme si, aujourd’hui, on reprochait à un homme politique d’être responsable de ce qu’a fait son prédécesseur 25 ans avant. »

    Il est pareillement évident que cette affaire médiatique est accueillie avec gourmandise et une joie mauvaise par les nombreux contempteurs de l’Eglise catholique. Certains vont même jusqu’à y voir plus précisément une cabale contre le cardinal Barbarin, à l’instar Jean-Pierre Denis, directeur de la rédaction du journal chrétien (de gauche) La Vie. Dans son éditorial consacré à  « l’affaire », M. Denis affirme qu’il est « possible que certains veuillent faire taire une voix qui porte sur bien des sujets de société, des Roms à l’euthanasie ».

    Pourtant, le cardinal Barbarin, ne gênait pas tant qu’il diffusait ses convictions humanistes ou prônait le dialogue avec l’islam et le judaïsme. Son livre écrit avec le rabbin Gilles Bernheim, (« Le rabbin et le cardinal« ) autre opposant, aux arguments très charpentés, au mariage pour tous, lui avait valu  notamment des recensions élogieuses.

    Philippe Barbarin partageait avec ce rabbin une hostilité de bon ton au FN. M. Bernheim avait réaffirmé dans Actualité juive en mars 2015 que « le Front National représente un mouvement qui (…) a toujours été intrinsèquement antisémite. Et quand bien même madame Le Pen serait uneamie des juifs, ce qu’elle dit sur d’autres minorités de manière outrageante est incompatible avec les valeurs du judaïsme. Et c’est au nom des valeurs du judaïsme que nous avons le devoir de ne pas appeler à voter pour elle ». M. Bernheim est certes plus discret depuis qu’il a été accusé de multiples plagiats et d’usurpation de diplôme… « Malheur à l’homme par qui le scandale arrive » (Mathieu 18:7).

    Dans un entretien dans l’Obs paru en Noël 2011, l’archevêque de Lyon était interrogé sur livre commis par le député UMP Etienne Pinte et le prêtre Jacques Turck intitulé « Extrême droite : pourquoi les chrétiens ne peuvent pas se taire ». Dans celui-ci M. Pinte affirmait que « le FN c’est le rejet de la différence, de l’étranger, le rejet de l’Europe, de la mondialisation, le repli, la préférence nationale. L’Eglise, par ses écrits, sa doctrine sociale, son universalité, c’est l’accueil, le partage, l’ouverture. »

    Le cardinal Barbarin avait dit être d’accord avec cette charge contre l’opposition nationale: « Oui, c’est très clair. Dans la Bible, il y a partout l’étranger. M. Le Pen disait :  Je préfère ma fille à ma nièce, ma nièce à ma cousine, ma cousine à ma voisine, ou quelque chose comme ça. C’est la logique de l’exclusion : éloignez de moi ceux qui m’intéressent moins ou pas du tout ! La Bible, elle, est inclusive. Elle dit toujours :  Quand tu fais ceci ou cela, prends ta femme, tes enfants… et l’étranger qui vit avec toi. « 

    Une analyse tronquée, d’une assez grande indigence, qui n’était pas digne d’un intellectuel du  niveau de Philippe Barbarin, titulaire d’une maîtrise de philosophie à la Sorbonne et de théologie à l’Institut catholique de Paris.

    Mais l’alignement sur la doxa officielle du Système doit être total sous peine d’attaques venimeuses. Et n’en déplaise à Jean-Pierre Denis, ce n’est pas le progressisme du cardinal Barbarin qui serait éventuellement la cause de ses malheurs, des attaques d’un Manuel Valls, mais bien au contraire ses positions en faveur de l’accueil de la vie, de la famille, contre le mariage de personnes du même sexe. Autant de convictions conformes tout simplement aux enseignements traditionnels, de toujours,  de l’Eglise catholique.

    En septembre 2012, Philippe Barbarin, avait été ainsi cloué au pilori médiatique lorsqu’il avait déclaré au cours d’une émission diffusée par la radio RCF et la chaîne TLM que le mariage homo serait « une rupture de société » aux « conséquences innombrables. » « Après, ils vont vouloir faire des couples à trois ou à quatre. Après, un jour peut-être, l’interdiction de l’inceste tombera. Il y aura des demandes incroyables, qui commencent à se faire jour (…) le polyamour ou les unions à plusieurs deviennent un sujet d’actualité. »

    Relevons d’ailleurs que Marion Maréchal-Le Pen est attaquée ces dernières heures avec la même virulence pour avoir dénoncé en Italie, où elle répondait à une invitation de la Ligue du Nord, « cette Europe qui s’en prend à nos familles et à nos enfants en promouvant tous les délires et les fantasmes LGBT, du mariage homosexuel aux mères porteuses, en passant par la théorie du genre ».

    Marion a rappelé qu’il fallait défendre la famille « traditionnelle et naturelle », « conserver le mariage comme cadre juridique et comme protection de la famille et de la filiation », « ne pas en faire une reconnaissance sociale de l’amour, qui ouvrirait la voie à de nombreuses dérives. Car évidemment, d’autres minorités chercheront à faire reconnaître leur forme d’amour, je pense notamment à la polygamie qui nous paraît être un sujet essentiel ».

    Que l’on partage ou non cette dernière crainte, il est clair que cette volonté de briser le modèle familial traditionnel participe d’une offensive plus générale, dont nos compatriotes doivent être conscients,  contre notre modèle civilisationnel. Elle va de pair, note Bruno Gollnisch, avec la volonté, émanant souvent des même cénacles, euromondialistes, cosmopolites, progressistes, de faire disparaître tous les repères, les frontières, les identités sexuelles, physiques, culturelles, les enracinements…

    http://gollnisch.com/2016/03/17/cardinal-reperes-frontieres/

  • Kosciusko-Moriset chez les islamistes de l’UAM93 pour leur promettre mosquées et école d’imâm “profitant du concordat”.

    Communiqué du 12 mars 2016
    Le Président de l’UAM-93
    H. FARSADOU

    “Le mardi 1er mars 2016, l’UAM-93 a reçu Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, députée et présidente du groupe Les Républicains au Conseil de Paris.

    Une semaine avant l’officialisation de son entrée dans les primaires, Mme Nathalie Kosciusko-Morizet a souhaité rencontrer des responsables de la communauté musulmane pour partager ses idées et sa vision pour un meilleur vivre-ensemble avec comme mot d’ordre “la stigmatisation des musulmans ça suffit !”.

    Dans un échange franc et extrêmement enrichissant, Mme Nathalie Kosciusko-Morizet a pu présenter  plusieurs  propositions qu’elle souhaite défendre à l’occasion des primaires : (i) une taxe halal pour assurer le financement du culte musulman et son indépendance, (ii) formation des imams de France dans l’Alsace en profitant du cadre du concordat (iii) une valorisation de l’enseignement de la langue arabe, (iv) la lutter contre la stigmatisation des musulmans de France, etc. 

    Au sein de l’UAM-93 nous avons apprécié la qualité de cet échange et le volontarisme de la désormais candidate aux primaires de la droite et sa bonne maitrise des problématiques liées à l’islam et aux musulmans de France.

    Pour rappel, l’UAM-93 a déjà reçu deux autres candidats à la primaire à droite, il s’agit des deux anciens premier ministre Mr François Fillon, le jeudi 9 octobre 2014 et Mr Alain Juppé, le mardi 3 mars 2015.

    En quoi l’UAM93, regroupant une trentaine de mosquées de Seine-Saint-Denis, est-elle une fédération islamiste ? Voici au moins trois raisons issues de ses  prises de position :

     

    1 : la supériorité des lois divines sur les lois républicaines :

    A lire sur  le site internet de l’Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis

    Lettre ouverte aux pseudos Musulmans qui renforcent les non musulmans dans leur croisade contre ceux qui se révèlent être plus musulmans qu’eux (sic) par Daniel Youssef Leclercq.  L’auteur affirme clairement que si une loi est votée afin d’interdire la burqa, elle ne sera pas considérée comme légitime car en contravention avec la Charia (Loi de Dieu) :

    “Ultime provocation, on exige des Musulmans d’opter sans réserves pour les lois (humaines) de la République et de renoncer aux Lois de Dieu, sous peine de sanctions. Mais, liberté de penser oblige, rien n’oblige à adhérer à une quelconque loi quand bien même elle serait votée par une majorité d’inconscients (…) En conclusion, les grands muftis de la République laïque pourront toujours aboyer cela n’empêchera pas la caravane islamique de continuer son chemin jusqu’à sa destination finale.”

    ” Les démocrites “ est un néologisme employé dans le texte qui trouve son explication en note de bas de page : “Démocrites (d’hypocrite) et non démocrates comme ils le clament à hauts cris“…la catégorie des hypocrites est vouée aux gémonies dans le Coran.

    Qui est  Daniel Youssef Leclerc ? Converti à l’islam en 1984 par le mouvement Tabligh, il créa l’association Intégrité. Leclerc, comme le philosophe communiste et négationniste Roger Garaudy, fut désigné membre permanent de la Ligue islamique mondiale (LIM) en 1999, instrument de l’Arabie Séoudite. Interrogé en 1992 par Jean-Paul Mari, un journaliste du Nouvel Observateur, Leclerc alors président de la Fédération nationale des musulmans de France (FNMF, intégrée au CFCM), avait déclaré que « Si demain on avait une majorité dans ce pays, pourquoi est-ce qu’on imposerait pas la Charia progressivement ? Ca vous dérange? Tant pis ! » [Aziz, Philippe. “Le paradoxe de Roubaix” éd. Plon, Ch IV au nom du Djihad, p 90-91]

    Déjà, à l’été 2012, l’UAM93 avait complaisamment relayé un communiqué de “145 musulmanes et musulmans de la Réunion ayant toutes et tous étudié la théologie musulmane” justifiant clairement le port de la burqa :

    “Le Niqâb (voile intégral) est bien un élément religieux et cultuel : ce n’est pas seulement un habit traditionnel ou culturel. Nous trouvons, de ce fait, très dommage que certaines personnes en décrètent le contraire au nom de l’islam.Nous tenons à exprimer notre vive inquiétude par rapport à cette nouvelle stigmatisation” source

    2: Un article intitulé “Le niqab supérieur à jamais au dévoilement du visage” le 12 octobre 2012 sur son site :

    La République a beau répéter et placarder partout que son idole avait le visage dévoilé (2), les vrais Musulmans n’en ont que faire. Leur foi implique, en effet, la croyance au fait que l’Omniscient, le Sage, Celui qui connaît intimement Ses créatures sait mieux ce qui est bon pour eux.(…)Le Coran nous enseigne que Dieu, dans son infinie miséricorde, a révélé une multitude de législations poursuivant les mêmes fins bien que divergentes sur les moyens à mettre en œuvre (3). Sa dernière législation, la voie (sharia) islamique, intervient à un stade d’avancement intellectuel de l’humanité tel qu’elle demeure valable selon toutes les époques et tous les contextes géographiques, sociétaux, etc. “Lire sur le site de l’UAM93

    3: Un éditorial à charge contre la police :

    Dans un article du 12 août 2013, l’éditorialiste de l’Union des associations musulmanes du 93, Daniel Youssof-Leclerc n’y va pas de main morte pour caricaturer la police républicaine, et incite les musulmans à ne pas se plier à la loi d’interdiction de la burqa :

    Extrait:

    “Monsieur Toutlemonde reproche surtout à ceux qui sont chargés de la sécurité publique[1] d’user de mensonges, de mystifications, d’intimidations, d’humiliation, d’arbitraire, d’abus de pouvoirs, de comportements racistes, de brimades, d’écoutes illégales, de traquenards, méthodes jadis réservées aux seuls malfrats… La frontière que les séparent est parfois tellement mince qu’on a désormais peine à les différencier. Mais, il paraît que pour prendre pleinement conscience du déficit de psychologie et d’humanité des agents chargés des contrôles, des verbalisations et des investigations, il suffit de se pencher sur leur cursus scolaire et sur les critères de recrutement de l’administration policière[2].(…)

    Il est loisible à ceux qui acceptent d’en assumer les conséquences financières ou judiciaires de refuser de se conformer aux lois (humaines) qu’ils estiment mauvaises, injustes, excessives, ou discriminatoires. Cependant, le fait de ne pas se soumettre de bon gré aux contrôles outranciers ou au faciès des « forces de l’ordre » est interprété illico comme une rébellion et un outrage envers l’Autorité Publique” Suite

    http://islamisation.fr/2016/03/15/kosciusko-moriset-chez-les-islamistes-de-luam93-pour-leur-promettre-mosquees-et-ecole-dimam-grace-au-concordat/#more-3491

  • Sortie prochaine du n°9 des Cahiers d'Histoire du nationalisme consacré à Jean Mabire

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  • Marion Maréchal Le Pen et la Ligue du Nord veulent défendre la famille

    Le député du FN Marion Maréchal-Le Pen, en visite en Italie chez ses alliés de la Ligue du Nord, a déclaré :

    «Parmi les autres valeurs que nous défendons, il y a la famille traditionnelle et naturelle».

    «Nous souhaitons conserver le mariage comme cadre juridique de protection de la famille et de la filiation et ne pas en faire une reconnaissance sociale de l’amour, si je puis dire, qui ouvre la voie à de très nombreuses dérives. D’autres minorités chercheront à faire reconnaître leur forme d’amour, je pense notamment à la polygamie».

    Le FN assure que s’il arrivait au pouvoir, il abrogerait la loi Taubira. 

    Michel Janva

  • Anthropologie politique. Une société anti-humaine. Faut-il une aristocratie à la société humaine ?

    L'aristocratie fait jaser, on l'identifie au régime de la noblesse, donc une élite distinguée par des titres, héréditaires ou viagers, et par des privilèges. Cette noblesse peut-être d'épée, de robe, liée à la fonction d’État, ou au service général de la nation, ou à d'autres causes encore selon les pays et les époques. Mais l'aristocratie est quelque chose de tout différent. C'est, par définition, le régime des meilleurs, que l'on distingue de l'oligarchie, le régime du petit nombre. Certes, les meilleurs sont toujours un petit nombre, mais c'est leur qualité qui les a distingués, là où les oligarques ne sont distingués par rien, si ce n'est, le plus souvent, leur argent et leur pouvoir.

    Existe-t-il toujours une noblesse ? Oui, d'une certaine manière. L'ancienne noblesse privilégiée et féodale a disparu. Si les familles sont toujours là, leurs titres sont de courtoisie et ne correspondent plus à des domaines seigneuriaux, ni à des privilèges ou des contraintes légales. Cette ancienne noblesse est devenue une force morale, du moins parmi ses membres qui ont fait leurs la devise « noblesse oblige » et l'ont assimilée au don de soi ou au service de la nation. En ce sens, cette ancienne noblesse est devenue, au sens propre du terme, une aristocratie, c'est à dire le petit groupe des meilleurs qui se dévouent et se distinguent pour le bien commun. Mais même parmi les anciennes familles nobles, ces personnages sont peu nombreux, ce qui contribue à en faire pleinement des aristocrates.

    La noblesse moderne est toute différente. Elle est purement viagère et attachée au service de l’État. En effet, parmi les plus hauts fonctionnaires au service de la chose publique, comment peut-on appeler le fait qu'ils soient choisis directement par le chef de l’État, qu'ils bénéficient de privilèges personnels aussi exorbitants que leurs devoirs autrement que par le nom de noblesse ? C'est une noblesse d’État, liée à des fonctions, personnelle et viagère, déconnectée de la puissance sociale, même si souvent les titulaires de cette noblesse sont aussi des personnes financièrement au-dessus du commun, sans qu'il y ait de lien entre les deux états d'aisance patrimoniale et de puissance publique. Cependant, quoique certains soient véritablement les meilleurs des serviteurs de l’État et donc des aristocrates, beaucoup d'autres ne se distinguent que par la réussite à des concours et leur excellence dans l'art de la courtisanerie, ce qui en fait plutôt des oligarques.

    La noblesse, donc, d'une certaine manière, existe toujours. Mais c'est un fait neutre, indépendant de la question d'aristocratie ou d'oligarchie.

    Parce qu'elle réunit et distingue les meilleurs d'une nation, qui sont en quelques sortes ses guides et  ses éléments modérateurs, une aristocratie est nécessaire. Chaque corps de la société possède une aristocratie, c'est-à-dire possède son élite réduite et exemplaire. Dans toute profession, dans tout corps civil, il se dégage un groupe des meilleurs ouvriers, des meilleurs artisans, des meilleurs cadres ou entrepreneurs, des professionnels les plus intègres, des intellectuels les plus authentiquement brillants, des parents les plus dévoués à l'institution familiale, des scientifiques les plus investis dans leur science, des ecclésiastiques les plus zélés et les plus délicats, etc. Ce sont les aristocrates de leur corps et, tous ensemble, ils constituent l'aristocratie nécessaire de la nation.

    L'ancienne royauté française voulait distinguer ces meilleurs, en leur octroyant la noblesse qui les rendait socialement visibles et en faisait des exemples publics pour les hommes. La république a voulu agir de même avec l'ordre de la légion d'honneur, qui élève socialement les aristocrates.

    La reconnaissance sociale est un élément essentiel de la promotion de l'aristocratie et de son état d'esprit. D'une certaine manière on peut même dire que le Conseil économique, social et environnemental est une institution aristocratique, puisqu'il compte les représentants les plus prestigieux de la société civile, tout comme les académies dépendant de l'Institut de France. L'aristocratie n'est donc pas morte.

    Chaque système a ses failles. L'accession à la noblesse ne garantissait pas que l'esprit aristocratique se perpétue dans la famille de l'anobli, même s'il y a des cas édifiants de très grandes et belles familles aristocratiques, comme celle des Colbert, des Castries, des Maupeou, des Lévis-Mirepoix, d'Harcourt, Broglie et tant d'autres. Il y a, hélas, autant de cas de familles nobles dont l'aristocratie native a dégénéré. 

    Dans l'actuelle république, l'acquisition automatique de la légion d'honneur selon le grade dans la fonction publique ou selon la progression dans la direction d'un ordre professionnel ne permet plus de distinguer les aristocrates, perdus dans la masse des oligarques. En outre, les privilèges familiaux auxquels la légion d'honneur donne accès, s'ils accroissent la visibilité sociale de l'aristocrate, ne garantissent pas la transmission familiale de ses valeurs…

    Certes, ces systèmes ont leurs failles, donc. Mais ils ont permis de distinguer la tête d'une société.

    Il semble qu'aujourd'hui, cependant, cette tête soit perdue dans la masse, abaissée, parfois ridiculisée, au profit du règne des oligarques et de la médiocrité commune. L'esprit aristocratique est moqué, diminué, insulté par les oligarques eux-mêmes, qui possèdent la puissance. Cela prend des allures de règne de la nullité, où le meilleur est toujours blessé.

    Cet état de fait est gravement préjudiciable à la nation, qui perd ainsi non seulement ses repères intellectuels, mais aussi civiques, moraux et professionnels.

    Il y a pourtant des voies possibles pour rendre à l'aristocratie sa visibilité et son pouvoir, en minimisant les risques de tomber dans les excès d'une noblesse oligarchique.

    Il s'agit de donner à cette aristocratie les moyens d'un enracinement familial et territorial qui constitue une reconnaissance sociale endogène et non pas exogène venue de l’État prompt à reconnaître autant les courtisans médiocres que les grands serviteurs. Il s'agit également de donner à cette aristocratie un pouvoir collectif réel, quoiqu'il n'appartiendrait à ses membres que de façon viagère, par le biais des institutions aristocratiques, comme le CESE ou l'Institut et donc cette fois par l’État.

    A suivre…

    Gabriel Privat

    Du même auteur :

    -          Publié le jeudi 17 septembre 2015 : Anthropologie politique. Une société anti humaine. La Famille

    -          Publié le vendredi 16 octobre 2015 : Anthropologie politique. Une société anti humaine. L'enracinement territorial

    -          Publié le 18 novembre 2015 : Anthropologie politique. Une société anti humaine. Le lien professionnel

    -          Publié le 28 décembre 2015 : Anthropologie politique. Une-société anti humaine. Promouvoir une famille humaine

    -          Publié le 27 janvier 2016 : Anthropologie politique. Une société anti humaine. Promouvoir un enracinement territorial.

    -          Publié le 20 février 2016 : Anthropologie politique. Une société anti humaine. Créer un monde du travail.

     

    http://www.vexilla-galliae.fr/royaute/idees/1861-anthropologie-politique-une-societe-anti-humaine-faut-il-une-aristocratie-a-la-societe-humaine

  • Éditorial de L’AF 2928 - PRÉSIDENTIELLE : LA QUESTION D’UNE CANDIDATURE PATRIOTE

    A droite, c’est déjà l’embouteillage sur la route pour 2017. Il ne se passe pas de jour sans qu’un cacique des Républicains se déclare prêt à se lancer dans la course. Le règne apparemment finissant de Sarkozy inspire les ambitieux, même les plus médiocres, comme dans Le Lion devenu vieux de La Fontaine. 

    À DROITE, CHACUN PENSE AVOIR SA CHANCE

    C’est que le retour de l’ancien chef d’Etat s’apparente désormais plus à celui, pathétique, d’un prestidigitateur démodé dont les tours n’arrivent plus à faire illusion, qu’à celui du sauveur de la patrie — ou plus modestement de la droite libérale. Comment le vide créé par la perte du chef, dont l’existence est consubstantielle à la culture néogaulliste, ne créerait-il pas un appel de candidats à la succession toujours plus nombreux ? D’autant que chacun pense probable la défaite de Hollande ou de tout autre candidat socialiste, peut-être dès le premier tour, ce qui rendrait encore plus aisée la victoire dans l’éventualité d’un duel au second face à Marine Le Pen. Dès lors chacun — même l’âne de la fable — pense avoir sa chance, s’il passe l’épreuve des primaires. Les Français ne donneront-ils pas en 2017 la victoire à n’importe quel impétrant issu des Républicains plutôt que de rempiler avec Hollande ou un autre socialiste ou de prendre le risque de confier les rênes de l’Etat à l’ « extrême droite » ?

    Certes, les primaires sont à l’heure actuelle préemptées par Juppé, qui joue la carte centriste : si les media souhaitent à ce point sa victoire qu’ils la font croire inéluctable, c’est qu’ils voient, non sans raison, en lui le meilleur des hommes de paille de l’oligarchie, sa personnalité, totalement lisse sur le plan idéologique, ne laissant rien soupçonner d’imprévisible. Mais tout autre ferait finalement l’affaire, puisque aucun candidat des Républicains ne souhaite remettre la France sur la voie de l’indépendance. Tous veulent au contraire la soumettre toujours davantage au Moloch bruxellois, qui n’est lui-même que le courtier de l’impérialisme américain, comme le montrent les négociations du traité transatlantique, dont le seul but est la dissolution des nations européennes dans un grand tout commercial sous hégémonie américaine.

    LA GAUCHE DANS UNE IMPASSE

    Quant à la gauche, elle n’en finit pas de se dissoudre dans son impasse idéologique. Son abandon de la cause du peuple, défini au plan sociologique comme la communauté des travailleurs, pour celle, complémentaire, des marchés et des « migrants », sa conversion de l’internationalisme au mondialisme libéral-libertaire rendent désormais son existence sans objet — d’où la difficulté que rencontre l’exécutif à faire passer la loi El-Khomri. Autour de Martine Aubry ou de Mélenchon, une gauche qui se déclare plus authentique cherche, assurément, à subsister. Mais comment n’aurait-elle pas perdu les travailleurs et de façon générale les Français par son immigrationnisme forcené, qui fait d’elle l’idiote utile des marchés, et son soutien aux transformations sociétales, qui rebutent foncièrement une culture populaire, bien plus conservatrice que la bourgeoisie branchée ?

    Quant à son invocation à la laïcité, qu’est-elle d’autre qu’une tentative désespérée de colorer des sacro-saintes valeurs républicaines un communautarisme militant ? Il en est ainsi du « Manifeste pour une printemps républicain » — « républicain », non pas français — qui, publié dans Marianne du 11 mars, regroupe notamment des anciens combattants de Mai-68, une ministre récemment licenciée, des sociologues de gauche et des chiens de garde, bien connus, de l’oligarchie. Sous une logorrhée laïciste et universaliste, les auteurs du manifeste laissent surtout percer un communautarisme aussi imprécis que large — personne ne doit se croire oublié. Comment en serait-il autrement quand l’impasse politique et culturelle à laquelle bute la modernité exige de trouver un nouveau contenu militant à la laïcité, dans l’espoir de canaliser les revendications islamistes ? Et ce nouveau contenu militant, c’est ce « vivre-ensemble » qui repose sur une conception schizophrène du citoyen, « laïque universaliste » dans l’espace public et identitaire chez lui, conception qui n’est, somme toute, que le renoncement à une citoyenneté fondée sur un être commun, car partageant une civilisation commune, et donc à la France comme nation historique et pays réel, au profit de cette « République de la diversité » que veut instaurer le pays légal.

    LA QUESTION D’UNE CANDIDATURE PATRIOTE

    C’est donc aux conditions du redressement national qu’il convient de s’attaquer d’urgence. Dans la perspective de l’échéance de 2017 ? Oui. Non qu’à l’Action française nous tenions subitement une échéance électorale, fût-elle la présidentielle, pour l’alpha et l’oméga du salut de la France et que nous nous mettions à rechercher les conditions d’une « bonne république » : nous la savons impossible. Mais parce que nous obéissons, depuis notre création, à un double devoir : tout faire pour ramener l’héritier et, en attendant, sauver l’héritage. Or l’élection présidentielle, sous la Ve République, est devenu le rendez-vous politique majeur. L’ignorer, c’est tout simplement renoncer à peser sur les événements et, par cette abstention, faire la politique du pire, qui est, comme Maurras nous l’a toujours enseigné, la pire des politiques. Autant dire que la question d’une candidature patriote se pose. D’aucuns jugent le candidat, ou plutôt la candidate, déjà toute trouvée. Or nul(le), quels que soient son exposition médiatique ou ses résultats électoraux, ne saurait monopoliser le combat patriote, surtout lorsqu’on laisse de côté toute une frange des Français qui n’attend qu’un signe pour se détourner d’une droite parlementaire inféodée à la logique libérale-libertaire. Ni un discours anxiogène sur l’Europe, qui, si fondé soit-il, fait fi de la logique de l’opinion publique, qui n’aime rien tant qu’être rassurée, ni un discours ringard au plan économique, qui laisse de marbre les patrons du CAC40 mais indispose ceux qui font l’emploi en France, à savoir les dirigeants des TPE et PME, ni un discours à géométrie variable au plan sociétal — jeu auquel, d’ailleurs, Sarkozy a laissé plus de plumes qu’il n’a gagné d’électeurs — ne sauraient rassembler une majorité de Français.

    L’économiste Jacques Sapir, depuis plusieurs semaines, presse Marine Le Pen de renoncer à ce qui faisait, du moins aux yeux de l’opinion publique, la spécificité du FN, à savoir la préférence nationale — rebaptisée priorité nationale —, tout en l’appelant à une « clarification » sur la laïcité — on devine dans quel sens : bref, enfoncer le coin entre Philippot et Marion Maréchal-Le Pen et choisir le premier contre la seconde. C’est à cette seule condition, d’ailleurs fort humiliante pour elle, que la représentante du premier parti de France aurait la permission de rejoindre un « Front de libération nationale » d’inspiration post-marxiste, c’est-à-dire de sauver, par l’appoint de ses forces militantes, une extrême gauche institutionnelle en voie de dissolution. Ce piège, qui aurait pour effet de neutraliser le Front national au plus grand profit de l’oligarchie, il n’est pas impossible qu’il se referme sur celui-ci, entraînant de nombreux patriotes dans l’impasse. C’est dire combien c’est le régime des partis lui-même qui est funeste.

    En lançant, dès ce numéro, auprès d’hommes politiques, d’intellectuels ou de religieux, une grande enquête sur les conditions du redressement national, l’Action française entend peser sur le débat politique dans les prochains mois. Sinon pour faire gagner la France — c’est impossible en république —, du moins pour éviter le pire.

    François Marcilhac - L’AF 2928

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Editorial-de-L-AF-2928

  • Fusillade à Bruxelles dans le cadre de l’enquête sur les attentats islamistes de Paris

    Une enquête liée aux attentats du 13 novembre à Paris a provoqué une fusillade au fusil à pompe et à la kalachnikov et l’assaut d’un appartement, mardi, dans la capitale belge. Quatre policiers, dont une Française, ont été blessés. L’homme abattu a été identifié ce matin comme étant Mohamed Belkaid, un Algérien en séjour illégal, condamné pour des faits mineurs en 2014, et qui ne figurait pas dans les fichiers des services antiterroristes. Il ne s’agit donc ni de Salah Abdeslam ni de trois autres hommes recherchés dans le cadre des enquêtes sur les attentats de Paris. Deux complices seraient en fuite, selon les médias belges.

    http://fr.novopress.info/

     

  • Des royalistes dans la crise universitaire de 1986 : témoignage et leçons pour aujourd'hui...

    Un matin de novembre 1986, une amie d’université, Christine D., sympathisante royaliste qui avait participé l’été précédent au Camp Maxime Real del Sarte de l’Action Française, vint toquer à la porte pour nous annoncer que les blocages des amphis avaient commencé, comme nous le sentions venir depuis quelques jours et particulièrement depuis que le samedi passé les opposants étudiants au projet Devaquet (le ministre de l’enseignement supérieur du gouvernement Chirac) avaient appelé au soulèvement des jeunes contre le dit projet. Quelques minutes après, nous arrivions dans un amphi surchauffé et dans une ambiance survoltée par les harangues des orateurs des deux UNEF (l’une était contrôlée par les trotskistes, l’autre par les communistes) et de l’extrême-gauche locale. L’arrivée des « réactionnaires » que nous étions provoqua quelques remous, et un activiste de la Ligue Communiste Révolutionnaire tenta de nous dissuader (en vain) de rester plus longtemps. Un de nos amis, François Ay., était présent depuis le début des festivités et observait la mise en place du mécanisme qui devait mener à la prise de contrôle général de l’université de Rennes-2 par les « révolutionnaires » autoproclamés : en fait, les royalistes seront toujours présents dans les amphithéâtres, les couloirs et les salles de TD, mais aussi dans les jardins, les bibliothèques et le hall de la fac, du début à la fin de la grève

    Dès ce premier jour de blocage de l’université, nous prîmes la parole à l’assemblée générale qui mobilisait près de 2.000 étudiants, malgré les pressions (inamicales…) de certains militants « rouges » (l’un d’entre eux me menaçant d’un couteau…) : il ne s’agissait surtout pas d’abandonner la place aux syndicats et aux groupes de gauche mais, au contraire, de faire entendre un autre discours, une autre pensée, une autre stratégie, voire une alternative à la domination du moment. Les absents, en ces occasions, n’ont pas seulement tort, mais ils laissent entendre, par leur silence revendiqué, qu’ils n’ont ni raisons ni positions à défendre, en somme qu’ils sont « indifférents », c’est-à-dire « impolitiques ».

    Mon discours était simple, dans un premier temps : la grève n’est pas un moyen efficace car elle pénalise, non le Pouvoir en place, mais les étudiants qui se retrouvent sans cours ni professeurs. Si ces derniers continuent évidemment à être payés, les premiers risquent bien, en fin de compte et à l’heure des examens, de faire les frais d’une situation compliquée (ce qui, d’ailleurs, se confirmera pour certains activistes qui disparaîtront -bien malgré eux et faute de résultats probants en juin ou septembre- de la scène à la rentrée suivante…). En même temps, il ne s’agissait pas d’approuver une loi incertaine qui, malgré quelques éléments intéressants sur l’autonomie des universités (une vieille revendication des royalistes…), apparaissait comme une sorte de libéralisation à l’anglo-saxonne dont on ne saisissait pas vraiment les limites et, surtout, l’intérêt, autant pour les enseignants que pour les étudiants. Une réforme bâclée, en somme, comme la République sait si bien en faire… 

    Durant tout le temps des événements, nous ne lâcherons rien et serons présents à toutes les AG et dans de nombreuses réunions qui furent l’occasion de présenter, au-delà de nos positions circonstancielles du jour, les idées royalistes pour l’Université. De plus, de nombreux tracts signés de notre groupe royaliste de Rennes-2, le Cercle Jacques Bainville, furent distribués. Ce travail de terrain et les quelques « incidents » qui survinrent (dont un début de bagarre générale en amphithéâtre pour protéger notre professeur de géographie, M. Guy B., ou des bousculades pour franchir quelques piquets de grève…) nous assurèrent une grande visibilité et l’intérêt d’un nombre respectable d’étudiants et… de professeurs ! Quelques communiqués de presse, repris par l’édition rennaise du quotidien Ouest-France, ajoutèrent à notre petit crédit. Cette présence ne s’arrêtait d’ailleurs pas aux portes de Rennes-2, puisque quelques lycéens royalistes d’Action Française jouèrent un rôle non négligeable dans leurs établissements respectifs, dont les frères C., qui prouvèrent que la politique et la bonne humeur pouvaient très bien se conjuguer, y compris dans les moments les plus chauds de la contestation… 

    De plus, nous n’étions pas seuls : quelques centristes, mais aussi quelques socialistes, des modérés ou de simples étudiants peu politisés mais excédés par l’attitude sectaire de quelques grévistes, participaient à la « contre-grève ». Notre royalisme, qu’ils ne partageaient pas forcément, n’était pas un repoussoir pour eux.

    Durant deux semaines, ce fut un véritable tourbillon, et nous vécûmes intensément, soucieux de tenir notre rang et de ne pas laisser filer l’occasion de montrer que le royalisme n’était pas un « romantisme » mais bien un engagement politique concret et sérieux, argumenté et vécu. Chaque jour était l’occasion d’échanges, parfois houleux, mais souvent, aussi, fructueux. Nous n’étions pas dupes des enjeux pour les groupes politiques de gauche et des extrêmes, et nous savions bien que le Parti socialiste (entre autres) profitait de la situation pour faire oublier ses échecs de la période antérieure (du printemps 1981 au printemps 1986), en particulier sur la question universitaire, le printemps 1983 ayant vu les étudiants de Droit et de Médecine défiler contre la loi Savary, finalement adoptée et imposée par un Pouvoir qui n’avait pas hésité à pratiquer une répression toute socialiste…

    Au-delà de notre présence quotidienne dans les locaux de l’université, je me rendais parfois à la faculté de Droit, ayant eu la bonne idée de demander, au début de l’année universitaire, une carte d’auditeur libre qui me permettait d’y rentrer quand les autres étudiants de Rennes-2 se heurtaient au filtrage officiel. Là encore, les militants royalistes, qui disposaient d’un panneau d’affichage officiel d’expression, n’étaient pas inactifs, même si la tension y était bien moindre qu’à Villejean (le nom que nous donnions tous à notre université, et qui était celui du quartier d’icelle).

    Ce qui est certain, c’est qu’à la fin de la deuxième semaine de grève et d’occupation de Rennes-2, notre présence permanente sur le terrain commençait à porter ses fruits : après une période où nous étions largement marginalisés et fortement décriés, les propos se faisaient parfois plus conciliants à notre égard et nos arguments rencontraient un écho d’autant plus favorable que la situation semblait s’enliser sans perspective d’une sortie rapide de crise. Discrètement (ou non, d’ailleurs), quelques professeurs nous soutenaient désormais ou discutaient ostensiblement avec nous, comme pour signifier que, pour eux aussi, la grève n’était pas la solution : cela nous donnait une crédibilité supplémentaire. Quant à ceux qui soutenaient la grève, nous avions la bonne idée de débattre courtoisement avec eux lors des interventions en amphi, ce qui, là aussi et parce que nous connaissions bien les dossiers universitaires, nous permettaient de nous attirer, sinon leurs bonnes grâces, du moins une certaine estime de leur part. De plus, tout en étant très actifs dans les débats et assemblées générales, nous profitions des moments de « relâche » pour travailler nos cours et avancer nos lectures, considérant que c’était le meilleur moyen de ne pas nous retrouver en position délicate à l’heure des examens qui, fatalement, arriverait bien un jour ou l’autre, quand les choses se seraient calmé… J’ai toujours pensé que notre principale source de crédibilité à l’université reposait sur notre capacité à nous classer parmi les meilleurs ou simplement les bons élèves dans nos matières universitaires !

    Un matin, la nouvelle de la mort d’un étudiant, Malik Oussekine (un jeune franco-algérien qui se destinait à la prêtrise et qui n’avait rien à voir avec les manifestations…), fait basculer définitivement la situation en défaveur du gouvernement qui avait cru pouvoir tenir bon sans en avoir la volonté bien franche ni les idées bien claires. Les syndicats étudiants de gauche saisissent l’occasion au vol pour redonner du souffle à leur mouvement et M. Chirac cède en sacrifiant son ministre Devaquet et sa réforme…

    Durant cette période de crise, les royalistes, malgré leur petit nombre et leur faiblesse politique, ont montré leur réactivité et leur capacité à proposer au-delà des simples constatations et contestations. Certes, cela n’a pas été suffisant, et nous sommes toujours en République... Mais, en cette année 1986 et pour celles qui ont suivi, ils ont pu peaufiner leurs arguments et leurs idées sur l’Université, et les rendre crédibles aux yeux de nombreuses personnes qui ne les connaissaient pas vraiment auparavant : cela prouve qu’il faut saisir toutes les occasions, même celles qui peuvent nous sembler défavorables ! La leçon vaut aussi pour aujourd’hui…

    http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1298:des-royalistes-dans-la-crise-universitaire-de-1986-temoignage-et-lecons-pour-aujourdhui&catid=50:2016&Itemid=61