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l'information nationaliste - Page 6805

  • La Démocratie au Moyen Âge !

    En dépit de la vague romantique qui, au XIXe siècle, va entreprendre une réhabilitation partielle et souvent mythique du récit « historique » de cette longue époque (un millénaire) que les érudits de la renaissance ont reléguée au rang de « moyen-âge », l’imagerie commune en garde encore des idées complètement fausses : le moyen-âge, pour beaucoup, c’est l’époque où le petit peuple, ignorant et analphabète, est soumis au diktat implacable d’un ordre politique militaire monarchique, et d’un ordre spirituel clérical séculaire et dogmatique ; c’est l’époque des seigneurs, de l’inquisition, des sorcières et des bûchers ; c’est l’époque des guerres incessantes, des croisades sanglantes et de la peste ; en résumé, le moyen-âge serait une époque obscure, sombre, « gothique ». Voici ce que nous en dit Michel FRAGONARD :

    « (…) l’histoire représente, au XIXe siècle, un enjeu « politique » essentiel (en témoigne d’ailleurs l’attention des gouvernements, dont l’action d’un Guizot, lui-même historien, est le meilleur exemple) : sa promotion est inséparable de l’affirmation du sentiment national, fruit à la fois de la Révolution française et des courants romantiques allemands ; et l’un des enjeux essentiels est la question des origines nationales. On comprend alors l’intérêt des historiens, initiateurs et propagateurs de cette conscience nationale, pour le Moyen Age, aux fondements de la nation. Intérêt non dépourvu de considérations idéologiques : au moment où, en France, conscience nationale et aspiration démocratique sont intimement liées dans unemystique du « peuple » (notion combien ambiguë), l’œuvre d’Augustin Thierry (Récits des temps mérovingiens, Essais sur la formation et les progrès de l’histoire du Tiers État) est sous-tendue par une thèse historico-ethnique (les origines proprement « gauloises » du peuple français, à contre-pied d’une historiographie « aristocratique » insistant sur les origines franques). Dans cette quête historique d’un Moyen Age où se trouvent les sources de la nation, l’exemple le plus illustre, en France, est celui de Michelet, qui consacre six volumes de sa monumentale Histoire de France (inachevée) au Moyen Age et qui, dans ses autres ouvrages, revient régulièrement sur la période (voir la Sorcière). »

    Il nous suffit de voir à quoi ressemble ce mouvement culturel « gothique » né dans les années 1990, qui mêle à la fois l’imagerie mythique de ce moyen-âge du XIXe siècle et les idées les plus noires que le quidam se fait de cette ère. Vêtus et maquillé de noir ou de sombre, visages tristes ou désespérés, véhicules « morts-vivants » d’un romantisme lui-même sombre, noir et désenchanté.

    Que dire alors de l’idée que l’on se fait au sujet de la politique au moyen-âge ? A l’évocation d’une démocratie au moyen-âge, la plupart vont faire les yeux ronds et se dire « mais de quoi parle-t-il ? ». Moyen-âge et démocratie sont deux termes que la plupart considèrent antinomiques. Or, la réalité est bien différente. La démocratie était plus vivace durant la majeure partie du moyen-âge et de la renaissance, qu’elle ne le fut depuis la Révolution. En fait, c’est la Révolution qui va éteindre un ensemble de pratiques démocratiques populaires qui perdurera jusqu’au XVIIIe siècle.

    Ce que je découvre, en parcourant l’excellent livre de Francis Dupuis-Déri « Démocratie. Histoire politique d’un mot aux États-Unis et en France », est entre autre une déconstruction radicale de ce moyen-âge obscurantiste que l’élite contre révolutionnaire et le « siècle des Lumières » a durablement imprimé dans nos esprits. Permettez-moi de partager avec vous les quelques passages de ce livre qui nous éclairent sur cette activité démocratique vivace au moyen-âge.

    « Au Moyen Age et pendant la Renaissance européenne, des milliers de villages disposaient d’une assemblée d’habitants où se prenaient en commun les décisions au sujet de la collectivité. Les « communautés d’habitants », qui disposaient même d’un statut juridique, ont fonctionné sur le mode de l’autogestion pendant des siècles. Les rois et les nobles se contentaient de gérer les affaires liées à la guerre ou à leurs domaines privés, d’administrer la justice et de mobiliser leurs sujets par des corvées. Les autorités monarchiques ou aristocratiques ne s’ingéraient pas dans les affaires de la communauté, qui se réunissait en assemblée pour délibérer au sujet d’enjeux politiques, communaux, financiers, judiciaires et paroissiaux[1]. »

    Voilà déjà qui tranche avec les images d’une monarchie omnipotente et omniprésente, gérant, en collaboration avec l’Église, tous les faits et gestes de leurs sujets. En réalité, l’aristocratie nobiliaire avait bien d’autres chats à fouetter que de s’occuper des affaires du peuple, et elle laissait donc volontiers à ses gens le soin de s’occuper de leurs propres affaires. Le peuple disposait donc de fait d’une large autonomie, autrement plus grande que nous n’en disposons actuellement sous le régime prétendument représentatif. Et cette autonomie s’étendait sur des domaines importants et essentiels, comme nous allons le voir.

    « On discutait ainsi des moissons, du partage de la récolte commune ou de sa mise en vente, de la coupe de bois en terre communale, de la réfection des ponts, puits et moulins, de l’embauche de l’instituteur, des bergers, de l’horloger, des gardes-forestiers, parfois même du curé, des gardiens lorsque sévissaient les brigands, les loups ou les épidémies. On y désignait ceux qui serviraient dans la milice, on débattait de l’obligation d’héberger la troupe royale ou de l’utilité de dépêcher un notable pour aller soumettre à la cour des doléances au nom de la communauté. »

    Imaginez que, dans votre ville ou votre commune, de nos jours, vous puissiez, par le biais d’une assemblée communale publique, décider en commun de la répartition de la récolte commune ou de sa mise en vente (alors qu’aujourd’hui, les paysans – souvent les « serfs » modernes de l’industrie agro-alimentaire – se voient imposer leur cotât de production, les prix de vente, le cahier des charges et jusqu’aux semences qu’ils peuvent utiliser), la réfections ou l’édification des ouvrages d’art (routes, voiries communales, ponts, éoliennes, barrages, écluses, etc.), de qui, parmi les habitants, servira dans la police municipale (qui est maintenant un corps centralisé au service de l’Etat, et non du peuple). Impensable, n’est-ce pas ? Pourtant, les assemblées d’habitants étaient dynamiques.

    « Il y avait environ dix assemblées par an, parfois une quinzaine. Elles se déroulaient sous les arbres (le chêne), au cimetière, devant ou dans l’église, ou encore dans un champ. Bref, dans un lieu public, car il était interdit de tenir l’assemblée dans un lieu privé, pour éviter les magouilles. Une étude statistique de quelque 1500 procès-verbaux indique que ces assemblées comptaient en moyenne 27 participants, soit une représentation d’environ 60% des foyers des communautés, et pouvaient même accueillir jusqu’à quelques centaines d’individus, dont 10 à 20% de femmes. Mais à l’époque, dix personnes suffisaient pour former « un peuple » et tenir une assemblée. La participation à l’assemblée était obligatoire et une amende était imposée aux absents quand l’enjeu était important. Un quorum des deux tiers devait alors être respecté pour que la décision collective soit valide, par exemple celle d’aliéner une partie des biens communs de la communauté (bois ou pâturage). Il était si important que la communauté s’exprime que même lorsque la peste a frappé dans la région de Nîmes, en 1649, l’assemblée a été convoquée dans la campagne sur les deux rives d’une rivière, pour permettre de réunir à la fois les personnes ayant fui la ville et celles qui y étaient restées. En général, le vote était rapide, à main levée, par acclamation ou selon le système des « ballote » distinguant les « pour » des « contre » par des boules noires et blanches. Lorsque la décision était importante, les noms des personnes votantes étaient portés au procès-verbal. »

    Ainsi, le peuple, au moyen-âge, parvenait à s’autogérer sur tout un ensemble de domaines considérés non comme « privés », mais comme publiques, car à l’inverse de nous, les « modernes » atomisés par une culture du chacun pour soi (la culture individualiste que nous devons à l’origine aux physiocrates du XVIIIe siècle et à leurs successeurs libéraux et capitalistes du XIXe et du XXe siècle), nos ancêtres « médiévaux » avaient conscience de l’interdépendance mutuelle dans laquelle ils étaient, et la majeure partie des ressources produites par la terre étaient considérées comme un ensemble de richesses communes, non comme des richesses privées. Cela n’empêchait pas le commerce, l’artisanat, ni même une certaine forme d’industrie. Ils parvenaient, en dépit de leurs intérêts individuels, à s’entendre et à gérer eux-mêmes ces ressources en commun, chose qui nous semblent aujourd’hui hors de portée – il suffit, pour s’en convaincre, de voir les commentaires récurrents qui décrient l’apathie populaire et considère, aujourd’hui, la masse comme incapable de débattre et de décider communément de ses propres intérêts. Ainsi, il serait impossible aux hommes « modernes » de ce XXIe siècle de faire ce que les paysans « incultes » du moyen-âge faisaient couramment ? Si cela est vrai, pouvons-nous encore parler de « progrès de la modernité » ? Ne devrions-nous pas plutôt faire le terrible constat de la régression imposée par cette « modernité » ?

    « La démocratie médiévale, bien vivante alors, mais aujourd’hui si méconnue, permettait au peuple de traverser de longs mois sans contact direct avec des représentants de la monarchie, une institution qui offrait finalement très peu de services à sa population composée de sujets, non de citoyens. En d’autres termes : un territoire et une population pouvaient être soumis à plusieurs types de régimes politiques simultanément, soit un régime autoritaire (monarchie pour le royaume, aristocratie pour la région) et un régime égalitaire (démocratie locale ou professionnelle). »

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  • Grenoble, 21 mars : une conférence du Centre Lesdiguières à ne pas rater

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    Publiés en 1796, au lendemain de la révolution en France, les Considérations sur la France se révèlent comme une des sources les plus profondes de la pensée contrerévolutionnaire. Les maux dont souffre la France aujourd’hui ne trouvent-ils pas leur source dans ce que critiquait le penseur savoyard ?
    A partir des commentaires d’Alain Peyrefitte, Hubert d'Abtivie ou Lars Klawonn, l’intervenant montrera comment la pensée maistrienne, qui inspire le courant  traditionaliste anti-moderne (Charles Baudelaire, Barbey d'Aurevilly , Léon Bloy, Ernest Hello, Bernanos, Emile Cioran…) éclaire toujours notre situation actuelle.

    CONTACT

    Centre Lesdiguières -  Le Buissert  38340 Pommiers-la-Placette

    centrelesdiguieres@laposte.net

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Et pan sur le bec de Mme le maire de Paris condamnée pour diffamation envers le FN !

    « Ne vous laissez pas instrumentaliser« , « ils vont distribuer vos jugements, ils en feront des tracts » avait plaidé l’avocat de la copine de mesdames Valérie Pécresse et Nathalie Kosciusko-Morizet !

    Mais le glaive de la justice a tranché sans hésiter : c’est de la diffamation ! Mme Anne Hidalgo été bien condamnée vendredi à une amende de 500 euros avec sursis pour avoir affirmé que le Front national, fondé en 1972, avait « soutenu » la collaboration avec les nazis.

    En outre le tribunal correctionnel de Paris a condamné Mme Hidalgo à verser un euro de dommages et intérêts au FN et 2.000 euros pour les frais de justice.

    Voici les faits tels que rapportés par l’AFP :

    « Je constate que pour le tribunal, l’honneur et la considération du Front national valent un euro », a réagi avec gourmandise l’avocat de la maire de la capitale, Me Jean-Pierre Mignard. Quid d’un éventuel appel ? Anne Hidalgo « décidera ce qu’il convient de faire », a-t-il déclaré à l’AFP.

    « Nous n’avions pas demandé plus », a fait remarquer le conseil du FN, Me David Dassa Le Deist, dont le client « n’entendait pas battre monnaie sur cette affaire ». Pour lui, « la diffamation très grave » commise à l’encontre du parti a été « justement condamnée ».

    Le 24 septembre 2012, alors première adjointe de son prédécesseur à la mairie de Paris Bertrand Delanoë, Anne Hidalgo déclare sur iTELE: « L’Histoire a du sens, le Front national n’est pas un parti qui s’est constitué dans le cadre républicain, c’est un parti qui a lutté contre la République, qui a soutenu pendant la guerre la collaboration avec les nazis« .

    Le tribunal a considéré qu’il « ne peut être retenu, sans dénaturer la phrase prononcée par Anne Hidalgo, qu’elle n’aurait cherché qu’à rappeler une supposée filiation historique« , comme l’avait plaidé son avocat.

    Ce dernier avait produit des pièces visant à montrer « une nostalgie de Jean-Marie Le Pen, ancien président du Front national, pour la collaboration« , « la présence de représentants de la collaboration au sein de ce mouvement » et « la négation des crimes contre l’Humanité dans les discours de ce parti« , rappellent les juges.

    – ‘Sans nuance ni réserve’ –

    Toutefois, le FN, fondé en 1972, « ne peut factuellement avoir soutenu la politique de collaboration durant la guerre » de 1939-1945. Et « le ton employé » par Mme Hidalgo, « sans nuance ni réserve, ne permet pas de retenir une quelconque prudence dans l’expression« .

    Ainsi, a jugé le tribunal, cette « accusation particulièrement grave » a dépassé les « limites admissibles de la liberté d’expression », même dans le cadre d’une polémique politique.

    A l’audience le 15 janvier, l’avocat du FN, Me David Dassa Le Deist, avait plaidé qu’il ne s’agissait pas là d’une bévue, mais que c’est à dessein que Mme Hidalgo avait lâché cette « ânerie« : dans un « but politique« , pour « mettre à terre un adversaire » avec un « argument massue« . Notamment auprès de jeunes qui ignoreraient à quelle époque a été fondé le FN.

    Dans sa plaidoirie, il avait convoqué résistants du FN et collabos de gauche.

    Le conseil de la maire de la capitale, Me Jean-Pierre Mignard, avait inscrit le FN dans la lignée de la « famille nationaliste ou même néofasciste ».

    Devant les juges, il avait énuméré les fondateurs du FN, « collaborateurs notoires, d’un antisémitisme débridé », et rappelé certaines déclarations de Jean-Marie Le Pen, qui n’a « jamais considéré le maréchal Pétain comme un traître » et a soutenu que « l’occupation allemande n’a pas été particulièrement inhumaine ».

    C’est vraiment le monde à l’envers : voilà maintenant que même les juges ne sont plus tous manipulés par la bienpensance ! Horreur et damnation, encore un coup de la droitisation zémourienne des esprits !

    Nul doute que ce jugement fera plus plaisir à la petite Marion qu’au petit Philippot…

    Christian LASSALE

    http://www.medias-presse.info/et-pan-sur-le-bec-de-mme-le-maire-de-paris-condamnee-pour-diffamation-envers-le-fn/50867

  • Oui à une Europe des nations et des coopérations

    Contrairement à ce que voudraient nous faire croire les partisans de l’Europe supranationale, l’Union européenne devient chaque jour moins populaire.

    Le 2 mars dernier, Wolfgang Streeck, sociologue de l’économie et professeur à l’université de Cologne, a signé dans Le Monde une tribune intitulée « Pour que l’Europe soit sauvée, il faut lever le tabou sur les nations ».

    Dans cette tribune, l’universitaire allemand nous explique que, contrairement à ce que pensent les partisans de l’Europe supranationale, le départ probable de la Grande-Bretagne de l’Union européenne ne mettra pas un terme à la « crise de l’Europe ». Et, d’ailleurs, qui peut croire un seul instant que le problème de l’Europe est la Grande-Bretagne ? Le problème de l’Europe, c’est l’Europe elle-même, le problème, c’est le dogmatisme des institutions communautaires qui ne sont absolument pas en adéquation avec les spécificités nationales.

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  • Quand l’argent fait taire la presse : un nouvel exemple d’autocensure au Parisien

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    MÉDIAS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

    Il y a deux semaines, sortait le film-documentaire, « Merci, patron », une critique acerbe du patron de LVMH, Bernard Arnault. Depuis octobre 2015, le milliardaire est propriétaire du Parisien. Dans un communiqué, les syndicats du Parisien s’inquiètent qu’« ordre [ait] été donné aux confrères du service culture-spectacle qui avaient visionné le long-métrage de ne pas le chroniquer, fût-ce en dix lignes ». Aux dernières nouvelles, « Merci, patron » n’a pas été chroniqué non plus par Les Échos, racheté par le même Bernard Arnault en 2007. François Ruffin, qui assure la promotion du film, est presque systématiquement désinvité des grands médias. Le fait que Bernard Arnault soit l’un des principaux annonceurs publicitaires, en particulier de la presse magazine, ne saurait évidemment expliquer cette déprogrammation…

    http://fr.novopress.info/199316/largent-fait-taire-presse-nouvel-exemple-dautocensure-au-parisien/

  • L’homme héroïque n°6 – Conférence d’Ivan Blot

    AGIR POUR LA DEMOCRATIE DIRECTE

    ET INSTITUT NEO-SOCRATIQUE

    73, rue de la Faisanderie 75116 PARIS.

    Courriel : atheneion@free.fr site web : www.democratiedirecte.fr

    Le LUNDI 21 MARS à 19 h précises

    A l’association « Dialogue Franco-Russe » 

    120 Champs-Elysées, 75008 PARIS

    Conférence n°6

    LA TRAHISON DES ELITES

    « Une nouvelle lutte des classes » ?  

    Chers amis,

    L’héroïsme n’est plus de mise. L’histoire montre pourtant qu’il a été vital pour les peuples. Mais en Occident, les élites ont choisi de se couper des peuples. Poussant l’égocentrisme et l’individualisme jusqu’à l’extrême, les élites se consacrent à leurs propres intérêts. Le phénomène, marginal après la seconde guerre mondiale, s’est amplifié de façon considérable lors de la « révolution culturelle » des années 1960, dénommée en France sous le vocable de « mai 68 ». La coupure politique traditionnelle entre la droite et la gauche a perdu une grande part de sa signification. Les élites politiques, médiatiques, financières, académiques, syndicales, religieuses ou laïcardes, partagent les mêmes « valeurs », mot censé masquer et justifier leurs caprices et leurs dérives.

    Tout commence par l’oubli des finalités, des missions qui justifient l’existence même des élites. L’oubli des valeurs religieuses et militaires au profit des plaisirs et des intrigues de la vie de cour a perdu les élites de l’ancien régime. Aujourd’hui, les élites ne pensent qu’à satisfaire leurs appétits de carrière, leurs appétits financiers, leur volonté de puissance utilitariste. Elles se mettent volontiers au service de l’étranger dès que leurs intérêts égoïstes sont concernés. Elles veulent monopoliser tous les pouvoirs et le plus grand danger pour elles est celui de la démocratie. Le peuple est le véritable ennemi d’où leur haine du « populisme ». Or il n’y a pas d’héroïsme sans altruisme.

    Les élites décadentes, coupées de leur vraie mission de servir Dieu, la famille, la patrie, ont l’argent comme préoccupation première. Les valeurs dont elles se gargarisent sont surtout des valeurs financières. L’esprit de Juda qui, dans l’Evangile, est payé pour avoir trahi le Christ n’est jamais loin. Le laxisme moral converge avec l’intérêt. La morale est une contrainte dont il faut se libérer. Comme l’écrivait Dostoïevski, « si Dieu n’existe pas, tout est permis ». Tous les caprices de l’égo doivent être tolérés au nom de la « non discrimination ». Il ne faut plus discriminer entre le bien et le mal. Seul l’argent est un critère légitime de discrimination entre les hommes. Ce comportement conduit alors au triomphe de Tartuffe : c’est au nom des droits de l’homme que l’on va détruire la morale et les peuples. « une barbarie s’avance et la science se mettra à son service a écrit Nietzsche.

    Les élites se recrutent selon des critères erronés qui viennent d’une profonde méconnaissance de la nature humaine, d’une anthropologie stupide qui vient du 18e siècle (l’homme est bon par nature et la société le corrompt). L’éducation classique est éliminée : il ne faut pas former des hommes libres, citoyens patriotes, c’est trop dangereux pour le pouvoir. Les élites, privées d’enseignement en religion, en histoire, mais gavées de technologies sans âme, aggravent leurs vices et leur inculture au fil de leur carrière. Privilégiées par leurs revenus, leur logement, leurs relations, elles ignorent et méprisent le peuple qui souffre. Elles sont sans éducation véritable de leur moi, sans expérience humaine et sans racines d’où leur cosmopolitisme de principe et leur mépris des nations. Elles ont rompu avec le modèle héroïque.

    Leur œuvre est donc extrêmement destructrice. Les élites sont indifférentes à la nature et à l’environnement, sinon en paroles pour se faire une belle « image ». Elles sont indifférentes aux biens culturels et acceptent la destruction du patrimoine du passé qui n’a guère pour elles de signification. Enfin, l’environnement humain est leur dernier souci. Leur environnement à elles est protégé. Que des personnes âgées pauvres voient leur environnement humain traditionnel saccagé et remplacé par des personnes d’autres mœurs et d’autres cultures, cela ne les gênent pas. Pire encore, elles traiteront le petit peuple de « raciste » s’il persiste à vouloir vivre dans un environnement français. Les élites, contrairement à celles de l’antiquité, sont devenues cosmopolites. Cette attitude pharisienne, méprisante à l’égard de la nation et autoritaire est parfaitement symbolisée par le personnage inhumain qu’est madame Merkel qui veut rendre les Allemands vertueux au sens où elle l’entend contre leur gré. Celle qui a empêché la mise en place de la démocratie directe en Allemagne, ce que souhaitait le chancelier Schroeder, décide dictatorialement, sans consultation populaire aucune, d’ouvrir les frontière à l’invasion migratoire. Des juristes envisagent aujourd’hui une plainte auprès de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe pour haute trahison. Mais les systèmes judiciaires occidentaux sont conçus pour ne pas remettre en cause les privilèges des élites et il ne faut pas attendre a priori qu’ils défendent les intérêts du peuple.

    Face à de telles élites cosmopolites, corrompues et arrogantes, on sent la révolte populaire, « populiste » disent les élites avec mépris, monter dans les urnes. Donald Trump, Nigel Farage, Marine Le Pen, Viktor Orban ou le maire de Londres Boris Johnson sont des exemples de cette révolte car leurs discours rencontrent les préoccupations du peuple et les sarcasmes hautains des dirigeants.

    A bientôt. Bien cordialement

    Ivan Blot, 5/03/2016

    http://www.polemia.com/lhomme-heroique-n6-conference-divan-blot/

  • La théorie des deux glaives

    S’il y a bien un principe qui va clairement à l’encontre de la loi républicaine de 1905 en France et au laïcisme maçonnique en général c’est bien celle-ci ! Rendons donc à Dieu ce qui est à Dieu, et à César ce qui est à César.
     
    La doctrine des deux glaives est une ancienne thèse de l’Église catholique romaine, à l’époque médiévale, selon laquelle le pouvoir spirituel est déclaré supérieur au pouvoir temporel. Cette doctrine a été mise en place par le pape Boniface VIII, au début du XIVe siècle (1302), dans sa bulle Unam sanctam, publiée à l’occasion du très important désaccord qu’il eut avec le roi de France Philippe IV le Bel. Elle a cependant été pensée dans un premier temps par saint Bernard de Clairvaux, au XIIe siècle, à l’époque des Croisades. « Remets ton épée [ton glaive] au fourreau : qui prend l’épée périra par l’épée » et : « Remets ton épée au fourreau : Ne boirai-je pas le calice que mon Père m’a donné ? », peut-on lire dans les Évangiles de saint Matthieu (XXVI, 52) puis de saint Jean (XVIII, 11), dans un sens à l’origine tout différent : dans la doctrine des deux glaives, il y a l’idée de délégation du pouvoir temporel au pouvoir spirituel, avec la double finalité de donner, avant tout, la prééminence à l’Église (qui souhaite contrôler ou tempérer le pouvoir royal) et aussi de la protéger). (1)
     
    Plus de mille ans de royauté en France ont permis de mettre au point un système de gouvernement d’un pays « à deux têtes » : une tête spirituelle, représentée par l’Église, et une tête temporelle, représentée par le roi. Les autres monarchies européennes ont adopté le même principe, qu’on appelle « la théorie des deux glaives » en France et « la symphonie byzantine » en Russie. C’est d’ailleurs pourquoi le drapeau russe, notamment, comporte un aigle à deux têtes, justement pour symboliser cette forme particulière de pouvoir.

    On a coutume de dire que ces deux pouvoirs sont distincts mais non séparés. Cela signifie que les deux pouvoirs ont pour référence le même Évangile, mais chacun dans sa sphère. A contrario, la loi de 1905 de séparation de l’Église et de l’État a officialisé cette séparation, qui existait depuis la révolution française. Est-ce un progrès ?

    Voyons ce qu’en disait le cardinal Ottaviani lors du Concile Vatican II :

    « La doctrine traditionnelle de l’Église est que l’État ne peut être neutre en matière religieuse, puisque l’indifférence de l’État en matière de religion est contraire à sa nature même. L’État est en effet une société naturelle dont la fin est le bien commun des citoyens. En conséquence, il appartient à la nature de l’État le soin du bien commun tout entier (en tant que temporel sur cette terre). Or le bien commun couvre un champ beaucoup plus vaste que l’ordre public. Il est constitué par d’autres biens très importants, comme sont la vérité et la vertu, ainsi que la juste place des citoyens et de la société devant Dieu, auteur de la société. Et donc il appartient à la fin naturelle de l’État de procurer la vraie religion, de la conserver, de la défendre. D’où il suit que les limites à la liberté religieuse ne sont pas seulement les nécessités d’ordre public, mais aussi et surtout les nécessités de la vraie religion ». Et il ajoute : « je dis donc qu’il faut inscrire (dans les textes du Concile)l’affirmation solennelle que l’Église catholique a un droit vrai, natif et objectif à sa liberté, parce qu’elle est divine dans son origine et sa mission. (…) Le Christ et l’Église peuvent imposer une obligation morale, et dans les questions religieuses, qui obligent en conscience ».

    Autrement dit, l’État a pour vocation d’élever spirituellement les hommes, et ceci ne peut se faire sans la religion. C’est là que se trouve la justification de ce pouvoir à deux têtes. Le régime républicain est donc une régression, ce que confirment aujourd’hui la perte du sens moral et la dégradation des mœurs.

    Et la religion dont il est question ne peut être que le christianisme, car c’est la seule religion qui a développé cette théorie des deux glaives, alors que le judaïsme et l’islam confondent les pouvoirs spirituel et temporel, ce qui conduit à la dictature de la théocratie. (2)

    Idée chrétienne bien symbolisée par la signification symbolique de la Croix celtique : priorité du politique et primauté du religieux, les deux sans se contredire, assument le rôle de la Couronne et de la Croix.

  • Jean-Yves Le Gallou : Défendre l’identité doit redevenir l’alpha et l’oméga de la politique

    Source : Boulevard Voltaire
    Jean-Yves Le Gallou, Ancien député européen, essayiste, Président de Polémia, vient de publier Immigration : la catastrophe. Que faire ? aux Éditions Via Romana. Non, l’immigration n’est pas une chance pour la France. Explications et solutions. Pour Jean-Yves Le Gallou, au delà de l’arrêt total de l’immigration et d’une nécessaire remigration, il faut replacer la défense de l’identité française et européenne au centre de la politique

    http://fr.novopress.info/