Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

l'information nationaliste - Page 6813

  • L’incalculable contribution des syndicats français au chômage

    Les causes du chômage français : Syndicats, Fonctionnaires, Socialisme, Libre-échange mondialiste !

    On le sait : il faut, partout dans le monde, beaucoup de sueur, d’abnégation, de courage et de persévérance pour créer et faire vivre une entreprise. En France, les obstacles administratifs, économiques ou sociaux rendent la tâche encore plus ardue, ce qui explique un taux de chômage structurel élevé.

    En revanche, partout dans le monde, foirer une entreprise est assez simple et en France, ça l’est encore plus puisqu’il suffit de faire intervenir l’Etat, les syndicats ou la justice.

    L’affaire qui nous occupe aujourd’hui se déroule au sein de la société Desseilles, qui, bien qu’un des fleurons de la dentelle de Calais, n’en est pas moins en difficulté. Elle est même en liquidation judiciaire avec quelques jours de sursis, suite au jugement du Tribunal administratif de Lille tombé en décembre, qui ordonne la réintégration de cinq syndicalistes licenciés en 2013 : l’entreprise doit à présent payer les deux ans et demi de salaires non versés pour chacun d’entre eux, ainsi que les indemnités prud’homales qu’ils vont demander pour les dommages et intérêts, soit entre 700.000 et un million d’euros, qui ne sont évidemment pas disponibles dans la trésorerie de l’entreprise.

    Le hic, c’est que les syndicalistes licenciés l’ont pourtant été dans un cadre bien spécifique, celui du licenciement économique, validé par l’inspection du travail ainsi que la DIRECCTE (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) et le ministère du Travail, et ce, malgré les recours des licenciés.

    Heureusement, la conjonction d’un syndicalisme utile et bien compris avec une justice taillée au cordeau par le tribunal administratif va donner à l’affaire un tour croustillant en imposant donc la réintégration des salariés, au motif que l’entreprise aurait dû proposer des reclassements en interne à ces salariés. Un reclassement interne dans une entreprise qui calanche, c’est croquignolet, on l’admettra.

    Quant à la réintégration, selon toute vraisemblance, elle fera fermer l’entreprise complètement, entraînant ainsi la transformation d’une poignée de licenciements économiques par une faillite complète avec 74 nouveaux chômeurs à la clé. Réintégration qui, de surcroît, n’est souhaitée par aucun des salariés actuels de l’entreprise, qui comptent pourtant des délégués syndicaux des autres centrales, et ont même monté un collectif pour que les licenciés ne soient pas réintégrés, et qui soutiennent la direction.

    Seul un appel de la décision au tribunal permettra, s’il passe, de sauver les meubles et de permettre à un repreneur chinois de rattraper l’entreprise en difficulté. Mais si l’appel est rejeté, le repreneur a déjà fait savoir qu’il n’irait pas plus loin.

    Belle affaire, ne trouvez-vous pas ?

    En tout cas, tout y est réuni pour déclencher une tempête de facepalms violents.

    Tout d’abord, sur le plan philosophique, on pourra se demander à quoi sert la multiplication des instances validant un licenciement, fût-il économique. En effet, même si l’inspection du travail, la DIRECCTE et le ministère lui-même semblaient d’accord sur le principe, il n’aura suffi que d’une petite décision de justice pour remettre en cause toute leur belle assurance. Les entreprises et, de façon plus générale, la société française y gagneraient si on pouvait se passer de leurs services compte tenu des résultats observés ; autant aller au procès directement, ce qui évitera d’occuper bêtement le temps des directions, inspections et autres encombrants ministères.

    D’autre part, cette affaire prouve encore une fois la difficulté même de rompre un contrat de travail, notamment pour des syndicalistes, et même dans le cadre pourtant extrêmement balisé d’un licenciement économique. En outre, cette difficulté entraîne assez directement des conséquences néfastes imprévues et catastrophiques. Ici, très concrètement, cette surprotection des salariés va directement aboutir à multiplier par près de 15 les dégâts des 5 licenciements initiaux pour les transformer en 74. Certes, les syndicats ont clairement eu leur rôle à jouer dans cette consternante démonstration de force obtuse, mais à ce point de la réflexion, on en vient à se demander chafouinesquement si ces lois ne sont pas justement écrites pour donner in fine un pouvoir immense à des irresponsables trop heureux de résister encore et toujours contre le méchant patronat, quitte à tuer tout emploi autour d’eux…

    Enfin, on devra noter l’incroyable incohérence de la protection sociale française que le monde nous envierait tant, qui oscille ici entre l’incohérence la plus crasse et l’hypocrisie la plus débridée.

    Car c’est bien d’incohérence et d’hypocrisie qu’il faut parler ici lorsque, d’un côté, on se barbouille bruyamment du collectif et qu’on prétend chercher le bien commun, et que, de l’autre, on bousille consciencieusement le moyen d’existence de salariés qui sont très heureux de leur condition.

    En somme, on détruit le bien commun et ce lien social du travail dont les syndicalistes, les inspecteurs du travail, les juges administratifs, les ministres et tant d’autres acteurs se gargarisent à longueur de journée, sur les plateaux télé et dans les plus palpitants articles de presse, et on le fait au profit de personnes qui ont largement démontré leur toxicité au point de déclencher chez les autres salariés le besoin de vouloir se protéger d’eux (ici, en créant un collectif pour éviter leur réintégration).

    Oh, j’entends bien les arguments dégoulinant de duplicité de ceux qui viendront, droits comme des I et la main sur cœur, prêts à jurer de leur rectitude morale, nous expliquer que le tribunal n’a fait ici que respecter la Loi, toute la Loi, rien que la Loi et qu’elle ne permet pas, aveugle qu’elle est, la moindre interprétation. C’est trop chou.

    Mais voilà : ici, la justice (administrative) est devenue complètement autiste, rejetant l’esprit de la loi, le bon sens et la recherche du moindre mal au profit d’une application stricte, rigide même, de textes impénétrables dont elle entend rester la seule à pouvoir faire l’interprétation. Elle n’est plus que l’expression d’une forme de jusqu’au-boutisme, ne cherchant pas, comme jadis saint Louis sous son chêne, à équilibrer les sentences mais à rendre un verdict qui soit conforme à l’idéologie qu’elle entend promouvoir ainsi, cette idéologie qui commande que le patron est un fourbe, que le travail aliène, et qu’il faut donc lutter, par tous les moyens, pour libérer les travailleurs et asservir les patrons.

    En revanche, cela ne choquera personne que la même justice, aux mains d’autres tribunaux, voire aux mains de nos parangons de moralité, n’aura aucun mal à passer outre les petits écarts des uns ou des autres s’ils sont dans le Camp du Bien, élus ou syndiqués. Cette même justice saura se montrer accommodante ou vraiment très aveugle lorsqu’il faudra oublier certains comportements.

    Et là où chaque article de chaque livre de loi sera épluché pour n’en oublier aucune subtilité s’il s’agit de faire rendre gorge à un salaud-de-patron, la loi deviendra un maquis d’interprétations et de latitudes généreuses lorsqu’il s’agira de juger l’un ou l’autre privilégié de la République, l’enfant sacré du syndicalisme, ou lesocialement proche victime d’une trop méchante société.

    Le sort de cette fabrique de lingerie calaisienne apparaît aussi sombre qu’incertain. Mais une chose est sûre : si elle disparaît définitivement, les syndicats et le tribunal administratif pourront se vanter d’y avoir grandement contribué. Dans un pays où près de 5 millions de personnes se battent pour trouver un travail, c’est toujours bon à savoir.

    H. Seize, 8/03/2016

    (*) Petites chroniques désabusées d’un pays en lente décomposition.

    Source : 24hgold.com
    http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-l-incalculable-contribution-des-syndicats-francais-au-chomage.aspx?article=8202368470H11690&redirect=false&contributor=H.+Seize

    http://www.polemia.com/lincalculable-contribution-des-syndicats-francais-au-chomage/

  • L’Europe prise à la gorge, Ankara pousse son avantage

    Ce n’est pas « un bruit de chiotte »,  pour reprendre l’expression élégante du ministre de l’Education Nationale Najat Vallaud-Belkacem, commentant les rumeurs d’une démission de Manuel Valls en cas de recul de François Hollande sur le projet de loi El Khomry. La preuve, le président de la république s’en est félicité, bien plus bavard pour l’occasion que pour sa remise de la Légion d’honneur la semaine dernière à  l’islamiste « modéré » et « grand ami » de notre civilisation helléno-chrétienne (non?), le prince héritier et ministre de l’Intérieur d’Arabie saoudite Mohamed Ben Nayef. M. Hollande a en effet jugé positif le sommet UE-Turquie qui s’est achevé dans la nuit de lundi à mardi à Bruxelles pour régler le problème de l’invasion migratoire de ces derniers mois, via (notamment) le territoire turc. Cet accord sera-t-il plus efficace que le plan d’action élaboré déjà fin novembre entre Ankara et l’Union européenne pour stopper les migrants? Ces derniers  continuent de débarquer quotidiennement  par milliers  depuis les côtes turques sur les plages grecques. Emporté par l’enthousisame, le président du Conseil européen, Donald Tusk, veut y croire. Il a promis hier que « le temps des migrations irrégulières en Europe est révolu ». « C’est un bon accord, qui va changer la donne », a acquiescé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Une nouvelle réunion se déroulera les 17 et 18 mars pour peaufiner les détails.

    Certes les observateurs n’ont pas manqué de relever que Berlin s’est opposé  dans la déclaration finale, à la phrase  mentionnant triomphalement que « la route des Balkans » -par laquelle 850 000 immigrés ont pénétré en Europe ces derniers mois- « est désormais fermée ». Mme Merkel ne voulait pas donner raison au pays qui ont (ré)instauré frontières, filtres  et quotas (Slovaquie, Croatie, Autriche…) pour freiner l’invasion…

    D’ailleurs les Bruxellois se sont empressés de réaffirmer leur souhait de la disparition des contrôles aux frontières instaurés par certains Etats européens, d’un rapide « retour à la normale » , à la libre circulation au sein de l’espace Schengen « d’ici la fin de l’année. »

    Mais la mesure-phare qui a fait l’objet de tous les commentaires et dont François Hollande s’est réjoui comme d’un « acte très important », c’est l’annonce par le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, de « la décision audacieuse (de la Turquie) d’accepter le retour de tous les migrants irréguliers en provenance de la Grèce, quelle que soit leur origine ». Une audace très largement soufflée à Ankara par  l’Allemagne et la Commission européenne.

    Ainsi indiquait succinctement le site de France info, « en échange (de la reprise par les Turcs de certains immigrés, NDLR), les Européens s’engageraient à reprendre, par des voies légales et sûres, le même nombre de réfugiés syriens directement depuis le sol turc. Quelques 70 000 places théoriques, déjà réparties entre les 28 l’an dernier, serviraient à accueillir ces réfugiés, selon une source européenne. Cet engagement de la Turquie s’ajouterait à celui d’accélérer la mise en œuvre d’un accord dit de réadmission, qui prévoyait qu’elle reprenne à partir de juin les migrants économiques pour les expulser à son tour vers leurs pays d’origine. »

    François Hollande n’y trouve rien à redire et a jugé que la Turquie devait « être aidée, puisqu’elle accueille 2,5 millions de réfugiés aujourd’hui », « être soutenue pour ce qu’elle doit faire »; « la Turquie bénéficiera de trois milliards d’euros. Si c’est nécessaire, l’aide pourra être augmentée. »

    Si tu croises un ours sur un pont pourri, appelle le cher oncle dit un proverbe turc. Il est  flagrant que la situation  très alarmante  à laquelle est confrontée une Europe faible et dépassée par les événements la  pousse  à accepter bien des choses d’Ankara. Les contreparties exigées par le gouvernement islamiste turc en paiement de sa générosité sont assez exorbitantes.

    Ainsi  le gouvernement Erdogan,  en échange de la promesse de ne pas accabler l’Europe davantage sous le flots des migrants, exige non plus les trois milliards d’euros évoqués par M. Hollande,  comme cela avait été décidé ces derniers mois,  mais six milliards, le double, pour l’accueil des réfugiés.

    Entendons nous bien, et si l’on veut bien laisser de côté les responsabilités du gouvernement de Recep Tayip Erdogan (comme celles de notre gouvernement socialiste), dans la déstabilisation  de la Syrie et de la région , l’aide apportée à la Turquie par l’UE n’est pas illégitime. Et ce, d’autant que la Turquie elle même est fragilisée, pourrait entrer dans une spirale de violence et de terrorisme qui ajouterait du chaos au chaos à la frontière immédiate de l’Europe.

    Pour autant, les autres exigences portées par ce chantre du néo-ottomanisme qu’est le brillant Premier ministre Davutoglu  lors de ce sommet ne sont pour nous absolument pas  recevables. Il a ainsi demandé la suppression « d’ici juin » des visas pour les ressortissants Turcs circulant dans l’espace Schengen. Mais aussi l’ouverture « aussi vite que possible de cinq chapitres de négociations » pour l’adhésion de la Turquie dans l’UE.

    Faut-il le rappeler avec Bruno Gollnisch, la Turquie n’est pas géographiquement, culturellement, physiquement européenne et ce grand pays n’a donc pas vocation à rejoindre l’UE.

    A fortiori en pleine poussée islamiste,  et sous la gouvernance  d’un  parti comme l’AKP, qui a comme objectif principal, défini comme tel,  la ré-islamisation des Turcs et qui demande à la diaspora turque en Europe de ne pas s’assimiler. Tout en menant dans le même temps une politique très libérale d’acquisition de la nationalité turque en faveur des Azéris, Kazakhs, Ouzbeks,Turkmènes,  de tous les  citoyens musulmans issus des ex-républiques turcophones de feu l’URSS.

    Certes, les obstacles  sur la route d’une entrée de la Turquie dans l’UE sont nombreux, mais si l’on pouvait faire confiance à l’Europe de Bruxelles pour défendre une  Europe européenne cela se saurait.

    http://gollnisch.com/2016/03/08/leurope-pris-a-gorge-ankara-pousse-son-avantage/

  • Conférence Dextra : vendredi 11 mars « Le Code du travail : une réforme à côté de la plaque » avec Adrien Abauzit

    Chers amis et camarades, 
    Pour cette nouvelle conférence du cercle Dextra, nous aurons la joie de recevoir à nouveau 
    Adrien Abauzit, avocat et écrivain, qui nous parlera de la nouvelle réforme duCode du travail
    et de ses funestes conséquences.
    Nous vous attendons nombreux pour ce sujet d'actualité, au 96 Boulevard de Port Royal, Paris Ve,
    à partir de 19h.
    A vendredi !

  • Pourquoi un tel empressement au dîner annuel du CRIF ?

    Qui dirige vraiment la France ? Poser la question aussi brutalement, c’est insinuer qu’il est possible que cela ne soit ni le président de la République ni son Premier ministre, c’est ressusciter le vieux mythe de la main invisible et, par la même occasion, se jeter dans la gueule du loup, celle en l’occurrence de tous ceux qui vont se faire un malin plaisir de vous traiter de conspirationniste ou d’antisémite. Mais comme, par les temps qui courent, les questions qui dérangent sont souvent les bonnes questions, alors allons-y !

    Au sujet du prochain dîner du CRIF, L’Express parle de « grand-messe incontournable pour les politiques ». Pourquoi incontournable ? Ce mot signifie littéralement que cet événement politico-mondain, organisé par les instances d’une communauté qui ne pèse même pas 1 % de la population française, serait un passage obligé pour accéder aux instances dirigeantes de notre pays. Voyons la liste des invités : tous les courants de pensée y figurent sauf deux, les représentants du Front national et (à gauche) les partisans du boycott d’Israël. Pour le second groupe, la logique saute aux yeux, mais pourquoi le Front national, qui mobilise aujourd’hui près de neuf millions d’électeurs et dont pas une ligne de son programme ne laisse supposer une quelconque hostilité à l’égard d’Israël ? Cela semble vouloir dire qu’entretenir des relations amicales avec Israël est une condition nécessaire mais pas suffisante. Si c’est le cas, alors, que faut-il de plus ? L’adhésion aux valeurs républicaines semble être la réponse communément admise. Or, en vertu de quoi le CRIF s’arrogerait-il le droit de designer qui est et qui n’est pas républicain ? Le FN n’est-il pas un parti légal régulièrement présent aux élections ?

    Lire la suite

  • Cette révolte qui vient... (partie 3) Le libéralisme malvenu en France.

    Le projet de loi El Khomry ? Ce sont les libéraux qui en parlent le mieux et qui ont le moins de scrupules à la défendre... Il suffit de lire quotidiennement l'Opinion, journal explicitement libéral (il le revendique en sous-titre, avec une franchise qui, d'ailleurs, l'honore), pour le constater mais aussi d'écouter les dirigeants de la droite républicaine qui, comme NKM ou Le Maire, s'engagent à le voter « tel quel », se livrant à de véritables dithyrambes dans des tribunes enflammées parfois cosignées par d'autres noms représentatifs de la droite parlementaire et officielle et publiées, au moins celle du député de l'Essonne Mme Kosciusko-Morizet, dans les colonnes de... l'Opinion ! Cela étant, les laudateurs libéraux de cette loi (qui n'en est pas encore une, en fait) sont logiques avec ce qu'ils ont toujours défendu même s'ils ne l'ont pas toujours appliqué quand eux-mêmes étaient aux affaires, preuve d'une certaine prudence ou d'un plus grand « réalisme » (électoral, peut-être...), ou simplement d'une réticence à aller jusqu'au bout d'un processus si peu « français » car trop « anglo-saxon »...

    En fait, nous ne sommes plus en 1791, et le libéralisme, dont les premières victimes furent les classes travailleuses, de l'ouvrier à l'artisan, de l'apprenti au petit entrepreneur sans fonds, n'a plus l'aura de la nouveauté ou l'effet de surprise qu'il a pu avoir durant la Révolution française qualifiée par les traditionalistes comme par les socialistes (ceux du XIXe siècle et du début XXe, de Proudhon à Marx, de Sorel à London) de « bourgeoise », sans d'ailleurs beaucoup de discernement, parfois, sur la définition de ce terme polysémique. Les Français savent désormais, presque d'instinct, ce que recouvre ce libéralisme dont on veut leur refourguer, à nouveau, la formule : sans toujours connaître exactement les « détails », les classes populaires se souviennent vaguement que le XIXe siècle, qualifié de « stupide » par Léon Daudet, fut celui de l'exploitation maximale des ouvriers et la ruine des artisans et de leurs « métiers », au nom d'un « Progrès » qui n'était, en somme, que le cache-sexe de l'esprit de profit sans mesure et sans partage, et qui, comme le souligna mille fois Georges Bernanos, aboutit aux massacres de masse de la guerre industrielle, ceux de 1914-18, de 1939-45 ou encore (Bernanos ne les connut pas, ceux-là) du Vietnam dans les années 1960-1970.

    En fait, à travers la contestation de la loi Valls-El Khomry, c'est bien le libéralisme qui « ne passe pas » dans l'opinion publique, opposée à 70 % à la réforme du Code de travail qui, pourtant, en mériterait bien une, mais pas celle que leur promet le gouvernement... C'est l'Opinion, sous la plume de Nicolas Beytout, qui, dans son édition des 26-27 février 2016, insistait sur le côté libéral du projet de loi : « S'il est un point sur lequel le monde politique s'accorde, à gauche comme à droite, c'est bien celui-là : le projet de loi El Khomry est d'inspiration libérale ». Ainsi ressenti, ce projet ne peut que cristalliser les oppositions les plus diverses au libéralisme, et sans doute comme cela n'est pas arrivé depuis longtemps, et les clivages habituels du pays légal (politicien) sont plutôt bousculés, y compris (et surtout) par le pays réel, comme ils le sont à chaque fois que l'on sort des simples débats et enjeux électoraux qui les cachent trop souvent : « Une fois encore, la politique française se trouve traversée par une ligne de fracture qui n'a plus grand-chose à voir avec le bon vieux schéma gauche-droite. On avait connu ce phénomène lors du référendum européen, en 2005, et dans une moindre mesure à l'occasion des grands débats de société liés à la famille et à l'humain. Cette fois, c'est autour du libéralisme que se cristallise le clivage. Longtemps considéré comme une lubie ultra et comme la réplique déshumanisée d'un modèle anglo-saxon honni, voici le libéralisme en passe d'être l'axe autour duquel se repositionnent toutes les chapelles politiques. Fermées et adeptes de la protection d'un côté, ouvertes et tolérantes au risque de l'autre. Peut-être le début d'une nouvelle cartographie. »

    Ce qui est intéressant dans ce texte du libéral Nicolas Beytout, c'est qu'il oppose, à la fin, la protection au risque, et qu'il semble voir dans les partisans de l'une les ennemis irréductibles de l'autre : cela en dit long sur ce que signifie, pour lui, le libéralisme et comment il voit le monde des hommes comme des idées... 

    Les choses ne sont pas aussi simples ni simplistes, heureusement ! Mais c'est sans doute l'une des particularités fortes du royalisme en France, c'est de refuser ce faux dilemme et de conjuguer à la fois la nécessité, parfois, de prendre des risques et de tenter l'aventure (et les Capétiens comme les royalistes eux-mêmes ne s'en sont pas privés !), d'assumer la liberté de l'esprit comme celle de l'initiative, et la volonté d'avoir un État qui assume ses devoirs politiques et sociaux d’État, et qui assure à chacun, dans ses différences, ses qualités comme ses défauts, la protection qui lui permet d'exercer ses libertés : sans État libre, pas de libertés de tous, et pas de nation libre, cadre de celles-ci !

    Maurras, parfois peu facile à suivre dans certaines de ses démonstrations, a au moins eu le mérite de rappeler que, pour avoir des citoyens, encore faut-il qu'il y ait une Cité, quand le libéral ne jure que par l'Individu et qu'il néglige celle-ci, au point de déclarer que « la société, cela n'existe pas » (1) comme le faisait, de façon plus provocatrice que réfléchie, Margaret Thatcher... A quoi le royaliste Henri Massis avait déjà répondu dès la première moitié du XXe siècle : « l'homme est société »... En oubliant cette dimension de l'aventure humaine au monde (que l'on peut certes refuser lorsqu'on en a, d'abord, bien profité depuis la naissance, et c'est d'ailleurs ce refus qui fonde l'égoïsme, pilier de la dissociété libérale), les libéraux s'exposent à la colère « des plus faibles » qui refusent un darwinisme économique et social dont ils se savent être les premières victimes... Et, justement, c'est aussi la crainte d'une précarisation générale des producteurs et travailleurs (ou de ceux qui sont en recherche d'emploi), qu'ils soient jeunes ou non, salariés ou pas, qui nourrit la contestation, pour l'heure encore largement virtuelle, contre un projet trop libéral pour être honnête...

    Décidément, le libéralisme à l'anglo-saxonne, en France, cela ne peut pas, ne doit pas passer...

    note : (1) : « There is no such thing as society », Margaret Thatcher, septembre 1987, dans le magazine Woman's Own.

    (à suivre : pourquoi le 9 mars peut être une heureuse occasion politique ; le « Que faire » des royalistes en ce mois de mars 2016 ; les propositions royalistes pour le monde du travail ; le « tiers-pouvoir lycéen et étudiant » ; etc.)

    http://nouvelle-chouannerie.com/

  • Lettre d'information n° 1 des Éditions Ars Magna, mars 2016

    Le retour des Éditions Ars Magna
    Fondées en décembre 1996 à Nantes (date à laquelle elles prirent la succession des Éditions Ars, elles mêmes crées en 1981), les Éditions Ars Magna ont au fil des années, construit un catalogue centré sur l'histoire des mouvements d'orientation nationaliste-révolutionnaire et traditionaliste, sur la géopolitique et sur la traduction de textes idéologiques rares inédits dans notre langue, devenant ainsi l'éditeur principal ou unique en français de Georges Valois, Alexandre Douguine, Jean Thiriart, Otto Strasser, etc.

    Ces dernières années, elles s'étaient faîtes plus discrètes sans cesser leur activité.

    2016 marquera leur retour dans les librairies avec un programme éditorial d'une dizaine de titres.

    Vous pouvez dès maintenant consulter le nouveau site de notre maison en cliquant ici. Vous y trouverez tous nos livres déjà édités (ceux des Éditions Ars devraient y être progressivement intégrés).

    79031399-2131-4fce-97c7-e0b02ca9230a.jpgPremier livre de l'année 2016 : La Société Thulé de Detlev Rose

    Toute personne qui s’est, de près ou de loin, intéressée un tant soit peu à l’histoire du national-socialisme a forcément croisé la Société Thulé à un moment ou à un autre. C’est de cette organisation mystérieuse dont traite cet ouvrage.

    Thulé, c’est la patrie pleine de secrets des Aryens, une prétendue race de surhommes aux capacités presque divines et aux connaissances inaccessibles à l’homme moderne. Thulé : rien que ce mot est porteur de magie. Il porte en lui une fascination irrésistible, éveille des images profondément enfouies dans l’inconscient : des images de pureté, de grandeur et d’héroïsme, de représentation mythologique.

    N’est-il donc pas plausible de dire d’une organisation qui se donne un nom qui évoque de telles associations, qu’elle crée un lien avec les forces occultes et les pouvoirs invisibles ? Tel est l’avis d’une grande partie de la littérature qui a traité de la Thule-Gesellschaft. Dans ce livre, Detlev Rose examine ces dires et les confronte à la réalité...

    366 pages - 36 euros franco. Achat via notre site ou à Éditions Ars Magna, BP 60426, 44004 Nantes Cedex 1.

    http://www.voxnr.com/cc/di_varia/EuVZVpFkEVyRCnMLtE.shtml

  • [Nantes] Conférence de Yannick Jaffré [Vidéo]

    Elle était tant attendue ! La vidéo de la conférence de Yannick Jaffré à Nantes (organisation Action française Loire-Atlantique et Institut Nantais Historique et Littéraire).

    A déguster...