Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

l'information nationaliste - Page 7520

  • Vente de Rafale au Qatar : le dessous des cartes

    La vente de Rafale au Qatar, après celle de l’Égypte et de l’Inde, est assurément une bonne nouvelle pour notre avionneur national. Elle le doit aux qualités de l’avion, à quelques belles contreparties financières et industrielles, mais aussi (et surtout) à l’évolution du contexte géopolitique dont a su profiter la France.

    Enfin une bonne nouvelle pour François Hollande ! C’est avec son air réjoui des grands jours que notre président a annoncé le 4 mai la vente de 24 avions Rafale au Qatar, pour un montant de 6,3 milliards d’euros. Un contrat qui fait suite à ceux signés avec l’Égypte (24 de ces avions de combat) et l’Inde (36 appareils). La série noire semble donc terminée pour ce bel oiseau, qui reste à la pointe de la technologie et des performances 25 ans après son premier vol de démonstration.

    Pourquoi un tel succès après des années de revers sur les marchés internationaux ?
    Si la vente de matériel militaire répondait uniquement à des considérations de rapport qualité/prix, le Rafale aurait trouvé preneur depuis longtemps : ce n’est pas le meilleur avion du monde, ni surtout le moins cher, mais il est excellent dans tous les compartiments de combat (supériorité aérienne, attaque au sol, reconnaissance…).

    De nos jours, seuls les USA, la Russie ou la Chine peuvent encore se payer des avions très spécialisés, et encore. Pour les autres, l’heure est à la polyvalence, source d’économies d’échelle importantes (formation, maintenance, etc.). Argument commercial-choc dont le Rafale ne disposait pas jusqu’à peu : il a subi avec succès l’épreuve du feu, en Afghanistan, en Libye ou au Mali.
    Il répond donc bien au besoin des pays acquéreurs d’un avion moderne, efficace et polyvalent.

    Enjeux géostratégiques

    Mais nous sommes dans un marché d’État à État, où les considérations politiques et géopolitiques comptent au moins autant que la qualité des matériels… Sans même parler des parties occultes de ces marchés,

    Rafale, ravitaillement en vol

    Rafale, ravitaillement en vol

    commissions, rétrocommission, espionnage industriel ou entreprises de déstabilisation des concurrents. À ce petit jeu, les promoteurs du Rafale n’ont visiblement pas été très au point, comme au Brésil, où les Américains nous ont « savonné la planche », sans que cela leur rapporte, puisque c’est le Gripen suédois qui a finalement été choisi, affaire Snowden oblige.

    L’avion profite surtout des atermoiements de la diplomatie américaine.

    Souvenez-vous d’Edward Snowden, cet employé de la NSA qui avait révélé plusieurs programmes de surveillance de masse Américains et Anglais. Parmi les documents qu’il a rendus publics, on a ainsi appris que les Américains espionnaient particulièrement leurs alliés… et leurs interlocuteurs dans les négociations pour les contrats d’armement, notamment au Brésil. On avait beau s’en douter, ça fiche quand même un coup à la confiance.

    De plus, la politique des États-Unis devient pour ses alliés de plus en plus illisible. Les enjeux géostratégiques yankees se sont déplacés vers le Pacifique, avec la montée de la Chine et la nécessité de contrer la montée en puissance de la Russie… qui se rapproche elle-même de l’Empire du Milieu. Autre facteur : la détente entre les USA et l’Iran, rendue nécessaire aussi bien par des considérations géostratégiques (l’Iran, traditionnel allié de la Russie pourrait, s’il était « retourné » devenir une pièce importante dans le containment de l’ex-empire des Tsars) et géoéconomiques (le besoin de trouver des débouchés maritimes aux hydrocarbures de l’Asie Centrale, l’option afghane étant décidément impraticable). Enfin, avec la découverte de gigantesques gisements de gaz de schiste sur le territoire américain, la dépendance énergétique américaine face aux pétromonarchies s’affaiblit.

    Résultat : les liens entre Américains et les pays du golfe persique se distendent, ouvrant des fenêtres d’opportunité aux autres pays, dont la France. Pour la diplomatie américaine, le traditionnel allié Saoudien et le croupion (d’un strict point de vue géographique) Qatari deviennent limite gênants, tant est désormais visible leur soutien aux terroristes musulmans de tout poil, à commencer par l’État islamique.
    De leur côté, les Émirats du golfe ont besoin d’être au point militairement pour contrer la menace traditionnelle de l’Iran et celle, nouvelle, dudit État Islamique et autres groupes du même acabit. Fomentés à la fois contre les pays à gouvernement laïc de la région (Syrie et Irak) et contre le traditionnel ennemi perse, ces groupes sont en fait totalement incontrôlables et pourraient bien se retourner contre leurs créateurs, jugés trop tièdes et corrompus.
    Le Rafale remplit à merveille le cahier des charges et de plus, la France a tout fait pour freiner le rapprochement entre Washington et Téhéran. Le contrat d’armement punit donc Obama et récompense François Hollande pour leurs positions respectives. Soulignons aussi que le Ministre de la défense aurait joué un rôle discret, mais efficace, dans les négociations.
    De plus, la position des USA vis-à-vis de l’État islamique étant assez floue (condamnation officielle, soutien en sous-main), l’Égypte et le Qatar se garantissent en achetant le Rafale de disposer d’un avion en toute indépendance. Autrement dit, sans demander l’accord de Washington.

    Oui, mais à quel coût ?

    On n’achète pas des avions de chasse comme on achète une Renault à la concession du coin. À plus de 6 milliards le contrat, le client est en droit d’attendre un service après-vente irréprochable. L’accord, « confidentiel et d’État à État », signé dans la foulée par les ministres de la Défense français et qatari, qui porte sur la formation de 36 pilotes et d’une centaine de mécaniciens, à nos frais bien sûr, mais « trait(e) aussi d’autres questions comme l’instruction d’officiers de renseignement » n’est même pas le minimum vital en pareil cas.

    Un Rafale avec une pleine charge offensive

    Un Rafale avec une pleine charge offensive

    Les gros contrats d’armement sont assortis d’accords de transferts de technologies, de contrats de sous-traitance ou de construction sous licence d’une partie des appareils par le pays acquéreur. De plus, les industriels disposent en pareil cas de garanties octroyées par l’État, via la COFACE pour la France. En cas de défaillance de paiement (on pense à l’Égypte, qui ne roule ni sur l’or ni sur le pétrole), c’est le contribuable français qui réglera la note… C’est moche, mais c’est comme ça.
    Enfin, nous ne connaissons pas d’exemple de contrat de ce type qui ne soit assorti de contreparties industrielles dans d’autres secteurs.
    On se souvient par exemple que la Pologne signa le traité d’adhésion à l’Union européenne le 16 avril 2003 et, deux jours plus tard, l’achat de 48 F -16 pour 3,5 milliards d’euros. Une claque pour le Gripen brito-suédois et le Mirage 2000 français. Mais on oublie souvent de dire qu’en échange de cette vente, les Américains ont investi dans la modernisation de l’industrie lourde polonaise pour un montant quasiment équivalent.
    Pour le moment, la seule contrepartie industrielle à la vente du Rafale dont nous ayons connaissance est l’ouverture de droits de trafic supplémentaire vers la France pour Qatar Airways, qui pourront atterrir en plus de Paris, à Lyon et à Nice. L’intensification du trafic des compagnies qataries laisse présager une baisse de la fréquentation des aéroports de paris, le trafic sera détourné vers le hub de Doha, au détriment des aéroports parisiens. Un manque à gagner certain pour Air France, qui prévoit déjà de fermer certaines lignes long-courriers.

    Il y a bien sûr la convention fiscale avec le Qatar de 2009, qui exonère d’impôt les plus-values immobilières et les gains en capital réalisés par le Qatar ou ses « entités publiques » — y compris, donc, la famille de l’émir — sur des biens détenus en France, mais celle-ci n’est pas liée au contrat Rafale.

    Crédits photo : Airwolfhound via Flickr (CC) = Rafale au RIAT 2013 (Royal International Air Tattoo)
    AereiMilitari.org via Flickr (CC) = Rafale_11b
    U.S. Department of Defense Current Photos via Flickr (CC) = Deux Rafale après un ravitaillement en vol

    http://fr.novopress.info/187049/vente-rafale-au-qatar-dessous-cartes/#more-187049

  • Le retour de la Russie conférence n°9 : La spiritualité dans la Russie nouvelle

    Attention! Changement de date ! le 11 et non le 18 mai !

     AGIR POUR LA DÉMOCRATIE DIRECTE

    ET INSTITUT NÉO-SOCRATIQUE

    73, rue de la Faisanderie 75116 PARIS.
    Courriel : atheneion@free.fr site web : www.democratiedirecte.fr

    PROCHAINE CONFÉRENCE

    Le lundi 11 mai à 19 h précises

         A l’association « Dialogue franco-russe »

            120, Champs-Elysées 75008 PARIS

     Le retour de la Russie

    Conférence n°9 : La spiritualité dans la Russie nouvelle

    Par Ivan Blot


    La religion n’est pas qu’une question de foi individuelle. Elle imprègne toujours profondément chaque société. Par exemple, le calvinisme suisse, néerlandais et écossais coïncide avec l’intérêt pour l’économie et le goût de la rigueur et du travail. On retrouve cet ethos en Amérique. La passion pour le travail, le refus du décorum, mais aussi une certaine hypocrisie pharisienne caractérisent ces sociétés. Outre les bons côtés (le goût de l’efficacité notamment), on a aussi les mauvais : la dérive vers le Gestell utilitariste, individualiste, matérialiste avec la marginalisation du sacrifice pour autrui donc de l’éthique aristocratique militaire traditionnelle. Dans l’art, on rejette le décorum et on penche vers l’abstraction : la figure humaine disparaît.

    En Russie, l’orthodoxie donne le ton de la même façon, que l’on ait ou non la foi. Dans l’orthodoxie mais aussi dans le catholicisme, on se préoccupe de l’amélioration de l’âme avec l’idée qu’on peut se rapprocher de Dieu jusqu’à une sorte d’illumination, déjà sur cette terre (Theosis). Selon Athanase et Irénée, le verbe de Dieu s’est fait homme pour que nous devenions Dieu. L’homme est libre et il peut approcher la divinité de Dieu par ses vertus. Cette idée rappelle Le Banquetde Platon. Celui qui a sans doute fait la meilleure synthèse de cet enseignement est saint Jean Climaque (525-606 de notre ère) qui est un saint à la fois des églises catholiques et orthodoxes puisqu’il vivait bien avant le schisme de 1054 : Dans son ouvrage L’Echelle sainte, Jean Climaque (proche à cet égard de saint Ignace de Loyola et de ses exercices spirituels) propose une échelle des vertus de 30 degrés pour s’élever jusqu’à Dieu de son vivant. Il propose de discipliner les trois parties de l’âme et use du vocabulaire du combattant. La charité s’accompagne en effet de la lutte contre le mal et la religion doit être ferme et non doucereuse.

    Cet idéal a des conséquences sociales. Le culte de Dieu ramène l’ego à une place plus modeste. La personnalité suppose de rompre avec l’esprit de la masse. Le sens de l’honneur et du service pouvant aller jusqu’au sacrifice de sa vie est prisé : l’armée devient un modèle qui inspire le corps social tout autant que l’Eglise. Les racines, créations de Dieu, doivent être respectées. Une société qui abrite en son sein ces valeurs mystiques, même si tout le monde ne les pratique pas au même degré, est une société viable, qui peut combattre contre la mort. C’est ce que disait Socrate à la fin de La République de Platon : on ne sait pas s’il y aura un jugement après la mort mais il faut faire comme si pour s’élever moralement et assurer le salut de la cité.

    La tradition spirituelle chrétienne s’est accompagnée d’une reprise de l’éducation humaniste issue du monde gréco-romain : il s’agit de la paideïa [παιδεία], éducation de « l’honnête homme » fondée sur la culture générale : les belles lettres, la philosophie et l’histoire notamment. Le but de la païdeia était d’élever l’enfant jusqu’à sa forme authentique d’homme adulte, capable d’être libre et responsable. Elle vise l’excellence aristocratique, celle de l’honnête homme et du gentleman. Dans l’esprit chrétien, cette élévation rapproche de Dieu. Cette vision du monde, aujourd’hui défendue notamment par l’Eglise orthodoxe russe, est proche du christianisme occidental traditionnel mais contraire à la pensée séculière matérialiste qui domine aujourd’hui l’Occident.

    On voit apparaître malheureusement une opposition entre l’ouest et l’est de l’Europe, notamment sur les questions de mœurs. L’ouest fait la part belle aux caprices de l’ego (soutenus au nom des « droits de l’homme »), au culte de l’argent (au nom de la liberté), à l’idolâtrie des masses conformistes conditionnées par les médias (au nom de l’égalité) et à la soumission à la technique. A l’est, notamment en Russie, compte tenu du traumatisme communiste, la tradition est moins battue en brèche car on comprend mieux sa valeur humaine : la vie spirituelle renaît, le culte de l’argent est équilibré par le culte de la patrie, le conditionnement idéologique de type politique et partisan est faible (en réaction au passé) et les techniques n’empêchent pas le respect des racines.

    Qui l’emportera ? Le Gestell du matérialisme illimité ou le retour vers une tradition européenne issue du christianisme et de l’empire gréco-romain ? Quel sera le rôle de la Russie ?

    Bien amicalement,

     Ivan Blot
    4/05/2015

     Programme des conférences 2014-2015

     LE RETOUR DE LA RUSSIE

    par Ivan Blot

    15 septembre : Mille ans d’histoire russe : existence et survie (survie et sur-vie).

    27 octobre : La chute définitive du communisme : un épisode de l’histoire de l’être (Heidegger).

    17 novembre : Vladimir Poutine et le rétablissement de la hiérarchie des trois fonctions (Dumézil). Aristote et le régime mixte.

    8 décembre : L’armée, la sécurité intérieure et les autres formes de sécurité (Mc Lean).

    19 janvier : La nouvelle économie ; croissance et liberté (Hayek).

    9 février : Le renouveau familial et démographique.

    16 mars : Culture et éducation ; réappropriation de l’héritage de la civilisation (Gehlen, Hayek).

    13 avril : L’Eglise et l’Etat dans la Russie nouvelle.

    11 mai : la spiritualité dans la Russie nouvelle.

    15 juin : L’avenir se lève à l’Est ; l’inversion des pôles.

    http://www.polemia.com/le-retour-de-la-russie-conference-n9-la-spiritualite-dans-la-russie-nouvelle/

  • Un nouveau parti à droite du FN ?

    Même si la probabilité de voir émerger un nouveau parti politique à la droite du FN semble très faible, les propos tenus par Jean-Marie Le Pen semblent agiter les médias mais aussi d'anciens cadres exclus du FN :

    "Interrogé mardi soir sur France 2, Jean-Marie Le Pen a confié: «Le temps est maintenant celui de la réflexion. Je dois m'interroger sur les possibilités qu'a le courant national de s'exprimer à temps pour sauver notre pays (…) Est-il encore possible de le faire avec le Front national dirigé par Marine Le Pen? Je ne sais pas». Interrogé sur l'hypothèse de le voir créer un nouveau parti en conséquence de ce constat, il n'exclut rien: «Je ne sais pas. Je réfléchis».

    Au-delà de la bravade destinée à agacer la direction du parti, la possibilité évoquée par Jean-Marie Le Pen n'apparaît pas totalement fantasque: un espace politique semble s'être progressivement libéré à la droite du FN, en réaction notamment au processus de «dédiabolisation» assumé par la direction du parti en place depuis le congrès de 2011 (...)

    Reste tout de même à déterminer un projet politique et à fédérer des troupes qui, pour beaucoup, ont été exclues du FN, avec la caution plus ou moins explicite de Jean-Marie Le Pen (...) «Il semble peu probable que Jean-Marie Le Pen recommence vraiment une nouvelle aventure politique contre le parti qu'il a fondé, à bientôt 87 ans. Mais je crois qu'un espace politique existe, qui s'accroît avec le manque de clarté du FN actuel au sujet d'un certain nombre de nos fondamentaux originels», constate un cadre «canal historique».

    Un constat que partage en partie Bruno Gollnisch, ancien dauphin du fondateur du FN, contacté par le Scan. «Je réclame une clarification de ligne sur un certain nombre de points qui relèvent des piliers idéologiques du parti, et que Marine Le Pen assure ne pas avoir abandonnés. Le trouble ressenti par certains, dans des domaines comme la défense des valeurs traditionnelles, offre effectivement des arguments pour une contestation du FN au sein du mouvement national».

    «Fonder un nouveau parti avec Jean-Marie Le Pen? Jamais! Je ne partage pas sa ligne», clame (...) Jacques Bompard, membre fondateur du FN (...)Il convient cependant qu'un parti à la droite de celui de Marine Le Pen a désormais toute sa place. «L'éviction de Jean-Marie Le Pen est un gage du FN au système, et il souffre d'ailleurs par là où il a pêché dans le passé.Mais au-delà de son cas, il existe tout à fait un espace pour la défense des traditions, de ce qui a fait la France et de la famille. C'est ce que nous tâchons de faire à notre échelle avec la Ligue du Sud, mais il pourrait y avoir un projet plus large», assure le fondateur du petit parti régionaliste et identitaire.

    Président du Parti de la France depuis 2008, après avoir milité au FN pendant 30 ans et en avoir été exclu par Jean-Marie Le Pen pour s'être opposé à sa fille, Carl Lang participerait lui aussi volontiers à une telle aventure. «Jean-Marie Le Pen pourrait tout à fait impulser la composition d'une nouvelle droite nationale Française. Non pas sur sa seule personne, ça semble difficile à 86 ans. Mais comme élément central d'un dispositif où chacun poserait sa pierre dans une logique de coopération. Si demain nous pouvons nous retrouver, ce serait souhaitable, et il existe un vivier de cadres qui pourraient suivre un tel mouvement (...)

    Au sein de la direction du FN, la menace brandie par Jean-Marie Le Pen ne semble pas inquiéter outre mesure. «Le Front défend la libre création d'entreprise. Donc s'il souhaite créer son propre mouvement, personne ne peut s'y opposer, il n'y a aucun problème», a ironisé le vice-président du FNFlorian Philippot au micro de BFM-TV. «Personne ne suivra Jean-Marie Le Pen dans une démarche qui n'est pas politique, soyons clairs», veut croire pour sa part le secrétaire général du parti Nicolas Bay."

    Philippe Carhon  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Avec des listes dissidentes « pro-Jean-Marie », le FN restera-t-il premier parti aux régionales ?

    Une fois le chef historique écarté de « son » parti, il est évident qu’il se créera dans les régions des listes dissidentes, listes qui, tout naturellement, attireront un certain pourcentage de « lepénistes purs et durs ».

    Marine Le Pen a définitivement rejeté son père et l’un des pères fondateurs du Front national. La perte d’électeurs sur sa droite à cause de listes dissidentes pro-Jean-Marie aux régionales – conséquence de la décision du bureau exécutif de lundi – sera-t-elle compensée par un gain sur sa gauche afin de permettre au FN de rester le premier parti de France en décembre ?

    Né en 1972 lors d’une réunion du mouvement Ordre nouveau, le Front national pour l’unité française, abrégé en FN, s’était donné comme premier président Jean-Marie Le Pen. Or, lundi, Jean-Marie Le Pen a été « suspendu du statut d’adhérent » du parti qu’il a conduit au second tour d’une présidentielle : il s’agit évidemment d’une exclusion déguisée entraînant sa réaction épidermique envers celle qu’il avait portée à la présidence de « son » parti. Sa quasi-« exclusion » était prévisible depuis les déclarations sans aucune circonlocution de Marine Le Pen dimanche lors du « Grand Rendez-vous » Europe 1/Le Monde/i>Télé : « J’ai le sentiment qu’il ne veut pas que le Front national continue à exister. Il outrepasse complètement les prérogatives qui sont les siennes… » Et employer le qualificatif de « malveillance » laissait présager cette décision du bureau exécutif.

    Lire la suite

  • Le ministère de l'Intérieur est très réactif

    Les Français doivent se rassurer. Une perquisition a eu lieu dès cette après-midi à la mairie de Béziers... 

    Dans une conférence de presse, Robert Ménard demande aux journalistes d'avoir le courage de faire une enquête et de dire aux Français dans quelles écoles sont inscrits les enfants de ministres : 

    Philippe Carhon

  • Menteurs et faux-culs

    Entre le PS et les « républicains » de l’UMP peut exister une différence de degré mais certainement pas de nature. Bernard Cazeneuve et Nicolas Sarkozy l’ont de nouveau  démontré à quelques heures d’intervalle dans le domaine sensible de l’immigration. En déplacement à Calais hier, le ministre de l’Intérieur a ainsi demandé aux clandestins de rester sur notre sol plutôt que de tenter de gagner l’Angleterre :  « Trop de migrants (…) hésitent encore. Nous devons leur faire comprendre clairement que l’asile en France est la meilleure chance pour eux ». De son côté, dans un entretien accordé au Figaro paru aujourd’hui,  le président de l’UMP  a  parlé laïcité, autorité,  pointé l’échec de l’intégration…mais a pris  bien soin de ne pas remettre en cause l’immigration dite « contrôlée » et « légale ». En réalité c’est cette  immigration là, qui découle principalement du regroupement familial, du maintien  des pompes aspirantes des flux migratoires  (non remises en cause par l’UMP),   qui a conduit sous  le quinquennat Sarkozy,  à la présence supplémentaire,  « officielle »,  d’un million  d’immigrés non européens.

     C’est cette opposition résolue à cette immigration que Valéry Giscard d’Estaing, qui en fut pourtant un des  principaux initiateurs,  qualifiait déjà il y a trente ans  (!) «d’invasion»,  qui vaut au Front National son procès en antirépublicanisme. Par bêtise, méconnaissance ou  partialité, de nombreux adversaires de l’opposition  patriotique traduisent, travestissent avec une  duplicité  écœurante,    cette volonté de préservation de l’identité française en haine de  l’islam, voire en pulsion antijuive !

     Invité hier de Léa Salamé sur  la matinale de France Inter, le célèbre avocat pénaliste Eric Dupond-Moretti, se faisait l’écho de ce vieux gimmick de la propagande antifrontiste en assurant qu’au FN  «(Jean-Marie Le Pen)  s’est occupé des juifs, (Marine)  s’occupe des musulmans ». «C’est un parti qui n’est pas républicain », «Je pense qu’il faut l’interdire, oui ».

     Dans les faits,  c’est  le discours très ferme de la présidente du FN qui, le 1er mai,  comme le commandait l’immense slogan  formant le décor se trouvant  derrière la tribune,  a invité les Français  à  Faire Front,   qui a heurté nos vertueux républicains.  C’est-à-dire, dans un solide rappel des fondamentaux de la droite nationale, à rejeter l’euromondialisme et l’invasion migratoire qui sont les deux piliers communs de l’UMPS, mais qui étouffent  notre pays et menace sa pérennité.

     Ce rappel des turpitudes des partis du Système et de l’alternative incarnée par l’opposition  patriotique a fait frémir Maurice Szafran qui dans l’article qu’il a commis  sur le site du magazine Challenges, a résumé assez parfaitement  la pensée de la Caste. Un article tellement caricatural qu’il ne est presque drôle dans son résumé pathétique de cette journée : « les agressions à répétition contre les journalistes de Médiapart et du Petit Journal de Canal+, l’irascible et ridicule Bruno Gollnisch leur infligeant quelques coups de … parapluie (sic) . Rien que de très usuel pour un 1er mai du Front National, les brutes et costauds du service d’ordre étant comme à l’accoutumée les principales vedettes du défilé ».

     Et de fustiger avec le même  aplomb mensonger assez confondant « le discours de ce 1er mai 2015 », «la paranoïa xénophobe, la vindicte anti-immigré, le déchaînement contre les musulmans, tous les musulmans (Marine a justement précisé l’inverse, NDLR), « la haine déclarée et déclamée », «  l’absence assumée de toute référence humaniste » (sic)… M. Szafran a au moins un lecteur attentif en la personne du dirigeant de l’UMP et tête de liste dans la région Nord-Pas-de-Calais, l’humaniste Xavier Bertrand qui dans un entretien au JDD a dénoncé un «Front National (qui)  est d’abord une formidable escroquerie intellectuelle. »

     « Certes a-t-il dit, nous (l’UMP, NDLR)  avons mis du temps à comprendre la colère des Français, leur sentiment d’être délaissés, de voir leurs problèmes ignorés. Mais, aujourd’hui c’est terminé. Nous avons compris ce que traduisait le vote FN, ce vote de désespérance, de colère, de rage parfois, même si personne n’a de baguette magique. Les Français ne veulent plus du PS mais ils ne veulent pas du Front National. Ils veulent être entendus ».

     Sacré Xavier ! Oser  dire qu’il comprend la  colère des Français, leur désespérance alors même qu’il  fait allégeance à une secte, une obédience maçonnique dont le but ultime  va justement radicalement à l’encontre des vœux de nos compatriotes,  en ce qu’elle est  idéologiquement, philosophiquement  à l’origine de cette politique UMPS d’effacement de notre identité  et de notre souveraineté nationales. A  lire  MM.  Szafran et Bertrand, leurs acolytes et collègues,  on ne peut  s’empêcher de penser  au célèbre dialogue que Michel Audiard mettait dans la bouche de Bernard Blier : « j’en ai connu des faux-culs mais vous, vous êtes une synthèse ! ».

     Faux-culs  qui ont  crié au retour de la bête immonde  à Béziers suite aux propos de son maire Robert Ménard, invité  lundi de l’émission  «Mots croisés» de France 2. Interrogé sur ce plateau sur le chiffre avancé par lui  de 64,6% d’écoliers musulmans dans sa commune, M.  Ménard  avait expliqué   avoir calculé ce pourcentage en se basant sur les prénoms des élèves, qui traduisent en général la confession de ces derniers. Un pourcentage disait-il,  qu’il juge trop élevé pour permettre une réelle assimilation. Cette immigration légale là dont l’UMP souhaite la poursuite,   contribuant  à la ghettoïsation, au développement d’un communautarisme aujourd’hui dénoncé par un Nicolas Sarkozy qui se faisait il  y a quelques années l’apôtre de la discrimination positive…

     Après une perquisition dans sa mairie hier  suite à son « aveu », Robert Ménard, dans le cadre d’une enquête préliminaire,  est interrogé  aujourd’hui par la police  sur ce fichage supposé des écoliers musulmans…qui a même été dénoncé depuis le Qatar par François Hollande ! Ce qui est certain constate Bruno Gollnisch,  c’est que   le fichage ethno-racial est interdit en France par la loi du 6 janvier 1978.   Quand bien même est-il autorisé dans de nombreuses démocraties multiculturelles, aux Etats-Unis notamment, et réclamé en France même  par certains  immigrationnistes convaincus, au nom selon eux  d’une  lutte plus efficace  contre « l’exclusion » et pour « l’égalité des chances »…

     Mohamed Bellebou, conseiller Municipal et communautaire RBM de Perpignan, Président de l’association France-Harkis et  Louis Aliot , en tant que  conseiller municipal de Perpignan,  ont eu raison de rappeler qu’au-delà du cas de Béziers, et sans préjuger des résultats de l’enquête en cours, il s’agirait aussi de faire  «  la lumière »   « sur le fichier ethnique des employés de la mairie de Perpignan UMP-UDI ».  Mais aussi  «que la plainte déposée à l’encontre d’un fichier ethnique des élus de la république détenu par SOS racisme soit enfin instruite ».

     Dans les faits, les fichiers ethniques existent…en toute hypocrisie. En 2007 exemple parmi d’autres, le député maire d’Asnières, l’UMP Manuel Aeschlimann  avait été accusé par ses opposants,  d’utiliser des fichiers ethniques l’un intitulé « Maghreb », l’autre « sans Maghreb », recensant près de 40 000 noms de résidents de (sa) ville . En 2002 déjà, selon l’opposition,  M. Aeschlimann avait fait campagne avec des courriers spécifiques  pour les « nord-africains et  pour « les antillais »…

     Dernièrement encore,  le quotidien lyonnais  Le Progrès  avait   été attaqué par SOS racisme  à la suite d’ une enquête  publiée,  intitulée « Délinquance, criminalité organisée : qui fait quoi dans le Rhône »,  traitant des nationalités ou des « catégories de population »  impliquées dans l’explosion de la  délinquance et de  la criminalité dans ce département, par secteur et type  d’activités.

     Alors dangereux les fichiers ethnico-religieux ? Certainement pas en tant que tels, seule leur utilisation à des fins particulières pourrait être potentiellement problématique. La vraie crainte de nombreux opposants à leur légalisation-généralisation est en fait plus prosaïquement que lesdits fichiers contribuent    à ouvrir encore un peu plus  les  yeux des Français sur les réalités des bouleversements  démographiques… largement niés par les partis du Système.

    http://gollnisch.com/2015/05/06/menteurs-et-faux-culs/

  • La laïcité de peillon

    11143311_1057144454314478_8155050066686846407_n.png

  • 6 mois de prison ferme pour le président de SOS Racisme 80

    Jacques Ebosse-Modiou Nyambe est président de SOS Racisme à Amiens depuis 2002, jusqu’à une scission en 2005, qui l’oblige à créer une nouvelle structure, SOS Racisme 80. Le secrétaire vit au Royaume-Uni, la trésorière est une femme de paille. L’argent afflue du conseil régional mais aussi d’Amiens Métropole. Sans aucun contrôle.

    C'est l’organisme Tracfin, dépendant du ministère de l’Économie, qui estime en 2014 que beaucoup trop d’argent liquide est retiré régulièrement du compte de SOS Racisme. Et ouvre l'enquête qui aboutit à cette condamnation.

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html