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  • « les Faux Prophètes, Voltaire, Rousseau, Marx et Freud » le dernier ouvrage d'Yvan Blot...

     Chers amis,

    Enfin mon livre « les Faux Prophètes, Voltaire, Rousseau, Marx et Freud » vient de sortir aux éditions APOPSIX (voir pièce jointe).

    Je le présenterai lors d’une réception au Cercle Interallié 33 rue du Faubourg Saint Honoré 75008 PARIS le lundi 18 mars prochain à 18H30

    Je vous invite très cordialement

    Vous avez le nom de blog idéal !!!!

    Amitiés

    Yvan Blot

    NOUV COUVERTURE .pdf

    yvan blot faux prphetes.jpg 

     240 pages, 20 euros

    LES FAUX PROPHETES, de Yvan BLOT

    Tout le monde connaît la chanson de Gavroche : « je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire, le nez dans le ruisseau, c'est la faute à Rousseau ». Pour l'auteur, Voltaire, Rousseau, mais aussi Marx et Freud nous ont entrainés sur de mauvais chemins. Ce sont de faux prophètes qui ont cru libérer l'humanité et qui ont déchaîné des forces de destruction, d'où les guerres révolutionnaires, la Terreur, les totalitarismes, la dissolution des valeurs morales après Mai 68.

    Pourquoi ont-ils eu tant de succès ? Parce que ce sont des séducteurs qui ont fait croire aux hommes qu'ils allaient réaliser leurs plus chers désirs. Pas besoin de Dieu, vous êtes Dieu grâce à votre raison, dit Voltaire. Pas besoin de roi, vous êtes vous-mêmes roi grâce à la démocratie, dit Rousseau. Pas besoin de patrons, vous serez tous riches et tous patrons grâce au communisme, fait croire Marx. Pas besoin de morale, soyons tous des Don Juan grâce à la révolution sexuelle, suggèrent Freud et surtout ses disciples.

    En fait, tous avaient une vision de l'homme comme étant essentiellement un animal. Animal certes doué de raison, mais animal tout de même, dans son essence. Freud déclare dans « Malaise dans la culture » : "l'homme est un être à l'intelligence faible, qui est dominé par ses souhaits pulsionnels". 

    L'ouvrage livre une autre façon de voir l'homme : chacun des faux prophètes se voit opposé un adversaire : Pascal pour Voltaire, Nietzsche pour Rousseau, Kierkegaard pour Marx et Heidegger pour Freud.

    Il faut donc aujourd'hui se libérer des faux prophètes et des illusions dont ils nous ont intoxiqués. L'auteur propose de suivre plutôt le chemin des philosophies existentielles plus proches de la réalité humaine, plus respectueuses des individus dans leurs différences et leurs identités et ouvertes à la transcendance et au mystère de notre existence, afin d'échapper à la dictature de l'utilitarisme et du matérialisme.

     A propos de l'auteur :

    Yvan Blot, ancien élève de l'ENA, docteur ès sciences économiques, ancien député du Pas-de-Calais et ancien député européen, est membre d'un grand corps d'inspection de l'Etat. Il a fondé le Club de l'Horloge dont il a été le premier président de 1973 à 1986. Il anime l'institut néo-socratique de philosophie (site : www.insoc.fr) et il est président de l'association « Agir pour la démocratie directe » qui possède le site www.democratiedirecte.fr Il est l'auteur de nombreux ouvrages de science et de philosophie politiques.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com

  • Dealers délogés, dealers arrêtés, mais dealers libérés…

    Dealers délogés, dealers arrêtés, mais dealers libérés… Il y a comme cela des juxtapositions d’événements qui donnent à réfléchir. Si le hasard existait, cela simplifierait tout… mais le hasard n’existant pas, il faut bien dire que deux articles parus dans Le Figaro de ce jour sont particulièrement significatifs de l’état de la sécurité en France.

    Le premier est titré « Nanterre : ils délogent des dealers de leur immeuble »… soit l’action menée par des locataires d’une résidence des Hauts-de-Seine : lassés d’assister au trafic qui avait lieu dans le hall de leur immeuble, ils s’y sont regroupés tous les jours aux « heures de bureau » des délinquants qui ont préférés, depuis, aller « trimer » ailleurs.

    « L’ancien président de l’amicale des locataires a eu l’idée de cette occupation après avoir vu un reportage sur une initiative similaire à Lille. En janvier dernier, une cinquantaine d’habitants d’une tour HLM du quartier de Wazemmes s’étaient en effet relayés pendant plusieurs jours pour empêcher des dealers d’envahir leurs couloirs pendant la nuit. »

    Le maire communiste de Nanterre a bien été forcé de saluer l’initiative – électoralement parlant, il aurait sans doute été désastreux de la condamner –, mais en espérant bien sûr que – idéologiquement parlant, ça « craint » – les « habitants ne s’organisent pas en milice et ne se substituent pas à la police. »

    L’autre article, dans Le Figaro du même jour est titré, lui : « Dix dealers présumés libérés par erreur : la police s’indigne. »

    Autre page, autre réalité de la « douce France. »

    « L’erreur de calendrier d’un juge a conduit à relâcher les membres présumés d’un important réseau de drogue du Val-de-Marne. La police s’indigne. »

    C’est ballot, tout de même, cette rigueur de la Justice qui permet ainsi à « une fratrie de Champigny-sur-Marne, qui avait mis en coupe réglée la cité des Boullereaux, considérée alors comme la deuxième plaque tournante du trafic de cannabis dans la région parisienne » de retrouver l’air libre de « Shitland », joli nom dont ils avaient eux-mêmes rebaptisé leur cité où ils rackettaient les riverains, « leur faisant payer parfois 10 euros pour emprunter l’ascenseur des HLM, leur prélevant même, de temps en temps, une partie de leurs courses quand ils rentraient du marché. »

    La police, paraît-il, est écœurée : « Le pire, c’est que ces trafiquants vont revenir parader au nez et à la barbe des témoins, qu’ils pourront les menacer, faire des pressions de toute sorte sur de braves gens et que rien garantit désormais qu’ils se présenteront tous à leur procès prévu en avril. »

    Écœurée ? On se demande bien pourquoi… Sauf si certains pandores craignent de les voir également reçus en grandes pompes à l’Élysée… telle Florence Cassez qui fut, rappelons-le, elle aussi extraite des geôles mexicaines pour un vice de procédure…

    En tout cas, les rackettés de Shitland peuvent au moins être assurés que leur ascenseur ne tombera jamais en panne. À 10 euros le passage, la joyeuse bande de Justiciables de retour à l’air libre y veillera sûrement avec une attention scrupuleuse.

    Philippe Randa http://www.voxnr.com

    notes :

    (1) www.lefigaro.fr, 5 mars 2013.

  • Migrations, immigration, du droit du sang au droit du sol

    Au XIXe siècle les transitions politiques et économiques ont entraîné une transition démographique majeure en France. Pays où tous les peuples d’Europe ou presque, se sont arrêtés pour s’y fixer aux temps lointains des invasions barbares, et où leurs particularismes imprégnaient toujours les campagnes, la France au moment de la révolution industrielle du XIXe a vu tous ses ruraux se regrouper vers les nouveaux centres d’activités à la recherche du travail que la terre ne leur fournissait plus.

    Aussi nombreux furent-ils, ils ne le furent pas suffisamment pour pourvoir aux besoins de l’industrie. Tous ces Bretons, Auvergnats, Savoyards, chassés de chez eux par la misère eurent à partager leur condition de déraciné avec d’autres déshérités venus d’horizons plus lointains, ayant eu pour des raisons identiques à franchir une frontière, Belges, Italiens, Allemands, Polonais, Russes, et plus tard Juifs rescapés des pogroms.

     

    Entre un Breton qui maîtrisait mal le français et un Italien du Piémont fraîchement débarqué dans la capitale, la qualité de citoyen français du premier n’en constituait pas pour autant une différence significative aux yeux du Parisien qui les voyait arriver. Mieux encore, le Français et l’Italien étant deux langues latines, il est possible que la barrière de la langue ait constitué un obstacle plus difficile à franchir pour le premier que pour le second. Quoiqu’il en fut, tous deux se voyaient attribuer le travail ou plus exactement le salaire dont l’ouvrier autochtone ne voulait plus se contenter.

    Mais bientôt au fil des évolutions politiques de la société, l’ouvrier français devenu citoyen acquit le droit de vote. Il put dès lors considérer le travail comme un droit au regard de son devoir de risquer sa vie pour la patrie. La France était devenue malthusienne avant les autres nations européennes au moment où elle avait le plus besoins de Français et les guerres du Premier Empire n’avaient pas arrangé les choses. Ainsi nos compatriotes eurent parfois du mal à accepter que le travailleur immigré avec lesquels ils se retrouvaient en concurrence, fut dispensé des devoirs du citoyen français. Pour le faire accepter, le pouvoir a du faire accepter à l’Immigré d’oublier définitivement ses origines en devenant citoyen français, de plus ou moins bon gré. Le patronat avait besoin de travailleurs, la France avait besoin de soldats, tous ceux qui avaient élu domicile sur son sol devaient se fondre dans la Nation quelque soit leur pays d’origine. Cet aspect de notre législation provoque encore aujourd’hui de multiples controverses sur le sens du mot Nation.

    Le concept de Nation, ce bien commun du peuple – peuple qui auparavant n’était que sujet du roi de France- a introduit ipso facto celui de nationalité d’autant plus que les migrations étrangères – essentiellement européennes à l’époque – commencèrent à se faire importantes dès les débuts du XIXe siècle. Et cela eut pour conséquence de poser la question de l’évolution du droit du sang (consubstantiel à l’héritage) vers le droit du sol, et ce de façon paradoxale. Être Français imposait aux nationaux le devoir de défendre éventuellement la Patrie, et à minima d’être astreints aux vicissitudes du service militaire, un handicap face aux jeunes Etrangers qui, dispensés qu’ils en étaient, se retrouvaient favorisés dans l’attribution d’un travail pour les plus jeunes. Ce « désavantage » pour les jeunes Français aurait peut-être perduré si leur condition d’électeur conjuguée aux besoins démographiques du pays ne trouvèrent dans l’instauration du droit du sol une solution qui satisfaisait à la fois les intérêts des salariés français et ceux de la classe dirigeante. Il fut imposé aux étrangers comme une obligation conséquente aux avantages que leur donnait la France, avec pour seule alternative en cas de refus que leur retour au pays. Ces rapports entre droits et devoirs liés à la nationalité, cet équilibre entre intérêts des salariés électeurs et intérêts économico-politiques de la classe dirigeante, posent une problématique toujours d’actualité même si des données d’autre nature interfèrent actuellement.

    I. Une France où circulaient tous les déracinés d’Europe

    Suite à la Révolution où la suppression du droit d’aînesse entraîna le morcellement des terres cultivables, ce phénomène s’ajoutant aux progrès techniques dans l’agriculture au XIXe siècle, une surpopulation des campagnes apparut et le début d’un inexorable exode rural, malgré le reflux démographique déjà amorcé en France dès la fin du XVIIIe siècle. Les zones montagneuses, le Massif Central et le Massif Armoricain furent les plus touchées. Les habitants de ces zones gagnèrent les villes à proximité ou les grandes villes plus lointaines. Quelque fois les migrations furent saisonnières, quelques fois elles furent définitives ou le devinrent après avoir été saisonnières un fois définitivement abandonné le rêve de « retour un jour au pays ».

    Lyonnaise native de Genève
    Une habitante de Lyon native de Genève en 1820 (archives municipales de Lyon, 2E 192).

    La France des villes et celle des campagnes en mal de main d’oeuvre saisonnière virent aussi arriver d’autres migrants, venus d’Allemagne (encore en pic démographique au XIXe siècle) de la Belgique flamande (alors très pauvre), d’Angleterre (également surpeuplée mais dont les habitants possédaient un savoir-faire technique avancé) et le Sud vit affluer des Italiens chassés eux aussi par la surpopulation de leur patrie où ils ne trouvaient plus leur place. A noter que dans le nord de la France, suite à la catastrophe minière de Courrières dans le Pas de Calais qui fit plus de mille morts au début du XXe siècle, les autochtones ne voulurent plus redescendre à la mine. Le patronat alla chercher pour la première fois des travailleurs hors d’Europe, au fin fond de la Kabylie où l’écho du drame n’était pas parvenu.

    A ces immigrés économiques s’ajoutèrent des réfugiés politiques dès le début du XIXe siècle en provenance de Pologne (alors sous le joug russe), puis des Juifs d’Europe centrale ou de Russie fuyant les pogroms. Pour toutes ces personnes, il fallut trouver un statut en conformité avec cette situation jusqu’alors inédite ou du moins peu répandue sous l’Ancien Régime sauf dans les grandes villes où des communautés marchandes étrangères ont toujours plus ou moins existé.

    II. Une législation évolutive

    ● L’« admission à domicile » et ses limites

    Le principe de la « domiciliation » prévalait auparavant. On existait où on avait élu domicile, car c’était là qu’on était connu. Il va de soi qu’au XVIIIe siècle il n’y avait ni papiers d’identité, ni photos, ni empreintes digitales… Et cela se manifestait au regard de l’aide sociale : la Révolution instaura les bureaux de bienfaisance destinés à porter secours aux plus démunis au niveau de la commune, le lieu naturel de secours (remplaçant les bureaux de charité des prêtres). Chaque commune avait ses propres règles, mais quand il y avait lieu à restriction c’était en vertu d’une clause de « durée » de résidence. On donnait à ceux « que l’on connaissait ». Les étrangers résidents étaient secourus selon les mêmes règles que les personnes venues d’une autre région. Avec l’exode rural et/ou les migrations saisonnières, un étranger à la France n’était pas plus un étranger qu’un citoyen de la campagne qui ne parlait que son patois local.
    Ceci eut pour conséquence qu’à l’apparition des problèmes liés à la rareté du travail, la commune surchargée cherchait à renvoyer tous les « immigrés » -y compris les Français- chez eux pour y être secourus. On sait qu’en 1830, il y avait beaucoup de Creusois à Paris et du chômage. Le gouvernement avait demandé qu’on embauche en priorité des « pères de famille »et des ouvriers domiciliés dans la capitale ». Ce qui entraîna les protestations indignées d’un député de la Creuse qui cria à l’injustice de cette distinction. Il y avait environ 20 000 Creusois à Paris à cette époque.

    ● Le Citoyen, l’Étranger et le jus sanguinis

    Le concept de Nation prit vraiment corps à la Révolution, pour se substituer au Roi. Mais des étrangers vivaient déjà en France, essentiellement dans les villes. Parmi eux, des commerçants italiens (nombreux à Lyon), des aristocrates, ou simplement les membres des suites royales qui restèrent en France… Au regard des règles de l’Ancien Régime, cela ne posait aucun problème puisque les charges s’achetaient au roi. On trouvait des étrangers parmi les proches du pouvoir royal, Mazarin, Necker… Sans compter les Gardes Suisses qui protégeaient la vie du Roi et ont d’ailleurs rempli leur devoir sans faillir et parfois jusqu’à la mort durant les troubles révolutionnaires. On l’oublie un peu mais c’est le concept de Nation qui a entraîné le concept d’étranger au regard du droit.

    A la Révolution, les résidents devinrent des citoyens… sans forcément être français mais cela n’avait aucune incidence sur leurs droits, comme avant. Napoléon Ier mit le premier la question sur le tapis avec le Code Civil. Tout enfant né en France de parents étrangers pouvait devenir Français s’il en faisait la demande. Le Code Napoléon reposait sur le patriarcat, on « héritait » de son père comme auparavant, on en en héritait le titre de noblesse, la terre ou l’argent. Ce fut la première apparition du droit du sang, le jus sanguinis. Et ce pour une raison simple : beaucoup de prisonniers faits par la Grande Armée restèrent en France. Napoléon souhaitait les intégrer pour en faire des soldats. Néanmoins, rien ne leur fut imposé.

    Il est à noter que le suffrage universel n’existant pas au début du XIXe siècle, l’enjeu d’un tel « cadeau » était de faible importance. On avait la « qualité » de français, mais pas la « citoyenneté » au sens civique. Seuls les riches votaient, les étrangers riches devaient demander la nationalité pour voter. Cela changea en 1848 avec l’attribution du suffrage universel. Les ouvriers participèrent largement au scrutin. Or les ouvriers étrangers déjà nombreux et présents sur le territoire, avaient participé activement à la révolution de 1848. Dans un premier temps, pour les en remercier, (28/03/1848), on facilita leur naturalisation. Mais, suite à l’élection d’une Assemblée conservatrice, la France rurale des Notables qui arriva au pouvoir prit conscience que la présence étrangère pouvait avoir un impact sur la vie politique, par le suffrage universel. Des lois s’imposèrent.

    * Loi du 3 décembre 1849. Il fallait une enquête de moralité et dix ans de résidence pour pouvoir demander à être français. Pour la première fois il était stipulé que pour être citoyen il fallait avoir la nationalité française. Rappelons qu’en 1848 furent ouverts des ateliers nationaux (du travail offert par l’Etat aux chômeurs) et que ceux-ci constituèrent un appel d’air pour les « sans travail ». Un premier lien fut alors bien établi dans les esprits entre le suffrage universel et la protection du travail national. Par le biais de la citoyenneté et des droits qui en découlèrent, l’approche des droits de l’étranger évolua. Auparavant, il était citoyen.

    ● Les besoins du pouvoir et le jus soli

    La société était très inégalitaire et les problèmes soulevés par les disparités de traitement entre Français et étrangers furent d’abord considérés comme des « problèmes entre ouvriers » par l’élite. Napoléon III était un libéral vis à vis des étrangers. A noter que lors d’une guerre contre la Russie et durant la guerre de 1870, aucun Russe ni Allemand vivant en France ne fut inquiété.
    En 1867, il y eut assouplissement des conditions pour devenir Français. Il ne fallait plus que 3 ans de résidence au lieu de 10 pour pouvoir formuler sa demande. Sous le Second Empire, l’industrie avait d’énormes besoin de main d’oeuvre. L’immigration venait des pays voisins, surtout de la Belgique flamande où sévissait une misère endémique.

    Tolerie Abainville
    Tôlerie des forges d’Abainville (Meuse), François Ignace Bonhommé.

    Mais les enfants d’étrangers nés en France demandaient rarement leur naturalisation malgré le Code Napoléon. Ainsi ils échappaient à la conscription, alors opérée par tirage au sort. Cela permettait aux garçons très jeunes de se faire embaucher plus facilement comme apprentis, car ils étaient « dégagés des obligations militaires ». Comme il est aisé de aisé de le comprendre, c’était mal perçu par leurs alter ego Français. Les protestations se firent de plus en plus vives suite à la crise économique devant le « privilège » que constituait pour les étrangers d’avoir un travail alors qu’ils n’avaient pas à défendre la France. A cette époque, le principe du droit du sang fut au centre des polémiques.

    Pour revenir sur ce droit qui semblait à l’époque couler de source, il fallut trouver un cas d’école qui, en le rendant discutable, offrait l’astuce pour sa remise en cause (rien de changé sous le soleil…). On invoqua l’impossibilité pour les enfants étrangers nés en France de pouvoir concourir aux « écoles de gouvernement » (les Grandes écoles d’alors) un cas ne concernant qu’une petite élite. Et ainsi à ce moment là fut promulguée une nouvelle loi de première importance :

    * La loi du 26 juillet 1889. Les enfants d’étrangers devenaient Français sauf s’ils refusaient la nationalité. Ceux dont les parents étaient nés en France étaient désormais automatiquement français dès leur naissance. Un million de personnes sont ainsi devenues françaises avant la Première Guerre mondiale. Le Code de la Nationalité instaura le Jus soli. Une femme étrangère qui épousait un Français devenait automatiquement française. A l’inverse, l’homme qui épousait une Française pouvait demander la nationalité. Cependant, il existait encore des restrictions : durant les dix premières années qui suivaient l’obtention de la nationalité, l’étranger devenu français était un « naturalisé » aux yeux de la loi.
    Ceci correspondait aussi à la loi sur la conscription obligatoire de 1889. A plusieurs reprises certains députés tentèrent encore de légiférer sur les naturalisés pour leur refuser l’accès aux emplois publics.

    III. L’Immigré et les Français, misères et gloires

    ● Une concurrence parfois mal acceptée

    La presse a beaucoup mis en avant ces dernières années le massacre d’Italiens du Piémont à Aigues-Mortes en 1893, suite à une rixe avec des travailleurs français de la Compagnie des Salins du Midi. Malgré la protection apportée par la Gendarmerie aux Italiens, une émeute ayant éclatée dans la ville suite au lancement d’une rumeur à leur encontre, ces derniers furent agressés lors de leur fuite vers la gare et on déplora sept morts et une cinquantaine de blessés. Ce fut le plus grand massacre d’immigrés de l’histoire contemporaine en France. Des émeutes et des rixes eurent lieu dans le sud et l’est, les régions les plus touchées par l’immigration mais peut-on comparer ces faits sporadiques avec les problèmes actuels posés par l’immigration dans son ampleur ? Vaste sujet. Il est clair que cette présence immigrée dans le passé n’a pas toujours été acceptée sans heurts mais il ne faut cependant pas oublier que la même méfiance se faisait sentir à l’encontre des saisonniers français descendus de leurs montagnes pour travailler dans les usines des vallées, faisant ainsi … pression sur les salaires. On les qualifiait d’une façon méprisante, liée à la couleur de leur peau privée ordinairement de soleil dans les brumes et frimas montagneux, c’étaient … « les sales Blancs ! ». L’immigré était avant tout perçu comme le concurrent dans la lutte pour la vie. En ce temps là du moins.

    ● Une instrumentalisation idéologique

    Après les lois évoquées plus haut, les choses se compliquèrent pour ceux qui ne devenaient pas français. Une loi, le 08/08/1893 obligea les étrangers qui voulaient travailler en France à se faire enregistrer dans leur commune et il leur devint obligatoire de porter sur eux le document fourni. Malgré les réticences du patronat, on commença à contingenter le nombre des ouvriers étrangers dans les entreprises travaillant pour les marchés publics. A la fin du XIXe siècle, après la guerre de 1870, les partisans du protectionnisme invoquèrent le risque « d’espionnage ». A ce moment là, en 1898 les premières lois sur les accidents du travail et les retraites créèrent des discriminations entre ouvriers français et étrangers.

    Cependant ce furent les Juifs qui se retrouvèrent en ligne de mire à la fin du XIXe. Parce que de nombreux naturalisés après la loi de 1886, étaient juifs et parlaient allemand. Le livre La France Juive d’Edouard Drumont eut un succès retentissant, les risques de guerre avec l’Allemagne devenant de plus en plus pressants, et les Juifs les plus connus étant des banquiers avec des noms d’origine allemande (Rotschild entre autres). Ils étaient accusés d’être responsables de la défaite de 1870 (la légende de l’espion, l’ennemi de l’intérieur), et de tous les malheurs de la classe ouvrière. Un discours qui trouvait un certain écho auprès de la petite bourgeoisie, petits capitalistes qui se sentaient menacés autant par le grand capital que par le marxisme, et qui croyaient trouver un ennemi commun contre lequel se rassembler. Malgré tout, dans le quartier du Marais, résidait la communauté juive réfugiée de Russie et celle-ci vivait alors très pauvrement. Cependant si ce livre eut beaucoup d’écho, le mouvement politique lancé dans la foulée fut un échec. Comme quoi, l’antisémitisme attribué aux Français n’est pas tant établi que cela.

    ● Mais des réussites notoires

    Au cours du XIXe de nombreux étrangers ont obtenu reconnaissance et titres de gloire de la France. Garibaldi, né à Nice quand la ville était italienne, héros dans son pays fut élu député dans quatre départements en 1871 ( à l’époque c’était possible), Emile Zola né en 1840 d’un père ingénieur d’origine vénitienne devint l’écrivain que l’on sait, Jacques Offenbach (né Eberst), Juif allemand né à Cologne connut un immense succès qui vit ses œuvres musicales devenir pour le monde entier et de son vivant le symbole même du Paris joyeux et éternel de la Belle Epoque. Ces gens appartenaient toutefois à une certaine élite. En fait, les réticences envers l’Etranger, l’Immigré, furent bien plus sociales que purement xénophobes, l’Immigré français de l’intérieur du territoire n’était pas mieux traité que son alter ego étranger quand les problèmes surgissaient.

    Il est cependant indéniable que nombre d’immigrés du XIXe, en devenant français, non seulement se sont assimilés mais leurs enfants ont pris l’ascenseur social avec les mêmes succès que les petits Français, quand celui-ci était en état de marche. Il suffit de considérer les patronymes des citoyens français actuels pour constater la présence de nombreuses consonances étrangères (italienne, allemande, flamande, polonaise ou russe) et ce autant dans les milieux sociaux favorisés que les autres. Et cette origine remonte déjà à plusieurs générations dans un certain nombre de cas. Car l’Immigré grimpe l’échelle de la vraie réussite sociale sur plusieurs générations, de la même façon que le Français. Du moins l’Immigré venu prendre une place laissée vacante par le Français et à la finalité utile pour le reste de la communauté.

    * * *

    De toutes ces évolutions liées au déracinement des peuples Français et Européens qui a commencé dès la fin du XVIIIe siècle en Angleterre avec l’industrialisation et s’est poursuivi en France pour les mêmes raisons auxquelles vinrent s’ajouter le reflux démographique compensé par un trop plein chez les pays voisins, ont découlé on le voit, une évolution dans le concept de Nation. Cette évolution se fit plus au gré des besoins de la classe dirigeante que des attentes du peuple. Avec en prime, l’abandon du droit du sang au profit du droit su sol pour les raisons évoqués. Le droit du sol qui devint suite à d’autres évolutions démographiques liés aux migrations, la pierre angulaire d’une remise en cause du concept même de Nation dans un certain nombre de discours actuels…

    http://histoire.fdesouche.com

    Bibliographie :
    BARJOT Dominique, CHALINE Jean Pierre, ENCREVÉ André, La France au XIXe siècle 1814-1914, Presses universitaires de France, Paris 2002
    LEQUIN Yves, Histoire des étrangers et de l’immigration en France, Larousse, Paris, 1992.
    NOIRIEL Gérard, Immigration, antisémitisme et racisme en France, (XIXème-XXème siècle), Discours publics, humiliations privées, Fayard, 2007
    NOIRIEL Gérard, Population, immigration et identité nationale en France XIXe-XXe siècle, Hachette, Paris, 1992

  • Soft power : le discret mais très influent pouvoir géopolitique du Vatican

    On a jamais autant parlé du Vatican, des papes et de l’Eglise que depuis la renonciation de Benoit XVI. Une occasion unique pour l’Eglise de rappeler sa vocation…

    L’État de la Cité du Vatican territoire qui abrite le « Saint-Siège » et est enclavé dans la ville de Rome, est le petit Etat du monde (832 habitants sur 0,44 km² : 1/5 ème de de Monaco !). Mais les juristes estiment qu’il n’est pas vraiment un Etat, n’ayant ni citoyens nationaux propres (la nationalité vaticane est liée à des fonctions et se perd automatiquement après), et n’étant pas totalement souverain sur son territoire (où l’Etat italien intervient). C’est d’ailleurs le « Saint Siège », en tant que gouvernement de l’Église, et non le Vatican, qui est représenté au niveau international via les « nonciatures apostoliques » (ambassades), et qui dispose d’un siège d’État « non-membre observateur » aux Nations unies.

    Malgré cela, la diplomatie vaticane a marqué de son empreinte les grandes dates de l’histoire moderne : Congrès de Vienne de 1815, qui mit fin aux guerres napoléoniennes et révolutionnaires ; Conférence de Vienne de 1961, qui codifia le droit diplomatique, ou encore guerre froide, durant laquelle le Saint Siège lutta contre le communisme et (depuis) en faveur de la démocratisation des anciens pays du Pacte de Varsovie, l’exemple le plus célèbre étant Solidarnosc, qui fit vaciller, avec l’appui de l’Eglise, la dictature communiste de Jaruzelski.

    Du point de vue de son fonctionnement, le Vatican est une monarchie élective. Le Pape y est élu à la majorité qualifiée de 2/3 des voix et règne à vie, mais il peut renoncer à son pouvoir, à l’instar de Benoit XVI. En fait, ce pouvoir « absolu » du Pape, qui choque tant d’âmes délicates, est assez théorique, car l’exécutif est délégué à un gouverneur en général chargé également de la représentation diplomatique. Mais surtout, la très puissante Curie romaine, contestée par nombre de Cardinaux en ce moment même car « trop italienne », puis la constitution du Vatican, réduisent considérablement la marge de manœuvre des Papes.

    Concernant le mythe de « l’hyperpuissance financière du Vatican», rappelons aux adeptes des théories christianophobes du complot, chères à Dan Brown, que le Vatican est souvent en déficit, que les dons des croyants sont en baisse constante, que ses richesses foncières lui coûtent plus qu’elles ne lui rapportent, qu’il doit payer les salaires de milliers d’employés du Saint Siège (dont 800 ecclésiastiques) et que lorsqu’il est en « excédant budgétaire » (recettes touristiques ; ventes d’objets sacrés, timbres, etc), on est à des années Lumières des centaines de milliards d’euros de bénéfices de l’Arabie saoudite (« le Vatican de l’islam »), ou des pétromonarchies du golfe, puisque l’on parle ici de dizaines de millions d’euros, lesquels ne vont pas remplir les poches des cardinaux et du Pape, contrairement aux Guides soufis du Sénégal ou à l’Aga Khan (chef des ismaéliens) ou même au Dalaï Lama, très riche, mais servent surtout à payer des coûts de fonctionnement. Benoist XVI n’a lui même qu’une modeste retraite de moins de 2700 euros par mois…

    L’Afrique et l’Asie : nouvelles terres chrétienne

    Bien que très fortement critiquée en Europe, notamment en France, en Espagne ou en Irlande, où elle est confrontée à une propagande de dénigrement sans précédents, l’Eglise catholique reste la première religion et l’une des plus pratiquées dans le monde. Elle est même en nette progression en Chine, malgré les persécutions, en Inde ou encore en Corée du Sud, qui perçoit l’Eglise catholique comme bien plus « moderne » que le bouddhisme, si à la mode chez les “bobos” d’Europe.

    En Afrique, l’Eglise est plus dynamique et fervente que jamais, malgré la double « concurrence » de l’islam, souvent agressif et du protestantisme évangélique ultra-prosélyte. On oublie trop souvent ou on ignore qu’à la différence de la plupart des autres églises et religions, l’Eglise catholique ne limite pas son action à ses propres ouailles, mais s’adresse à l’Humanité toute entière, fidèle à sa signification : catholikos, qui signifie universel. On omet aussi trop souvent de rappeler que l’Eglise est très diverse, qu’elle accepte moult tendances, telles les églises uniates, melkites ou maronites en Orient, qui autorisent déjà depuis longtemps le mariage de prêtres, ou encore l’Église africaine, qui bénéficie d’une autonomie lui permettant d’éviter une rupture entre le dogme romain et ses cultures nationales.

    Géopolitique et stratégie vaticane

    Comme le disait le Pape Jean XXIII à la fin des années 1960, « la stratégie de l’Église catholique est orientée autour d’un double projet : la pacification des relations internationales et l’extension de son influence, via une pastorale mondialisée ». Son objectif est donc celui d’une « pax catolica » visant à promouvoir une « société internationale pacifiée et harmonieuse».

    Mais plutôt que de souligner l’action humanitaire, éducative et philosophique extraordinaire menée chaque jour par l’Eglise dans le monde entier, auprès des pauvres (Egyptiens du Caire, exclus des villes industrielles d’Europe, « Intouchables » indiens arrachés à l’infériorité des castes par les écoles de Mère Téresa, etc.), on préfère dans notre Europe « post-chrétienne » focaliser l’attention des médias sur les cas horribles de pédophilie, qui existent en fait hélas dans tous les milieux éducatifs, religieux ou publics, chrétiens, musulmans, juifs, bouddhistes, hindouistes ou athées, c’est-à-dire partout où adultes et enfants se côtoient, à commencer par des familles dans toutes les sociétés, hélas. Et c’est tout à l’honneur de Benoit XVI d’avoir reconnu et combattu ces horreurs, numériquement faibles, mais totalement inacceptables. Car dans les autres milieux éducatifs non catholiques, les dirigeants et clergés concernés, qui connaissent des phénomènes similaires, n’ont pas le même courage de dénoncer et combattre chez eux les atteintes à l’intégrité physique et morale d’enfants violés, abusés par milliers chaque année dans trop de pays où les religions non-chrétiennes ne se remettent jamais en questions… A contrario, l’Eglise catholique demeure la seule qui accepte les critiques internes et externes.

    En réalité, la « géopolitique du Vatican est aux antipodes du politiquement correct et du matérialisme planétaire qui contribue à réifier l’homme toujours un peu plus : défense de la dignité humaine, de la vie, de la liberté de conscience, de la paix, de l’équité, ce qui inclut le droit à l’éducation, à la nourriture, à l’eau et à l’intégrité physique et aussi la condamnation de la torture et du terrorisme. En fait, ce qui choque le plus les consciences laïcisées, souvent christianophobes, c’est que l’Eglise catholique continue d’affirmer qu’elle est la « religio vera »… mais pourrait-elle survivre en disant le contraire ? Tout aussi insupportable pour la « dictature du relativisme » dénoncée par Roberto de Mattei, le Vatican, par la parole de Benoit XVI, aurait eu tort de réaffirmer aux musulmans et aux matérialistes, lors du discours de Ratisbonne, que la raison sans la foi est inanimée et que la foi sans la raison n’est que fanatisme aveugle.

    L’Eglise catholique ne peut que continuer à être à contre-courant, en dénonçant le relativisme, le mariage homosexuel, l’euthanasie, l’avortement, l’eugénisme, le mariage des prêtres, etc… Mais que penserait-on d’une Eglise qui accompagnerait le « mouvement », alors que l’écrasante majorité de ses fidèles les plus fervents, attendent au contraire d’elle qu’elle continue d’être le premier pôle mondial de résistance à la mondialisation marchande et à l’abrutissement des hommes par la contre-culture marchande « Mc world »…

    Les masses croyantes et mêmes non-pratiquantes attendent des églises que celles-ci leur délivrent un message spirituel, vertical, une colonne vertébrale, sans lesquels les hommes n’ont jamais réussi à vivre sans replonger très vite dans la barbarie. Pas du laxisme ou de la culture Skyrock ! Les deux dernières expériences qui ont tenté de se débarrasser des religions juive et chrétienne, le nazisme et le communisme, ont montré ce qu’est une société sans bien ni mal… Ainsi, face aux deux nouveaux totalitarisme que sont le matérialisme nihilisme marchand (« Matrix »), qui véhicule une nouvelle barbarie matérialiste, et sa réaction convulsive qu’est en partie l’islamisme radical (« Jihad »), qui propose la soumission à la théocratie coranique, le message du christianisme délivré en premier par l’Eglise catholique apparaît comme la voie médiane, celle du respect et de l’épanouissement de la personne humaine, car l’Amour et le Pardon, messages du christianisme, sont les seules solutions pour que les hommes vivent en harmonie. C’est peut être parce que l’Eglise est porteuse d’idées si révolutionnaires et positivement subversives qu’elle est attaquée en Occident comme ailleurs par les tenants de Jihad et de Mc Wolrd, ennemis interdépendants de la civilisation humaniste.

    Alexandre Del Valle dans atlantico

    Alexandre del Valle est un géopolitologue renommé. Ancien éditorialiste à France Soir, il enseigne les relations internationales à l’Université de Metz et est chercheur associé à l’Institut Choiseul. Il a publié plusieurs livres sur la faiblesse des démocraties, les Balkans, la Turquie et le terrorisme islamique.

    http://fr.altermedia.info

  • France : Ayrault réclame 5 milliards d’économies supplémentaires pour 2014

    Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, demande aux ministères d’”identifier au total 5 milliards d’euros d’économies nouvelles en 2014″, dans les lettres de cadrage budgétaire envoyées aux membres du gouvernement.

    http://fortune.fdesouche.com/

  • Le personnel des hôpitaux en danger

    Petits, "ils" insultaient, menaçaient, agressaient leurs profs. "Ils" ont grandi: c'est maintenant au personnel des hôpitaux qu'"ils" s'en prennent, tandis qu'à l'école, une nouvelle génération a pris la relève pour mordre la main qui la nourrit. La réponse, ce sera sûrement plus de subventions et d'allocations.

    Lu sur TF1 News:

    La direction de l'hôpital Nord de Marseille a porté plainte après des actes de violences survenus dimanche et lundi dans le service des urgences de cet établissement.

    Basta. Après des actes de violences survenus dimanche et lundi aux urgences de l'hôpital Nord de Marseille, la direction de l'établissement a porté plainte. Mardi, l'ensemble du personnel a exprimé son ras-le-bol face à la multiplication de ces actes. "Nous enregistrons malheureusement un accident par mois de cette gravité", a déploré le directeur de l'hôpital, Gilles Halimi.

Dimanche, un homme mécontent d'un certificat médical a menacé de mort et de représailles "avec une kalachnikov" le médecin qui l'avait reçu. Lundi, vers 5 heures un homme blessé avec son frère dans un accident de circulation, qui ne supportait pas d'attendre, a cassé une porte à coups de poing. La direction de l'hôpital et deux vigiles, qui ont été blessés dans l'altercation de lundi, ont porté plainte pour violences et dégradations.
 
"Ce sont des faits de plus en plus fréquents", a indiqué à l'AFP le Dr Philippe Jean, responsable du service accueil des urgences adultes. Le chef de service souligne que "la violence urbaine est désormais importée à l'hôpital. Il n'y a plus de respect de l'institution", a-t-il conclu. Dans les couloirs des urgences de l'établissement, situé dans les Quartiers nord, dans une zone parmi les plus défavorisées de Marseille, beaucoup de professionnels de santé confient avoir subi des violences verbales ou physiques. "Il y a quelques semaines, un patient n'était pas satisfait de son certificat médical, alors il m'a craché dessus. Il voulait une semaine de plus et a essayé de me frapper", raconte Maéva Delaveau, médecin urgentiste depuis 10 ans à Marseille, dénonçant des comportements "complètement délirants".

    Malheureusement, le cas de l'hôpital nord de Marseille n'est pas isolé. A l'échelle nationale,  5 760 faits de violence ont été signalés en 2011, selon les derniers chiffres de l'Observatoire national des violences en milieu de santé. Dans 51% des cas il s'agit de violences physiques, soit une hausse de 4% par rapport à 2010.

    http://rivarol.over-blog.com

  • Quand le mondialisme passe, l’emploi trépasse – par Pieter Kerstens

    Il y a déjà 15 ans, en mars 1997, la fermeture brutale de l’usine Renault à Vilvoorde en Belgique avait vu se profiler le consensus politique du lobby mondialiste. Depuis, les groupes Général Motors, Ford, Peugeot-Citroën ou Renault ont multiplié les fermetures de sites de fabrication et ce n’est pas terminé, étant donné que sur une centaine d’unités de production automobile en Europe, plus de 40 sont en surcapacité depuis de longs mois.
    Pour les élites politiques, il ne s’agit pas de vilipender la fermeture d’une usine, mais bien de stigmatiser hypocritement la manière inélégante, sans référence au monde ouvrier, des patrons de ces marques automobiles, MM Varain, Goshn & C°.
    N’oublions pas que depuis de très nombreuses années, les chefs d’États ou de gouvernements, les Chirac, Dehaene, Prodi, Zapatero, leurs copains de la Commission Européenne et leurs successeurs, ont été  les complices d’une politique d’ensemble qui s’est traduite par de larges et drastiques suppressions d’emplois, ainsi que par une atomisation des marchés nationaux au sein d’une conjoncture mondiale toujours plus contraignante. 
    Mais ce que ces valets du Nouvel Ordre Mondial ont réussi à nous cacher pendant des décennies éclate au nez et à la figure des peuples européens maintenant que la crise affecte profondément les familles et les structures de nos économies : le village mondial est une chimère et l’Organisation Mondiale du Commerce (ex-Gatt) l’instrument du bradage de produits de mauvaise qualité vendus à vil prix… dont le résultat est le chômage en Europe !
    Semaine après semaine, mois après mois, les travailleurs se rendent compte que « l’Europe du bien-être et de la prospérité », vantée par  les charlatans qui nous gouvernent depuis plus de 30 ans, n’est qu’un vaste leurre et bien évidemment que notre avenir et celui de nos enfants sera loin d’être rose. Bien au contraire, ces imbéciles aux commandes s’obstinent à gaspiller les deniers publics dans de fumeuses politiques « sociétales » et de « solidarité » afin de capter le vote de clients/électeurs qui seraient redevables de ces prébendes, pour les maintenir plus tard dans leurs fonctions rémunératrices.
    Pour ces saltimbanques de la gestion à courte vue, l’austérité ou la rigueur sont des anathèmes, des « provocations », des « insultes » aux travailleurs, bref en d’autres termes, inadéquats et impensables pour redresser la barre des finances publiques mises à mal par leur faute. Pourtant, ce sont quand même ces pourriticards et ces socialauds-humanistes qui ont conduit nos économies au fond du gouffre financier où nous sommes aujourd’hui. Ils ont et ont toujours eu la faculté  d’imposer, à temps, des mesures drastiques et certes impopulaires, mais  indispensables au redressement des entreprises nationales ou européennes.
    Il n’est pas trop tard pour tenir un langage de vérité ni pour sauver l’essentiel des structures sociales dans les pays européens, encore faudra-t-il trouver un certain courage politique pour éviter une catastrophe. En effet, peut-on refuser l’austérité pour favoriser la facilité ?
    En 1860, Abraham Lincoln déclarait devant le Congrès américain : «  Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l’employeur. Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche. Vous ne pouvez pas éviter les ennuis en dépensant plus que vous ne gagnez. »

    http://www.francepresseinfos.com/

  • Madone des sans-papiers, Duflot les loge à l'hôtel

     
    S
    elon la presse, l'hébergement d'urgence dans la seule Ile-de-France serait réservé entre 80 et 95 % à des étrangers en situation irrégulière. Duflot loge les clandestins dans des Hôtels à 150 euros… De plus, parce qu’ils refusent de « souiller » une mosquée on les met dans les Églises!
    Cela coûterait annuellement 410 millions d’euros, et Duflot réclame un plan d’urgence supplémentaire de 50 millions d’euros. Entre autres bonne idées, la Ministre du Logement suggère de régulariser les 8000 clandestins, ce qui, paraît-il, leur donnerait accès plus facilement à des logements sociaux. On croit rêver !!!¢
    Sur le sujet, voir aussi les articles du Gaulois