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31/05/2014

L’arroseur arrosé : quand des « renois » attaquent les anti-FN…

Les généreux lycéens remplis de bons sentiments et de générosité se font casser la gueule par ceux qu’ils souhaitent défendre.   

Les  « marches contre le FN » organisées jeudi 29 mai 2014 n’ont eu qu’un très faible succès, réunissant difficilement quelques milliers de protestataires à travers la France. Nous étions donc bien loin des longues files de 2002. Le gros des troupes était constitué d’adolescents boutonneux, les fameux « babtous fragiles », ainsi que les caricaturent les jeunes durs de la diversité banlieusarde. Ce « monôme de zombies » (pour paraphraser le titre d’un admirable éditorial de Louis Pauwels dans Le Figaro des années 80) était cornaqué par quelques professeurs « engagés » à l’unisson d’organisations « antifascistes ». Le cortège était pourtant censé être « apolitique ». Curieux, pour une manifestation qui appelait à protester contre un parti qui a réuni 25 % des voix au cours d’un scrutin démocratique… Mais passons.

Le plus amusant restait pourtant à venir. Nous avions déjà eu droit au bide « Leonarda » et aux lycéens portant des jupes sur ordre de l’académie de Nantes, ces « marches contre le FN » pouvaient donc paraître fort classiques. Mais l’époque est riche en rebondissements délicieux : pas un jour sans une nouvelle rigolade, pas un jour sans que la gauche autoproclamée progressiste ne se fracasse la tête contre le mur du réel.

Le « buzz » Internet du vendredi suivant la manifestation consista en la réaction d’une jeune marcheuse, que je prénommerai ici Bécassine. Notre sainte laïque, opposée aux propagateurs d’idées nauséabondes qui souhaitent réguler l’immigration et assurer la sécurité des Français, s’insurgea pourtant contre les casseurs qu’elle désigna dans son message comme étant « rebeus » et « renois ». Voici ce que Bécassine disait sur la page Facebook « Face à l’extrême droite : tous unis pour la solidarité » : « Je tiens à remercier la BAC qui est restée bien sagement le cul dans ses camions pendant que des jeunes se faisaient casser la gueule par des enfoirés de casseurs (pour la plupart renois ou rebeus, il faudrait m’expliquer là ?? Inutile de leur demander s’ils ont lu le programme du FN). »

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Les origines conservatrices de l’écologie

Une partie des origines du mouvement écologiste contemporain est à chercher au sein des mouvements issus du romantisme politique, tels certains courants de la « Révolution conservatrice » allemande, comme les völkisch, les mouvements de la réforme de la vie, le Lebensreform, ou comme les premiers alternatifs allemands de la fin du XIXe siècle, voire chez des auteurs comme l’Américain Henry David Thoreau, le Rousseau américain. Celui-ci a posé les bases d’une forme d’écologie dans un roman publié en 1854, Walden ou la vie dans les bois. De fait, ces auteurs ou ces courants ont été influencés par le romantisme, plus que par Rousseau. Contrairement à ce qui est souvent écrit, Rousseau ne croyait pas en la possibilité d’un retour à un état originel ou à un hypothétique âge d’or : « La nature humaine ne rétrograde pas ». Cependant, sa pensée, au travers de l’interprétation romantique, a influencé certains théoriciens d’un retour à la nature comme les völkisch et les premiers alternatifs allemands. En effet, ces « pré-écologistes » idéalisèrent la nature, faisant de « l’état de nature » une nostalgie d’un Eden dans lequel les hommes et la nature vivaient harmonieusement. 

     Cette vision passéiste eut pour conséquence le développement d’un discours antimoderne. Ces premiers mouvements se sont aussitôt présentés comme un refus du monde moderne et industriel qui émergeait alors : la pensée de Thoreau est, en effet, marquée par le refus de l’urbanisation et de l’industrialisation. Ce refus se retrouve chez les précurseurs allemands qui s’opposaient à l’urbanisation et à l’industrialisation de l’Allemagne au nom du risque de décadence spirituelle de celle-ci. D’ailleurs, l’un des pères de l’écologie allemande, au sens scientifique et philosophique du terme, Ernst Haeckel était membre de l’Alldeutscher Verband (« association pangermaniste »), un mouvement nationaliste, et membre fondateur en 1904 d’une structure panthéiste, la Ligue moniste allemande. 

     La plupart des thèmes écologistes ont appartenu ou appartiennent encore à un univers de référence plus conservateur que libéral. En effet, l’écologie est l’héritière du romantisme plutôt que celle des Lumières. « Que l’on songe, par exemple, écrit assez justement le néo-droitier Charles Champetier, aux vertus de la vie naturelle célébrées face aux vices de la vie urbaine, à l’idée de nature conçue comme un ordre harmonieux, au refus du progrès, à la réaction esthétique contre la laideur de la société industrielle, à la métaphore de ‘l’organique’ opposé au ‘mécanique’ ou du ‘vivant’ face à l’abstrait, à l’éloge de l’enracinement et des petites communautés... » Par conséquent, « [...] la terre apparaît ici comme donatrice primordiale de l’élément nourricier et ordonnatrice d’un mode de civilisation traditionnelle que la révolution industrielle n’aura de cesse de transformer en un ‘monde perdu’ dont le romantisme eut, le premier, la nostalgie. » 

     Malgré ces thèmes conservateurs, les groupes écologistes français et allemands, les « Verts » et les « Grünen », se sont installés dès le départ à gauche ou à l’extrême-gauche, la plupart de leurs membres étant issus de la contre-culture des années 1970, régionalistes, féministes, autogestionnaires, etc. dont les références étaient parfois loin d’être académiques, comme le furent le magazine La gueule ouverte de Pierre Fournier et les bandes dessinées de Reiser (La vie au grand air) et de Gébé (L’an 01). Cette écologie de « gauche » est l’héritière en France du « naturalise subversif », ou de « l’écologie libertaire », théorisé au début des années 1970 par Serge Moscovici dans La société contre nature, et dont les références sont André Gorz, Ivan Illich, Murray Bookchin, voire Auguste Blanqui, Elisée Reclus ou Kropotkine. Moscovici y critique le progrès technique qui l’isole dans un monde désenchanté. En retour, Moscovici construit un système réenchantant le monde. Il y défend un retour dans la nature mais sans remettre en cause l’héritage des Lumières. Elle est aussi l’héritière de l’agronome René Dumont, l’une des grandes figures de l’écologie française. Dumont prônait un discours radical plus ambigu. D’un côté, il soutenait une sorte de socialisme écologiste anticapitaliste et autogestionnaire. De l’autre, il défendait la « croissance zéro » du Club de Rome et surtout un malthusianisme radical. En effet, anticipant une surpopulation mondiale à venir, il désirait inciter les couples à n’avoir qu’un enfant. 

     Cependant, les Grünen, les Verts allemands ont d’évidentes références conservatrices, voire « révolutionnaires-conservatrices ». Ces idées « révolutionnaires-conservatrices » ont été diffusées par la Nouvelle Droite allemande (Neue Rechte), héritière directe des révolutionnaires-conservateurs des années 1920, au sein des Grünen, par des personnes comme Henning Eichberg. La Neue Rechte a en effet défendu dans les années 1970 un Wertkonservatismus (« conservatisme spirituel ») prônant la protection de la nature, la défense d’un environnement naturel, intact, une vie enracinée avec une alimentation saine... Ce discours a été transmis aux Grünen lorsqu’une partie de la Neue Rechte s’est dissoute, en 1980, dans la première organisation des Verts. Ces militants ont en outre participé à l’élaboration du programme des Verts. La revue du parti, Die Grünen, fut même contrôlée durant un temps par les néo-droitiers allemands. De même, les écologistes américains les plus radicaux soutiennent un discours anti-Lumières. De grands noms de l’écologie américaine ont soutenu, ou soutiennent encore, une conception romantique et antimoderne de l’écologie, comme Aldo Leopold, un disciple de Thoreau qui fut conseiller aux Nations unies pour les questions écologistes. 

Stéphane François, L’écologie politique : entre conservatisme et modernité

http://www.oragesdacier.info/2014/05/les-origines-conserv...

Le CRIF a fait ses propositions au Ministre de l’Education nationale Benoit Hamon

Benoit Hamon, Ministre de l’Education nationale, a promis à Roger Cukierman, président du CRIF, la nomination prochaine d’un Conseiller sur les questions de discriminations, de racisme et d’antisémitisme au sein de son cabinet. L’entretien s’est déroulé le lundi 19 mai 2014. Le ministre Benoit Hamon recevait une délégation du CRIF composée de Roger Cukierman, Robert Ejnes et Jean-François Bensahel. L’entretien a porté essentiellement sur l’antisémitisme à l’école.

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La mairie de Bordeaux soutient la GayPride

BPlacardés sur les murs et parcours de tramway de leur ville, les bordelais découvrent cette affiche de la "marche des fiertés" (Gay Pride) promouvant cette année la "famille pour tous" ! Le plus choquant est que cette communication est soutenue par la municipalité (son logo apparaît clairement sur l'affiche) !

Michel Janva

Pierre-Guillaume de Roux : « Le conservateur se défie de l'homme livré à lui-même »

Editeur, Pierre Guillaume de Roux a créé sa propre maison d'édition. Il a bien voulu répondre à notre enquête sur la droite.

Pierre-Guillaume de Roux, pensez-vous qu'en politique, la distinction entre gauche et droite ait encore une signification ?

Il me semble qu'à l'heure actuelle, républicains libéraux et sociaux-démocrates communient dans la même croyance au grand schéma progressiste de la modernité. De là vient la difficulté, pour la droite politique, de se dissocier véritablement de la gauche dans sa surenchère anti-conservatrice. Cette droite politique, qu'incarne l'UMP, n'a plus de vraie proposition à faire, et finalement la frontière qui la sépare des sociaux-démocrates est très poreuse, puisqu'elle a fini par s'aligner sur la plupart des dogmes imposés par la gauche.

J'opérerai donc plutôt une distinction entre conservateurs et progressistes. Il existe entre eux une différence capitale : le conservateur, dans la grande tradition qui va de Joseph de Maistre à Donoso Cortes, se défie de l'homme livré à lui-même; alors que les progressistes, que l'on retrouve à gauche comme à droite, sont fondamentalement rattachés à l'idée, issue des Lumières, que l'on peut faire émerger une humanité perfectible, et prônent en même temps un individualisme radical: d'où la culture du narcissisme, dénoncée par Michéa. La vision conservatrice suggère que l'homme est d'abord une créature avant d'être un sujet et qu'il ne peut accéder par ses seules forces à sa propre dignité. Nous sommes tous marqués par le péché originel.

Dans quelle mesure le « politiquement correct » règne-t-il au sein de l'édition? Est-il imputable à une hégémonie culturelle de la gauche ?

Nous subissons cette hégémonie culturelle de la gauche depuis le lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. La gauche s'est affirmée sur les ruines d'une droite qui ne s'est pas remise de 1945 et qu'elle est parvenue à culpabiliser. Par ailleurs, la droite est obsédée par l'économique et commet la faute de mépriser la culture, tandis que la gauche, au contraire, a compris depuis longtemps que la dimension culturelle était un élément capital de sa conquête du pouvoir et son hégémonie s'est ancrée depuis la guerre. Aujourd'hui, nous assistons, dans l'édition, à une formidable uniformisation qui se réalise par le biais de grands groupes qui ont avalé au cours des vingt ou trente dernières années les maisons de taille moyenne. C'est le cas de la Table ronde, fondée en 1945 par Roland Laudenbach, qui fut longtemps une maison de droite affichée comme telle, ouverte et libre, parfaitement intégrée au paysage éditorial. Rachetée par Gallimard, elle a été standardisée et uniformisée. On assiste ainsi à une homogénéisation du politiquement correct : la plupart des éditeurs offrent le même type de livres, proposent le même type d'essais, défendent le même type de valeurs et l'on a fait en sorte que, progressivement, tout ce qui pouvait apparaître comme différent s'efface. Il subsiste quelques petites maisons d'édition indépendantes, comme la mienne. Je tente d'en faire un lieu de débat, où des courants auxquels on ne donne plus la possibilité de s'exprimer puissent de nouveau le faire.

Vous avez édité Richard Millet, qui a été mis au pilori. Comment se crée le consensus qui aboutit à la condamnation des auteurs «incorrects »?

Il existe dans ce pays des sujets tabous, sur lesquels on n'a pas le droit de réfléchir, ni de s'interroger. On l'a encore vérifié lorsqu'Alain Finkielkraut a publié l'Identité malheureuse : ses réflexions n'étaient pas très éloignées de celles de Millet ou de Renaud Camus. Son essai a provoqué une levée de boucliers, comme en avaient suscité la parution du livre de Richard Millet Langue fantôme, suivi de Eloge littéraire d'Anders Breivik, ou les réflexions de Renaud Camus. Dès que l'on aborde les questions de l'immigration, du communautarisme, ou que l'on réfléchit en termes de nation, on n'a plus le droit de s'exprimer et l'on est marginalisé. Ces sujets sont tabous parce qu'ils remettent en cause l'unique principe du grand marché. Pour que celui-ci puisse se développer, il faut faire en sorte de réduire la nation à néant, mettre dans la tête des gens que les frontières n'ont plus d'importance et que toutes les notions de tradition, de coutumes, d'héritage, de religion, d'ordre social, qui, liées à une histoire commune, fondent notre identité à chacun au sein d'un peuple, doivent être rejetées. C'est l'ennemi absolu de la modernité telle qu'elle se définit et veut promouvoir sa vision du monde, celle que prône la gauche, avec la complicité de la droite politique. S'y ajoute la volonté de faire advenir l'Individu intégral, car nous sommes dans l'ère de l'individualisme qui doit déboucher sur une sorte d'homme universel, c'est-à-dire sur le règne de la « mêmeté » : tout ce qui est différent est banni.

Entre culture du marché et renouveau

Dans le cas de Richard Millet, l'objectif était de le contraindre à quitter un heu de pouvoir, à savoir le comité de lecture de la maison Gallimard, le saint des saints de l'édition française. D n'était même pas besoin de lire le livre, il a suffi de s'arrêter sur une partie du titre : Eloge littéraire d'Anders Breivik. On a eu vite fait d'oublier « littéraire » pour ne retenir qu' « Eloge d'Anders Breivik », alors que les crimes de celui-ci y étaient condamnés dès les premières lignes et à quatre reprises dans un texte de 17 pages !

Malgré ce climat délétère, il existe quand même un renouveau. Je pense que si l'affaire Millet a été si violente, c'est parce que les gens qui tiennent le pouvoir culturel savent qu'ils sont en train de le perdre et deviennent minoritaires, ce qui les rend d'autant plus méchants. C'est pourquoi il importe de casser cette ligne d'uniformisation où l'on ne nous propose que les mêmes livres, la même manière de penser, les mêmes dogmes, et que, chacun à notre place, par les livres que nous publions ou par les articles qui paraissent dans des journaux où l'on peut réfléchir et s'exprimer en toute tranquillité, nous puissions montrer à une nouvelle génération qu'il existe une autre manière de penser le monde, de réfléchir et surtout de débattre. Nous arrivons peut-être à un tournant, un moment complexe où la situation peut s'inverser.   

Propos recueillis par Eric Letty monde&vie mai 2014

Vote pour le Front National, les syndicalistes aussi ?

Le journal L’Humanité a publié un sondage Ifop montrant que 33% des sympathisants FO et 22% de ceux de la CGT avaient voté Front National aux européennes. Ces résultats ont déclenché une polémique, car ils sont basés sur la notion ambiguë de “sympathisants” et non sur celle “d’adhérents”.

C’est un sondage certes ambigu mais tout de même embarrassant pour les syndicats qu’a publié le 28 mai le quotidien L’Humanité. Et ses résultats ont produit quelques vagues dans les rangs des centrales syndicales.

Réalisé par l’Ifop le jour même des élections européennes, le 25 mai, le sondage montre qu’une forte minorité de sympathisants syndicaux sont attirés par les thèses du Front National.

33% des sympathisants de FO auraient voté FN

Ceux de FO ont été les plus nombreux à voter pour le parti de Marine Le Pen à hauteur de 33%. Ce qui n’est pas, à première vue, totalement étonnant. FO a toujours été “l’auberge espagnole” du syndicalisme, ses adhérents réunissant toute la palette du champ politique de l’extrême gauche trotskiste au… Front National.  Viennent ensuite l’Union syndicale Solidaires (27%), la CGT (22%) et la CFDT (17%).

Les personnes se disant proches d’un autre syndicat (CFTC, Unsa, CFE-CGC) ont voté à 29% pour le FN.

L’abstention a été moins forte chez les sympathisants de la CGT (52%), de la CFDT (45%) et de Solidaires (57%) que la moyenne nationale (58%). Les proches de FO ont boudé les urnes à 61%.

16% des sympathisants de la CFDT ont été séduits par l’UDI et le Modem.

Les sympathisants de la CGT ont choisi en premier lieu le Front de gauche (30%), cinq fois plus que sa moyenne nationale (6%). Le Front de gauche a attiré 17% des proches de Solidaires, 11% de ceux de FO et seulement 3% de la CFDT.

Sans réelle surprise, c’est parmi les sympathisants de la CFDT que le PS a réalisé son meilleur score (29%, contre une moyenne nationale de 14%). Les proches de la CGT et de Solidaires ont voté PS à 19% et ceux de FO à 15%. De son côté, EELV a attiré les sympathisants de Solidaires (17%), suivis par FO (13%), la CFDT (9%) et la CGT (6%).

Enfin, 9% des sympathisants de la CFDT, 8% de FO, 3% de la CGT et 2% de Solidaires ont voté pour l’UMP.

Des résultats embarrassants pour les syndicats

La percée du Front National a de quoi ennuyer les leaders syndicaux. FO, CGT, Solidaires et CFDT ont a maintes reprises dénoncé les idées défendues par le parti de Marine Le Pen et les mirages qu’il fait miroiter à des salariés déboussolés. La CGT n’a pas hésité à exclure des militants ouvertement engagés au Front National. La CFTC, victime de “l’entrisme” du FN a tenté, pas toujours avec succès, de faire le ménage.

Mais il n’en reste pas moins que, a l’instar du quart des français qui ont voté dimanche 25 mai, une forte minorité de sympathisants syndicaux ont été également séduits par les thèses du FN, ou, du moins, ont adressé un message de protestation aux partis traditionnels, Parti Socialiste en tête.

Un sondage ambigu basé sur la notion de “sympathisants”

Cependant, ce sondage est ambigu. Il a été réalisé auprès de “sympathisants”, un terme vague. Il ne s’agit donc ni des “militants” ni, encore moins, des “adhérents”. On peut toujours se dire “sympathisant”… sans avoir aucun engagement. C’est vrai à l’égard d’un syndicat comme vis à vis de n’importe quelle autre organisation, parti, association

D’ailleurs, l’Union nationale Solidaires (qui regroupe notamment les syndicats SUD, plutôt classés comme “radicaux” dans les entreprises) a réagi : “ Notre Union syndicale, qui a toujours exprimé de fortes réserves de manière générale face aux sondages, a demandé auprès de l’IFOP et de l’Humanité des informations complémentaires sur une méthodologie qui à l’évidence est source de marges d’erreur phénoménales”.

Alors, certes, le Front National est arrivé en tête chez les employés et ouvriers, qui forment les gros rangs des “adhérents” syndicaux. Mais d’ici à déduire, comme pourrait faire croire ce sondage et certains commentaires qui en ont été faits, qu’un quart, voire un tiers des “adhérents” des organisations syndicales votent pour le Front National, il y a manifestement un pas à ne pas franchir. Il ne s’agit là que de personnes se déclarant “sympathisants”.

La Tribune

http://fortune.fdesouche.com/342023-vote-pour-le-front-na...

Vote pour le Front National, les syndicalistes aussi ?

Le journal L’Humanité a publié un sondage Ifop montrant que 33% des sympathisants FO et 22% de ceux de la CGT avaient voté Front National aux européennes. Ces résultats ont déclenché une polémique, car ils sont basés sur la notion ambiguë de “sympathisants” et non sur celle “d’adhérents”.

C’est un sondage certes ambigu mais tout de même embarrassant pour les syndicats qu’a publié le 28 mai le quotidien L’Humanité. Et ses résultats ont produit quelques vagues dans les rangs des centrales syndicales.

Réalisé par l’Ifop le jour même des élections européennes, le 25 mai, le sondage montre qu’une forte minorité de sympathisants syndicaux sont attirés par les thèses du Front National.

33% des sympathisants de FO auraient voté FN

Ceux de FO ont été les plus nombreux à voter pour le parti de Marine Le Pen à hauteur de 33%. Ce qui n’est pas, à première vue, totalement étonnant. FO a toujours été “l’auberge espagnole” du syndicalisme, ses adhérents réunissant toute la palette du champ politique de l’extrême gauche trotskiste au… Front National.  Viennent ensuite l’Union syndicale Solidaires (27%), la CGT (22%) et la CFDT (17%).

Les personnes se disant proches d’un autre syndicat (CFTC, Unsa, CFE-CGC) ont voté à 29% pour le FN.

L’abstention a été moins forte chez les sympathisants de la CGT (52%), de la CFDT (45%) et de Solidaires (57%) que la moyenne nationale (58%). Les proches de FO ont boudé les urnes à 61%.

16% des sympathisants de la CFDT ont été séduits par l’UDI et le Modem.

Les sympathisants de la CGT ont choisi en premier lieu le Front de gauche (30%), cinq fois plus que sa moyenne nationale (6%). Le Front de gauche a attiré 17% des proches de Solidaires, 11% de ceux de FO et seulement 3% de la CFDT.

Sans réelle surprise, c’est parmi les sympathisants de la CFDT que le PS a réalisé son meilleur score (29%, contre une moyenne nationale de 14%). Les proches de la CGT et de Solidaires ont voté PS à 19% et ceux de FO à 15%. De son côté, EELV a attiré les sympathisants de Solidaires (17%), suivis par FO (13%), la CFDT (9%) et la CGT (6%).

Enfin, 9% des sympathisants de la CFDT, 8% de FO, 3% de la CGT et 2% de Solidaires ont voté pour l’UMP.

Des résultats embarrassants pour les syndicats

La percée du Front National a de quoi ennuyer les leaders syndicaux. FO, CGT, Solidaires et CFDT ont a maintes reprises dénoncé les idées défendues par le parti de Marine Le Pen et les mirages qu’il fait miroiter à des salariés déboussolés. La CGT n’a pas hésité à exclure des militants ouvertement engagés au Front National. La CFTC, victime de “l’entrisme” du FN a tenté, pas toujours avec succès, de faire le ménage.

Mais il n’en reste pas moins que, a l’instar du quart des français qui ont voté dimanche 25 mai, une forte minorité de sympathisants syndicaux ont été également séduits par les thèses du FN, ou, du moins, ont adressé un message de protestation aux partis traditionnels, Parti Socialiste en tête.

Un sondage ambigu basé sur la notion de “sympathisants”

Cependant, ce sondage est ambigu. Il a été réalisé auprès de “sympathisants”, un terme vague. Il ne s’agit donc ni des “militants” ni, encore moins, des “adhérents”. On peut toujours se dire “sympathisant”… sans avoir aucun engagement. C’est vrai à l’égard d’un syndicat comme vis à vis de n’importe quelle autre organisation, parti, association

D’ailleurs, l’Union nationale Solidaires (qui regroupe notamment les syndicats SUD, plutôt classés comme “radicaux” dans les entreprises) a réagi : “ Notre Union syndicale, qui a toujours exprimé de fortes réserves de manière générale face aux sondages, a demandé auprès de l’IFOP et de l’Humanité des informations complémentaires sur une méthodologie qui à l’évidence est source de marges d’erreur phénoménales”.

Alors, certes, le Front National est arrivé en tête chez les employés et ouvriers, qui forment les gros rangs des “adhérents” syndicaux. Mais d’ici à déduire, comme pourrait faire croire ce sondage et certains commentaires qui en ont été faits, qu’un quart, voire un tiers des “adhérents” des organisations syndicales votent pour le Front National, il y a manifestement un pas à ne pas franchir. Il ne s’agit là que de personnes se déclarant “sympathisants”.

La Tribune

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L’égérie du Front homosexuel d’action révolutionnaire rappelle l’objectif : détruire le mariage et la famille

L’émission «Les Matins» de France Culture avait invité Marie-Josèphe Bonnet ce vendredi 30 mai pour débattre de la «loi famille». Marie-Josèphe Bonnet est une vieille égérie du Mouvement de Libération des Femmes (MLF) et du Front homosexuel d’action révolutionnaire (FHAR). Dans les années 1970, le FHAR militait ouvertement contre la normalité. Le journal du FHAR s’intitulait L’antinorm et le FHAR publiait en 1971 un Rapport contre la normalité.

fhar-contre-normalité-mpifhar-journal-mpi

Marie-Josèphe Bonnet est restée fidèle à son discours révolutionnaire. Elle est opposée à la loi Taubira parce que, selon elle, le droit au mariage pour les LGBT annihile la dimension subversive de l’homosexualité en l’inscrivant dans la «norme petit-bourgeoise». Elle semble affligée par les actuelles revendications du lobby homosexuel : «Il y a 40 ans, si on m’avait dit que notre engagement allait aboutir au mariage… On voulait assumer nos différences, être nous-mêmes sans avoir à obéir à des normes collectives. On en vient à ce que tout le monde soit pareil. Je ne comprends pas du tout cette évolution. C’est une demande d’intégration normative et petite-bourgeoise

http://medias-presse.info/legerie-du-front-homosexuel-dac...

castoriadis : pourquoi vous n'êtes pas en démocratie

Fronde à l'UMP contre le triumvirat

Lu ici :

"L'installation du triumvirat Fillon-Raffarin-Juppé à la tête de l'UMP, mardi 27 mai, n'a pas franchement respecté la "loi interne" du parti, et certains cadres de l'UMP s'apprêtent, selon les informations du Lab, à pousser un sérieux coup de gueule contre le non-respect des statuts du parti, votés il y a tout juste un an. Une explication qui pourrait intervenir mardi 3 juin, lors du prochain bureau politique du parti."

Quelque chose me dit que l'on n'a pas fini de s'amuser.

Michel Janva

 

60 ans après Dien-Bien-Phu et la Toussaint rouge, les armées vietnamiennes et algériennes sur les Champs-Elysées le 14 juillet?

La même rumeur avait été démentie en 2011 et 2012. Mais cette année, la nouvelle semble s'appuyer sur des faits crédibles comme le soulignent Boulevard VoltaireSecours de France et cette lettre de Gilles Bonnier, chargé de mission aux relations publiques de la Fondation de Lattre.

Une vieille rumeur devenue réalité en 2014 et gardée bien secrète?

Le Salon Beige

Mettre un nom sur une donnée

L’immense majorité des informations que la NSA récupère ne sont pas nominatives. Un appel est identifié par un numéro de téléphone, une requête sur le web par une adresse IP... Comment remonter à l’identité de l’utilisateur ? 

     Pour le téléphone, fixe ou portable, c’est facile à grâce aux annuaires inversés. Cependant, si l’on a affaire à un terroriste prudent, la traque peut être plus délicate ; il peut par exemple utiliser le téléphone d’un ami pour un appel sensible. Il évitera alors d’emprunter un smartphone, car Ira Hunt, directeur technique de la CIA, a révélé que les nombreux capteurs d’un téléphone moderne permettent de caractériser la manière dont quelqu’un marche, et que la manière de marcher permet d’identifier une personne à 100%. 

     Un terroriste doit aussi prendre garde à changer ses habitudes s’il change de numéro. S’il continue à appeler sa mère pendant dix minutes deux fois par semaine, comme l’un des protagonistes du film Zero Dark Thirty, version romancée de la traque de Ben Laden, il sera vite identifié. 

     Pour une communication par ordinateur, c’est plus compliqué mais pas moins efficace. Votre connexion internet est identifiée par une suite de nombres appelée adresse IP, de la forme 23.86.132.226. Chaque fois que vous vous connectez à un site web, le serveur distant a connaissance de cette adresse, sans laquelle il ne pourrait techniquement pas vous répondre. Or sur bien des sites vous avez donné des informations personnelles exactes, par exemple sur Amazon ou Facebook. Dès lors que vos communications ont été interceptées lorsque vous entriez des données, vous êtes identifié. Si vous déménagez, vous changez d’adresse IP, mais vous conservez les mêmes identifiants sur les mêmes sites : dès que vous vous y connectez, vous êtes repérable.

     Nos communications laissent beaucoup plus de traces que l’on imagine, et ces traces, prises ensemble, sont comme un filet auquel même un spécialiste peine à échapper. David Petraeus, général de l’armée américaine, chef du commandement central des opérations américaines en Irak et en Afghanistan, puis directeur de la CIA, a dû démissionner de son poste en novembre 2012 après qu’il fut révélé qu’il entretenait une relation extra-maritale. Pourtant il avait pris des précautions : sa maîtresse et lui partageaient la même boîte mail dans laquelle ils s’écrivaient via des brouillons jamais envoyés. Cela a cependant suffi au FBI pour remonter jusqu’à lui. 

Sébastien Desreux, Big Mother

http://www.oragesdacier.info/2014/05/mettre-un-nom-sur-un...

Plus de pilote à bord de la Ve République…

Depuis quarante-huit heures, les événements se précipitent et le régime est entré dans une crise profonde qui atteint à la fois l’exécutif et les deux principaux partis du pays légal, si bien que les institutions de la Ve République ne semblent fonctionner que par habitude, à leur rythme de croisière mais sans plus aucun pilote à bord.

La majorité n’est plus majoritaire, l’opposition parlementaire explose sous l’effet de ses malversations au lendemain d’un résultat électoral décevant pour elle et le président de la République continue de faire semblant d’exister, coincé qu’il est entre un peuple français qui n’a plus confiance en lui et une Allemagne autoritaire qui codirige l’Europe avec Bruxelles et conduit donc, compte tenu des différents traités adoptés depuis 2008, la politique de la France.

Quant au Premier ministre, il semble, huit semaines seulement après avoir été désigné à ce poste, avoir atteint son niveau d’incompétence le soir même des résultats, dans une apostrophe aux Français aussi grandiloquente qu’inutile : il n’est pas question, pour lui, de changer de politique mais seulement de chercher à en accélérer les résultats alors qu’on sait d’ores et déjà qu’ils seront nuls pour la croissance et donc pour l’emploi. [...]

François Marcilhac - La suite sur Boulevard Voltaire

http://www.actionfrancaise.net/craf/?Plus-de-pilote-a-bor...

Boko Haram : le prétexte US-raélien ou le 11/9 bis, par Laurent Glauzy

« Le groupe sanguinaire Boko Haram, de mouvance salafiste, qui revendique la création d’un État islamique dans le Nord du Nigeria, serait-il une construction des États-Unis servant à justifier une intervention au Nigeria ? Ainsi, Boko Haram ne serait qu’une répétition du fameux le 11 septembre, qui a permis, en 2001, l’invasion de l’Afghanistan et du puissant Irak de Saddam Hussein.

Alain Chouet, officier du renseignement français, ancien chef de poste de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) à Damas, avance dans la publication numérique Mondafrique (certainement avec l’approbation de ses supérieurs, dont celui de Hollande) que « Boko Haram est un monstre utile ». Concernant le chef de Boko Haram, Aboubakar Shekau, Chouet demande s’il est « un fou, un drogué irrationnel, un ancien chef de bande ? Les média l’ont décrit ainsi. Mais je l’ai entendu sur des vidéos faire ses revendications dans un arabe classique parfait. Ce qui est loin d’être commun en Afrique. »

Le groupe armé Boko Haram existe depuis 2002. Mais, aujourd’hui, il ressemble à une armée de milliers d’hommes. Or, un fou drogué et inculte ne peut pas gérer une telle rassemblement.
Avec l’enlèvement, à la mi-avril, de 223 étudiantes, Aboubakar Shekau donne même l’impression qu’il inscrit sa mouvance dans une logique internationale. Cette action terroriste a nécessité une importante organisation et a entraîné un coût économique.

Alain Chouet souligne que Boko Haram possède d’importants capitaux lui permettant de rémunérer ses hommes de main, ainsi que d’embrigader et de séquestrer des personnes. Alain Chouet évoque même le va-et-vient, entre Ryad et Kano (repaire de Boko Haram), de valises pleines de dollars.

L’officier du renseignement ajoute que des valises ont été vues, avec des porteurs différents, transiter par le Soudan, l’Afghanistan, la Lybie, la Syrie, le Mali et la Tunisie.

Il affirme qu’« il y a une grande quantité de riches donateurs privés » en Arabie Saoudite et au Qatar prêts à fournir des fonds à Boko Haram. Alain Chouet assure que le Nigeria « est un pays où l’intégralité de la rente pétrolière est confisquée par les élites. Ce système a tenu pendant une vingtaine d’années, parce que les cadres de l’administration d’État et de l’armée étaient essentiellement des musulmans du Nord (45 % de la population est islamique), qui distribuaient une petite partie des bénéfices, assez pour calmer la colère populaire, chaque jour confrontée à la corruption du pouvoir. Cependant, à partir de 2000, la situation s’est inversée : la population du Sud a augmenté son contrôle sur le secteur public et l’armée. La finance islamique, entre les mains des banques internationales, a permis d’instrumentaliser cette colère. Jusqu’alors, Boko Haram était un mouvement de révolte locale, agité par des revendications économiques locales. Il n’était donc pas intéressé par le djihad, qui sort plutôt du moule saoudien.

L’enlèvement des lycéennes, leur conversion de force annoncée le 12 mai par Aboubakar Shekau, et leur libération en échange de celle de prisonniers du groupe islamiste aux mains du gouvernement, ont bien entendu suscité la plus grande indignation dans le monde (à commencer par la femme du président américain Obama). Cette mise en scène sonne bien comme un prétexte orchestré pour légitimer une nouvelle ingérence « humanitaire » occidentale en Afrique. Plusieurs organisations non gouvernementales ont d’ailleurs appelé à l’intervention de l’entité supranationale Illuminati qu’est l’ONU.

Il est à ce propos intéressant de constater que le nom officiel du groupe est Jama’atu Ahlul Sunna Lidda’awati Wal Djihad, est traduit en arabe par « la communauté des disciples de la tradition de l’Islam pour la prédication et la guerre sainte ». Quant à l’appellation de Boko Haram, qui proviendrait des populations locales du Nord-est du Nigeria, elle signifie en langue haoussa « l’éducation occidentale est un péché » : « boko », de « book », « livre » en anglais, et « haram », « interdit » en arabe - soit le rejet d’un enseignement perverti par l’occidentalisation. Dans un tel contexte terroriste, montée de toute pièce et aussi grossier que le 11 septembre, l’intervention de l’Occident devient une « nécessité ».

Comment aussi ne pas imaginer que le président nigérian, Jonathan Goodluck a provoqué l’enlèvement de ces étudiantes pour consolider son pouvoir, et celui du pétrole anglo-américain ? De plus, Jonathan Goodluck, évangéliste baptiste – mouvance religieuse proche des États-Unis et de la CIA à laquelle appartient John Davison Rockefeller - a demandé l’aide d’agents secrets israéliens, dans le but unique de libérer les étudiantes (Nigeria News du 20/5/14) ! Voilà une belle occasion offerte à Israël pour s’ingérer dans les affaires de la première puissance économique d’Afrique, pays que connaît néanmoins Jonathan Goodluck pour y effectuer ses pèlerinages. »

 Laurent Glauzy

http://www.contre-info.com/boko-haram-le-pretexte-us-rael...

Partout, l’Etat démissionne…

Quand un État renonce à exercer son autorité sur les crapules, alors cet État se destine lui aussi au désastre.   

Que le football vous inspire ou vous afflige, peu importe. Dans deux semaines, et pour un mois, les capitales européennes vivront à l’heure brésilienne. Sur leurs plus grandes places, elles s’apprêtent à retransmettre les matches sur écrans géants, permettant à des milliers d’amoureux du ballon rond de communier autour de leurs équipes nationales. A chaque fois, se seront des joies, de l’exaltation, des embrassades, des flots de drapeaux en furie, mais aussi, selon l’évolution des scores, des sentiments et des ambiances strictement opposés.

Il y a toutefois une exception. Une capitale, une seule, sera privée d’écrans géants : Paris. En effet, la préfecture de police a décidé qu’il était prudent de ne pas prendre le risque de voir se reproduire les pillages commis l’an dernier au Trocadéro, lorsque le PSG y fêta son titre.

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10:41 Écrit par pat dans politique française | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Alain de Benoist : Pourquoi la gauche a perdu le peuple et pleure son hégémonie culturelle défunte

Trois jours après les résultats des élections européennes qui ont fait du Front national le premier parti politique de France. Alain de Benoist analyse la révolution silencieuse en cours.
Éléments : « Séisme », « tempête », « tremblement de terre », « ouragan », « tsunami », « éruption volcanique », etc. Les hommes politiques et les médias ont rivalisé d'hyperboles catastrophistes pour annoncer le score du Front national aux élections européennes.
Alain de Benoist: En matière de vocabulaire, notre époque pratique la montée aux extrêmes pour cause d’usure des mots. Vous vous souvenez sans doute qu’après la mort de Michael Jackson, Stéphane Heyssel ou Nelson Mandela (rayer la mention inutile), on nous expliquait déjà que « rien ne serait plus comme avant ». Le scrutin des élections européennes n’est évidemment pas un « choc à l’échelle du monde », mais il est à coup sûr un choc à l’échelle du microcosme politicien. C’est même une date historique : le Front national surclasse pour la première fois tous ses concurrents, tandis qu’à l’échelle de l’Europe on enregistre une poussée prévisible, mais néanmoins sans précédent, de populisme et d’euroscepticisme. Beaucoup s’en affolent ou s’en indignent. À l’indignation ou à l’affolement, ils devraient préférer l’analyse.
Éléments : Entre abstention et rejet, les Français ont dit non à l'Union européenne. Comment expliquez-vous l'inefficacité tous bords politiques des discours pro-européens (« L'Europe, c'est la paix », « La France puissance moyenne », etc. ), voire leurs effets répulsifs auprès des électeurs ? 
Alain de Benoist: Parce que ces discours ne sont tout simplement plus crédibles. Quand ce qu’on dit aux gens contredit en permanence ce qu’ils peuvent constater par eux-mêmes, les discours ne passent plus. Ils sont usés, ils ne manifestent plus qu’un déni de réalité. On le voit tout aussi bien avec l’épuisement des rengaines et des mantras sur la « vigilance » et le « cordon sanitaire », les « heures les plus sombres » et le « retour aux années trente », tous refrains paresseux relevant d’un antifascisme fictif dont le seul effet a été d’installer durablement le FN au centre de la scène politique. Bel exemple d’hétérotélie !
Éléments : Malgré les souffrances des peuples et les scores des partis populistes, le système européen ne changera pas de trajectoire. Dès l'annonce des résultats, Jean-Claude Juncker a reconnu qu’il n’y avait pas d’autres solutions qu’une coalition entre le centre droit (PPE) et le centre gauche (S&D). L'Europe est-elle condamnée à choisir entre un social-démocrate allemand et un chrétien-social luxembourgeois ? 
Alain de Benoist: Le système ne changera pas de trajectoire parce qu’il ne peut pas en changer. C’est précisément en cela qu’il constitue un système. Les débats que l’on a pu entendre au soir du scrutin témoignent qu’il en va de même de la Nouvelle Classe politico-médiatique. Au-delà de leur comique involontaire, ils montrent l’incapacité des élites à prendre en compte les demandes du peuple, tout simplement parce que cette notion de peuple ne correspond pour eux à rien. Ils voient bien qu’il y a des gens mécontents. Ils se demandent à qui la faute, ils se renvoient les responsabilités. Mais il n’y en a aucun pour s’interroger sur le bien-fondé de ces demandes, parce qu’ils ne peuvent pas imaginer qu’elles renvoient à autre chose qu’à de la bêtise franchouillarde ou de la malignité perverse. Mieux encore, tout ce qu’ils proposent c’est d’aller encore plus loin dans ce qui ne cesse depuis des années de provoquer leur rejet. Il faut réconcilier le centre droit et le centre gauche, dit Juncker. Il faut se rapprocher du centre pour faire nombre, disent les caciques de l’UMP. Il faut constituer un gouvernement d’union nationale – c’est-à-dire un gouvernement « UMPS » – hoquette le grand délirant Bernard-Henry Lévy. En d’autres termes : montrons plus encore que nous pensons fondamentalement la même chose, montrons plus encore que rien ne nous sépare et qu’aucun d’entre nous ne représente une alternative par rapport aux autres ! Et l’on s’étonne que le FN apparaisse, à tort ou à raison, comme l’ultime espoir de changement ?
Éléments : Au vu des résultats des élections européennes, quels messages les Français ont-ils voulu faire passer ? Pensez-vous comme Florian Filippot, le vice-président du Front National que les Français ont exprimé un « vote d'adhésion à la souveraineté nationale » ?
Alain de Benoist: Florian Filippot voit midi à sa fenêtre. Bien sûr que les Français sont attachés à la souveraineté de leur pays – c’est-à-dire à un souvenir –, mais leur protestation est beaucoup plus large, elle va beaucoup plus loin. C’est une défiance tous azimuts qui s’est exprimée dans leur vote. Ils se défient des politiciens, des journalistes, des médias, des institutions. Ils se défient du « monde d’en-haut », qui s’est définitivement déconnecté du monde d’en-bas dans lequel ils vivent. Ils se défient de tout, ils ne croient plus personne. C’est cela qui permet de prendre la pleine mesure du moment historique. Ceux qui sont en bas ne veulent plus, ceux qui sont en haut ne peuvent plus. C’est en de telles périodes que s’annoncent les grandes ruptures.
Éléments : Au cours de la soirée électorale, la présidente du Front national Marine Le Pen annonçait une « recomposition de la vie politique », pendant qu'au même moment François Bayrou déplorait, lui, une « décomposition de la vie politique française». Au détriment de qui ? 
Alain de Benoist: Le système électoral français favorise, on le sait, un bipartisme qui a lui aussi atteint ses limites, puisqu’il ne reflète plus les rapports de force réels ni l’état de l’opinion. Le succès du FN aux européennes confirme ce qu’avaient laissé prévoir les municipales, à savoir que ce bipartisme est en place d’être remplacé par un tripartisme (FN-UMP-PS). Du moins en attendant les présidentielles de 2017, qui verront peut-être l’émergence d’un nouveau bipartisme si, comme il faut le souhaiter, le parti de l’infâme Sarkozy se discrédite définitivement.
Éléments : Avec moins de 14 % des suffrages exprimés (13,98 %), la faiblesse du score du parti socialiste est sans équivalent depuis un demi-siècle, d'autant qu'elle n'est pas compensée par un sursaut d'une autre liste de gauche. Désemparé, Jean-Luc Mélenchon a appelé les travailleurs à se ressaisir : « Va, la France. Va, ma belle patrie. Allez les travailleurs, ressaisissez-vous ». La gauche va-t-elle disparaître ?
Alain de Benoist: J’ai entendu l’intervention de Jean-Luc Mélenchon. Je l’ai trouvée respectable, et même émouvante. Mélenchon est le dernier grand orateur français. Il est excessif, il est emporté, mais tout ce qu’il dit n’est pas faux. Il lui reste à se demander pourquoi le Front de gauche, qui devrait être le premier à recueillir les voix de la désespérance sociale, ne parvient pas à marquer plus de points. Pourquoi est-ce l’autre Front qui mobilise les classes populaires (43 % du vote ouvrier), jusqu’à conquérir les uns après les autres tous les anciens bastions de l’électorat socialiste et communiste ? Pourquoi les classes populaires qui s’indignent de la dérive libérale du PS n’entendent-elles pas l’appel de Mélenchon ? Et comment le parti socialiste peut-il continuer à gouverner alors qu’il ne représente plus que 6 % de l’électorat ? La vérité est que la gauche a perdu le peuple. Et qu’après avoir perdu le peuple, elle est en passe de perdre aussi son hégémonie culturelle. C’est le fond même de la révolution silencieuse à laquelle nous sommes en train d’assister. Tout le reste découle de cela.

http://blogelements.typepad.fr/blog/2014/05/alain-de-beno...

L’idée d’une démission de Hollande fait son chemin

Hollande démissionDeux défaites électorales, à chaque fois plus sévères, et des sondages qui ne cessent de baisser, Hollande n’est plus l’homme réconciliateur incontournable. Selon le PS, les élections européennes étaient sauvées à 15%… Le PS a fait 13%, le tout avec un fort score du FN. Il y a de quoi provoquer un séisme politique au sein du parti et tous les regards se tournent vers Hollande. Le tout est accentué par la réponse inappropriée du président dans une allocution insipide où il a déclaré en filigrane qu’il avait compris la colère des Français mais qu’il ne changerait rien à sa politique. Ce n’est pas étonnant que certains, au sein du parti socialiste,  se posent des questions sur la personne de Hollande. Cependant, ils n’iront pas jusqu’à demander sa démission car ce serait une catastrophe pour le parti et ils ne veulent pas en prendre le risque. Mais pour l’heure, plus personne ne le veut pour candidat en 2017 et selon un dernier sondage, c’est ainsi pour les Français en général (3% à peine souhaient sa candidature) mais aussi les sympathisants socialistes en particulier (15%).

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L’échec des manifestations contre l’extrême-drôôôaate !

Une vingtaine de manifestations en France. Toutes nées grâce aux réseaux sociaux et organisées par les syndicats lycéens et étudiants qui prévoyaient environ 25 000 personnes pour une grande mobilisation nationale contre la victoire du FN aux européennes. Une marche qui veut opposer l’amour des autres, l’ouverture d’esprit et les valeurs les plus humanistes face à l’intolérance, au racisme et au replis sur soi.

Une journée sans aucun doute réussie puisque question mobilisation on atteint à peine les 10 000 personnes selon l’Express (seulement 15 000 personnes de moins que prévu, on ne va pas chipoter !). Quant aux grandes valeurs défendues, elles ont pu s’exprimer à travers des slogans cohérents: « F comme fasciste, N comme nazi » et surtout réfléchis tels que « A bas le Front National », « Le Pen tu nous casses les urnes » ou encore « La jeunesse emmerde le Front National » .

Au lendemain du « choc » du 21 avril 2002, c’est 500 00 personnes qui étaient venues manifester leur opposition à la montée du FN : une sacrée chute de motivation en 12 ans ! De quoi faire hurler les syndicats de gauche qui appellent déjà à une mobilisation contre ce parti « anti-républicain » pendant les trois ans à venir, jusqu’à la prochaine élection présidentielle en 2017.

Finalement, à gauche, la démocratie, parfois on s’en passerait bien !

Marie de Remoncourt  http://www.contre-info.com/

Du 7 au 9 juin, 32e pèlerinage de Pentecôte à Chartres

Du 7 au 9 juin, Notre-Dame de Chrétienté organise son 32e pèlerinage de Pentecôte de Notre-Dame de Paris à Notre-Dame de Chartres. Jean de Tauriers, président de l'association, déclare à L'Homme Nouveau :

C"Depuis trente-deux années, Notre-Dame de Chrétienté organise le plus grand pèlerinage européen pendant la Pentecôte, du samedi au lundi. Ce pèlerinage est traditionnel par l’exclusivité de la forme extraordinaire célébré pendant les trois jours mais aussi par l’enseignement donné à contre-courant du relativisme ambiant. Le pèlerinage est aussi de chrétienté parce que nous voulons mettre Jésus-Christ au centre de la société comme nous l’a demandé le Pape François en la fête du Christ-Roi.

Pourquoi un pèlerinage de chrétienté ?

Tout l’enseignement de l’Église nous demande de promouvoir la chrétienté, le Catéchisme de l’Église Catholique nous le redit très clairement.Nous en parlerons beaucoup pendant le pèlerinage 2014, l’année du 800e anniversaire de la naissance de saint Louis, le modèle du roi chrétien.Aujourd’hui, défendre la chrétienté, c’est défendre la vie, l’éducation et la famille.Nos pèlerins sont au premier rang de tous ces engagements dans la société et nous pensons que Notre-Dame de Chrétienté en a pris sa part en formant des générations de pèlerins et en priant pour la France. [...]

Des nouveautés en 2014 ?

D’abord notre thème « Au commencement Dieu créa le ciel et la terre » qui nous permettra de revoir notre catéchisme avec le souci propre à Notre-Dame de Chrétienté de former en vue de l’action. Toujours dans la formation, pour aider les chapitres dans leur préparation du pèlerinage, Notre-Dame de Chrétienté a mis à disposition sur son site de courtes formations vidéo introduisant des sujets particuliers comme l’existence de Dieu, le mal, les lois immorales,… Enfin, Mgr Ail­let nous fait l’amitié de venir célébrer la messe de clôture du pèlerinage le lundi 9 juin à Chartres. C’est une très grande joie pour nous. Cette année nous lançons également un nouveau chapitre (les Anges gardiens) pour tous ceux qui ne peuvent se déplacer mais qui veulent faire le pèlerinage « à distance ». Ce chapitre réunira les prêtres ne pouvant venir, les religieux avec de nombreuses communautés déjà inscrites, les personnes âgées, les malades, les familles qui ne pourront se déplacer, des expatriés,… Ce chapitre incarne l’immense chaîne de prières de notre pèlerinage."

Michel Janva

08:26 Écrit par pat dans entretiens, religion, tradition | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Quand les SAS britanniques attaquaient une colonne de civils serbes

A l’antenne de TV Libertés, le colonel Hogard (ER), alors en poste au Kosovo pendant le conflit entre l’OTAN et l’UCK contre les Serbes, révèle un crime de guerre de l’armée britannique : des SAS ont attaqué une colonne de réfugiés serbes.
C’est à 21’35, et c’est en écho à son livre L’Europe est morte à Pristina(disponible ici).

Un crime de guerre, méconnu et impuni, par ceux qui se battent et attaquent des peuples au nom des droits de l’homme.

http://www.contre-info.com/

Strasbourg : PS, UMP et UDI votent une subvention pro-gender

Lu sur Novopress :

"[L]ors du conseil municipal du 26 mai 2014, le conseiller municipal FN Jean-Luc Schaffhauser – qui vient d’ailleurs d’être élu député européen – a vivement dénoncé une subvention de 15.000€ pour le Planning Familial, dont les objectifs mentionnés dans la Convention 2012-2014 passée entre cette association et la ville de Strasbourg sont explicites :

- « Intégrer la dimension du genre dans la gestion des collectivités locales »
- « Intégrer l’approche par le genre […] par des actions d’information dans les établissements scolaires notamment »

Cette interpellation a fait l’objet d’un vif débat au conseil municipal de Strasbourg. Seuls les deux élus FN (Jean-Luc Schaffhauser et Julia Abraham) ont voté contre cette délibération, les élus d’opposition UMP-UDI et de la majorité PS ont voté pour."

Michel Janva

30/05/2014

Marion Maréchal Le Pen en débat sur la réforme territoriale

Journal de bord de Jean-Marie Le Pen n°365

F.R Entretien biographique (avec Pierre Sidos)

Entretien avec Renaud Camus: La préoccupation numéro un des français, c’est le Grand Remplacement

Votre liste a obtenu 0,05 % aux élections européennes. Quel bilan en tirez-vous ?
Ah ah ! Le bilan que je suis nul, un homme politique de vingt-cinquième ordre et que je ferais mieux de m’en tenir à mes chères études… Ce n’est pourtant pas faute d’avoir été prévenu…
D’un autre côté, à défaite politique indubitable, victoire idéologique incontestable : le Grand Remplacement, le « concept », gagne tous les jours du terrain, presque aussi vite que la chose elle-même, l’horrible chose. L’expression est maintenant dans toutes les bouches, y compris celle de Jean-Marie Le Pen, c’est-à-dire dans le sanctuaire du Front national, le grand vainqueur. Et tous les sondages sont d’accord pour dire que la préoccupation numéro un des Français, et leur principal motif pour apporter leur suffrage à Marine Le Pen, c’est l’immigration, autrement dit la sécurité, l’économie, l’emploi, mais d’abord et avant tout l’identité, la substitution ethnique et culturelle, le changement de peuple et de civilisation : bref, le Grand Remplacement.
Vous remarquerez d’ailleurs que pour la caste médiatique unanime, c’est là, précisément, ce dont il ne doit être question à aucun prix. Même le soir des élections, si notre cher Zemmour n’avait pas mis son grain de sel in fine, immigration et identité – les principales raisons du vote Front national – auraient été passées sous silence. Dans le Sud-Ouest, les grands journaux et les chaînes de télévision locales n’ont pas pipé mot de notre liste, la seule qui posât ouvertement la question du changement de peuple et de la conquête coloniale en cours. Les médias sont tellement abîmés dans les vieux dogmes antiracistes, qui pourtant n’ont plus aucune prise sur le réel, que pour eux tout souci de l’indépendance et de l’identité nationales sont une monstruosité à laquelle, d’accord avec le pouvoir, ils accolent aussitôt l’étiquette ravageuse et prohibitive d’extrême droite, même si personne au sein de notre liste n’a jamais eu la moindre accointance avec ces milieux-là et si notre culture est aussi éloignée que possible de la leur.
Silence total de la presse, dissuasive étiquette d’extrême droite, cinq ou six mille euros de budget, presque pas d’affiches, presque pas de bulletins de vote : c’est merveille, dans ces conditions, que nous ayons frisé les quinze cents voix. Nous en aurions eu cent, je n’aurais pas été autrement surpris. Et pourtant notre ligne générale — refus de l’immigration de masse, hostilité égale pour les politiques menées en France et en Europe mais attachement égal à la France et à l’Europe —, cette ligne-là est majoritaire dans le pays, au moins relativement. C’est là qu’on revient à ma nullité. Nous aurions dû avoir trois millions de voix…
Parlez-vous à propos de la victoire du FN, comme beaucoup de commentateurs politiques, d’un « séisme » pour la France ?

Oui, mais d’un bon séisme. Disons : un choc salutaire. Le paradoxe c’est que mes amis et moi, qui sommes cinq cents fois moins forts que le FN, sommes aussi plus ambitieux : nous voudrions que les mouvements antiremplacistes arrivent au pouvoir en France, certes, mais aussi en Europe, et changent radicalement les politiques de l’Union comme celles de la nation.
Que devrait faire François Hollande, selon vous, qui parle de « continuer » dans la même direction ?

Vous souvenez-vous de l’amiral d’Ascoyne, dans Noblesse oblige, saluant au garde-à-vous à la proue de son navire qui sombre parce qu’il a refusé de changer des ordres manifestement imbéciles ? Mais il était plus chic que notre Président.
Que pensez-vous de la tribune de BHL publiée dans Le Monde, qui explique que « la France est en péril. Un quart de nos compatriotes ont voté pour le pire. Ils ont choisi le parti, non seulement de l’anti-Europe, mais de l’anti-France » et qui propose la mise en place d’un gouvernement d’union nationale ?

Que c’est un bon exemple de discours mort, de vieille mécanique rouillée, sans prise sur ce qui survient, et qui ne touche plus du tout à la réalité des choses.

http://www.voxnr.com/cc/dt_autres/EupEFuyEuyeyoovcsZ.shtml

Entretien avec Renaud Camus: La préoccupation numéro un des français, c’est le Grand Remplacement

Votre liste a obtenu 0,05 % aux élections européennes. Quel bilan en tirez-vous ?
Ah ah ! Le bilan que je suis nul, un homme politique de vingt-cinquième ordre et que je ferais mieux de m’en tenir à mes chères études… Ce n’est pourtant pas faute d’avoir été prévenu…
D’un autre côté, à défaite politique indubitable, victoire idéologique incontestable : le Grand Remplacement, le « concept », gagne tous les jours du terrain, presque aussi vite que la chose elle-même, l’horrible chose. L’expression est maintenant dans toutes les bouches, y compris celle de Jean-Marie Le Pen, c’est-à-dire dans le sanctuaire du Front national, le grand vainqueur. Et tous les sondages sont d’accord pour dire que la préoccupation numéro un des Français, et leur principal motif pour apporter leur suffrage à Marine Le Pen, c’est l’immigration, autrement dit la sécurité, l’économie, l’emploi, mais d’abord et avant tout l’identité, la substitution ethnique et culturelle, le changement de peuple et de civilisation : bref, le Grand Remplacement.
Vous remarquerez d’ailleurs que pour la caste médiatique unanime, c’est là, précisément, ce dont il ne doit être question à aucun prix. Même le soir des élections, si notre cher Zemmour n’avait pas mis son grain de sel in fine, immigration et identité – les principales raisons du vote Front national – auraient été passées sous silence. Dans le Sud-Ouest, les grands journaux et les chaînes de télévision locales n’ont pas pipé mot de notre liste, la seule qui posât ouvertement la question du changement de peuple et de la conquête coloniale en cours. Les médias sont tellement abîmés dans les vieux dogmes antiracistes, qui pourtant n’ont plus aucune prise sur le réel, que pour eux tout souci de l’indépendance et de l’identité nationales sont une monstruosité à laquelle, d’accord avec le pouvoir, ils accolent aussitôt l’étiquette ravageuse et prohibitive d’extrême droite, même si personne au sein de notre liste n’a jamais eu la moindre accointance avec ces milieux-là et si notre culture est aussi éloignée que possible de la leur.
Silence total de la presse, dissuasive étiquette d’extrême droite, cinq ou six mille euros de budget, presque pas d’affiches, presque pas de bulletins de vote : c’est merveille, dans ces conditions, que nous ayons frisé les quinze cents voix. Nous en aurions eu cent, je n’aurais pas été autrement surpris. Et pourtant notre ligne générale — refus de l’immigration de masse, hostilité égale pour les politiques menées en France et en Europe mais attachement égal à la France et à l’Europe —, cette ligne-là est majoritaire dans le pays, au moins relativement. C’est là qu’on revient à ma nullité. Nous aurions dû avoir trois millions de voix…
Parlez-vous à propos de la victoire du FN, comme beaucoup de commentateurs politiques, d’un « séisme » pour la France ?

Oui, mais d’un bon séisme. Disons : un choc salutaire. Le paradoxe c’est que mes amis et moi, qui sommes cinq cents fois moins forts que le FN, sommes aussi plus ambitieux : nous voudrions que les mouvements antiremplacistes arrivent au pouvoir en France, certes, mais aussi en Europe, et changent radicalement les politiques de l’Union comme celles de la nation.
Que devrait faire François Hollande, selon vous, qui parle de « continuer » dans la même direction ?

Vous souvenez-vous de l’amiral d’Ascoyne, dans Noblesse oblige, saluant au garde-à-vous à la proue de son navire qui sombre parce qu’il a refusé de changer des ordres manifestement imbéciles ? Mais il était plus chic que notre Président.
Que pensez-vous de la tribune de BHL publiée dans Le Monde, qui explique que « la France est en péril. Un quart de nos compatriotes ont voté pour le pire. Ils ont choisi le parti, non seulement de l’anti-Europe, mais de l’anti-France » et qui propose la mise en place d’un gouvernement d’union nationale ?

Que c’est un bon exemple de discours mort, de vieille mécanique rouillée, sans prise sur ce qui survient, et qui ne touche plus du tout à la réalité des choses.

http://www.voxnr.com/cc/dt_autres/EupEFuyEuyeyoovcsZ.shtml

Comment le PS a fait un enfant dans le dos à Catherine Trautmann…

Règlement de comptes à OK-PS à Strasbourg : « Catherine Trautmann accuse ! », titrait courageusement mardi matin – une fois n’est pas coutume – les Dernières Nouvelles d’Alsace, au lendemain de la non-réélection de l’ancien ministre de la Culture Catherine Trautmann, numéro 2 sur la liste du PS menée par Édouard Martin… Battue à plate couture dans le Grand-Est, la liste de l’ancien syndicaliste n’a sorti du chapeau électoral que son seul titulaire, au détriment de l’ancien maire de Strasbourg pressenti par Martin Schulz pour la présidence du groupe socialiste européen.

« Il n’y a pas eu d’effet Martin : il n’arrive même pas en tête à Florange », a persiflé insidieusement le maire socialiste de Strasbourg, Roland Ries, demandant son désistement dès l’annonce du résultat.

Quant à l’ancienne eurodéputée sortante, lors de la réunion du conseil fédéral du PS 67 lundi soir, elle a dressé sans ménagement un « sévère réquisitoire sur l’échec annoncé d’une stratégie élaborée par le PS à Paris dans son dos ». Et de rappeler comment, bien que plébiscitée par les militants, elle avait été dégommée juste avant la tenue du bureau national du PS, chargé de désigner les têtes de liste pour chaque région.

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Henri Guaino refuse de devenir centriste

Il écrit :

G"[...] Je suis particulièrement préoccupé par ce qui arrive à ma famille politique et qui menace de libérer un immense espace politique entre le Front National et ce qui reste du Centre après le départ de Jean-Louis Borloo, dont je regrette comme tant d’autres, l’intelligence vive et l’ouverture d’esprit.

Ce vide serait terrible. Il surviendra si dans la crise identitaire que traverse notre pays,nous choisissons pour notre famille politique une identité floue plutôt qu’une identité forte.

Nous échouerons si nous n’avons pas d’autres réponses aux difficultés actuelles qu’un recentrageet une arithmétique partisane dont l’histoire nous a si souvent montré qu’elle transformait les additions de voix en soustraction le jour des élections.

Je veux travailler avec les centristes comme je l’ai toujours fait, comme l’ont toujours fait les gaullistes sociaux, mais je ne veux pas devenir centriste.

Les meilleures alliances sont celles où chacun sait qui il est. A l’UMP, il y a des centristes, des libéraux, des gaullistes, des tenants d’une droite plus traditionnelle.

La cohésion de l’ensemble ne peut être assurée que si nous dépassons nos différences, mais certainement pas par la recherche d’un plus petit commun dénominateur. Sans oublier dans cette quête, que, depuis la guerre, le seul ciment de toutes les droites –il y a toujours eu plusieurs droites- fut ce que l’on nomma « le Gaullisme ». Même si le mot « droite » ne peut pas résumer la leçon du Gaullisme, cette ambition de dépasser la droite et la gauche, d’incarner une idée de l’Etat, de la Nation et de la République, la volonté humaine dans l’histoire, l’autorité, et de réconcilier l’ordre et le mouvement.

Ceux qui veulent tout tirer vers le Centre parce qu’ils ont toujours cru qu’en réduisant la vie démocratique à deux seuls partis, l’un de centre gauche, l’autre de centre droit, on rassemblerait tous les Français et que ces deux partis pourraient indéfiniment se partager le pouvoir, ceux-là ne voient pas le démenti de l’histoireque la crise politique actuelle nous jette pourtant à la figure et mettent dangereusement en péril non seulement la cohésion de l’UMP dont ils attisent les déchirements, mais aussi l’équilibre même de notre démocratie.

Opposer un refus résolu à cette tentation n’est qu’un préalable à la reconstruction intellectuelle et morale dont la France a besoin. Mais c’est un préalable décisif.

Ce refus résolu sera le mien."

Michel Janva

1940-1945 : La France sous les bombes alliées

De 1940 à 1945, près de 60.000 Français sont morts sous les bombardements alliés. De Dunkerque au Havre, en passant par Nantes et Cherbourg, des centaines de villes sont dévastées, certaines étant tout simplement rasées par les raids aériens de la Royale Air Force.

Peu de régions françaises échapperont à cette pluie de feu et d’acier, qui fera près de 74.000 blessés et détruira quelque 300.000 habitations. Le littoral français devient une nouvelle ligne de front. Car pour les Anglais, la stratégie du bombardement est la clé de la victoire contre l’occupation allemande. Retour sur une histoire longtemps occultée de la Seconde Guerre mondiale.

S’appuyant sur les archives françaises et britanniques, ainsi que sur des témoignages inédits, l’historien Andrew Knapp, spécialiste des stratégies aériennes durant la Seconde Guerre mondiale, lève ici un tabou : les Américains et les Anglais ont-ils tout fait pour éviter le sacrifice de tant de vies? Fallait-il bombarder la France? Toutes les frappes étaient-elles pertinentes ? Pourquoi tant de destructions? Ces raids, étaient-ils nécessaires?

Réalisé par Emmanuel Blanchard Catherine Monfajon Fabrice Salinié (France 2014)

Notes:

Liste non-exhaustive de villes durement touchées par les bombardements anglo-américains: Aulnoye, Avignon, Bordeaux, Boulogne-sur-Mer, Brest, Cagny, Calais, Cannes-La Bocca, Chartres, Cherbourg, Clermont-Ferrand, Creil, Le Creusot, Dunkerque, Gennevilliers, Juvisy-sur-Orge, Laon, Lens, Lille, Lisieux, Le Mans, Lorient, Mantes, Modane, Montluçon, Nantes, Nevers, Nice, Noisy-le-Sec, Orléans/Les Aubrais, Reims, Rouen, Saint-Lô, Saint-Nazaire, Sète, Somain, Tergnier, Toulouse, Tours, Trappes, Villeneuve-Saint-Georges…

http://fortune.fdesouche.com/341205-1940-1945-la-france-s...

21:16 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Chronique de film: Cristeros, un combat pour la liberté (Mexique - 2012, France - 2014)

Le 20 avril 2012, les Mexicains découvraient dans leurs salles obscures le film « Cristeros», racontant une page importante, récente, mais quelque peu oubliée de leur histoire. A la fin des années 20, le président Calles et son gouvernement instaurent des lois anticatholiques radicales, provoquant peu à peu une révolte populaire…

Porté par des acteurs internationalement reconnus, le film est un succès au Mexique et est rapidement projeté aux Etats-Unis. Il faut attendre près d’un an avant de le voir également dans certaines salles européennes, en Pologne et en Espagne, deux des derniers grands bastions catholiques du vieux continent. Et la France, me direz-vous ? Elle récompense à cette époque deux œuvres cinématographiques d’un tout autre genre, le film lesbien « La vie d’Adèle » et surtout le film à la gloire de la théorie du genre « Guillaume et les garçons à table ». Dans la vie politique, l’année 2013 est marquée par la loi autorisant le mariage homosexuel et par les manifestations massives contre ce projet. Les catholiques de France descendent alors dans la rue pour crier leur ras-le-bol face à la décadence de la société et l’inversion totale des valeurs, et font face à cette occasion à un mépris total du gouvernement et une violence policière démesurée, menant de nombreux jeunes de « bonnes familles » dans les geôles de l’Etat, l’un d’eux faisant même plusieurs semaines de prison à Fleury-Mérogis, dans la cellule voisine de Rédoine Faïd, braqueur, meurtrier de policiers et ennemi public numéro 1 !

Alors que le gouvernement dit français refuse une pétition de centaines de milliers de signatures, s’en prend à « l’obscurantisme » de l’Eglise Catholique et réprime des manifestations, il n’est pas interdit de voir dans la non-sortie du film dans l’hexagone une volonté politique.  En effet, ces différentes dérives trouvent un écho flagrant dans l’histoire des Cristeros.

Un an plus tard, ce qui - si vous avez bien suivi jusque-là - nous amène à ce mois de mai 2014, les manifestations ont cessé (mettons de côté l’échec  de l’initiative « Jour de Colère »), laissant la place de poil à gratter du gouvernement au Front National et à ses scores historiques lors des élections municipales et européennes. Cependant un réseau s’est créé lors de l’année écoulée, et par l’intermédiaire notamment du blog Catholique « Le Salon Beige », une forte pression est exercée sur les chaînes de cinéma du pays afin que le fameux film soit distribué.   

L’opération est une réussite, et c’est donc le 14 mai 2014 que les Français peuvent enfin découvrir « Cristeros ». Ils ont tout de même droit à une dernière insulte, le diffuseur ayant en effet jugé malin de passer la bande annonce de « Welcome to New York » avant le film, qui raconte les aventures de DSK avec bien sûr des scènes de sexe à foison.  Bref, les salles sont pleines partout en France (avec même les Renseignements Généraux dans les salles) et c’est donc une belle victoire.

Le film commence par un message religieux, puis par un rappel du contexte historique. En 1926, quelques années après la Révolution, le président Plutarco Elias Calles renforce les lois anticatholiques de la constitution mexicaine de 1917 : Les évêques, prêtres et pasteurs nés à l’étranger sont expulsés ; les prêtres qui critiquent le gouvernement sont condamnés à cinq ans de prison, et le port d’habits religieux en public est interdit. Très vite, la répression entraîne la mort de nombreux catholiques n’ayant pas bafoué leurs convictions.  Ces mesures provoquent d’abord une réaction pacifique de la « Ligue pour la Liberté Religieuse » puis une opposition armée menée par des femmes et des hommes libres du pays : les Cristeros.

 

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Nous découvrons peu à peu les personnages principaux, tous ayant réellement existé.

Le Père Christopher, interprété par Peter O’Toole  (Lawrence d’Arabie, La Bible, Caligula, Le Dernier Empereur, Troie…) refuse de se battre mais il refuse également de se soumettre aux lois liberticides. Il accueille le jeune José Sanchez pour en faire un enfant de chœur, ils sont cependant tous deux vite rattrapés par le conflit et le petit mexicain doit alors prendre des décisions d’homme.

A la tête de l’armée catholique des Cristeros,  nous découvrons le général Enrique Gorostieta Velarde, militaire à la retraite et autrefois sous les ordres du président Huerta,  joué ici par Andy Garcia (Le Parrain 3, Ocean’s Eleven…). Le film commet d’ailleurs l’une de ses rares erreurs en nous le présentant comme un athée se convertissant au fur et à mesure des évènements, et sous l’influence de sa femme (jouée par Eva Longoria, surprenante dans son rôle). La famille du général Gorostieta a en effet indiqué à la sortie du film que leur aïeul était déjà un catholique fervent au moment de s’engager dans cette lutte.

Victoriano Ramírez (interprété par Oscar Isaac, prochainement à l’affiche de Star Wars Episode VII), lui, s’est fait connaître dans l’armée par un fait d’arme impressionnant ; il a tué quatorze hommes de l’armée régulière mexicaine à lui seul avant de rejoindre la rébellion, accompagné de ses hommes. C’est avec surprise qu’il y découvre le père Vega, prêtre-soldat, ainsi que de nombreuses femmes qui participent à l’effort de guerre.

Ces héros se rencontrent tour à tour mais de nombreuses rancœurs perturbent le bon déroulement de leurs combats. Embauché comme mercenaire, le Général Gorostieta doit convaincre les hommes les plus durs de son dévouement et ne peut contrôler le sanguin Ramirez. Le Père Vega quant à lui est à l’origine de l’un des crimes les plus violents commis par les Cristeros, en faisant brûler –par mégarde- un train qui n’avait pas été évacué, ce qui entraîne des représailles très dures du président Calles. Les tribulations politiques sont nombreuses, et les mexicains connaissaient les pires horreurs de la guerre.

C’est finalement l’arrivée dans les rangs des Cristeros du petit José et le martyre qu’il va connaître qui va souder l’armée. Serviable et courageux, le garçon est capturé au cours d’une bataille. Il est questionné, menacé, torturé, mais il ne livre pas ses compagnons qui eux sont à sa recherche. Pire pour ses adversaires, il refuse de renier le Christ, et est ainsi livré à un véritable Chemin de Croix. Ensanglanté, les pieds nus, il est traîné dans les rues de sa ville, il chute à plusieurs reprises mais se relève, une dernière occasion d’avoir la vie sauve lui est donnée s’il trahi ses frères et renie sa Foi. Il n’en fait rien et est exécuté devant sa famille, impuissante mais fière, et devant le Général, arrivant quelques instants trop tard.

L’épilogue nous apprend le destin des différents protagonistes et d’autres héros des Cristeros. José Luis Sanchez del Rio, 14 ans à sa mort, et douze autres mexicains furent reconnus comme martyrs et béatifiés par le cardinal José Saraiva Martins le 20 novembre 2005 sous le pontificat du Pape Benoît XVI. Le père Christopher et vingt-quatre de ses compagnons martyrs, prêtres et laïcs, avaient déjà été canonisé le 21 mai 2000 par le Pape Jean-Paul II.

Bande annonce :


Dean Wright, réalisateur du film mais principalement connu pour son travail sur les effets visuels (TitanicLe Seigneur des AnneauxL’Homme Bicentenaire…),choisi de ne pas montrer le dénouement politique de cette guerre Mexicaine - le Président Calles faisant des concessions mais éliminant tout de même de nombreux anciens Cristeros - et en fait ainsi une œuvre avant tout profondément catholique. Même si certaines scènes font peut-être un peu trop jouer la corde sensible du spectateur, nous voyons pendant près de deux heures et demie le courage d’hommes, de femmes et d’enfants s’étant battu pour leur Foi. Nous voyons au travers de ces évènements historiques qu’il n’y a pas qu’une seule manière de se battre et que chaque bonne volonté peut apporter beaucoup à la lutte ; cela marquera ceux qui ont participé à toutes les actions de défense de la Famille, manifestations, veilleurs, sentinelles, mères veilleuses…

Souvent pointés du doigt pour une supposée mollesse, les Catholiques de France se sont réveillés et ont même été les têtes de proue d’un grand mouvement d’opposition, qui n’a d’ailleurs pas été sans lendemain puisque le journal La Croix rapportait le 27 mai dernier que 21% des pratiquants réguliers avaient voté pour le Front National lors des élections européennes de dimanche dernier, contre 4% en 2009. Même si la France n’a pas connu de martyr durant cette période récente, il est assez aisé et sain finalement de faire de « Cristeros » un film symbole des nouveaux combats de notre siècle.

En ce jour de l’Ascension 2014, et en hommage à ces combattants catholiques d’Amérique du Sud, « Longue vie au Christ Roi et à Notre Dame de Guadalupe » !

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 Marceau / C.N.C  http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

20:40 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |