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31/08/2014

Valls II ne survivra pas à l'hiver, affirme Marine Le Pen

La nouvelle équipe de Manuel Valls n'aura pas de majorité pour survivre aux échéances législatives de l'automne, veut croire Marine Le Pen, qui se dit prête à gouverner si le Front national devait être porté au pouvoir par un scrutin anticipé.

La présidente du FN, qui faisait sa rentrée politique samedi à Brachay, en Haute-Marne, où elle avait obtenu son score le plus élevé à la présidentielle de 2012, a affirmé que son parti était prêt à diriger le pays en cas de dissolution de l'Assemblée nationale.

Si l'hypothèse semble exclue par François Hollande et si la plupart des figures de l'UMP n'y paraissent pas favorables, confrontées qu'elles sont à la reconstruction de leur parti, Marine Le Pen estime une dissolution inévitable à court terme.

Devant les militants venus l'applaudir, celle qui est donnée en tête au premier tour de l'élection présidentielle de 2017 par certains sondages a dressé le portrait d'une France malade sur les plans économique et sociétal.

Puis elle s'est attaquée aux socialistes au pouvoir, qui vivent une université d'été tendue après un remaniement sur fond de contestation, par l'ex-ministre de l'Economie Arnaud Montebourg notamment, du cap économique choisi.

"En cette rentrée 2014, alors qu'aucun des problèmes que j'évoque n'est en passe d'être réglé, vient s'ajouter une terrible crise politique, une crise de régime même", a lancé la présidente du Front national.

"Le gouvernement n'est plus seulement critiqué par l'opposition (...) Il l'est de l'intérieur, de l'intérieur même de sa majorité et il l'est désormais en son sein-même", a-t-elle dit.

"Le pouvoir est nu, le roi François Hollande est nu, mais le prince aussi, Manuel Valls, est nu, contraint de faire un nouveau gouvernement alors que le précédent n'a même pas passé l'été. Et le nouveau ne survivra pas à l'automne ou à l'hiver, je vous le dis, ça ne tiendra pas."

"Comme Valls I, il tombera car il s'écrasera sur le mur de la réalité", a-t-elle encore dit, fustigeant notamment l'arrivée au ministère de l'Economie d'Emmanuel Macron, signe selon elle d'un "ancrage dans l'ultralibéralisme le plus brutal, le plus stupide, le plus injuste."

Réitérant les appels à la dissolution lancés par différents responsables du FN ces derniers jours, Marine Le Pen s'est dit convaincue de pouvoir remporter un scrutin anticipé après la victoire de son parti aux élections européennes de mai dernier.

Elle a accusé les ténors de l'UMP, dont beaucoup disent ne pas souhaiter une dissolution, de ménager leur ambition en vue de 2017 et s'est offert une posture de femme d'Etat en se disant prête à prendre le pouvoir.

"Si le peuple nous donne à l'Assemblée nationale une majorité pour gouverner, et bien nous gouvernerons", a-t-elle dit sous les applaudissements de son auditoire. "Nous ferons tout notre possible avec les moyens dont nous disposerons. Nous ne fuirons pas comme ces lâches nos responsabilités."

"En pleine tempête, un capitaine ne peut refuser de prendre le commandement. C'est bien dans ces heures-là que l'on comprend de chacun s'il est ou non un homme d'Etat qui a ou non le sens de l'intérêt supérieur de notre pays."

"Je suis d'une trempe suffisamment solide pour ne pas reculer devant les épreuves et comptez sur moi pour prendre sans hésitation la mesure du destin que le peuple me confiera. Jamais je ne me déroberai", a-t-elle conclu.

source : Reuters via yahoo :: lien

http://www.voxnr.com/cc/politique/EupAuFllEEvuAcaudA.shtm...

Changement de vie : Elle était informaticienne, elle élève des brebis

Après des années à concevoir des sites web, Karine Andreï se lance dans l’agriculture avec un petit troupeau de brebis. Face à une société qu’elle conteste, elle choisit un lieu retiré du Puy-de-Dôme et un mode d’élevage alternatif. Un appel à financement participatif est lancé sur internet.

À 950 mètres d’altitude, à deux pas du Sancy, le maire de Cros, appuyant la demande de sa communauté de commune d’installer un jeune agriculteur sur des terres en friche, voit arriver, au printemps dernier, un petit troupeau de dix brebis écossaises.

Karine Andreï, 28 ans et une détermination de fer, tente ici sa deuxième installation, aidée par son compagnon, technicien forestier indépendant. Ici, ni ferme, ni bergerie. Seuls quelques abris peuvent servir à protéger les animaux de la rudesse de l’hiver.

À la rentrée, trente nouvelles Scottish Black Face doivent rejoindre le cheptel. En attendant, peut-être, quelques vaches Highland Cattle. La jeune agricultrice recourt à une méthode originale pour compenser l’absence temporaire de subventions : début juillet, elle publie un appel à financement participatif sur la plateforme spécialisée Ulule.com.
L’appel à la solidarité fonctionne. L’objectif de 3.500 euros pour l’achat des trente brebis est rapidement dépassé, et Karine Andreï vise désormais les 4.500 euros, le 8 septembre au plus tard, pour l’achat de sa première Highland.

L’objectif est de disposer, dans cinq ans, de cent cinquante brebis, toutes de la race Scottish Black Face, et de quelques vaches Highland. La viande d’agneau sera vendue directement au consommateur, sur commande. Les premiers colis doivent être livrés mi-2015.

De la photo à l’agriculture

Les terres « ne sont plus exploitées depuis au moins quarante ou cinquante ans », explique Karine Andreï. « La végétation a poussé, et le terrain en est au dernier stade avant la forêt: il y a beaucoup de fougères, des bouleaux. » Peu d’herbe, d’où la nécessité de races assez rustiques.

Autre inconvénient, ce type de terrains n’est pas éligible aux subventions européennes. Cerise sur le gâteau, ils sont classés sous régime forestier, ce qui n’autorise leur location qu’avec des baux d’un an, très précaires, et qui bloquent la possibilité de bénéficier de la dotation jeune agriculteur (DJA).

« J’attends que la municipalité sorte les terrains de ce régime », s’impatiente Karine Andreï, qui pourrait alors signer un bail de neuf ans. En attendant, elle cherche des terres privées, qui lui permettraient de voir plus loin, de disposer de terrains peut-être plus favorables, et d’obtenir les précieuses aides.

« Les subventions représentent 50 % des revenus dans l’élevage ovin ; il va falloir que j’en trouve. » Pour le moment, l’exploitation fonctionne grâce aux quelques économies du couple et à l’argent issu de la vente de leur précédente maison, dans l’Hérault.

Au départ, cette habitante de toujours de la campagne ne pensait pas à devenir agricultrice. Son rêve : la photographie de nature. Un stage chez un photographe lui fait prendre conscience du peu de débouchés dans cette voie. À cette occasion, elle réalise son premier site web, puis profite de l’opportunité pour se former en autodidacte, avec l’aide d’un ami.

Aujourd’hui, la photo reste son principal loisir, et la conception de sites un moyen d’améliorer l’ordinaire. L’intérêt pour l’élevage est venu petit à petit, au contact d’amis éleveurs. Tout comme la conscience politique. Sa référence : Pierre Rabhi.

« J’ai été à une de ses conférences, il y a quelques années, à Vigan, dans le Gard, et j’ai beaucoup aimé la simplicité de cet homme », dit-elle. « Comme s’il parvenait à mettre des mots sur ce que je pensais. » L’affaire de la viande de cheval vendue comme du bœuf, en 2013, renforce aussi ses convictions et l’envie de faire de l’élevage autrement.

Plein air et vente directe

Elle choisit, en 2012-2013, de suivre une formation à distance, avec le Centre national de promotion rurale (CNPR). Il s’agit de son premier retour aux études depuis le bac. Plusieurs stages dans la commune de Saint-Maurice-Navacelles, dans l’Hérault, et un an d’études lui permettent de décrocher le précieux sésame : un bac pro agricole.

Elle tente d’ailleurs la reprise de l’exploitation de l’un de ses tuteurs, en 2013, mais échoue et arrête après cinq mois. En cause, des divergences de vues avec l’ancien éleveur. En plein Larzac, « le lieu était plus fait pour le tourisme que pour l’élevage », ajoute-t-elle.

Décidée à réaliser son projet, Karine Andreï, après « beaucoup de recherches et pas mal de faux espoirs », finit par arriver sur le territoire de la petite commune de Cros. Le mode d’élevage choisi découle naturellement de ses convictions : ce sera du plein air intégral, avec un petit troupeau.

« Ce type d’élevage, il y en a vraiment besoin », plaide-t-elle. Une manière de revendiquer que son initiative n’est pas qu’une question de réussite individuelle, mais bien de celle d’un projet de société.

Des méthodes douces pour préparer les terres

Karine explique diverses techniques qu’elle va utiliser pour débroussailler le terrain :

Le rouleau rouge est le rouleau brise fougères que nous allons utiliser pour essayer d’éradiquer les fougères sur les terrains en friches. C’est une méthode qui vient du Royaume Uni, qui consiste à écraser les fougères plutôt que les couper. Cela les épuise et petit à petit elles disparaissent. Cette méthode a été utilisée surtout par les collectivités (parcs régionaux notamment) mais en est juste au stade d’expérimentation.

L’idée c’est d’utiliser cette solution douce plutôt que ce qui se fait dans le secteur : produits phyto, écobuage, qui sont très nocifs pour le sol. En théorie avec deux passages du rouleau par an, on devrait arriver à éradiquer la fougère en maximum cinq ans. Il faut bien entendu faire pâturer entre temps.

Le petit engin orange est un débroussailleur forestier, très léger il ne tasse pas le sol et permet d’aller dans des zones non mécanisables. Les broussailles sont broyées par l’engin et laissées au sol afin de l’enrichir. On laisse des bosquets et des zones de friches, le but n’étant pas de faire un terrain de golf, seulement de laisser passer la lumière au sol pour avoir un peu d’herbe.

Reporterre

http://fortune.fdesouche.com/353163-changement-de-vie-ell...

Pays émergents : une notion erronée ?

Hervé Juvin, toujours aussi clair.


« Pays émergents », une notion remise en question par realpolitiktv 

Paula Corbulon

Vietnam: Dien Bien Phu (1953-1954)

21:03 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Vietnam: En Direct De Saigon (1967-1970)

21:00 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Ukraine : le dessous des cartes...

Ex: http://metapoinfos.hautetfort.com

Nous reproduisons ci-dessous un entretien donné par le journaliste Jean-Michel Quatrepoint au Figaro et consacré aux dessous de la crise ukrainienne. Jean-Michel Quatrepoint a récemment publié un essai intitulé Le Choc des empires. Etats-Unis, Chine, Allemagne: qui dominera l'économie-monde ? (Le Débat, Gallimard, 2014).

Ukraine, Poutine, Obama, Merkel : le dessous des cartes

Entretien avec Jean-Michel Quatrepoint

FigaroVox: Dans votre livre, Le choc des Empires, vous décriviez l'affrontement entre les Etats-Unis, la Chine et l'Allemagne. La situation en Ukraine ne rappelle-t-elle pas davantage la guerre froide ?

Jean-Michel QUATREPOINT: En réalité, on assiste à un choc entre deux blocs: d'un côté, l'Amérique qui veut enrôler l'Europe sous sa bannière, et de l'autre, la Chine et la Russie qui de facto se rapprochent ne serait-ce que parce que les Américains mènent à leur encontre une politique de «containment» depuis 2010. Les Américains veulent imposer leur modèle économique et idéologique: le libre-échange et les droits de l'Homme. Le parti au pouvoir en Chine et les Russes ne veulent pas de ce modèle. Dans ce contexte l'Europe, notamment l'Allemagne, est prise en sandwich. Angela Merkel doit choisir et penche plutôt pour le moment pour les Etats-Unis. Cela signifie qu'à terme, tout le développement qu'elle pouvait espérer grâce à la Russie, va devoir être passé par pertes et profits. De la même façon, tous les projets d'investissement sur les transports , notamment la nouvelle route de la soie ferroviaire entre la Chine et l'Europe via la Russie, risquent d'être remis en cause. Si l'escalade des sanctions se poursuit, les Russes pourraient interdire le survol de la Sibérie pour toutes les compagnies aériennes avec pour conséquence une augmentation des coûts exponentielle et in fine l'affaiblissement économique puis politique de l'Europe. La légère récession qu'a connue l'Allemagne au troisième trimestre est un premier signal alors même que les effets du boycott russe ne se sont pas encore fait sentir.

En quoi les enjeux politiques et économiques s'entremêlent-t-ils ?

Aujourd'hui, l'investissement en Allemagne chute pour trois raison. D'abord à cause du coût de l'énergie. L'abandon du nucléaire coûte une fortune au pays et le rend dépendant du gaz russe. Deuxièmement, le coût de la main d'œuvre n'est plus aussi bas qu'il ne l'était, notamment avec la mise en place du smic et troisièmement l'Euro est surévalué par rapport au dollar. En conséquence, les industriels quittent l'Europe et préfèrent investir aux Etats-Unis qui redémarrent économiquement grâce à leur énergie à bas coût (gaz et pétrole de schiste) et sa main d'œuvre meilleur marché. L'Europe en stagnation est dans la situation du Japon dans les années 90-2000. Sa balance commerciale reste excédentaire grâce à l'Allemagne, mais elle vieillit et ne se développe plus. Cela signifie que nous allons perdre notre pouvoir sur la scène internationale.

Dans ce contexte, les sanctions contre la Russie constitue-t-elle une erreur stratégique ?

Oui, ces sanctions sont contre-productives. Malheureusement, la plupart des pays européens à commencer par les pays de l'Est, préfèrent les Etats-Unis à la Russie. La Pologne, les pays Baltes et la République Tchèque sont viscéralement antirusses et joueront toujours le jeu des Américains car le souvenir de l'occupation par les troupes soviétiques y est encore prégnant. L'Allemagne, elle, est écartelée et tout l'objectif des Américains est de la détacher de la Russie. L'axe entre Paris-Berlin et Moscou pour s'opposer à la guerre en Irak en 2003 est resté dans la mémoire du département d'Etat américain. Les dirigeants américains ont donc décidé de punir la Russie et de ramener l'Allemagne dans leur giron. C'est tout le but du traité transatlantique qui est en fait une grande alliance germano-américaine.

La France, qui a une tradition de non-alignée, peut-elle jouer un rôle ?

La SFIO n'a malheureusement jamais eu une tradition de non-alignée. La comparaison entre François Hollande et Guy Mollet est cruelle, mais pas dénuée de fondement. Il y a une vocation européano-atlantiste qui est dans les gènes du Parti socialiste. On peut d'ailleurs également déplorer l'abandon de la politique arabe de la France: non que les Israéliens aient toujours tort, mais on ne peut pas les laisser faire n'importe quoi.

Iriez-vous jusqu'à parler de tournant néo-conservateur de la politique étrangère française ?  

Oui, ce tournant a d'abord été pris par Alain Juppé lorsqu'il était au quai d'Orsay. Les diplomates français mènent désormais une politique de court terme. Lors des Printemps arabe, jouant aux apprentis sorciers, la France a réagi sur l'instant en se félicitant de la chute des dictateurs, mais sans en mesurer les conséquences, notamment l'arrivée au pouvoir des islamistes qui ont totalement déstabilisé la région. On a également oublié que les régimes autocrates, qui étaient en place, protégeaient les minorités chrétiennes. Pour un chrétien, il valait mieux vivre sous Saddam Hussein qu'aujourd'hui sous le régime chiite. De la première guerre d'Irak de 1991 jusqu'à la guerre en Libye de 2011, les pays occidentaux ont semé le chaos. Certes les dirigeants en place au Moyen-Orient n'étaient pas recommandables, mais au moins ces pays n'étaient pas des champs de ruines. On ne déclenche plus de guerre mondiale, mais on déclenche des guerres civiles avec des centaines de milliers de morts.

Jean-Michel Quatrepoint (Figarovox, 23 août 2014)

http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2014/08/28/u...

Obama et Hollande : l’islam n’a rien à voir avec l’islam

Dire que l'État islamique ne parle d'aucune religion ou que l'ennemi numéro un de l'islam, c'est l'État islamique, c'est comme affirmer que le catholicisme n'a rien à voir avec la chrétienté. C'est absurde. C'est une pantalonnade. Et c'est une traîtrise.   

19 août 2014, le grand mufti d’Arabie saoudite a parlé : l’ennemi numéro 1 de l’islam, c’est l’État islamique.

Le lendemain, Barack Hussein Obama lui emboîtait le pas : « L’État islamique ne parle au nom d’aucune religion. Il n’y a aucune religion qui incite à tuer des innocents. »

Quant à François Hollande, à propos de la Syrie, il accuse, le même jour, la communauté internationale de ne lui avoir donné le choix qu’entre aider un dictateur ou un groupe terroriste. Mieux : il avoue avoir livré des armes à des terroristes tout en évoquant une « rébellion syrienne démocratique » dont il est de notoriété mondiale qu’elle ne fait qu’un avec ces derniers. En somme, le Président – qui recueille encore 13 % d’opinions favorables – réussit l’exploit d’avouer une faute grave (l’armement des djihadistes syriens), suggère une erreur (qui n’en est pas une) dans la destination d’armes, un fait dont il s’absout en raison d’un « matériel conforme aux engagements européens ». C’est bien.

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De l’Embryon humain à la GPA

Du professeur Joyeux :

"La Science peut faire n’importe quoi avec l’humain, y compris en nous faisant croire qu’elle va guérir des malades incurables.

Puisqu’il y a des embryons congelés dont personne ne veut, utilisons les pour faire avancer la science et guérir ces maladies, nous plaide-t-on avec compassion ! Nos députés ”politiquement corrects » et mal informés l’ont permis. Or si l’on greffe des cellules souches d’embryon à un enfant ou à un adulte, on crée une tumeur cancéreuse. Les députés ont voté une loi qui peut tuer.

La cellule elle-même nous dit l’éthique.

L’humain, au nom de la plus grande générosité, peut faire n’importe quoi avec ses semblables, y compris au nom de l’éthique définie par un comité d’experts dûment choisis.

On l’a vu et on le voit encore pendant les guerres. Avec le pouvoir on peut imposer légalement ce qui va contre l’humain. La loi fait-elle la conscience ?

Aujourd’hui, au nom de l’égalité et du désir, on crée des enfants comme on fait des veaux. La vache qui vient de mettre bas et donne son lait (à qui et pour quels résultats ?) est re-inséminée pour élargir le cheptel. Le veau ne sera pas mis sous sa mère. La GPA fait la même chose : une femme dans la misère va être exploitée pour donner un enfant à une autre femme ou à deux hommes. Comme si les 270 jours de gestation pouvaient être considérés comme un job comme un autre !

Au nom de l’amour et du désir d’enfant on rend une femme esclave, on achète un enfant comme on achète le petit veau. Et maintenant, on choisit même l’enfant qu’on aimera, ou qu’on ne désire finalement pas. Handicapé ? à la poubelle ! La mère porteuse le gardera. Bientôt on choisira son sexe, comme le font les Chinois. En achetant des ovules de mères classées selon leur couleur de peau, on choisit aussi la couleur de son enfant. [...]

Que faire des enfants nés par GPA à l’étranger ? Il est certain qu’on ne peut leur faire porter la responsabilité de leur conception et de leur naissance. Ces enfants pourraient être adoptés par les 30 000 couples homme-femme agréés pour adopter, qui attendent sans tricher et seront prêts à donner à l’enfant tout ce dont il a besoin. On ne fonde pas une relation d’amour, a fortiori avec un enfant, sur de la tricherie. Une telle mesure légalisée aurait un effet fortement dissuasif pour les candidats à la GPA en France ou à l’étranger. Comme la cellule de l’embryon, c’est l’enfant qui dicte l’éthique. C’est le plus faible qui doit inspirer notre compassion. Pas celui qui parle le plus fort."

Michel Janva

Les PME n'applaudissent pas les mesures faites aux entreprises du CAC 40

Le capitalisme de connivence entre l'Etat et les grands groupes nuit aux PME :

"Les médias prétendent que les entrepreneurs seraient enchantés du gouvernement Valls II. La réalité est très différente: ce qui est vrai, c'est que le parterre choisi des universités du Medef a fait un accueil triomphal au Premier ministre. Mais les patrons de PME n'ont aucune raison  d'applaudir des mesures faites pour les entreprises du CAC 40 et qui, non seulement n'arrangent en rien leur vie quotidienne, mais contribuent, au contraire, à ajouter de nouvelles strates de réglementation administrative.

De façon générale, les prétendus "cadeaux aux entreprises" ne sont jamais utilisables que par les grands groupes internationaux, pas par les PME françaises. Nous ne voulons pas de ces cadeaux empoisonnés. Nous ne voulons qu'une chose : qu'on nous laisse en paix pour créer et développer nos entreprises.

Ce qui tue l'emploi en France, c'est un code du travail totalement délirant et un changement permanent de la législation. Et aucun "pacte de responsabilité", aucun "CICE", soi-disant merveilleux "cadeaux" aux entreprises, n'y fera rien. Les 140 milliards d'euros d'aides diverses aux entreprises, dont se gargarisent tous les gouvernements successifs, et dont aucune PME ne profite jamais, seraient bien plus utiles en dégrèvement de charges sociales ou en baisse de la pression fiscale - pour restaurer notre compétitivité, nos marges et, finalement, notre capacité à embaucher.

De la même façon que la CGT ne représente nullement les salariés du privé, le Medef ne représente en aucune façon les PME françaises : nous ne sommes pas jaloux de l'augmentation de 29% du salaire de M. Gattaz et nous nous réjouissons bien volontiers pour lui du succès de ses affaires, mais, dans le même temps, combien d'entre nous étaient, au contraire, obligés de diminuer leur rémunération pour sauver leur entreprise ?
 
Non, M. Valls, les patrons français ne vous applaudissent pas et ils ne se sentent absolument pas représentés par les risettes de M. Gattaz !"

Michel Janva

Quand Valls détricote et enterre les lois Duflot

MPI s’était déjà fait l’écho de l’absurdité totale des lois Duflot sur le logement et de ses conséquences catastrophique sur le secteur de l’immobilier d’une façon générale. Dès le mois de juin, devant les chiffres catastrophiques, le gouvernement avait commencé à reculer. En cette fin de mois d’août, ce n’est ni plus ni moins que l’enterrement de cette loi.

Voici le résumé (du Parisien) des principales réformes présentées par Manuel Valls pour tenter de relancer l’immobilier :

Exit la loi Duflot ? Censée répondre aux problèmes de logements (prix, disponibilité. ..), la loi Duflot a plutôt paralysé le secteur. Des mesures correctives ont été présentées fin juin par le Premier ministre Manuel Valls. Notamment un reformatage, dès octobre 2014, du prêt à taux zéro avec un relèvement ciblé du plafond des revenus et du montant des prêts. Y figurent aussi 50 mesures de simplification des normes devant permettre de réduire les coûts de construction de 10 %. « Les mesures annoncées n’ont pas fait repartir l’activité », explique le président de la Fédération française du bâtiment (FFB), Jacques Chanut, qui rappelle que les demandes de permis de construire ont reculé de 20 % cette année. « Il est impératif de compléter ces annonces, comme le Premier ministre s’y est engagé si ça n’était pas suffisant », insiste-il.

Libérer le foncier. Selon Europe 1 hier, le gouvernement envisage une révision de la fiscalité sur les ventes de terrains. Il s’agirait d’inverser le dispositif fiscal afin de favoriser les cessions rapides de foncier. Aujourd’hui, un propriétaire doit attendre de vingt-cinq à trente ans pour ne pas être taxé sur la plus-value réalisée. Demain, il pourrait, au contraire, être lourdement imposé s’il tarde à vendre. Le prix des terrains représente aujourd’hui entre 20 et 25 % du coût d’un logement. En favorisant la mise sur le marché de nombreux terrains, on fait baisser leur prix, donc celui des logements, et on stimule la demande.

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Le politiquement correct a fait plus de 1400 victimes mineures dans 1 seule ville

Il ne fallait pas enquêter dans la communauté pakistanaise, pour ne pas "passer pour des racistes".

"Un rapport publié le 26 août par Alexis Jay, une inspectrice des affaires sociales, révèle que, entre 1997 et 2013 près de 1.400 mineures ont été victimes d'abus sexuels à Rotherham, une ville industrielle du Yorkshire, en Angleterre. Des jeunes filles ont été violées, torturées, menacées ou encore victimes d'exploitation sexuelle, dès l'âge de onze ans pour certaines, par des hommes d'origine pakistanaise. Durant seize ans, la plupart d'entre elles ont été ignorées par la police. Pourquoi une telle indifférence ?

« The Times » avait pourtant tenté de confronter la police municipale en 2012, mais celle-ci avait vite étouffé l'affaire et menacé les lanceurs d'alerte. L'enquête révèle des « actes sordides », mais aussi « la trop longue indifférence délibérée de la police ». Selon le rapport, certains policiers auraient étouffé l'affaire de peur de « passer pour des racistes »."

Michel Janva

Connaisssez-vous Martine Reicherts, Jacek Dominik, Ferdinando Nelli Feroci et Jyrki Katainen ?

Ce sont les commissaires européens par intérim, qui remplacent les commissaires devenus députés européens jusqu’à la mise en place de la prochaine Commission.

Nos nouveaux patrons, non élus.

Michel Janva

30/08/2014

La Rochelle : ils sont venus, ils sont tous là, pour voir mourir la mamma…

Alors, qu’est-ce qu’on fait : on dissout et on se casse, ou on plonge dans la cohabitation adultérine jusqu’à la fin du quinquennat ?   

On dit que l’Histoire ne repasse jamais les plats. C’est à voir… Celle de La Rochelle, en effet, est riche d’enseignements.

La Rochelle fut l’une des grandes marmites du protestantisme, enfant de la protestation, et de ce fait victime de sièges mémorables de la part d’un pouvoir aux abois. Le cardinal de Richelieu soi-même campa à ses portes, élevant une digue pour couper la ville de ses alliés tandis que le maire – déjà – opposait aux gouvernants de la France une résistance héroïque.

Comme le chien de la bible qui retourne, obstiné, à ses vomissures, le Parti socialiste fait chaque année son pèlerinage à La Rochelle. Et chaque année explosent guerres de religion et querelles de chapelle. Et chaque année le maire fait dissidence. Cette fois, le nouvel élu Jean-François Fountaine (DVG) a été privé d’apéritif pour s’être maintenu aux municipales contre la candidate officielle du PS. Son prédécesseur, qui soutenait Ségolène Royal, fut battu aux législatives par son adjoint Olivier Falorni, soutenu, lui, par Valérie Trierweiler dont il hébergeait les amours coupables avec un certain François Hollande… Et ce 29 août, le PS, de nouveau, s’entredéchire à La Rochelle.

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Nantes soutient les Chrétiens d’Irak

 L’Union royaliste Brratagne Vendée Militaire dénonce l’inaction de la république qui laisse se produire un génocide en toute connaissance de cause ! Nous demandons donc à tous nos membres et sympathisants disponibles de venir témoigner la solidarité du pays réel auprès de nos frères d’Irak !

Rassemblement Dimanche 31 Aout à 17 heure à la Cathédrale de Nantes.

Nous communiquons ensuivant l’appel officiel : "Le martyr de nos frères chrétiens d’IRAK en particulier et d’ORIENT en général se poursuit. Nous devons prier et demander à l’Etat français d’agir. RDV devant la cathédrale de NANTES !" Une quête sera faite dont l’intégralité se ra reversée à l’Oeuvre d’ORIENT pour l’Irak !

http://www.actionfrancaise.net/craf/?Nantes-soutient-les-...

22:18 Écrit par pat dans actualité, international | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Méridien Zéro #99: "Les camps viets: une tragédie oubliée..." (Juin 2012)

Ce dimanche, Wilsdorf et Krampon reçoivent le Colonel Luciani (ancien du 1er BEP) pour évoquer avec lui une des pages les plus tragiques de la guerre d'Indochine : Les camps de concentration du Viet Minh.
Wilsdorf est également à la technique pour cette émission.

viet minh, indochine, dien bien phu, camps viets, boudarel

DIFFUSION DE L'EMISSION LE DIMANCHE 3 JUIN

          

 

http://cerclenonconforme.hautetfort.com/archive/2012/06/0...

22:17 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

« Le mondialisme, enjeux et perspectives » : une conférence de Pierre Hillard et Michel Drac (vidéos)

Le 7 Juin 2014, E&R Aquitaine organisait une conférence avec Michel Drac et Pierre Hillard sur le thème : « Le Mondialisme: Enjeux et perspectives ».

Partie 1 : Intervention de Pierre Hillard

Le Mondialisme : Enjeux et perspectives_Partie 1 par ErAquitaine

Partie 2 : Intervention de Michel Drac

Le Mondialisme : Enjeux et perspectives_Partie 2 par ErAquitaine

Partie 3 : Questions du public 1/2

Le Mondialisme : Enjeux et perspectives_Partie 3 par ErAquitaine

Partie 4 : Questions du public 2/2

Le Mondialisme : Enjeux et perspectives_Partie 4 par ErAquitaine

http://www.scriptoblog.com/index.php/blog/actu-site-et-am...

Milices chrétiennes en Irak et en Syrie : le « Syriac Military Council » recrute

La presse helvétique s’est étonnée qu’une dizaine de Suisses soient partis en Syrie ou en Irak pour rejoindre les milices chrétiennes qui se battent contre les djihadistes de l’Etat islamique.

Ces Suisses ont rejoint le Syriac Military Council , une milice qui défend les populations chrétiennes face aux djihadistes de l’Etat islamique.

Le Syriac Military Council  – qui aurait déjà formé plus de 1.000 soldats, parmi lesquels des volontaires issus de la diaspora chrétienne installée dans différents pays européens – cherche aussi à collecter des fonds. Les quelque 1.500 familles suryoyes – comme se nomment les Araméens, les Assyriens et les Chaldéens – présentes en Suisse auraient ainsi déjà récolté entre 100.000 et 200.000 francs suisses au cours des deux dernières années.

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Retour en Syrie. Les recensements d’avant-guerre indiquaient une proportion d’environ 10 pour cent de chrétiens parmi les 23 millions de citoyens syriens. Cette minorité, qui dans certaines régions de l’Hasakah conserve encore l’araméen comme langue véhiculaire, se divise en deux grandes communautés, selon la branche du christianisme à laquelle elles appartiennent: d’un côté les syriaques (ou jacobites) et les assyriens (ou nestoriens), deux courants orthodoxes, de l’autre, les syriaque catholiques et les chaldéens. La plupart des chrétiens de Syrie sont syriaques tandis que les chaldéens se concentrent principalement dans le nord de l’Irak.

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A travers les murs : la nouvelle architecture du combat urbain israélien

Selon Shimon Naveh, l'une des notions phares sur lesquelles l'armée israélienne articule sa conception des nouvelles opérations urbaines est "l'essaimage". En soi, ce terme n'est pas nouveau, puisqu'il figure depuis plusieurs décennies déjà dans la théorie développée au lendemain de la guerre froide par le Pentagone, dans le cadre de son programme de "Révolution des affaires militaires" (RMA), et plus particulièrement dans sa doctrine du "combat infocentré" (Network Centric Warfare) : les opérations militaires sont conçues comme un système de réseaux reliés par les technologies de l'information. Dans cette notion d'essaimage, les opérations militaires sont décrites comme une forme de combat non linéaire - organisé en un réseau composé de multiples petites unités semi-indépendantes mais coordonnées, opérant en synergie avec toutes les autres. Selon David Ronfeldt et John Arquilla, les théoriciens de la Rand Corporation qui ont largement contribué à la formulation de cette doctrine militaire, le principe de base d'un conflit de basse intensité, notamment en milieu urbain, veut qu'il "faut un réseau pour combattre un réseau". Aviv Kochavi m'expliquait dans une interview comment l'armée israélienne a interprété et utilisé ce concept : "Une armée d’État qui affronte un ennemi dispersé en un réseau de bandes plus ou moins organisées [...] doit s'affranchir des vieilles notions de lignes droites, d'unités en formation linéaire, de régiments et de bataillons [...] et devenir elle-même beaucoup plus diffuse et disséminée, flexible et capable d'essaimer. [...] Elle doit en fait s'adapter à la capacité furtive de l'ennemi. [...] L'essaimage est à mon sens la convergence simultanée sur une cible d'un grand nombre de nœuds - la cernant, si possible, à 360° - [...] qui ensuite se scindent et se dispersent à nouveau." Selon le général Gal Hirsch, également diplômé de l'Otri, l'essaimage crée un "bourdonnement bruyant" qui rend très difficile à l'ennemi de savoir où se trouve l'armée et dans quelle direction elle avance. Naveh ajoute qu'un essaim "n'a pas de forme, ni face, ni dos, ni flancs, mais se déplace comme un nuage" (image qui semble directement empruntée à T.E. Lawrence [d'Arabie] qui, dans Les Sept Piliers de la Sagesse, soulignait que les groupes de guérilla devaient opérer "comme un nuage de gaz"). Et ce nuage, il conviendrait de le mesurer en fonction de sa localisation, de et de sa densité, plutôt que de sa puissance et de sa masse. 

     Le terme est en réalité dérivé du principe de "l'intelligence en essaim", selon lequel les capacités d'une collectivité à résoudre des problèmes émanant de l'interaction et de la communication d'agents relativement simples (des fourmis, des oiseaux, des abeilles, des soldats), sans aucun contrôle centralisé ou presque. "L'intelligence en essaim" est donc un système de pensée  non linéaire et non sériel, et relève essentiellement de l'intelligence cumulée de ses composants. Un essaim "apprend" par l'interaction de ses éléments, par leur adaptation à des situations soudaines et en réagissant à des environnements changeants. 

     De la même façon, l'essaimage militaire repose sur un modèle non linéaire, où les seuils de décision sont ramenés au niveau tactique immédiat. L'initiative locale est encouragée et alliée à la capacité de communiquer et de coordonner l'action des différentes composantes d'une force militaire. En communiquant et en associant des point de vue diffus, un essaim militaire est censé engendrer collectivement une "image de la bataille" et apporter des réponses locales aux formes d'incertitude, de hasard, d'erreurs et d'imprévisibilité que le philosophe militaire Carl von Clausewitz désignait déjà au XIXe siècle sous le terme mécanique de friction. De fait, la condition première de l'essaimage, à savoir la diffusion du commandement sur le champ de bataille, était déjà apparente dans la présentation que fait Clausewitz des guerres de l'ère napoléonienne. Le commandement napoléonien partait du principe qu'aucun plan de bataille, fût-il le meilleur, ne pouvait jamais anticiper les aléas de la guerre et qu'il fallait encourager les commandants à prendre des décisions tactiques au pied levé. Ce principe a été érigé en règle d'or au XIXe siècle avec l'Auftragstaktik ("tactique de mission" ou "conduite par objectif") du général prussien Moltke. Celui-ci s'abstenait d'émettre des ordres s'ils n'étaient pas absolument indispensables : "Un ordre portera sur tout ce qu'un commandant ne peut pas faire de lui-même, mais rien d'autre." "La guerre de manœuvre", telle que l'ont développée plusieurs théoriciens militaires de l'entre-deux-guerres et telle que l'appliquèrent d'abord la Wehrmacht, puis les Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale, reposait sur des principes prônant davantage d'autonomie et d'initiative, mais elle a atteint un degré inédit de coordination avec l'apparition des émetteurs-récepteurs radio portatifs. Selon le philosophe Manuel de Landa, c'est en encourageant ainsi l'initiative locale, en favorisant un commandement diffus et en reliant une armée par les moyens de communication, que l'on permet à une bataille dynamique de parvenir à une certaine autosynchronisation.

Eyal Weizman, A travers les murs. L'architecture de la nouvelle guerre urbaine

http://www.oragesdacier.info/2014/08/a-travers-les-murs-l...

Le DVD des Cristeros

Le DVD du film les Cristeros sortira en novembre 2014. Une pré-commande est possible ici.

Michel Janva

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Ébola : L’OMS s’attend à terme à plus de 20.000 cas

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) espère stopper la progression du virus Ébola d’ici à trois mois, selon un document publié jeudi 28 août, à Genève (Suisse). L’organisme s’attend à plus de 20.000 cas de fièvre hémorragique durant cette épidémie.

Dans une “feuille de route”, l’OMS souligne également les actions que les pays touchés d’Afrique de l’Ouest et leurs partenaires doivent entreprendre pour mettre fin à la plus grande flambée d’Ebola dans l’histoire. L’organisation souhaite pouvoir stopper la progression de nouveaux cas d’ici trois mois, expliquant avoir besoin de 490 millions de dollars (371 millions d’euros) pour cela.

“Stopper toute transmission résiduelle d’ici six à neuf mois”

Ses objectifs principaux, affirme-t-elle, sont d’“inverser la tendance de nouveaux cas et de nouvelles zones infectées d’ici trois mois, de stopper la transmission dans les capitales et les grandes villes portuaires, et de bloquer toute transmission résiduelle d’ici six à neuf mois“.

L’OMS dénombre 3 069 cas d’Ebola, dont 1 552 décès, dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest, selon son dernier bilan arrêté au 26 août. Le précédent bilan de cette épidémie, qui continue à progresser de “manière accélérée“, faisait état le 20 août de 2 615 cas, dont 1 427 décès. En six jours, l’épidémie a touché 454 personnes supplémentaires, et causé la mort de 125 malades.

Quand les marchés financiers deviennent «politiques»

1793 : L’Août sanglant (partie 2)

Le 19 janvier 1794, le général Louis-Marie Turreau présente devant les députés de la Convention un plan d’extermination de la Vendée. La «Grande Armée Catholique et Royale» est finalement écrasée à Savenay. Au début de l’année, Henri de La Roche Jaquelein est tué lors d’une embuscade, et d’Elbée est exécuté. Alors que l’insurrection vendéenne semble vaincue pour de bon, la Convention poursuit ses représailles. Le plan de Turreau est le suivant : 24 colonnes pénétreront en Vendée avec la consigne de tout brûler et de tout massacrer. 2.000 Vendéens sont massacrés à Angers, 1.500 à Noirmoutier, 1.800 aux carrières de Gigant près de Nantes. Le représentant en mission Carrier fait noyer 4.000 personnes dans la Loire. Les horreurs perpétrées par ces colonnes leur vaudront dans l’Histoire le qualificatif d’ « infernales ».

Le plan de Turreau échoue malgré tout. Il a eu l’effet inverse de ce qui était escompté : la Vendée est prête à reprendre les armes. Il est destitué le 13 Mai. Les besoins de la guerre extérieure font que la Convention évacue la Vendée, laissant le temps à la région insurgée de respirer. À Paris,  Robespierre est tombé, la politique de Terreur touche à sa fin. Fatiguée de la guerre civile, la Convention envoie des émissaires à Charette pour lui proposer la paix. Les pourparlers ont lieu à la Jaunaye, près de Nantes. Lazare Hoche prend la tête de l’armée républicaine de Vendée. Il proscrit les pillages et les représailles, ordonne à ses troupes de respecter la liberté religieuse, selon les stipulations de la Jaunaye. On dira de lui qu’il fut le «pacificateur de la Vendée». Dans le même temps, les paysans, dans la mesure où le culte catholique n’était plus menacé, ne voient plus de raisons pour se battre. La paix est finalement signée le 17 février 1795. Charette exige et obtient la liberté religieuse pour la Vendée contre sa soumission à la république.

Cependant, un ancien chef vendéen, François Charette de la Contrie, tente de reprendre le combat. Le 25 juin 1795, il passe une alliance à Belleville avec des émigrés royalistes et organise un débarquement en Vendée avec le soutien des anglais, en guerre contre le gouvernement de Paris. Ce débarquement, prévus sur la presqu’île de Quiberon échoue lamentablement. Charrette, isolé dans le bocage avec quelques partisans, traqué, est finalement pris le 23 mars à Saint-Sulpice-le-Verdon et fusillé le 29 mars 1796. Un autre chef vendéen, Stofflet, rentre en guerre en janvier 1796 sur ordre des princes émigrés. Il est cependant capturé et fusillé à Angers le 25 février 1796.

Une question mémorielle

Au gré des circonstances, comme le souligne Daniel Linderberg (4), la mémoire de la guerre civile a été interprétée, réinterprétée selon les besoins du moment et ce dès le XIXe siècle. Toujours est-il que « depuis 1793, la France est malade de la Vendée » (5). La Vendée reste une « région mémoire » (6), dont les paysages sont marqués par le souvenir de la guerre civile. Il y a quelques dizaines d’années encore, des charniers datant de cette période étaient découverts. La question vendéenne revint sur le devant de la scène à l’approche du bicentenaire de la révolution (1989). En effet, en 1986 la thèse très médiatisée de Reynald Seycher « Le génocide franco-français, la Vendée-Vengée » (préfacée par Pierre Chaunu) a fait l’effet d’une bombe. Deux enjeux majeurs gravitent autour de la question vendéenne : le nombre des victimes et la qualification du phénomène (s’agit-il d’un génocide ?).

L’estimation du nombre des victimes des guerres de Vendée a longtemps oscillé entre 50 000 et 500 000 morts, voir Six cent mille pour les estimations les plus hautes. Ce dernier chiffre vient du pacificateur de la Vendée, Hoche lui-même. Ce dernier affirme ce chiffre dans une correspondance avec le ministre de l’intérieur dans laquelle il se plaint de certaines critiques estimant sa gestion de la répression trop modérée : « Qu’ils aillent à Beaulieu,, aux Quatre-Chemins, à La Baffière, dans toutes les forêts qui couvrent leur pays, ils y verront la terre couverte de leurs concitoyens ! Six cent mille Français ont péri dans la Vendée. Veut-on encore du sang … ? » (7). Ce chiffre est cependant sans doute surévalué. Il convient en effet de rappeler que « Hoche n’avance aucun élément précis pour appuyer ce chiffre et qu’il partage avec ses contemporains une incapacité à évaluer correctement des grands nombres et une volonté évidente sous le Directoire de « charger » les responsables de la période jacobine » (8). Les ambiguïtés de ce chiffre ne l’ont pas empêché d’avoir une grande postérité. Rien ne précise s’il vise la seule Vendée, ou l’Ouest de la France dans son entier, ou s’il prend en compte les victimes d’un seul camp ou des deux camps. La mémoire commune vendéenne, d’après la Revue du Souvenir vendéen, s’en tient quant à elle au chiffre de 300 000 morts vendéens. En réalité, il est extrêmement difficile de définir précisément le nombre de morts : « Comme François Lebrun l’a opportunément rappelé, les historiens ne disposent d’aucun moyen direct pour évaluer le nombre des morts, une fois qu’ils se sont entendus sur ceux qu’il faut prendre en compte. » (9) Les recherches menées depuis une vingtaine d’années, en histoire démographique, permettent cependant de mieux approcher ce qui a été la réalité du nombre de victime.

Enfin, la méthode qu’a utilisée R. Sécher pour quantifier le nombre des victimes n’est pas exempte de reproches. Ne pouvant pas compter commune par commune il a cherché une méthode de remplacement. Cette méthode, selon Claude Langlois, « inclut des approximations fâcheuses […] dégage des résultats ambigus » (10). A titre d’exemple, Sécher surévalue la population de la Vendée militaire en incluant la population des villes (quand la majorité des combattants était des ruraux). Par conséquent, le chiffre de 600 000 morts reste une évaluation peu vraisemblable, d’autant plus qu’il s’agit de la population approximative de la Vendée insurgée.

Cette question est liée à celle de la dénomination génocidaire des guerres de Vendée. Nous venons de voir que la thèse du « génocide » s’appuie sur un chiffre surévalué des victimes. L’utilisation du terme « génocide » pour qualifier la guerre de Vendée n’est pas un fait nouveau. La perception des évènements, autrefois religieuse, a fini par prendre un autre tour. La cruauté, la brutalité, le sadisme des tortionnaires des colonnes infernales est finalement apparu digne de comparaison avec les grands génocides du XXe siècle (notamment en ce qui concerne le massacre de civils, notamment les enfants). La perspective de Pierre Chaunu apporte néanmoins une idée importante : la Révolution serait la matrice des pratiques génocidaires modernes (même si la forme de répression utilisée en Vendée présente des similitudes avec celles utilisées sous la monarchie, par exemple, le sac du Palatinat) (11).

Selon nous, l’idée de considérer la guerre de Vendée comme un génocide est cependant critiquable. Premièrement, le peuple vendéen ne représentait pas un groupe ethnique à part, dont on aurait voulu se débarrasser. Le vocable utilisé par la Convention pour désigner les insurgés vendéens (« sauvage », « barbare ») ne diffère pas de celui utilisé précédemment par l’Etat royal moderne pour désigner les émeutiers ou les révoltés. De plus, tout lecteur fréquentant nos milieux sait à quel point le terme de « génocide » est fluctuant. Il est de même paradoxal de fustiger les revendications victimaires chez nos adversaires (antiracisme institutionnel, shoah buisness, chantage à l’antisémitisme) et de soutenir indument le même type de revendications quand cela nous renvoie à notre combat. Enfin cela ne fige-t-il pas l’image d’une partie de la lutte nationale et catholique sous les traits d’un martyr sans fin, et donc dans une posture d’infériorité permanente face à la République ? Ne s’agit-il pas d’un autre mythe incapacitant ?

Ce qui nous semble important de souligner concernant cet épisode de notre histoire est qu’il s’agit avant tout d’une guerre civile aux atrocités initiales partagées, coûteuse autant pour les troupes de la République envoyées sur place que pour les combattants de la Vendée. L’opposition entre les deux camps est avant tout culturel, politique, civilisationnel. Il est toutefois clair que la Révolution ouvre un nouveau cycle dans l’histoire de la violence en politique. La Terreur est-elle le fruit d’une minorité fanatique, ou était-elle imposée par les circonstances ? N’est-elle pas le fruit de l’idéologie révolutionnaire elle-même ? L’idéologie des droits de l’homme promue depuis le 26 Août 1789 rend inhumain quiconque ne va pas dans le sens de ceux qui la prônent. Par conséquent, tout adversaire du camp des droits de l’homme, peut aussi devenir un adversaire du genre humain, et par conséquent, perdre son humanité, ce qui autorise la mise en place de tous les moyens, y compris les plus extrêmes, pour en venir à bout.

En conclusion, malgré une occultation quasi-opaque en dehors des milieux universitaires, nationaux-catholiques et de la Vendée elle-même, les évènements tragiques des guerres de Vendée posent de nombreuses questions centrales. Celle notamment des crimes de la République, dont l’horreur semble inversement proportionnelle à l’humanisme autoproclamé des coupables. La répression de la Vendée est sans doute une première dans la mesure où pour la première fois que des individus se soulevaient contre la République, la réponse de celle-ci sera celle de tous les autres régimes démocratiques ou républicains modernes : la destruction systématique, au nom des droits de l’Homme. Ces épisodes rentrent aussi dans la longue et sanglante histoire des guerres civiles en France. Conflits civils qui en France comme ailleurs sont souvent les plus brutaux, les plus atroces, les plus mortels (Fabienne Manière rapproche d’ailleurs les guerres de Vendée à la Guerre de Sécession Américaine pour ce qui est de la violence). Conflits civils dont le spectre n’est jamais très loin. Enfin, ces évènements posent la question des mythes incapacitants produits par l’histoire. Paradoxalement, la revendication d’une reconnaissance du caractère génocidaire de la répression de la Vendée (ce qui a finalement peu d’importance compte tenu du fait que cela ne changera rien), si elle laisserait espérer, en cas de victoire, le changement des regards du plus grand nombre sur ces évènements, pourrait constituer un mythe purement incapacitant, en fixant l’attention sur l’horreur de la violence subie plus que sur l’héroïsme des combats menés.

Notes 

1. Cité par Fabienne Manière, « 1793-1795, Les guerres de Vendée», pour hérodote.net. 

2. Idem.

3.  Les forêts seront abattues, les repaires de rebelles seront détruits, les récoltes seront coupées […] les femmes, les enfants et les vieillards seront conduits à l’intérieur ». Cité par Jean-Joël Brégeon, « La Révolution et la Terreur », dans La Nouvelle Revue d’Histoire, numéro 44, septembre-octobre 2009. Ou encore « Le ministre de la guerre donnera sur-le-champ les ordres nécessaires pour que la garnison de Mayence soit transportée en poste dans la Vendée ; Il sera envoyé par le ministre de la guerre des matières combustibles de toute espèce, pour incendier les bois, les taillis et les genêts… Les femmes, les enfants et les vieillards, seront conduits dans l’intérieur ; il sera pourvu à leur subsistance et à leur sûreté, avec tous les égards dus à l’humanité… Les biens des rebelles de la Vendée sont déclarés appartenir à la république. » (Extrait du décret de la convention nationale du 1er août 1793, A.D.V., 52J4). Cité par Fabienne Manière, « 1793-1795, Les guerres de Vendée», pour hérodote.net.

4. Daniel Lindenberg, « Guerres de mémoire en France », dans Vingtième Siècle. Revue d’histoire. N°42, avril-juin 1994. pp. 77-96.

5. Jean Huguet, Un cœur d’étoffe rouge. France et Vendée, 1793. Le mythe et l’histoire, Paris, R. Laffont, 1985.

6.  Titre de la contribution de J.-C. Martin à l’ouvrage de P. Nora, Les lieux de mémoire, tome 1, La République, Paris, Gallimard, 1984, p. 595-617.

7.  E. Cuneo d’Ornano, Hoche, sa vie, sa correspondance, Paris, 1892, p. 227. Lettre du 13 pluviôse an IV – 2 février 1796, au ministre de l’Intérieur. Dans la même lettre, il estime que les quatre cinquièmes de la population mâle ont péri.

8. Langlois Claude. « La révolution malade de la Vendée ». Dans: Vingtième Siècle. Revue d’histoire. N°14, avril-juin 1987. pp. 63-78.

9. Idem.

10. Idem.

11. Selon François Lebrun, la Révolution a usé de la vieille pratique du « dégât », destruction systématique des habitations comme avaient fait un siècle plus tôt les armées françaises dans le Palatinat.

http://la-dissidence.org/2014/08/30/1793-laout-sanglant/

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1793 : L’Août sanglant

La période révolutionnaire fait l’objet de mémoires et d’analyses contradictoires. Le discours dominant, l’historiographie républicaine, produit évidemment un récit hagiographique de cette période, à tel point que certains de nos contemporains en viennent à considérer, consciemment ou non, que la France est née en 1789. Les épisodes les plus sanglants, les fautes, et les crimes de la Révolution étaient jusqu’à peu traités soit par euphémismes soit attribués à la seule Convention. Ainsi, la troisième république s’est-elle affirmée comme l’héritière de 1789, en rejetant l’héritage de 1793 comme si l’esprit de la première était dissociable de celui de la seconde. Si les études universitaires ont permis de prendre un recul croissant vis-à-vis des évènements révolutionnaires, la Révolution reste cependant l’objet de débats passionnels et idéologiques. Le cas de la Vendée est dans ce domaine significatif. La mémoire vendéenne dérange, fait tâche, jure avec l’enthousiasme qui entoure généralement les commémorations de la prise de la Bastille, épiphénomène devenu fête nationale… Elle reste malgré tout vivace dans les milieux catholiques et nationaux, et en Vendée même évidemment. Les soulèvements vendéens symbolisent la révolte d’un bon sens populaire, une union des ordres de la société d’Ancien Régime face à la subversion républicaine, face à l’Etat parisien, pour la défense d’un mode de vie. Malgré tout, la mémoire vendéenne parvient à égaler en excès la mémoire républicaine. En ce mois d’Août, mois au cours duquel, en 1793, la Convention a proclamé la destruction de la Vendée en rébellion face à la levée en masse de 300 000 hommes par le gouvernement révolutionnaire, il nous a paru opportun d’effectuer un retour sur ce qui apparait avoir été avant toutes choses une effroyable guerre civile dont les lignes de fractures se prolongent jusqu’à nous.

Le contexte : la Convention et sa politique de Terreur/La Vendée avant la guerre civile

Le 10 Mars 1793, la Convention décrète la levée en masse de 300 000 hommes, afin de lutter contre les armées de l’Europe coalisée contre la République française. Dès le lendemain ont lieu les premiers heurts entre les gardes nationaux et des paysans réfractaires à cette levée en masse (en Bretagne, dans les Mauges). Jusqu’ici indifférents à l’agitation parisienne, ces paysans refusent de verser leur sang, et de priver leurs communautés des bras nécessaires aux travaux des champs, pour une cause qu’ils estiment ne pas être la leur.

La Vendée, quant à elle encore désignée sous le nom de « Bas Poitou » est une terre à part. Les paysans s’y caractérisent en effet par une religiosité pieuse et observant strictement le dogme catholique. Cette religiosité est héritée des disciples du père Louis-Marie Grignion de Monfort (mort en 1716), qui ont donné un nouvel élan aux pratiques religieuses dans ces régions quand celles-ci régressaient dans une bonne partie de la France.

Ce sont ces mêmes paysans, agités suite à l’exécution du roi Louis XVI et aux mesures antireligieuses des révolutionnaires parisiens, qui s’en prennent, le 10 mars 1793, jour de la levée en masse, aux autorités municipales. Ce soulèvement spontané couvre toute la zone du sud de la Loire qui sera connue par la suite comme la « Vendée militaire ». Le lendemain, le 11 mars, les insurgés marchent sur Machecoul, le plus gros bourg de l’endroit, où se trouvent la garde nationale et la commission de recrutement. Une altercation se produit à l’entrée de Machecoul : la foule, armée de fourches fait face à plusieurs centaines de gendarmes et de gardes nationaux. Ces derniers reculent malgré tout et refluent dans l’intérieur du bourg poursuivis par la foule. Plusieurs sont massacrés avec quelques bourgeois républicains notoires et un curé jureur (c’est-à-dire ayant approuvé la constitution civile du clergé).

Le 12 mars, les autorités nantaises exigent que les coupables se rendent. Les insurgés constituent un Comité royal et proclament : « Le peuple du Pays de Retz […] déclare […] qu’il ne reconnaît et ne reconnaîtra jamais que le Roy de France pour son seul et légitime souverain [...] qu’il ne reconnaît plus la prétendue Convention nationale, ni les départements, ni les districts» (1).

Dès le 11 Mars, la Convention créé un tribunal révolutionnaire, flanqué de « comités de surveillance » destinés à l’alimenter. Le 19 Mars 1793, la convention décrète la peine de mort pour les rebelles pris les armes à la main. Ces mesures précèdent l’ouverture de la politique de la Terreur par la Convention, le 5 septembre 1793. Cette politique se met en place progressivement par la suite. Elle vise, selon l’historien François Furet, à « organiser, systématiser et accélérer la répression des adversaires intérieurs de la République, entreprendre la punition expéditive de ‘tous les traitres’ ». Il s’agit donc de la mise en place d’une répression légale, institutionnelle, contre les ennemis de la république naissante. Elle répond à la pression intérieure mais aussi au sentiment d’encerclement provoqué par le déclenchement de la guerre européenne le 20 avril 1792. La façade ouest du territoire est soumise au blocus des anglais, les Autrichiens, Prussiens, Italiens et Espagnols progressent aux frontières, les fédéralistes Girondins voient leur rébellion prendre de l’ampleur, et le soulèvement vendéen fini par atteindre la Loire et Nantes. Les procédures de condamnation sont facilitées et accélérées par la loi du 22 prairial an II (10 Juin 1794) (l’acte d’accusation peut être fondé sur de simples dénonciations, et peut aller de l’incivisme à complot avec les ennemis de la république).

Une guerre civile

La constitution d’un comité royaliste marque le début des guerres de Vendée. Les insurgés sont en grande majorité des paysans, des artisans pour la moitié, les autres étant des laboureurs ou des travailleurs de la terre. Ils se choisissent des chefs issus de leurs rangs : Jacques Cathelineau (colporteur voiturier), Stofflet (garde-chasse). Ils manquent malgré tout d’expérience militaire. Ainsi ont-ils cherché des chefs plus expérimentés : d’Elbée, lieutenant de cavalerie, Charette, ancien officier de marine, Bonchamps, d’Autichamp, Lescure, Sapinaud, Talmond… Ces aristocrates se montrent dans un premier temps assez réticents à prendre la tête d’une armée de paysans. Ils  prennent toutefois assez vite leurs responsabilités. Parmi ces nobles, Henri du Vergier, comte de La Roche Jaquelein, âgé de seulement 20 ans, est le plus hardi : «Allons chercher l’ennemi : si je recule, tuez-moi ; si j’avance, suivez-moi ; si je meurs, vengez-moi» (2).

Les insurgés, armés de faux et de fourches, chassent les «Bleus» (soldats de la république) et rétablissent le culte catholique dans leurs villages. S’en suit une guerre civile extrêmement brutale. Le 19 mars, une colonne républicaine de 3000 hommes commandée par le général Marcé est mise en déroute par les insurgés à Pont-Charrault. La Convention prend dans la foulée un décret punissant de mort le port la cocarde blanche du roi. Le 23 mars, une bande d’insurgés vendéens tentent d’investir Pornic mais est repoussée par les républicains et 300 d’entre eux sont faits prisonniers et exécutés sans procès. Apprenant la nouvelle, les insurgés de Machecoul exécutent leurs propres prisonniers. Le 27 mars, Pornic est prise par les Vendéens conduits par Charrette. 30 prisonniers capturés lors des combats passent devant un tribunal «royaliste» à Machecoul et sont condamnés à mort, avec quelques dizaines de républicains locaux. Les condamnés sont liés deux à deux par une corde, agenouillés près d’une fosse et fusillés. Cet épisode prendra le  nom des «chapelets de Machecoul». La guerre civile s’étend. Le 22 avril, Pornic est reprise par les républicains.

Les insurgés parviennent à se fournir en fusils et en canons dans les villes de la région (Bressuire, Cholet, Saumur…). Ils finissent par constituer une «armée catholique et royale» d’environ 40.000 hommes indisciplinés et sans expérience militaire à l’exception d’une dizaine de milliers d’anciens soldats. C’est de plus une armée instable, la plupart de ses membres n’hésite pas à rentrer chez elle sans avoir reçu d’ordre. Néanmoins, elle parvient à remporter un certain nombre de succès, et à conquérir Angers le 18 juin. L’armée des « bleus » qui lui fait face est composée de 40.000 à 70.000 volontaires n’ayant dans l’ensemble pas plus d’expérience militaire. Le 29 Juin, le général en chef vendéen Cathelineau échoue devant Nantes, blessé, il meurt le 14 juillet 1793 et D’Elbée le remplace comme généralissime.

Aout 1793 : la destruction systématique

Le 1er Aout, suite au rapport effectué par Barère, appelant à la destruction de « l’inexplicable Vendée », la Convention décide d’adopter une motion qui frappe de destruction et de déportation les populations insurgées (3). La mise en œuvre de ce plan est confiée au général François Westermann. Dans les faits, les exécutants (Carrier, Francastel, Hertz, Merlin de Thionville), généraux, et commissions militaires procèdent de manière brutale et expéditive : fusillades en masse, noyades (les fameuses noyades de Nantes). Gracchus Babeuf déclarera que ce « système de dépopulation » fut la volonté et l’œuvre de Robespierre (ce qui est très simpliste et permet de dédouaner certains autres responsables).

Le 14 août, les insurgés vendéens défont les républicains à Luçon, entrainant le soulèvement de plus de cent villages de l’Ouest. A la fin du mois d’Août, 20.000 insurgés prennent le contrôle de la région en excluant ou massacrant les républicains et menacent la capitale. Devant la menace, la Convention envoie 100.000 hommes en Vendée sous les ordres de Kléber et Haxo. Parmi eux se trouvent les «Mayençais», des soldats d’élite ayant combattu sur le Rhin. Entre le 19 et le 22 septembre, les vendéens remportent encore cinq victoires en cinq jours (Torfou, le Pont-Barré, Montaigu, Clisson et Saint-Fulgent). Les républicains sont en déroute. Des dissensions entre les chefs vendéens provoquent toutefois la première défaite grave de la révolte, le 17 octobre 1793 à Cholet.

À suivre 

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Halte aux mensonges sur la sortie de l’euro

Il y a plusieurs grands scénarios possibles de retour à une monnaie nationale...   

Régulièrement des experts avancent un argument d’autorité pour expliquer qu’un retour à une monnaie nationale serait une catastrophe, toujours le même : une sortie de l’euro impliquerait une explosion des taux d’intérêts et par conséquent une augmentation importante du montant de la dette. A chaque débat sur le sujet cette idée anxiogène revient sur le tapis.

Les Décodeurs (déconneurs pour les intimes) du Monde l’ont doctement professé dans les colonnes du journal. Plus récemment Maître Villemot, avocat et proche de François Hollande, l’affirma sur le plateau du Grand Journal de Canal+ dans un débat face à Michel Onfray.

Disons le tout net, tout cela est faux. Quelques notions de droit permettent de décrypter quelles seraient les conséquences d’une sortie de l’euro sur les emprunts en cours contractés par les Français.

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Prospectives Royalistes de l’Ouest

 Le numéro n° 46 du nouveau journal royaliste unitaire centré sur la région ouest BRETAGNE-LOIRE ATLANTIQUE-VENDEE vient de sortir.

Vous pouvez le télécharger ici

Chronique de livre: Lucien Rebatet, Les mémoires d’un fasciste II (1941-1947), Pauvert, 1976.

Lucien Rebatet, qu’on a déjà mis à l’honneur sur ce blog (Chroniques de Je Suis Partout et de Dialogue de vaincus), a laissé, avec son livre Les Décombres, paru en 1942 et plus grosse vente sous l’occupation, un témoignage irremplaçable sur les années 1938-1940. Ce livre, dans une version expurgée, fut réédité dans les années 1970 sous le nom Les mémoires d’un fasciste ILes mémoires d’un fasciste II sont donc la suite des Décombres et couvrent les années 1941-1947. Ils sont constitués des mémoires proprement dits qui vont de 1941 à 1944 (Rebatet mourut sans les avoir menés à terme) et de fragments de textes inédits ou non ainsi que d’un article rédigé en 1953.

Comme dans les Décombres, Rebatet mêle l’actualité du moment, ses opinions et ses souvenirs personnels. On le trouve, début 1941, assez peu charmé par l’idée de collaboration. Comme beaucoup, c’est la déclaration de la guerre à l’URSS par l’Allemagne qui le fait entièrement changer d’avis. A cette époque, à la différence de Brasillach, très attaché au Maréchal Pétain, l’auteur se sent proche de Marcel Déat et vitupère déjà rageusement contre Vichy, son gouvernement composé d’ « hypocrites bourgeois » et ses clans représentant tout ce qu’il déteste : les « anglomanes, agents des banques, prélats » etc. Pourquoi collaborer, Rebatet l’explique : « Pourquoi  nous affirmions-nous fascistes ? Parce que nous avions pris en horreur la démocratie parlementaire, son hypocrisie, son impéritie, ses lâchetés (…) le fascisme représentait le mouvement, la révolution, l’avenir (…) Nous voulions le parti unique, abolissant les sectes politiciennes, le contrôle rigoureux ou l’étatisation des banques d’affaires, la défense des ouvriers et des employés contre l’inhumaine rapacité du capitalisme (…) Nous n’étions pas des convertis par opportunisme. Nous avions déjà choisi nos couleurs dix ans plus tôt (…)  Il se trouvait que nos vainqueurs vivaient sous un régime fasciste, ce qui raccourcissait les distances entre eux et nous »

Partagé entre Paris et son village natal de Moras, dans la Drôme, Lucien Rebatet décrit sa vie, ses activités, ses rencontres. En premier lieu, la publication desDécombres qui est un succès retentissant, son travail de journaliste politique et de critique et surtout sa passion pour la littérature. Il commence en effet à cette époque à rédiger ce qui deviendra Les deux étendards. Ce manuscrit qui grossit de mois en mois est sa principale obsession et il y travaille le plus possible. A certains moments, sa littérature devient en effet sa « seule passion », sa « seule ambition ». Comme dans les Décombres, nous avons droit à très nombreux portraits et anecdotes. Celles-ci concernent aussi bien les partis politiques de l’époque que des figures plus ou moins connues, toujours croquées avec talent. L’image de mystique un peu fou donnée à Alphonse de Châteaubriant, directeur du journal La Gerbe, est ainsi délicieuse. Céline est désigné comme« notre prophète », Mussolini, quant à lui, est « notre patron ». Les amis et collègues de Rebatet ne sont pas oubliés eux non plus : Brasillach, Cousteau, Lesca, Lambreaux…

C’est à partir de 1943 que les choses se corsent : le Reich n’est plus invincible. Stalingrad est « la plus lourde défaite de l’Occident ». A Je suis partout, on commence à discuter de l’avenir du journal, ce qui aboutira au départ de Brasillach, ami cher de l’auteur, et à la reprise de l’hebdomadaire par ce dernier et Cousteau. La situation se dégrade pour l’axe et 1944 s’annonce mal. Les revers militaires s’intensifient et, en France, les maquis agissent de plus en plus. Face à leurs pillages et assassinats, il déclare ainsi que « la mollesse de la répression nous indignait ». La situation intérieure change et les collaborateurs voient que le vent a tourné inéluctablement. Philippe Henriot et d’autres sont assassinés. On reçoit des menaces de mort. On sent que certains attendent de se venger. A Paris, on commence donc à sérieusement douter pour sa vie tandis que le débarquement et ses suites n’apportent aucune nouvelle de nature à changer la donne. Le 18 août 1944, ce sera finalement le départ vers Allemagne où Rebatet et sa femme Véronique, au terme d’un épique voyage en compagnie de nombre de grandes figures de la collaboration, arriveront à Sigmaringen, siège du gouvernement français en exil.

Si Rebatet n’est pas resté en France, comme Brasillach par exemple, c’est pour deux raisons : il se doutait bien qu’on ne lui pardonnerait pas bien des choses (Le dernier éditorial qu’il avait signé pour Je suis partout avait encore pour titre « L’espérance est nationale-socialiste »…) et, de plus, il n’envisageait pas une seule seconde la vie clandestine. Pour reprendre ses mots : « Je n’avais pas la moindre aptitude physique ou morale à la clandestinité ». La fuite en Allemagne est toutefois ressentie par celui-ci comme une énorme humiliation, « la plus terrible catastrophe de mon existence ». C’est abandonner son pays, sa famille, ses biens personnels (dont sa collection de disques et de livres à laquelle cet amoureux de l’art tenait énormément). C’est faire le bilan d’un engagement : « Mon choix n’a rien eu de vil : la collaboration d’abord pour épargner à mon pays les pires conséquences de la défaite que nous avions prévue, ouvrage de nos pires ennemis les antifascistes de tout poil, ensuite par horreur du bolchevisme. Je n’ai brigué aucune place. J’ai gagné de l’argent uniquement par ma plume, pour défendre ce que je croyais vrai… ». Rebatet en veut aux Allemands qui perdent la guerre car « ils n’ont ni voulu ni su prendre la tête de la révolution fasciste en Europe, de l’Ukraine à la Bretagne ».

Une fois en Allemagne, à Sigmaringen, Rebatet retrouve tout le petit monde de la collaboration qui le fatigue de plus en plus. Ne voulant pas participer à « cette parodie » de gouvernement français ni de près, ni de loin, il voyage un temps dans l’Allemagne en guerre. Il y voit les bombardements meurtriers des alliés, assiste aux destructions massives de ceux-ci et est frappé par le courage des Allemands qui les subissent. Il s’arrête un temps pour travailler au monastère de l’ordre noir d’Hildesheim (Episode évoqué par Saint-Loup dans Götterdammerung). Cette collaboration restera infructueuse mais Rebatet se félicite d’y avoir rencontré les « nationaux-socialistes les mieux dégagés du pangermanisme, les plus conscients de la mission européenne du fascisme ». Son retour à Sigmaringen lui donne l’occasion de continuer son roman mais également de brosser un superbe portrait de Louis-Ferdinand Céline qui est, lui aussi, arrivé dans cette « Colonie française » en novembre 1944. L’auteur de Mort à crédit détone dès son arrivée par son allure plus que négligée qui ne fait qu’étonner ceux qui le voient comme « l’écrivain fasciste, le prophète génial ». Du portrait haut en couleurs laissé par Lucien Rebatet, voici quelques phrases: « la mansuétude de tous les officiers allemands était acquise à Céline. Et il la fallait très large, pour qu’ils pussent fermer leurs oreilles à ses sarcasmes. Car Louis-Ferdinand était bien le plus intolérant, le plus mal embouché de tous les hôtes forcés du Reich ».

Le 8 mai 1945, Lucien Rebatet se constitue prisonnier en Allemagne. Il a réussi à sauver le manuscrit des Deux étendards en le confiant à sa femme. Emprisonné à Fresnes, il est condamné à mort le 23 novembre 1946 en même temps que Pierre-Antoine Cousteau mais sera finalement gracié quelques mois après. C’est l’évocation de cette période de prison qui constitue la fin de l’ouvrage. Cette partie reprend un article de 1953 paru dans le Crapouillot : « On ne fusille pas le dimanche ».

Cette suite des Décombres est un autre témoignage capital sur ces années qui virent basculer le destin de la France et de l’Europe. On regrette que ce livre, paru en 1976, soit difficile à trouver ; il mériterait bien une réédition tant pour sa matière que pour l’indéniable talent de plume de son auteur.

Rüdiger / C.N.C.

http://cerclenonconforme.hautetfort.com/archive/2012/09/2...

13:10 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

PS : après les envolées contre la finance, la valse avec le Medef [Présent n° 8176]

Exit les déclarations de guerre à la finance et les discours enflammés qui effarouchaient la City ! L’économie sinistrée et les chiffres catastrophiques du chômage aidant, le pouvoir socialiste en est aujourd’hui réduit à faire ce qu’il reprochait hier à Nicolas Sarkozy : la « danse du ventre » devant les « boss » du Medef. Un patronat aux anges, bien sûr, qui a applaudi debout mercredi l’intervention de Manuel Valls.

 

Une du n°8176 de "Présent"

Une du n°8176 de “Présent”

Danse avec les loups

 

Sa venue était d’ailleurs symbolique, puisque Valls était le deuxième Premier ministre seulement à se rendre à l’université d’été du Medef depuis sa création en 1998. Et il n’y est pas allé pour rien. Devant quelque 3.600 patrons réunis dans le parc du campus de l’école de commerce HEC à Jouy-en-Josas, Manuel Valls a en effet déclaré : « Cessons d’opposer systématiquement (…) Etat et entreprises ! D’opposer chefs d’entreprise et salariés ; organisations patronales et syndicats ! (…) Mesdames et Messieurs les chefs d’entreprise, Mesdames et Messieurs les entrepreneurs, la France a besoin de vous. La France a besoin de ses entreprises. De toutes ses entreprises. » Puis, rendant hommage à leur rôle dans la création de richesses, à la mobilisation de leurs salariés mais aussi au fait qu’« elles risquent les capitaux de leurs actionnaires », le Premier ministre s’est exclamé : « Moi, j’aime l’entreprise ! (…) Il est absurde de parler de cadeaux aux patrons. (…) Une mesure favorable à l’entreprise est une mesure favorable à tout le pays ! » Un discours évidemment très apprécié des patrons du Medef qui attendent avec impatience – entre autres – l’autorisation du travail le dimanche ou encore le recours à l’immigration. Et Pierre Gattaz, peu auparavant, appelait déjà à « cesser de raisonner en termes de donnant-donnant », allusion aux contreparties attendues des entreprises en termes d’emploi…

 

La face la plus abjecte du libéralisme

Symbole de ce revirement gouvernemental, qui n’en est pas vraiment un puisqu’il était conseiller économique du président François Hollande et a contribué à élaborer le pacte de responsabilité : l’arrivée à Bercy dugolden boy Emmanuel Macron. C’est-à-dire de la face la plus agressive et la plus abjecte du libéralisme. Millionnaire de gauche, ancien énarque, ancien de la banque Rotschild, Macron fut en 2007 le rapporteur de la fameuse Commission Attali, qui préconisait notamment le recours massif à l’immigration, avec l’arrière-pensée d’entraîner une baisse générale des salaires et la dissolution des peuples… En fait, une fois précisé que le mondialiste enragé, partisan du nouveau nomadisme et de la fin des nations, Jacques Attali, est son mentor(1), tout est dit.

Sauf que, comme le rappelait Pierre Frehel dans Le Républicain lorrain, «les entreprises ne créeront des emplois qu’en fonction de leurs besoins et pas pour les beaux yeux du Premier ministre, fût-il énamouré. »

Franck Delétraz

(1) Il faut lire les ouvrages d’Attali pour bien mesurer le caractère délirant de la pensée qui anime cet homme…

En partenariat avec le quotidien Présent – Chaque jour, retrouvez surNovopress la Une du quotidien Présent ainsi qu’un article sélectionné par la rédaction et mis gratuitement à votre disposition. Seul quotidien de réinformation, Présent est unique dans le paysage médiatique français.Contribuez à abattre le mur de la bien-pensance et du médiatiquement correct, lisez et faites lire Présent ! Abonnez-vous !

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La guerre des graines

Les graines sont-elles une marchandise ou un bien commun de l’humanité au même titre que l’eau ou l’air ? Dans un avenir très proche, les agriculteurs n’auront peut être plus le droit de replanter leurs propres graines.

En Europe, une loi émerge pour contrôler l’utilisation des semences agricoles… Derrière cette confiscation, 5 grands semenciers qui possèdent déjà la moitié du marché des graines et cherchent à étendre leur privatisation.

De l’Inde à Bruxelles, en passant par les campagnes françaises et l’Ile du Spitzberg à 1000 kms du Pôle Nord, Stenka Quillet et Clément Montfort enquêtent sur cette Guerre des Graines qui

menace plus d’un milliard d’agriculteurs sur la planète.

http://www.contre-info.com/

Libye: est-il encore possible d'empêcher la création d'un "Etat islamique d'Afrique du Nord" ?

Lu sur le blog officiel de Bernard Lugan :

"Au point de vue militaire la situation libyenne a considérablement évolué depuis mon précédent communiqué en date du 17 août dernier:

- A l'Est, en Cyrénaïque, l'offensive du général Haftar a été bloquée par les milices islamistes; le 22 juillet, à Benghazi, le quartier général de ses forces spéciales a même été pris d'assaut.
- A l'Ouest, en Tripolitaine, les milices de Misrata (Frères musulmans) et les salafistes de Tripoli surarmés par le Qatar et par la Turquie, paraissent prendre peu à peu le dessus sur les milices berbères de Zenten dans la région de l'aéroport principal de Tripoli. Le second aéroport de la capitale, celui de Maïtigua, est déjà contrôlé par les islamistes d'Abdelhakim Belhaj.
 
La stratégie des salafistes, des Frères musulmans et du Qatar est désormais claire: faire de la Libye une base de déstabilisation régionale. De fait, l'Egypte et l'Algérie sont directement menacées cependant que la Tunisie n'arrive pas à liquider les maquis des monts Chaambi. Quant au Maroc, il va être dans les prochains mois la cible d'un nouveau mouvement fondamentaliste baptisé Unicité et jihad au Maghreb al-Aqsa. Au Sud, le Mali, le Niger et le Tchad vont automatiquement subir la contagion de la situation libyenne.
 
Le processus de déstabilisation de la Libye a été très largement pensé et supporté par le Qatar qui, dans un premier temps, a utilisé Al-Jazira pour diaboliser le régime Kadhafi. Le bras armé de cet insatiable et arrogant petit émirat fut Nicolas Sarkozy qui, subverti par BHL, imposa l'intervention internationale en reprenant à son compte les mensonges d'Al-Jazira au sujet d'une menace inventée sur les populations de Benghazi.
 
La situation étant aujourd'hui ce qu'elle est, est-il encore possible d'empêcher la création d'un "Etat islamique d'Afrique du Nord " avec toutes les conséquences régionales qu'aurait un tel événement ?
Les Européens n'ont comme d'habitude qu'une seule solution à proposer: encore et toujours la démocratie. Le 4 août, jour de sa première réunion à Tobrouk, ils ont ainsi reconnu la légitimité du nouveau parlement pourtant élu par à peine 10% des électeurs, et ils ont appelé ses membres à une "gouvernance démocratique"... Il est difficile d'être davantage déconnecté des réalités, d'être plus prisonnier des nuées, de l'idéologie...
 
La solution réaliste comporte deux volets, l'un est militaire, l'autre politique:
 
1) Comme je l'annonçais dans mon communiqué daté du 15 juillet 2014, une triple intervention de l'Egypte, de l'Algérie ( en dépit des déclarations contraires du Premier ministre Sellal) et de la France est dans les cartons.
2) Si une telle intervention n'a pas encore débuté c'est parce qu'elle doit impérativement se faire en appui à une résistance libyenne. Or, et je viens de le dire, le général Haftar a perdu sa crédibilité. Il devient donc urgent et nécessaire de reconstruire le système d'alliances tribales qui existait du temps du colonel Kadhafi. Sans lui, il n'y aura pas d'intervention étrangère permettant d'abord de contenir, puis ensuite de réduire les salafistes d'Ansar al Charia et leurs alliés en Cyrénaïque, les résurgences duGICL (Groupe islamique combattant en Libye) en Tripolitaine et les Frères musulmans de Misrata.
 
Or, que cela plaise ou non, Seif al-Islam, le fils du colonel Kadhafi, est le mieux placé pour constituer un tel rassemblement (voir à ce sujet mon communiqué du 17 août). A défaut, toutes les forces islamistes risquent d'être engerbées et coagulées dans un futur "Etat islamique d'Afrique du Nord" à l'imitation de l'EIL d'Irak."

Marie Bethanie

La gauche au pouvoir confie l’économie à la Banque Rothschild

L’image de la gauche en prend un fameux coup. Définitivement oubliée, la cause ouvrière. L’expression « gauche caviar » n’aura jamais été autant à propos qu’avec ce gouvernement Valls II approuvé par François Hollande.

Quand même, nommer Emmanuel Macron ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, fallait oser ! Lui, l’énarque devenu gérant de la banque Rothschild…

Emmanuel Macron, il est vrai, est, malgré son jeune âge, un ami de longue date de cette gauche caviar. L’ancien secrétaire général adjoint de l’Élysée assume sans complexe son ancien rôle de banquier d’affaires chez Rothschild. Lorsque Macron a été, pendant deux ans, le conseiller du président de la république sur les dossiers économiques et financiers, il ne manquait pas d’être simultanément l’oreille des patrons à l’Élysée.

Ils doivent trouver la nouvelle saumâtre, ceux qui ont voté Hollande en faisant confiance à sa tirade  «Mon ennemie, c’est la finance!»

Pour compléter le portrait d’Emmanuel Macron, ajoutons qu’il est un spécialiste des œuvres de Machiavel et qu’il fut rapporteur de la Commission Attali en 2007.

http://medias-presse.info/la-gauche-au-pouvoir-confie-lec...