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30/06/2016

Journal du Jeudi 30 Juin 2016 : Un Brexit, pas d’apocalypse

L’appel au djihad de Larossi Abballa déjà entendu !

« Je vous appelle à privilégier les policiers », avait affirmé le djihadiste Larossi Abballa dans une vidéo que nous avions décryptée après avoir assassiné à leur domicile Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, un couple de policiers. Message reçu cinq sur cinq ! Le 22 juin, soit une semaine après le double assassinat de Magnanville, révèle l’hebdomadaire Le Point, deux hommes ont été interpellés à Mantes-la-Jolie, toujours dans les Yvelines, alors qu’ils effectuaient des repérages sur des policiers !

« D’après les informations du Point, l’homme était en train de filmer des véhicules sérigraphiés et leurs occupants lorsqu’il a été arrêté au Val-Fourré, une cité sensible des Yvelines. Si le suspect à la caméra n’était pas connu des services de police, son frère, lui, est un islamiste radical de Mantes-la-Jolie. »

« Dûment fiché, ajoute le journal, il était en lien avec Larossi Abballa, le tueur de Magnanville qui a tué le couple de policiers à son domicile. Gérant d’une pizzeria identifiée comme un lieu d’activisme, c’est lui qui avait conseillé Abballa, originaire comme lui de Mantes-la-Jolie, pour monter sa société de livraison à domicile de sandwichs hallal. L’enquête a montré que le conducteur de la voiture qui avait attiré l’attention était également répertorié comme salafiste par le renseignement intérieur. »

Comme dit Hollande : « Ça va mieux. » Et même de mieux en mieux…

http://fr.novopress.info/

Mathieu Slama : « Le grand drame de la modernité »

Mathieu Slama, essayiste, vient de publier son premier livre : La guerre des mondes : réflexions sur la croisade idéologique de Poutine contre l’Occident. Nous publions d'autant plus volontiers l'entretien qu'il vient de donner à Boulevard Voltaire [23.06] qu'il y exprime des idées tout à fait essentielles qui sont nôtres et qu'en peu de mots il définit la nature de l'affrontement entre la modernité et la tradition. Soit, « deux grandes visions du monde concurrentes : le monde libéral d’un côté, exaltant l’individu et son émancipation ; et le monde de la tradition, exaltant la communauté et l’enracinement. » Qu'on veuille bien lire cet entretien et l'on comprendra davantage encore pourquoi nous avons écrit le 27 mai dernier, à propos de son premier livre : « Nous prévenons les lecteurs de Lafautearousseau; ces réflexions sont importantes. Il faudra être attentifs désormais aux publications de Mathieu Slama ! ». Nous confirmons. LFAR  

Vous parlez d’une croisade de Moscou contre l’Occident, mais l’offensive n’est-elle pas plutôt menée par les États-Unis, Poutine se bornant à défendre les traditions ?

Il y a sans doute une part de provocation dans le choix du mot « croisade », mais aussi deux raisons essentielles : d’abord, Poutine lui-même a décidé, depuis quelques années, de s’attaquer frontalement au modèle libéral des sociétés occidentales. Non seulement il défend les valeurs traditionnelles de la Russie, mais il s’en prend explicitement aux pays euro-atlantiques, et à l’Europe tout particulièrement, qu’il accuse de rejeter ses racines et de tomber dans le « primitivisme », au mépris des « valeurs spirituelles de l’humanité ». Ensuite, le mot « croisade » contient une dimension éminemment religieuse, et il se trouve que c’est aussi sur ce terrain que Poutine s’en prend à l’Occident. Défendant « les valeurs de la famille traditionnelle, de la vie humaine authentique, y compris de la vie religieuse des individus », il s’est attaqué à plusieurs reprises à la conception européenne de la laïcité. On connaît aussi sa proximité affichée avec l’Église orthodoxe, qu’il lie étroitement, dans ses discours, au destin national de la Russie. 

Voici l’intuition de mon livre : ce qui se joue dans le conflit entre Poutine et les pays occidentaux est bien plus fondamental qu’un simple conflit d’intérêts sur les dossiers syrien ou ukrainien. Il y a, en arrière-plan de tout cela, le retour d’un vieil affrontement entre deux grandes visions du monde concurrentes : le monde libéral d’un côté, exaltant l’individu et son émancipation ; et le monde de la tradition, exaltant la communauté et l’enracinement.

Vous présentez Poutine comme une personnalité attachée à l’égalité entre les nations. Mais est-il vraiment cet apôtre du droit international et de la non-ingérence ? Nous pensons à la Géorgie, à l’Ukraine. Stratégie rhétorique ?

Un des mots les plus souvent utilisés par Poutine est « diversité du monde ». Dans son discours, l’Occident se rend coupable de vouloir modeler le monde à son image. Il y a là un argument essentiel qu’il faut entendre (stratégie rhétorique ou non) : l’Occident est persuadé que son modèle libéral est applicable au monde entier. Il suffit de feuilleter les reportages dans les médias français sur l’Iran, par exemple : on célèbre ce pays parce qu’il s’occidentalise ! Mais on crie à l’obscurantisme dès qu’il s’agit d’évoquer ses composantes traditionnelles. C’est tout le paradoxe de nos sociétés libérales : nous exaltons l’Autre mais ce n’est que pour annihiler son altérité. Il y a, dans cet universalisme occidental, un mélange d’incompréhension et de mépris. Cet universalisme est aussi dangereux quand il se transforme en action extérieure (cf. les ingérences occidentales catastrophiques au Moyen-Orient).

En revanche, il est exact que Poutine ne s’applique pas forcément cette règle de non-ingérence. Poutine n’est pas un saint : il y a, chez lui, une ambition impériale, liée à une volonté de protéger les intérêts stratégiques de la Russie face à une Amérique agressive et intrusive. Comme le disait Soljenitsyne, qui s’inquiétait du renouveau impérialiste russe, plutôt que de chercher à s’étendre, la Russie devrait plutôt s’attacher à conserver l’âme du territoire qu’il lui reste. 

Faisant l’éloge de l’enracinement, vous prenez l’exemple de Bilbo, un Hobbit frileux à l’idée de quitter sa terre natale pour partir à l’aventure. Attachement que vous qualifiez de « noble ». Or, il me semble plutôt que les Hobbits incarnent cette prudence petite-bourgeoise, aux antipodes de la vraie noblesse qui est lutte pour la vie, mépris du confort matériel et passion pour les équipées lointaines.

Pour illustrer les limites du modèle libéral occidental, j’évoque, en effet, la belle parabole de Tolkien sur le combat de plusieurs communautés fictives qui luttent pour leur survie face à un ennemi technicien et guerrier. Les Hobbits sont des personnages intéressants car ils vivent en vase clos, selon des rites traditionnels immémoriaux. Ils partent à l’aventure à contrecœur, ayant sans cesse la nostalgie de leur terre durant leur voyage. C’est cette nostalgie que je trouve formidable, parce qu’elle représente tout ce que nous avons perdu en Occident. Le rapport à la terre, au lieu, comme disait Levinas, le sens de la mesure, la perpétuation de vieilles traditions qui donnent un sens à notre existence : tout cela ne veut plus rien dire pour nous autres Occidentaux. Les Européens ne comprennent plus qu’un seul langage, celui des libertés individuelles. C’est cela, le grand drame de la modernité.

Entretien réalisé par Romain d’Aspremont 

 Essayiste

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

ZOOM - Alexandre Latsa :"Je crois au renouveau de la Russie"

La stratégie du chaos : le mode opératoire des mondialistes

En évoquant à propos du Brexit, « la stratégie du chaos« , la présidente du Front national, Marine Le Pen, a parfaitement compris que les dirigeants actuels de l’Union européenne, la hargne au cœur, vont tenter de tout faire pour que les Anglais payent très chèrement leur audace de sortir de l’UE et rendre leur divorce le plus douloureux possible. Ils veulent déjà démontrer aux autres peuples, pour qu’ils ne puissent plus jamais envisager la moindre sortie, que l’on ne peut quitter l’UE sans dommages et intérêts. Mais ce pari est risqué et jouer avec la chaos pourrait avoir l’effet contraire… Dur, dur, d’être euro béat, aujourd’hui !

Sidérés, vexés, ayant reçu une gifle magistrale, le ressentiment des gouvernants européistes est d’autant plus grand qu’ils ne croyaient pas vraiment à la possibilité de voir le peuple britannique voter à 52 % pour un « out ». Jusqu’au dernier moment, tous les sondages faisaient croire, dans les mêmes proportions, l’inverse. Grosse déception ! Le décalage de plus en plus profond, qui se creuse entre les élites et les peuples, se vérifie encore une fois. Les résultats confirment ce fossé : à part, Londres, L’Écosse et l’Irlande du Nord, qui ont voté pour le maintien dans l’UE, toute l’Angleterre a voté contre. C’est dans les secteurs les plus populaires ou les endroits les plus oubliés, que le « out » obtient les plus gros pourcentages ; neuf secteurs (anciens bastions de gauche) ont voté pour la sortie de l’UE, à plus de 70 % ! Même en périphérie de Londres, comme à Thurrock, avec 72 % !

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Les veilleurs debout : la cornemuse

Le refus du nationalisme c’est la guerre

Dans un  entretien  accordé au Monde et mis en ligne le 26 juin,  « l’écrivain-cinéaste »  Alexandre Jardin,  éreinté en son temps par le regretté Philippe Muray, explique qu’il entend s’investir en politique. Pour de nobles motifs, cela va sans dire,  lui « le petit-fils de collabo » (son grand-père, Jean Jardin,  fut le  directeur de cabinet de Pierre Laval d’avril 1942 à octobre 1943), qui  « assiste à la percée du Front National (depuis) la seconde moitié des années 1990 », mais ne veut pas « (laisser) le pays à l’extrême droite. » « Tous ces gens fondamentalement anti-français car hostiles à l’universalisme qui fait la grandeur de notre culture, ne doivent pas approcher du pouvoir. »  « Je ne permettrai pas le retour de l’indignité. Si le FN accédait au pouvoir, et que je n’aie rien fait, j’en aurais tellement honte ! Or les partis politiques qui prétendent s’opposer au FN le font monter par leur prodigieuse inefficacité. » « Je vois que mon pays commence à se fracturer, que les classes populaires rejettent les partis politiques, et que ces derniers sont dans le même déni du réel que les élites françaises des années 1930. » Plus lucide,  moins ridicule quand il abandonne langue de bois,  clichés usés  et réflexes pavloviens, M. Jardin avoue aussi que « si la réalité était sue, le FN serait encore plus haut… Je vois le délabrement de pans entiers de la République. Les juges qui prononcent des peines jamais exécutées (…). 80 % du territoire est en récession depuis des années. C’est cela, l’explosion du FN. Des territoires entiers de pauvreté. Pas des îlots ! (…). La vérité, c’est que le système est en train de disjoncter. Une caste administrativo-politique hors-sol confisque le pouvoir (…) Le Brexit  nous montre que les peuples qui souffrent n’ont plus peur de l’incertain. L’Europe et la France partagent une maladie : le  hors-sol  de la classe dirigeante, déconnectée du réel, des citoyens, entravant les initiatives par un système normatif proliférant. »

Dans les Echos, Cécile Cornudet remarque avec justesse que les partis du Système se sont emparés  « des mots peuples, frontières, identité », « rejettent les recettes du FN mais reprennent ses analyses. » « Gauche, droite et centre parlent d’Europe mais ne pensent que FN. Marine Le Pen triomphe depuis le Brexit : sortir de l’Union européenne est possible (…).  Ses adversaires de la prochaine présidentielle font tout pour lui savonner ce tremplin. En noircissant, si besoin en est, le tableau britannique (…). Depuis vendredi, les pro-Europe français parlent le souverainisme  couramment. Le mot peuple  fleurit tous les discours. La Commission européenne est conspuée, et à tout le moins la dérive  technocratique de l’UE. Le Tafta est dénoncé. (…) Il y a la construction européenne en panne, mais il y a pire peut-être pour les artisans de l’Europe: des Français qui se détournent chaque jour un peu plus d’eux. Parer donc au plus pressé. Peindre l’Europe comme les Français sceptiques la peignent, en espérant se faire ré-entendre d’eux. »

Telle est en effet la manœuvre en cours  menée par les adversaires de l’Europe des nations  souveraines:  parler un langage patriotique  visant à enfumer l’électorat, tout en poursuivant une politique qui ne l’est pas, tout en   promettant,  pour la énième fois, des réformes, une UE plus démocratique, plus sociale, plus juste…

Dans un article post Brexit publié sur son blogue, Jacques Sapir  pointe plus particulièrement la paralysie, les illusions, les démissions d’une certaine gauche devant l’hydre bruxellois, son incapacité à intégrer « la notion de souveraineté » : « … les discours sur la volonté de construire, dans le cadre de l’Union européenne, une autre Europe doivent être pris pour ce qu’ils sont. Au mieux des illusions,au pire des mystifications mensongères qui n’ont pour but d’emmener les électeurs à soutenir in fine l’UE  réellement existante  dans un mécanisme où l’on reconnaît la transposition du soutien à l’URSS. » 

Dans un entretien accordé à L’Action Française  (numéro du 16 juin et 6 juillet),  à l’occasion de la sortie de son essai « Souveraineté, Démocratie, Laïcité »,  l’économiste précisait  que « le refus du nationalisme, ou plus précisément du patriotisme, est un des cadavres dans le placard de la gauche ou de l’extrême gauche, qui seront bien un jour forcées de le reconnaître »…

Dans ce même numéro de L’AF, c’est à dire avant le résultat du référendum britannique, M. Sapir balayait aussi  le catastrophisme ambiant en affirmant que « si le Royaume-Uni devait sortir de l’Union européenne, elle renégocierait avec celle-ci un traité de libre-échange. Sa sortie n’aurait donc aucune conséquence sur les Britanniques résidant au sein de l’UE - un non ressortissant de l’UE peut fort bien résider dans un pays de l’UE. De même, sur le plan financier, la City ne serait pas techniquement ébranlée.  Symboliquement en revanche , les conséquences d’une sortie seraient très importantes, tout d’abord pour d’autres Etats membres qui se poseraient également la question de leur maintien au sein de l’UE… ».

Une Europe institutionnelle incompatible avec la liberté des peuples au motif  qu’il aurait été certes « possible d’admettre une dévolution  de souveraineté s’il n’y avait pas eu recul de de la démocratie, c’est-à-dire si on avait mis en place des institutions d’une réelle Europe démocratique, avec un  vrai parlement. Or autant on peut décider d’institutions autant on ne peut pas décréter l’existence d’un peuple européen (…). Les transferts actuels de souveraineté posent donc un réel problème de démocratie puisque nous assistons à un processus de dépossession des peuples au profit d’une petite élite technocratique et, surtout, oligarchique, ce qui suscite dans différents pays, l’émergence de partis eurosceptiques »

Un euroscepticisme, nous l’avons souvent dit ici, qui se nourrit également de l‘impuissance de l’Europe bruxelloise à protéger les Européens dans un environnement géopolitique de plus en plus instable, dangereux. Et notamment des affres de l’immigration de masse et des dangers réels de déstabilisation, de violences qu’elle porte en germe.

A l’instar de Marine, Bruno Gollnisch s’inquiète à ce sujet d’une des  promesses faite par Angela Merkel  au gouvernement d’Ankara de permettre  la libre circulation, sans visas, des ressortissants turcs dans l’UE, en échange de l’engagement de veiller à limiter le passage des migrants aux frontières sud de l’Europe. Une aubaine supplémentaire pour les meurtriers djihadistes qui viennent encore de passer à l’acte à nos portes.

 L’attaque de trois terroristes qui ont tiré sur la foule et se sont fait exploser devant l’aéroport international Atatürk d’Istanbul avant-hier, selon un mode opératoire qui évoque celui de l’Etat islamique (EI), piste privilégié par Le Premier ministre turc Binali Yildirim, a fait officiellement 42 morts et 238 blessés. L’actuel patron de  la CIA, John Brennan, a été formel: cette tuerie « porte sans aucun doute la marque de la dépravation de l’EI ». Je suis très inquiet de voir que la machine terroriste générée par l’EI a beaucoup d’élan aujourd’hui encore. »

Il est tout aussi certain que lesdits attentats portent un coup désastreux à l’économiquement très important secteur touristique.  Attribués à l’EI (qui ne revendique jamais ceux qu’il commet sur le sol turc) ou à l’extrême gauche indépendantiste Kurde (PKK, TAK…), ils ont fait plus de 200 morts depuis le début de l’année. Rappelons qu’il n’y a pas pas si longtemps encore, avant de changer une énième fois son fusil d’épaule,  la Turquie d’Erdogan avait noué une alliance objective avec  l’EI, qu’elle aidait en fournissant aux milices  djihadistes base arrière, soins à ses blessés  et armes,  au nom de leur objectif commun consistant à abattre la Syrie de Bachar el-Assad et à éliminer  les combattants Kurdes.

Jacques Sapir dans le même entretien cité plus haut pointe aussi avec raison les conséquences désastreuses de la volonté de certains cénacles  de détruire le nationalisme arabe qui était un rempart contre le fondamentalisme islamique, contre « des idées salafistes et wahhabites, qui constituent un courant très particulier  de l’islam financé par certains pays. »

« Or, ce courant  s’est construit sur les décombres du nationalisme arabe, qui est issu d’un dialogue entre les intellectuels musulmans et des intellectuels chrétiens faisant le pari de la nation pour dépasser la communauté  des croyants  et rendre possible la cohabitation. Malheureusement, les puissances occidentales (plus précisément les Etats-Unis, ses vassaux atlantistes et leurs alliés  saoudiens et qataris, NDLR) n’ont eu de cesse de détruire ce nationalisme arabe, et c’est sur ses ruines qu’a pu prospérer le salafisme. Si la lecture djihadiste de l’islam ne dépendait pas du contexte historique, pourquoi cette lecture était-elle minoritaire en 1950 et devient-elle plus importante aujourd’hui? Parce qu’en 1950, le nationalisme arabe proposait aux masses une voie d’accès crédible à la modernité. »

« Il faut prendre conscience de nos responsabilités politiques pour ne pas répéter nos erreurs  et pour trouver des solutions pertinentes. le nationalisme est, en, réalité, aujourd’hui encore, une force de progrès. Il faut en être profondément conscient » affirme M. Sapir. Bref ajouterons nous,  et contrairement à ce que disait feu François Mitterrand devant le Parlement européen, le nationalisme ce n’est pas forcément « la guerre », c’est même le refus d’un nationalisme raisonné qui nous précipite aujourd’hui vers le chaos.

http://gollnisch.com/2016/06/30/refus-nationalisme-cest-g...

Au FN, critiquer la ligne du parti est impardonnable

L'Opinion consacre un article à Jean-Lin Lacapelle, chargé de faire le ménage dans les fédérations du FN. Il a déjà changé de nombreux secrétaires départementaux. Ses critères de changement sont :

  1. Ceux qui ont démissionné.
  2. Ceux qui « n’avaient pas le niveau ».
  3. Ceux qui étaient là depuis trop longtemps

Et puis il y en a un autre, dont s'est rendue coupable Barbara Mazières, ex-secrétaire départementale dans le Maine-et-Loire, virée pour « Double indiscipline » :

"elle avait critiqué Florian Philippot sur le site Internet du Salon beige (blog des catholiques d’extrême droite [sic]), et retweeté un appel à défiler le 1er mai avec Jean-Marie Le Pen. Impardonnable."

Un piège dans lequel Marion Maréchal Le Pen ne souhaite pas tomber, ainsi que le déclare Bruno Larebière à Atlantico :

"[...] Puisque vous me demandez son état d’esprit, je dirais qu’elle est résignée. Résignée à ce que la ligne du parti, telle qu’elle est fixée aujourd’hui, s’impose jusqu’à la présidentielle, quand bien même considère-t-elle que c’est une erreur, tant sur le plan économique que sur le plan politique.

Tout ceux qui parient sur un « conflit ouvert » entre la présidente du Front national et l’élue du Vaucluse avant la présidentielle de 2017 s’illusionnent. A moins d’un an du scrutin, Marion Maréchal-Le Pen ne fera rien qui pourrait nuire à la candidature de Marine Le Pen ou même qui pourrait être perçu comme étant susceptible de lui nuire. Elle est et elle sera un « bon petit soldat ». Elle lui a seulement fait comprendre qu’elle n’entendait pas avoir un rôle de premier plan dans la campagne présidentielle, ce qui lui évitera d’avoir à défendre des positions qui ne sont pas les siennes.

Pendant l’année qui vient, elle déroulera donc tout le pan du discours frontiste avec lequel elle est en phase, tout en continuant à faire entendre sa petite musique personnelle sur les points qui lui tiennent à coeur mais en évitant de se trouver trop en porte-à-faux par rapport au discours officiel. Car elle sait très bien qu’à l’heure du bilan, après la présidentielle, si la présidente du Front national n’en sort pas vainqueur, il lui serait reproché d’avoir porté tort à la candidate. C’est un numéro d’équilibriste mais depuis maintenant quatre ans, elle y est rodée. [...]"

Michel Janva

Paris bientôt capitale de l’immigration clandestine ? Merci Anne Hidalgo !

Paris et Londres ont plus en commun entre elles qu’avec les pays dont elles sont les capitales.

Anne Hidalgo est la quintessence de cette gauche des grandes métropoles qui a définitivement troqué les classes populaires contre la sacro-sainte « diversité ». Sociétaliste forcenée, voire entêtée, madame le maire de Paris ne rate jamais une occasion de donner des gages de bonne conduite aux idées dominantes. Elle s’est, en effet, plusieurs fois illustrée ces derniers mois dans une course effrénée à la boboïtude la plus crétine.

Concurrente directe du premier de la classe en mépris de classe qu’est Emmanuel Macron (qui déclarait, hier, au Club Bourbon que les gens « peu éduqués » avaient massivement plébiscité le Brexit), Anne Hidalgo peut aussi compter sur ses fidèles adjoints à la mairie pour faire de Paris une mégalopole mondiale bien éloignée de ses racines nationales. Sous l’influence de ses alliés d’Europe Écologie Les Verts, l’ambassadrice d’honneur du Qatar a interdit la circulation des vieilles voitures dans Paris intra-muros. Déjà forcés de vivre en banlieues par l’augmentation du coût des logements, les pauvres (qui ne peuvent pas s’offrir des SUV flambant neufs) ne pourront désormais plus conduire dans le Paris pasteurisé de la gauche des gentils.

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La théorie du genre (Diane Rémond)

Après la sortie cette semaine de son nouveau livre "LE GRAND REMBARQUEMENT", Emmanuel Albach s'explique :

Le titre de votre livre, Le Grand rembarquement, semble faire écho au Grand Remplacement de Renaud Camus. Est-ce par hasard ?

Non bien sûr. J’avoue humblement que Renaud Camus m’a inspiré. Mais mon titre ne fait pas seulement écho : il parle aussi d’une fin heureuse, alors que le principe du grand remplacement, et tout ce que l’on entend un peu partout sur le caractère inéluctable de notre fin proche en tant que nation, nous décrit un avenir noir. Or rien n’est inéluctable. Rien n’est irréversible, c’est ce que nous apprend l’histoire : le destin d’une nation dépend de la volonté de ses membres. Ils peuvent se laisser mourir, ou se dresser. "Aux armes, citoyens !", dit notre hymne, non ?

Hola ! Votre roman appelle les Français aux armes ? Vous allez tomber dans l’incitation à la sédition !

On ne peut plus citer notre hymne national ? Et puis c’est un roman. Et l’on n’y trouvera rien qui tombe sous le coup de la loi. Mais voyez dans quelle situation nous nous trouvons : on nous oblige à accepter des trucs dégueulasses qui deviennent des normes, et l’on nous interdit d’en parler. Ce carcan que personne n’aurait pu imaginer il y a encore trente ans, emprisonne notre nation autant que la loi martiale d’un occupant : on en est réduit à chuchoter dans son coin, entre gens proches. Même au travail – je dirai même surtout au travail - on ne peut plus rien dire : il y a toujours des mouchards prêts à vous dénoncer à "la kommandantur". On se tait, on attend le moment où l’on pourra parler à nouveau. Et l’on entend que les collabos… ou les soit-disants « grands cerveaux », les stratèges qui nous expliquent où l’Histoire nous guide. Mais l’Histoire n’existe pas : cette idée d’une direction qui s’imposerait à nous, est un concept de ce phraseur de Marx.

L’Histoire n’existe pas ? Pourtant la France a une histoire, non ?

Cela, c’est celle qu’on voit dans le rétroviseur, celle qui est passée. L’histoire pour Marx, c’est un futur tout écrit : celui de la disparition inéluctable de notre monde occidental. Il devait nous détester énormément ! Or la vérité c’est plutôt « Fortuna imperatrix mundi » : la (bonne ou mauvaise) fortune, impératrice du monde. Qu’est-ce que cela veut dire ? Sinon que le hasard, la bonne fortune – ou la volonté de Dieu, diront les chrétiens - est plus puissante que les rois, et que des renversements « de fortune » sont toujours possibles. Des « fortunes », des opportunités se présentent, et c’est alors le moment de les saisir pour renverser une situation qui semblait perdue. Le destin des hommes reste toujours entre leurs mains. Au fond, nous sommes libres. C’est la peur qui nous rend impuissants, la crainte qui habite chacun d’être repéré par le Système qui nous oppresse, et qu’il lui pourrisse la vie… Pourtant qu’est-ce qui pourrait nous arriver de pire que de laisser un occupant voler leur avenir à nos enfants ? A quoi aurait servi notre vie si nous trahissions notre patrie ? Pour elle, pour cette terre où reposent nos ancêtres, pour nos enfants, nous n’avons pas le droit d’avoir peur. Pour eux, il faut savoir répondre à l’appel de notre hymne.

Rien n’est irréversible ? Quand même, arrivé à un certain stade, souvent on ne peut plus changer grand-chose.

Si vous aviez demandé en 1950 aux Français s’ils croyaient qu’un jour un million de leurs compatriotes d’Algérie devraient quitter les lieux en quelques mois, en laissant tout derrière eux, et abandonnés par l’Etat, personne n’y aurait cru. Personne. Cela semblait impossible. Les Français d’Algérie, qui y avaient construit un pays moderne, pensaient que leur œuvre les rendait définitivement légitimes sur cette terre. Ils étaient sûrs que les musulmans étaient conscients de ce qui avait été accompli et dont ils profitaient : l’eau courante, l’électricité, les hôpitaux, l’instruction, une alimentation saine… Cet acquis semblait donner un droit irréversible aux Français d’Algérie. Un « droit acquis ». Et pourtant, ils sont tous repartis en quelques mois… Un million de personnes, à une époque où le transport aérien était embryonnaire et le transport maritime minuscule au regarde de ce qu’il est devenu aujourd’hui… Alors, l’irréversibilité, moi je n’y crois pas. Il suffit de circonstances, et l’impossible devient d’un seul coup la seule solution possible…

 

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Bernard Laporte ne veut que des Français dans l’équipe de France de rugby

FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Bernard Laporte, ancien sélectionneur du XV de France, est candidat à la présidence de la Fédération française de rugby (FFR), qui sera renouvelée début décembre, et il a bien l’intention de ne rien taire des sujets qui fâchent. Il a ainsi déclaré au Parisien :

« Le XV de France est parvenu en finale du Mondial par hasard, en 2011. C’est l’arbre qui cache la forêt. Depuis, plus rien. On essaie de combler le retard en sélectionnant des étrangers, mais je n’en veux pas. Ce sont les Français qui doivent jouer. »

Et comment avoir des joueurs français de niveau international ? « Mon principal engagement, c’est de prendre de l’argent du monde pro pour le transférer vers le rugby amateur. Le plus urgent, c’est de miser sur la formation, qui est inexistante. […] C’est à l’école de rugby qu’il faut commencer à former les joueurs. »

En février dernier, à Agen, Bernard Laporte avait déjà promis :

« Si je suis élu président, je n’utiliserai pas la règle de l’IRB permettant de recruter en équipe de France des joueurs étrangers évoluant depuis trois ans en France. Je ne veux que des joueurs français. »

http://fr.novopress.info/

 

10:10 Écrit par pat dans actualité, divers, immigration | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Nigel Farage : il y a 17 ans vous vous moquiez de moi, aujourd’hui vous ne riez plus

http://www.contre-info.com/

Des députés dénoncent la tentative du gouvernement socialiste d'entraver la liberté scolaire

Tribune du député MPF Véronique Besse cosignée par 47 députés parue aujourd’hui dans Le Figaro :

Madame le Ministre,

Le 9 juin dernier vous annonciez votre intention de modifier la procédure d’ouverture des écoles privées indépendantes (sans contrat d’association avec l’Etat), en passant d’un régime de déclaration à un régime d’autorisation. Cette réforme serait adoptée par ordonnance, comme l’a prévu l’amendement du gouvernement, adopté la semaine dernière en commission, dans le cadre de la discussion du projet de loi « Egalité et citoyenneté ».

Avec cette réforme, vous entendez poursuivre la lutte contre la radicalisation. Un objectif louable et partagé par tous. Malheureusement, le moyen choisi n’est ni adéquat, ni souhaitable. Il semble évident, tout d’abord, qu’un prêcheur radical ou un djihadiste n'aille ni demander l’autorisation d’ouvrir une école, ni le crier sur tous les toits.

Par ailleurs, cette nouvelle procédure risque fort de décourager toutes les initiatives de création d’écoles. Si les écoles hors-contrat ne peuvent pas et ne doivent pas remplacer l’Education nationale, (elles ne représentent qu’à peine 60 000 élèves, sur les 8 millions d’élèves ayant l’obligation de scolarité), il n’en demeure pas moins qu’elles permettent de mettre en place des innovations pédagogiques qui participent à lutte contre les inégalités et contre le décrochage scolaire.

Nous pensons notamment à toutes les écoles Montessori ou Steiner, qui, par des méthodes pédagogiques qui ne peuvent être enseignées dans le cadre, forcément plus contraint, de l’Education nationale, permettent à de nombreux enfants de développer leur intelligence et leurs sens, à leur rythme, de façon différente. Nous pensons aux écoles régionales, ou aux écoles Espérance-Banlieues, installées dans des cités difficiles. Nous pensons également à toutes les écoles indépendantes qui garantissent un petit effectif, permettant aux enseignants d’offrir un accompagnement très personnalisé à chaque élève mais aussi à toutes celles qui perpétuent la tradition d’un enseignement rigoureux, digne descendant des écoles des hussards de la République.

Il ne faudrait donc pas que toutes ces écoles, toutes ces initiatives disparaissent ou soient considérablement ralenties, à cause d’une poignée d’écoles soupçonnées, souvent à raison, malheureusement, de radicalisme religieux. Les moyens judiciaires et administratifs de fermer ces écoles radicales existent déjà. Au gouvernement auquel vous participez de les utiliser

Plus généralement, la liberté de l’enseignement est un principe intangible, reconnu par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, ou encore par le Protocole additionnel à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Il serait donc inacceptable que ces grands principes soient amendés ou mis à mal par ce projet.

La lutte contre la radicalisation, aussi essentielle soit-elle, ne doit pas servir de prétexte à la réouverture d’une guerre scolaire, qui serait irresponsable.

Nous vous prions d’agréer, Madame le Ministre, l’assurance de notre considération distinguée.

Michel Janva

Des députés dénoncent la tentative du gouvernement socialiste d'entraver la liberté scolaire

Tribune du député MPF Véronique Besse cosignée par 47 députés parue aujourd’hui dans Le Figaro :

Madame le Ministre,

Le 9 juin dernier vous annonciez votre intention de modifier la procédure d’ouverture des écoles privées indépendantes (sans contrat d’association avec l’Etat), en passant d’un régime de déclaration à un régime d’autorisation. Cette réforme serait adoptée par ordonnance, comme l’a prévu l’amendement du gouvernement, adopté la semaine dernière en commission, dans le cadre de la discussion du projet de loi « Egalité et citoyenneté ».

Avec cette réforme, vous entendez poursuivre la lutte contre la radicalisation. Un objectif louable et partagé par tous. Malheureusement, le moyen choisi n’est ni adéquat, ni souhaitable. Il semble évident, tout d’abord, qu’un prêcheur radical ou un djihadiste n'aille ni demander l’autorisation d’ouvrir une école, ni le crier sur tous les toits.

Par ailleurs, cette nouvelle procédure risque fort de décourager toutes les initiatives de création d’écoles. Si les écoles hors-contrat ne peuvent pas et ne doivent pas remplacer l’Education nationale, (elles ne représentent qu’à peine 60 000 élèves, sur les 8 millions d’élèves ayant l’obligation de scolarité), il n’en demeure pas moins qu’elles permettent de mettre en place des innovations pédagogiques qui participent à lutte contre les inégalités et contre le décrochage scolaire.

Nous pensons notamment à toutes les écoles Montessori ou Steiner, qui, par des méthodes pédagogiques qui ne peuvent être enseignées dans le cadre, forcément plus contraint, de l’Education nationale, permettent à de nombreux enfants de développer leur intelligence et leurs sens, à leur rythme, de façon différente. Nous pensons aux écoles régionales, ou aux écoles Espérance-Banlieues, installées dans des cités difficiles. Nous pensons également à toutes les écoles indépendantes qui garantissent un petit effectif, permettant aux enseignants d’offrir un accompagnement très personnalisé à chaque élève mais aussi à toutes celles qui perpétuent la tradition d’un enseignement rigoureux, digne descendant des écoles des hussards de la République.

Il ne faudrait donc pas que toutes ces écoles, toutes ces initiatives disparaissent ou soient considérablement ralenties, à cause d’une poignée d’écoles soupçonnées, souvent à raison, malheureusement, de radicalisme religieux. Les moyens judiciaires et administratifs de fermer ces écoles radicales existent déjà. Au gouvernement auquel vous participez de les utiliser

Plus généralement, la liberté de l’enseignement est un principe intangible, reconnu par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, ou encore par le Protocole additionnel à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Il serait donc inacceptable que ces grands principes soient amendés ou mis à mal par ce projet.

La lutte contre la radicalisation, aussi essentielle soit-elle, ne doit pas servir de prétexte à la réouverture d’une guerre scolaire, qui serait irresponsable.

Nous vous prions d’agréer, Madame le Ministre, l’assurance de notre considération distinguée.

Michel Janva

ZOOM SPECIAL JUVIN EN LIBERTES

Un milliard d’euros pour la Canopée des Halles / Une disparition programmée de la nation

Les architectes Patrick Berger et Jacques Anziutti promettaient de coiffer le Forum des Halles d’un voile léger, l’ensemble étant censé rappeler l’atmosphère d’un sous-bois en plein cœur de Paris. Les premiers visiteurs auront recherché en vain ce qui fut promis. La réalisation est étonnamment laide, inélégante et commune. Le patio rénové au niveau -3 ressemble à un hall de gare des années 1970, triste, gris et lourdaud. Quant aux ventelles d’acier arrimées, elles ont plus en commun avec les ailes d’un vieil avion Tupolev qu’avec une véritable canopée végétale. Le tout forme un panorama immonde, proche d’un stade de football croisé avec une soucoupe volante (telle qu’on les imaginait après la Seconde Guerre mondiale) ou tout simplement d’un cafard écrasé.
Rien ne distingue le lieu des centres commerciaux contemporains des grandes banlieues mondiales, à part peut-être son coût. Le jaune est glauque, l’endroit peu éclairé semble propice aux agressions.
Anne Hidalgo et son prédécesseur, Bertrand Delanoë, ont cru en ce projet. Pour le concrétiser, ils n’ont pas hésité à dépenser des sommes astronomiques, lesquelles (cumulées) atteignent le milliard d’euros. « Le cœur de Paris était blessé. Nous inaugurons un lieu réinventé, recréé, réparé », déclarait lors de l’inauguration le premier édile de la capitale. Désormais, le cœur de Paris, « son ventre », disait naguère Émile Zola, est similaire à ceux des zones grises mondialisées, interchangeables, remplaçables.
La Canopée est un bâtiment sinistre, à l’image d’un monde progressivement transformé en grande banlieue sans âme. De Doha à Los Angeles, Pékin ou Paris : les mêmes bâtiments, les mêmes magasins, les mêmes gens habillés de la même façon. Si de nombreux commentateurs ont critiqué la réalisation, ce n’est pas parce qu’elle choque ou qu’elle est en avance sur son temps, mais parce qu’elle n’apporte rien de nouveau que la terne banalité quotidienne. Le musée Guggenheim de Bilbao peut déplaire, au moins il suscite une réaction fondée sur une prise de risque architecturale. Idem pour le Centre Beaubourg en son temps. Le bâtiment ne rentrait pas dans une logique utilitariste, contrairement à cette Canopée dédiée au consumérisme et à l’utopie multiculturelle.
Bientôt, les bandes retrouveront leurs habitudes aux Halles. L’endroit leur est consacré. Éric Zemmour le dit très bien dans Le Figaro Magazine : « Les Halles, c’est la synthèse vivante du consumérisme et du Grand Remplacement. […] C’est au Forum des Halles […] qu’on sent le mieux, physiquement, la disparition d’un peuple français autrefois industrieux et inventif, transformé en consommateurs passifs et vains. » Preuve de la justesse de cette analyse, la nouvelle Canopée accueillera notamment un « Lego Store » et un « centre hip-hop », tristement symbolique du remplacement de la culture française par une infra-culture « islamo-racaille » francophone, consubstantiellement liée à la sous-culture mondiale de masse.
La disparition de la nation française passe évidemment par la disparition de son peuple historique, mais aussi par la disparition progressive de ses paysages physiques et intellectuels. La laideur s’impose partout. La laideur de l’uniformisation, du « pour tous, tous pareils ». La Canopée des Halles est à l’image de l’époque qui l’a vue naître : affreusement chère, laide, vide de sens, dédiée à la surconsommation, sans identité propre.
Gabriel Robin, 10/04/2016

29/06/2016

Sieyès, idéologue de la Révolution

On sait l'importance d'Emmanuel Sieyès (1748-1836) sur l'œuvre politique de la Révolution et la genèse de l’État jacobin.

Une carrière déconcertante

Abbé sans vocation, il semblait appeler à jouer les premiers rôles sous la Révolution après l'étourdissant succès de sa brochure Qu'est-ce que le Tiers Etat ? parue en janvier 1789, qui lui valut d'être élu député aux Etats généraux, cette année même. Mais, s'il poussa les représentants du Tiers à se proclamer « Assemblée nationale » (juin -1789), il fut ensuite dépassé par les événements et, malgré les sollicitations empressées de Mirabeau, il passa au second plan, ne jouant qu'un rôle mineur dans l'élaboration de la constitution de 1791. Inexistant sous la Convention montagnarde, il fut consulté après Thermidor, mais ses avis ne furent pas écoutés et la constitution de 1795 (celle du Directoire) fut fort éloignée de ses idées.

Malgré tout directeur (1799), il s'accrocha à Bonaparte en qui il vit l'homme fort qui imposerait ses idées. Et, de fait, acteur majeur du coup d'Etat du 18 Brumaire, il fut le principal concepteur de la constitution du Consulat, régime dont il n'avait pas prévu que Bonaparte le transformerait en monarchie impériale en 1804. Ecarté du pouvoir mais rente, anobli et couvert d'honneurs par Napoléon(1) (dont il signa l'acte de déchéance en 1814), exilé comme régicide sous la Restauration, Sieyès mourut à Paris en 1836.

Une théorie fondée sur un mépris total du réel

Ses contemporains le perçurent comme une intelligence supérieure qui possédait à peu près seule la science du gouvernement de la Cité.

De fait, Sieyès a construit une théorie de la politique sur les bases de la seule raison, plus exactement de sa seule raison puisqu'il la tira exclusivement de sa réflexion personnelle, sans égard à l'œuvre des penseurs qui s'étaient illustrés avant lui en ce domaine, ni aux enseignements du passé, ni aux contraintes du présent. Habité par une très haute idée de lui-même, il prétendait révéler au monde les lois de l'« art social », suivant son expression, et déclarait, sous le Directoire : « La politique est une science que je crois avoir achevée », « découverte aussi importante intellectuellement que celles de Descartes et de Newton ».

Cette prétention d'avoir créé seul une science "achevée" sans référence au réel et à d'autres "savants" prête à sourire. Un savant n'est jamais le seul fondateur et maître de sa science, et il ne l'achève jamais. Sieyès ne peut être considéré comme un savant, d'autant plus que la politique n'est pas une activité scientifique et que la scientificité des « sciences politiques » est bien discutable.

Selon Sieyès, l'art social « n'est pas la science de ce qui est, mais de ce qui doit être ». Il ne s'agit pas d'expliquer les institutions, mais de les concevoir et de les créer, et ce dans le but « d'assurer et d'augmenter le bonheur des nations », finalité de la politique, distincte de celle de la philosophie morale, qui, elle, vise le bonheur des individus.

De ce point de vue, la connaissance des hommes et les enseignements de l'histoire ne sont d'aucune utilité à l'homme politique soucieux de donner la meilleure constitution possible à la Cité. Au contraire, ils seraient plutôt pernicieux. La connaissance des hommes ne sert qu'à la pratique de « l'intrigue sociale », de la politique manœuvrière pratiquée par un maître n'ayant en vue que son accès ou son maintien au pouvoir ; elle exploite les vices des gens et les carences des institutions au lieu de chercher à les corriger. Quant aux « prétendues vérités historiques », elles inhibent toute volonté d'édification d'un ordre politique nouveau en persuadant les hommes de l'inanité d'une telle entreprise. La science de la politique doit se fonder sur la connaissance non des hommes, mais de l'Homme, l'Homme, universel, abstrait de tout contexte historique, géographique et culturel, l'Homme de Socrate, de Descartes et des "Lumières". Et c'est sur cette seule base qu'elle doit déployer le plan de son architecture institutionnelle, en vue de la recherche du vrai, du beau et du bien. Sieyès bâtit la cité idéale à la manière de Descartes, en faisant table rase du passé et de toutes les connaissances acquises par l'expérience. En cela, il est le parfait   contraire   d'Edmund Burke. Plus qu'un homme politique, il est un théoricien, et un intellectuel de son temps, celui des héritiers de Descartes et de l'Encyclopédie, celui des idéologues (Destutt de Tracy, Cabanis). Il a confondu la théorie et la science, et la science et la politique, et cela explique son échec (certes relatif) en tant qu'homme politique. Conformément à ses idées, il n'a tenu compte ni du poids du legs de l'Ancien Régime, qui se faisait sentir, ni de l'infinie diversité et imperfectibilité des hommes, fondamentalement différents de cet Homme abstrait auquel il prétendait les ramener. À chaque fois qu'il a dû se colleter aux hommes, il s'est dérobé, les jugeant indignes de son chef-d'œuvre théorique d'art social, et, pour finir, il a été dupé par le plus habile d'entre eux. D'aucuns ont flétri sa prétendue pusillanimité(2). C'est inexact : il n'a pas pâti de son manque de courage, mais de son incapacité à concilier la théorie avec les contraintes bassement matérielles et frustrantes du réel, à accepter de composer, lui l'oracle politique, avec des hommes réels qu'il jugeait vils parce qu'ils n'incarnaient pas l'Homme de sa Cité de rêve.

Et c'est pourquoi ce personnage singulier eut l'honneur d'ouvrir puis de clore une Révolution qui le relégua dans les coulisses durant son déroulement. C'est pourquoi également, il mérite bien de se voir reconnu comme l'idéologue de la Révolution, voire de toute la France contemporaine, du point de vue politique, cela s'entend.

Primat de la nation sur l’individu

Toute la pensée politique de Sieyès repose sur une conception purement abstraite de la nation. La nation est pour Sieyès un corps social préexistant à toute constitution et jouissant de la souveraineté, soit de la maîtrise libre et pleine de son destin. Cela dit, elle est composée d'individus eux aussi libres et maîtres de leur destin. On peut affirmer qu'ici la contradiction n'est qu'apparente dans la mesure où, selon notre penseur, la nation diffère des individus qui la forment à la manière dont un corps composé diffère des corps simples qui le constituent et qui, en lui, perdent leur spécificité, et qu'elle acquiert ainsi une essence propre et une autonomie morale et juridique.

Une conception restrictive du politique

Sur cette distinction, Sieyès fonde le régime représentatif qu'il conçoit comme oligarchique et non démocratique. Les électeurs désignent des représentants, qui, une fois élus, se substituent à eux comme incarnation exclusive de la nation, et forment une assemblée législative et un gouvernement indépendants de tout contrôle des citoyens. L'élection est ici une sélection et non une délégation. Et ces députés se distinguent sur deux points des représentants de la nation aux États généraux : tout d'abord, ils ne sont pas les délégués d'un ordre, mais ceux de la nation (dans un cadre géographique ou administratif restreint), et, en conséquence, leur mandat n'est pas particulier, lié à la défense d'intérêts de corps, mais général, se rapportant à tous les aspects de la vie publique. Sieyès distingue absolument le domaine public, celui des intérêts communs des citoyens, qui est l'affaire de la nation et de ses représentants, et la sphère "privée", celle des intérêts particuliers de ces mêmes citoyens. Il ne s'agit pas seulement de la « vie privée », au sens où nous l'entendons aujourd'hui, mais de tout ce qui distingue les citoyens les uns des autres : le métier, la position sociale et le niveau de revenus. En ces aspects de la vie des citoyens, le pouvoir politique n'a pas à intervenir. Sieyès crée ainsi le champ du politique, distinct du social et de l'économique, et le type de Y homme politique, adonné à l'administration et à la gestion des intérêts communs de la nation, indépendamment de ses origines familiales et professionnelles.

Ainsi, la nation selon Sieyès est une abstraction référant à des hommes abstraits de toute vie sociale réelle et conduite par des hommes tout aussi abstraits. Et cette nation abstraite est diamétralement opposée à la nation concrète - réelle, en fait - composée d'hommes et de femmes de chair et de sang insérés dans un tissu social et professionnel (ainsi que spirituel) dense et déterminant.

L’origine des vices de nos institutions actuelles

Ce faisant, il ouvre la boîte de Pandore de toutes les contestations, souvent légitimes qui gangrèneront la vie politique contemporaine.

À partir du moment où la nation est souveraine, comment admettre que ses représentants, même élus par elle et en son sein, l'en dessaisissent ? D'autre part, si la distinction entre la nation, concept pur qui désigne l'ensemble des citoyens, et ces derniers considérés individuellement, semble pertinente, elle n'en recèle pas moins une tension entre la première et les seconds, qui tourne vite au conflit. Comment des individus libres et égaux en droits, conformément à la Déclaration de Droits de l'Homme et du Citoyen (dont Sieyès fut l'un des rédacteurs) pourraient-ils durablement accepter de n'être rien au regard du tout national, lequel, de plus, n'est qu'une abstraction ?

Ensuite, la distinction entre domaine public et sphère privée ne peut emporter durablement l'assentiment. En décidant - et ce sans un examen approfondi de la question - de celer tout ce qui ne relève pas du domaine public (les institutions et la conduite de la politique générale) dans le domaine dit "privé" des différences économiques, sociales et autres, Sieyès ouvre la voie à nombre de revendications qui n'existaient guère sous la monarchie d'Ancien Régime où l'existence des corporations, des assemblées municipales et provinciales et des Etats généraux, permettait aux sujets du Roi de régler les problèmes de leur vie sociale et professionnelle et les intégrait ainsi au domaine politique au lieu de les en dissocier. Au Roi la politique générale de la nation, aux corps et aux assemblées et institutions locales et provinciales la gestion des affaires sociales et professionnelles des sujets. Il existait ainsi une continuité naturelle entre la politique générale et la politique sociale (si on peut l'appeler ainsi). Cette dernière, où le Roi n'intervenait que peu, était laissée à la charge des corps compétents et des pouvoirs locaux, mais n'était pas niée en tant que telle. Et elle l'était d'autant moins que les députés aux assemblées locales et provinciales et aux États généraux recevaient un mandat impératif de leurs électeurs restreignant leur compétence aux intérêts particuliers (régionaux et professionnels). Sieyès, lui, la récuse en tant que domaine public, annonçant le libéralisme du XIXe siècle, et, par contrecoup, justifiant toutes les revendications en faveur d'un État jacobin et socialiste réglant lui-même les problèmes sociaux de la nation, en heu et place des corporations abolies sous la Révolution (par la Constituante avec le concours actif de Sieyès). Sieyès, auquel répugnait le contact (oserait-on dire "charnel" ?) avec ses semblables, ne voulait voir les hommes qu'au travers de l'Homme des philosophes, être de raison et individu anonyme seul face à l’État. Cet ami de l'Homme détestait les hommes avec leurs défauts, leurs intérêts personnels ou catégoriels, leur engagement dans la famille, la classe (ou l’ordre), le métier (et le corps de métier), le travail, et leurs différences et oppositions mutuelles. Et ce bien qu'il eût défini le Tiers État comme l'expression d'une nation "complète" active et laborieuse créant ses richesses par son travail.

Il est d'ailleurs hautement significatif que Sieyès, après avoir identifié le Tiers à la nation et retranché de celle-ci les ordres privilégiés, se prononce pour le suffrage censitaire qui réduit de fait cette nation (concept éminemment politique, rappelons-le) à la seule bourgeoisie en excluant de la participation aux affaires publiques (pourtant constitutive de la citoyenneté) la masse, largement majoritaire, de ceux dont les revenus sont prétendument insuffisants pour y concourir... Ce qui réintègre dans le corps électoral ces privilégiés tenus pourtant par lui comme en dehors de la nation. En fin de compte, Sieyès livre le secret (de Polichinelle, du reste) de la Révolution et des régimes qui l'ont prolongée : le règne d'une bourgeoisie qui étaie sa domination sur une idéologie pseudo-humaniste universaliste et égalitariste. Le résultat de l'action de ce théoricien d'une nation unie a été de diviser la nation comme elle ne le fût jamais, entre les classes sociales, entre les possédants et les autres, entre les partisans d'un État jacobin minimal réduit à ses fonctions régaliennes et ceux d'un Etat jacobin omnipotent intervenant dans tous les aspects de la vie économique et sociale(3), entre les tenants d'un ordre conservateur libéral et ceux d'un socialisme affiché ou rampant.

Le legs de Sieyès

Premier Consul puis empereur, Napoléon conserva pour l'essentiel les institutions conçues par Sieyès, mais les étouffa sous son despotisme. Aujourd'hui, ces institutions subsistent en notre Conseil constitutionnel (équivalent approximatif de la Jurie constitutionnaire de notre homme), notre Conseil d'Etat (qu'il avait doté de plus vastes attributions), notre Assemblée nationale (aux pouvoirs plus étendus que son Corps législatif privé de la faculté de proposer les lois et tenu de se prononcer sur les seuls textes émanant du Conseil d’État), et, bien entendu, notre pouvoir exécutif à dominante présidentielle (bien que Sieyès réservât aux chambres l'élection du chef de l’État)(4).

Sieyès n'a pas composé d'ouvrage didactique. Ce misanthrope froid et solitaire qui rêvait de donner aux hommes le système politique et social idéal répugnait à l'écriture de la même manière qu' il fuyait ses semblables. A vrai dire, ce n'est pas seulement l’écriture qui l'inhibait, mais, plus fondamentalement, la réflexion. Non la réflexion superficielle, faite d'intuitions fulgurantes, mais la réflexion approfondie, sereine, studieuse, nourrie de méditations sur des faits observés et sur les conclusions tirées de ces derniers par les grands penseurs et se déroulant suivant le long cheminement intellectuel tissé de raisonnements complexes et de longue haleine. De cela, Sieyès était incapable, et c'est pourquoi il ne fut pas l'équivalent d'un Bodin, d'un Locke, d'un Montesquieu, d'un Rousseau, ou d'un Kant. Et cela explique que son œuvre écrite se résume à quelques brochures(5) , lettres et textes de discours.

Non seulement, il n'écrivit guère, mais il ne lut presque rien ni personne et, nous l'avons dit, tira sa théorie de sa seule pensée. Cela aussi le rend typique de ce travers bien français (perversion de notre esprit classique par les "Lumières", les sociétés de pensée et les clubs) qui consiste à bâtir des monuments d'abstraction sur du vide. A lui seul, cet homme révèle toute la vacuité des fondements intellectuels et moraux de la Révolution et des institutions françaises contemporaines.

Paul-André Delorme Rivarol du 16 juin 2016

1) Il fut élu à l'Académie des Sciences morales et politiques (qu'il avait grandement contribué a créer et qui semblait faite pour lui) (1795), à l'Académie française (1804), et reçut de Napoléon le titre de comte d'Empire (1808).

2) Rappelons le jugement insultant émis sur lui par Mallet du Pan ;« Le plus lâche des mortels » et l'appréciation, moins crue, de Talleyrand . « Le seul sentiment qui exerce une influence sur Sieyès, c'est la peur ».

3) Sous la IIIe République, durant la période 1879-1902, cette opposition entre jacobins conservateurs libéraux et jacobins partisans d'une omniprésence de l’État, fut illustrée par celle qui mettait aux prises les opportunistes, Jules Ferry en tête, et les radicaux autour de Clemenceau et Camille Pelletan.

4) Des assemblées imaginées par Sieyès, seul le Tribunal (inspiré de la république romaine antique), conçu pour faire connaître au plus haut niveau les doléances du pays, n'a pas d'équivalent dans nos institutions actuelles.

5) Essai sur les privilèges (1788), Qu'est-ce que le Tiers État (1789). Ces deux textes furent réunis en un livre unique publié par les PUF en 1982, avec une préface de Jean Tulard.

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Cour européenne des droits de l’homme : pourquoi en sortir est un impératif démocratique

Certains croient que tous les malheurs de la France et des nations européennes viennent de l’Union européenne. Le mal est infiniment plus profond. La souveraineté à été accaparée par les juges qui interprètent à leur manière – la plus politiquement correcte possible – des principes généraux. De ce point de vue – et sur les questions de valeurs et d’identité – il y a pire que Bruxelles : Strasbourg où siège la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Il faut en sortir selon le “groupe Plessis”, un groupe de hauts fonctionnaires. Nous reproduisons ici leur point de vue paru dans Figarovox. Polémia 

FIGAROVOX/ANALYSE : Alors que les Britanniques s’apprêtent à voter pour ou contre leur appartenance à l’Union Européenne, le Groupe Plessis attire l’attention sur une autre institution européenne, la CEDH, qui influence la fabrique des droits nationaux. Le Groupe Plessis est le pseudonyme d’un groupe de hauts fonctionnaires.

Le référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne est imminent. Nous saurons bientôt si les Britanniques feront le choix de se libérer de cette envahissante, et surtout inefficace, technostructure ou si les pressions et les menaces auront raison de l’esprit d’indépendance de ce grand peuple européen. On ne peut, nous Français qui avons vu notre «Non» au référendum de 2005 sur la constitution européenne bafoué en 2008 par la ratification parlementaire du traité de Lisbonne, qu’être envieux de la liberté ainsi donnée aux Britanniques de choisir démocratiquement leur avenir. Un «leave» suffirait-il néanmoins à faire réagir nos dirigeants pour remettre l’Union en état de marche et faire en sorte qu’elle respecte les Etats ou, au contraire, encouragera-t-il les fanatiques de Bruxelles et du détricotage des nations à une fuite en avant fédéraliste?

Une instance plus discrète, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) est certainement l’autre pierre d’achoppement pour ceux qui espèrent que notre propre pays puisse un jour recouvrer sa souveraineté.

Quel que soit le résultat, il ne faut pas oublier qu’une instance plus discrète, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) est certainement l’autre pierre d’achoppement pour ceux qui espèrent que notre propre pays puisse un jour recouvrer sa souveraineté, c’est-à-dire la maîtrise de ses lois et de son destin. Et c’est d’ailleurs David Cameron lui-même qui envisageait en 2014 de sortir de la CEDH pour «rétablir la souveraineté à Westminster»!

La CEDH, difficilement identifiable pour les non-initiés dans la jungle des institutions européennes fait partie de cette nébuleuse qu’est le Conseil de l’Europe (47 pays membres), la confusion devant être évitée avec la Cour de justice de l’Union européenne qui relève de l’Union à 28. La CEDH, dont le siège est à Strasbourg, est chargée de contrôler le respect de la convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (convention EDH), adoptée en 1950, ratifiée tardivement par la France en 1974 et dont la jurisprudence a pris un essor considérable avec la généralisation, en 1998, du recours individuel.

La CEDH exerce une influence considérable sur notre droit. C’est ainsi, pour prendre quelques exemples récents, que la CEDH a imposé à la France de revenir sur l’interdiction des syndicats dans les armées. Elle a également imposé la présence d’un avocat dès le début de la garde à vue, compliquant singulièrement le travail de la police et confirmant ainsi qu’elle estimait la procédure plus importante que l’efficacité policière. L’article 8 de la convention EDH (respect de la vie privée et familiale) est utilisé comme une arme massive, et très efficace, contre la politique d’expulsion des étrangers en situation irrégulière et pour faciliter le regroupement familial. Dans le domaine ô combien sensible de la famille et de la filiation, la CEDH ne se prive pas non plus d’intervenir, prenant de court le législateur en imposant à l’Etat de reconnaître la filiation des enfants nés de mères porteuses à l’étranger, ouvrant la voie à tous les trafics. Dans la lutte contre le terrorisme, la Cour s’est illustrée par des décisions aberrantes, empêchant l’expulsion ou l’extradition de terroristes patentés au motif qu’il pourrait subir dans leur pays de destination «des traitements inhumains ou dégradants» !

Un juge azerbaidjanais, albanais, moldave, géorgien ou turc, pour citer des ressortissants de pays réputés pour leur respect des droits de l’homme…, a ainsi une influence sur le droit français que pourraient leur envier bon nombre de nos parlementaires! Mais il est vrai aussi, et c’est peu connu, que le véritable élément moteur est l‘administration elle-même de la CEDH, le «greffe», qui prépare les décisions. Peuplé de militants, on reconnaît leur marque dans une jurisprudence qui privilégie une vision «progressiste» de la société: refus des frontières, défiance vis-à-vis des Etats, culte de la non-discrimination, primat de l’intérêt du délinquant sur celui de la victime, de la revendication individuelle sur l’intérêt collectif, de la procédure sur la décision et l’action, libertarisme moral…

On note d’ailleurs que la CEDH paraît étrangement bien plus efficace quand il s’agit de s’acharner juridiquement sur les pays occidentaux, qui jouent le jeu, que lorsqu’il s’agit d’exercer sa vocation initiale envers d‘autres pays membres du Conseil de l’Europe où persistent, pour le coup, de véritables atteintes au noyau dur des droits de l’homme (tortures, assassinats politiques, élections truquées…).

L’influence de la CEDH ne cesse de croître, avec l’interprétation de plus en plus libre (ce qu’elle appelle une «interprétation évolutive») d’un texte fondateur conçu à l’origine comme un rempart contre les dérives totalitaires, pour aboutir à des décisions qui n’ont plus qu’un lien très ténu avec ce texte et même avec un quelconque droit de l’homme. Parée des vertus faciles de protectrice des droits fondamentaux, la CEDH est ainsi devenu un objet étrange, à la fois législateur et cour suprême, ce qui n’est pas sans évoquer une sorte de Parlement d’Ancien Régime à l’échelle européenne, fonctionnant par des «arrêts de règlement» qui s’apparentent à de véritables diktats politiques.

Auto-proclamée gardienne de l’ordre public européen, la CEDH paraît donc saisie de démesure, comme toutes les institutions non contrôlées (on sait depuis Montesquieu qu’un pouvoir doit être limité par un autre pouvoir). Dans une démocratie, c’est en effet au législateur, et non au juge, a fortiori à un juge étranger, qu’il appartient de définir l’intérêt collectif. La CEDH, qui fait désormais intrusion au cœur même de la légitimité politique, pose donc un véritable problème démocratique

Cela ne s’est pas fait sans la complicité des tribunaux français, administratifs et judiciaires, qui ont trouvé dans l’application directe de la convention EDH et de la jurisprudence de la CEDH, le moyen de contourner la loi et d’accroître leurs marges de manœuvre, faisant de cette convention une sorte de constitution bis. Cette autonomisation du juge français par rapport au législateur était manifeste dans un arrêt récent (31 mai 2016) du Conseil d’Etat qui, en écartant d’un revers de main la loi française pourtant explicite, a souverainement autorisé l’exportation vers l’Espagne de gamètes congelées du mari défunt d’une requérante, au nom du respect de sa vie privée et familiale.

Le droit national, pouvoir législatif et pouvoir réglementaire confondus, est ainsi cerné: par la jurisprudence de la CEDH, par les tribunaux français mettant en œuvre à la fois cette jurisprudence et leur propre interprétation de la convention, sans parler naturellement, dans d’autres domaines, des textes émanant de l’Union européenne, dont la Cour de justice adopte d’ailleurs dans sa jurisprudence beaucoup des positions de la CEDH, Union européenne qui a aussi vocation, selon le traité de Lisbonne, à adhérer à la convention EDH, ce qui complétera la manœuvre d’encerclement et achèvera de soumettre le droit français à la fatale étreinte du boa constrictor.

Se dégager de cette étreinte est désormais une priorité si, d’un point de vue opérationnel, l’on veut retrouver des marges de manœuvres s’agissant notamment de la lutte contre l’immigration ou le terrorisme, mais surtout, si, d’un point de vue symbolique et politique, on veut redonner à la France son autonomie juridique. Certes, la CEDH a pu permettre, c’est indéniable, certaines avancées en matière de protection des droits. Mais notre pays dispose des instruments nécessaires au respect des droits de l’homme, dont les principes figurent dans notre «bloc de constitutionnalité», et particulièrement dans la déclaration de 1789, leur respect étant notamment assuré aujourd’hui par le mécanisme de la question prioritaire de constitutionnalité (QPC).

Force doit être maintenant de reconnaître que le droit issu de la convention européenne n’est plus celui auquel la France avait adhéré en 1974. Face à l’emballement de cette machine, peu de solutions s’offrent à nous: abdiquer et subir, renégocier le fonctionnement de la Cour dans le cadre du Conseil de l’Europe mais cela paraît très improbable, sortir de la convention EDH, ce qui n’exclut pas d’ailleurs une négociation ultérieure, plus simple, pouvant par exemple tendre à faire de la CEDH une instance consultative. Contrairement à certaines idées reçues, quitter la CEDH est juridiquement tout à fait possible: l’article 58 permet de dénoncer la convention EDH «moyennant un préavis de six mois, donné par une notification adressée au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe». Mais la question n’est pas tant juridique que politique. Le vrai sujet, c’est de trouver la volonté politique de se libérer de ce carcan, c’est la place que l’on veut redonner à la souveraineté nationale qui, selon l’article 3 de notre constitution, «appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.»

Source : lefigaro.fr -21/06/2016

http://www.polemia.com/cour-europeenne-des-droits-de-lhom...

Sortie prochaine du nouveau numéro de Réfléchir et Agir

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Le CNIP compte influencer Les Républicains vers la droite

Le CNIP, Centre national des indépendants et paysans, tenait son conseil national samedi au Sénat. Bruno North, président du CNIP, se positionne clairement à droite comme le rapporteMinute :

« Lors de mon élection, le 30 janvier dernier, j’avais dit que je ne serai pas le président de l’alliance avec le Front national, mais nous devons pouvoir nous parler. Le FN est un adversaire, l’ennemi c’est la gauche ». « Le centre est plus subversif, plus dangereux, plus insidieux que le FN dont on sait où il va

Bruno North avait salué l'initiative de Robert Ménard avec le rendez-vous de Béziers.

A droite sur tous les sujets, y compris sur la famille, Bruno North s’est prononcé, non pas pour l'abrogation de la loi Taubira, mais pour son annulation pure et simple, c’est-à-dire avec effet rétroactif : « Les homosexuels qui auront été mariés passeront en union civile. » !

Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé sont venus s’exprimer devant le CNIP – contrairement à François Fillon, à Alain Juppé et Bruno Le Maire.

Le CNIP ne présentera pas de candidat à la primaire mais s’y associera en négociant son soutien. 

Michel Janva

Des maîtres-nageurs armés sur les plages françaises cet été !

Tout le monde se souvient de l’attentat islamiste en Tunisie dans la station balnéaire de Sousse il y a tout juste un an, où 38 touristes, dont 30 Britanniques, avaient été massacrés sur la plage. C’est pour parer à ce genre de scénario, et c’est une première en France, que cet été les CRS maîtres-nageurs sauveteurs chargés de la surveillance des plages, pourront porter leur arme de service : un Sig-Sauer SP 2022. Le dispositif sera mis en place entre le 20 juillet et le 22 août prochain.

Cette décision, qui intervient après le sauvage assassinat du couple de policiers de Magnanville à leur domicile par un djihadiste, vise à protéger autant les policiers que les vacanciers, particulièrement à découvert sur les plages où les terroristes peuvent débarquer à n’importe quel moment par la terre ou par la mer. Voilà où nous en sommes en ce tout début de juillet 2016 à force de renoncements, de lâchetés, de laxisme, d’immigrationnisme forcené, de déni, de refus de désigner l’ennemi et de lutter contre l’idéologie islamiste et d’ouverture de nos frontières à tous les périls :le risque est maximal.

« Dans un contexte où les forces de l’ordre sont particulièrement exposées au risque de confrontation avec des individus armés extrêmement dangereux, la nécessité d’intervenir pour les neutraliser m’amène à prévoir […] l’armement des personnels CRS sur les plages pour la saison estivale 2016 », écrit le directeur central des compagnies républicaines de sécurité dans une note interne.

Plusieurs syndicats de police s’alarment toutefois de deux choses accusant la hiérarchie « de déployer un parapluie administratif pour se couvrir ». Seuls le responsable du poste de secours et son suppléant seront habilités à porter une arme : « Avec un collègue armé sur cinq ou dix, la puissance de feu en riposte ne va pas être terrible. » Ensuite le nombre de CRS sur les plages a été considérablement réduit cet été à cause de la mobilisation de ces derniers sur l’Euro 2016. De 460 en 2015, ils ne seront plus que 297 cet été. Les communes qui font habituellement appel à eux ont embauché des maîtres-nageurs dans le privé pour toute la saison.

Pour Alliance un autre dispositif aurait été plus adéquat : « Des collègues armés dans des Zodiacs ».

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 30 juin 2016

http://fr.novopress.info/

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Journal du Mercredi 29 Juin 2016 : La Turquie frappée par des attentats-suicides

Valls crée une nouvelle taxe régionale sur les ménages et les entreprises

Une nouvelle taxe pour soi-disant aider les régions. C’est l’annonce de Manuel Valls à l’issue d’une réunion avec les présidents de régions ce lundi. Cette « taxe spéciale d’équipement régional » incluse dans le projet de loi de Finances 2017 « permettra aux régions de disposer d’une recette supplémentaire annuelle de 600 millions d’euros », indique l’Association des régions de France (ARF) sur son site internet.
valls
La répartition de cette somme sera étudiée en concertation avec l’ARF. « L’Etat prend en considération la compétence accrue des Régions en matière de développement économique et d’accompagnement des PME et des ETI et leur demande de retrouver de l’autonomie fiscale », note également l’association.

Selon Le Figaro, ce prélèvement « pourrait venir s’ajouter à l’actuelle cotisation financière des entreprises à la taxe sur le foncier bâti que paient déjà les sociétés ».

http://www.contre-info.com/

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Marion Maréchal Le Pen invitée de Bourdin Direct (27 juin 2016)

Le drapeau irakien flotte sur toute la ville de Falloujah

Le commandant général des forces armées irakiennes Haydar Abadi a annoncé dimanche la libération totale de la ville de Falloujah et hissé le drapeau irakien sur les bâtiments de la ville, promettant de libérer « prochainement » la ville de Mossoul.
Dans un discours télévisé, retransmis par le site Sumaria news, Abadi a félicité devant des dizaines de combattants irakiens le grand exploit « survenu malgré les campagnes mensongères visant à freiner l’avancée de nos forces. La victoire a été enfin réalisée ».
« Pas de place à Daech en Irak, nous allons les pourchasser partout. Nos forces héroïques ont libéré Falloujah et vont libérer prochainement Mossoul. Cette victoire réconforte tous les Irakiens. Nous appelons le peuple à descendre dans toutes les rues du pays pour fêter cette victoire », a-t-il dit.
Et de poursuivre : « Nous n’allons pas permettre aux politiciens de même esprit que Daech de détruire l’homme, les villes et les infrastructures du pays ».
Abadi a par ailleurs appelé les Irakiens à une réconciliation sociétale qui favorise la coexistence entre les différentes composantes du peuple irakien, rappelant que Daech n’a pas distingué dans ses attaques entre sunnites, chiites ou chrétiens.
Libération du dernier quartier de Falloujah
Les derniers combats à Falloujah ont commencé dès les premières heures du matin. Les forces irakiennes, soutenues par les avions irakiens, ont réussi à libérer le village al-Joulane, le dernier bastion de Daech à Falloujah.
Des voitures appartenant aux miliciens de Daech et portant des plaques immatriculées saoudiennes et qataries ont été retrouvées.
Selon le correspondant de la chaine de télévision iranienne arabophone alAlam, les soldats irakiens pourchassent les derniers terroristes de Daech, retranchés dans les ruelles et les quartiers. « En général, la situation est calme. Des citoyens ont fêté cette victoire des forces irakiennes alors que les corps des miliciens tués de Daech jonchaient les rues », a-t-il rapporté.
Actuellement, les forces irakiennes sont déployées dans toutes les régions libérées alors que la région du quartier Andalous a été complètement sécurisée.
De même source on indique que les miliciens qui ont fui via l’Euphrate ont été la cible des hélicoptères irakiens qui ont éliminé un grand nombre d’eux, dont des dirigeants.
Les forces irakiennes ont par ailleurs saisi d’énormes quantités d’informations et de noms de dirigeants de Daech, de nationalité arabe et occidentale. De grosses quantités d’armes et de munitions ont été aussi retrouvées dans un dépôt par les soldats irakiens dans la ville.

Source: Alalam et Sumaria news  : al manar :: lien

http://www.voxnr.com/cc/etranger/EuyZpAFklVIQnoOKir.shtml

Nous assistons à l’un des premiers coups de boutoir contre le « totalitarisme soft » de l’UE

Dans Les 4 Vérités, Guillaume de Thieulloy se réjouit du Brexit. Extrait :

"[...] Pourquoi cette joie ? Tout d’abord, parce que ce vote est un gigantesque camouflet pour l’oligarchie. Malgré les énormes moyens de propagande, le peuple britannique a nettement dit son rejet de cette technocratie arrogante qui prétend toujours savoir mieux que les peuples ce qui est bon pour eux.

Je savoure ce message simple : nous voulons nous gouverner nous-mêmes, selon nos propres coutumes. Par l’un de ces paradoxes dont l’histoire a le secret, ce message simple et de bon sens est devenu subversif dans le monde occidental. Mais il n’en a que plus de prix.

La deuxième raison de ma joie est qu’à l’ensemble des pays européens, les Britanniques montrent qu’il n’existe aucun « sens de l’histoire ». Ce qui a été fait peut se défaire. Rien n’est irréversible hormis la mort, en ce bas monde ! C’est ainsi la défaite de cette vieille thèse hégélienne et marxiste, récupérée par les oligarques qui se disent libéraux, tout en étant parfaitement allergiques aux libertés concrètes des hommes et des peuples.

Enfin, un dernier élément entre en ligne de compte dans cette joie. Nous assistons sans doute à l’un des premiers coups de boutoir contre le « totalitarisme soft » de l’Union européenne.

Pour fêter le Brexit, j’ai revu avec bonheur la fameuse vidéo de l’ancien dissident soviétique Vladimir Boukovski comparant l’Union européenne à l’URSS, avec cette conclusion sublime : « J’ai vécu dans votre futur et ça n’a pas marché ! » Bien sûr, tout n’est pas comparable entre UE et URSS, mais cette prétention de la nomenklatura à construire une ère nouvelle, un peuple nouveau, un homme nouveau, sur la disparition de toute racine et de toute identité; cette prétention à l’irréversibilité du processus ; cette prétention à savoir mieux que nous ce qui est bon pour nous ; bref, le fondement même de la « construction européenne » est tout à fait analogue à l’URSS. Comme les Soviétiques, les eurocrates détruisent notre identité par « humanisme », pour notre « bon- heur ». Mais nous ne voulons décidément pas de ce bonheur-là. D’autant moins que ça ne marche pas : cette tabula rasa menace gravement la paix et la prospérité.

Que va-t-il désormais se passer ?

La première possibilité, c’est que le vote des Britanniques soit détourné : les oligarques peuvent, sinon les contraindre à revoter jusqu’à ce qu’ils votent « bien », du moins enliser les négociations jusqu’à l’arrivée d’un nouveau gouvernement plus conformes à leurs vœux... Si le Brexit a vraiment lieu, malgré la complexité de l’opération (il faut renégocier des centaines de traités et de dossiers au cours des deux prochaines années), l’Écosse et l’Irlande du Nord, majoritairement hostiles au Brexit, pourraient réclamer leur indépendance, donnant le signal d’un régionalisme militant. Ainsi reviendrait-on progressivement au Moyen-Âge et à la féodalité.

On peut aussi espérer que l’Union européenne entende le coup de semonce et revienne au principe de subsidiarité supposé constitutionnel pour elle, mais appliqué exactement à l’envers (l’UE abandonne aux États membres ce qu’elle ne peut ou ne veut pas faire). Auquel cas, le Brexit ne serait pas seulement une bonne nouvelle pour le « self-government » des Britanniques, mais aussi pour le nôtre.

Il y a, en revanche, aussi des raisons de craindre la politique du pire. On peut tout aussi facilement imaginer que les oligarques, lassés de prendre des claques chaque fois que les peuples prennent la parole, cessent de la leur donner et accélèrent le processus d’intégration fédérale. On peut même craindre que la Grande-Bretagne ne soit rapidement « remplacée » par la Turquie. N’oublions pas que le genre de monstre constructiviste qu’est l’UE a besoin de croître pour ne pas s’effondrer sous son propre poids... En un mot, l’avenir est pour le moins indécis, et probablement inquiétant, mais, en attendant d’y voir plus clair, rien ne nous interdit d’applaudir à ce retour des peuples et des identités et à cette déroute de l’oligarchie !"

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/06/nous-assi...

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PENDANT L’EURO ET LE RAMADAN A MOLENBEEK, ON PENSE KULTUR

Pieter Kerstens

Notre correspondant en Belgique

Commune célèbre dans le monde entier par sa pépinière de djihadistes takfiristes et wahhabites, toujours féconde en nouvelles recrues, Molenbeek va développer l’une de ses deux bibliothèques. En effet le bâtiment de la rue des Béguines va voir sa surface agrandie de 400m2.

Selon la bourgmestre (maire) Françoise Schepmans réformatrice-libérale : «  Ce projet me parait important et me tient à cœur en tant que fille de bibliothécaire. Les jeunes lisent de moins en moins, alors que c’est par la lecture qu’on maîtrise correctement la langue ».

Les 100.000 Molenbeekois (à forte majorité maghrébine) disposent de deux bibliothèques francophones l’une dans le haut et l’autre -rue des Béguines- dans le bas de la commune.

Ils ont aussi 22 mosquées et 6 centres culturels islamistes à leur disposition.

« Dans ces nouveaux quartiers de la municipalité, l’offre culturelle est moins importante que dans le centre historique. Il y a juste cette bibliothèque et le Karreveld (centre culturel ndlr) alors qu’ailleurs, il y a par exemple la Maison des Cultures (pluriethniques ndlr) et la bibliothèque ZEP (Zone d’Education Prioritaire) qui travaillent avec les écoles en discrimination,explique la bourgmestre ayant succédé en 2012 à l’ancien maire PS, Philippe Moureaux, premier bourgmestre musulman de Belgique.

Nous n’allons pas augmenter le nombre de livres (OUF) mais l’espace d’accueil. Les jeunes auront de la place pour lire des quotidiens (?) ou faire leurs devoirs (?) ajoute-t-elle.

Différents ateliers ont lieu chaque mois dans les 2 bibliothèques : ciné-clubs, contes pour enfants ou conférences pour adultes. Mais combien de prêts de livres, chaque année ? Peu…

Cet agrandissement pour un montant de 3.400.000 € vise à booster l’offre culturelle de la commune, ce qui valorise le m2 multiculturel, sans nouveaux livres, à 8.500 € d’argent public !

Alors que cette élue « libérale » persiste dans ses chimères et ses utopies depuis plusieurs années, les Flamands, eux, investissent dans leur économie, en inaugurant le 10 juin dernier la plus grande écluse du monde à Anvers.

Avec ses 68 mètres de large pour 500 mètres de long et une profondeur de 17,8 mètres, l’écluse Kieldrecht permettra dorénavant à des navires plus nombreux et plus grands d’accéder à la rive gauche de l’Escaut sans être affectés par les marées d’une amplitude de 6 mètres et éviter ainsi une attente pouvant atteindre 12 heures pour sortir vers la mer du Nord.

Ce chantier colossal aura duré cinq ans et nécessité 22.000 tonnes d’acier, 795.000 m3 de béton, 9,3 millions de m3 de terre excavée et 44.000 m2 d’asphalte, le tout pour un investissement de 382 millions d’euros, ce qui revient à un coût de 632 € par m3, avec deux pont, l’électromécanique et toutes les infrastructures inclus (et avec les manuels d’entretien…).

Cette imposante installation, qui pourra contenir 3 bateaux, va renforcer la compétitivité du port d’Anvers qui a enregistré un transit de 208 millions de tonnes en 2015, soit le deuxième port européen derrière Rotterdam, en créant aussi des centaines de nouveaux emplois.

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Hommage à Maurice G. Dantec : Suite et pas fin

13:32 Écrit par pat dans culture et histoire, divers | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

DES MAINTENANT : RETENEZ CETTE DATE

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On en reparle...

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