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15/09/2017

«Fainéants, cyniques et extrêmes» : comment les manifestants ont réagi aux propos d’Emmanuel Macron

Sur les prétendues racines musulmanes de l’Europe : l’exemple de la Hongrie

André Murawski, conseiller régional Hauts de France, essayiste

Le 28 octobre 2003, Philippe de Villiers, en visite à l’Elysée à l’occasion des consultations du chef de l’Etat sur l’avenir de l’Europe, a entendu Jacques Chirac affirmer que « les racines de l’Europe [seraient] autant musulmanes que chrétiennes ».

Cette déclaration a suscité la polémique dans la mesure où, si la plupart de nos contemporains admettent le caractère gréco-romain, judéo-chrétien, voire celtico-germanique, scandinave et slave de notre héritage, bien peu imaginent que les racines de l’Europe pourraient être aussi musulmanes.

De toute évidence, l’ancien président de la République a souhaité légitimer un discours politique partisan en se fondant sur une interprétation tendancieuse de l’histoire. Une histoire pourtant tragique comme le montre celle, récente, de la Hongrie qui, située au cœur de l’Europe, n’a jamais cessé d’en cultiver le souvenir dans sa réalité charnelle. Une histoire qui devrait amener les Européens à affirmer la réalité de leurs racines charnelles.

Des racines prétendument multiconfessionnelles et clamées dans l’intention d’influencer l’opinion.

La fin du XXe siècle et le début du XXIe ont vu l’émergence d’un discours politique tendant à imposer une nouvelle vision de l’histoire en rupture avec la tradition républicaine. Ainsi, là où la République commémorait autrefois nos gloires politiques et militaires, mais aussi littéraires, scientifiques ou artistiques, les représentants des partis dits « de gouvernement » ont donné un poids disproportionné et quasi exclusif à certains épisodes d’un passé parfois douloureux. A l’étude de toute notre histoire, ciment de la cohésion nationale, on a substitué le devoir de « mémoire ». A la célébration de la « mission civilisatrice de la France » a succédé le devoir de « repentance ». A « une certaine idée de la France » du général De Gaulle ses successeurs ont peu à peu opposé l’image d’une puissance « moyenne » à laquelle il fallait se résigner.

Cette évolution ne relève pas d’une prise de conscience tardive mais procède d’une volonté clairement exprimée. Le peuple français, jadis chanté par Renan et considéré comme un ensemble transcendant les origines, les religions ou les particularismes locaux, devrait aujourd’hui refléter l’image de la « diversité ». Et le passé, donc entre autres l’histoire, de justifier ce passage de la République et de la nation « une et indivisible » à une France multiculturelle et pluriconfessionnelle, fruit d’immigrations, elles aussi, diverses et mal maîtrisées.

Les propos de Jacques Chirac sur les racines de l’Europe prétendument « autant musulmanes que chrétiennes » ont été précédés par son éloge du métissage de décembre 2002. Au congrès du Parti socialiste à Dijon en 2003, Laurent Fabius a affirmé que « Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d’une jeune rançaise issue de l’immigration, ce jour-là la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la République ». Dominique de Villepin ne fut pas en reste quand il déclara que « La dimension islamique fait partie intégrante de l’Europe ». Sans surprise, Tarik Ramadan exprima que « L’Europe doit se réconcilier avec la diversité de son passé afin de maîtriser le pluralisme impératif de son avenir ».

On constate donc l’incontestable unité de discours d’une certaine classe politique qui, pour justifier devant l’opinion publique le choix politique d’une France, mais également d’une Europe multiculturelles, tend à faire accroire l’idée que les racines de l’Europe seraient autant musulmanes que chrétiennes. L’exemple de la Hongrie infirme cependant cette conception inexacte de la réalité historique.

L’histoire distingue entre les racines et les simples apports

Située au cœur de l’Europe, la Hongrie a connu, au cours de son histoire, un âge sombre désigné par le nom de « Hongrie ottomane ». Cette période, qui s’est étendue de 1541 à 1699 (et même 1718 pour la région du Banat), a vu le tiers du territoire hongrois occupé par l’Empire ottoman musulman.

Sur le plan administratif, le territoire hongrois fut divisé en provinces, les Sandjaks, gouvernés par des Sandjaks-Beys placés sous l’autorité du Pacha de la ville de Buda. Les infrastructures de la Hongrie médiévale disparurent. L’absence de la plupart des seigneurs plaça les paysans sous l’autorité directe du sultan. Exception faite de la corvée, les paysans restèrent soumis aux mêmes redevances et obligations avec en plus le kharadj, capitation payée par les non-musulmans. La dureté de l’occupation turque déclencha la fuite des populations qui s’organisèrent en bandes appelées les troupes de Hajdu.

L’occupation qui devait durer plus de 150 ans prit possession des villes. Ici, les Turcs commençaient par installer une garnison permanente et une administration, bientôt suivies par la construction de mosquées avec minaret, symbole de l’islam victorieux, puis de hammams et de souks. Avec le temps on compta dans 39 grandes villes 165 mekteb, écoles primaires où l’on enseignait l’écriture, l’arithmétique de base, la lecture du Coran et les prières musulmanes. 77 madrassas, écoles secondaires théologiques, enseignaient les sciences religieuses.

Le principal souci de l’administration ottomane était la collecte des impôts, montrant une volonté d’exploiter le pays. Peu à peu, les villes se désertifièrent, notamment en raison des prises d’esclaves. L’agriculture fut délaissée au profit de l’élevage à destination de l’Empire ottoman. Considérant la plaine hongroise comme une base avancée pour la conquête de l’Europe, les Turcs ne purent cependant islamiser le pays en raison de leur situation peu assurée. Ils s’efforcèrent donc de s’appuyer sur ce qui restait des corps constitués tels que la noblesse, le clergé ou les villes, mais tentèrent aussi d’implanter jusqu’à 80.000 colons musulmans chargés de surveiller la population chrétienne et dont la vie religieuse fut assurée par les mosquées rapidement construites ou par la transformation d’églises en mosquées.

Le territoire hongrois occupé par les Turcs connut pendant 150 ans une période de pillage, de rapts d’enfant et de dépeuplement de milliers de villages et de hameaux. Le peuple entier fut martyrisé pendant plus d’un siècle. On estime à 3 millions le nombre de Hongrois qui furent réduits en esclavage et dispersés dans l’Empire ottoman. Cette ponction démographique, qui s’exerça pratiquement chaque jour sans interruption, empêcha la Hongrie de connaître la vitalité démographique des autres Etats européens à cette époque. Cette période fit naître chez les Hongrois un esprit de famille et un esprit national presque obsessionnels, dont la mémoire persiste à travers la littérature, l’histoire, mais aussi à travers les contes comme le souvenir d’une catastrophe quasi biblique. Si le souvenir de l’occupation turque musulmane reste présent dans la Hongrie contemporaine, il ne saurait être question de racines communes, mais simplement d’un apport subi et contraint.

Les racines de la Hongrie déterminent la politique de ce pays d’Europe

L’exemple hongrois montre combien la question des racines de l’Europe mérite d’être considérée à l’aulne non seulement de l’histoire, mais aussi de la mythologie, de la spiritualité, de l’esprit qui fait les peuples et les nations. Littré définit la racine comme « le principe, l’origine de certaines choses ». Le Larousse du XX siècle complète cette définition en évoquant un « lien », une « attache ». Abordant le domaine de la linguistique, le même dictionnaire mentionne le « mot primitif d’une langue, qui a donné naissance à d’autres ». Les racines seraient donc ce qui se trouve être à l’origine, à la source des choses. Que dire alors des racines de la Hongrie en tant que nation européenne ?

Promulguée le 25 avril 2011, la Loi fondamentale de la Hongrie, dans son préambule, exprime clairement l’attachement des Hongrois à leurs racines chrétiennes. La référence à Dieu apparaît en exergue en les termes « Bénis les Hongrois, ô Seigneur ! ». La profession de foi « nationale » trouve ses sources dans l’histoire et la religion : « Nous sommes fiers que notre roi saint Etienne ait placé l’Etat hongrois sur des fondations solides en faisant entrer notre patrie dans l’Europe chrétienne. » L’indépendance nationale est ainsi évoquée : « Nous sommes fiers de nos ancêtres qui se sont battus pour la survie, la liberté et la souveraineté de notre nation ». Enfin, l’histoire tragique des XVIe et XVIIe siècles est nettement perceptible : « Nous sommes fiers que notre peuple se soit battu pendant des siècles pour défendre l’Europe, contribuant aux valeurs communes de celle-ci par son talent et son assiduité ».

La Hongrie est entrée dans l’Union européenne le 1er mai 2004. Jusqu’à l’été 2015, elle a été le principal point d’entrée en Europe de populations non européennes empruntant la route des Balkans occidentaux. La gravité de la situation dans ce pays comptant moins de 10 millions d’habitants a amené le gouvernement issu de l’Alliance des jeunes démocrates (Fiddesz), de centre-droit, à fermer sa frontière et à refuser d’accueillir des immigrés désignés sous le nom de « migrants ». Suivant la même politique, la Hongrie a refusé la « relocalisation » de 120.000 migrants adoptée le 22 septembre 2015 par le Conseil de l’Union européenne. Elle a également durci sa législation sur le droit d’asile.

Cette situation a conduit la Hongrie à introduire un recours en annulation contre la « relocalisation » devant la Cour de justice de l’Union européenne, tandis que la Commission européenne initiait des procédures d’infraction contre la Hongrie suite à la politique de ce pays en matière d’asile. On constate donc l’apparition d’un différend entre les institutions de l’Union européenne et un Etat membre, dont l’origine provient de politiques résolument contraires où la conception des racines de l’Europe, soit chrétiennes, soit multiples et diverses, détermine les discours et les décisions.

***

Son pontificat a été l’occasion pour Jean-Paul II de revendiquer pour l’Europe des racines chrétiennes communes. Cette conception fut également portée par le pape Benoît XVI. A l’inverse, le Traité européen de Lisbonne a choisi de n’admettre que l’inspiration de multiples héritages « culturels, religieux et humanistes » volontairement flous afin, probablement, de ne pas hypothéquer une extension de l’Union européenne vers la Turquie musulmane. Cette idée a été évoquée par ailleurs les 17 et 18 juin 2011 à la Sorbonne à l’occasion d’un colloque sur « l’Europe et l’islam, d’Al Andalous aux négociations d’adhésion de la Turquie ». Il importe à ce sujet de garder en mémoire qu’à Ankara, en 1963, l’accord d’association avec l’Europe précisait dans son préambule que « l’appui apporté par la CEE aux efforts du peuple turc pour améliorer son niveau de vie facilitera ultérieurement l’adhésion de la Turquie à la Communauté ». On voit que la question de l’extension des racines de l’Europe dans le discours politique contemporain n’est sans doute pas le fruit du hasard.

Pourtant, la réalité commanderait de distinguer entre l’héritage, qui se rapporte aux racines, et l’apport, qui relève des contacts inter-civilisationnels, comme l’indique fort justement Guillaume Dye dans la Revue belge de philologie et d’histoire : « On peut, et on doit même, reconnaître l’impact décisif de l’héritage grec et du christianisme sur l’Europe, mais cela n’oblige pas pour autant à nier l’importance de l’apport arabe ». Et le même d’indiquer plus loin que « Les sociétés européennes, de manière générale (on laissera présentement de côté les cas plus complexes de la Péninsule ibérique, de la Sicile et des Balkans), n’ont été que très marginalement, pour ne pas dire aucunement, façonnées par la religion musulmane ».

S’exprimant sur le même sujet dans les colonnes du Point le 5 janvier 2006, l’historien israélien Elie Barnavi se disait « consterné par cette négation de l’histoire. L’Europe est le fruit d’un double souvenir : celui de l’Empire romain et celui de la chrétienté », tandis que, moins nuancé, l’historien Thierry Camous définissait l’identité européenne comme une réaction à l’expansionnisme turc : « Il n’est pas exagéré d’affirmer que les Turcs ont joué à l’époque moderne un rôle déterminant dans la naissance d’une identité européenne. L’Europe se dessine, de Vienne à Venise, de Gênes, Rome ou Madrid à Paris, voire à Londres, à travers l’effort collectif de lutte contre l’ennemi ottoman, infidèle, despotique, impérialiste et “barbare” ».

L’archéologie nous montre de nombreux vestiges des civilisations protohistoriques et antiques, celte, grecque, romaine, germanique, scandinave ou slave, et des monuments plus nombreux encore de la foi chrétienne catholique, orthodoxe ou réformée. Dans le domaine de la pensée, l’Europe est l’héritière de la philosophie grecque qui lui a donné la démocratie, mais qui lui a aussi enseigné la distinction entre philosophie et théologie, principe de la séparation entre le spirituel et le temporel. L’organisation des sociétés européennes reste largement inspirée par la lex romana et, jusqu’à une époque récente, l’étude des « humanités » gréco-latines et des classiques était le fondement de la formation de « l’honnête homme » européen. Sans doute un nouvel humanisme pourrait-il voir le jour s’il trouvait son inspiration et sa source dans les vraies racines de l’Europe.

André Murawski
Conseiller régional Hauts-de-France

16/08/2017

https://www.polemia.com/sur-les-pretendues-racines-musulm...

Marine Le Pen ne croit toujours pas en l'union des droites

La présidente du FN est interrogée dans Le Parisien. Extrait :

6a00d83451619c69e201b7c9203a3d970b-250wi.png"Nicolas Dupont-Aignan plaide pour une grande refondation de la droite, de LR au FN. Est-ce une option pour vous aussi ?

La grande avancée de la recomposition politique française actuelle, c'est d'être sorti du clivage gauche-droite. Alors ça n'est pas pour le reconstituer maintenant ! Moi, je m'adresse à tous les patriotes, qu'ils viennent de droite ou de gauche. L'union des droites... c'est une vieille illusion. Et une trop petite ambition.

Robert Ménard s'interroge pour sa part sur votre « capacité à porter le FN au pouvoir »...

Robert Ménard a un parti qui s'appelle comment déjà ? « Oz ta droite », c'est ça ? Qu'il s'en occupe. J'accepte d'entendre les critiques, pour peu qu'elles soient associées à des propositions constructives et ne venant pas de gens qui font de la seule critique une véritable profession.

Et sur le fond, vous lui répondez quoi ?

Le FN est en plein processus de refondation et il va y avoir un débat d'idées. Il sera même peut-être vif. Mais j'entendrai les critiques et je les écouterai. Je vais même faire une tournée des fédérations. Et puis, il y aura un vote au congrès. Ça s'appelle la démocratie interne.

Vos électeurs parlent encore beaucoup de ce fameux débat d'entre-deux-tours...

Je n'ai pas attendu les critiques pour savoir que ce débat ne s'était pas bien passé. En tout cas, qu'il n'avait pas été bien perçu. Mais moi, je donne rendez-vous aux Français. Beaucoup ont pensé que mes critiques avaient été trop virulentes à l'égard de monsieur Macron. En attendant, toutes les craintes que nous avions formulées à son égard sont en train de se produire. Et les Français commencent même à s'en rendre compte vu sa dégringolade dans les sondages...

Laurent Wauquiez peut-il siphonner les voix du FN ?

Ce coup-là a été fait cent fois ! Monsieur Wauquiez a beau durcir son discours et montrer ses muscles, on sait très bien qu'une fois élu à la tête des Républicains, il abandonnera tout ce qu'il a dit. Comme les autres.

Florian Philippot, qui cumule sa fonction de vice-président du FN et de président du mouvement les Patriotes, doit-il clarifier sa situation ?

Oui. Qu'il y ait des think tanks, ça ne me pose aucun souci. Mais nous sommes tout de même au coeur de la refondation du mouvement. Je souhaite donc que tous les dirigeants du FN se reconcentrent sur cette refondation et qu'ils apportent leurs réflexions à l'intérieur du mouvement.

Il y a de la distance entre vous ?

Il n'y a pas de distance. Chacun a eu le temps d'encaisser les résultats des élections. Je souhaite maintenant qu'une nouvelle page s'ouvre.

On a l'impression qu'il cherche à jouer sa propre partition...

Vous savez, j'en ai vu d'autres.

En opposition à Philippot, Nicolas Bay appelle le parti à revenir vers ses fondamentaux, à savoir les questions d'immigration et d'identité. A-t-il raison ?

Il y a beaucoup de gens qui essaient de me tirer d'un côté de la manche ou de l'autre. Mais ils ont oublié que je suis d'une grande solidité. Je présenterai aux adhérents une ligne qui est celle que je défends depuis bien longtemps : équilibrée entre ces fameux fondamentaux et en même temps cette aspiration à protéger nos patriotes. Je ne change rien de ce que je pense. Je suis comme je suis. [...]"

On se demande alors à quoi va bien servir le débat d'idées...

par Michel Janva 

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/09/marine-le...

Lévothyrox : un scandale sanitaire pour Agnès Buzyn - Journal du vendredi 15 septembre

Le paradoxe de la Catalogne, identitaire et ... remplaciste

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Il s'agit là d'une réflexion d'une chaude actualité sur les événements graves que vivent en ce moment la Catalogne et toute l'Espagne. [Boulevard Voltaire, 14.09] Et qui, bien-sûr concerne la France et l'Europe. Nous en avions traité par accroc dans Lafautearousseau, lors de l'attentat islamique de Barcelone [Cf. Lien ci-dessous]. Mais pour ce qui est des paradoxes de l'indépendantisme catalan, Javier Portella connaît manifestement son affaire. Nous ne pensons pas autrement que lui. Et il l'exprime avec science, clarté et hauteur de vue.   LFAR

On peut se poser la question : pourquoi ne pas laisser les Catalans s’exprimer « démocratiquement » (voilà le mot talisman !) et décider du sort de la Catalogne lors du référendum que les indépendantistes ont convoqué illégalement pour le 1er octobre, un référendum qu’ils auraient d’ailleurs des chances de perdre si jamais il avait lieu d’une façon normale et selon les règles du jeu ?

La réponse est simple. Si on ne laisse pas « le peuple décider », c’est pour la bonne et simple raison qu’il y a des choses qui sont hors décision. On ne décide pas de vivre ou de mourir, d’être ou de ne pas être (sauf, bien entendu, si vous voulez vous suicider). On ne le décide pas en tant qu’individu ; on ne le décide pas non plus en tant que peuple.

De deux choses l’une, en effet. Soit vous adhérez à la vision individualo-libéralo-gauchiste du monde, soit vous adhérez a la vision identitaire, organique des choses. Soit vous considérez que le peuple (ou la nation, ou la communauté… peu importe le nom) n’est qu’un amas d’atomes individuels qui décident de signer (ou de résilier) le fameux Contrat par lequel ils auraient fait le choix de se mettre ensemble ; soit vous considérez qu’il n’y a pas de contrat, le peuple (ou la nation, ou la communauté…) étant un tout organique – « une unité de destin », disaient Hegel et, en Espagne, un certain José Antonio Primo de Rivera – dans lequel le passé, le présent et l’avenir s’entremêlent dans un lien qui ne peut être brisé, le tout étant supérieur à la somme des parties.

Disons-le par une boutade. Puisque la patrie est autant la terre des contemporains que des ancêtres, un référendum portant sur le sort de la patrie ne saurait être valable que si les ancêtres, eux aussi, pouvaient y voter ! 

Voilà donc les deux visions du monde qui s’affrontent partout : celle de ceux qui aiment la patrie et celle de ceux qui aiment les atomes individuels (et les masses qui vont avec). Le paradoxe, en Catalogne, c’est que les sécessionnistes aiment les deux en même temps ! Ils aiment, bien entendu, la patrie. Enfin, ce qu’ils entendent par là : rien que la petite patrie catalane, tandis qu’ils vouent, comme tous les chauvinismes, leur haine à l’Autre. En l’occurrence, à la grande patrie espagnole à laquelle ils sont historiquement, culturellement et linguistiquement rattachés par toute sorte de liens. 

Mais si ces gens-là aiment la patrie, ils aiment encore plus l’individualisme grégaire de nos jours, le nihilisme libéralo-individualiste-gauchiste étant même leur marque la plus profonde. Certes, ils invoquent constamment l’amour qu’ils vouent à la terre catalane, à ses traditions folkloriques, à sa langue, à la beauté – indéniable – de ses paysages… Voilà des sentiments bien nobles et légitimes – bien plus, d’ailleurs, que le détachement identitaire qui marque aujourd’hui le reste de l’Espagne –, mais voilà aussi des sentiments qui ne sauraient justifier aucune séparation, la Catalogne « opprimée » par l’Espagne étant une fiction historique qui ne tient pas debout et dont le mythe n’a commencé à germer qu’à la fin du XIXe siècle.

Peu importe, dès lors, la véritable identité, profondément duelle, aussi espagnole que catalane, du pays ; peu importent toutes les considérations historiques, culturelles, linguistiques ; peu importe une identité profondément bafouée par ceux-là mêmes qui, prétendant la défendre, remplissent le pays avec des centaines de milliers de musulmans venus remplacer les Catalans de souche… Peu importe tout cela. Si nous voulons l’indépendance, disent-ils au plus profond de leur cœur, c’est tout simplement parce que nous le voulons, nous le décidons, nous n’en faisons qu’à notre tête. Un point, c’est tout.

Reste que la police semble enfin s’apprêter à mettre les points sur les i (y compris la police catalane, dont les policiers sont payés par Madrid, la Generalitat étant tombée en faillite frauduleuse). Il est vrai, aussi, que la racaille des gauchistes de la CUP, appuyée sans doute par ceux de Podemos, s’apprête à en faire autant en prenant, le 1er octobre, les rues d’assaut. La possibilité que Barcelone brûle, comme elle brûla en 1909, lors de la Semaine tragique organisée par les anarchistes d’alors, n’est pas à exclure.  

Écrivain et journaliste espagnol

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

Emission : Guerre de Sécession, général Lee... L'histoire à l'endroit !

18:30 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Attentat dans le métro de Londres : au moins 20 blessés dont un écolier

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Londres-Attentat-Métro-2-262x350.jpg15/09/2017 – LONDRES (NOVOpress) : Un engin incendiaire a explosé ce matin dans une rame du métro de Londres, faisait au moins 20 blessés, dont un écolier. L’explosion est survenue à la station Parsons Green. Les blessés souffrent d’importantes brûlures au visage. La police est à la recherche d’un suspect muni d’un couteau et une équipe a été envoyée pour désamorcer un deuxième engin.

 

 

 

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https://fr.novopress.info/

Le pasteur Blanchard dédicacera ses livres le dimanche 1er octobre à la XIe Journée de Synthèse nationale à Rungis (94)

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Journal du chaos 36

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16:48 Écrit par pat | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Zemmour : « Les pauvres, par leurs cotisations, paieront la PMA, caprice de riches »

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L’annonce, par le gouvernement, de l’autorisation prochaine de la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes, mêmes celles qui ne sont pas stériles, agace vivement Eric Zemmour. « Elles feront toutes des bébés toutes seules. Quand elles voudront, comme elles voudront. Sans devoir supporter ces affreux hommes qui leur pourrissent la vie depuis des millions d’années, a-t-il raillé ce matin sur RTL. « Bienvenue dans le monde de la liberté, clament déjà les mouvements féministes. Bienvenue dans le monde de l’égalité, ajoutent les mouvements homosexuels. »

Mais si on parlait pognon ? « Dieu est comme les Français, il est nul en économie. Il faut donc l’externaliser du corps de la femme pour qu’elle devienne artificielle, complexe et très chère », ose-t-il.

« Au nom de l’égalité entre les enfants, on aura le remboursement par la Sécurité sociale. Les pauvres, par leurs cotisations, paieront les caprices des riches. »

Pour Eric Zemmour d’inviter, Emmanuel Macron ferait bien de se méfier :

« Après l’obligation des onze vaccins, il va finir par le apparaître comme l’homme-lige des grands laboratoires pharmaceutiques et du big business médical. »

Sous nos yeux (Thierry Meyssan)

RÉFORME DE LA FISCALITÉ DES PLACEMENTS : HARO SUR LES PAUVRES ?

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La réforme de la fiscalité sera conforme aux annonces de M. Macron pendant sa campagne mais les classes défavorisées seront lourdement impactées tandis qu’a contrario, ceux qui ont les revenus les plus élevés vont bénéficier d’un allègement notable.

Le Livret A échappe (pour l’instant ?) au prélèvement forfaitaire de 30 % (en abrégé PFU), mais son taux va être bloqué à 0,75 %, et peut-être pour longtemps. Or, au vu de la reprise, les prix vont sans doute, dans quelques mois, augmenter sur un rythme de 2 % par an (au lieu de 0,7 % actuellement), spoliant d’autant les titulaires de livrets. Les sommes récoltées par ces derniers servent à financer la construction de logements sociaux, leur permettant de disposer de 250 milliards à seulement 0,75 %. Cette manne constituera un atout pour des organismes qui seront fragilisés par la baisse des loyers que M. Macron s’apprête à leur imposer. Les « pauvres » paieront-ils la note de cette diminution autoritaire ? Sans doute, à moins que le gouvernement ne change d’avis si les protestations se font trop fortes.

Les PEL (plan d’épargne logement), qui représentent aussi 250 milliards d’euros, seront également touchés. Tous les nouveaux et les anciens contrats de plus de douze ans (que détiennent beaucoup de personnes âgées) seront taxés, alors qu’ils échappaient jusqu’alors à l’impôt sur le revenu. Or, le plus souvent, ce sont les classes défavorisées qui ont recours à ce placement, non pour acheter des logements, mais parce que leur Livret A est plein et que le taux du PEL avoisine les 2 %. Si le contribuable peut intégrer les intérêts à ses revenus, il perdra au minimum 17,2 % de ses revenus (du fait de la CSG), mais si le PFU est obligatoire, la perte sera de 30 % : du vol pur et simple pour les personnes les plus démunies.

Les classes favorisées, elles, seront gagnantes. L’assurance-vie ne sera pratiquement pas touchée. Seule la fraction au-dessus de 150.000 € (300.000 pour un couple) subira le PFU, avec des abattements de 4.700 € (9.200 € pour un couple). Par contre, les contribuables atteignant la tranche de 30 % de l’IR (impôt sur le revenu) seront gagnants et les revenus de leurs placements seront souvent divisés par deux ! Pour ceux qui ont une culture économique suffisante pour ne pas tomber dans les pièges tendus par les banques, posséder des actions redeviendra attractif. Et je ne parle pas de l’ISF (impôt sur la fortune), aboli sauf pour l’immobilier. 

Néanmoins, les propriétaires bailleurs verront leur fiscalité alourdie avec la CSG et ils pourront s’estimer heureux si le pouvoir ne décrète pas de baisser de 40 € par mois les loyers qu’ils touchent, comme il envisage de le faire pour les HLM.

Enfin, les catégories les plus pauvres prendront de plein fouet la fiscalité sur le diesel, s’ils en possèdent un. Ils dépenseront infiniment plus pour se déplacer, n’auront plus le droit d’entrer dans nombre de villes et leur véhicule ne vaudra plus rien. Ils ne pourront pas le revendre pour se constituer une base. Bien sûr, M. Macron a prévu une baisse des charges et de la taxe d’habitation, mais le compte y sera-t-il pour les plus pauvres ?

http://www.bvoltaire.fr/reforme-de-fiscalite-placements-h...

La versatilité politique résumée en un tweet

Tout est dit… Et cela vaut pour tous les sujets. Bien fou qui se fie à la parole de ces politiciens.

http://www.medias-presse.info/la-versatilite-politique-resumee-en-un-tweet/80140/

Frère Rachid, fils d'un imâm marocain, converti, démonte l'islam.

LOI TRAVAIL : UNE MESURETTE DÉRISOIRE

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Un communiqué du Parti de la France :

A la veille des premières manifestations orchestrées par la gauche et l’extrême gauche contre les ordonnances Macron, le Parti de la France déplore le caractère artificiel à la fois des mesures gouvernementales mais aussi des réactions d’hystérie syndicale qu’elles suscitent.

Une fois de plus, le gouvernement est dans la posture. Il est sans doute légitime de vouloir réformer le code du travail et de le simplifier. Légitime également de souhaiter refonder les conditions du dialogue social. Mais une « loi travail » digne de ce nom, au moment où 10 % de nos compatriotes connaissent les affres du chômage, consisterait avant tout à sortir la France de sa bureaucratie socialiste, à briser les carcans qui étranglent nos entreprises – en particulier les petites et moyennes -, à redonner aux Français le goût et les moyens de la responsabilité, de l’initiative et de l’ambition économique tout en permettant à l’État de développer les stratégies industrielles et sociales nécessaires à la réussite française et à notre cohésion nationale.

Par ailleurs le Parti de la France rappelle la nécessité d'établir une politique de préférence nationale à l'embauche, de patriotisme social et de régulation du commerce international. 

Ni les ordonnances du gouvernement, ni les réactions claniques des syndicats ne sont à la hauteur des enjeux.

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Journées chouannes 2017: une belle réussite !

Chiré communique :

Contrerévolution !

Toujours incroyable et toujours vrai, les Journées Chouannes se perpétuent depuis presque 50 ans !

Chaque année, la librairie de Chiré organise deux jours extraordinaires, deux jours d’amitié catholique et nationale, une bouffée d’air frais contrerévolutionnaire !

Et 2017 est un millésime exceptionnel ! 2016 avait fêté les 50 ans de la création de notre centre et le succès avait été au-delà de toutes nos espérances, nous ne pouvions bien sûr égaler une telle affluence cette année, mais pour beaucoup le rythme est pris et 2017 fut bien meilleure que 2015 et les précédentes !

Ce succès, c’est celui des idées que nous défendons, toutes celles qui travaillent à rétablir la vérité dans tous les domaines alors réjouissons-nous de les voir se communiquer le plus largement possible.

Une bonne vingtaine de conférenciers, 100 auteurs présents pour dédicacer leurs ouvrages et environ 1500 de nos fidèles amis ont contribué activement à la belle réussite de nos journées chouannes !

Vive Dieu, vive le roi
Et à l’année prochaine !!!

Vous trouverez ici l'intégralité des conférences données à cette occasion. Ci-dessous, une passionnante conférence consacrée au protestantisme.

 

Paula Corbulon

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Zoom - Aude Mirkovic : de la PMA à la traite des femmes

Invasion migratoire : une « route roumaine » s’ouvre par la mer Noire

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14/09/2017 – ROUMANIE (NOVOpress) : Selon le journal Le Monde, « un bateau en détresse sur les eaux de la mer Noire a été intercepté par la garde-côtière roumaine dans la nuit du mardi 12 au mercredi 13  septembre. A son bord, 157 migrants, dont 56 enfants emmenés par leurs parents désespérés en Roumanie ». Le quotidien ajoute dans son édition de ce soir :

« C’est le cinquième bateau intercepté près du littoral de la mer Noire depuis la mi-août, amenant plus de 500 migrants, qui viennent en majorité de Syrie, d’Irak, du Pakistan et de plusieurs pays africains. »

« La Roumanie, explique Le Monde, ne fait pas partie de l’espace Schengen, et jusque-là les migrants ne s’y précipitaient pas, mais elle peut devenir un trajet alternatif pour entrer sur le territoire de l’Union européenne, comme ce fut le cas de la Bulgarie en  2015. Une fois arrivés, ils doivent faire une demande d’asile et ont l’interdiction de s’installer dans un autre pays avant que leur demande soit réglée sur place. »

Le journal – qui s’indigne que l’Italie ait pu réduire le nombre de migrants en provenance de Libye par des tractations avec les trafiquants ! –, cite encore ces propos d’un responsable de Frontex :

« La mer Noire est plus difficile à traverser avec des petits bateaux que la Méditerranée. Il est possible que les trafiquants testent une nouvelle route sur la mer Noire. Nous surveillons de près cette situation. »

https://fr.novopress.info/

Les désastres de l'idéologie du genre sur les enfants

Voilà une affaire qui mériterait de mettre les idélogoues du gender dans les poubelles de l'Histoire :

"En Australie, les enfants souffrant de dysphorie du genre sont autorisés à effectuer une transition sexuelle par traitement hormonal et chirurgie. Les enfants et familles peuvent même être soutenus financièrement dans leur démarche, par le département de l’éducation. L’histoire de cet enfant de 4 ans qui débutait sa transition sexuelle, il y a un an, avait d’ailleurs fait grand bruit.

À l’âge de 12 ans, le jeune australien Patrick Mitchell a supplié sa mère de l’autoriser à prendre des oestrogènes, après que les médecins aient « diagnostiqué » une dysphorie du genre, c’est à dire un décalage entre son sexe biologique et son identité de genre.

« Je regardais n’importe quelle fille, et je me disais que je pourrais tuer pour être comme elle. »

C’est ainsi qu’avec l’accord de sa maman, Patrick a commencé à laisser pousser ses cheveux, a pris des hormones féminines, et a commencé à s’habiller comme une fille. Ses seins ont commencé à pousser, mais 2 ans plus tard, Patrick a changé d’avis.

C’est au début de l’année 2017, quand les enseignants ont commencé à s’adresser à lui en tant que fille, que Patrick a commencé à se questionner. Il déclare aux journalistes.

« J’ai commencé à me rendre compte que j’étais vraiment à l’aise dans mon corps. Chaque jour, je me sentais mieux. »

Il a donc confié à sa mère son désir de rester un garçon.

« Il m’a regardé dans les yeux et m’a dit : ‘Je ne suis tout simplement pas certain d’être une fille.’ »

Patrick a arrêté son traitement et devra subir par chirurgie l’exérèse du tissu mammaire. Ce cas relancera peut-être le débat autour de la confusion du genre et de la transition sexuelle. Le psychiatre australien Stephen Stathis alertait déjà sur les dérives de cette pratique, considérée comme « tendance » par de nombreux jeunes. Le transgenre américain, Walt Heyer témoignait également de ses doutes, estimant que « la chirurgie n’a rien réparé, elle a masqué et exacerbé des problèmes psychologiques profonds ». Quand à la confusion du genre, ou dysphorie, de nombreux psychiatres, estiment qu’elle ne constitue qu’une phase transitoire de doute chez l’adolescent, qui ne se pérennise qu’exceptionnellement."

Michel Janva

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Documentaire Histoire de l'aviation Daniel Costelle 00 Hors Série Les ailes des hèros

06:42 Écrit par pat dans culture et histoire, Science | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |