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  • Libérer la France de la Cour européenne des droits de l’homme

    Par Ligne droite, rassemblement de Français engagés pour une droite nouvelle ♦ La Cour européenne des droits de l’homme occupe aujourd’hui une position stratégique dans le dispositif qui assure en France comme en Europe la prééminence du pouvoir judiciaire sur le pouvoir politique. Et, comme toutes les composantes de ce gouvernement des juges, elle milite pour l’idéologie des droits de l’homme et défend tous les préceptes de la pensée unique. Aussi Ligne droite, considérant cette instance comme un danger pour la démocratie et l’indépendance nationale, propose-t-elle que la droite nouvelle au pouvoir invoque l’article 58 de la Convention pour faire sortir la France de cette funeste institution.

    Une instance qui s’est progressivement érigée en tribunal idéologique

    La Cour européenne des droits de l’homme, juridiction internationale chargée de faire respecter les droits définis dans la Convention européenne des droits de l’homme, a été créée le 21 janvier 1959 dans le cadre du Conseil de l’Europe, une instance de 47 pays sans rapport avec l’Union européenne. Conçue après la Seconde Guerre mondiale pour empêcher toute dérive totalitaire sur le continent, elle a depuis considérablement augmenté ses prérogatives au point de fonctionner aujourd’hui comme un tribunal idéologique suprême.
    Grâce à la réforme de 1998 qui a généralisé la possibilité pour les personnes privées de la saisir directement, cette juridiction a vu en effet son champ d’intervention s’étendre très largement. Fonctionnant un peu comme un super Conseil constitutionnel devant lequel les justiciables des différents pays peuvent se pourvoir, la Cour européenne des droits de l’homme peut dès lors condamner les États dont dépendent les plaignants si elle estime que leurs droits fondamentaux n’ont pas été respectés par la législation qui leur a été appliquée. Et la Cour de multiplier les condamnations de tel ou tel pays pour tel ou tel aspect de sa réglementation.

    La pièce maîtresse du gouvernement des juges

    Mais le pouvoir de la Cour européenne des droits de l’homme ne se limite pas aux seules décisions qu’elle rend, car elle exerce par ailleurs une influence aussi étendue que malsaine sur le système judiciaire de certains pays membres comme celui de la France. La Cour de cassation, le Conseil d’État, voire des juridictions de rang inférieur, n’hésitent pas en effet, pour contourner la loi française qu’ils sont pourtant tenus de respecter, à fonder leurs décisions directement sur le texte de la Convention ou sur la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme. Celle-ci s’affirme donc comme la pièce maîtresse du dispositif par lequel les juges cherchent un peu partout en Europe à subvertir la fonction politique et à imposer leurs décisions au pouvoir législatif comme au pouvoir exécutif.

    Une atteinte à la démocratie et à l’indépendance nationale

    Cette juridiction représente dès lors un grave danger pour les principes institutionnels français, lequel avait d’ailleurs été pressenti par les premiers présidents de la Ve République puisque ce n’est qu’en 1974 que la France a ratifié sa création. Aujourd’hui, cette institution met clairement en cause la souveraineté populaire comme la souveraineté nationale. Il est en effet contraire aux règles les plus fondamentales de la démocratie que des juges nommés censurent les lois votées par des députés élus. De même qu’il est contraire aux principes de l’indépendance nationale que des États, au demeurant non membres de l’Union européenne tels l’Azerbaïdjan ou l’Albanie, soient en situation d’interférer dans le droit français.

    Une instance au service de l’idéologie politiquement correcte

    La Cour européenne des droits de l’homme est d’autant plus illégitime que ses décisions sont loin d’être neutres puisqu’elles relèvent d’une idéologie qui ne connaît que les individus et qui ignore les communautés qu’ils forment. Dès lors elle ne se préoccupe que de conforter et d’amplifier les droits des personnes quand elle n’en invente pas de nouveaux, sans se soucier de savoir si ces droits individuels ne sont pas en contradiction avec les droits collectifs des peuples ou des nations. Ainsi, par exemple, la Convention européenne des droits de l’homme proscrit-elle toute notion de préférence nationale alors même qu’il ne peut y avoir de nation sans un minimum de discrimination entre ceux qui en font partie et ceux qui n’en sont pas membres. De même, la Cour établit l’obligation du droit d’asile et du regroupement familial en des termes très laxistes, faisant fi là encore du droit des peuples et des nations à conserver leur identité. Ainsi, toutes les décisions de la Cour vont-elles dans le sens de la pensée unique : défiance vis-à-vis des États, priorité aux délinquants sur les victimes, avantages donnés aux étrangers sur les nationaux, refus des frontières et libertarisme moral.

    Appliquer l’article 58 et quitter la Cour européenne des droits de l’homme

    À travers l’étendue de ses pouvoirs et la nature de l’idéologie qu’elle défend, la Cour européenne des droits de l’homme s’affirme donc comme la clef de voûte de l’édifice juridictionnel qui cherche à instaurer un véritable gouvernement des juges au service de la pensée unique.
    C’est pourquoi Ligne droite considère cette juridiction comme illégitime et attentatoire à la souveraineté populaire comme à la souveraineté nationale. Aussi la droite nouvelle au pouvoir devra-t-elle faire jouer l’article 58 de la Convention européenne des droits de l’homme qui permet à un État de se retirer. Une démarche très facile à réaliser puisqu’il suffit de dénoncer la convention « moyennant un préavis de six mois donné par une notification adressée au secrétariat général du Conseil de l’Europe ».

    Une décision légitime et attendue

    Certains ne manqueront pas de critiquer la mesure en arguant d’un recul de l’état de droit. À cela il conviendra de répondre que la France, qui se qualifie d’ailleurs volontiers de patrie de la déclaration des droits de l’homme, n’a pas de leçon à recevoir dans ce domaine. Elle pourra faire valoir en l’occurrence que les donneurs de leçons manquent de légitimité quand on sait que la Cour rend ses décisions au nom des pays membres parmi lesquels figurent des États aussi peu respectueux des droits de l’homme que la Turquie.
    Gageons d’ailleurs que si, avec la droite nouvelle au pouvoir, le gouvernement français venait à prendre cette initiative courageuse, il serait suivi par beaucoup d’autres et que l’existence même de cette instance pourrait être mise en cause.

    Source : Ligne droite

    https://www.polemia.com/liberer-la-france-de-la-cour-europeenne-des-droits-de-lhomme/

  • L’Union Européenne s’attaque aux « fake news »

    Le comité d’experts sur les fake news mis en place en novembre dernier par la Commission Européenne vient de rendre public son rapport. Issu de quatre réunions et d’intenses échanges, il survient alors que les études scientifiques sur la diffusion préférentielle des fausses nouvelles sur les réseaux sociaux comme Twitter ont fait la Une de la revue Science vendredi dernier (lire une analyse de ces études ici). Ou qu’Emmanuel Macron annonce une intervention législative favorisant l’action judiciaire contre la diffusion de fausses informations.

    Ce texte de 46 pages (lire en fin de note l’interview de Divina Frau-Meigs, membre du groupe d’experts) met d’emblée le sujet au niveau d’un «risque pour nos processus démocratiques, la sécurité nationale, le tissu social, et peut miner la confiance dans une société de l’information et le marché unique numérique». Un risque dont l’origine est précisée rigoureusement : la propagation volontaire d’information fausses, imprécises ou trompeuses conçues et diffusées pour nuire au public ou pour en obtenir un profit économique, financier, politique (en particulier lors des élections) ou idéologique. Le rapport ne s’intéresse donc que très peu à la propagation d’une fausse information par des personnes ne les ayant pas identifiées comme telles, et donc victimes de la désinformation.

    Crise de confiance

    En revanche, il insiste pour placer le problème dans une vision large de la manière dont l’information est produite, distribuée dans la sphère publique. Une vision qui inclut le journalisme, les média numériques et la montée des plate-formes (Facebook, Google, Twitter…) mais aussi le contexte de crise de confiance des citoyens envers les institutions publiques nationales et européennes. Cette vision s’interroge sur le rôle des médias numériques mais tout le monde en prend pour son grade.

    Tweet-Trump-climat.jpgLes responsables politiques pour disséminer de fausses informations (ci-contre un exemple célèbre) ou vouloir contrôler la presse à leur profit. Les journaux qui n’ont pas tous «le même standard de professionnalisme ou d’indépendance éditoriale». Voire les acteurs de la société civile, comme les ONG qui peuvent certes jouer un rôle de fact-checking ici, mais aussi désinformer à leur tour là. Quant aux « platforms US-based » – le texte désigne ainsi Facebook, Twitter, Google… – leur « pouvoir croissant » dans la circulation de l’information en font les vecteurs principaux des fake news et doit aller avec un responsabilité croissante, estiment les experts européens.

    « fake news » ou « false news »

    La «désinformation» doit être affrontée tout «en respectant la liberté d’expression, de recevoir et de donner de l’information», posent en préalable les 39 experts nommés par la Commissaire Européenne en charge de « la société et l’économie numérique » Mariya Gabriel. Ils ne sont donc pas très chauds pour une intervention législative lourde… Alors que de son côté Tim Berners-Lee, l’un des créateurs des protocoles logiciels du web au Cern, appelle à une régulation des plate-formes. Une pierre dans le jardin d’Emmanuel Macron. Leur rapport s’inscrit dans une démarche résumée ci-dessous :

    Le texte se heurte d’emblée à un problème de vocabulaire puisque toute cette action de la Commission Européenne a été présentée sous l’appellation « fake news », et est d’ailleurs titré « Rapport du groupe d’expert de haut niveau européen sur les fake news » dans sa version draft. Or, les experts recommandent justement de ne pas utiliser ce terme, en particulier en raison de son utilisation par des politiciens pour désigner une couverture médiatique à leur désavantage. Il est à craindre que cette volonté de pureté de vocabulaire soit d’une totale inefficacité dans la sphère médiatique, même non anglophone, tant la formule « fake news » se coule dans le moule journalistique : court, évocateur, attractif et tranchant.

    couv-Science-fakes-news.jpgLes articles de Science se heurtaient à ce même problème, mais si les éditeurs de la revue scientifique l’ont contourné dans leur titre de Une (utilisant la formule «false news») il est à parier qu’ils ne seront guère suivis par la presse généraliste (démonstration avec le titre de cette note….).

    Transparence des algorithmes

    Très dense, ce rapport émet de nombreuses analyses et recommandations qu’il est difficile de résumer. Je vais donc en choisir quelques unes, un choix sans rapport avec l’équilibre du texte, qui montrent à quel point l’action proposée est vaste et va se heurter à des résistances.

    ► Le rapport souligne la nécessité d’un accès des chercheurs et des autorités d’enquête ou d’audits aux origines et chemins de dissémination des informations sur les réseaux numériques. Autrement dit, un peu comme le secret commercial est inacceptable lorsque la santé publique est en jeu, les experts estiment que la « santé politique » de nos sociétés s’oppose à toute tentative de secret des Facebook, Twitter ou Google sur le fonctionnement de leurs réseaux. Cette transparence, y compris pour les médias qui doivent être informés lorsque les algorithmes de classement sont changés, sera nécessairement un objet d’affrontement violent mais elle est jugée indispensable par les experts.

    ► Les experts soulignent la puissance des technologies dans la propagation de l’information (vraie ou fausse) mais également qu’aucune technologie ne peut résoudre seule un problème social et politique et que des personnes sont responsables de la manière dont ces technologies sont développées. Bref, ils récusent l’excuse « c’est pas Zuckerberg, c’est le robot ».

    ► Il faut créer une culture de l’information et des médias numériques – autrement dit une lecture critique de leurs contenus, le texte anglais utilise le mot literacy qui peut se traduire par alphabétisation, mais je préfère « culture » car il faut aller bien au delà d’un apprentissage primaire – et la diffuser, à l’école et dans la société, tant près des jeunes que des adultes. Elle doit devenir une «compétence essentielle» pour une citoyenneté active et la participation à la sphère publique numérique. Le texte insiste sur le caractère «préventif» de cette action vis à vis des fausses informations. Le « vaccin » est donc jugé plus efficace que le « médicament » avalé après exposition au risque de la fausse information. Cette culture doit être introduite «à une échelle massive» dans les programmes scolaires et la formation des enseignants, précise le texte.

    ► Les pouvoirs publics doivent favoriser l’environnement d’une presse pluraliste, tant privée que publique (le nombre de journalistes titulaires de la carte de presse a chuté de 37 390 en 2009 à 35 047 en 2017.  Et ils sont de plus en plus souvent précaires, partent de moins en moins souvent en reportages.) Le communiqué de la Commission européenne accompagnant la publication du rapport précise que «Selon la dernière enquête Eurobaromètre (environ 26 000 personnes interrogées), le public a le sentiment que beaucoup de fausses informations circulent dans l’UE, 83 % des participants indiquant que ce phénomène représente un danger pour la démocratie. Cette enquête met également en exergue l’importance de la qualité des médias: les participants voient dans les médias traditionnels la source d’information la plus fiable (radio 70 %, télévision 66 %, presse écrite 63 %). Les sources d’information en ligne et les sites d’hébergement de vidéos seraient les moins dignes de confiance, 26 % et 27 % des participants, respectivement, leur accordant du crédit.»

    ►Les pouvoirs publics doivent soutenir la création de centres de recherches publiques sur la véracité des informations sur les affaires d’intérêt général (politique, santé, science, éducation, finance…), l’identification et la cartographie des sources de désinformation et les mécanisme de leur amplification numérique.

    ► Il faut « démonétiser » la diffusion de fausses informations (interdire la publicité sur des pages internet dont le contenu est faux). Voir l’analyse des décodeurs du Monde sur ces sites commerciaux dont le modèle économique accentue leur propension à diffuser des informations fausses mais qui attirent du clic par leur contenu « insolite ». C’est l’application au monde numérique du vieil adage journalistique «un chien mort un homme, rien, un homme mort un chien, un papier». Ces usines à fausses informations doivent être frappées au portefeuille si l’on veut stopper la machine infernale. Même motif même punition pour Facebook, la plus puissante source de fake news.

    ►Informer clairement l’internaute de ce qu’une information, surtout présentée en priorité a été payée, par qui et dans quels objectifs (publicité commerciale, propagande politique…) et donc qu’elle ne provient pas d’une source journalistique. Egalement informer de l’intervention d’un robot ou d’un paiement dans l’amplification de la diffusion d’une information.

    Sylvestre Huet

    Source Blog Le Monde

    https://www.patriote.info/actualite/societe/lunion-europeenne-sattaque-aux-fake-news/

  • Une Europe sans l'Europe

    Viktor Orban, Premier ministre hongrois, mène l'assaut des nations contre Bruxelles 

    Par Hilaire de Crémiers

    ANALYSE POLITIQUE. Il est des politiques qui ne tiennent aucun compte du réel. Généralement ça se termine mal. 

    Les propos du président Macron sont suffisamment clairs depuis qu'il est élu - et déjà avant ‑ pour ne pas se leurrer sur ses objectifs. Sa vision est européenne et n'est qu'européenne. Il pré­conise l'adaptation de la France à la modernité ou à ce qu'il appelle la modernité, technologique, économique, financière, sociale - et dont sans doute personne ne nie la nécessité, à condition de ne pas en faire un ab­solu -, mais il n'est pas difficile de comprendre qu'il ne s'agit pour lui que de mettre la France définitivement à l'heure de l'Europe et de la mondialisation qu'il assimile à la notion même de modernité. Cette idée qu'il affiche comme une mission, structure son quinquennat. 

    RÉFORME FRANÇAISE OU EUROPÉENNE ? 

    Qu'a-t-il dit aux agriculteurs qu'il ne voit plus comme des paysans mais comme des entrepreneurs ? Laissez-vous conduire par l'Europe où je m'engage à défendre vos inté­rêts dans le cadre de la mondialisation : ainsi l'avenir de l'agriculture française se trouverait, selon lui, entre les cir­cuits courts et les marchés internationaux, le Mercosur, le CETA. Comme toujours « en même temps » ! Macron oublie que l'agriculture, même ultra-moderne, est d'abord une tradition et un enracinement. L'agriculture française qui est déjà broyée, sera anéantie par secteurs entiers. Après de vaines tentatives de survie.

    Toutes les réformes macroniennes sont de même style et de même finalité. Pour la SNCF, c'est caractéris­tique. Tout le monde admet que cette société, à l'origine nationalisée et surendettée, est dans un état inquiétant, sinon pitoyable. Réformer est nécessaire. Mais il a un non-dit qui fausse la perspective de cette réforme : c'est la contrainte européenne. En fait, il s'agit d'ouvrir le rail français à la concurrence de nos partenaires européens ; l'obligation est là : l'Allemand, l'Italien viendront circu­ler chez nous sans qu'il n'y ait plus aucune notion de territoire. Cette réforme est donc le plan - déjà vieux ­- des eurocrates auxquels toute la génération d'énarchie macronienne est entièrement ralliée. C'est pourquoi, sans raison ni mesure, on a construit, déconstruit, reconstruit les sociétés qui relèvent du chemin de fer français. Il serait amusant de rappeler qu'il y a cin­quante ans et plus, quand un esprit libre se permettait d'exprimer un simple doute sur la pertinence d'un État transporteur de voyageurs et de marchandises, vendeur de cigarettes et d'allumettes etc., ceux qui prétendaient être plus intelligents que les autres et, donc, dans la sainte obligation de les gouverner, ouvraient des yeux ronds. Faut-il aujourd'hui tout détruire ? Qui parle de « souveraineté » ?

    Les réformes sociales, code du travail, appren­tissage, bientôt retraites, chômage etc., tout est pro­grammé dans l'idée de nous conformer aux règles allemandes et nordiques - cela a été dit par Macron - de nous aligner sur les futures règles européennes. Des réformes fiscales sont en cours ; personne n'en voit les tenants et les aboutissants. Rien n'est clair, car là en­core, le plan - concocté, travaillé, préparé dans toutes les officines intellectuelles de « la gouvernance » dite intelligente - expression de Macron - est d'uniformiser, autant que faire se peut, la fiscalité européenne. Un exemple : la taxe d'apprentissage dont une entreprise pouvait faire profiter telle ou telle institution de son choix - en circuit court - il y a encore quelques années, est maintenant captée par l'État et les « services » ... au profit de quoi, vous ne le saurez jamais.

    Il n'est pas douteux que tout y passera ; le grand Paris, les métropoles seront encore un moyen et un prétexte de rafler les trésoreries qui justifiaient les bud­gets des collectivités. Une dizaine de grands guichets sous dénomination d'agences remplaceront le service au quotidien. Macron souhaite être entouré - il l'a dit à la Cour des comptes - de jeunes énarques qui seront à sa disposition pour prendre ces nouvelles organisations en main. Bonaparte ?

    Et tout ça, pourquoi ? Pour l'Europe dans la­quelle Macron se flatte d'assurer à la France un rôle primordial.

    L'EUROPE N'EST PLUS LA MÊME

    Il y a un hic et il est sérieux. C'est que l'Europe que le jeune Macron a appris à considérer, à admirer et à aimer dans ses cours et vers laquelle, sous la houlette de ses professeurs, il tendait de tout son esprit et de tout son cœur, n'est plus aujourd'hui que l'Europe des rêves du passé. Elle n'est plus d'actualité. Il se figure encore qu'il sera le jeune français génial, disciple et émule des Pères fondateurs, qui va rallumer la flamme de l'Europe « sou­veraine », démocratique, unie, fière et amie des peuples. Il pense mettre ce qu'il faut d'huile pour relancer la su­perbe mécanique institutionnelle, communautaire et « en même temps » si proche des peuples.

    Mais, justement, c'est là que le bât blesse : l'Europe de Bruxelles, autrement dit ceux qui assument « la gouvernance européenne » et... peut-être « mondiale »,sont sûrs de savoir ce qu'il faut pour les peuples. Dans leurs esprits ils détiennent le pouvoir du savoir, comme ils ont, pour ainsi dire naturellement, le savoir du pouvoir. Les com­missaires européens, les hommes de la Commission, tel Moscovici, tel Barnier, le négociateur pour le Brexit et qui sans doute pense être le successeur de Juncker à la tête de la Commission, sont typiques de leur espèce. Ils s'étonnent et s'indignent : comment les peuples peuvent-ils, osent-ils renâcler ? Sont-ils stupides ! N'ont-ils pas compris où est leur intérêt ? Que faudra-t-il comme « pé­dagogie » - le grand mot - pour faire accéder les peuples au niveau d'initiation suffisant ?

    Et, en effet, l'Europe dont ils vivent et dans laquelle Macron veut fondre la France, se délite un peu plus chaque jour. Après le Brexit, c'est au tour de l'Allemagne, dans une sorte de chaos électoral et de désarroi institutionnel, de ne plus savoir où elle veut aller. Elle qui a su utiliser le projet européen pour en faire un projet allemand et même grand-allemand, connaît dans son peuple de si fortes incer­titudes que nul ne sait quel sera l'avenir d'Angela Merkel.

    Celle qui prend sa succession à la tête de la CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer, aura d'autres ambitions. Il y aura un ministère de la Heimat, du « Chez soi », tenu par le président de la CSU bavaroise Horst Seehofer. C'est dire !

    L'Europe centrale est pratiquement en sécession par rapport à Bruxelles. Viktor Orban, Premier ministre hon­grois, qui sera réélu lors des législatives du 8 avril, mène la danse du scalp, à la grande fureur des eurocrates. Pour lui, pour son parti, le Fidesz, pour la majorité des Hongrois, il n'est pas question que la Hongrie renonce à son histoire, à sa souveraineté, à son droit, à sa constitution. Pas ques­tion non plus de lui imposer des quotas de migrants ! Il s'y oppose et il est assez habile pour toucher les subventions européennes ! La Hongrie économiquement se porte mieux. L'Autriche du jeune chancelier Sébastian Kurz est sur la même ligne. La Pologne de Iaroslav Kaczinski, elle, est en procès avec Bruxelles ou plutôt Bruxelles prétend la ramener à l'état de droit, comme si les Polonais n'avaient plus d'institutions ! La Commission a intenté contre Varsovie en décembre 2017 une procédure selon l'article 7, ce qui ne s'était jamais fait. En Slovaquie, le chef de gou­vernement, Robert Fico, ne veut pas laisser son pays dé­river dans un libéralisme européen destructeur. La même tendance règne en Tchéquie avec son président Milas Zeman réélu le 27 janvier 2018 sur un programme fran­chement national, la presse occidentale dit « pro-russe ».

    Un tour d'Europe suffit, au sud et même au nord, pour savoir que l'Europe n'est plus la même. Les analystes de la bien-pensance bourgeoise, comme Nicolas Baverez, parlent de démocraties illibérales : toujours des mots sur les mêmes schémas du mon­dialisme. La question est de savoir où est la vraie liberté ; celle qui consiste à être soi-même ou celle où tout votre patrimoine spirituel, moral, matériel, historique et même financier est livré au Mammon qui mène le monde. À la France de retrouver sa voie.   

    Hilaire de Crémiers

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/03/08/une-europe-sans-l-europe-6032626.html

  • L’ONU via Le Monde : « une migration bien gérée est à l’avantage de tout le monde »

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    C’est sous ce titre anodin et en apparence facilement partagé par beaucoup de monde que le quotidien du soir interroge (numéro daté du 4/5 mars 2018) Louise Arbour représentante spéciale de l’ONU pour les migrations internationales. En juillet 2017 nous analysions les « recommandations » de l’Union Européenne concernant les « bons usages journalistiques » face à la question migratoire. Dimitri Avramopoulos, commissaire européen aux Migrations et aux Affaires Intérieures, affirmait de son côté à la Tribune de Genève en mars 2017 : « L’Europe va avoir besoin de 6 millions d’immigrés. Nous allons ouvrir des bureaux (pour les permis de séjour) dans tous les pays de la rive sud de la Méditerranée et en Afrique de l’Ouest ». Un langage assez proche de celui de Madame Barbour. Extraits commentés.

    Un titre biaisé

    « Une migration bien gérée est à l’avantage de tout le monde », le titre peut paraître neutre mais il induit dans son intitulé que la migration est une donnée incontournable et qu’elle doit se poursuivre. Seuls son rythme et son intensité sont discutables. Louise Arbour met de côté ceux qu’elle appelle les « réfugiés » (vrais ou faux, les Nigérians qui ont dépecé une jeune italienne en février 2018 n’étaient pas des réfugiés) et dont elle estime le nombre à 25 millions. Ceux ci ont droit « à la protection de la convention de 1951 … qui fait partie de notre histoire ». Une convention internationale signée il y a 67 ans, à une époque où les migrations ne représentaient pas la même problématique. Elle ajoute que la « mouvance migratoire » (hors réfugiés) représente 225 millions de personnes. Ces personnes par défaut « sont appelés migrants économiques. Mais cette appellation véhicule la perception qu’ils sont un fardeau ou une menace… ». Si nous comprenons bien c’est la perception qu’il faut faire évoluer.

    Opinion publique et démocratie

    Alors que le secrétaire général de l’ONU veut présenter celle-ci comme un « atout pour la société », Louise Arbour constate que les opinions publiques ne sont pas à l’unisson. « Les hommes politiques dans les pays démocratiques nous disent toujours “Notre opinion publique n’est pas en mesure de suivre“. Je pense que c’est là le plus gros défi… » . Et elle ajoute ingénument « Convaincre les décideurs politiques serait relativement facile s’il était possible de changer cette perception négative ». Traduisons : les élites oligarchiques mondialisées ont déjà intégré l’impératif politique et moral migratoire, reste à convaincre les peuples. Les résultats des élections du 5 mars 2018 en Italie avec la poussée du Mouvement 5 étoiles et de la Ligue de Matteo Salvini ne semblent pas aller dans ce sens.

    Pacte mondial en préparation

    Les opinions publiques sont vent debout et il faudra « un certain courage politique » (sic) pour les convaincre ou les contraindre car (ces pays) « devront s’ouvrir à une main d’œuvre étrangère », dont il faudra « améliorer les conditions de travail » et bien entendu « combattre la xénophobie et le racisme ». L’objectif de la représentante de l’Onu c’est un « pacte mondial pour la migration ». Un pacte en théorie non juridiquement contraignant mais qui permettra aux partisans de l’immigration d’avoir un discours moral encore plus impératif. In fine Louise Arbour dévoile le fonds du discours onusien « Il faut arrêter de parler des pays comme pays d’origine, de transit ou de destination, il sont tout cela à la fois ». Plus d’origine, plus de destination, plus de pays non plus, tout est dans tout et réciproquement. Amen.

    Texte repris du site OJIM

    https://fr.novopress.info/

  • Tribune libre : Recréer un Font national...

    3895355728.jpgUne fois éteints les lampions de la soi-disant Fête de refondation, une seule conclusion s’impose : il faut refaire le véritable Front National.

    L’on doit s’affranchir de la dictature irrationnelle de l'actuelle "direction", des faiblards et des libéraux. Il est indispensable qu’un homme résolu, ayant l’expérience politique et militante et celle de la vie professionnelle, un homme affranchi de la mollesse bourgeoise et friquée – celle qui va de Macron au millionnaire Mélanchon en passant par madame Le Pen -, recrée un FN.    

    Il faut en revenir aux éléments fondamentaux du mouvement populiste créé par Jean-Marie Le Pen :

    • L'arrêt de toute immigration d’origine extra-européenne, en promettant aux électeurs qu’une fois obtenue la victoire électorale, le retour intégral des illégaux sera organisé, de gré ou de force, vers leur continent d’origine.
    • Tolérance zéro pour les voyous, qu’ils soient des banlieues où ne règne plus l’Ordre d’État, ou qu’ils œuvrent pour l’islam djihadiste.
    • Instauration de la préférence nationale pour l’embauche des postes payés par l’argent public et nul poste offert aux extra-Européens ; encouragement identique donné aux emplois du secteur privé.
    • Réinstauration d’une véritable Sécurité publique avec referendum sur la réintroduction de la peine de mort pour les assassins – soit les auteurs de crime avec préméditation - et les tueurs d’agents de la force publique.
    • Reprise d’une économie authentiquement française avec pénalités pour les entreprises fermant des centres de production en France pour en ouvrir d’autres à l’étranger. L’économie de la France doit être intégrée à celle de l’Europe, mais totalement indépendante de la direction des économies extra-européennes. Commercer de façon internationale ne doit plus signifier être soumis aux décisions des multinationales et aux profits de la « Finance anonyme et vagabonde ».
    • D’une manière générale, les Français n’ont aucun ordre à recevoir de New York, de Washington, de Pékin ou d'ailleurs. En revanche, le dialogue doit être permanent avec les autres États européens, singulièrement la Russie, et sur tous les points : politiques et militaires, économiques et culturels.
    • Stricte égalité de tous les citoyens devant la Loi.
    • Lutte absolue contre la corruption politico-administrative et contre les influences des lobbies internationaux, qu’ils soient d’ordre politique, ethnique, sectaire ou religieux.
    • Une instruction publique offrant un enseignement sérieux, débarrassé des crétineries à la mode, s’appuyant sur les humanités, les sciences, les techniques et les langues étrangères utiles... ce qui exclut l’arabe ou tout dialecte africain.
    • Une totale liberté d’expression de la pensée, la censure n’étant légitime qu’envers la pornographie et la calomnie.
    • Une Justice strictement indépendante du pouvoir politique et du pouvoir économique.
    • La religion étant une affaire purement individuelle, elle ne doit être imposée à personne ; de ce fait aucune loi religieuse, aucun règlement religieux ne doivent être appliqués sur le territoire de la République française.
    • De même, la sexualité (entre personnes consentantes, ayant l’âge légal de la majorité sexuelle) étant chose purement privée n’a pas à être étalée sur la voie publique....

    En résumé : le Front National doit plus que jamais signifier un retour irréversible aux valeurs de l’Honneur national, de la Famille, du Travail et du Progrès scientifique, technique, économique et social, adaptées à la nécessaire union des Nations européennes.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Italie, patrie de toutes les « combinazione » possibles… Tout est possible : les raisons d’espérer !

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    Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

    Après la proclamation des résultats du scrutin du dimanche 4 mars 2018, les Italiens se sont réveillés sans majorité crédible « à portée de la main ». Grosso modo, il y a sur le « marché » politique trois blocs aux orientations, à première vue, difficilement compatibles. À première vue seulement, car nous sommes en Italie, la patrie de toutes les « combinazione » possibles. Ce sera la tâche, ardue, du Président de la République Sergio Mattarella, de sortir un lapin du chapeau !

    Nous sommes déjà à bien plus d’une semaine de la consultation et, si rien de précis ne se dessine, les conciliabules d’une facture « vaticanesque » vont bon train dans la ville éternelle.

    Tout est possible, depuis le système d’une majorité d’idées chère à Edgard Faure sous la IVe République, au coup par coup, loi par loi, jusqu’à une improbable coalition Mouvement cinq étoiles/Parti Démocrate. Mais là, le parti de Beppe Grillo, ripoliné avec le jeune napolitain Luigi Di Maio, âgé de 31 ans, se discréditerait en se reniant.

    Il y a une autre configuration possible, une addition des députés eurosceptiques de la Ligue de Mattéo Salvani avec le Mouvement cinq étoiles. La majorité à l’Assemblée Nationale est de 316 députés. Avec presque 18 % – un bond de 14 points par rapport à la dernière consultation législative ! –, le parti de Mattéo Salvini, 45 ans, l’allié de l’ex-Front National au Parlement européen, et les 32,68 % de M5S soit, respectivement 119 et 235 sièges, on arrive à un total de 354 députés, largement au-delà du seuil majoritaire.

    Mais le parti du fantaisiste Grillo est inclassable, ni droite, ni gauche, un peu comme les « marcheurs » français de LREM, et il a déclaré vouloir gouverner seul, revendiquant pour son parti le poste de Président du conseil.

    Et, au sujet de l’immigration, la position de M5S n’est pas claire, variable d’une région à l’autre.

    Quant à la Lege de Salvini qui a abandonné sa spécificité « nordiste » pour se « nationaliser », et être présente dans toute la botte, elle est liée par un pacte à la coalition des droites, avec Forza Italia de l’inusable Berlusconi et Fratelli d’Italia, rescapé du MSI de jadis, dirigé par Gorgia Meloni qui a difficilement franchi le cap des 4 %, dépassant d’un point le seuil fatidique et éliminatoire des 3 % pour avoir droit à la « curée » parlementaire.

    La coalition des droites, largement arrivée en tête avec 37 % n’obtient pas, toutefois, la majorité en nombre de sièges, ni à la Chambre avec 252 parlementaires, une centaine leur échappant, ni au Sénat, 133 sur 315.

    La coalition de gauche avec le Parti démocrate de Matteo Renzi a raté le coche, n’obtenant les faveurs que de 19 % des électeurs, jusqu’à 24 % en y additionnant ses petits alliés de gauche. Résultats médiocres empêchant, théoriquement, le PD d’être au cœur d’une coalition. Autre alternative : revoter.

    Un puissant rejet

    Adieu aux vieux partis de l’Italie d’après-guerre, le vieux PS de Pietro Nenni, l’inusable Démocratie Chrétienne d’Andreotti, le PCi si puissant – rappelons-nous les facéties de Péppone et Don Camillo qui traitaient le sujet avec humour ! –, tous disparus, ils ont rejoint le musée des Antiquités politiques de l’histoire italienne !

    Les causes du rejet de la Gauche et de ses sattelites sont connues : corruption, chômage, jusqu’à 32 %, des régions entières sinistrées dans le Mezzogiorno et une immigration massive d’environ 700 000 migrants depuis 2013 qui parasitent le pays.

    Certains, comme l’indéracinable Mafia semble-t-il, « font leur beurre » avec tous ces demandeurs d’asile dont on ne sait plus quoi faire, les dispersant ici ou là, et créant de graves problèmes de cohabitation. Les plus hardis tentent l’aventure en France à travers les cols alpins où des passeurs indélicats viennent les chercher, collaborant ainsi à l’invasion migratoire de notre pays où dix, cent, mille « Calais » sont potentiellement possibles.

    Ni Macron, ni Renzi n’ont manifesté la volonté de régler la question en rapatriant les déboutés du droit d’asile. Silvio Berlusconi avait négocié avec Kadhafi un deal à ce sujet : le fantasque leader libyen empêchait les Africains candidats à l’exil de partir, en échange d’une « honorabilité » retrouvée. Sarkozy est passé par là, avec son mauvais Karcher !

    Des raisons d’espérer

    Après le Brexit, les victoires nationalistes et identitaires en Europe de l’Est, notamment en Hongrie et en Pologne, un Président eurosceptique et anti-immigration à la tête de la Tchéquie, le durcissement des lois relatives aux étrangers au Danemark, la montée des partis « populistes » chez ses voisins, la probable réélection de Vladimir Poutine en Fédérations de Russie, il nous est permis d’entrevoir un petit coin de ciel bleu dans l’immense azur de nos espérances.

    Le groupe de Visegrad, le V4, auquel va se joindre, ponctuellement, l’Autriche du Chancelier Kurz qui gouverne avec la droite du Parti de la Liberté, semble ressusciter sous une forme moderne, en Europe centrale, feu l’Empire austro-hongrois. Un pôle d’équilibre bien nécessaire pour contrebalancer le poids de l’entente franco-allemande, reconstituée grâce à la trahison à Berlin du SPD, qui renie ses engagements et trompe la confiance de ses mandants.

    La montée en puissance de l’Alternative pour l’Allemagne (AFD) et ses presque 100 députés au Bundestag a, aussi, de quoi nous ravir. Il n’est que de voir et d’entendre les commentateurs des médias, un véritable « mur des lamentations », de LCI à BFM, en passant par C News ou France Infos, qui s’inquiètent de la montée ici ou là des « Populistes », de « l’extrême-droite », voire des « néo-fascistes », j’en passe et des meilleures, pour deviner la panique qui s’empare de tout ce petit monde.

    Mais le temps nous est compté. Partout en Europe, des forces nouvelles rejetant réellement « l’ancien monde », peuvent et doivent conquérir le pouvoir.

    Sans cela, à terme, nos modes de vie, nos usages, nos mœurs, nos coutumes seront balayés par des hordes allogènes de plus en plus… volumineuses ! Il ne s’agit pas de rejeter l’autre parce qu’il est autre, non, il faut simplement préserver notre civilisation et y assimiler ceux qui sont « euro-compatibles ». Et le signal donné du côté de Rome est de ceux qui annoncent, peut-être, une… aube tout en or !

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  • Rassemblons-nous

    drapeau-francais-autorise-1024x576.jpgC’est  par un discours pugnace de Marine Le Pen, centré sur les fondamentaux de notre famille politique, mais dans lequel a été réaffirmé la nécessité d’alliances électorales pour  mener nos idées au pouvoir, que s’est achevé hier à Lille  le XVIème congrès du Front National.  Le vice-président Jean-François Jalkh a précisé que les 1500 militants présents ont  validé les nouveaux statuts à prés de 80%.  Quant à Marine, seule candidate à sa succession, elle a été réélue  sans surprise  au terme d’un vote par correspondance avec  100 % des suffrages exprimés.  La composition du nouveau  Bureau national (ex Bureau Politique)  a été profondément remaniée   mais l’élection des nouveaux membres du  Conseil national  (ex Comité central)   montre que les nationaux, jeunes ou moins jeunes, ceux que  les médias  qualifient  comme appartenant au canal frontiste historique, ont toujours la cote auprès des  adhérents. Quand bien même, et c’est heureux,  ladite élection  a permis également l’émergence  de nouveaux visages. 

    Comme en 2014, Bruno Gollnisch dont la présence au Bureau National a été renouvelée par Marine,  arrive dans la botte,  à la cinquième place de ce classement des membres du Conseil national. Les dix premiers sont par ordre Louis Aliot, Steeve Briois, Nicolas Bay, David Rachline, Bruno Gollnisch nous l’avons  dit, Julien Sanchez, Stéphane Ravier, Wallerand de Saint-Just, Sébastien Chenu et Marie-Christine Arnautu, première des 37 femmes composant ce Conseil national -39  si l’on ajoute à ces membres élus, les 20 qui ont été cooptés par la présidente.

    Selon les quelques chiffres communiqués à la presse  par les instances du Mouvement concernant  les réponses aux questionnaires envoyés à nos  adhérents, il en ressort d’ores et déjà que 73% d’entre eux se disent opposés à l’extension de la PMA pour les  unions lesbiennes.  67% souhaitent l’abandon de l’euro90% veulent un referendum pour que les Français  décident de l’appartenance de la France à l’Union européenne98% souhaitent une limitation drastique de l’immigration et l’application de la préférence nationale pour les prestations sociales…

    Le changement du nom du FN n’a été validé que par 52%  des adhérents et Marine qui a annoncé hier son souhait de voir le FN être rebaptisé Rassemblement National, a précisé que ce changement devra être en tout état de cause validé par un vote des adhérents.

    Bruno Gollnisch qui a été beaucoup interrogé  par les médias présents à Lille ces dernières quarante-huit heures a fait entendre la sensibilité qui est la sienne. Il a déclaré que ce «Congrés de la refondation et ce moment de  cohésion»   avait « des aspects positifs », quand bien même selon lui « cette cohésion n’est pas complète. Il manque Jean-Marie Le Pen. Il n’est de bonne modernité qu’enracinée dans la tradition  et le tabac que font ses mémoires  dans les librairies est la preuve qu’il est resté populaire et pas seulement encombrant! »

    Bruno  a redit  également  son opinion  sur  le changement de nom: « Je vais réfléchir. Je  suis réservé, parce que sous le nom de Front National, nous avons consenti d’énormes sacrifices. En général, les partis changent de nom pour faire oublier leurs turpitudes. Regardez l’UNR, qui est devenue UDR, RPR, UMP… Le Front National, lui, n’a jamais manqué à l’honneur et à la probité. » « Je serai favorable au changement de nom si cette évolution couvre une nouvelle réalité qui est celle des alliances. Si le parti veut nouer des alliances, il est naturel d’adopter un sigle qui ne soit pas purement FN. Du reste, ce n’est pas tellement nouveau. En 1986, nous avions monté des listes Rassemblement national aux élections législatives. » Bref, «c’est un changement qui est passablement enraciné dans la tradition. Je pensais que ce serait un changement plus radical. Si c’est celui-là c’est un moindre mal » a-t-il précisé.

    Le député frontiste a aussi pris la défense de Marine estimant qu’elle a « les qualités qui la qualifient pour exercer la présidence du Mouvement » et a jugé qu’elle avait eu raison  d’inviter l’ex conseiller  de Donald Trump,  un des principaux  artisans   de sa victoire présidentielle, Steve Bannon, à venir s’exprimer lors de ce congrès. Il n’en fallait pas plus pour que M. Bannon soit chargé de tous les maux.  Invitée de France Inter ce matin, l’élue mélenchoniste Clémentine Autain  a synthétisé  les éléments  de langage de la presse bien-pensante et de l’extrême-gauche  pour dresser  un portrait apocalyptique d’un homme présenté comme  un  suprémaciste blanc, un  complotiste d’extrême-droite  et un antisémite… rien que ça!

    D’autres ont été sur wikipedia pour établir un lien entre le nom Rassemblement National et le Rassemblement National Populaire (RNP)parti de gauche collaborationniste, ce qui serait au mieux la preuve d’une maladresse idiote de la direction du FN, au pire  une volonté d’envoyer un message subliminal aux pires extrémistes. Les deux interprétations sont  aussi stupides l’une que l’autre. Outre qu’il faut être tout de même particulièrement malhonnête  pour estimer que Marine pourrait avoir une quelconque nostalgie pour un parti collaborationniste, le nom  Rassemblement National - utilisé également en son temps  par Tixier-Vignancour -  est suffisamment générique et ouvert pour ne pas  être associé au RNP. Il en vaut d’ailleurs de même pour l’appellation Front National, utilisée hier comme aujourd’hui à travers le monde  par des formations couvrant un spectre politique très large, du communisme au nationalisme.

    Il est pour le coup assez évident que cette volonté de l’opposition  nationale de rassembler, de repartir à  la conquête  des électeurs et du pouvoir, d’incarner la seule opposition cohérente au macronisme en tendant la  main à toutes les bonnes volontés, est vue avec inquiétude par les gardiens de ce vieux Système.

    Ainsi, dans le même registre, l’ex socialiste-hollandiste défroqué rallié à LREM, l’avocat-catholique de gauche Jean-Pierre Mignard, s’est lâché sur twitter à propos du  discours de Marine  prononcé hier : «Cette femme c’est du Maurras dans le texte , moins la syntaxe et l’étendue du vocabulaire, mais l’inspirateur est bien là. Il fut condamné à la Libération pour haute trahison et intelligence avec l’ennemi.»

    A la vérité, Me Mignard était plus inspiré il y a trois ans  quand il s’était rallié à la proposition de Bruno Gollnisch d’accorder l’asile politique au fondateur de Wikileaks Julian Assange. En fait d’intelligence et de finesse, ces deux qualités sont ici en berne dans ce commentaire de Me Mignard, lui qui fait plutôt  dans la collusion (l‘intelligence) avec une idéologie, des méthodes, des pratiques dont les Français ne veulent plus. C’est ce même Jean-Pierre Mignard, alors président de la haute autorité des primaires socialistes,  qui se réjouissait  en 2013  du changement d’aspect  démographique d’une ville comme Marseille.  Marseille disait-il  est le « laboratoire de la France » à venir !

    Nous le notions alors,  après des décennies  de cogestion entre partis euromondialistes, de régression sociale et économique, de  submersion et  de tiers-mondisation,  ce laboratoire là les Français veulent en sortir au plus vite,  ne veulent pas en goûter plus avant les mauvaises potions, n’y en être les cobayes.  C’est d’ailleurs pourquoi  beaucoup de nos compatriotes se tournent vers nous  et qu’ils exigent que nous nous montrions à la hauteur  des enjeux  et des périls. Alors oui, dans le respect de nos sensibilités respectives, mais réunis par le même amour de la France charnelle et  pour faire gagner le pays réel,  rassemblons-nous!  

    https://gollnisch.com/2018/03/12/rassemblons-nous/

  • Chez LR il est désormais permis d'évoquer des alliances avec le FN

    6a00d83451619c69e201b8d2e1bef9970c-800wi.jpgThierry Mariani ne sera pas sanctionné pour son appel à des alliances avec le Front national. Dimanche, lui-même se demandait s’il n’allait pas carrément être exclu du parti. 

    "Thierry Mariani a le droit d’avoir un point de vue mais sa position est isolée, il ne peut pas parler au nom des Républicains".

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Les think tanks s’installent au cœur de l’Etat : Des réseaux d’experts s’efforcent de neutraliser toute résistance au dogme néolibéral

    par Dostena Anguelova* et Roland Gori,** France

    Ex: http://www.zeit-fragen.ch/fr

    «La technique est désormais notre destin, au sens où Napoléon le disait,  il y a cent cinquante ans, de la politique, et Marx, il y a un siècle, de l’économie1

    L’installation d’un Conseil scientifique de l’Education nationale par le ministre Jean-Michel Blanquer a provoqué quelques légitimes inquiétudes, dont la presse s’est fait l’écho. Voilà un ministre qui met parfaitement en œuvre les décrets d’application de l’expression présidentielle «en même temps».2
    Tout en chantant les louanges de l’humanisme, et en se référant à la méthode Montessori qui préconise l’«auto-éducation» de l’élève, «en même temps» le ministre Blanquer installe un conseil scientifique à la tête duquel il nomme Stanislas Dehaene, éminent professeur de psychologie cognitive et expérimentale au Collège de France, entouré d’une «brochette» de positivistes assumés.
    Ces «experts» piloteront et corrigeront au mieux par IRM [Imagerie par résonance magnétique] et protocoles «randomisés» la pratique pédagogique du «million d’employés»,3 comme les nomme Stanislas Dehaene, chargés de les encadrer. Rien ne sera laissé au hasard, à la contingence et à l’imprévu. Ce sera le règne de «la mesure»4 et de l’«efficacité» qui guideront les pas des «écoliers-machine», et des «employés» en charge de leurs «apprentissages».
    Les métiers de l’éducation enfin, après bien d’autres, seront efficaces et mesurés, leurs actes rationalisés, décomposés, organisés et prescrits par des décideurs, bref, taylorisés.5 Les «experts» fourniront les guides pratiques nécessaires. Le sacre de l’élève, parfaite machinerie cognitive et neuronale prompte à épeler et à calculer, pourra advenir. Les tests internationaux et autres rankings pourront l’attester. Cela n’empêchera pas les rhétoriques de propagande humaniste et l’appel mystique à la Nation.
    Une nation start up qui, là comme ailleurs,6 impose des pratiques sociales férocement aliénantes, enserrées aux deux extrêmes par l’économisme et le scientisme. Mais, ces nouveaux dispositifs d’encadrement de nos manières de vivre ne sont pas des phénomènes isolés. Ils constituent un fait de notre civilisation européenne normalisée toujours davantage par les standards américains.
    C’est dans la niche écologique de cette culture qu’émergent les think tanks: centres d’expertise privés qui accueillent des universitaires d’élite et prétendent représenter la société civile face à l’Etat. Dans cette révolution symbolique (Pierre Bourdieu) les «experts», favorables au néolibéralisme, fournissent des recettes de bonne «gouvernance», apte à éclairer l’opinion publique des démocraties, libérales ou en voie de le devenir.7
    Au cours de cette «transition démocratique», ces thinks tank, «indépendants» et «objectifs», ont pour charge politique d’éviter aux peuples de ces démocraties libérales, ou en cours de «libéralisation», la nostalgie d’idées socialistes ou souverainistes. Il faut une fois pour toutes dire, et répéter ad nauseam, qu’il n’y a pas d’autre alternative que celle d’un néolibéralisme auquel même les «partis de gauche» de la social-démocratie se sont ralliés. La preuve par l’exemple!
    Ces «clans» de «l’extrême centre», formés dans les réseaux du soft power américain, ont réussi à incarner leur rêve dans le parti du président Macron. Le programme présidentiel avait en effet pour «grand ordonnateur» Jean Pisani-Ferry – fondateur et ancien directeur du très influent think tank européen Bruegel [«Brussels European and Global Economic Laboratory»]. Claude Bébéar, le fondateur d’un think tank libéral de droite – l’institut Montaigne – rend public pour la première fois son choix de vote dans «Les Echos»: Emmanuel Macron est la solution pour la France! Laurent Bigorgne, directeur de l’Institut Montaigne, travaille également sur le programme du futur président, notamment dans le domaine de l’éducation, d’où est issu le ministre Jean-Michel Blanquer, vieux compagnon de route de l’Institut Montaigne.

    Au cœur de l’Etat, des dispositifs de contrôle et de normalisation

    Ces nouveaux lobbies que sont les thinks tank vident de leur sens le cadre institutionnel traditionnel de la démocratie républicaine. Ils installent au cœur de l’Etat les dispositifs de contrôle et de normalisation aptes à répondre aux exigences de l’économie et de l’opinion du néolibéralisme.
    Cette révolution symbolique, accomplie au nom de l’humanisme, des droits de l’homme, de la modernisation, de la transition démocratique (dans les pays de l’Est), ou encore de la «nouvelle économie de la connaissance», aiderait le peuple à survivre dans la féroce compétition du marché mondial.
    C’est ainsi que la réforme de l’éducation et des universités en Europe (stratégie de Bologne) a été initiée dans les coulisses par des experts de think tanks et des Centres d’études avancés, créés en Europe à partir du modèle du fameux Center for Advanced Study in the Behavioral Sciences (CASBS). Fondé en 1954 par la fondation du grand industriel Ford, ce centre incarne l’idée de son sponsor que les sciences sociales devraient contribuer au contrôle de la société devenant «plus proches des sciences naturelles, plus expérimentales dans leur orientation empirique et plus formelles dans leur orientation théorique».
    Les réseaux de ces experts devaient surtout lutter contre la tradition philosophique et historique européenne en favorisant leur dépolitisation et assurant la neutralité axiomatique du discours scientifique en le réduisant à une simple technique. Neutralité dont le grand historien Johann Gustav Droysen disait qu’elle était une «neutralité d’eunuque».
    Les grands commis de l’Etat cèdent leur place à une élite d’experts, réformiste et «progressiste», au service du système déshumanisant du capitalisme industriel, puis financier. Cette hybridation du public et du privé confisque les conditions d’une libération du politique. Et ce jusqu’à l’assistance économique et sociale aux plus pauvres qui, sous l’influence des contrats à impact social, transforme l’esprit de solidarité nationale en investissement lucratif.8
    Reste à savoir si la société aura encore la capacité de réagir ou si «l’élite d’ombre» des experts des think tanks a déjà réussi à neutraliser toute forme de résistance intellectuelle? Aujourd’hui, l’opposition droite/gauche tend à se redoubler d’un conflit sourd entre deux visions du monde. Une métaphysique transhumaniste d’un cyber-futur (l’homme-robot gouverné par des experts) et un désir, encore mal défini politiquement, de liberté et de fraternité pour qui «la pluralité des humains est la loi de la terre» (Hannah Arendt).    •

    Source: https://www.politis.fr/articles/2018/02/les-think-tanks-s...  du 4/2/18

    *    Dostena Anguelova, chargée de cours en anthropologie politique à l’Université de Strasbourg. Derniers ouvrages: Les Experts de la tradition, 2010, Iztok Zapad; Think tanks: imposteurs de la démocratie, CS éditions Paris, coll. Exote, 2018 (à paraître).
    3305335574.png**     Roland Gori, psychanalyste, professeur honoraire de psychopathologie clinique à Aix-Marseille Université, président de l’Association Appel des appels. 
    Derniers ouvrages parus: La Dignité de penser,Paris, 2011; La Fabrique des imposteurs, Paris, 2013, Faut-il renoncer à la liberté pour être heureux? Paris 2014; L’Individu ingouvernable,Paris 2015; Un monde sans esprit. La Fabrique des terrorismes, Paris 2017.

    1    Anders, Günther. L’Obsolescence de l’homme. Sur l’âme à l’époque de la deuxième révolution industrielle [1956], Paris, Ivrea, 2001, p. 22.
    2    Gori, Roland. «‹En même temps›, ou le grand écart du nouveau président», Libération du 23/7/17; «De quoi ‹En même temps› est-il le symptôme», 
    Le Media du 30/1/18.
    3    Dehaene, Stanislas. L’invité-actu par Caroline Broué, France Culture, 13/1/18.
    4    Dehaene, Stanislas. France Culture, ibid.
    5    Gori, Roland. «Dans le monde du travail, le spectre de Taylor rôde encore», Libération du 10/5/16.
    6    On se référera par exemple à la transformation du travail social et éducatif sous l’effet des contrats à impact social.
    7    Anguelova, Dostena. Les Experts de la tradition, 2010, Iztok Zapad, Sofia; Anguelova, Dostena. Think tanks: imposteurs de la démocratie, CS éditions Paris, coll. Exote, 2018.
    8    Alix, Jean-Sébastien; Autès, Michel; Coutinet, Nathalie; Garrigue, Gabrielle. «Les contrats à impact social: une menace pour la solidarité?», www.laviedesidées.fr, 16/1/18.

    Que voulons-nous? Renforcer la solidarité humaine et la formation des individus ou bien consolider les stratégies de pouvoir et l’économie néolibérale?


    684163438.jpegjpv/rmh. Depuis sa prise de fonction, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale du gouvernement français présidé par Emmanuel Macron, a annoncé les nouveaux changements envisagés dans le système scolaire français allant à l’encontre des «réformes» de son prédécesseur socialiste Najat Vallaud-Belkacem (2014–2017). Selon Blanquer, voici les apprentissages fondamentaux au premier plan pour les élèves français: lecture, écriture et calcul. Au primaire, il y aura à nouveau la dictée, la grammaire et les fables de La Fontaine. Tout établissement aura sa chorale. Au collège, l’enseignement du latin et les classes bilingues seront réintroduits. On parle d’uniformes scolaires et de l’interdiction des portables. Le discours humaniste du ministre porte sur des noms tels Montaigne et Montessori et les notions humanisme et nation réapparaissent fréquemment. Au ministère de la rue de Grenelle, il a baptisé une salle de réunion du nom de Louis Germain, l’instituteur d’Albert Camus. Une partie des enseignants, très critiques envers les réformes entreprises par l’ancienne ministre, espèrent – suite au discours du nouveau responsable – un changement positif pour l’enseignement de leurs élèves.
    Cependant, tout comme le président Macron, Jean-Michel Blanquer est proche des personnalités du CAC 40, le groupe des plus grandes sociétés françaises côtées en bourse. Il souhaite rapprocher l’école des entreprises. La présence des entreprises dans les conseils d’administration des établissements professionnels et l’autonomie des établissements scolaires, gérés comme une entreprise par un patron soucieux des ses objectifs de performances et maître de son recrutement.
    Le dernier ouvrage publié par Blanquer en 2016 «L’école de demain»* est un livre emblématique pour la présidence de Macron, coécrit avec le think tank néolibéral «Institut Montaigne»: le système scolaire doit recourir à trois piliers: l’expérience, la comparaison internationale et la science.
    Le domaine de la science revêt la plus grande importance: la révolution digitale et les sciences cognitives sont décisives pour l’efficacité maximale de l’enseignement en référence à l’immense potentiel du cerveau humain. L’importance des relations humaines entre l’enseignant et ses élèves pour la réussite de l’apprentissage disparaît totalement.
    Les directives de l’OCDE, les évaluations PISA, le système de Bologne sont d’autres points de repères importants pour M. Blanquer. Les neurosciences, les compétences, l’autonomie, l’innovation, l’expérimentation et l’évaluation sont d’importants mots-clés.
    Le livre «L’école de demain» est clairement structuré et traite les différents types d’établissements selon trois critères: «Ce que nous enseigne l’expérience. Ce que nous enseigne la comparaison internationale. Ce que nous enseigne la science. Ce qu’il faut faire». Suivent des mesures-clés pour chaque type d’établissement. Le système éducatif et la carrière des enseignants sont ensuite analysés selon les mêmes critères.
    A l’école maternelle, il prévoit d’élaborer des dispositifs de diagnostic précoce pour distinguer les enfants problématiques des enfants promettant un avenir réussi et performant.
    Les personnes à l’esprit critique et les pédagogues travaillant quotidiennement avec leurs élèves se demandent sérieusement quels sont les intérêts primordiaux du nouveau ministre de l’Education nationale. Quels objectifs la stratégie du «en même temps» poursuit-elle?

    *    Jean-Michel Blanquer, «L’école de demain. Propositions pour une éducation nationale rénovée.» Paris 2016

    http://euro-synergies.hautetfort.com/

  • Front National : le nouveau nom sera “le marqueur d’une transformation”, estime l’historien Jean Garrigues

    Pour Jean Garrigues, historien spécialiste de la politique, le nouveau nom d’un parti peut incarner un changement de direction.

    Pour l’historien Jean Garrigues, spécialiste d’histoire politique, “c’est quand même très, très important (…) Le nom est une identité qui a longtemps été idéologique, puis qui est devenue une identité d’objectif politique“.

    Les partis politiques, surtout ceux de droite, sont habitués au changement de nom. La création du RPR par Jacques Chirac en 1974 “avait marqué quelque chose qui voulait rassembler, donc ça peut être l’indication d’un rebond“, explique Jean Garrigues. Mais pour le Front national, “ce sera plutôt le marqueur d’une transformation, d’une nouvelle époque, plus que le catalyseur d’un nouveau départ“.

  • La France rurale, principale victime du racket fiscal anti-automobiliste

  • 263 bébés sauvés de l'avortement

    La coordination internationale des 40 Days for Life informe qu'au samedi 10 mars, 263 bébés à naître ont été sauvés de l’avortement !

    Shawn Carney, président des 40 Days for Life, raconte cette belle histoire qui montre que ces 40 jours pour la vie sont aussi 40 jours de miracles :

    "Il y a une bonne raison pour que la prière et le jeûne soient les fondements des 40 Days for Life : c’est le combat spirituel. L’avortement est un mal. C’est une attaque barbare à la fois sur le corps et l’âme de tous ceux qui y sont impliqués. Nous ne parlons pas très souvent des choses telles que celle que vous allez lire, mais nous avons connaissance de bien des cas ou des protestataires sont venus [contrer les vigiles des 40 Days for Life] avec des images sataniques et ont même invoqué le démon. 

    Après qu’un homme et une femme eurent déposé une de leurs amies devant un Planned Parenthood en vue d’un avortement, place Margaret Sanger à Manhattan, ils s’en prirent aux participants à vigile et les insultèrent. Ils dirent même qu’ils allaient leur jeter un sort.

    Alors qu’ils continuaient à jurer, une femme quitta Planned Parenthood et se dirigea droit vers l’un des volontaires [de la vigile]. « Avez-vous des informations pour les gens qui veulent garder leurs bébés ? », demanda-t-elle. « Je veux garder mon bébé. Je hais cet endroit. Je veux mon bébé ! ». Évidemment, les participants à la vigile proposèrent immédiatement leur aide et mirent la jeune femme en contact avec les Sisters for Life qui gèrent des foyers d’accueil pour les femmes qui veulent garder leurs bébés. « Au milieu de tout ce chaos, déclara le volontaire, Dieu œuvre ». Dieu œuvre, c’est sûr… et Il savait qu’en ce jour, une femme aurait besoin de l’aide de quelques bonnes religieuses."

    Michel Janva

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  • L’ennemi mondial n° 1 par Georges FELTIN-TRACOL

    RA59.jpgEurope Maxima est heureux de présenter l’éditorial du n° 58 de Réfléchir & Agir disponible dans les bons kiosques. Avec ce numéro, les abonnés ont reçu un excellent n° 3 du hors-série consacré aux « Révolutions nationales en Europe au XXe siècle ». Une belle raison pour s’abonner et en plus, vous irez contre le politiquement correct !

    Le 29 novembre 2017, la Corée du Nord réussissait le tir d’un missile balistique intercontinental. Malgré de lourdes sanctions économiques votées par le Conseil de sécurité du « Machin » et des actes répétés de piraterie dans les eaux internationales par les marines occidentales, Pyongyang est désormais capable de frapper la plupart des métropoles d’Amérique du Nord.

    Vers la guerre ?

    L’événement marque l’échec total des pressions de Washington. Peu habituée à ce qu’on lui résiste, l’ambassadrice yankee à l’ONU, la pornographe politique Nikki Haley, aimerait bien nucléariser préventivement la Corée du Nord. Plus réalistes et conscients du prix élevé en pertes humaines, le Pentagone et le Département d’État recourent plutôt au pragmatisme.

    Pourtant, quelques jours plus tôt, ce même Département d’État inscrivait dans sa liste des États terroristes la Corée du Nord. Il est vrai que depuis plus d’un siècle, les troupes nord-coréennes ont envahi Haïti, Cuba, le Nicaragua, le Mexique, l’Irak, l’Europe et l’Indochine, renversé plusieurs gouvernements d’Amérique latine, atomisé deux villes japonaises, financé les talibans afghans, armé Ben Laden et instruit certains éléments de Daech.

    Une action défensive

    Victime depuis 1945 de la vendetta aveugle des États-Unis, la Corée du Nord s’est hissé au prix de sacrifices considérables au rang de puissance nucléaire mondiale. Contrairement aux déchets politiques vicieux et corrompus de Washington, les dirigeants nord-coréens ne veulent pas soumettre le monde à leurs bottes. La République populaire démocratique de Corée – une vraie république, celle-là – entend rester libre, souveraine et indépendante, dégagée de l’emprise de la prédation bancaire et de l’endettement.

    Cette étonnante résistance ne peut qu’agacer les va-t-en-guerre occidentaux bien incapables de maintenir le moindre ordre public chez eux. La Corée du Nord ne menace pas la paix mondiale. La vraie menace vient plus que jamais du pandémonium multiracial pourri d’Amérique du Nord. Les Yankees devraient dénucléariser en premier. Ils ne le feront pas. Ces gangsters préfèrent intimider les peuples qui leur résistent. Plus que jamais, il serait urgent que toutes les nations de la planète interdisent enfin aux États-Unis d’entreprendre la moindre politique étrangère.

    Georges Feltin-Tracol

    http://www.europemaxima.com/lennemi-mondial-n-1-par-georges-feltin-tracol/

  • Contre l'implantation des éoliennes, Alban d'Arguin fait un tabac en Haute-Saône.

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    Alban d'Arguin, "l'homme tranquile qui fait la chasse aux éoliennes et qui rassemble des foules", selon l'expression d'un observateur avisé, peut se targuer d'avoir parfaitement répondu à cette définition vendredi soir à Fallon en Haute-Saône cliquez ici où il donnait une conférence sur l'escroquerie éolienne.

    Près de 200 personnes, parmi lesquelles de nombreux élus locaux, sont en effet venues écouter son réquisitoire argumenté contre ce fléau dangereux, onéreux et, surtout, inutile.... Il faut dire que Fallon, situé entre Vesoul et Montbelliard, est particulièrement menacé puisque un projet d'implantation d'un parc éolien (projet soutenu par quelques édiles locaux peu scrupuleux) risque fort de défigurer définitivement cette charmante petite commune jusque là si paisible et entourée paysages bucoliques.  

    Mais les saccageurs ont sous-estimés la détermination des habitants qui n'entendent pas voir leur ravissant cadre de vie sacrifié (en échange de quelques promesses de pitoyables subventions hypothétiques) sans réagir. Une association particulièrement dynamique, présidée par M. Luc Vermot-Desroches, a été créée. Parmi ses animateurs, on retrouve notre ami Daniel Cavaloti, très apprécié dans la région, qui a eu la riche idée de faire inviter Alban d'Arguin pour présenter son livre "Eoliennes un scandale d'Etatcliquez ici afin d'éclairer les habitants de Fallon, d'Abbenans, l'autre commune menacée, et ceux des villages avoisinants sur ce qui les attend.

    Si l'on en juge par les applaudissements, le nombre de livres vendus et par les témoignages, parfois émouvants, du public, cette conférence à été appréciée et à permis à un grand nombre de participants de mieux comprendre ce qui se trame dans leur dos... 

    Après la réussite de la réunion de Vervin (Aisne), au début du mois de février cliquez ici et avant celle de Bordeaux le 26 avril prochain cliquez là, cette étape en Franche-Comté prouve que les Français sont de plus en plus nombreux, surtout lorsqu'ils sont directement concernés, à prendre conscience de la supercherie dont ils sont les victimes.

    Le combat contre les éoliennes n'est pas seulement un combat pour préserver la beauté de la France, c'est aussi et surtout un combat contre les prédateurs de la finance apatride qui s'enrichissent sur le malheur de nos compatriotes. C'est donc au nom du "beau", du "bien" et du "vrai" qu'il doit être mené. Tels sont les axes du livre d'Alban d'Arguin.

    Synthèse nationale

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    Alban d'Arguin, Mme Edwige, conseillère municipale, et le Président Luc Vermot-Desroches présentant la réunion.

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    Notre ami Daniel Cavaloti, avec son franc parlé, répond à un participant aveuglé par les promesses du consortium éolien.

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    Parmi les nombreux élus présents dans la salle, Christophe Devillers, conseiller municipal de Romchamp et délégué départemental du Parti de la France (ici avec Roland Hélie) est venu en "presque voisin"...

    Dans quelques jours, le film de la conférence d'Alban d'Arguin sera en ligne...

  • CES MIGRANTS QUI FONT LA FINE BOUCHE À CALAIS

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    C’est le bouquet ! Selon les sources, les 350 à 600 migrants du Calaisis – malgré le énième démantèlement de la jungle en octobre 2016 – qui, c’est ce qu’on nous a dit, ont souffert mille morts, et de la faim en particulier, durant leur fuite de pays en guerre, ne veulent pas manger les repas distribués par l’État. Pourquoi ? Pas à leur goût, pas assez épicés, contraires à leur religion ? Pour le savoir, revenons un peu en arrière.

    Étape numéro 1 : le 23 février, le Premier ministre Édouard Philippe annonçait que l’État – comme s’il ne subventionnait déjà pas les associations en place – allait prendre en charge le coût des repas destinés aux migrants. L’objectif étant « d’essayer d’éviter que se reconstituent des situations qui ne sont pas satisfaisantes et essayer de trouver des solutions durables », avait-il expliqué. À savoir empêcher la création de nouveaux camps, encouragée quand ce sont les associations d’aide aux migrants qui s’occupent précisément des repas. Bon.

    Étape numéro 2 : ça se présente mal. Le 5 mars, l’association L’Auberge des migrants (pour Le Huffington Post) liste différents inconvénients inhérents à cette décision. Pas assez de points d’eau, changement dans les repas et leurs horaires – un petit déjeuner avec fromage à la place d’un second vrai repas par jour conjugué au fait que les migrants ont tant d’obligations auxquelles ils ne peuvent se soustraire – et la distance à parcourir pour aller se restaurer. Et nous qui pensions ces grands gaillards en pleine forme après avoir traversé tant de contrées, les voilà fatigués d’avance par… quatre kilomètres à pied, juste le temps qu’il faut pour se mettre en appétit !

    Étape numéro 3 : stupeur ! Le 6 mars, il n’y a quasiment pas un migrant affamé à venir prendre ses repas ! Cette fois, c’est la présence des « grillages et de la police » qui leur coupe l’appétit. « C’est la prison, nous ne sommes pas des criminels, quand les associations nous donnaient à manger, il n’y avait pas de policiers », se plaint Mohammed. Les grillages ? Installés « à l’initiative » d’un propriétaire privé – qui a aimablement mis à disposition son terrain – pour, justement, sécuriser les migrants en train de manger… La présence de la police ? Indigne, s’offusquent neuf associations. Non, mais, c’est vrai, quoi, vous vous verriez, vous, casser la croûte sous le regard des flics ? Le résultat ? Pas question de prendre les repas gratuits, « on se débrouille entre nous », dit Jakson. On se vraiment demande pourquoi l’État se décarcasse…

    Étape numéro 4 : grandiose ! Le food-truck flambant neuf, fier de son énorme logo « Préfet du Pas-de-Calais », stationné pourtant tout près de l’ancienne jungle, peut aller se rhabiller et les salariés de La Vie active avec : ils se tournent les pouces toute la journée, pas un migrant ou presque ne pointe le bout son nez, incommodés, cette fois, par la présence… des journalistes du Monde, selon l’association.

    Sauf que la réalité est encore ailleurs : une bonne part des Érythréens, Éthiopiens et Afghans du Calaisis, comme Oromo arrivé il y a quatre mois, excluent tout bonnement d’accepter… « des dons d’un ennemi qui nous pourchasse » !

    Étape numéro 5 : alors, dans sa grande mansuétude, afin que ces clandestins cessent de prendre en charge eux-mêmes leurs repas et ne souffrent pas de stress, sous-préfecture et associations ont décidé, dans un premier temps, pour gagner leur confiance – très important, d’obtenir la confiance -, le retrait des barbelés et une présence policière plus discrète, lit-on dans Le Monde.

    À quand la sous-préfète en soubrette pour prendre les commandes de ces messieurs ?

    http://www.bvoltaire.fr/migrants-fine-bouche-a-calais/

  • La secte LGBT refuse que l'on aide les personnes homosexuelles. Les députés FN votent contre

    L'Union européenne a condamné les thérapies pour aider les personnes ayant des tendances homosexuelles. C'est une vieille revendication de la secte LGBT : comme toute secte, elle refuse que ses membres puissent aller sous d'autres cieux. Mgr Aillet en a fait récemment les frais avec 2 conférences de l'association Courage, association destinée à aider les personnes ayant des tendances contre-nature à se corriger.

    Le 1er mars, lors du vote d'un texte sur la situation des droits fondamentaux dans l'UE, les eurodéputés ont eu à se prononcer sur deux amendements (8 et 11). Ceux-ci précisent :

    «(Le Parlement européen) se félicite des initiatives interdisant les thérapies de conversion pour les personnes LGBTI et la pathologisation des identités transsexuelles ; prie instamment tous les États membres d’adopter des mesures similaires qui respectent et défendent le droit à l’identité de genre et l’expression de genre.»

    Le texte a été adopté à une large majorité (435 voix pour, 109 voix contre et 70 abstentions), mais heureusement, il n'a pas de valeur contraignante. 34 eurodéputés français du Front national (FN), des Républicains (LR), des centristes de l'UDI, ou indépendants ont préféré s'abstenir ou voter contre cet amendement (mais Florian Philippot et Sophie Montel ont corrigé leur vote ensuite). Les voici :

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    Les 19 eurodéputés LR, dont Rachida Dati et Nadine Morano, se sont majoritairement abstenus. Seuls trois d'entre eux ont voté «pour» l'interdiction des thérapies de conversion, comme l'indique le compte rendu de vote. Aucun n'a voté contre. Brice Hortefeux, qui a d'abord voté pour l'interdiction, a finalement corrigé son vote et décidé de s'abstenir. Après le scrutin et les nombreux harcèlement sur les réseaux sociaux, certains élus LR ont décidé de corriger leur vote, passant de l'abstention à un vote favorable. C'est le cas de Michèle Alliot-Marie ou de Geoffroy Didier. 

    Au FN, consigne a été donnée de voter contre cet amendement. Nicolas Bay, coprésident du groupe ENL, explique :

    «Nous avons en effet voté contre ces deux amendements déposés par des députés d'extrême gauche, en raison de leur formulation qui participe de cette idéologie du genre que nous combattons. Le fait que ces deux amendements soient strictement identiques prouve d'ailleurs qu'il s'agit d'un copier-coller dicté par le lobby "LGBTI".»

    Enfin, le vice-président du FN met aussi en avant «le principe de subsidiarité trop souvent bafoué» et conclut :

    «Nous avons refusé de céder à une nouvelle tentative de chantage communautariste.»

    Le député frontiste Christelle Lechevalier ajoute :

    «Nous rejetons tout dogmatisme sur les questions d’identité de genre et autres concessions communautaristes».

    Marie-Christine Arnautu indique :

    «Si les "thérapies de conversion" se traduisent par des violences physiques et/ou morales, elles sont évidemment condamnables au même titre par exemple que les viols. En revanche, s'il s'agit d'interdire des activités de conseil librement consenties visant à aider les personnes LGBT qui, pour des raisons religieuses ou non, le désirent, alors les interdire va à l'encontre de leur propre liberté individuelle».

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html