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  • Appel du Parti de la France à manifester le 13 janvier

    Le gouvernement socialiste s’apprête à présenter un projet de loi qui dénature le mariage, détourne l’adoption et détruit l’institution du mariage conforme à l’ordre naturel.

    En permettant l’adoption d’enfants par les couples homosexuels, il ouvre la voie à la double peine infligée aux orphelins en quête d’une nouvelle famille. Déjà privés de leurs parents naturels, les orphelins se verront de surcroît privés de la possibilité de se reconstruire avec un père et une mère d’adoption.

    Cette loi infâme ouvre aussi la voie à la généralisation de la procréation médicalement assistée pour les femmes homosexuelles et au commerce des utérus reproductifs pour les hommes homosexuels. Le soit disant « droit » des homosexuels à avoir des enfants aboutit de fait au commerce et au trafic des ventres et des orphelins. La location des ventres féminins fera donc bientôt partie des valeurs de leur République.

    Ce projet révoltant suscite à travers toute la France une naturelle et légitime révolte populaire et pacifique qui se concrétisera à nouveau le 13 janvier prochain à Paris.

    Le Parti de la France appelle tous nos compatriotes à descendre massivement dans la rue afin de défendre l’institution naturelle de la famille célébrant l’union d’un homme et d’une femme ainsi que les droits de l’enfant à avoir un père et une mère.

    Le Parti de la France appelle ses militants et sympathisants à se retrouver le dimanche 13 janvier à partir de 13 heures, Place Pinel à Paris 13ème (métro Nationale) et à participer aux côtés de l’Institut Civitas à la mobilisation générale. Il invite tous les militants de la cause nationale à s’associer à ce salutaire élan de résistance populaire sans tenir compte des mots d’ordre de celles et de ceux qui désertent ce combat essentiel.

    Tous à Paris le 13 janvier prochain !

    http://fr.altermedia.info

  • Manifestation du 13 : Barjot dérape !

    Frigide Barjot, responsable de la manifestation pour tous, était hier l’invitée de la radio RTL. Elle a déclaré (cliquez pour écouter l’interview ), qu’il y aurait bien un char homosexuel lors de la manifestation qu’elle organise !

    L’annonce n’est pas nouvelle, mais on avait fini par croire qu’elle avait renoncé à ce projet. Les autres organisateurs avaient en effet pris leur distance : Xavier Bongibault en dénonçant le caractère « clivant » d’un tel char, réduisant en effet les personnes à leur orientation sexuelle, et Tugdual Derville en évoquant un « dérapage » verbal. Puis silence sur le sujet. Hier, soit à trois jours de la manifestation,  Mme Barjot est revenue sur ce thème, confirmant la présence d’un char « gay » lors du défilé du 13 janvier. Sans concertation préalable avec les autres organisateurs.

    Le droit naturel, à l’échelle individuelle ou à l’échelle sociale, en éthique ou en politique, ne se divise pas : manifester pour le défendre en politique, et le nier en éthique par la promotion de l’homosexualité, voilà qui n’a pas de sens. Pour le moins, nous aurions pu nous mettre d’accord en rappelant que la politique ne s’intéresse pas à la vie sexuelle et privée des individus -et c’est bien la raison pour laquelle le mariage, qui a une fonction sociale, ne saurait être la simple reconnaissance d’un amour : et dans ce cas, évitons d’évoquer les comportements privés lors d’une manifestation contre le « mariage » homosexuel, en n’exposant pas ostensiblement, par exemple, des personnes en raison de leur orientation sexuelle. La personne ne s’identifie d’ailleurs pas à ses pulsions sexuelles : une telle réduction ne grandit pas l’homme…

    Quoiqu’il en soit, les élucubrations de Mme Barjot, qui tente d’obtenir un brevet de respectabilité en donnant des gages de bonne volonté à la caste gaucho-médiatique, discrédite totalement sa démarche. Rendez-vous donc dimanche 13 janvier, à 13 heures, dans le XIIIe arrondissement de Paris, place Pinel (métro Nationale), pour se rendre place Vauban !

    http://www.contre-info.com/

  • DE MOINS EN MOINS D'URSS ET DE PLUS EN PLUS D'OTAN ! 2008

    La cartographie, au même titre que les chiffres, est le plus souvent aveugle et neutre. Et là, cartes et chiffres, objectivement, le sont, lorsque concernant l'OTAN, puisque disponibles sur le site internet de cette même organisation, à juste titre créée pour nous protéger du danger soviétique mais qui n'en finit plus d'étouffer l'Europe, la Russie_ voire le reste du monde_, alors même que le péril rouge n'est plus qu'un mauvais souvenir. Pourquoi, et surtout, pour qui ? Ou, pour être plus précis, dans l'intérêt de qui ?
    Oui, pourquoi cette mécanique à l'envers? Lorsque l'on est menacé, il est logique et souhaitable que vos alliés vous protègent. Mais quand le péril diminue, un véritable allié ne devrait-il pas relâcher son amicale pression? Oui. Mais non. Sûrement parce qu'en politique, et en politique étrangère, surtout, il n'existe pas plus d'amis que d'ennemis ; seulement des intérêts, comme disait jadis Louis XIV, en une phrase peut-être apocryphe, mais qui mériterait de ne plus l'être. Cette amicale pression devient donc de plus en plus pressante et de moins en moins amicale. Logique: l'époque étant de plus en plus cynique, il convient de la faire passer avec des arguments de plus en plus sentimentaux. Du genre de ceux de cet immense couillon de droite vous donnant illico envie de virer à gauche :
    Michel Sardou : « Si les Ricains n'étaient pas là, nous serions tous en Germanie », chanson inepte, sortie en mai 68, contre laquelle des gauchistes encore plus hébétés ont jugé bon de manifester. François Mitterrand était autrement plus intelligent. Antigaulliste de toujours, il a néanmoins su poursuivre ce qu'il y avait de meilleur dans la politique du Général, dès le 10 mai 1981. C'est-à-dire: assurer à Ronald Reagan, alors locataire de la Maison blanche, que ses quatre ministres communistes de l'époque n'étaient que fantoches et que la France disposait d'une taupe au plus haut niveau des instances dirigeantes du Kremlin, dont même la puissante CIA ignorait jusqu'à l'existence, nom de code "Farewell" . Puis, dès 1987, alors que le Mur de Berlin n'a plus que deux ans à vivre, assurer aux hommes de la DST et de la DGSE qu'une nouvelle guerre a commencé: celle, économique et politique, que les Américains nous menaient en sourdine depuis longtemps, mais qui allait bientôt passer à la vitesse supérieure. Mitterrand, malgré son étiquette de "socialiste", était donc plus gaulliste - ou patriote, si l'on admet que les deux épithètes puissent éventuellement être synonymes -, que son actuel successeur, gaulliste certes proclamé, mais laquais de ce pays dans lequel « il se sent si bien chez lui », pour reprendre ses propres "termes : Sarkozy.
    Revenons-en à cette éloquente cartographie. Les bases de l'OTAN, autrefois cantonnées à l'Europe de l'Ouest - France non comprise, rappelons-le -, n'en finissent plus de grignoter à l'Est. Mieux qu'une partie d'échecs, il s'agit là d'un jeu de go. Embrasser l'adversaire pour mieux l'étouffer, la sainte Russie, en l'occurrence. Les pays Baltes qui basculent, la Tchéquie, la Slovaquie, la Hongrie, la Bulgarie; même la Pologne, qui préfère acheter des avions américains plutôt que français ou européens. Ne parlons même pas de l'Ukraine ou de l'Afghanistan. Ce ne sont plus des bases, mais des métastases... Et quand, élégance diplomatique oblige, l'OTAN ne peut plus apparaître sous simple pavillon de complaisance, elle reprend le véritable intitulé de sa raison sociale: "US Base", « Fight For Freedom », « Guerre Against The Terrorisme », « Jesus On Our Side », équivalent yankee du teuton « Gatt Mit Uns» ou du mahométan « Allah Akhbar », et toutes ces choses... Du coup, c'est le monde arabe, l'Indonésie, première nation musulmane du monde et cette Chine, sortant juste du coma communiste, qui se retrouvent, tel le lapin dans le collet du braconnier. L'Inde, dans la foulée, est dans la ligne de mire : elle doit être indépendante, mais pas trop. Souveraine, mais pas plus que ça. Même le Japon, devenu allié obligé, après deux bombes atomiques larguées - une seule aurait bien suffi à faire capituler l'empereur Hiro-Hito -, commence à râler contre la présence de ces bases US censées protéger le pays du Soleil Levant. La Guerre froide continue d'avoir bon dos.
    Simple exercice de pure spéculation : et si les données de ce grand jeu planétaire étaient inversées, que dirions-nous? Imaginons que l'armée algérienne campe au Vatican - car, pour les musulmans, l'Arabie Saoudite est un grand Vatican: il peut y avoir des églises dans les Emirats, mais pas dans le royaume wahhabite, tout comme il peut y avoir mosquée et synagogue à Rome, mais pas sur les terres du successeur de saint Pierre. Imaginons encore que l'Europe, de Brest jusqu'aux Balkans, soit truffée de bases syriennes, libyennes et marocaines.
    Que les Jordaniens campent aux abords de la Russie, que les Yéménites fassent de même à ceux de la Chine. Et que les Égyptiens tiennent militairement Amérique centrale et du Sud sous tutelle militaire. Ou que la soldatesque tunisienne campe en plein Texas. Oui, que dirait-on? Assez logiquement, que les Arabes et les musulmans sont un danger planétaire, surtout s'ils avaient, tels les USA, refusé de signer tout protocole visant à protéger notre Terre commune, ce Jardin, par Dieu légué. Tel n'est pas véritablement le cas, loin s'en faut. Donc, qui sont les adversaires? Les "adversaires", pas les ennemis, car cela tendrait à poser, en préambule, qu'il puisse exister des peuples "gentils" et des peuples "méchants", alors que la science politique bien comprise ne consiste qu'à seulement s'en prendre aux gouvernements qui les dirigent. D'où cette dernière question, pour finir : où sont les intérêts de la France et de l'Europe? Qui soutient la Chrétienté, telle la corde le futur supplicié ? Sûrement pas celui qui s'acharne à défendre ceux qui n'en finissent plus de nous envahir. Soit le premier des Français, en la circonstance, qui voudrait tant nous faire confondre nos enjeux nationaux à nous et ses intérêts personnels à lui. A la longue, écrire et réécrire son nom devient fatigant. Allez... Nicolas Sarkozy. A lui comparé, Georges Marchais, c'était Honoré d'Estienne d'Orves, C'est dire dans quelle abîme nous sommes. . .
    Béatrice PEREIRE : National Hebdo du 24 au 30 avril 2008

  • Minable, vous avez dit minable ?

    Ce texte est anonyme et circule actuellement sur Internet. Il nous a été transmis par Martine, une fidèle lectrice du Gaulois. Néanmoins, neuf mois après l’élection d’un président minable, beaucoup de Français s’y reconnaitront.
    Quand on vit de la naissance à la mort avec de l'argent public, comme MM. Hollande, Ayrault, Sapin et quelques millions d'autres, que l'on ne paie pas ou peu de cotisations sociales, qu'on bénéficie d'un système de retraite réservé à sa seule catégorie, d'un système de placement financier défiscalisé, et qu'on n'a jamais investi un euro dans une entreprise mais tout placé dans des résidences secondaires, on doit à minima avoir l'honnêteté de ne jamais prononcer le mot Egalite, ni d'exiger des autres fussent-ils devenus riches, plus de solidarité qu'on ne s'en impose à soi-même”.
    38 ministres et ministres délégués qui se goinfrent (le mot est faible) à nos frais, n’est-ce pas cela qui est VRAIMENT minable ? Demander aux contribuables de payer plus d’impôts pour financer 4 personnes au service de la concubine de Hollande, n’est-ce pas minable ? Duflot et Filippetti qui bradent des Légions d’Honneur à tous leurs copains, n’est-ce pas minable ? Un premier ministre qui veut un nouvel aéroport plus grand, à sa gloire, alors que personne ne prend l’avion à Nantes grâce au TGV. Des ministres sans aucune exemplarité dont certains ont été condamnés ou devraient l’être..., un gouvernement incompétent et non coordonné qui gesticule au gré du vent, n’est-ce pas minable ?
     

    Insulter un homme qui a choisi de s’expatrier, alors que nous sommes censés être libres de nos mouvements dans ce pays, n’est-ce pas minable ?..., sachant que Depardieu a rapporté à la France des centaines de millions d’euros, directement et indirectement ! Combien coûtent ces donneurs de leçon du gouvernement et du PS, qui passent leur temps à nous culpabiliser mais ne veulent surtout pas réduire leur train de dépenses, alors qu’ils détruisent la France, ses emplois et ses valeurs ? N’est-ce pas minable ?

    Un premier ministre qui sort de son devoir de réserve et sans aucune dignité, insulte un citoyen illustre, talentueux et créateur d’emplois, n’est-ce pas minable ?

    Que veut dire l’expression "la citoyenneté française est un honneur" quand une personne veut acquérir la citoyenneté belge ?

    Que la citoyenneté belge est une honte ?...

    A-t-on oublié les accords d’Helsinki qui permettent à toute personne de franchir les frontières ?

    A-t-on oublié le principe européen du droit de s’installer là où l’on veut en Europe ?

    A-t-on oublié l’existence de la citoyenneté européenne ? Le Gouvernement veut-il créer un incident diplomatique avec la Belgique ?

    Comment la ministre de la culture (ou plutôt de l’inculture) ose-t-elle faire un procès d’antipatriotisme à Depardieu, elle a oublié semble-t-il que pendant la campagne, elle parlait de la France "rassie et moisie", déclarant en même temps son amour aux immigrés à qui elle attribuait la libération et la construction de la France ! C’est sûr que côté patriotisme, elle en connait un rayon !

    Comment osent-ils parler de patriotisme alors qu’ils ne rêvent que de brader la nationalité française en la donnant contre un bulletin de vote...

    CE "PRÉSIDENT" ET SES "MINISTRES" SONT LA HONTE DE LA FRANCE.

    Ce pays qu’ils sont en train de détruire est devenu la risée du monde entier.
    Bravo Depardieu, d’avoir quitté la France et d’avoir créé un débat sur la fiscalité confiscatoire du à tous ceux qui vivent au crochet de l’État.

  • Questions de société : la droite court derrière la gauche…

    La droite, frileuse et trop perméable au politiquement correct, incapable de se libérer de l’asservissement idéologique de son adversaire, finit toujours par rattraper la gauche. Elle n’a finalement qu’un train de retard sur la gauche. Un exemple : le PACS. La droite parlementaire s’y oppose durant le vote au parlement, puis s’y rallie, et entend enfin poursuivre son amélioration. Une preuve ? En image !

    http://www.contre-info.com/

  • Résistons !

    Anna Cabana journaliste au Point expliquait ce matin dans sa chronique  sur BFM TV que si  « les élus UMP donnent de la voix pour dire tout le mal métaphysique et sociétal qu’ils pensent du mariage gay », ce  n’est qu’un « bruit de fond. » « Aucun discours ne se détache. Ce n’est pas faute de tenter d’instrumentaliser l’événement, selon l’expression d’un proche de Copé, qui explique que l’UMP doit se servir du mariage homosexuel comme d’un prétexte miraculeux pour ressouder des troupes déboussolées par les guerres d’ego psychodramatiques des derniers mois. Encore faudrait-il incarner cette lutte, non pas des classes, mais des mœurs ». Une impossibilité qui tient  déjà au fait, comme nous l’avons souligné dans nos articles récents, de la politique antifamiliale menée avec constance  par tous les gouvernements dit  de « droite » depuis quarante ans,  qui,  sous l’influence des idées progressistes,  ont  largement  renoncé à défendre les valeurs fondatrices de notre civilisation.

    Si le lobby LGBT au sein de l’UMP ne manifestera bien évidemment pas dimanche prochain, d’autres personnalités,  soutenant François Fillon ou Jean-François Copé, ont annoncé leur refus de toute participation.  Outre  M. Fillon, Alain Juppé,  François Baroin, Christian Estrosi,  Nathalie Kosciusko-Morizet,  Bruno Le Maire,  Rachida Dati, Luc Chatel, ou encore Jean-Pierre Raffarin  resteront à la maison pour regarder Michel Drucker.  Tout  comme le député filloniste  Jérôme Chartier qui  explique que s’il ne défilera  pas c’est au nom de « la responsabilité conférée au parlementaire »  de représenter  les Français «  sur les plateaux de télévision   et dans l’hémicycle ». Nous sommes priés d’admirer l’intelligence de la justification…

    Unanimement  opposé au mariage et à l’adoption  pour les couples d’un même sexe, le Front National est le seul mouvement politique d’envergure qui, non pas pour des motifs trivialement politiciens, mais au nom de l’essence même de la philosophie politique qui est la sienne,  s’oppose à ce projet. Le Mouvement  national, et les Français le comprennent instinctivement, même ceux d’ailleurs qui ne votent pas  pour lui, est crédité d’une fermeté et d’une constance dans la défense des fondamentaux : identité, souveraineté, tradition, culture.  Et dans ce cadre la famille est aussi pour les cénacles mondialistes, un « verrou à faire sauter » pour instaurer ce monde gris, indifférencié, peuplés  d’individus interchangeables sans attaches ni racines, ou les communautés nationales  auront laissé place aux  masses manipulables  régies   uniquement  par leurs désirs  consuméristes.

    Le site Polemia le rappelait parfaitement le 4 janvier dernier, « L’inscription dans le débat du mariage homosexuel relève  du leurre », « puisque cela n’est pas la préoccupation de l’immense majorité des Français (…) » et de «  la démarche idéologique aussi, puisqu’il s’agit d’une étape de plus dans la déconstruction des repères et des identités. On est ici au cœur de l’idéologie médiatique dominante fondée sur l’alliance du capital (attaché au mondialisme et à la suppression des frontières) et de la caste journalistique (attachée à la destruction des traditions). Après s’être attaqué à la nation (du latin « natio ) il est logique de s’attaquer à la naissance, au risque d’effacer les repères de la généalogie. »

     Gilles-William Goldnadel pointait  pareillement il y a quelques mois sur Atlantico, cette volonté de « déstructuration de la société française et même de l’individu attaqué non seulement dans son identité culturelle, nationale mais encore aujourd’hui sexuelle par l’élaboration des théories du genre », conjointe à cette attaque contre la famille.

    Le site Nouvelles de France a publié en exclusivité  jeudi  une remarquable tribune l’écrivain français et agrégé de philosophie Thibaud Collin (parue dans le livre Tous pour le mariage – Le mariage homosexuel en question). Il relève que « l’ouverture du mariage civil aux couples de même sexe porte nécessairement en elle la possibilité de la PMA  (procréation médicalement assistée) , de la GPA (gestation pour autrui)  et la levée de la monogamie. En effet, à partir du moment où le mariage s’est séparé de son référent dans un ordre naturel antérieur auquel son caractère institutionnel s’adossait, au nom de quoi limiter a priori les volontés contractuelles ? (…).  Au nom de quoi empêcher trois ou quatre adultes de créer une vie commune organisée par des droits et devoirs réciproques et leur permettant de réaliser des projets parentaux à géométrie variable ? »

    « L’ouverture du mariage aux couples de même sexe signifie donc sa radicale contractualisation puisque l’État n’a plus de référent externe pour déterminer des limites objectives. On entre ainsi dans la logique de l’arbitraire où seuls l’état des mœurs et la mentalité présente sont les critères momentanés du permis et de l’interdit. Le vote de cette loi illustrerait ce que l’on pourrait appeler un État libertaire. Autant dire que l’État nierait sa responsabilité de garantir les droits des plus faibles, en l’occurrence de certains enfants qui seraient privés de biens essentiels nécessaires à leur développement. »

    Figure emblématique du Système,   le milliardaire rose Pierre Bergé,  parrain et bailleur de fonds  de SOS racisme, du sidaction  et  du magazine Têtu, a d’ailleurs vendu la mèche en affirmant  le 16 décembre dernier  sur le site du Figaro : « Nous ne pouvons pas faire de distinction dans les droits, que ce soit la PMA, la GPA ou l’adoption. Moi je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? C’est faire un distinguo qui est choquant ».

    Ce qui est vraiment  choquant, comme l’a rappelé Paul-Marie Couteaux sur  France 3  dans l’émission de Frédéric Taddéi,  c’est le risque assumé par les tenants de l’idéologie libérale-libertaire  d’une  « rupture anthropologique dans la civilisation »,   « le refus de la loi naturelle que protège toutes les transcendances », « une violence faite à la nature et qui coûtera très cher comme toutes les violences faires à la nature »

    Ce que nous voyons ici à l’œuvre est aussi du ressort de l’idéologie révolutionnaire, « faustienne »,  portée par un certain nombre de sectes  humanistes et autres clubs  et cercles de réflexions qui font profession de républicanisme mais certainement pas d’un attachement viscéral  à une réalité charnelle, la France, la plus vieille nation du monde avec la Chine.

    Il y a quelques années déjà,  l’écrivain Jean Raspail pointait le travail de sape du,  des lobbies antinationaux qui trahissent la France au nom d’une idéologie dite républicaine mais qui n’est en fait  que le faux nez de la folle et destructrice  utopie cosmopolite .

    « Ce que je ne parviens pas à comprendre » écrivait-il , « c’est pourquoi et comment tant de Français avertis et tant d’hommes politiques français concourent sciemment, méthodiquement, je n’ose dire cyniquement, à l’immolation d’une certaine France (évitons le qualificatif d’éternelle qui révulse les belles consciences) sur l’autel de l’humanisme utopique exacerbé. Je me pose la même question à propos de toutes ces associations omniprésentes de droits à ceci, de droits à cela, et toutes ces ligues, ces sociétés de pensée, ces officines subventionnées, ces réseaux de manipulateurs infiltrés dans tous les rouages de l’Etat (éducation, magistrature, partis politiques, syndicats, etc.), ces pétitionnaires innombrables, ces médias correctement consensuels et tous ces « intelligents » qui jour après jour et impunément inoculent leur substance anesthésiante dans l’organisme encore sain de la nation française. »

     C’est au réveil, au sursaut salvateur que le FN convie le peuple français. C’est là sa raison d’être.  Marcher   le 13 janvier dans les rues de la capitale, notamment  aux côtés de Bruno Gollnisch, c’est aussi marquer son refus de cette  descente au tombeau de notre civilisation. A dimanche !

    http://www.gollnisch.com

  • De l'“intervention humanitaire" en Libye (2011)

    Entretien avec le Prof. Dr. Vijay Prashad (Etats-Unis)
     Le professeur Vijay Prashad est né et a grandi à Calcutta en Inde; Il est aujourd’hui le directeur du département des “Etudes internationales” au Trinity College d’Hartford, dans le Connecticut aux Etats-Unis. Il est l’auteur d’une histoire du tiers-monde, intitulée “The Darker Nations”. Il nous déclare: “Il aurait été bien embarrassant de faire passer Khadafi devant un tribunal”. Notre professeur d’origine indienne ne critique pas seulement l’attaque de l’OTAN contre le convoi qui transportait Khadafi mais aussi l’assassinat de l’ancien dictateur libyen.
     Q.: Prof. Prashad, nous venons de lire le bilan que vous tirez des 42 ans de règne de Khadafi. Comment jugez-vous l’assassinat du Colonel et de son fils Moutassim ?
     VP: La façon dont a été conduite l’attaque de l’OTAN contre le convoi, puis l’exécution de Khadafi, sont des faits particulièrement interpellants parce qu’ils sont en contradiction formelle avec les principes de l’ONU et de la Convention de Genève qui interdisent les exécutions perpétrées sans jugement. Philip Alston, qui fut jadis le porte-paroles de l’ONU, avait établi des critères très clairs, s’opposant aux assassinats délibérés ou aux meurtres “spontanés”. Je suis heureux d’apprendre que l’ONU fera enquête à propos de la mort de Khadafi, même si l’organisation ne pourra pas imposer des mesures sévères. Car elle enquêtera seulement sur l’espace-temps entre la capture de Khadafi et sa mort, et ne se penchera pas sur l’attaque aérienne contre le convoi qui le transportait, alors que ce convoi ne présentait aucun danger pour la vie de civils.
     Q.: L’OTAN prétend le contraire : les véhicules auraient présenté un “danger considérable” pour la population civile...
     VP: Vu la situation, cette affirmation est dépourvue de crédibilité. En quoi consistait donc le “danger considérable” ? Nous devrions recevoir plus de preuves et non pas seulement nous contenter de cette affirmation. Qui est de nature irresponsable. Les affirmations de ce genre ne peuvent en rien constituer les bases rationnelles d’une explication. Y a-t-il des preuves que le convoi attaquait des civils ? Comment l’oeil du ciel a-t-il pu le savoir ? Si l’on tient compte de la longue histoire des tentatives d’assassinat par voie aérienne  — comme par exemple par le biais de drones —  on ne peut déduire, dans le cas qui nous préoccupe, qu’il y avait un combat réellement engagé. L’affirmation de l’OTAN ne me convainc pas.
     Q.: Dans l’ensemble, l’attaque de l’OTAN contre la Libye peut-elle être qualifiée d’ “intervention humanitaire” ?
     VP: Si cela avait été une “intervention humanitaire”, au sens véritable du terme, l’OTAN aurait d’abord tenté d’amener les parties à une table de négociations pour chercher les bases d’une paix. Ensuite, l’OTAN aurait alors rapidement veillé à ouvrir des “corridors humanitaires” vers l’Egypte, la Tunisie, le Tchad et l’Algérie, pour permettre aux civils, coincés dans les villes assiégées, de fuir. Rien de cela n’a été fait. Dans le cas de la Libye, nous avons plutôt affaire à une forme guerrière d’“intervention humanitaire”. Elle parie sur une victoire militaire au lieu de parier sur un processus qui aboutirait à une solution pacifique du conflit. Car on voit désormais que la vengeance est à l’oeuvre et que sévissent des groupes armés dans tout le pays. C’est une terrible tragédie.
     Q.: Y avait-il intérêt à faire taire Khadafi ?
     VP: Très probablement. Khadafi aurait eu beaucoup de choses à dire. Par exemple sur l’étroite collaboration entre le MI5 britannique, la CIA et les services secrets égyptiens qui utilisaient les prisons libyennes pour pratiquer la torture. Et cela n’aurait été qu’une anecdote parmi de nombreux faits... Khadafi aurait eu pas mal de choses à raconter sur Berlusconi. Ou sur les puissances arabes du Golfe, qu’il haïssait, et qui le haïssaient encore davantage.
     Q.: Dans votre livre, vous faites une distinction entre le Khadafi des premières décennies de son règne et le Khadafi ultérieur...
     VP: Oui. Je pense qu’il y a eu, pour parler simple, deux Khadafi. Les Etats inféodés à l’OTAN cherchent à faire oublier que le Khadafi de ces dernières années a été une sorte de réformateur néo-libéral et un allié contre le terrorisme. Le Khadafi des premières décennies, entre 1969 et 1988, fut un homme d’Etat soucieux de créer des “biens sociaux” pour son peuple. La population s’est habituée à être gâtée. Mais quel avenir attend aujourd’hui la Libye, selon les propres paroles du secrétaire général de l’OTAN? Elle aura des dirigeants pro-occidentaux, qui lui offriront une fausse liberté politique et lui imposeront le néo-libéralisme, afin de fabriquer une sorte de Dubai en Méditerranée. N’est-ce pas là le but déclaré?
     (entretien paru dans DNZ, Munich, n°45/2011).
    R.Steuckers

  • Crise financière : Entretien avec Pierre Leconte / « Tout cela peut très bien se terminer par une déflagration mondiale »

    Pierre Leconte, fondateur d'une société financière en Suisse, a été membre des bourses des marchés à terme de Londres et de New York, puis conseiller d'une banque de développement et d'une banque centrale sud-américaines. Il est aussi le fondateur du Forum monétaire de Genève pour la paix et le développement. Il plaide en expert pour une réforme structurelle du système monétaire et financier international. Faute de quoi la guerre monétaire, à l'origine de la crise, pourrait dégénérer en véritable guerre.
    Le Choc du mois : Quelle est selon vous l'origine de la crise monétaire et bancaire qui frappe les États-Unis ?
    Pierre Leconte : C'est très simple. Faute d'avoir été géré correctement par une banque centrale responsable, le dollar a vu sa valeur progressivement s'effondrer contre la plupart des monnaies nationales qui ne sont plus reliées à lui par des taux de change fixes. Son pouvoir d'achat a suivi le même chemin par rapport à l'or que par rapport à l'indice américain des prix à la consommation. Une pyramide toujours plus considérable de dettes gagées sur le néant a pu s'édifier (tant au niveau des États que des acteurs économiques privés) produisant dérapages budgétaires et bulles spéculatives de toute sorte. Ainsi la Fédéral Reserve américaine a-t-elle créé plus de dollars-papier depuis 2000 jusqu'à aujourd'hui qu'entre la fondation des États-Unis en 1776 et 2000 !
    En décidant, en juin 2003, de fixer le taux d'intérêt à court terme sur le dollar à 1 %, son plus bas niveau jamais atteint, au surplus négatif parce qu'alors inférieur au taux d'inflation américain, qu'il a ensuite maintenu à ce plancher pendant près d'un an, Alan Greenspan, alors président de la Fédéral Reserve, a pratiqué une véritable distribution gratuite d'argent. Son successeur, Ben Bernanke, en décidant depuis août 2007 plusieurs baisses des taux d'intérêt à court terme américains, a commis la même erreur, parce que ce n'est pas en provocant la chute du dollar que l'on parviendra à stabiliser la valeur des actifs (actions, obligations, immobilier, etc.) américains exprimés en dollars.
    Cette création exponentielle de liquidités ex nihilo, rendue possible par l'abandon progressif de l'étalon-or depuis la Première Guerre mondiale, a permis la généralisation d'une économie mondiale d'endettement auquel États, entreprises et particuliers ont eu massivement recours bien au-delà de leurs besoins réels et de leurs capacités futures de remboursement. De telle sorte que la crise actuelle dite des « subprime mort-gages », affectant les emprunteurs américains dans l'immobilier, a pu contaminer l'ensemble des acteurs bancaires et des investisseurs internationaux via la titrisation puisque la production massive de dette est devenue le ressort principal de la croissance des économies américaine et occidentales.
    Serait-ce la justification de toutes les critiques que l'on adresse depuis des décennies au système économique libéral ?
    Non, toutes ces crises ne sont pas provoquées par le libéralisme, mais au contraire par les politiques monétaires expansionnistes des banques centrales.
    Pourquoi ?
    Parce que, comme l'a dit excellemment Maurice Allais, notre prix Nobel d'économie : « Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n'hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est enjeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement, elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent ne sont pas les mêmes. »
    En effet, ce qu'on appelle à tort les politiques monétaires, qui ne visent qu'à créer toujours plus de liquidités artificielles et à maintenir les taux d'intérêt les plus bas possibles - pour le plus grand bénéfice du petit nombre des détenteurs d'actifs boursiers et obligataires volontairement surévalués -, ne profitent qu'à ceux qui détiennent de la richesse, pas à ceux qui ne vivent que de leur travail. D'autant que les revenus des premiers explosent, par suite de l'appréciation de la valeur de leurs actifs, pendant que les rémunérations des seconds régressent, par suite de la perte de leur pouvoir d'achat, dans un monde marqué par la mondialisation dont la caractéristique principale réside dans le fait que la création de richesses est dorénavant générée par l'économie financière et non plus par la production de biens réels. Ce qui est en fait la négation même du libéralisme, au profit d'un véritable capitalisme de connivence financé par l'argent public, lequel devrait être utilisé à d'autres fins (les besoins collectifs en l'occurrence).
    Mais en quoi ces interventions des banques centrales, qui visent après tout à éviter les krachs, sont-elles à vos yeux si scandaleuses ?
    Parce que la pratique consistant à privatiser les bénéfices (laissant les actionnaires et les banques faire fortune quand les marchés financiers vont bien) mais à socialiser les pertes (obligeant les États et les contribuables à payer pour les précédents quand les marchés financiers vont mal) n'est pas admissible ! Les risques doivent être assumés par ceux qui les ont pris, quelles que puissent en être les conséquences. Et si certains acteurs, comme les agences de notation, n'ont pas respecté les obligations qu'ils avaient contractées, les tribunaux doivent les sanctionner...
    Comme l'écrivait déjà Montesquieu, « rien ne devrait être plus stable que ce qui sert de mesure à toute chose » ! Un système monétaire est d'abord un système de mesure, peut-être le plus important de tous. S'en remettre pour définir une valeur à une action d'autorités monétaires, mêmes indépendantes, revient à ne rien définir du tout. Aucune organisation monétaire, si judicieuse soit-elle, ne réussira si elle n'est pas dotée d'un étalon de référence immuable, indépendant du temps et du lieu. Autrefois, le billet mentionnait de quoi il était une créance : d'un poids d'or. Cela signifiait quelque chose. Mais, aujourd'hui, le billet n'est plus une créance que... d'autres billets ! La définition monétaire n'est plus que du vide reposant sur du néant.
    Des trois rôles reconnus traditionnellement à la monnaie : étalon de mesure, réserve de valeur et médium d'échange, seul ce dernier est encore assuré par la monnaie de papier dans l'instabilité chronique, qu'il s'agisse du dollar, de l'euro ou des autres.
    Mais la plupart des investisseurs privés mondiaux ne continuent-ils pas malgré tout à faire confiance au système actuel que vous dénoncez ?
    Tant que le monde entier acceptait les bons du Trésor américain en dollars comme instrument principal de placement des liquidités internationales, la réalité de la situation d'endettement exponentiel a pu être occultée. Mais avec la mondialisation, synonyme de transfert de l'essentiel de ces liquidités en faveur des pays enregistrant des excédents croissants de commerce extérieur et de balance des paiements parce que producteurs de matières premières, dont la demande explose, ou parce que fabriquant de plus en plus de produits finis à un coût de production très faible, ces pays ont finalement réalisé qu'ils ne pouvaient plus accepter une accumulation sans limite de balances dollars au risque de se ruiner. D'où leurs actions récentes en matière d'investissement direct dans les matières premières, métaux précieux, etc., et indirect (via leurs « fonds souverains ») dans des banques et entreprises occidentales.
    C'est parce que les États-Unis rémunèrent très faiblement les placements de ces détenteurs étrangers de dollars et qu'ils ont délibérément choisi de le laisser chuter que la situation jusqu'ici hégémonique du dollar et donc de leur « République impériale » est remise en question. La crise monétaire et financière actuelle est structurelle et non pas passagère. Elle ne peut que s'aggraver si le dollar continue sa chute. Certes, pour continuer de financer leurs économies d'endettement, la Fédéral Reserve, et à un moindre degré les autres banques centrales occidentales, peuvent théoriquement continuer de créer presque toute la liquidité artificielle qu'elles désirent. Mais le triple problème auquel elles ont maintenant à faire face tient au refus des pays excédentaires de l'accepter, au peu d'appétit des acteurs bancaires de l'utiliser pour relancer la machine du crédit tant que leur défiance demeure sur leurs engagements respectifs dans des produits financiers pourris et à l'inflation que ces politiques provoquent.
    Vous annoncez l'imminence de la plus grande crise monétaire et financière de l'histoire du capitalisme moderne, mais nous avons déjà connu plusieurs crises depuis vingt ans, du krach de 1987 jusqu'à l'explosion de la bulle Internet en 2000, en passant par les crises asiatiques de 1998. En quoi la crise présente serait-elle vraiment plus grave et, si j'ose dire, définitive ?
    La crise actuelle diffère des précédentes parce que la plupart des acteurs étatiques et privés non américains refusent dorénavant d'accumuler toujours plus de dollars en dévaluation perpétuelle, conséquence encore une fois des déficits exponentiels des États-Unis rendus inévitables par leur volonté de vivre constamment au-dessus de leurs moyens. Cette crise ne pourrait donc être résolue que par une action internationale de sauvetage du billet vert. Action qui ne peut se faire sans une réforme radicale du Système monétaire international dans le sens du rétablissement des taux de change fixes mais ajustables basés sur un étalon réel le plus stable possible qui - actuellement - ne peut être que l'or. Ou bien par la renonciation des États à leur privilège indu de monopole monétaire qui permettrait d'instaurer une saine concurrence, la moins faussée possible, entre les monnaies étatiques actuelles et les nouvelles monnaies privées (dont certaines seraient gagées sur l'or), ainsi que le préconisait en son temps Friedrich von Hayek.
    Au lieu de cela, les États-Unis et les pays européens mettent en place de gigantesques programmes keynésiens de nationalisation - officielle ou déguisée - des acteurs défaillants (cas de Nothern Rock et de plusieurs banques allemandes) ou de reprise de leurs actifs évanescents (cas de Bear Stearns). Ce qui consacre de fait, au rebours de ce que tout le monde nous chante, la fin du libéralisme au bénéfice d'une sorte de « socialisme de marché » qui a déjà échoué dans le passé... Sans compter le risque d'une cassure irréparable entre l'Asie chinoise et certains pays émergents en cours de décollage, d'une part, et la zone américano-européenne en voie de régression économique, d'autre part.
    Tout cela peut très bien se terminer par des conflits régionaux voire une déflagration mondiale, puisque les pays et les populations accédant - au prix d'immenses efforts - au développement et à la richesse ne les laisseront pas confisquer à leur détriment par les États-Unis et l'Europe, associés pour le pire dans une ultime crispation égoïste qui vise à tenter de perpétuer leurs privilèges dépassés. À un moindre degré, ceux qui pensent que les « fonds souverains » asiatiques, arabes ou autres continueront de renflouer les vieilles stars de l'économie percluses de dettes irréparables dès qu'ils réaliseront qu'ils courent le risque d'y perdre leur fortune, se trompent lourdement.
    Certains pensent ou même espèrent que l'effondrement du système-dollar sonnera l'heure de l'euro. Êtes-vous du même avis ?
    Non, l'euro est une création de nature politique pour accélérer l'intégration institutionnelle européenne, déjà structurelle-ment inadapté à l'euroland qui n'est pas une zone monétaire optimale dans laquelle puisse subsister longtemps une monnaie unique dotée d'un taux d'intérêt identique pour tous les pays, utilisé par treize États dont les divergences économiques et d'endettement s'accentuent, et auxquels il apporte plus de chômage et moins de croissance économique qu'ailleurs par suite de sa surévaluation chronique. Il ne pourra donc pas se substituer au dollar au plan mondial. Cela, d'ailleurs, du seul fait de l'insuffisance de sa production puisque l'euroland, n'étant pas en situation de déficit de commerce extérieur et donc de paiements, n'offre pas assez d'euros pour satisfaire la demande internationale affectant une monnaie de réserve. Substitution qui, même si elle était possible, ne permettrait pas d'échapper à l'instabilité monétaire internationale, mais seulement de la déplacer de l' « étalon-dollar » actuel à un « étalon-euro » affecté de plus de défauts encore que le précédent.
    Que doit-on faire alors dans l'immédiat pour éviter le pire ?
    On doit tirer tous les enseignements de la crise actuelle, mais pas en la colmatant artificiellement par de nouvelles manipulations à courte vue qui, au fond, ne résoudront rien. On ne combat pas une overdose de crédits, ayant débouché sur une crise de solvabilité de l'ensemble des institutions financières occidentales, par une autre plus grande encore, qui provoquera l'explosion des marchés des matières premières déjà à leurs records historiques, sans du tout restituer à ces institutions la valeur définitivement évanouie de leurs actifs.
    À défaut d'une concertation internationales des membres du G8 pour sortir des errements économiques, monétaires et politiques du passé récent et du présent, en mettant un terme aux prétendues politiques monétaires des banques centrales pour les remplacer par de nouveaux équilibres adaptés à la mondialisation, aucun système de liberté ne pourra subsister, puisqu'il faut bien convenir avec Milton Friedmann que « la combinaison du pouvoir économique et politique dans les mêmes mains est une recette assurée pour la tyrannie »(1).
    Le système monétaire et financier international doit donc être réformé. Mais pas par une grande conférence, qui ne servira qu'à afficher les intérêts divergents des principaux acteurs. Par le rétablissement progressif des grands équilibres libéraux, au premier rang desquels la fixation la plus libre possible du prix des actifs (la monnaie surtout) par le marché.
    Sans cela, par quoi va se traduire la poursuite de la crise actuelle ?
    Si rien n'est fait pour en finir avec les politiques monétaires des banques centrales, à terme, après l'effondrement du dollar, ce seront l'ensemble des principales monnaies nationales ou régionales étatiques fiduciaires de papier, parce que toutes basées sur une quantité plus ou moins grande de réserves en dollars, euro compris, qui seront successivement détruites. Au profit de monnaies privées, qui seront créées par toutes sortes d'acteurs économiques non étatiques en mesure d'offrir au public une offre monétaire alternative de meilleure qualité que les monnaies actuelles.
    Il suffirait que les responsables politiques l'admettent pour éviter que les « guerres des monnaies » ne se transforment pas finalement en guerres tout court !
    Propos recueillis par Pierre-Paul Bartoli Le Choc du Mois Octobre 2008
    À lire, de Pierre Leconte :
     - Les Faux Monnayeurs. Sortir du chaos monétaire mondial pour éviter la ruine, éd. François-Xavier de Guibert, 2008.
     - La grande crise monétaire du XXI siècle a déjà commencé !, éd. Jean-Cyrille Godefroy, 2007.
    1). Note du rédacteur en chef : certes, mais la suprématie du pouvoir économique sur le pouvoir politique, ou la soumission du politique à l'économique, en est une autre.

  • Dominique Venner

    Dominique Venner est historien. Engagé volontaire pendant la guerre d'Algérie. Militantisme actif à l'époque. Prison. Fonde et anime la revue Europe Action. S'est apparemment retiré sous sa tente depuis la fin des années soixante, entre ses fusils de chasse et sa machine à écrire. Il a publié une trentaine de livres, de l'histoire des Sudistes (Le blanc soleil des vaincus) à celle des corps-francs de Weimar (Baltikum), en passant par la guerre civile russe (Histoire de l'Armée Rouge, 1917-1924). Il est considéré comme l'un des meilleurs spécialistes des armes et de leurs rapports avec les hommes et l'histoire (15 livres sur le sujet). Il dirige aux Editions Pygmalion la collection Les grands Maîtres de la chasse et de la vénerie, et vient de publier chez Plon 13 meurtres exemplaires, un essai en treize récits fouillés sur la terreur et les crimes politiques au XXe siècle.
    Dans les bons manuels d'aventure et de voyage, on trouve une foule de conseils plus ou moins judicieux pour constituer une pharmacie de raid et résister aux microbes vicieux ou aux climats sournois. A chacun ses drogues et ses recettes de survie. Moi, ce sont les livres. Parmi quelques milliers, voici ceux de ma bibliothèque de campagne : les volumes que j'ai toujours sous la main pour le plaisir, l'évasion, le travail ou la santé.

    EUPHORISANTS
    Remèdes de choc par le rire et par l'humour :
    - Jean Anouilh, Les poissons rouges (Table ronde).
    - Roger Nimier, Le hussard bleu (Gallimard).
    - Jacques Perret, Bande à part et Rôle de plaisance (Gallimard).
    - Général de Brack, Les avant-postes de cavalerie légère. A lire au deuxième degré.
    - A.D.G., Pour venger pépère (Série noire).
    - Montheilhet, Les pavés du diable (Denoël).
    - Jean-Marc Parisis, La mélancolie des fast-food (Grasset). En attendant et en espérant le suivant.

    TONIFIANTS
    pour traitement de fond :
    - Montherlant, Les Essais Pléiade. Le livre que j'emporterais sur l'île déserte s'il n'en fallait qu'un.
    - Régis Boyer, les religions de l'Europe du Nord (Fayard-Denoël). Pour retour aux sources.
    - Soljénistsyne, l'archipel du Goulag (Seuil), l'intelligence, le courage et la volonté d'un homme seul peuvent triompher de la plus cruelle, de la plus hypocrite et de la plus écrasante entreprise de mensonge.
    - Evola, Méditations du haut des cîmes (Pardès-Trésdaniel). Contre la médiocrité. 

    DROGUES DOUCES
    Pour évasion immédiate :
    - Giono, Les récits de la demi-brigade (Gallimard). Dense, nerveux, tragique, aventureux et allègre. Tout ce que j'aime.
    - Julien Gracq, Un balcon en forêt (Corti). Mêmes commentaires.
    - Jean Grosjean, Clausewitz (Gallimard). Idem.
    - René Chambe, Le cor de M. de Boismorand (Presse de la cité).
    - Henri Vincenot, La Billebaude (Denoël).
    - Michel Tournier, Le roi des aulnes (Gallimard).
    - André Malraux, Les conquérants (Grasset). Le seul vrai roman fasciste de langue française.
    - Pierre Moinot, Le guetteur d'ombre (Gallimard).
    - Marquis de Foudras, Les gentilshommes chasseurs (Pygmalion).
    - Hugo Pratt, Corto Maltese en Sibérie. Mais aussi Kipling, Maupassant, Jacques London, La Varende, Jean Raspail, Volkoff et autres enchanteurs.

    STIMULANTS
    Des vitamines pour les méninges :
    - Paul Morand Mon plaisir en littérature  (Gallimard).  
    - Robert Poulet Le Kaléidoscope (L'Âge d'homme). Recueil éblouissant et trop bref du plus sûr critique littéraire contemporain.
    - Pierre Gripari, Critique et autocritique (L'Age d'homme). Ce que l'anarchisme de droite a sécrété de plus original et de plus brillant.
    - Dostoïevski, Journal d'un écrivain (Charpentier).
    - Nietszche, Le crépuscule des idoles (Mercure de France).
    - Spengler, Ecrits et pensées (Copernic).
    - Joris von Lohausen, Les empires et la puissance (Labyrinthe). Réflexions de fond sur l'histoire et la destinée de l'Europe, sous l'éclairage de la géopolitique.
    - Alain de Benoist, Les idées à l'endroit (Hallier).
    - Jean Cau, Le chevalier, la mort et le diable (Table Ronde).
    - Robert Ardrey, La loi naturelle(Stock).
    - Jean Mabire, L'écrivain, la politique et l'espérance (St-Just).
    - Jacques Laurent, Histoire égoïste (Table Ronde). Itinéraire sans faute et sans hypocrisie d'un écrivain qui n'a pas peur des mots.

    TRAITEMENTS DE LONGUE DUREE
    Parmi les grands romans, ceux que je place au plus haut :
    - Tolstoï, Anna Karénine (Pléiade).
    - Stendhal, Lucien Leuwen (Pléiade).
    - Margaret Mitchell, Autant en emporte le vent (Gallimard).
    - Rebatet, Les deux étendards (Gallimard).
    - Michel Déon, Les poneys sauvages (Gallimard).
    - Mishima, Chevaux échappés (Gallimard).

    DROGUES DURES
    - Ernst Jünger, Orages d'acier (Bourgeois) et Le Boqueteau 125 (Porte-Glaive). Ce qui a été écrit de plus fort sur l'expérience et le sens de la guerre.
    - Ernst von Salomon, Les Réprouvés (Plon, 10/18). La fureur de vivre d'un jeune activiste allemand des années 20. Ennivrant.
    - T.E. Lawrence, Les septs piliers de la sagesse (Payot). L'esthétisme de l'action porté à sa perfection sans jamais manquer à l'humour.
    - Guy Sajer, Le soldat oublié (Laffont). Le plus grand livre surgi de la Seconde Guerre mondiale.
    - Henri Charbonneau, Les mémoires de Porthos (Clan et Librairie française). L'archétype du fasciste à la française, téméraire et bon vivant.
    - Charles De Gaulle, Le fil de l'épée (Berger-Levrault). Confidences précoces d'un ambitieux qui avait de l'étoffe.
    - Drieu la Rochelle, Fragments de mémoires (Gallimard). Une sincérité absolue et une forme admirable.
    - René Quinton, Maximes sur la guerre (Cahiers verts). Le Jünger français.

    DEPURATIFS
    Pour nettoyer la langue polluée par les abus de TV et de pub :
    - Barbey d'Aurévilly, Les diaboliques (Bouquins).
    - Saint-Simon, Mémoires (Pléiade).
    - Monluc, Commentaires (Pléiade). Pour le français dru d'avant Malherbe. Aurait également sa place dans la rubrique des « tonifiants ». Comme tous les grands mémorialistes, Monluc nous rappelle que nos petits problèmes n'ont rien de très nouveau sous le soleil.
    J'allais oublier d'évoquer trois instruments quotidiens : le Petit Robert, le Dictionnaire d'histoire universelle de Michel Mourre et Le bon usage de Grévisse.

    J.C.L National Hebdo du 21 au 27 avril 1988