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  • Les mots et les actes

    L’actualité internationale, éclaboussée quotidiennement de sang et d’horreur depuis quelques années – et depuis fort longtemps si l’on y pense – a atteint ces dernières semaines des sommets de barbarie inattendue de la part de ceux qui prétendent représenter l’empire du bien en Irak et en Palestine face aux forces du mal incarnées par les terroristes et les « États voyous », au point que certains commentateurs n’ont pas hésité à parler de crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité. Ces événements fournissent l’occasion de revenir sur quelques termes issus d’une l’histoire contemporaine qui, loin de se figer dans les musées de la mémoire, comme le voudraient certains utopistes, se poursuit sans relâche. D’autres moyens sont certes mis en œuvre, d’autres objectifs sont avoués, mais les finalités humaines en général, géopolitiques en particulier, restent essentiellement les mêmes et personne n’a apparemment renoncé aux « bonnes vieilles méthodes » d’agression et de défense, de terreur et de contre-terreur sans qu’aucun des camps en présence n’ait le triste privilège de ces pratiques. Le plus gros de tous les mensonges que l’on a essayé de nous faire avaler, parmi l’avalanche de désinformation, était celui de l’immaculée conception d’une Amérique en croisade pour la rédemption du monde. Les récentes scènes de barbarie auront peut-être eu le mérite d’ouvrir les yeux de ceux qui suivaient aveuglément les soi-disant libérateurs. Au cœur même de l’institution médiatique américaine, au New-York Times, on a commencé à reconnaître et à analyser l’énormité de cette tromperie qui a piégé la naïveté et le zèle patriotique de nombreux journalistes honnêtes et avec eux l’ensemble de leurs lecteurs1 Mais attention ! Ne tombons pas pour autant dans le piège de diaboliser les États-Unis à leur tour, d’en faire le nouveau Grand Satan en nous instituant redresseurs de torts à leur place. Cela ôterait toute force à notre argument. Il s’agit de profiter de l’occasion pour les voir tels qu’ils sont : une grande puissance ordinaire, égoïste, vulnérable, souvent dangereuse lorsqu’elle s’ingère chez les autres. Une puissance dont les intérêts et les valeurs ne sont pas identiques à ceux de l’Europe et dont il est urgent de nous détacher, sereinement mais fermement, dans le meilleur intérêt des Européens et de la paix dans le monde.

    Le débarquement médiatique du 6 juin
    Dans l’imaginaire national des Français, les mots « libération » et « résistance » ont encore une résonance symbolique puissante dérivée de notre histoire proche, même s’ils n’ont plus aujourd’hui, par rapport à l’époque où ils ont été éprouvés physiquement, qu’une valeur de « pseudo-mythes »2 instrumentalisé pour légitimer des actes et des idées qui n’ont qu’un rapport éventuel, souvent éloigné, avec leur signification originelle.

    En ce mois de juin, nous avons l’occasion de commémorer ces deux moments historiques : le 6 juin est le 60e

    Mais on n’accorde pas le même poids à ces deux cérémonies, à tort ou à raison, selon la perspective adoptée. La première est une grande commémoration internationale des alliés occidentaux d’alors, qui sont encore, peu ou prou, les alliés d’aujourd’hui, auxquels, pour la première fois, est invité à se joindre le représentant de l’occupant vaincu qui était encore persona non grata pour le 50evigipirate avec un important dispositif policier y est activé dès le 24 mai et que ses préparatifs ont été entamés le 30 mai par la célébration de la fête américaine du Memorial Day avec des cérémonies simultanées des deux côtés de l’Atlantique. Survenant dans l’effervescence printanière, entre le festival de Cannes, Roland Garros et la fête de la musique, elle se place parmi les événements à grand spectacle auxquels tout ce qui compte dans M’as-tu-vu-land ne dédaigne pas d’être convié. Le 18 juin, en revanche, a peu à peu glissé, déclin du gaullisme aidant, en queue de liste des mornes commémorations républicaines (où seul détonne encore un peu, par son panache, le 14 juillet), quelque part entre le 19 mars ou le 8 mai et le 11 novembre sans qu’on ait jugé bon de l’honorer d’un jour férié.

    Mais au-delà de ces considérations sur l’état de nos fêtes nationales et le peu d’intérêt désintéressé qu’elles suscitent, voici l’occasion de dépoussiérer quelques grands mots ressortis pour l’occasion et suggérés par l’actualité brûlante, tels que occupation, résistance, terrorisme, libération. Nous proposons d’examiner leur usage courant d’hier et d’aujourd’hui et les pratiques qu’ils recouvrent et, parfois, dissimulent.

    L’occupant
    L’occupant est toujours perçu négativement, même s’il ne tyrannise pas les populations occupées, car il est l’étranger qui s’est emparé d’un pays par la force et le maintient sous son joug politique. À la domination ou hégémonie qui soumet les dominés au dominateur par des pressions extérieures diverses, allant de la carotte d’une alliance avantageuse au bâton des représailles diplomatiques et économiques, l’occupant ajoute sa présence militaire imposée sur le territoire de l’occupé ou, ce qui revient au même, la possibilité déclarée d’intervenir militairement à tout moment chez le dominé sans que celui-ci ait le pouvoir de s’y opposer. On pense à l’ex-Union soviétique vis-à-vis de ses satellites hongrois, tchécoslovaque, afghan… mais aussi aux États-Unis vis-à-vis de certaines républiques d’Amérique latine (le Panama, le Nicaragua, la République dominicaine, etc.) et à Israël vis-à-vis des territoires palestiniens et de certains voisins arabes.

    Les scènes qui se déroulent en ce moment en Irak où des rebelles légèrement armés résistent courageusement depuis plus de deux mois au cœur de villes saintes, avec l’appui évident d’une grande partie de la population, contre les hélicoptères de combat, les chars et les snipers d’une immense armée d’occupation étrangère dont les geôliers viennent de s’illustrer de la manière la plus odieuse, rappelant toutes les gestapo du monde, devraient arracher le masque angélique de ceux qui moralisent et bombardent simultanément au nom des droits de l’homme et de la lutte contre la terreur ! Mais non, ne rêvons pas : c’est bien cet occupant-là qui vient parader en libérateur dans le décor planté en Normandie pour le 6 juin, avec en prime les congratulations obséquieuses des « collabos » européens, surtout de la part de ceux qui, s’étant opposé à cette agression illégale sans pouvoir l’arrêter, et qui, tout en réprouvant l’appui américain aux crimes de M. Sharon, feront cause commune avec les agresseurs pour la circonstance. Ils laissent ainsi filer une bonne et peu coûteuse occasion de manifester officiellement la réprobation des Européens, par exemple, en envoyant des sous-fifres accueillir Bush, en projetant dans les villes voisines le film critique de Michael Moore primé au festival de Cannes, voire en organisant plus loin une contre-cérémonie à la mémoire des victimes des guerres scélérates menées partout dans le monde par le plus grand État voyou de la planète3. Mais l’Europe à souveraineté limitée qui est la nôtre (ou plutôt, la leur) ne peut se permettre ce genre d’initiative sans en subir les conséquences. Et surtout, sans le courage de les affronter.

    Le résistant et le collaborateur
    Le résistant a toujours le beau rôle même si certains actes de résistance ont atteint le sommet de l’horreur terroriste (le déraillement de trains bondés de civils sous le prétexte qu’ils transportaient aussi des munitions) et si de nombreuses liquidations sommaires dans la période trouble de l’immédiat après-guerre, perpétrées un peu partout en France et cataloguées comme « crimes de la résistance » par des historiens clandestins, ternissent l’image de cette noble cause. Le collaborateur vaincu, en revanche, a toujours la mauvaise part. Quels que soient l’honnêteté et le niveau de réflexion qui sous-tendent sa démarche, celle-ci reste injustifiable aux yeux du camp résistant qui vole sur les ailes de la victoire. Dans l’esprit du peuple libéré, le collaborateur actif est celui qui mérite d’être liquidé, même si les méthodes employées pour ce faire soulèvent parfois le cœur. Des « deux oncles » de Georges Brassens, celui qui aimait les Teutons ne fera sans doute jamais le poids avec celui qui aimait les Tommies. Le glaive de Brennus dans la balance des Romains et son vae victis ont donné la mesure de la soi-disant justice des vainqueurs qui prévaut encore de nos jours : les Irakiens, après les Afghans et les Serbes, sont jugés, médiatiquement, militairement et juridiquement à une aune que les étatsuniens et les israéliens ne sont pas disposés à s’appliquer à eux-mêmes. Cette inégalité de traitement peut sembler aller de soi, à tort ou à raison, lorsqu’on parle de la collaboration de 1940-44 en France, mais qu’en est-il du « collabo » des Américains au Vietnam, ou aujourd’hui en Irak ? Des harkis des années soixante en Algérie abandonnés par les Français à la vindicte des « libérateurs » qui les massacrèrent par dizaines de milliers ? Que penser des « collabos » arabes des Israéliens lynchés par leurs coreligionaires ou exécutés par les autorités palestiniennes dès qu’ils sont découverts ou parfois seulement soupçonnés ? L’histoire nous enseigne que la haine et la vengeance criminelle font partie de toutes les guerres civiles. Réflexion intempestive, car l’esprit du temps, plus que jamais individualiste et partisan, renforce les préjugés qui déforment la réalité des engagements et des comportements en temps de guerre.

    Terrorismes et anti-terrorismes
    « Terroriste » n’est, le plus souvent, que l’étiquette donnée au résistant par ceux qui ne partagent pas ses convictions et subissent les conséquences de ses actes. Répandre la terreur, épouvanter l’ennemi est l’une des méthodes de guerre les mieux éprouvées : les éthologues démontrent sans peine son usage dans le monde animal (qui toutefois, à la différence des humains, en reste dans la plupart des cas au stade de la gesticulation). La Saint Barthélémy et les dragonnades en territoire camisard s’inscrivent dans cette logique. Mais l’emploi systématique du massacre à grande échelle de civils comme méthode de terreur est récent. Son premier théoricien, avant Lénine, fut Robespierre qui déclarait, le 3 février 1794 : « Le ressort du gouvernement populaire en révolution est la vertu de la terreur ; la vertu sans laquelle la terreur est funeste, la terreur sans laquelle la vertu est impuissante »4.

    Cette association entre vertu et terreur est un avatar laïque de l’élection divine qui a conféré aux peuples de tradition monothéiste le droit, sinon le devoir d’exterminer les infidèles comme l’exige du peuple élu, de façon explicite et réitérée, un commandement biblique5. L’autre, en tant qu’ennemi tribal, national ou religieux, puis ennemi de classe, enfin ennemi de la civilisation occidentale (tel que l’a récemment défini Samuel Huntington, entre autres), est le masque changeant selon les modes du temps de l’éternelle agression du péché originel, de l’attentat – et de la tentation – diabolique contre la vertu fondatrice postulée dont l’homme est censé hériter avec la possession de la terre et des ses habitants par l’alliance qu’il a contractée avec Dieu, selon l’orthodoxie judéo-chrétienne6. Depuis la Révolution française, et surtout au XXe siècle, les verrous qui empêchaient ou limitaient les campagnes de terreur contre les populations civiles, notamment le droit des gens, ont sauté. La diabolisation et la déshumanisation de l’ennemi sont devenues courantes depuis l’apparition de la mobilisation idéologique des masses avec la Révolution française. La parenté qui réunit dans l’horreur le génocide des Vendéens, le massacre des Juifs, les bombardements massifs des populations (allemande, japonaise, cambodgienne, vietnamienne, etc.) et les camps d’extermination soviétiques est désormais établie par les divers « livres noirs » récemment publiés sur le sujet7. Pendant les quarante ans de guerre froide, cette forme de terrorisme d’État s’est prolongée à l’abri des alignements de missiles nucléaires stratégiques qui « protégeaient » les peuples enserrés par les dispositifs d’alliance. Il est inutile et indécent d’essayer de prouver que les millions de morts par les bombes, les empoisonnements et la famine résultant des blocus des uns ne pèsent pas aussi lourd que les millions morts dans les camps des autres, ou l’inverse. La guerre froide a épargné au monde le feu nucléaire sans lui éviter les tueries massives, directes ou non, de populations civiles, essentiellement dans le Tiers-Monde, et ses deux protagonistes principaux y ont une part de responsabilité comparable. Cet affrontement « de basse intensité » (sic !) a encouragé de part et d’autre le déploiement de bandes de guérilleros auteurs de la terreur à petite échelle que nous appelons aujourd’hui « terrorisme » lorsqu’elle est infligée par le camp adverse et « résistance » ou parfois « rébellion » lorsque nous y sommes favorables ou indifférents. C’est le moment de rappeler que pour les occupants allemands, les résistants français étaient des terroristes tout comme l’étaient naguère, pour une majorité des Occidentaux, les membres de l’ANC qui posaient des bombes dans les centres commerciaux sud-africains ou comme le sont aujourd’hui les résistants tchétchènes répliquant avec une extrême brutalité à la violence brutale du dominateur russe. Il est à présent notoire qu’avant d’être mis au ban des nations comme les archi-terroristes par excellence, Ben Laden et ses émules ont été formés, financés et armés par les États-Unis pendant de nombreuses années dans le cadre de leur confrontation avec les forces soviétiques8. D’autres mouvements terroristes ont opéré avec un appui logistique étatsunien et européen en Amérique latine (les Contras), en Afrique (l’Unita) ou même en Europe (l’UCK au Kosovo). Bien entendu, dans l’autre camp, on ne s’est pas privé de susciter ou d’appuyer de nombreuses bandes de hors-la-loi ayant pour mission de répandre la terreur chez l’ennemi et ses alliés.

    On peine à croire que ceux qui ont si généreusement usé de l’arme redoutable de la terreur aient aujourd’hui réellement renoncé à l’employer le cas échéant, tout comme on ne peut prendre au sérieux leurs promesses d’interrompre les trafics d’armes si rémunérateurs auxquels ils se livrent en sous-main ou de démanteler l’arme nucléaire sur laquelle repose leur suprématie mondiale incontestée. On ne court pas grand risque à parier qu’il y aura toujours des États dominateurs et répressifs surarmés et, face à eux, des bandes rebelles prêtes à tout pour les contrer, avec l’appui des dominés rétifs, incapables de secouer le joug d’une autre façon. Les rebelles en armes seront toujours les résistants de quelqu’un et les terroristes de quelque autre.

    Un anti-terrorisme efficace s’efforce de prévenir et contrôler le danger autant que possible par les voies politiques et diplomatiques simultanément à la répression. Mais la meilleure des préventions consiste à restaurer un ordre international fondé sur le respect des conventions, des États et des peuples, et non sur la seule loi du plus fort. La poursuite d’objectifs politiques, économiques ou maffieux, par le chantage à la terreur est un phénomène moderne, directement lié à la progression de l’individualisme des sociétés bourgeoises. Le terrorisme est attisé par les sentiments d’injustice et les antagonismes (de classes, d’ethnies, de partis et d’idéologies) qu’ils génèrent, et aussi par la pusillanimité foncière et la corruption des élites contemporaines (la « nouvelle classe ») qui ouvre constamment de nouveaux espaces à toutes les formes de violence sociale. La lutte contre le terrorisme ne peut faire l’impasse sur la nécessité d’une remise en cause radicale du modèle de société où il se répand et prospère.

    L’anti-terrorisme discursif de celui qui, comme G. W. Bush, dit : « ralliez-vous à ma bannière lorsque je bombarde et envahis des États (l’Afghanistan, l’Irak, peut-être bientôt la Syrie, l’Iran…) supposés abriter ou alimenter des nids terrorises que je vais nettoyer », est une dangereuse imposture. Phraséologie d’autant plus nocive qu’elle permet à d’autres États, alliés du soi-disant gendarme du monde, d’employer impunément l’arme de la terreur quand bon leur semble, comme le fit naguère l’Indonésie au Timor oriental, comme le font la Turquie face aux Kurdes, le Pakistan au Cachemire, et surtout Israël dont le propre ministre de la justice, Yossef Lapid, vient de déclarer que les récentes destructions meurtrières à Rafah (40 morts, des milliers d’habitants jetés à la rue par les bulldozers, appuyés par des chars, qui ont rasé leurs logements), lui rappellent les brutalités nazies contre les juifs dont ont été victimes ses parents9. L’anti-terrorisme de propagande, qui tente de masquer la réalité de guerres et de répressions féroces illustrées par la stupéfiante découverte de l’ordinaire carcéral à Abou Ghraïb, Guantanamo, Bagram… ne parvient pas, si l’on en croit les sondages, à empêcher une large majorité des Européens de penser que la principale menace actuelle contre la paix ne provient ni des terroristes ni des États classés par Washington sur « l’axe du mal », mais bien de l’attitude actuelle des États-Unis et d’Israël.

    Face à cet échec relatif, les vendeurs d’idéologie sécuritaire font feu de tout bois en criant au danger islamique qu’ils voient partout, du voile de quelques fillettes dans nos écoles aux prêches de quelques imams qui ne brillent pas toujours par leur civisme républicain ou leur féminisme accompli10. Ils crient au loup face à la nouvelle vague d’antisémitisme qu’ils voient déferler à travers d’opportunes profanations picturales de cimetières et de monuments. Un ministre français, de retour de New York où il se disait fier de s’entendre appelé « l’Américain » devant un parterre d’associations juives s’est récemment prêté à ce petit jeu sur une scène pré-électorale en accusant ses opposants de ne pas avoir assez combattu l’antisémitisme. Monsieur Bush qui, au moment de nos divergences avec sa politique, stigmatisait le prétendu antisémitisme des Français, a du se réjouir de cet appui opportun au moment où son armée s’enlise en Irak, sa politique pro-israélienne court au désastre et sa popularité chute dans les sondages11.

    Le libérateur
    Reste un concept équivoque à examiner : celui de « libération ». La liberté, au sens antique du mot, est indissociable de l’appartenance à une politie, à une cité libre. Elle se perd lors d’une guerre malheureuse dont la légendaire guerre de Troie fournit le prototype. Les nations vaincues payent toujours le prix de la défaite par l’esclavage (passé de mode en Occident), la soumission, la perte ou l’amoindrissement de leur souveraineté, donc de leurs authentiques libertés, par le tribut de guerre qui ruine leur économie. La défaite se paie aussi par cette intériorisation de l’échec, sorte d’humiliation culpabilisante qui encombre encore longtemps les esprits et se traduit par des réactions excessives comme le désir fanatique de revanche ou son contraire, l’auto-accusation qui mène au refus d’assumer sa propre identité, celle de son peuple et de son histoire, encourage la fuite dans les utopies pacifistes. L’ultra-nationalisme des Français après la défaite de 1870 et celui des Allemands tributaires du traité de Versailles, qui ont longtemps retardé la réconciliation inter-européenne, en sont issus. Tout comme en proviennent aussi l’adoration béate du vainqueur, l’imitation servile de ses modes, mythes, images, produits culturels (ou sous-culturels), comme ce fut le cas pour de nombreux Européens de l’ouest, surtout allemands, jusqu’à une période récente dont les américanophiles ont la nostalgie. Comme c’est le cas, hélas, pour de nombreux Européens de l’est qui, de peur de perdre leur liberté à peine recouvrée, sont prêts à la céder au nouveau tyran, armé de dollars et de technologie de pointe, qui se dit prêt à les défendre (contre qui, au fait ?).

    Dans l’histoire des idées, le concept de libération relève de la sociologie de la révolution. Jules Monnerot perçoit une « continuité des apocalypses juives qui florissaient » vers le temps de Jésus « jusqu’aux sectes de la révolution anglaise, et continuité des sectes de la révolution anglaise à la révolution russe »12. Cette continuité, fondée sur la volonté de rédemption ou de transformation du monde, trouve son prolongement dans les idéologies libertaires et pacifistes, mais aussi dans l’utopie libérale : la rédemption par la mise aux normes mondiales du tout-économique, le grand marché totalitaire euphémisé en « mondialisation », dans la mesure où il est supposé abolir les rivalités politiques et le phénomène de la domination considérés comme le reliquat d’une époque barbare.

    Dans le même ordre d’idées, la dérisoire surenchère « libérationiste » (libération sexuelle, libération de la femme, des jeunes, des animaux, etc.) à laquelle se sont livrés divers clans intellectuels dans le sillage des révoltes soixante-huitardes, n’est qu’un bruyant détournement d’enjeux qui cache le recul constant des libertés authentiques, la soumission aux nouveaux pouvoirs économiques, politiques, médiatiques toujours plus envahissants et l’avachissement conformiste de nos élites culturelles incapables ou peu désireuses de se colleter avec les vrais enjeux du siècle. Pour résumer ce point de vue, disons que la liberté, par contraste avec le spectacle toujours renouvelé de la libération que l’on continue de nous monter dans divers registres (libération des Kosovars, des Irakiens, des femmes afghanes, des fillettes musulmanes voilées…), est une qualité de vie et de pensée qui se fait rare, tout comme son porteur, l’homme libre.

    Est-il un seul exemple, dans l’histoire du monde, d’un libérateur venu tout armé de l’extérieur, invité ou non, qui ne se soit comporté, s’il en a eu le pouvoir, en conquérant, puis en tyran ? Napoléon voulait vraiment délivrer l’Europe des tyrans. Pourtant, une fois dissipé le capital d’admiration et de sympathie dont jouissait le brillant général en chef fait empereur (Goethe et Beethoven, entre autres, s’en sont fait l’écho), le souvenir qu’a laissé l’irruption française en Allemagne, en Russie, en Espagne… est celui d’une conquête, d’une domination, d’une oppression cruelles et dévastatrices contre lesquelles tout acte de résistance, quels qu’en fussent les moyens, était justifié aux yeux des peuples opprimés. De semblable façon, en 1941-42, lors de l’opération Barbarossa, les armées de la coalition hitlérienne ont été initialement bien accueillies par de nombreux Ukrainiens, Biélorusses, Baltes et Russes, heureux de secouer le joug de la tyrannie léniniste et stalinienne qui avait décimé leurs populations par la famine, l’emprisonnement et les massacres. Mais l’idylle fut éphémère. Même déception pour les révolutions russe et chinoise qui ont soulevé d’immenses espoirs et armé d’innombrables bras révoltés à travers le monde pour finir écrasées dans les goulags staliniens, broyées par la révolution culturelle maoïste et rejetées comme un symbole d’oppression par ceux-là même qu’elles prétendaient libérer.

    La libération symbolisée par l’opération Overlord entamée le 6 juin 1944 ne fait pas exception à la règle, malgré la ferveur consensuelle dont l’entourent les commémorations officielles. Cette année, pour la première fois, visite du Chancelier oblige, un journal télévisé de vingt heures a montré des alignements de tombes en rappelant que le plus grands des cimetières militaires étrangers en Normandie n’était pas américain mais allemand. Un autre commentaire rappelait que les tapis de bombes anglo-américaines sur les villes pendant la période qui a immédiatement précédé et succédé au débarquement ont tué plus de cinquante mille civils français. Au même moment, outre-Rhin, on ose enfin présenter dans des grands médias13 l’horreur criminelle des bombardements massifs de populations civiles qui firent plus de six cent mille morts, principalement des femmes, des enfants et des vieillards. On précise que cette stratégie d’extermination des non-combattants fut décidée intentionnellement par les chefs de gouvernement alliés dans le but de faire un maximum de victimes, croyant à tort hâter ainsi la reddition de l’ennemi. Aucun tribunal pénal international ne jugera jamais ces criminels-là. Aucun Picasso n’a exposé à New York tous ces Guernica à la puissance dix. À la peine de sa défaite, de l’humiliation et des morts, s’ajoute pour le vaincu la double peine de se voir refuser le statut de victime que d’autres, en face, revendiquaient haut et fort. Si l’on en juge par le traitement réservé par l’occupant en ce moment même aux Serbes (surtout au Kosovo), aux Afghans, aux Irakiens et aux Palestiniens par leurs vainqueurs, rien n’a vraiment changé à cet égard.

    La libération, « qui ne fut pas celle de tout le monde », disait Sacha Guitry pendant son bref séjour en prison pour sa prétendue collaboration artistique, a fait bien d’autres victimes directes, collectives ou individuelles, en fermant les yeux sur les règlements de compte odieux, les viols et les assassinats par milliers, en chassant de leurs terres ancestrales des millions de personnes, en en déportant des centaines de milliers d’autres vers les bagnes de Sibérie où très peu ont survécu. Mais ses effets géopolitiques, suite au partage de Yalta, ont eu des conséquences beaucoup plus graves et durables pour les Européens. C’est cette « libération » qui institua la division du continent en deux grandes zones d’occupation et d’influence. Américanisation d’un côté, soviétisation de l’autre. Être Européen, purement et simplement, librement, n’était plus possible que tout à fait subsidiairement, en tant que supplétif politique, militaire, culturel de la grande Amérique ou du camp soviétique.

    Mais aujourd’hui, alors que l’un des deux occupants s’est largement retiré des terres conquises, l’autre non seulement maintient mais renforce sa présence sur le sol de l’Europe14. Alors que la Russie post-communiste a pratiquement renoncé à toute ingérence hors de ses frontières ou de leur voisinage immédiat, les États-Unis se sont lancés dans une vaste campagne d’interventions militaires et diplomatiques dans le but avoué de maintenir une hégémonie incontestable sur le reste du monde y compris l’Europe.

    Cessons de légitimer les États-Unis : rejoignons la résistance !
    Dans ces conditions, la présence du chancelier allemand et du président français au côté du président étatsunien le 6 juin autour du thème de la libération de l’Europe est non seulement une indigne mascarade mais l’énoncé d’un mensonge flagrant, car l’Europe
    - n’est pas libérée des forces américaines d’occupation sur son propre sol ;
    - reste divisée contre elle-même du fait de l’influence indue des États-Unis à l’intérieur de ses frontières et de leurs intrigues vis-à-vis des nouveaux membres de l’Union européenne ;
    - n’ose pas assumer sa puissance potentielle et ses responsabilités internationales pour contrer le néo-impérialisme agressif des États-Unis.

    Pour recouvrer sa dignité, sa liberté, sa souveraineté, l’Europe doit se débarrasser une fois pour toutes de cette tutelle funeste, cesser de revendiquer l’assistanat à sa propre libération comme un titre de gloire, appeler un occupant par son nom, en Irak, en Palestine mais aussi en Europe et entrer en résistance contre le nouveau système de domination planétaire qui nous est imposé sous prétexte de combattre un péril terroriste largement surfait et souvent manipulé. Un nouvel appel du 18 juin est indispensable. Qui dans notre personnel politique aura la fibre d’un homme d’État pour le lancer vers nos peuples qui ont montré, en manifestant par millions contre l’attaque de l’Irak, qu’ils étaient prêts à l’entendre et à y répondre ?

    Dans son dernier livre, le politologue américain Robert Kagan constate : « C’est là que réside le tragique de l’histoire. Pour s’attaquer aux menaces qui pèsent sur la planète, les Américains ont besoin d’une légitimité que l’Europe seule peut apporter. Mais il n’est pas du tout sûr que les Européens répondent à cette attente »15.

    Nous avons pu constater chaque jour, impuissants, ce que les mensonges sur de prétendues armes de destruction massive et le danger du terrorisme islamique ont permis grâce à notre crédulité, à notre complicité, même réticente. Des pays sont bombardés, envahis, pillés, affamés, détruits. Des prisonniers sont sadiquement torturés. En Irak comme en Afghanistan, les bombes américaines ont tué plus de civils que l’attentat du 11 septembre à New York. En Irak, des dizaines de civils sont tués chaque semaine. D’autres sont jetés sur les routes par milliers, proies faciles pour les trafiquants, les proxénètes et les passeurs qui s’abattent sur ces pays dévastés. Le chaos s’aggrave dans toute la région et une nouvelle menace plane sur l’approvisionnement énergétique du monde.

    Cessons volontairement de légitimer les guerres scélérates des États-Unis ! À Nadjaf, à Kerbala, à Falloudja, à Bagdad comme en Palestine, des petits groupes de résistants courageux tiennent en échec la plus puissante machine de guerre de la planète. Sont-ils des terroristes ? Peut-être, mais la terreur vient d’abord de ceux qui bombardent des innocents, torturent des prisonniers, détruisent les logements, polluent le pays pour les siècles à venir avec leurs armes contenant de l’uranium appauvri ou des explosifs à fragmentation (anti-personnel). On peut ne pas partager les idées d’un Moqtada al Sadr et de ses émules régionales tout en respectant sa ténacité, son courage. Il succombera sans doute mais nous savons, et les étatsuniens savent aussi, que d’autres prendront la relève pour l’honneur de l’Irak occupé. Si le mot « résistance » doit encore signifier quelque chose chez nous, c’est peut-être le moment de nous demander où sont les fronts de résistance aujourd’hui contre la machine à broyer les peuples libres. Le moment de choisir notre camp et de libérer enfin notre continent, nos peuples et notre culture de ceux qui persistent à les coloniser, à les maintenir dans la dépendance.

    2004. http://grece-fr.com

    1. Dans une analyse sans concessions (« To Tell the truth », nytimes.com/2004/05/28), Paul Krugman se demande comment on a pu prendre si longtemps l’actuel président des États-Unis pour un homme droit et sincère alors qu’il était dès le départ un politicien retors, refusant de reconnaître ses erreurs et enclin à mener son monde en bateau. Il donne trois raisons : 1) un patriotisme dévoyé induit par le choc du 11 septembre ; 2) « la tyrannie de l’objectivité » qui poussait les critiques du président à tout faire pour ne pas sembler se ranger du côté de ceux qui lui vouaient une « haine irrationnelle » ; 3) l’intimidation : après le 11 septembre tous ceux qui osaient penser ou dire quoi que ce soit de négatif à propos du président s’exposaient à recevoir une avalanche de lettres insultantes. Deux jours plus tôt, le New York Times du 26 mai 2004 s’excusait formellement auprès de ses lecteurs du manque de rigueur et de vérification dans une série de reportages, notamment à propos des armes de destruction massive censées être en possession de l’Irak juste avant l’invasion anglo-américaine.

    2. En s’inspirant de Kerényi et Eliade, Kurt Hübner explique que « les pseudomythes politiques sont certes structurés comme des mythes mais qu’ils ne naissent pas spontanément, ni ne se développent historiquement, c’est-à-dire qu’ils sont créés en vue d’atteindre certains buts […] Un mythe véritable à l’origine [peut] lui aussi devenir un pseudomythe, notamment lorsqu’il n’est plus vécu, mais doit être maintenu par la violence ou artificiellement réintroduit » (« Mythe et politique. Contribution au concept philosophique de nation », Krisis, numéro 8, avril 1991).

    3. L’ancien fonctionnaire du département d’État américain, William Blum, auteur de la retentissante critique de la politique étrangère étatsunienne sous le titre de L’État voyou, L’Aventurine, Paris, 2002, vient de publier un deuxième ouvrage qui recense avec une grande précision pas moins de cinquante-cinq opérations militaires illégales des États-Unis, ouvertes ou couvertes, à travers le monde entre 1945 et 2003 : Les guerres scélérates, Parangon, Paris, 2004. Sur le même thème de la recherche systématique et la provocation des conflits par la puissance américaine, on consultera avec profit l’ouvrage de Noam Chomsky : De la guerre comme politique étrangère des États-Unis, Agone, Paris, 2001.

    4. Maximilien de Robespierre, 3/02/1794, cité par Jacques Cellard, Ah ! ça ira, ça ira… Ces mots que nous devons à la Révolution, Balland, Paris, 1989.

    5. Notamment dans le Deutéronome (VII-6, VII-16, XX-17).

    6. Thèse défendue, entre autres, par Robert Jaulin, L’univers des totalitarismes, Loris Talmart, Paris, 1995. Sur ce même sujet, également, Jacques Marlaud, « Choc des civilisations ou résistance à la civilisation terroriste ? » in Interpellations. Questionnements métapolitiques, Dualpha, Paris, 2004.

    7. Entre autres, Stéphane Courtois (et al.), Le livre noir du communisme. Crimes, terreur, répression, Robert Laffont, Paris, 1997 ; Joël Kotek et Pierre Rigoulot, Le siècle des camps, J. C. Lattès, Paris, 2000 ; Pin Yathay, L’utopie meurtrière. Un rescapé du génocide cambodgien témoigne, Éditions Complexe, Paris, 1989 ; Christopher Hitchens, Les crimes de Monsieur Kissinger, Saint-Simon, Paris, 2001 ; William Blum, Les guerres scélérates, op. cit.

    8. cf. Richard Labévière, Les dollars de la terreur. Les États-Unis et les islamistes, Grasset, Paris, 1999. Également : Michel Chossudovsky, Guerre et Mondialisation. À qui profite le 11 septembre ?, Le Serpent à Plumes, Paris, 2002.

    9. Mona Chollet, « Rafah : comment rendre un peuple fou », www. peripheries.net/, 26 mai 2004.

    10. Dans une critique sans concession de la revue Cités d’Yves Charles Zarka, consacrée au danger du communautarisme islamique en France et exhibant la caricature grossière d’un musulman sur sa couverture, le journaliste du Monde Diplomatique Alain Gresh écrit : « L’homme au nez crochu, au regard torve, n’a pas la Torah dans la main, mais le Coran. Il est musulman et tourne le dos à la République. Qu’une revue puisse mettre une telle illustration en “une”, que des libraires l’affichent, en dit long sur le climat actuel en France » (« Les nouveaux habits du racisme », diffusion Internet, 29/05/04). Dans le même esprit de phobie anti-islamique, la manchette du Figaro du 28/05/04 attirait l’attention sur « l’inquiétant prosélytisme des associations islamiques », en se fondant sur l’étude d’un Institut des Hautes Études de Sécurité Intérieure (IHESI) qui ne relevait, à la lecture, aucune tendance spécifique à la violence ou au terrorisme, mais fustigeait la tendance au « repli communautaire » des jeunes musulmans. Comme si cette quête d’une identité ethnique et religieuse dans notre société déracinée, ne concernait que cette communauté-là ! Comme si la République devait, à ce moment précis des guerres qui font rage au Moyen-Orient, se sentir menacée de ce côté- là ! Façon subtile, croit-on, d’aligner les Français sur la propagande anti-terroriste de Bush et consorts ?

    11. Henri Korn, dans un article intitulé « Trop commode alibi ? » (Le Monde, 29/05/04), abordait avec courage le fond de la question concernant l’instrumentalisation constante d’un antisémitisme largement surévalué en Europe comme aux États-Unis : « Peut-être serait-il temps d’abandonner l’amalgame entre Israël et un peuple idéalisé, fils du Livre, du Talmud et des Lumières. Il nous empêche de penser en termes politiques ce qui se passe aujourd’hui au Proche-Orient. Il est impératif désormais, pour la survie de la démocratie en Europe, aux États-Unis aussi bien qu’en Israël, que chacun d’entre nous prenne ses distances avec une logique qui inverse la charge de la preuve et qui est assortie d’un chantage. Tous deux nous paralysent. La logique nouvelle est terrifiante, elle postule qu’il appartient à la victime de prouver son innocence alors même qu’elle a été abattue sans autre forme de procès : “Nous l’avons tué, c’était donc un terroriste”. Le chantage consiste à menacer de dénoncer comme un antisémite, alors qu’il s’agit d’un choix politique, toute personne qui conteste cette logique perverse et ses conséquences ».

    12. Jules Monnerot, Sociologie de la révolution, Fayard, 1969.

    13. Spiegel special, NR. 1/2003, « Als Feuer vom Himmel fiel. Der Bombenkrieg gegen die Deutschen ».

    14. Une base américaine gigantesque, nommée Bondsteel, avec une piste pour avions gros porteurs et une véritable ville intérieure, a été construite illégalement sur un territoire arraché aux Serbes au Kosovo. Des contingents étatsuniens se sont établis en Hongrie, en Tchéquie, en Slovaquie, en Géorgie. Le FBI forme la police polonaise à ses méthodes de combat contre le terrorisme. Plus que la valeur militaire de ces établissements, c’est leur signification politique dont il faut tenir compte à la lueur des intentions affichées à Washington d’empêcher l’Europe réunifiée de se doter d’un système de défense indépendant, et de diviser les Européens entre eux pour éviter toute coalition anti-américaine.

    15. Robert Kagan, Le revers de la puissance. Les États-Unis en quête de légitimité, Plon, Paris, 2004.

  • On veut du boulot pas du mariage homo !!

     Beaucoup de monde ce dimanche pour contrer le projet du gouvernement socialiste sur le mariage et l'adoption. On ne peut comprendre qu'en voyant la finalité du système ripoublicain aux ordres du mondialisme. Pour celui-ci il faut détruire toute structure familiale (sacré) afin de manipuler, soumettre et délocaliser les individus, au profit du monde financier...
    Désacraliser la famille et les traditions, empiler les êtres dans des conténaires-habitations et laisser partir l'intelligence et le savoir ailleurs...
    Les partisans de telles lois sont des chevaux de Troie aux ordres du libéralisme économique pour faire tomber les barrières familiales naturelles, au nom d'une soi-disante "tolérance". Le débat est faussé continuellement, au nom de la volonté de quelques uns, pour soumettre les plus faibles d'entre-nous : les enfants. On met à disposition des lois antisociales pour conforter les désirs d'une minorité désirant jouer avec la vie d'autrui, par confort personnel. Celle-ci pourra cacher sa misère morale, pour trouver éventuellement dans la garde "obligée" des plus faibles, une compagnie que l'on ne trouve pas parmi ses semblables, en tout cas à long terme !!! Les enfants qui auront déjà échappés aux avortoirs, devront aussi espérer passer entre les mailles d'une enfance qui quelquefois difficile dans notre monde d'aujourd'hui, sera catastrophique si elle doit se faire entre deux hommes ou deux femmes vivant ensemble !!!
    La mobilisation fut entendue de toute la France et même d'Europe.
    Je partageais quelques mots avec des jeunes Polonais, venus soutenir notre protestation chez-nous après avoir fait 20h de route en car ! Quel courage et quelle leçon, quand on pense à nos frères, qui restèrent chez eux, au chaud ce dimanche !!!
    Belle leçon de fraternité aussi que de voir ces jeunes femmes musulmanes défendre les mêmes causes qui sont celles des valeurs de la France avant tout.
    Et ce ne fut nullement une surprise pour nous de voir SAR Jean d'Orléans présent à cette manif. Peuple et Roi ne font qu'un et au delà des mots, monseigneur sera toujours aux cotés du peuple de France pour défendre nos valeurs qui sont aussi celles des Capétiens.

    Parmi les slogans, comment ne pas oublier celui-ci tellement bien formulé : "On veut du boulot, pas du mariage homo !". Bien évidemment, il ne faut pas être dupe et ne pas oublier que cette idée du mariage homo n'est qu'un leurre pour faire oublier aussi qu'il y a d'autres problèmes plus urgents que ce gouvernement d'incapables ne cherche vraiment à résoudre.

    Il nous faut montrer une seule contestation dans l'unité et non accepter cette manipulation tendant à diviser le cortège. Ne nous laissons pas enfermer dans des chapelles qui nous ferment l'ouverture au Pays Réel...

    Frédéric Winkler


    Nos amis polonais venus spécialement de Pologne après 20h de car :

    Les anciens combattants étaient là eux aussi, afin de rappeler qu'ils ne se sont pas sacrifiés pour que nos familles soient détruites :

    http://www.actionroyaliste.com

  • Les complicités djihadistes entre le Mali et le Nigéria

    Le combat du Mali contre les islamistes, avec l'aide de la France et bientôt d'une force africaine remet le projecteur sur l'insurrection djihadiste Boko Haram, toujours obscure au Nigeria, et sur les liens entre les extrémistes des deux pays.

    Le Nigeria compte envoyer 1.200 hommes au Mali et prendre le commandement de la Mission internationale au Mali (Misma), mais le pays est menacé sur son propre sol par le groupe extrémiste, surtout dans le nord.

    Si les groupes armés islamistes liés à Al-Qaïda ont établi des sanctuaires dans le Nord au Mali, la situation est cependant très différente au Nigeria. Ce pays le plus peuplé d'Afrique, premier producteur de pétrole du continent, combat Boko Haram dans sa forme actuelle depuis 2010, mais on en sait très peu sur la structure de ce groupe et sur ceux qui le dirigent, leurs revendications ayant déjà changé plusieurs fois.

    Les islamistes nigérians se sont concentrés jusqu'à présent sur leur pays, tuant des chrétiens et prenant pour cible des symboles du pouvoir au cours de fusillades et d'attentats. Ils n'ont pas le contrôle d'une partie du territoire comme c'est le cas au Mali.

    De plus, Boko Haram est divisé en plusieurs factions et des bandes criminelles se font passer pour lui. On pense également que le mouvement dispose de complicités dans le monde politique.

    Néanmoins, le chef de la faction principale de Boko Haram, Abubakar Shekau, a exprimé récemment son soutien pour les djihadistes dans le monde.

    Un ou plusieurs groupes dissidents de l'organisation sont soupçonnés d'être derrière les enlèvements de ressortissants français, italiens, britanniques et allemands dans le nord du Nigeria, une tactique largement utilisée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

    "Nous avons des indications très claires d'une collaboration entre les différentes organisations" djihadistes, a déclaré récemment le général Carter Ham, chef du commandement américain pour l'Afrique, en faisant référence aux groupes extrémistes sur le continent africain.

    "Nous pensons que Boko Haram reçoit un soutien financier et probablement des entraînements et des explosifs, de la part d'Aqmi, et la relation va dans les deux sens", a-t-il ajouté. Le général Azubuike Ihejerika, chef de l'armée de Terre, a aussi évoqué jeudi des informations selon lesquelles des membres de Boko Haram se seraient entraînés au Mali.

    Les experts débattent du niveau de coopération entre Boko Haram et les groupes proches d'Aqmi.

    Certains ont aussi évoqué la présence de combattants de Boko Haram au Mali ces derniers mois, mais il est très difficile de déterminer s'il s'agit bien de membres du groupe nigérian et non de mercenaires.

    Des Africains qui avaient combattu en Libye aux côtés de Mouammar Kadhafi se sont notamment retrouvés dans le nord du Mali, selon des experts, et des armes illégales ont pris le même chemin.

    "Des Noirs Africains qui travaillaient en Libye ont quitté la Libye (...), on peut imaginer le fait de participer à un groupe armé comme une opportunité financière", selon Gilles Yabi, directeur du projet Afrique de l'Ouest pour l'International Crisis Group.

    Mais la nature nébuleuse de Boko Haram rend plausible la présence de certains de ses membres aux côtés des combattants du nord du Mali.

    "Je ne serais pas surprise si certains des membres les plus radicaux de Boko Haram avaient pris les armes (au Mali)", estime Virginia Comolli, de l'Institut international d'études stratégiques basé à Londres.

    Les États-Unis ont référencé trois islamistes nigérians sur la liste des "terroristes à l'échelle mondiale", mais Boko Haram n'y figure pas, en tant que tel, notamment parce que le groupe reste toujours focalisé sur le Nigeria, et que sa nature reste floue.

    Avec la guerre au Mali, certains s'inquiètent du risque que d'éventuels combattants islamiques nigérians au Sahel feraient peser sur le pays à leur retour au pays.

    "Une fois rentrés au Nigeria, ils pourraient ramener avec eux de nouvelles perspectives", pense Mme Comolli.

    Avec AFP http://www.francepresseinfos.com/

  • Retour sur un prix Nobel - Oligarques : responsables et coupables

    La remise du prix Nobel de la paix à l’Union européenne a provoqué une avalanche de propos convenus qu’il est inutile de relever car ils constituent depuis des décennies le fond de sauce de toute homélie sur l’Europe – réduite à sa partie occidentale.

    Je veux simplement rappeler que cette-Europe-là n’a pas garanti la paix après la Victoire de 1945 : si un prix collectif devait être décerné, il faudrait l’attribuer aux théoriciens de la dissuasion nucléaire, aux chefs d’Etat qui ont su raison garder, aux soldats qui, aujourd’hui, maintiennent en l’état l’armement nécessaire.

    Quant aux fameux « pères de l’Europe », ils ne méritent pas la moindre reconnaissance car ces atlantistes invétérés plaçaient la défense ouest-européenne sous le parapluie atomique américain – parapluie virtuel, totalement inopérant en cas de crise majeure car aucune nation ne peut accepter de mettre en jeu sa propre existence pour assurer la protection d’une ou de plusieurs autres nations. Notre force nationale de dissuasion est née de ce constat et demeure, pour nous, la seule garantie possible face à une menace de destruction partielle ou totale.

    Les illusions officielles sur le maintien de la paix en Europe ne sont qu’un aspect du décalage croissant des dirigeants de l’Union européenne par rapport à ce qui est effectivement éprouvé et vécu par les peuples des 27 pays-membres. A Bruxelles, à Francfort, à Paris, à Berlin, nous avons des gens que sont en état d’hystérésis : ils vivent, ils réfléchissent, ils décident selon les normes d’un système qui en train de s’effondrer, sans comprendre qu’ils s’agitent désormais dans un invraisemblable chaos économique, monétaire et financier. Et s’ils parviennent à retarder la catastrophe finale, c’est parce qu’ils peuvent s’appuyer sur les Etats et les nations… dont ils méditaient la disparition ! Cette inadaptation croissante des dirigeants est dangereuse car c’est par la force et par la violence qu’ils tentent de faire rentrer le chaos européen dans les schémas du siècle dernier : marché unique, union monétaire, fédéralisme…

    Pourquoi ces « pragmatiques » ne se rendent-ils pas à l’évidence ? Bien des explications sont possibles : le confort des positions acquises, les privilèges et les ultimes profits, parfois l’idéologie… Je crains que l’acharnement des eurocrates ne tienne surtout au fait qu’ils sont responsables et coupables de tout ce qui en train de nous arriver. Ils ne peuvent pas accuser une puissance extérieure : ils se sont ouverts à la Chine, ils adorent les Etats-Unis et la Russie, trop souvent négligée, ne leur veut aucun mal. Ils ne peuvent pas non plus se dire victimes d’oppositions et de subversions intérieures : le populisme est trop faible pour entraver quoi que ce soit, la Confédération européenne des syndicats n’a jamais tenté de s’opposer sérieusement aux projets ultralibéraux, l’extrême-gauche ne conteste pas la monnaie unique. [...]

    La suite sur le blogue de Bertrand Renouvin

    http://www.actionfrancaise.net

  • Guyane : Permis de polluer pour l’or

    La société Rexma pourra exploiter une zone proche du Parc national. L’impact s’annonce catastrophique.

    Il s’appelle Limonade, du joli nom d’une crique de Guyane française, mais recèle tous les ingrédients d’un cocktail explosif pour Arnaud Montebourg. Le 26 octobre, le ministère du Redressement productif a accordé à la société française Rexma le permis d’exploiter l’or alluvionnaire dans le secteur de la crique, à proximité du village de Saül, en lisière du Parc national de Guyane. La publication du permis Limonade au Journal officiel, le 11 décembre, a mis le feu aux poudres : la centaine d’habitants de ce village, situé en pleine forêt amazonienne, à 250 kilomètres du littoral, combat ce projet depuis 2005 et a ressenti cette décision comme un camouflet. Elle a immédiatement rédigé une pétition pour manifester sa colère.

     

    «Miner». La contestation ne cesse de croître. Le 21 décembre, les associations WWF, France Nature Environnement et Guyane Nature Environnement accusaient Montebourg de «miner le plus grand parc national français». Le 8 janvier, la fondation Nicolas-Hulot demandait au gouvernement d’annuler cette «autorisation incompréhensible». Quant au parc amazonien de Guyane, créé en 2007, sa direction vient de réaffirmer son opposition, maintes fois exprimée depuis 2008. Elle rappelle que «plusieurs services de l’Etat [Direction régionale de l’environnement, Direction de l’agriculture et de la Forêt, Office national des forêts] et le préfet de l’époque» s’y étaient aussi opposés. Jeudi, c’est un collectif de scientifiques (1), spécialistes de la biodiversité guyanaise et de l’impact de l’orpaillage, qui a adressé à Montebourg une lettre ouverte, très argumentée, pour l’enjoindre de reconsidérer sa décision.

    Au ministère, on rétorque que l’autorisation a en fait été accordée à Rexma le 2 mai par le gouvernement précédent, et que la validation du 26 octobre n’était qu’une formalité obligatoire pour publication au JO. Mais à Saül, la population est tombée des nues. «On pensait en avoir fini avec ce feuilleton», résume Christian Roudgé, coordinateur de Guyane Nature Environnement.

    Le Schéma départemental d’organisation minière, entré en vigueur en janvier 2012, interdit en effet toute exploitation minière sur le territoire de Saül. Mais la société Rexma a bénéficié de l’antériorité de sa demande de permis, déposée en 2008, et a obtenu une autorisation pour cinq ans. «Le temps de déboiser, polluer les rivières, détruire le cadre de vie des habitants de Saül, ruiner l’activité touristique…» soupire Roudgé.

    Le Parc de Guyane s’interroge aussi sur «la cohérence d’une décision qui va faire émerger une activité temporaire et néanmoins durablement dégradante pour l’environnement». L’exploitation aurifère ira aussi à l’encontre de la «solidarité écologique» que la loi de 2006 sur les parcs nationaux impose entre la zone cœur et la zone périphérique de ces établissements publics.

    La crique Limonade se situe à quelques kilomètres en amont du cœur du parc, et les boues générées par l’extraction de l’or affecteront cette zone protégée. «L’activité aurifère sera à l’origine de la destruction inévitable de milieux naturels et aquatiques jusqu’alors préservés», écrit la direction du parc.

    Même si Rexma n’utilisera pas de mercure, désormais interdit pour extraire l’or, «l’extraction entraînera un relargage de cette substance très toxique dans la chaîne trophique», souligne Sébastien Brosse, chercheur en écologie aquatique (université Paul-Sabatier de Toulouse-CNRS), un des signataires de la lettre à Montebourg. Saül a été en effet un haut lieu de l’orpaillage depuis la fin du XIXe siècle, son sous-sol et ses eaux sont gorgés de mercure.

    Selon l’étude d’impact de Rexma, le permis recouvre une zone de 200 hectares de forêts primaires, qui recèle 16% des espèces remarquables régionales, 127 d’orchidées, 286 d’oiseaux, 52 de batraciens, ou encore 160 espèces de vertébrés protégés ou déterminants… Saül est aussi considéré comme le «château d’eau de la Guyane, ajoute Christian Roudgé. C’est dans cette zone que la plupart des fleuves prennent leur source».

    Pêche. L’exploitation aurifère priverait, enfin, les habitants de leur seule zone de pêche, la crique Limonade, et mettrait en péril l’activité économique fondée sur l’écotourisme depuis vingt ans. Le ministère du Redressement productif assure avoir demandé au préfet de Guyane, qui doit délivrer l’autorisation de début des travaux, de «consulter au préalable toutes les parties concernées». En attendant, trois grosses pelles mécaniques sont arrivées chez Rexma, à Saül.

    Notes :

    (1) CNRS, Inra, Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture…

    Libération  via http://fortune.fdesouche.com

  • Qu'est la gauche devenue ?

    Lorsque la droite était au pouvoir ( dans les années 60-70 ), la gauche parlait de la classe ouvrière avec émotion dans la voix. Elle avait un rôle messianique, accoucheuse d'histoire, transformatrice de la société. L'ouvrier était sacré, mythique. Depuis que la gauche a renoué avec le pouvoir, elle n'a que mépris pour ces petits blancs miteux qui souffrent de la proximité avec les immigrés et qui se plaignent. Ces minables n'ont même pas les moyens d'aller vivre ailleurs. Ces moins que rien, mal élevés en viennent même à voter Front National. La gauche ne s'intéresse au minimum qu'aux classes moyennes et aux fonctionnaires et plus aux déclasses sociaux. Les pauvres types ne l'intéressent plus (sauf peut-être lorsqu'ils sont immigrés). Pour se donner bonne conscience, en plus de la litanie incessante des "drouadloms" elle passe son temps à enfourcher le cheval de l'antiracisme. Alors que depuis que la gauche est au pouvoir le vrai racisme, premier et surpuissant est celui de l'argent. Il ne s'est jamais affiché avec autant de brutalité. Auparavant, les riches étaient plus discrets. Avec la gauche les nouveaux riches s'étalent au grand jour.
    L'argent qui donne tout, le respect, la considération, la parole (souvent débile), les femmes, les plaisirs, le plaisir... Pour étouffer cette évidence, la gauche passe son temps à faire des déclarations sur l'égalité entre les hommes, ce qui n'a jamais semblé aussi grotesque.
    Celui qui n'a pas les moyens financiers suffisants est considéré comme moins qu'une sous m ... Les pauvres en sont réduits à baver sur les amours de Lady Di qui était irrésistiblement attirée par tous les hommes qui avaient beaucoup, beaucoup d'argent. Pour cette femme au regard bovin, qui devait chausser du 46, l'argent était le sex-appeal absolu.
    Ce racisme inouï, omniprésent n'est pratiquement plus jamais dénoncé mais on parle de façon obsessionnelle de l'autre, du tout petit (celui de la couleur de peau) qui est dans le fond très faible. Le génocide juif n'était même pas fondé sur la couleur de la peau comme pratiquement tous les génocides connus.
    Quant à l'extrême gauche, elle ne combat plus depuis longtemps le capitalisme, mais en est même réduite à être les meilleurs chiens de garde de celui-ci
    Être d'extrême gauche ne consiste plus qu'à se faire crêper les cheveux, mettre un bonnet rasta, et aller aux manifestations anti FN, en guenilles bariolées, un tam-tam à la main, en se tortillant le derrière. L'extrême gauche est devenu le dernier rempart de la société Fric. Quelle déviation par rapport à son premier combat, qui était foncièrement anti-capitaliste et contre le pouvoir de l'argent. Les financiers peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Toutes les saloperies sont excusables, à condition de se dire anti FN, anti-raciste, et de bêler avec tout le monde et en permanence son humanisme.
    La seule chose pourtant qui n'est jamais dite, est que toute la société actuelle dite sociale-libérale, absolument toute fonctionne sur le racisme de l'argent et qui est extraordinairement plus puissant et efficace que celui dont on nous bassine les oreilles. Le veau d'or est le plus grand créateur de racisme. Cela ne semble même plus révolter l'extrême gauche, ou lui sauter aux yeux, encore moins la gauche.
    On ne fantasme plus que sur un hypothétique racisme bien utile pour se donner bonne conscience.
    La gauche est devenue totalement stérile, bêlante, insignifiante, gestionnaire du quotidien, comme projet de société ne parlant que des 3% du déficit vers lequel on tend, ce qui doit remplir de joie et d'espoir tous les RMiste, chômeurs de France ; dans ses derniers soubresauts elle joue avec perversité à se faire peur et à faire peur aux Français en leur promettant toujours plus d'immigrés ce qui contente une infime partie de la population, plus cul-bénit que les curés, hypocritement moralisatrice tout en dénonçant l'ordre moral ayant quasiment renié tous ses idéaux, porteuse d'aucun projet réel pour le pays, si ce n'est suivre le train de la construction maastrichtchienne qu'elle ne contrôle aucunement.
    Ce sont hélas sans doute pour toutes ces raisons qu'elle peut être de nouveau au pouvoir. 
    Patrice Gros-Suaudeau 2010

  • LA DICTATURE MONDIALISTE

    Cette dictature se met en place comme une marée noire et par ondes successives. Elle comporte divers échelons qui s'exercent avec plus ou moins d'intensité, ses Commissaires comme l'Europe les appelle impunément et ses idiots utiles. Pour la désigner certains parlent plus sobrement du mondialisme, qui est à bien distinguer de la mondialisation.
    C'est un vrai scoop que nous allons offrir aujourd'hui à son propos. Il est certain en effet que personne ne parle actuellement dans la presse et ailleurs du document que nous allons évoquer et qui est scandaleux.
    Il émane d'une des plus grandes banques internationales qui a un établissement en France. Elle se réfère à la troisième directive de l'Union Européenne en matière de lutte contre le blanchiment qui a été récemment transposée en droit français ; cette directive impose aux banques installées en France de nouvelles obligations en matière de connaissance de leur clientèle existante.
    La route de la servitude est claire. La France en acceptant de perdre son indépendance se met dans l'obligation d'inscrire dans le droit français les directives inventées en grand nombre par des fonctionnaires bruxellois : elle devient ainsi partie prenante de la dictature.
    Le questionnaire comporte beaucoup de rubriques qui fournissent en vrac aux employés de la banque une foule de renseignements sur votre personne et dont, pourtant, elle n'a en fait nullement besoin pour avoir des relations avec vous. Par exemple : votre métier, le nom de votre employeur, vos revenus dans tous les détails avec leurs origines, la liste de certains pays où vous êtes censés vous être rendu ou non. Il est facile de noter que le choix des pays est parfaitement arbitraire, les champions connus du blanchiment n'étant pas dans la liste ; rappelons, au passage, que la France a abandonné 500 villes à des gangs de dealers et que le blanchiment s'y pratique avec allégresse.
    Une menace très claire est incluse dans la correspondance à savoir que s'il n'est pas répondu avant une certaine date à toutes les informations il y aura des difficultés dans la gestion de votre compte.
    A la réception de ce questionnaire, plusieurs attitudes sont possibles. On peut dire « Bof » et remplir le questionnaire : on en a tant vu ; ces Boffistes peuvent se rassurer en constatant qu'à leur côté se trouvent les naïfs ; en tout petit caractère, il est donné certaines garanties sur l'utilisation de ces renseignements. Mais ceux qui savent lire apprennent que les informations peuvent être transmises à des prestataires de services extérieurs ; en Inde, de grosses firmes d'informatique pourront vendre vos données sur le marché ! Boffistes et naïfs peuvent aussi noter que le document ne comporte que deux pages : funeste réconfort. Les bureaucraties publiques ne se contentent pas d'entasser les règlementations mais font foisonner leurs imprimés : voir la déclaration de revenu qui est devenu un vrai fouillis. Le document de la grande banque n'est qu'un début.
    Il est évident que nous sommes devant une opération dictatoriale. Quatre grandes dictatures ont traversé le XX° siècle. Plusieurs traits communs avec ces entreprises criminelles se retrouvent dans la nouvelle dictature.
    - L'indépendance totale sans aucun contrôle démocratique. A la CEE et à l'ONU des fonctionnaires agissent en toute indépendance sauf à tenir compte de quelques élections convenablement trafiquées. Tout le monde se rappelle le mépris avec lequel furent traités les peuples obtus qui avaient refusé de répondre « oui » aux référendums sur la constitution.
    - L'extension sans limite. Quand la machine à broyer est lancée, rien ne l'arrête. La dictature mondialiste s'étend dans tous les domaines de la vie jusqu'au camenbert, au vin rosé et la chasse à la baleine.
    - Les relais de pouvoir. La dictature présente s'exerce non seulement par l'ONU mais aussi par une foule d'organisations annexes qui travaillent pour leur compte propre : FAO, UNESCO, OMC, CITES, OMS. Quant à l'Union européenne s'est le même phénomène ; il y a, par exemple, une dame qui est Commissaire (sic) pour le climat ; en vue de lutter contre le soleil elle fait beaucoup parler d'elle à l'abri du dogme mensonger du prétendu réchauffement et a pour seul objectif d'essayer de protéger son job.
    - L'immensité de la richesse des dictateurs est connue. En Russie communiste, il y avait les magasins spéciaux. La richesse des Onucrates et Eurocrates est légendaire et explique en partie l'extension indéfinie de la dictature, tant les intérêts se fédèrent pour l'étendre.
    - Le jeu des intérêts particuliers. C'est là qu'interviennent les idiots utiles dont la banque en question. Elle ouvre la sarabande et prend une longueur d'avance sur ses concurrentes, grâce à la formidable base de données qu'elle va constituer avec les Boffistes et les naïfs.
    - De bons prétextes pour justifier la dictature, l'enfer étant pavé de bonnes intentions. Le blanchiment tombe à point. Il y aussi la biodiversité ou une pandémie qui par chance peut arriver.
    - Le maintien et la poursuite du socialisme dans le monde entier et c'est une autre ressemblance avec les grandes dictatures du XX° siècle. Le socialisme est plus virulent que jamais et extraordinairement envahissant ceci malgré quelques avancées vers la liberté économique. Un socialiste DSK, se trouve aujourd’hui à la tête du FMI. Un colonel du défunt KGB gouverne une partie appréciable du monde. Le socialisme mondial est à la fois l'effet et le moyen du pouvoir dictatorial auquel, but suprême, s'alimente la richesse personnelle de leurs dirigeants.
    - L'idée de bâtir un homme nouveau ce qui est une offensive contre Dieu. Cet aspect, certes, semble absent du document de la banque. D'autres branches de la dictature s'en occupent activement : voir tout ce qui concerne l'éducation.
    Les effets de la dictature sont terrifiants : destruction des nations, paupérisation par les impôts et réglementations, faim dans le monde par la destruction de la paysannerie, extension de la corruption dont l'ONU est un centre connu.
    Une première grande banque internationale ayant accepté de jouer le rôle des idiots utiles il est clair que les autres seront amenés à s'aligner ne serait-ce que pour des raisons concurrentielles et puis ensuite toutes les banques jusqu'aux plus petites. Nous ne pourrons plus avoir de relations avec aucune banque sans nous dépouiller de nos vêtements à l'entrée, plus rien de notre vie lui étant caché.
    Que pouvons-nous faire devant une telle marée noire ? Informer le public et résister au maximum en se rappelant que toute dictature finit un jour par s'écraser sous son propre poids.
    On peut aussi relire la Bible et se souvenir que la tour de Babel a été détruite.
    Michel de Poncins  http://www.libeco.net/

  • Éducation Nationale : dépenser plus pour avoir moins (archive 2008)

    Cette année, le baccalauréat a soufflé ses 200 bougies. Que de chemin parcouru depuis sa création le 17 mars 1808 par Napoléon Bonaparte ! Or, voici que la récente Palme d'Or « Entre les murs » aborde la question de la scolarité. Ode cinématographique à la société mixte, ce film produit d'ailleurs un effet inverse à celui recherché : sommé par le réalisateur de plaindre les victimes Nassim et autre Souleymane, le spectateur est bientôt gagné par une solide envie de conseiller à ces héros hargneux - qui remercient leurs hôtes doigt levé à l'appui - un prompt retour dans leur savane ou douar.
    Quoi qu'il en soit, examinons à la lueur du film l'état de notre école publique.
    Si l'on se fonde sur la dépense globale d'éducation (cantines, transports, compris, etc.) la France a dépensé 116,3 milliards d'euros pour l'année scolaire 2005-2006. L'Education nationale engloutit la part la plus importante de nos impôts, qu'ils soient récoltés par l'Etat, les régions ou les départements, et encore cela ne suffit pas, puisque, selon SOS-Education, il convient d'y ajouter 11,2 % de la somme, dépensés par les ménages à titre personnel (cahiers, livres, etc.) À raison de 7 401 euros par collégien et par an, 10 000 euros par lycéen, la dépense s'alourdit chaque année. Ces chiffres, tirés d'un rapport d'audit commandé par l'Etat lui-même, montrent une augmentation budgétaire de 33 % pour les collégiens entre 1994 et 2004, et de 50 % pour les lycéens. Pendant ce temps-là, entre 1990 et 2006, le nombre d'enfants et de jeunes scolarisés dans le primaire a décru, passant de 6 953 milliers à 6 644 milliers. Dans le secondaire, le ressac est plus visible encore : on passe de 5 709 milliers en 1990 à 5 418 milliers à la rentrée 2006 (sources : Insee).
    Premier poste de l'Etat, l'Education nationale emploie le chiffre ahurissant de 1 192 600 personnes ; elle est le premier employeur au monde, devançant même les Chemins de fer indiens (population de l'Inde : 1,1 milliard d'habitants). Précision qui ne manque pas de sel, 38 % de cette armée mexicaine, reconnaît benoîtement le ministère, sont affectés à des tâches administratives. Quant aux « fonctionnaires enseignants », leur nombre exact demeure imprécis, mais ils sont officiellement plus de 23 000 à ne pas enseigner du tout, qu'ils soient « détachés » ou « en attente de poste » ; et ce chiffre ne comprend pas les « en stage » ou « souffrants », dont la proportion reste opaque. Rappelons tout de même que l'absentéisme dans le secteur public coûte environ 8,5 % du Budget annuel de l’État.
    Bien entendu, à défaut d'une franche approbation, toutes ces dépenses pourraient être admises, si, en regard de leur absurdité, des milliers de Pic de la Mirandole formaient l'avant-garde de nouvelles générations surdouées. Hélas, il faut déchanter. Le budget de l'Education nationale représente 7,1 % du PIB de la France quand 61,4 % de la population active salariée sont sans diplôme ou titulaires d'un diplôme inférieur au bac. Voilà qui en inquiétera plus d'un, puisque le bac est lui-même un produit dévalué, avec 83 % de reçus. En donnant un hochet à tous les recalés du dernier rang, l’Éducation Nationale a du reste dynamité la filière du secondaire. Pour rappel, il y avait eu 50 % de reçus au Bac général en 1966. Serait-ce que les génies en herbe actuels ont fait de considérables progrès ? Non : ces diplômés de perlimpinpin possèdent à l'usage un bagage étique, une orthographe relevant de l'onomatopée et du tag, et des connaissances souvent fantaisistes, assénées par un encadrement soixante-huitard. Quand on songe qu'à sa création, l'examen se déroulait exclusivement à l'oral et en grande partie en latin ! Et nunc reges, intelligite erudumm, qui judicatis terram (« et maintenant, vous les élites, instruisez-vous, vous qui décidez du sort du monde ») ...
    L'enquête qualitative PISA (Programme International pour le suivi des acquis des élèves), menée par l'OCDE en 2006, confirme le classement médiocre de la France, déjà pointée du doigt par l'organisation internationale dans ses précédentes études de 2000 et de 2003 L'OCDE teste près de 400 000 élèves de 15 ans scolarisés dans 57 pays. Alors que les élèves finlandais caracolent une nouvelle fois en tête du classement, les Français dégringolent. En 2003, la France était a la 10e place pour les sciences. Elle recule au 19e rang en 2006 parmi les trente pays de l'OCDE. Ce décrochage se confirme aussi dans les deux autres domaines étudiés depuis 2000, la compréhension de l'écrit (lecture) et les mathématiques. En lecture, la France a ainsi rétrogradé entre 2000 et 2006 de la 14e place à la 17e place. Même chose en mathématiques, où les Français sont passés en trois ans du 13e au 17e rang. Quant à l'université, c'est kif-kif bourricot : les universités américaines se réservent les 30 premières places du classement de l'enseignement supérieur dans l'évaluation PISA. Le premier établissement français, l'université Paris VI (Pierre et Marie Curie) pointe à une peu enviable 36e place ...
    TABLEAU NOIR ET DJELLABAS
    Venons-en au cœur de la question. Comment expliquer qu'avec un tel niveau de dépenses - aucun autre pays ne consacre un tel budget par élève scolarisé - nous soyons ainsi à la traîne ?
    « La France et le Japon ont vu leurs performances en lecture diminuer, mais pour des raisons diamétralement opposées. En France, c'est la proportion d'élèves en difficulté qui a augmenté », explique Eric Charbonnier, analyste à la direction de l'éducation de l'OCDE. Que signifie ce langage châtié ? Qui sont ces mystérieux « élèves en difficulté » qui se multiplient et plombent nos performances ?
    Une étude menée par la Commission européenne dans le cadre de son programme intitulé « Education et formation 2010 » indique que 40 % des élèves immigrés de la 1ère génération ont des performances moyennes inférieures au niveau 2 (sur les six niveaux possibles de compétences) en Belgique, France, Norvège et Suède. Dans notre pays, ces malchanceux méconnaissent en outre les vertus de la ponctualité : une enquête de 2002 de notre ministère de l’Éducation montre qu'en terminale technologique et générale, seuls 5,2 % des élèves d'origine maghrébine arrivent au cours à l'heure.
    Citons à présent le rapport de la Commission européenne in extenso : « L'analyse des évaluations PISA 2003 montre que, dans la plupart des pays, les enfants qui, à la maison, parlent une autre langue que la langue de l'enseignement ont de moins bons résultats scolaires, et ce dans tous les pays européens de l'étude OCDE. Le décalage entre la langue maternelle et la langue seconde et les difficultés qui en résultent s'expliquent d'une part par la difficulté pour les élèves de s'adapter au langage scolaire, et, plus généralement, par la difficulté à s'adapter à la forme scolaire (compréhension des consignes, des tâches à accomplir). Les effets linguistiques et textuels des consignes scolaires ne peuvent être isolés du contexte socioculturel ou socio-historique (...). L'apprentissage du vocabulaire, la reconnaissance du code, déjà difficiles à appréhender pour les petits autochtones, sont autant de barrières à franchir pour maîtriser l'écriture, la lecture et la résolution de problèmes. » Cette analyse est rejointe par une autre ; selon d'autres experts de l'OCDE en effet, « le fait de parler à la maison une autre langue que la langue d'enseignement est préjudiciable pour les apprentissages des élèves issus de l'immigration et engendre des retards irrécupérables ». Ces experts entérinent donc le fait qu'une classe où les enfants surgis du bilad prédominent est dans l'incapacité de bien fonctionner, puisque le préalable à l'enseignement être entendu - n'est pas rempli. Le sabir qui, dorénavant, tient lieu de novlangue dans de nombreuses régions de France entre en conflit avec la transmission du savoir. Voilà qui est fâcheux, certes, mais doit être exprimé.
    Terminons par quelques chiffres : selon l'Insee, 13 % des immigrés ont moins de 25 ans. La part des immigrés nés au Maghreb a doublé depuis 1962. Le nombre de naturalisations s'élève à environ 150 000 individus chaque année. En 2004, parmi ces nouveaux «Français», 50 % étaient originaires du Maghreb avec une écrasante majorité d'Algériens, 11 % d'un autre pays africain, et 15 % d'Asie.
    Gageons qu'avec un tel apport, augmenté des enfants de "sans-papiers" qui, par convention internationale, ont accès à la scolarité, les disciples de Bossuet ou d'Honoré de Balzac seront bientôt légion.
    Grégoire DUHAMEL. Rivarol 17 octobre 2008

  • La manif contre le mariage homo : Un dimanche en France d’avant

    Tribune Libre de Paysan Savoyard

    La manifestation de dimanche dernier contre le projet de mariage homosexuel pouvait susciter nous semble-t-il des sentiments mêlés (nous avons évoqué le fond du débat dans un article précédent). L’ampleur de la mobilisation contre ce projet contestable a été réjouissante et roborative. Et pourtant, face à l’entreprise de destruction de la France française que ce projet illustre, la plupart des manifestants s’obstinent à conserver une attitude d’aveuglement volontaire.

    Le cortège a permis de ressentir, le temps d’une journée d’hiver, ce que peut être la douceur de vivre dans une société homogène, structurée et apaisée. Joyeuse et chaleureuse, cette excursion dans la France « d’avant » suscitait peut-être également chez de nombreux marcheurs, une impression douce-amère de regret et de mélancolie, diffuse, indicible et pourtant douloureuse. Comme si persistait au hasard de ces rues le parfum entêtant de ce que l’on a perdu.

    • Le système a utilisé les méthodes de type totalitaire dont il est désormais coutumier

    La gauche au pouvoir s’est efforcée de minorer de façon grossièrement abusive l’importance quantitative de la manifestation. Les médias ont ressassé qu’elle avait réuni entre 340.000 personnes, « chiffres de la préfecture de Police », et 800 000 « selon les organisateurs ». Le chiffre de la police a fait sourire jusqu’aux partisans du mariage homo eux-mêmes tant il était peu crédible.

    Quant au chiffre de 800.000, il est lui aussi objectivement mensonger puisque les organisateurs ont estimé le nombre des manifestants à 1 million (le chiffre de 800.000 correspond à celui transmis à la presse par le collectif d’organisation à 18 h 00, heure à laquelle de nombreux manifestants étaient encore loin du point d’arrivée ; les derniers manifestants ont atteint le Champ de Mars vers 20 h 00).

    Selon certaines sources, l’un des opérateurs de téléphonie mobile a chiffré le nombre des manifestants (dont la plupart étaient munis d’un téléphone mobile détectable) à 1,3 millions. Dans le même souci de cacher l’ampleur de la manifestation les reportages télévisés n’ont présenté aucun plan d’ensemble du Champ de Mars entièrement rempli de manifestants.

    Signalons que la mairie de Paris envisage de demander au collectif d’organisation le règlement d’une facture de 100.000 euros correspondant à la remise en état des pelouses du Champ de Mars. Cette initiative visant à museler financièrement les organisateurs d’une manifestation pourtant autorisée est tout à fait inédite.

    Elle s’intègre dans l’option tactique que le Système privilégie depuis plusieurs années pour étouffer l’opposition : des sanctions pécuniaires ciblées constituent une technique de dissuasion discrète et efficace (on pense notamment aux condamnations infligées à des militants ou responsables du Front national pour des propos anti immigration jugés « racistes »).

    Ajoutons que les politiciens de gauche, ce qui est de bonne guerre, mais aussi l’ensemble des médias, ce qui est là plus contestable, se sont efforcés de discréditer les manifestants, présentés comme des ringards, des passéistes, des nostalgiques dépassés par les évènements et incapables de s’adapter à une société en mouvement.

    Cette manifestation, qui a provoqué une mobilisation énergique de l’appareil de propagande du Système, confirme un diagnostic qu’avec d’autres nous avons posé depuis déjà plusieurs années : la France voit s’installer de façon progressive et doucereuse un régime d’essence totalitaire.

    • Des marcheurs paisibles… et désarmants de naïveté

    Pour ceux, dont nous sommes, qui considèrent avec consternation la façon dont l’oligarchie a entrepris de transformer la société, cette manifestation de grande ampleur contre le mariage homosexuel peut être considérée comme un évènement très encourageant.

    Les manifestants se sont mobilisés pour défendre l’institution de la famille traditionnelle contre un projet voulant étendre aux couples homosexuels les concepts de mariage, de famille et de parents. La mobilisation a été massive alors même qu’il ne s’agissait pas de défendre ou de revendiquer le bénéfice d’un droit.

    C’est d’ailleurs le raisonnement individualiste souvent entendu dans la bouche des partisans du mariage homosexuel : « pourquoi les manifestants sont-ils hostiles au mariage homo alors qu’ils ne sont pas personnellement concernés, que ce projet ne leur retirera aucun droit et ne les empêchera en rien de continuer à s’inscrire eux dans le cadre du mariage et de la famille traditionnels ? ». Contre cette vision d’une société individualiste et relativiste, les manifestants se sont mobilisés pour défendre un principe : nous considérons qu’il s’agit là d’un évènement très positif.

    La manifestation a pour l’essentiel été suscitée et animée par les réseaux catholiques (notamment les écoles). Parmi les foules, elles aussi nombreuses, qui avaient accueilli avec ferveur Benoît XVI en France en 2008, une partie non négligeable d’entre elles ont sans doute défilé ce 13 janvier. De même on peut penser que parmi les manifestants, beaucoup auraient déclaré, si on les avait interrogés, que, sans nécessairement être croyants, ils ne renient pas leur culture chrétienne et qu’ils y sont même attachés. Il y a, là encore, des signes positifs, la religion catholique constituant l’un des principaux cadres ayant permis à la société française d’être ce qu’elle est.

    Cependant il nous semble que la manifestation a émis également des signaux moins positifs.

    C’est pour défendre l’institution de la famille que les manifestants se sont mobilisés. Or le projet de mariage homosexuel ne doit pas être analysé nous semble-t-il comme concernant la seule institution familiale. Comme nous le notions dans un article précédent, il s’inclut bel et bien dans un projet global, qui vise à démanteler l’ensemble des principaux cadres traditionnels de la société française : la famille certes ; mais aussi la religion catholique ; la nation, enfin, avec ses frontières, son État souverain et sa population historique de race indo-européenne.

    La majorité des manifestants du 13 janvier ne partagent probablement pas cette analyse. Défendant l’institution familiale en tant que telle, ils n’ont pas conscience qu’ils sont confrontés en réalité à un projet de société alternative, conçu par les partisans de la « modernité » agressive. Il nous semble dès lors que ces manifestants manquent de lucidité et ne saisissent pas les enjeux véritables.

    C’est ainsi que, pour la plupart, les manifestants hostiles au mariage homo ne sont pas de ceux qui se mobilisent pour défendre la nation et pour s’opposer aux agressions dirigées contre elle, en particulier les politiques d’immigrationnisme et de mondialisation. Et pourtant, sans la protection du cadre national, tout ce à quoi tiennent les manifestants, la religion catholique et la famille chrétienne en premier lieu, seront le moment venu menacés et attaqués.

    Pire, les réseaux catholiques qui ont suscité la manifestation soutiennent par ailleurs activement les principales options et décisions stratégiques du Système : l’immigrationnisme et l’universalisme. Les analyses des milieux catholiques sont assises sur la lecture conciliaire de l’Évangile, victimaire et mortifère, qui nous paraît profondément erronée. Les milieux catholiques commettent ainsi une tragique erreur d’analyse, sur les plans aussi bien philosophique que géopolitique, et appuient une évolution dont ils seront probablement les premières victimes.

    Les choix électoraux des manifestants révèlent également leur manque de lucidité. La plupart d’entre eux votent pour l’UMP ou les partis centristes. Ils estiment n’avoir rien de commun avec les nationalistes. Le Front national, en particulier, appartient pour eux au « camp du mal », au même titre que le mariage homo. C’est ici que l’aveuglement volontaire des manifestants apparaît le plus patent. Certes une partie de l’UMP s’est déclarée hostile au mariage homosexuel (comme l’a fait également le FN, dont certains dirigeants, mais pas tous malheureusement, ont participé à la manifestation).

    Mais en dépit de sa position critique sur le mariage homosexuel, l’UMP reste avant tout l’une des deux ailes du conglomérat UMP-PS, les deux partis étant d’accord pour mener à tour de rôle les mêmes politiques mondialistes, libérales et immigrationnistes.

    Les débats sociétaux comme celui provoqué par le projet de mariage homo ont pour fonction de camoufler l’accord profond de la classe dirigeante sur la plupart des sujets : en organisant des débats factices au sein de l’oligarchie, il s’agit de donner à l’électorat l’impression qu’une véritable alternative continue à exister entre gauche et droite. Jusqu’à présent les manifestants du 13 janvier et l’ensemble des électeurs de droite se laissent prendre à cette mise en scène, pourtant poussiéreuse et vieille de plus de trente ans.

    • La nostalgie de la France d’avant

    La manifestation réunissait une population qu’il était extrêmement agréable de côtoyer. Des jeunes parents enthousiastes, des personnes âgées dynamiques, des enfants, des religieux, certains en soutane, des jeunes, en grand nombre, notamment parmi ceux qui ont assuré l’encadrement du défilé. Des gens bien mis pour certains ; une collection de gens ordinaires pour l’essentiel. Une foule calme, polie, bien élevée, souriante, bienveillante.

    Joyeuse sans énervement. Sure de ses convictions sans ostentation ni méchanceté. Nulle agressivité. Aucune provocation. Si elle scandait volontiers « on va rien lâcher », la foule avait du mal à entonner les slogans un tant soi peu agressifs et se contentait de sourire lorsque les organisateurs lançaient les « Hollande t’es foutu » ou les « si tu savais où on se le met… ».

    Aucun débordement n’a eu lieu. Pas de tags. Pas d’abribus cassé. Pas de voitures abîmées. Aucune violence. Le service de la voirie de la mairie de Paris a avoué qu’il n’avait jamais eu aussi peu de déchets à ramasser après une manifestation. Les forces de l’ordre, aussi sereines et détendues que les marcheurs, ont qualifié la manifestation de «  mer d’huile ».

    Un autre aspect ne pouvait que frapper les observateurs et les participants eux mêmes. Il n’y avait là aucun immigré. Il n’y avait même pas de couples mixtes. Les manifestants constituaient une population parfaitement homogène, une population « de souche », une population, pour dire le mot, intégralement blanche.

    La manifestation, qui plus est, se déroulait dans les beaux quartiers bourgeois agréables à traverser. Sans les tags. Sans les barres, les tours et les grands ensembles de l’urbanisme concentrationnaire qui caractérise la seconde partie du vingtième siècle. Sans les mendiants agressifs. Sans les campements sauvages de Roms près des bouches de métro.

    Pour toutes ces raisons, la journée fut spécialement plaisante, en dépit du froid et des heures passées à piétiner. Ont défilé dans la bonne humeur les représentants d’une société qu’on pouvait croire disparue et qui existe encore.

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  • Des archéologues ont découvert des puits vieux de 7000 ans en Allemagne

    Les archéologues ont trouvé ce qu’ils estiment être les plus anciens puits d’eau en Europe en Allemagne de l’Est. Vieux de 7000 ans, ils rangent leurs bâtisseurs parmi les premiers charpentiers connus de l’Histoire.

    puis Allemagne 7000 ans

    Excavé plus tôt cette année en dehors de Leipzig, en Saxe, des scientifiques de l’Université de Fribourg ont pu dater le bois utilisé pour l’alignement du puits et le dater entre 5206 et 5098 avant notre ère – le début de l’âge de pierre.

    Les quatre puits, qui atteignent sept mètres dans la terre et ont probablement été utilisés pour fournir un petit village en eau fraîche, ne correspondent pas avec ce que les historiens croyaient l’homme capable de faire à ce moment-là. La découverte semble indiquer que les premiers colons de la région ont travaillé le bois bien avant l’invention des outils en métal, et indique un niveau de vie beaucoup plus élevé qu’on le pensait initialement pour ces premiers colons de l’âge de pierre. Les techniques élaborées de travail du bois rendent ce constat encore plus évident – les coins du puits avaient été tenus assez serrés pour subsister 7.000 années sous terre – « c’était une grande surprise », a déclaré Willy Tegel, l’archéologue qui a dirigé l’équipe.

    Les historiens savaient déjà que la société dans la région avait connu une période de prospérité autour de 5000 avant notre ère, quand les chasseurs-cueilleurs ont commencé à s’installer dans les villages. Mais seules de rares choses de l’époque ont survécu car elles étaient surtout faites de bois. Protégés de l’air et sous le niveau de l’eau, les murs en bois des puits ont cepenant résisté à l’épreuve du temps. Et maintenant, les historiens vont devoir commencer à réviser leurs présomptions entourant l’âge de pierre. « Dans les reconstitutions, les maisons de cette époque ont sans doute été sous-estimée », a déclaré Tegel, dont les conclusions ont été publiées dans la revue académique PIOS ONE cette semaine.

    The Local

    (Traduction)

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