30 avril 2013 Ce soir, les veilleurs parisiens se sont rassemblés au Louvre :
Puis, ils se sont levés et marchent dans Paris :
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30 avril 2013 Ce soir, les veilleurs parisiens se sont rassemblés au Louvre :
Puis, ils se sont levés et marchent dans Paris :
Le débat sur le mariage homosexuel qui a accaparé l’actualité au cours des derniers mois tend à apparaître comme un débat franco-français lié à l’affrontement des partis et des sensibilités propres à l’Hexagone et l’outre-mer français. Il a pourtant une dimension internationale déterminante. Il n’est même, d’un certain point de vue, que l’un des champs de bataille dans une guerre non déclarée qui fait rage dans une grande partie du monde, pas seulement occidental.
En même temps que les parlementaires français débattent de la loi Taubira, en effet, le mariage unisexe fait la une aux États-Unis avec le recours auprès de la Cour suprême contre l’État de Californie qui a interdit le « mariage gay » par référendum (et un autre recours, le cas Wilson, tendant à faire reconnaître un « mariage » lesbien conclu au Canada).
Si la Cour suprême annule la décision de l’État de Californie comme contraire aux droits de l’homme, le mariage homosexuel qui, jusqu’ici, n’avait été admis que par neuf États sur 50 [1], deviendrait obligatoire sur tout le territoire de l’union. La décision de la Cour suprême est attendue pour la fin juin.
Le business gay
Une des dimensions de cette bataille particulièrement âpre est l’intervention massive des plus grandes sociétés américaine en faveur du mariage homosexuel. 278 d’entre elles ont signé un mémoire déposé à la Cour suprême en tant qu’amici curiae (une procédure propre aux États-Unis, qui permet à des tiers, « amis de la Cour », de donner leur avis dans une affaire) lui demandant instamment d’admettre cette revendication.
Parmi les signataires, rien que du beau linge : Apple, Bain & Co, Bank of New York Mellon, Black Rods, CBS, Facebook, Goldan Sachs, Jet Blue, Johnson & Johnson, Starbuck, Twitter, Viacom, Walt Disney. Tous les secteurs sont représentés mais d’abord la banque et la communication.
Ce mouvement des grandes sociétés en faveur du mariage homosexuel se fonde sur l’idée que le reconnaître serait « bon pour le business ». Il est, au dire d’observateurs, un fait nouveau, illustrant l’emprise croissante de la culture « gay » sur l’Amérique des affaires.
La bataille qui fait rage outre-Atlantique va jusqu’à des campagnes de boycott commercial par l’un ou l’autre des camps. Que dirait Disney si les familles nombreuses qui peuplent notre Manif pour tous boycottaient Disneyland ?
Relativement discret dans son premier mandat, le président Obama est aujourd’hui ouvertement engagé du côté des partisans du mariage homosexuel.
Socialisme et grand capital
On peut mettre l’engagement d’une partie du business américain en parallèle avec l’aide que reçoit de sociétés comme Microsoft ou Ernst &Young, la Fondation Terra Nova, proche du Parti socialiste et ardente promotrice des réformes sociétales.
Un rapport récent de cette fondation avait attiré l’attention en 2011 car il proposait que le Parti socialiste prenne définitivement ses distances avec ses appuis historiques, classe ouvrière ou fonctionnaires, pour se tourner vers « une nouvelle alliance des diplômés, des jeunes, des minorités , des femmes, des urbains et des non-catholiques, tous supposés tournés vers l’avenir et adeptes du libéralisme culturel ».
De ce côté de l’Atlantique, la fondation socialiste n’effraye pas non plus le grand capital : Areva, Air France, Casino, EADS, Suez, Sanofi, Vivendi lui apportent leur soutien.
On s’est interrogé sur le financement des femens, ces jeunes femmes venues d’Ukraine pour perturber les manifestations anti-mariage unisexe en France. Il semblerait que pour une jeune femme de ce pays encore très pauvre, où le taux chômage est élevé, la condition des femmes très difficile (notamment en raison de l’alcoolisme, générateur de brutalités), il y aurait d’autres priorités que la condition des homosexuels en France (si tant est que sa promotion aille de pair avec la cause féministe, ce qui reste à prouver).
D’autant que vivre à Paris coûte cher. Mais elles y recevraient pour ce faire un salaire représentant trois fois le salaire moyen ukrainien !
Qui paye ? Parmi les financeurs possibles de ce mouvement, on cite le nom de George Soros, le milliardaire américain dont la Fondation pour une société ouverte s’attache à promouvoir la démocratie et surtout les idées libertaires en Europe de l’Est. Elle a pris pour cible depuis quelques années, le régime de Poutine, encore trop attaché à son gré aux valeurs chrétiennes et patriotiques.
Le Parti socialiste entretient, quant à lui, des liens suivis avec la galaxie du parti démocrate américain, en particulier la National endowment for democracy, fondation chargée de promouvoir à travers le monde la vision américaine « libérale » de la démocratie.
La France sous surveillance
C’est dire que ce qui se passe en France en matière de droits des homosexuels est observé attentivement par des forces internationales aussi puissantes que vigilantes. Pierre Berger, qui a osé dire : « Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? » et dont on connaît l’engagement en faveur des LGBT, est, sur ces sujets, pleinement en phase avec George Soros.
Ces forces, largement relayées à la commission de Bruxelles, ne séparent pas ce qui est libéral de ce qui est libertaire. La France était, à leurs yeux, en retard sur les deux plans. Elles attendaient du gouvernement Hollande qu’il « modernise » la France sur le double plan social et sociétal.
Sur le plan social, il s’agissait de remette en cause une législation protectrice héritée d’un siècle de politique social-démocrate, Le projet de loi « sur la sécurisation de l’emploi » est un pas dans ce sens mais jugé encore trop timide. Sur le plan sociétal, on attendait bien sûr de lui qu’il fasse adopter à la France le mariage dit « gay ».
Pressé par ces puissants mentors, Hollande, ces derniers mois, a paru un peu mou sur l’un et l’autre dossier. Il ne serait pas étonnant qu’on l’ait mis en demeure de faire rapidement ses preuves, ne serait-ce que pour améliorer son image internationale désastreuse.
François Hollande a pris la décision, immédiatement après le vote du Sénat, d’accélérer le passage en force de la loi Taubira. On a d’abord pensé qu’il voulait par-là se débarrasser vite d’une question épineuse. Mais cette accélération est en phase avec le calendrier mondial de la question.
Suspecte précipitation
N’en déplaise à ceux pour qui la France n’est plus qu’un pays de second rang sans influence, l’adoption du mariage homosexuel chez nous pourrait avoir un impact sur les décisions attendues de la Cour suprême. Si la loi n’avait été votée qu’à l’automne, comme il en avait d’abord été question, elle serait, à cet égard, venue trop tard.
Si dans le courant de cet été l’adoption de la loi française se conjuguait avec une décision de la Cour suprême favorable au lobby « gay », l’équilibre mondial basculerait de manière décisive en sa faveur. Jusqu’ici en effet, contrairement à ce que prétend la propagande homosexuelle, seuls de petits ou moyens pays, au total 11 sur 200[2], avaient adopté cette forme de mariage ; les grandes puissances étaient toutes réticentes.
L’adjonction à la liste de deux pays comme le États-Unis et la France serait une victoire emblématique pour les partisans de la révolution libertaire ; la phase suivante, la destruction définitive du mariage pourrait être rapidement engagée.
Mais nous savons qu’en France, la décision ultime est désormais entre les mains du Conseil constitutionnel. Nous voyons par tout ce contexte combien sa responsabilité est lourde.
Abandon du mariage gay en Colombie
En Colombie, une proposition de loi autorisant le mariage entre personnes du même sexe vient d’être abandonnée mercredi 24 avril. Le Sénat a repoussé très largement ce texte qui ne pourra pas être transmis à la Chambre des députés, où il aurait dû être validé en dernier ressort. Bogota avait adopté le principe des unions civiles entre homosexuels en 2011. La Cour constitutionnelle avait fixé au parlement un délai pour décider ou non d’étendre cette législation aux mariages.
Notes :
[1] Plus le district fédéral de Columbia (ville de Washington) et trois tribus indiennes.
[2] Sept monarchies : les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark, la Norvège, la Suède, l’Espagne, le Canada et quatre républiques : l’Islande, le Portugal, l’Afrique du Sud et l’Argentine, à quoi s’ajoutent certains États des États-Unis, du Mexique et du Brésil (qui sont aussi des États unis).
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Le 29 mai 2005 les Français ont eu à se prononcer par référendum sur la question qui leur était posée : « Approuvez- vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l'Europe ? » Près de 55 % de votants ont dit non. Vous pouvez être fier, mon cher ami, de la campagne que vous avez menée courageusement, sans faiblir. Une fois encore l'Action française a servi la France. Elle a fédéré les bonnes volontés. vous avez appliqué avec intelligence et loyauté, dans la clarté, notre principe d'action. Drapeau déployé, vous avez travaillé, sans équivoque, aux côtés de ceux qui – même nos ennemis sur bien des points – voulaient eux aussi empêcher une faute grave, qui mettait en péril de mort l'existence de notre nation.
Ainsi, grâce à vous, avons-nous fait notre devoir, et avons-nous montré, par l'ouverture de notre action, le chemin de l'unité et de la réconciliation françaises.
Le lendemain du vote, le lundi 30 mai était le jour anniversaire du bûcher de Rouen, puisque c'est le 30 mai 1431 que Jeanne d'Arc a été brûlée vive, sur la place du marché, pour avoir obéi à ses voix en empêchant la fusion du royaume de France avec l'Angleterre.
N'est-ce pas un signe ? Sainte Jeanne d'Arc est morte, martyre et victorieuse, pour avoir combattu pour la pleine souveraineté de la France. Nous avons suivi son exemple. En ce début du XXIe siècle l'échec d'une politique suicidaire, criminelle, reprend et continue l'action providentielle qui, six siècles plus tôt, assura l'indépendance, l'existence, de notre patrie.
Une pensée s'impose à moi. Je vous la soumets. Car il convient à présent de tirer les leçons que comporte l'événement de mai 2005.
Une enfant héroïque
Un grand nombre de gens connaît mal, ou ignore, l'histoire de Jeanne d'Arc. Beaucoup n'ont pas réfléchi sur la vie, merveilleuse et pure, d'une enfant héroïque, d'une jeune fille de notre terre, de notre lignage. Ils ignorent bien des obstacles qu'elle dut surmonter ; les choix politiques qu'elle fit ; l'importance exceptionnelle, déterminante, du sacre... Victoires, capture, emprisonnement... Procès de condamnation ; procès de réhabilitation... Canonisation... que de sujets de méditation ! Or nous, d'A.F., nous sommes des Compagnons de Jeanne. Nous méritons ce titre gagné en premier, par Maurice Pujo, votre père, par Maxime Real del Sarte, par Charles Maurras,... par les dix mille jours de prison de nos aînés d'avant 1914. Nous sommes qualifiés. Obligés.
Un même élan du coeur et de l'esprit a poussé nos anciens, il y a un siècle, à se grouper, à créer un journal, des revues, un institut, des équipes de camelots, pour défendre sur tous les terrains la France attaquée dans son histoire, à l'école, à l'armée, en justice, et combattre de prétendus intellectuels et des germanisants.
L'image de Jeanne a rassemblé une foule de jeunes gens, qui, peu après, en 1914, devaient sacrifier leur vie. Avant que l'Église l'eût élevée sur ses autels, elle était à leurs yeux la sainte de la Patrie.
Il faut lire, comme moi dans mon enfance, l'édition destinée à l'école primaire, des pages écrites par Michelet. (Le livre s'était imposé en dépit de l'hostilité d'universitaires sectaires, tel Thalamas.) Jules Michelet avait été bouleversé par la parution du travail scientifique de Jules Quicherat, le Procès de condamnation et de réhabilitation de Jeanne d'Arc. L'âme ardente, pure, inspirée, et l'héroïsme de la Pucelle d'Orléans ont ému aux larmes Michelet.
L'historien avait pris connaissance des documents authentiques. En effet – la chose est inouïe – nous possédons mot à mot chacune des paroles dites par l'accusée, chacune des questions qui lui ont été posées, chacune de ses réponses. La plus fidèle et la plus complète des sténographies est à notre disposition. Des notaires, c'est-à-dire des greffiers, prenaient par écrit tout ce qui était dit au tribunal. Immédiatement. Puis, l'audience terminée, ils comparaient leurs textes afin de corriger la moindre erreur. Après quoi ils dressaient le procès-verbal, le compte-rendu intégral soigneusement contrôlé. Ceci, en langue française, tels que les propos avaient été ténus. Ensuite, comme le procès devait être tout entier rédigé en latin, le compte-rendu français était traduit phrase par phrase, le texte original français avait ainsi son double en langue latine, officielle. L'une et l'autre versions se confirmaient en se comparant. Les écrits sont là, en plusieurs exemplaires authentifiés, certifiés conformes par les magistrats et les notaires alors en fonction. Quelle merveille ! Ces documents ont passé les siècles, immuables.
Puis le procès en réhabilitation fit entendre à nouveau les juges et les témoins survivants. Ce procès du procès projetait une nouvelle lumière critique.
L'essence de la politique
Si je vous rappelle, mon cher ami, ces choses que vous savez, ce n'est pas pour ressasser une gloire passée, ni me faire l'écho des manifestations que l'A.F. organise depuis un siècle. C'est parce que l'actualité oblige à l'action. Il faut trouver les moyens d'apprendre au peuple français – pour qu'il devienne conscient et fier de lui-même – l'essence de la politique inspirée par le Ciel à Jeanne d'Arc.
En servant Jeanne nous sommes utiles, car nous servons l'histoire et l'avenir ; nous faisons soit découvrir soit approfondir une doctrine de salut public, celle de l'A.F. Nous reprenons le combat de la Pucelle d'Orléans en l'adaptant au temps présent. Il faut protéger notre existence, en recherchant la concorde et la paix avec les autres nations. « Tu aimeras le prochain comme toi-même ».
À l'occasion, soit de manifestations habituelles (fêtes des rois, Cortège traditionnel..) soit d'événements ou d'incidents, il y aurait lieu de former des rassemblements, de donner des conférences étudiées. Cela, plusieurs fois par an. Les thèmes et les occasions s'offrent, nombreux : fêtes des rois, fête de Jeanne d'Arc, anniversaire de la délivrance d'Orléans ou des autres villes libérées (Beaugency, Patay...), même le 14 juillet, – le sacre de Reims, Paris, Compiègne, l'emprisonnement, les procès, la littérature (Péguy !), l'histoire, le culte voué à la Libératrice...
Politique d'abord
Sans entrer dans les détails, il y a , parmi de nombreux sujets de réflexion, certains d'une très haute importance.
Ainsi, Maurras a souligné la stratégie de Jeanne préférant hâter la marche sur Reims plutôt que de couper l'armée anglaise de ses bases. Ce choix se justifiait par ses avantages politiques. À la place de succès militaires dont l'intérêt immédiat était évident, Jeanne a préféré le sacre qui consacrait l'autorité souveraine, force supérieure aux autres. Politique d'abord !
Une étude paraît mériter tous nos soins. Jeanne d'Arc a rejeté toutes sortes de solutions, même celle qui paraissait la plus avantageuse, la plus sûre, et qui, réunissant des forces et des intérêts puissants, semblait logique, naturelle et juste. Elle avait mission de Dieu de bouter l'Anglais hors de France.
L'alliance de la France et de l'Angleterre apportait aux deux royaumes la paix et la puissance. Elle mettait fin à la guerre. Elle fondait les deux États en un seul, plus riche et plus fort que chacun d'eux. Tout était avantage. Et même la France y gagnait : le Roi de France avait été le suzerain ; les rois d'Angleterre étaient d'origine française. Ils pouvaient, ils devaient s'entendre. Dans ses périodes de lucidité Charles VII laissait se faire une politique matrimoniale allant dans ce sens de l'union. Isabeau de Bavière rendait impossible au dauphin Charles l'accession au trône. La voie royale d'une paix enrichissant les deux royaumes s'offrait aux sages. La Sorbonne était favorable.
Les rébellions de toutes sortes, celles des grands, celles des insurgés comme les Cabochiens après Étienne Marcel, manifestaient la gravité et la généralité du mal. Le meurtre était partout. Pour en terminer avec une lutte qui n'en finissait pas il fallait que les deux pouvoirs en conflit s'entendissent.
C'eût été la mort de la France. L'histoire de Jeanne d'Arc est celle du miracle français.
L’Action Française 2000 du 15 septembre au 5 octobre 2005
Les Français sont davantage contaminés par les pesticides que les Allemands, les Américains ou les Canadiens. C’est ce qui ressort d’une étude révélée vendredi par l’Institut national de veille sanitaire (INVS) et réalisée dans le cadre d’une grande enquête sur la nutrition et la santé des Français réalisée en 2006-2007.

Exposition de la population française aux substances chimiques de l’environnement
Pour la première fois l’INVS a mesuré la concentration de pesticides dans notre organisme. En se basant sur un échantillon de 400 personnes, les résultats des études de concentrations urinaires révèlent des niveaux de pesticides particulièrement élevés.L’INVS estime qu’une “attention particulière doit être portée aux pesticides organophosphorés et pyréthrinoïdes pour lesquels les niveaux Français semblent être parmi les plus élevés en référence à des pays comparables“.
“La consommation de certains aliments et l’utilisation domestique de pesticides (traitements antipuces ou dans un potager) influençaient de façon notable les concentrations“.
Enfin, si la concentration moyenne de PCB a été divisée par trois en 20 ans (1986-2007) dans les analyses de sang, il y a encore 13% des femmes en âge de procréer (18-45 ans) et moins de 1% des adultes, qui avaient en 2007 des niveaux supérieurs à ceux recommandés par les autorités sanitaires.
Plus de 90% des pesticides sont utilisés dans l’agriculture, le reste par des jardiniers amateurs et pour usages collectifs, comme les voies ferrées. Ces derniers mois plusieurs études ont révélé les risques de l’exposition aux pesticides, en particulier chez les agriculteurs et les viticulteurs.
Mi-mars 85 médecins limousins signaient un appel contre les pesticides : trop de “signaux de danger sont au rouge : cancers, maldie de Parkinson, troubles de la fertilité…”
Télécharger le rapport ( PDF 3,46Mo)
« Il est indispensable de démonter pièce par pièce le véhicule funèbre du trotskisme. Il faut dresser son bilan historique, falsifié par lui-même avec le même cynisme crapuleux que le stalinisme, son frère ennemi »
Entretien avec Patrick Gofman, auteur du livre Le Trotskisme dégénéré (éditions Les Bouquins de Synthèse nationale)
Naufrage avec son concurrent stalinien
Pourquoi la chaloupe trotskiste coule-t-elle avec le Titanic stalinien ? Parce qu’elle est à sa remorque ! Depuis 1938, le trotskisme, dans ses mille et une chapelles, se présente comme la direction alternative du prolétariat révolutionnaire mondial. La disparition du pouvoir soviétique, l’effondrement électoral et moral du PCF devrait donc ouvrir un boulevard aux trotskistes ? Eh bien, non. Les remous de l’immense naufrage stalinien entraînent vers le fond les frêles esquifs de son opposition de gauche. Patrick Gofman décrit ici avec précision, brièveté, références, humour et cruauté, les dégénérescences parallèles des staliniens et des stalinains, leur choc fatal avec l’iceberg de l’Histoire, leurs derniers gargouillis dans l’eau glaciale.
Eh bien, Monsieur Gofman, vous tirez sur les ambulances, à présent ?
Les corbillards, vous voulez dire ? Oui, c’est bien triste. Mais il est indispensable de démonter pièce par pièce le véhicule funèbre du trotskisme. Il faut dresser son bilan historique, falsifié par lui-même avec le même cynisme crapuleux que le stalinisme, son frère ennemi.
Mais quelle importance ?!
Le stalinisme et son appendice trotskiste se sont emparés d’un mythe – utopie ou uchronie, si vous préférez – permanent et fondamental de l’humanité : le communisme. « Partageons tout en frères ». Ils ont souillé, défiguré, empoisonné ce beau rêve. Il ne faut pas permettre que l’ultra-libéralisme mondialiste l’enterre pour mille ans avec ses falsificateurs.
De quoi vous mêlez-vous ?
De mes oignons. J’ai donné ma jeunesse (1967-79) au trotskisme, dans sa variante « lambertiste », la plus sectaire et dogmatique. Mon expérience et ma documentation m’autorisent à montrer la dégénérescence et la nature criminelle du bolchevisme intégriste. Du moins, je veux ouvrir la voie à des historiens plus compétents, tout comme mon roman Cœur-de-Cuir (Flammarion, 1998) a été suivi d’autres révélations.
(propos recueillis par Fabrice Dutilleul).
Le trotskisme dégénéré de Patrick Gofman, 160 pages, 18 euros, éditions Les Bouquins de Synthèse nationale, dirigée par Roland Hélie.
Commande par internet (paiement 100 % sécurisé par paypal ou carte bancaire) sur notre site www.francephi.com.
Colloque de l’Institut de géopolitique des populations – 13 avril 2013
Immigration et élections : la droite pourra-t-elle encore gagner ?
Les État-Unis perdent leur peuplement d’origine européenne et tout s’exprime en termes de race
Communication de Jared Taylor
Journaliste politique américain
La chute de l’Empire, c’est pour quand ?
Si l’on en croit les preppers (les « survivalistes »), c’est pour bientôt. Au moins 8 millions d’Américains sont persuadés que l’Amérique va connaître sous peu un effondrement dû à une calamité telle qu’un ouragan, un séisme ou encore un effondrement de l’économie qui dégénérera en guerre civile.
Pour Jared Taylor, invité par Yves-Marie Laulan, président de l’Institut de géopolitique des populations, le risque encouru par les Américains est tout autre : « Les États-Unis sont en train de cesser d’être un pays de peuplement européen. »
En d’autres termes, les États-Unis perdent petit à petit et continueront à perdre leur population blanche au bénéfice d’une immigration galopante, à tel point qu’en 2044 cette population sera minoritaire. Mais, contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas la population noire, ancrée depuis de nombreuses décennies sur le territoire, qui se développe : elle est quasiment stable. Ce sont les Hispaniques qui rapidement deviendront majoritaires, provenant des pays de l’Amérique latine et plus encore du Mexique voisin, ceux que l’on appelle les mestizos.
Evidemment, ce changement de population va modifier le mode de vie américain et notamment les conceptions politiques des Etats-Unis. Taylor rappelle certaines caractéristiques du bipartisme étatsunien peu conciliables avec les « mentalités politiques très marquées entre les races ». Par exemple « les Noirs et les Hispaniques sont majoritairement d’accord avec la discrimination prétendument positive à leur égard. 60% pensent qu’elle est nécessaire, tandis que seulement 20% des Blancs sont d’accord ». Il en est de même pour l’identification : « Quand on demande à des Hispano-Américains quelle est leur identité nationale ou ethnique principale, 51% disent que c’est leur pays d’origine : Mexique, Guatémala, … 24% disent que leur identité principale est hispanique ou latino, et seulement 21% se considèrent américains. »
Ces conceptions différentes influent inévitablement sur les résultats électoraux présents et surtout à venir. Lors des dernières élections présidentielles, les votes des Hispaniques qui se dirigeaient généralement vers les candidats républicains se sont déplacés pour une grande part sur le candidat démocrate Obama.
À leur tour les républicains, ne pouvant pas se laisser ainsi déborder, se sont crus obligés de changer leur fusil d’épaule : « Ils ont décidé de faire appel aux non-Blancs » et surtout aux Hispaniques. Mais la manœuvre n’est pas facile : l’Hispanique pauvre ne va pas voter pour le républicain blanc, riche et appartenant à un parti qui « veut baisser les impôts sur les riches et diminuer les subventions sociales ». Taylor explique assez bien l’impasse dans laquelle les républicains se sont engouffrés.
Sa conclusion est sans appel : « L’augmentation des non-Blancs pousse les États-Unis très nettement vers la gauche. Là, il n’y a aucun doute » et « Dans une société multiraciale, la politique en tant que telle, la politique des grandes idées, de la vision ou de la philosophie, cette politique s’efface devant la politique de race. »
Taylor conclut d’une façon très pessimiste en voyant dans un avenir proche une Amérique majoritairement non blanche, souffrant de crises à répétition, ayant perdu tout sens politique.
« Comparaison n’est pas raison », dit le proverbe, mais ne serait-ce pas un peu le cas de la France ?
http://www.polemia.com
Jared Taylor, journaliste, écrivain, fondateur et rédacteur en chef du journal American Renaissance, est une des personnalités les plus marquantes du vaste univers des think tanks conservateurs américains. Il a participé aux assises « Nationalité, Citoyenneté, Identité – La France en danger » qui se sont déroulées à Paris en mars 2012.
Lire l’intervention intégrale de Jader Taylor en cliquant ici
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« Eugénie, les larmes aux yeux,
Nous venons te dire Adieu… »
Chant Légion
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| La main du Capitaine Danjou conservée au Musée de la Légion |
Sur la terre imprégnée du sang des légionnaires, le soleil ne se couche jamais.
« Nous sommes ces soldats qui grognaient par le monde
Mais qui marchaient toujours et n’ont jamais plié…
Nous sommes cette église et ce faisceau lié
Nous sommes cette race éternelle et profonde…
Nos fidélités sont des citadelles »
(Charles Péguy)