
La droite et le RN peuvent à juste titre éprouver une réelle déception devant la confiscation du vote populaire de 11 millions de Français et de ces 33 puis 37 % qui ne débouchent sur aucune majorité, suivie par l'accaparement des postes à l'Assemblée par la gauche et la macronie. L'entourloupe est si grossière qu'elle n'a pas échappé au commun des électeurs, et il suffit de s'arrêter dans n'importe quel café de France, en cette fin juillet, pour entendre au détour des conversations ce syntagme récurrent des « 11 millions ». D'ailleurs, la présidente de l'Assemblée nationale, samedi soir, sans doute consciente des ravages dans l'opinion de cet ostracisme anti-démocratique, a tenu à rassurer en déclarant qu'il n'était « pas normal » que le Rassemblement national ait été écarté du bureau et que sa voix « serait entendue ».