Presque au moment même où, dans une de ces mises en scène que les États-Unis aiment tant, on apprenait que Nicolás Maduro avait été appréhendé par la Delta Force au terme d’une expédition aérienne digne d’un blockbuster, un raid conjoint des armées française et britannique visait un dépôt d’explosifs dans la région de Palmyre, en Syrie. Cette zone abrite encore des combattants de ce qui fut jadis le califat autoproclamé de l’État islamique en Irak et au Levant (en arabe, « Ad-dawla-l-islamiya fil Iraq wa as-Sham », Daech en forme courte). Cette coïncidence temporelle est à la fois rassurante quant aux capacités d’action interalliées et cruelle pour ce qu’il reste des puissances européennes.






