
Marine Le Pen vient de déclarer qu’il n’était pas dans le programme du RN de quitter l’Europe. Sa normalisation avec le reste des partis qui se disent « de gouvernement », est donc terminée. Quid de sa base et de ses maires qui ont enlevé le drapeau européen des mairies ? Quid du Non de 2005, volé par les partis classiques ? Elle ne parle même pas d’un débat, d’un référendum, elle qui dit vouloir redonner au peuple le pouvoir de décider… pourquoi éviter ce sujet ? Il est vrai que bon nombre de ses cadres vivent désormais grâce à cette Europe, on ne mord pas la main qui vous nourrit ! Pour se défendre de cet alignement, elle nous ressort l’éculé argument de changer les orientations de l’intérieur ! Vaste fumisterie, si c’était possible, ce serait déjà fait. Depuis 30 ans, cette argumentation est utilisée par tous les partis qui renoncent à la rupture. Mais les faits sont têtus : les traités verrouillent les politiques économiques, les règles de majorité empêchent toute réforme profonde, les institutions ne sont pas conçues pour être modifiées, Jacques Attali l’a d’ailleurs expliqué très clairement. C’est un système autobloquant, à sens unique, imaginé pour entraver toute remise en cause.






