
Source : https://www.francetvinfo.fr/
Pour réussir le déconfinement, le gouvernement table sur 700 000 tests virologiques par semaine. L’enquête de la cellule investigation de Radio France montre que cet objectif sera très difficile à atteindre. Révélations sur les véritables chiffres du dépistage, et sur des robots de test chinois installés dans la plus grande improvisation.
"Testez, testez, testez." Depuis le 16 mars 2020, c’est le message très clair martelé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Mais en France, les retards s’accumulent dans l’organisation de ce dépistage, poussant même le gouvernement à mandater un cabinet privé afin de l’assister "dans le développement des capacités de production nationale" de tests. Le 28 avril 2020, le Premier ministre, annonce "700 000 tests virologiques à partir du 11 mai" et la mise en place de "brigades" dans chaque département, chargées d’identifier les contacts des personnes présentant des symptômes du coronavirus Covid-19. "À la sortie du confinement, nous serons en capacité de massifier nos tests", assure Édouard Philippe. Mais qu’en est-il réellement ?
"Le nombre de dépistages a connu de fortes fluctuations au cours des dernières semaines. Il varie entre 200 000 et 270 000 tests par semaine", assure le ministère de la Santé à la cellule investigation de Radio France. Mais sur quoi reposent ces chiffres ? Difficile de le savoir. L’observatoire Géodes de Santé publique France ne centralise pas et n’actualise pas toujours ces données. Les bulletins épidémiologiques régionaux sont disparates. Santé publique France n’a pas été en mesure de nous donner un chiffre précis. Il n’existe pas de système d’information automatisé. Les manques apparaissent aussi dans les bases de données mondiales comme celle de l’université d’Oxford. La collecte des chiffres relève du parcours du combattant.
Des estimations du nombre de tests incomplètes






Voilà une affaire qui, en leur rappelant ce « bon vieux temps » où l’URSS récompensait les enfants qui envoyaient leurs parents au goulag en les dénonçant au Parti, devrait réjouir les vieux profs communistes : dans la plus pure tradition stalinienne, le ministère de l’Education nationale, que l’on aurait pu croire davantage occupé à mettre tout en œuvre pour garantir la sécurité sanitaire de nos chères têtes blondes, a en effet publié, en vue de la réouverture des écoles, plusieurs fiches de recommandations à l’intention des enseignants, dans lesquelles il leur est notamment demandé de détecter les élèves tenant des propos critiques à l’égard de l’Etat et même d’inciter ces derniers à dénoncer les « dérives » de leurs parents.