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actualité - Page 2329

  • Le réveil du nationalisme hindou contre l’islam

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    L’Inde de Narendra Modi va désormais peser de tout son poids sur le monde. Désormais, le parti au pouvoir à New Delhi est clairement hindouiste. Il est fort probable qu’il ait l’intention de consolider la position indienne au Cachemire, notamment en modifiant le rapport démographique entre les communautés. La suspension de l’autonomie de l’État du Jammu-et-Kashmir, qui passe sous le contrôle direct de l’État fédéral, lui permettra de faire intervenir l’armée de façon plus massive contre les infiltrations rebelles et d’« indianiser » la région. Cette décision prise par le président Modi, le 5 août, est dans la logique à long terme de son parti. Elle a aussi l’avantage de mobiliser le nationalisme indien dans un contexte économique décevant pour le pays. Toutefois, la République indienne est une démocratie. La Cour suprême peut condamner la décision. Le Pakistan a des alliés puissants : les États-Unis qui ont besoin d’Islamabad pour régler la question afghane, et la Chine qui occupe, elle aussi, une partie du Cachemire. Le fait que, depuis un an, le Premier ministre pakistanais soit Imran Khan, qui a mis fin à l’alternance des deux grands partis, la Ligue musulmane (sous ses deux factions) et le PPP, entrecoupée de coups d’État militaires, éclaire la confrontation d’un jour nouveau, puisque le gouvernement pakistanais apparaît relativement plus modéré que ses prédécesseurs.

    Le conflit entre les deux puissances du sous-continent issues de l’indépendance en 1947 revêt une ampleur considérable pour deux raisons : d’abord, il s’agit de deux États possédant l’arme nucléaire. Ensuite, il s’agit une fois encore d’une friction à la limite du territoire de l’islam, qui souligne la dimension historique du problème. L’Inde est un pays à la richesse culturelle inégalable, inventeur de quatre religions : l’hindouisme, le bouddhisme, le jaïnisme et enfin celle des Sikhs. Les chrétiens y sont implantés depuis l’aube du christianisme, avec les églises syriaques malabare et malenkare. Les Zoroastriens perses s’y sont réfugiés lors de l’invasion arabo-musulmane. Enfin, comme partout, l’islam a conquis une grande partie du pays par la guerre et a laissé la trace de massacres et d’une domination écrasante. Du VIIIe au XVIIIe siècle, les musulmans, Arabes, Turcs, Mongols et Afghans n’ont cessé d’envahir et de pressurer l’Inde, soit par des raids meurtriers et destructeurs dans un pays regorgeant de richesses, soit par l’établissement d’États, comme le sultanat de Delhi ou l’Empire moghol. L’effacement du bouddhisme et de ses monuments, les luttes incessantes contre les hindouistes et les sikhs, à chaque fois accompagnées de massacres, de pillages et de destructions d’édifices sacrés, ont laissé des traces dans la mémoire collective, avec les souvenirs de Mahmoud le Ghaznévide, de Tamerlan ou d’Aurangzeb. Parfois, ces États ont mieux traité les Hindous et les ont même associés à l’administration. Rares ont été les conversions non forcées, comme au Cachemire ou au Bengale. L’islam est demeuré minoritaire, à l’exception de la vallée de l’Indus et d’une partie du Pendjab et du Bengale. Les pratiques rituelles sont opposées à l’extrême : les musulmans fêtent l’Aïd el-Kebir en égorgeant un mouton sans l’étourdir préalablement, les hindouistes sont végétariens.

    Les Occidentaux, au Pakistan comme en Indonésie, ont joué l’islam contre le communisme. Ce calcul était juste, puisque l’effondrement de l’URSS a été précipité par l’échec soviétique en Afghanistan, provoqué par la résistance musulmane financée par l’Arabie saoudite, armée par les États-Unis et aidée par le Pakistan. Par la suite, on s’est aperçu un peu tard que l’on avait joué les apprentis sorciers et réveillé le monstre, l’islamisme, un monstre qui suscite à tort ou à raison des craintes et de l’hostilité chez tous ses voisins : des Balkans aux Philippines en passant par l’Afrique centrale, le Caucase, la Birmanie et la Chine. Pour les nationalistes hindous, qui souhaitent reconstruire à Ayodhya un temple voué au dieu Rama rasé par les musulmans au XVIesiècle, sur les ruines d’une mosquée qu’ils ont incendiée en 1992, l’heure de la revanche a sonné.

    Tout ce qui peut faire rentrer le génie dans sa bouteille devrait être privilégié. Les nationalismes sont les meilleures armes contre lui, en Syrie comme en Inde.

    Christian Vanneste

    https://www.bvoltaire.fr/le-reveil-du-nationalisme-hindou-contre-lislam/

  • Les preuves de la réalité du Grand Remplacement

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    Dès lors, si la réalité administrative ne change pas (la proportion d’étrangers) il est une autre réalité qui change considérablement : la réalité culturelle, politique, sentimentale, civilisationnelle. Aujourd’hui le terme « Français » a perdu beaucoup de son contenu, car on peut avoir la nationalité française sans avoir le moindre attachement à la France, en tous cas en ne participant guère à sa civilisation.

    On peut évaluer à 20 %, la part de la population qui n’est pas originaire de France ou d’Europe. Chiffre que plusieurs sources viennent confirmer. Ainsi, le CSA a reproché aux médias de ne faire apparaître dans les émissions de télévision « la diversité » que pour 18,5%, preuve qu’il considère qu’en réalité son poids démographique est bien supérieur !

    De même l’INED et l’INSEE chiffrent à 19,5 % les étrangers et descendants d’étrangers.
    Certes, ces chiffres prennent en compte les descendants d’européens parfaitement assimilés et donc ce chiffre devrait, dans une certaine mesure, être revu à la baisse. En fait, pour l’essentiel, c’est à la hausse qu’il doit être revu !
    D’abord parce que l’étude en question remonte à la période 2008-2011 et que depuis la situation s’est aggravée.
    Ensuite parce que la population d’origine extra européenne est mal connue. Un rapport parlementaire admet qu’à 30 % près, on ne connaît pas la population de Seine-Saint-Denis !
    Enfin parce que cette étude ne prend en compte que trois générations : les parents, les enfants et les petits enfants d’immigrés, supposant qu’après l’assimilation est complète. Cela était assurément vrai dans le contexte d’une immigration européenne, cela l’est beaucoup moins s’agissant d’une immigration extra-européenne.

    On prétend également que les entrées sont stables alors qu’en 2008 on a recensé 210 000 entrées et en 2018 410 000[3] entrées soit près du double !

    Ce chiffre de 20 % que j’évoquais plus haut est également corroboré par Jérôme Fourquet dans son dernier livre au titre d’ailleurs très révélateur : L’Archipel français – Naissance d’une nation multiple et divisée[4].
    Le directeur du département Opinion et Stratégies d’Entreprise de l’institut de sondages IFOP constate que 18,5 % des nouveau-nés de sexe masculin ont un prénom musulman. Ce chiffre, il faut le souligner, ne tient pas compte des prénoms ambigus et ne donne une idée que de l’immigration musulmane et non pas extra-européenne dans son ensemble, tant il est vrai que celle-ci n’est pas exclusivement musulmane.

    Autre indicateur : le test de la drépanocytose intéressant parce qu’il est effectué à la naissance et qu’il s’agit d’une maladie concernant essentiellement les extra-européens.
    Ce chiffre assurément est à prendre avec prudence car nos compatriotes antillais et une petite minorité de nouveau-nés européens peuvent être concernés, mais à l’inverse les Chinois par exemple ne le sont pas.  Ce qu’il faut retenir, c’est que ce test qui était positif pour 20 % des nouveau-nés en 2001 en concerne 38 % en 2017.

    Toutefois les chiffres de la démographie, assurément très révélateurs, sont loin de dire toute la réalité du grand remplacement. Ce n’est pas seulement une partie de la population qui change, c’est notre civilisation : la part croissante du ramadan dans la société, la charia qui devient la loi dans certains quartiers, la progression du port du voile, la généralisation du halal (50 % des animaux de boucherie qui sont abattus selon ce rite).

    II – « Le grand remplacement n’est pas voulu »

    Les médias, tout en niant l’existence du grand remplacement, affirment que l’immigration massive n’est pas la conséquence d’une volonté politique, ce qui serait une vision « complotiste ».

    Cette question mérite assurément le débat, même s’il existe des indices difficilement contestables. En premier lieu, chacun peut constater que, à rebours de l’opinion publique (ainsi que le révèlent tous les sondages), le pays légal est infiniment plus favorable aux partisans de l’immigration qu’à ses adversaires. Ces derniers n’auront pas beaucoup accès aux principaux médias ni aux grands éditeurs. En revanche, ils seront souvent accueillis devant les juridictions notamment la fameuse XVII° chambre correctionnelle !
    L’actualité fourmille d’exemples révélateurs. Ainsi, récemment, des identitaires se retrouvent 48 heures en garde à vue pour avoir manifesté pacifiquement. À l’inverse, pour un militant favorisant des entrées illégale sur le territoire, le Conseil constitutionnel fait obstacle à la loi pénale en donnant valeur constitutionnelle au principe de fraternité !

    La comparaison des moyens dont disposent les différents acteurs est également très révélatrice. L’agence européenne Frontex, en charge de la protection des frontières de l’Europe se voit attribuer moins de 500 millions d’euros, somme inférieure à celle dont disposent les associations immigrationnistes subventionnées par des milliardaires comme Soros mais aussi par des institutions publiques, comme l’Union européenne, des États et des régions.

    Alors, qui veut ce grand remplacement ? Il est vrai que de plus en plus de responsables politiques affirment publiquement vouloir limiter l’immigration mais, en la matière, le droit est pour l’essentiel de nature jurisprudentielle. Il relève donc de la Cour européenne des droits de l’homme, du Conseil constitutionnel, du Conseil d’État, de la Cour de cassation ou encore de la Cour nationale du droit d’asile.
    Cette supériorité des juridictions sur le pouvoir politique a été particulièrement bien illustrée par la question du regroupement familial : instauré par le gouvernement Chirac en 1976, le gouvernement suivant a tenté de l’abroger ; en vain, car le nouveau décret a été annulé par le Conseil d’État. Ainsi, depuis quarante ans, le regroupement familial continue de s’appliquer. De même concernant le droit d’asile prévu à l’origine pour protéger des petites minorités persécutées dans leurs pays. Il est devenu un moyen commode pour s’installer en France car les juridictions construisent, décision après décision, un droit extrêmement favorable aux étrangers. C’est ainsi que contrairement au droit commun, ils n’ont pas à faire la preuve de leurs allégations que ce soit concernant leur identité, ou pour établir la réalité des persécutions dont ils se prétendent victimes dans leurs pays d’origine.

    Est-ce à dire que les pouvoirs politiques sont impuissants ?
    En réalité, sur la question de l’immigration des mesures énergiques sont indispensables : il faut privilégier non plus les droits individuels de l’homme, mais le droit des peuples à leur continuité historique et à leur civilisation ; l’État doit cesser de subventionner les associations immigrationnistes et abroger les lois Pleven et autres qui empêchent le libre débat sur une question aussi vitale pour l’avenir de notre peuple.

    En refusant de prendre de telles mesures, gouvernement et parlement permettent, qu’ils le veuillent ou non, la poursuite du Grand Remplacement.

    Jean-Yves Le Gallou 11/08/2019

    [1] Histoire de la population française, Paris, PUF, 4 volumes, 1988

    [2] Jacques Dupâquier, (1922 – 2010) est un historien français et membre de l’Institut (Académie des sciences morales et politiques), spécialiste de l’histoire des populations et de démographie historique.

    [3] 240.000 titres de séjour délivrés, 120 000 demandes d’asile et 50 000 « mineurs isolés ».

    [4] Éditions du Seuil, Février 2019

    Crédit photo :  Irish Defence Forces [CC BY-SA 2.0] via Flickr

    https://www.polemia.com/preuves-realite-grand-remplacement-rediff/

  • Didier Maïsto : « la censure monte, la démocratie recule » (Le Samedi Politique)

     

    Revivez le meilleur de TV Libertés cet été – Depuis le début du quinquennat Macron, une atmosphère de restriction des libertés s’est abattue sur la France. La liberté d’expression est attaquée par des textes de loi qui s’enchaînent. Fake News, anonymat sur internet, tout est prétexte pour avancer à petit pas vers une censure qui ne dit pas son nom.

    Omerta sur les violences policières contre les Gilets Jaunes

    Didier Maïsto, le président de Sud Radio, a été le témoin direct de ces attaques pour avoir voulu suivre avec neutralité le mouvement des Gilets Jaunes. En dénonçant les violences policières ordonnées par le pouvoir, il est devenu une cible privilégiée. Sur TV Libertés, il revient sur cette période où la démocratie semble reculer pas à pas.

    https://www.tvlibertes.com/actus/didier-maisto-la-censure-monte-la-democratie-recule-le-samedi-politique

  • Incivilités ? Non : malfaisance

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    Deux cent quarante-huit homicides au cours des mois de mai, juin et juillet. Les causes de ce terrible inventaire sont multiples, mais l’une se rapporte notamment à l’augmentation drastique des violences intrafamiliales.

    Ce bilan, aussi lourd qu’il soit, ne fait pas oublier la quotidienneté de ces élus, de ces maires, qui devient de plus en plus stressante et menacée. Intimidations, harcèlement, insultes, violences, ils sont assaillis dans leur commune et jusque chez eux.

    Cette « pitié » pour les maires a été suscitée par l’homicide – apparemment involontaire ? – dont Jean-Mathieu Michel, maire de Signes, dans le Var, a été victime alors qu’il intervenait auprès de deux personnes déposant illégalement des gravats sur un chemin de la commune.

    Comme il se doit, le président de la République est intervenu pour appeler à être « sans complaisance et ferme » à l’encontre des « incivilités » et de la dégradation « du sens de l’État de la nation »” (Morandini).

    Incivilités est un mot faible alors qu’il s’agit, à l’évidence, de transgressions multipliées qui dépassent, et de très loin, la violation d’un savoir-vivre municipal et social pour projeter une lumière désastreuse sur l’état de notre France et de notre civilisation.

    Ce n’est plus seulement une affaire de politesse mais de malfaisance, et user du terme adoucissant d’incivilités à ce sujet est réducteur, alors, il est vrai, qu’il est parfois appliqué à des délits graves que la mansuétude a besoin de déguiser.

    Nous savons bien que ce vœu présidentiel de lutte « sans complaisance et avec fermeté » va demeurer lettre morte et qu’il rejoindra la longue liste des virtualités volontaristes.

    La tristesse politique ne tient pas qu’à cela.

    Mais surtout à l’étonnement absurde, régulièrement formulé, face, tout à coup, à l’irruption de désordres violents, d’attitudes agressives, de colères antisociales et de fureurs humaines dans tel ou tel service public, au sein de telle ou telle institution, à l’encontre de telle ou telle fonction d’autorité et de pouvoir, comme s’il en existait une seule, un seul qui soit épargné, comme si globalement le désastre n’était pas partout et le cours de cette déplorable évolution pas irréversible !

    Aussi, réclamer de la « pitié » pour les maires, focaliser sur eux laisserait entendre qu’il y aurait encore des oasis de tranquillité démocratique et d’espaces protégés alors que, précisément, la tragédie est qu’il n’y en a plus et que la République semble avoir baissé les bras et ses armes légitimes dans le combat opératoire qu’elle aurait à mener.

    Si elle-même n’avait pas masqué son impuissance, aboulie, résignation en droits, garanties, prétextes, soutien des minorités triomphantes et révérence lâche à l’égard des forces haineuses qui la détestent.

    Pourquoi les élus seraient-ils épargnés, puisque plus rien ni personne ne l’est et que le pouvoir se contente de déplorer ce à quoi il n’a plus la capacité de résister ?

    Extrait de : Justice au Singulier

    Philippe Bilger

    https://www.bvoltaire.fr/incivilites-non-malfaisance/

  • Les Gilets jaunes réclament la démission de Christophe Castaner. Il est «dangereux»

    gilets jaunes.jpgInlassablement, les Gilets jaunes manifestent pour le 39e samedi d'affilée en pleine période estivale. Les manifestants réclament la démission de Christophe Castaner et entendent maintenir la pression avant la rentrée.
    Ils ne comptent pas lâcher l'affaire. Des centaines de Gilets jaunes sont encore une fois mobilisés ce 10 août pour la 39e semaine consécutive afin de faire entendre la voix des Français les plus défavorisés.
    Les manifestants, réunis pour la plupart à Paris, réclament la démission du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, et l'arrêt immédiat de la «répression d'État». Ils exigent également, comme chaque samedi, la baisse des taxes sur les produits de première nécessité, un meilleur pouvoir d'achat, plus de justice fiscale et sociale, et l'instauration du référendum d'initiative citoyenne.

  • Pizza et bains de foule : BFM TV ébahi par Macron à Brégançon

    Le nouveau Macron est arrivé. C’est une chroniqueuse de BFM TV qui nous le dit.
    La cuvée 2019/2020 s’annonce plus près du peuple, bourrée d’humain, avec plein de morceaux de simplicité dedans… 
    Sa conduite, durant les vacances, au fort de Brégançon ne laisse aucun doute sur le sujet : le Président teste une nouvelle posture.
    L’observatrice de BFM est épatée par l’audace de la tentative : « On a appris aujourd’hui qu’il était allé dîner dans une pizzeria dimanche soir. » 
    Sans casque intégral, sans combinaison spatiale… 
    Ignorant le risque de glissade sur une olive ou une rondelle de chorizo… « Une pizzeria sans prétention, Emmanuel Macron n’a pas demandé à privatiser le restaurant. » 
    Opération qui aurait contraint les tenanciers à refuser environ 180 clients puisqu’un article de ce même BFM nous apprend que l’établissement peut en accueillir 200. 
    Eh bien non, le Macron nouvelle formule mange avec les doigts au beau milieu de la populace.
     « Mais où sont les serpentins et les langues de belle-mère, qu’on s’amuse ? », s’est écrié le Président, qui avait suivi une formation accélérée devant les chansons de Patrick Sébastien. 
    « N’en faites point trop, mon bon maître », lui a glissé à l’oreille un conseiller.
    La chroniqueuse de la chaîne d’info poursuit la description de cette ripaille élyséenne au fin fond de la normalité gastronomique : « Il s’est assis à une grande tablée familiale, ils étaient quinze, ils ont mangé de la pizza et de la glace. » 
    Des pizzas sans homard, sans caviar, sans… 
    C’est bien simple, ils ont commandé des pizzas avec rien dessus. Juste de la pâte. 
    La salle a applaudi. Il est inouï, ce nouveau Macron. 
    « C’est pas un peu lourd ? », a demandé un client. 
    « Allons, manant, l’estomac d’un chevalier En Marche ! en a vu d’autres. Tavernier, resservez-moi un peu de cette glace cuite au feu de bois ! »
    Le cascadeur de Brégançon ne s’est pas arrêté à cette expérience qui voit Franky Zapatta sur son flyboard relégué au rang de curiosité pour fête foraine. 
    La seconde preuve annonciatrice d’un changement radical d’attitude pour la rentrée est aussi cet épisode incroyable conté par la dame de BFM TV : « Cet été, c’est aussi l’occasion, pour le chef de l’État, de renouer avec les Français, il a fait récemment deux bains de foule. » 
    Deux ! Lavage et rinçage. Il a perdu la tête. 
    Des commentateurs sportifs sont sur le coup. 
    Il pourrait tenter un troisième bain. C’est le « Grand Bleu » de la poignée de mains. 
    En apnée dans les abysses des aoûtiens.
    La groupie de BFM TV, complètement ébouriffée par cette révolution macronienne, conclut sa fine analyse : « Deux bains de foule, aujourd’hui il s’invite dans une pizzeria, c’est ça aussi le nouveau Macron, le Macron plus humain de l’acte II du quinquennat. » 
    Il reste encore quelques jours de vacances au couple présidentiel pour tenter la formule moules-frites et, ainsi, passer directement à l’acte III. 
    Le suspense est à son comble. 
    Jany Leroy

    http://by-jipp.blogspot.com/2019/08/pizza-et-bains-de-foule-bfm-tv-ebahi.html

  • Quand Samuel Laurent des Décodeurs du Monde ment comme un arracheur de dents

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    Vous connaissez le slogan des arracheurs de dents ? « ça ne vous fera pas mal ». Vous connaissez Les Décodeurs que nous avons analysés fin 2014 ici et en vidéo mi 2017 là. Ils sont comme les arracheurs de dents qui vous emportent la moitié de la mâchoire sous prétexte d’un début de carie.

    Un exemple de gencive abimée dans Le Monde du 7 décembre 2018 sous la signature de Samuel Laurent sur le « Pacte migratoire de l’ONU ; itinéraire d’une intox ». On désosse avec précaution.

    Précisions méthodologiques

    Il ne viendra jamais à un esprit sensé de croire la totalité de ce qui se peut s’écrire ou se représenter sur internet. Depuis la présence des reptiliens parmi nous, l’existence de l’amant caché du pape ou l’influence des infox des lapons sur le Brexit. Il va de soi que sur le pacte migratoire voulu par l’ONU, de nombreuses inexactitudes ont été avancées sur les réseaux sociaux.

    Non, Emmanuel Macron – qui a déjà bien des soucis – ne démissionnera pas le lendemain de la signature du pacte pour laisser les pleins pouvoirs à l’ONU. Non, l’ONU « ne prévoit pas l’arrivée de 480 millions de migrants pour détruire l’Europe », elle se contente d’en préparer les conditions morales et symboliques ainsi que de proposer les cadres nécessaires pour éliminer moralement et politiquement ceux et celles qui auraient l’idée odieuse de ne pas envisager cette perspective avec ravissement. Mais rentrons dans le vif du sujet.

    Théorie conspirationniste

    Vous pensez autrement que Les Décodeurs ? Malheureux, vous tombez dans la conspiration comme l’annonce le sous-titre de l’article « Le pacte mondial pour des migrations sûres est à la base d’une théorie conspirationniste très populaire chez les gilets jaunes ». Fichtre !

    Précisons que le pacte n’est pas un traité, il a été « adopté » les 10 et 11 décembre lors d’une grand messe onusienne à Marrakech à laquelle Emmanuel Macron et Édouard philippe se sont bien gardés de se rendre, y dépêchant le très obscur Secrétaire d’État aux Affaires Étrangères Jean-Baptiste Lemoyne. Le texte sera sans doute voté définitivement et sans de nombreux pays (le dernier réfractaire étant le Brésil) le 19 décembre 2018 à New-York, siège de l’ONU. Mais que contient ce fameux pacte ?

    Commençons par son intitulé « Le pacte mondial des Nations-Unies pour des migrations sûres, ordonnées et régulières ».

    Le doux Samuel précise « une déclaration de portée symbolique, réaffirmant un certain nombre de standards, mais ne comportant aucune obligation en matière d’accueil ». Reprenons le titre et le dernier adjectif, régulièresRégulier dit notre Littré (édition 1874) « conforme aux règles naturelles, conforme aux règles naturelles, conforme aux règles de la morale ». Régulier dans le sens commun c’est aussi ce qui revient régulièrement, ce qui est habituel, ce qui est inéluctable.

    Gentil Samuel souligne le caractère non contraignant sur le plan juridique mais ajoute tout de suite que le texte « ajoute quelques déclarations de principe affirmant que les migrations sont un phénomène inévitable et qui a des aspects positifs ». Inévitable, le mot est lancé. Cela ne vous rappelle rien ?

    Margaret Thatcher TINA There is no alternative (il n’y a pas d’alternative – au néo libéralisme thatchérien – voulait-elle dire). Une portée « symbolique » qui devient en raison pratique normative. Les Européens sont condamnés aux migrations comme le forçat était condamné au bagne de Cayenne.

    Reprenons le mot « standard » et le Robert d’Alain Rey, dictionnaire historique de la langue française (édition de 1992) « Standard… par analogie a pris le sens de rendre conforme à un modèle social standard ». Il s’agit bien de rendre conformes les nations subissant l’invasion migratoire, de les standardiser.

    Reprenons aussi le mot « principe » et notre Littré, « principe… origine, cause première… ce qui opère comme un principe, proposition que l’esprit admet comme un point de départ, règle de conduite ». Même origine que princeps, prince, ce qui vient en premier. Ces principes sont donc un point de départ, des règles, qui doivent déterminer la conduite pratique des signataires et être suivis d’effet.

    Complotisme, censure, autocensure

    Tordons le cou à quelques canards hivernaux : non, l’ONU n’a pas téléphoné à Samuel Laurent pour lui commander son article. Non, Xavier Niel ou Mathieu Pigasse ne lui ont pas envoyé un courriel pour lui en indiquer le ton. Ce serait ridicule de le penser et surtout ces démarches sont parfaitement inutiles,

    Samuel Laurent n’a besoin de personne pour mentir. Il le fait de lui-même, spontanément. Il connaît les « valeurs » et la sociologie du Monde et de ses propriétaires : la mondialisation heureuse, le charmant monde libéral libertaire, l’entre soi culturel, économique et social.

    L’immigration « cool » dans les beaux quartiers et les immigrés pour les gilets jaunes. Il y adhère sans doute sincèrement, il y trouve un intérêt moral comme professionnel. Irait-il à l’encontre, il risquerait la déconsidération des ses pairs et peut-être plus.

    Ajoutons que Samuel Laurent ou Les Décodeurs ne mentent pas tout le temps, pour une simple raison d’efficacité. La pratique du mensonge exige de la mesure, des précautions, du doigté, pour vendre le pacte pour les migrations par exemple. Le mensonge pour produire un effet doit se trouver noyé dans d’autres nouvelles, celles là vérifiées. Dans la société du spectacle le vrai devient un moment du faux, disait le regretté Guy Debord. Amen.

    Ojim.fr

    https://www.alterinfo.ch/2019/08/07/quand-samuel-laurent-des-decodeurs-du-monde-ment-comme-un-arracheur-de-dents/

  • Économie mondiale : récession et retour de l’or

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    Marc Rousset

    L’or est tellement inutile par rapport au dollar, comme nous l’ont répété inlassablement pendant des années l’Amérique et le politiquement correct, qu’aujourd’hui, tout le monde en veut. Le 7 août, l’once de métal précieux a passé le seuil des 1500 dollars : un sommet inconnu depuis le plus haut de 2013 et le plus bas de 2014, suivi d’une remontée continue et irrésistible en accélération rapide. Depuis le début du mois de juin, le cours s’est apprécié de plus de 15 %. Dans un monde en quasi-récession où l’argent ne rapporte plus rien, la « relique barbare » de Keynes retrouve son statut de « valeur refuge ».

    Mario Draghi, lors de sa dernière conférence de presse à la BCE, avait confirmé « que la situation est inquiétante. On est en zone de vigilance rouge. » La croissance s’affaiblit en zone euro, plus particulièrement en Allemagne et dans le secteur manufacturier. L’Italie pourrait même connaître la récession en 2019, avec un taux de chômage de 28,1 % chez les 15-24 ans et une différence de taux d’emprunt de 2,35 % par rapport au taux allemand à 10 ans en raison de la crise politique. En Chine, on assiste à un premier repli en trois ans de 0,3 % en juillet des prix à la production, tandis que Pékin envisage des mesures de soutien supplémentaires.

    Le monde assiste à une première qui n’a jamais existé dans l’histoire économique, à savoir la folie de l’argent gratuit et des taux d’intérêt négatifs. Tout le monde veut de l’inflation pour rembourser ses dettes en monnaie de singe et une dévaluation des taux de change pour vendre davantage aux autres pays.

    La Banque du Japon et la BCE détiennent respectivement 50 % et 30 % des obligations émises par leurs gouvernements. Alors que les taux ne cessent de baisser, les obligations à rendement négatif ont dépassé, pour la première fois, la barre des 14.000 milliards de dollars, dont 1.000 milliards en augmentation accélérée pour les entreprises. Tout cela ne peut se terminer, compte tenu de la fragilité du système bancaire européen, que par un krach pire qu’en 1929, avec un effondrement de la monnaie style Zimbabwe ou Venezuela où le salaire mensuel actuel est inférieur à 8 euros.

    Une guerre des devises démarre dans le monde, suite à la nouvelle arme chinoise de dévaluation de 7 yuans pour 1 dollar, nonobstant l’arrêt de l’achat de produits agricoles américains. Il est difficile de savoir si l’« usine du monde » Chine va résister ou s’effondrer, ne serait-ce que par le risque d’exode des capitaux. La stratégie de dévaluation est donc pour elle à double tranchant. La Chine pourrait, en revanche, augmenter la pression sur les États-Unis en réduisant sa montagne de 1.000 milliards de dollars de bons du Trésor américain. Tout le monde veut également baisser les taux d’intérêt par crainte de la récession (Nouvelle-Zélande, Philippines, Inde).

    Quant à l’inversion de la courbe des taux qui a toujours précédé une crise financière et économique aux États-Unis en 1990, 2000 et 2008, elle atteint aujourd’hui le chiffre record de -0,5 %, avec un taux américain à 10 ans de 1,75 %, contre 3 % à l’automne et un taux à court terme de la Fed de 2,25 %.

    Les banques centrales européennes viennent de mettre fin à leur pacte sur l’or en s’engageant à ne plus en vendre. Depuis la crise financière de 2008, elles ont même été acheteuses nettes d’or, bien qu’en moins grandes quantités que la Russie, la Chine, la Hongrie, la Pologne, l’Égypte, le Kazakhstan, la Turquie et l’Inde. Durant la dernière décennie, les banques centrales ont acheté plus de 4.300 tonnes d’or, l’or ne représentant actuellement que 11 % des réserves mondiales.

    Selon l’économiste Ambrose Evans-Pritchard, « petit à petit, le monde se dirige vers un standard or de facto, sans aucune réunion du G20 pour l’annoncer », ce qui conforte l’analyse des experts de JP Morgan Chase comme quoi le dollar est surévalué. Comme la livre sterling après les accords de Bretton Woods en 1945, le dollar perdra progressivement son statut de monnaie de réserve mondiale (61,7 % des réserves des banques centrales aujourd’hui). La chute du dollar pourrait commencer dès fin 2019, selon JP Morgan, au fur et à mesure que le prix de l’or continuera de s’envoler.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/08/11/economie-mondiale-recession-et-retour-de-l-or-6169462.html

  • UN PILLAGE FRANÇAIS #4 : Le train