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Soros et la société ouverte contre les populations : Intervention de Lucien Cerise
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Climat : de grands scientifiques italiens jettent un pavé dans la mare
Ce texte, sous forme de pétition, a été initié par le professeur Uberto Crescenti – Professeur titulaire de géologie appliquée à l’Université G. d’Annunzio de Chieti ; Recteur de l’Université G. d’Annunzio de 1985 à 1997, président de la Société italienne de géologie de 1999 à 2005, fondateur et président de l’Association italienne de géologie appliquée et d’environnement de 1999 à 2005, fondateur et président en 2001 de l’Association italienne « géologie et tourisme ».
Il faut lire ce texte dans son intégralité.
Nous soussignés, citoyens et hommes de science, invitons avec force les décideurs politiques à adopter des politiques de protection de l’environnement qui soient compatibles avec les connaissances scientifiques.En particulier, il est urgent de lutter contre la pollution là où elle se produit, comme l’indiquent les meilleures données scientifiques.
A cet égard, il est regrettable que les connaissances mises à disposition par le monde de la recherche soient utilisées trop tard pour réduire les émissions anthropiques de polluants très répandus dans les systèmes environnementaux tant continentaux que marins.
Cependant, il faut être bien conscient que le dioxyde de carbone lui-même n’est pas un polluant. Au contraire, il est indispensable à la vie sur notre planète.
Au cours des dernières décennies, s’est répandue une hypothèse selon laquelle le réchauffement de la surface de la terre d’environ 0,9°C observé depuis 1850 serait anormal et dû aux activités humaines, en particulier à l’émission dans l’atmosphère de CO2 venant de l’utilisation des combustibles fossiles.
C’est là la thèse du réchauffement climatique anthropique promue par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations Unies, dont les conséquences seraient des changements environnementaux si graves qu’ils feraient craindre des dommages énormes dans un avenir proche, à moins que des mesures drastiques et très coûteuses soient adoptées immédiatement.
De nombreuses nations du monde ont adhéré à des programmes de réduction des émissions de dioxyde de carbone et une propagande de plus en plus virulente les invite à adopter des programmes toujours plus exigeants dont la mise en œuvre, très onéreuse pour les économies de ces Etats, serait, prétend-on, nécessaire à la maîtrise du climat et au « salut » de la planète.L’origine anthropique du réchauffement de la planète est cependant une conjecture non prouvée, déduite uniquement de certains modèles climatiques, c’est-à-dire de programmes informatiques complexes, appelés modèles de circulation générale.
Au contraire, la littérature scientifique a, mis en évidence l’existence d’une variabilité climatique naturelle que les modèles ne sont pas capables de reproduire, variabilité naturelle de mieux en mieux vérifiée.
Cette variabilité naturelle explique une part importante du réchauffement climatique observé depuis 1850.
La responsabilité anthropique du changement climatique observée au siècle dernier est donc exagérée de façon injustifiée et les prévisions catastrophiques sont irréalistes.
Le climat est le système le plus complexe sur notre planète : nous devons donc l’aborder avec des méthodes appropriées et adaptées à son niveau de complexité.
Les modèles de simulation climatique ne reproduisent pas la variabilité naturelle observée du climat et, en particulier, ne reconstituent pas les périodes chaudes des 10 000 dernières années.
Celles-ci se sont répétées environ tous les mille ans : on y trouve la période médiévale chaude, bien connue, la période romaine chaude, et généralement de grandes périodes chaudes pendant l’Optimum holocène [Il y a 8000 ans].
Ces périodes passées étaient plus chaudes que la période actuelle, bien que la concentration de CO2 y ait alors été inférieure à la concentration actuelle ; elles sont liées aux cycles millénaires de l’activité solaire. Ces effets ne sont pas reproduits par les modèles.
Rappelons que le réchauffement observé de 1900 à nos jours a, en fait, commencé en 1700, c’est-à-dire au minimum du Petit Âge glaciaire, qui est la période la plus froide des 10 000 dernières années, et qu’il correspond à un minimum millénaire de l’activité solaire que les astrophysiciens appellent minimum solaire de Maunder.
Depuis, l’activité solaire, suivant son cycle millénaire, a augmenté et réchauffé la surface de la Terre.
De plus, les modèles ne parviennent pas à reproduire les oscillations climatiques bien connues de période 60 ans environ.
Celles-ci ont été responsables, d’une période de réchauffement (1850-1880) suivie d’une période de refroidissement (1880-1910), puis d’une période de réchauffement (1910-1940), d’une période de refroidissement (1940-70) et d’une nouvelle période de réchauffement (1970-2000) semblable à celle observée 60 ans auparavant.
Les années suivantes (2000-2019) ont vu non pas l’augmentation prévue par les modèles, d’environ 0,2°C par décennie, mais une nette stabilité climatique sporadiquement interrompue par les oscillations naturelles rapides de l’océan Pacifique équatorial, appelées El Niño Southern Oscillation (ENSO), telles que celle qui a amené un réchauffement temporaire en 2015 et 2016.
Les médias affirment également que les événements extrêmes, tels qu’ouragans et cyclones, ont augmenté de façon inquiétante.
Non ! Ces événements, sont , comme de nombreux systèmes climatiques, modulés par le cycle de 60 ans que l’on vient de signaler.
Voyons, par exemple, les données officielles depuis 1880 sur les cyclones tropicaux atlantiques qui ont frappé l’Amérique du Nord : elles montrent une forte oscillation de 60 ans, corrélée à l’oscillation thermique de l’océan Atlantique appelée Atlantic Multi-decadal Oscillation (AMO). Les pics observés pendant dix ans sont comparables pour les années 1880-90, 1940-50 et 1995-2005. De 2005 à 2015, le nombre de cyclones a diminué, suivant le cycle susmentionné.
Ainsi, sur la période 1880-2015, il n’y a pas de corrélation entre le nombre de cyclones, qui oscille et le CO2 qui augmente de façon monotone.
Le système climatique n’est pas encore suffisamment bien compris.
S’il est vrai que le CO2 est un gaz à effet de serre, la sensibilité du climat à son augmentation dans l’atmosphère est, selon le GIEC lui-même, encore extrêmement incertaine.
Un doublement de la concentration atmosphérique de CO2, d’environ 300 ppm avant l’ère industrielle à 600 ppm, pourrait, dit-on, faire monter la température moyenne de la planète d’au moins 1°C à au plus 5°C.
Cette incertitude est énorme.
Cependant, de nombreuses études récentes fondées sur des données expérimentales estiment que la sensibilité du climat au CO2 est nettement moindre que celle estimée par les modèles du GIEC.
Il est donc scientifiquement irréaliste d’attribuer à l’homme la responsabilité du réchauffement observé de 1900 à nos jours.
Les prédictions alarmistes ne sont donc pas crédibles, puisqu’elles sont basées sur des modèles dont les résultats sont en contradiction avec les données observées.
Tout porte à croire que ces modèles surestiment la contribution anthropique et sous-estiment la variabilité climatique naturelle, en particulier celle induite par le soleil, la Lune et les oscillations océaniques.
Enfin, les médias ont fait passer le message qu’ il y aurait un consensus quasi unanime parmi les scientifiques sur la cause anthropique de l’actuel changement climatique et que le débat scientifique serait donc clos.
Et pourtant, nous devons tout d’abord être bien conscients que la méthode scientifique exige que ce soient les faits, et non le nombre de croyants qui d’une conjecture font une théorie scientifique consolidée.
Quoi qu’il en soit, même ce supposé consensus n’existe pas.
Les opinions des spécialistes – climatologues, météorologues, géologues, géophysiciens, astrophysiciens – sont très variables et nombre d’entre eux reconnaissent l’importance de la contribution naturelle au réchauffement planétaire observée depuis la période préindustrielle et même au réchauffement de l’après-guerre à aujourd’hui.
Il y a également eu des pétitions signées par des milliers de scientifiques qui ont exprimé leur désaccord avec l’hypothèse du réchauffement climatique anthropique.
Notamment celle lancée en 2007 par le physicien F. Seitz, ancien président de l’American National Academy of Sciences, et celle lancée par le Groupe d’experts International Non Gouvernemental sur l’évolution du climat (NIPCC), dont le rapport 2009 conclut que » la nature, et non l’activité humaine, gouverne le climat « .
En conclusion, vu l’importance cruciale des combustibles fossiles pour l’approvisionnement énergétique de l’humanité, nous suggérons de refuser d’adhérer à des politiques de réduction des émissions de dioxyde de carbone dans l’atmosphère sous le prétexte illusoire de gouverner le climat.
COMITÉ DE LANCEMENT- Uberto Crescenti, Professeur émérite de géologie appliquée, Université G. D’Annunzio, Chieti-Pescara, ancien Recteur magnifique et Président de la Société italienne de géologie.
- Giuliano Panza, Professeur de sismologie, Université de Trieste, Académicien du Lincei et de l’Académie Nationale des Sciences, connu comme le XL, Prix International 2018 de l’Union Géophysique Américaine.
- Alberto Prestininzi, professeur de géologie appliquée, Université La Sapienza, Rome, ancien rédacteur scientifique en chef de la revue internationale IJEGE et directeur du Centre de recherche sur la prévision et le contrôle des risques géologiques.
- Franco Prodi, professeur de physique atmosphérique, Université de Ferrare.
- Franco Battaglia, professeur de chimie physique, Université de Modène ; Movimento Galileo 2001.
- Mario Giaccio, professeur de technologie et d’économie des sources d’énergie, Université G. D’Annunzio, Chieti-Pescara, ancien doyen de la faculté d’économie.
- Enrico Miccadei, Professeur de Géographie, Physique et Géomorphologie, Université G. D’Annunzio, Chieti-Pescara.
- Nicola Scafetta, professeur de physique atmosphérique et d’océanographie, Université Frédérico II de Naples
SIGNATAIRES
- Antonino Zichichi, Professore Emerito di Fisica, Università di Bologna, Fondatore e Presidente del Centro di Cultura Scientifica Ettore Majorana di Erice.
- Renato Angelo Ricci, Professore Emerito di Fisica, Università di Padova, già Presidente della Società Italiana di Fisica e della Società Europea di Fisica; Movimento Galileo 2001.
- Aurelio Misiti, Professore di Ingegneria Sanitaria-Ambientale, Università la Sapienza, Roma.
- Antonio Brambati, Professore di Sedimentologia, Università di Trieste, Responsabile Progetto Paleoclima-mare del PNRA, già Presidente Commissione Nazionale di Oceanografia.
- Cesare Barbieri, Professore Emerito di Astronomia, Università di Padova.
- Sergio Bartalucci, Fisico, Presidente Associazione Scienziati e Tecnologi per la Ricerca Italiana.
- Antonio Bianchini, Professore di Astronomia, Università di Padova.
- Paolo Bonifazi, già Direttore Istituto di Fisica dello Spazio Interplanetario, Istituto Nazionale Astrofisica.
- Francesca Bozzano, Professore di Geologia Applicata, Università Sapienza di Roma, Direttore del Centro di Ricerca CERI.
- Marcello Buccolini, Professore di Geomorfologia, Università Università G. D’Annunzio, Chieti-Pescara.
- Paolo Budetta, Professore di Geologia Applicata, Università di Napoli.
- Monia Calista, Ricercatore di Geologia Applicata, Università G. D’Annunzio, Chieti-Pescara.
- Giovanni Carboni, Professore di Fisica, Università Tor Vergata, Roma; Movimento Galileo 2001.
- Franco Casali, Professore di Fisica, Università di Bologna e Accademia delle Scienze di Bologna.
- Giuliano Ceradelli, Ingegnere e climatologo, ALDAI.
- Domenico Corradini, Professore di Geologia Storica, Università di Modena.
- Fulvio Crisciani, Professore di Fluidodinamica Geofisica, Università di Trieste e Istituto Scienze Marine, Cnr, Trieste.
- Carlo Esposito, Professore di Telerilevamento, Università La Sapienza, Roma.
- Mario Floris, Professore di Telerilevamento, Università di Padova.
- Gianni Fochi, Chimico, Scuola Normale Superiore di Pisa; giornalista scientifico.
- Mario Gaeta, Professore di Vulcanologia, Università La Sapienza, Roma.
- Giuseppe Gambolati, Fellow della American Geophysica Union, Professore di Metodi Numerici, Università di Padova.
- Rinaldo Genevois, Professore di Geologia Applicata, Università di Padova.
- Carlo Lombardi, Professore di Impianti nucleari, Politecnico di Milano.
- Luigi Marino, Geologo, Centro Ricerca Previsione e Controllo Rischi Geologici, Università La Sapienza, Roma.
- Salvatore Martino, Professore di Microzonazione sismica, Università La Sapienza, Roma.
- Paolo Mazzanti, Professore di Interferometria satellitare, Università La Sapienza, Roma.
- Adriano Mazzarella, Professore di Meteorologia e Climatologia, Università di Napoli.
- Carlo Merli, Professore di Tecnologie Ambientali, Università La Sapienza, Roma.
- Alberto Mirandola, Professore di Energetica Applicata e Presidente Dottorato di Ricerca in Energetica, Università di Padova.
- Renzo Mosetti, Professore di Oceanografia, Università di Trieste, già Direttore del Dipartimento di Oceanografia, Istituto OGS, Trieste.
- Daniela Novembre, Ricercatore in Georisorse Minerarie e Applicazioni Mineralogichepetrografiche, Università G. D’Annunzio, Chieti-Pescara.
- Sergio Ortolani, Professore di Astronomia e Astrofisica, Università di Padova.
- Antonio Pasculli, Ricercatore di Geologia Applicata, Università G. D’Annunzio, Chieti-Pescara.
- Ernesto Pedrocchi, Professore Emerito di Energetica, Politecnico di Milano.
- Tommaso Piacentini, Professore di Geografia Fisica e Geomorfologia, Università G. D’Annunzio, Chieti-Pescara.
- Guido Possa, Ingegnere nucleare, già Vice Ministro Miur.
- Mario Luigi Rainone, Professore di Geologia Applicata, Università di Chieti-Pescara.
- Francesca Quercia, Geologo, Dirigente di ricerca, Ispra.
- Giancarlo Ruocco, Professore di Struttura della Materia, Università La Sapienza, Roma.
- Sergio Rusi, Professore di Idrogeologia, Università G. D’Annunzio, Chieti-Pescara.
- Massimo Salleolini, Professore di Idrogeologia Applicata e Idrologia Ambientale, Università di Siena.
- Emanuele Scalcione, Responsabile Servizio Agrometeorologico Regionale Alsia, Basilicata.
- Nicola Sciarra, Professore di Geologia Applicata, Università G. D’Annunzio, Chieti-Pescara.
- Leonello Serva, Geologo, Direttore Servizi Geologici d’Italia; Movimento Galileo 2001.
- Luigi Stedile, Geologo, Centro Ricerca Revisione e Controllo Rischi Geologici, Università La Sapienza, Roma.
- Giorgio Trenta, Fisico e Medico, Presidente Emerito dell’Associazione Italiana di Radioprotezione Medica; Movimento Galileo 2001.
- Gianluca Valenzise, Dirigente di Ricerca, Istituto Nazionale di Geofisica e Vulcanologia, Roma.
- Corrado Venturini, Professore di Geologia Strutturale, Università di Bologna.
- Franco Zavatti, Ricercatore di Astronomia, Univesità di Bologna.
- Achille Balduzzi, Geologo, Agip-Eni.
- Claudio Borri, Professore di Scienze delle Costruzioni, Università di Firenze, Coordinatore del Dottorato Internazionale in Ingegneria Civile.
- Pino Cippitelli, Geologo Agip-Eni.
- Franco Di Cesare, Dirigente, Agip-Eni.
- Serena Doria, Ricercatore di Probabilità e Statistica Matematica, Università G. D’Annunzio, Chieti-Pescara.
- Enzo Siviero, Professore di Ponti, Università di Venezia, Rettore dell’Università e- Campus.
- Pietro Agostini, Ingegnere, Associazione Scienziati e Tecnolgi per la Ricerca Italiana.
- Donato Barone, Ingegnere.
- Roberto Bonucchi, Insegnante.
- Gianfranco Brignoli, Geologo.
- Alessandro Chiaudani, Ph.D. agronomo, Università G. D’Annunzio, Chieti-Pescara.
- Antonio Clemente, Ricercatore di Urbanistica, Università G. D’Annunzio, Chieti-Pescara.
- Luigi Fressoia, Architetto urbanista, Perugia.
- Sabino Gallo, Ingegnere nucleare.
- Daniela Giannessi, Primo Ricercatore, Ipcf-Cnr, Pisa.
- Roberto Grassi, Ingegnere, Amministratore G&G, Roma.
- Alberto Lagi, Ingegnere, Presidente di Società Ripristino Impianti Complessi Danneggiati.
- Luciano Lepori, Ricercatore Ipcf-Cnr, Pisa.
- Roberto Madrigali, Metereologo.
- Ludovica Manusardi, Fisico nucleare e Giornalista scientifico, Ugis.
- Maria Massullo, Tecnologa, Enea-Casaccia, Roma.
- Enrico Matteoli, Primo Ricercatore, Ipcf-Cnr, Pisa.
- Gabriella Mincione, Professore di Scienze e Tecniche di Medicina di Laboratorio, Università G. D’Annunzio, Chieti-Pescara.
- Massimo Pallotta, Primo Tecnologo, Istituto Nazionale Fisica Nucleare.
- Enzo Pennetta, Professore di Scienze naturali e divulgatore scientifico.
- Nunzia Radatti, Chimico, Sogin.
- Vincenzo Romanello, Ingegnere nucleare, Centro Ricerca, Rez, Repubblica Ceca.
- Alberto Rota, Ingegnere, Ricercatore presso Cise e Enel.
- Massimo Sepielli, Direttore di Ricerca, Enea, Roma.
- Ugo Spezia, Ingegnere, Responsabile Sicurezza Industriale, Sogin; Movimento Galileo 2001.
- Emilio Stefani, Professore di Patologia vegetale, Università di Modena.
- Umberto Tirelli, Visiting Senior Scientist, Istituto Tumori d’Aviano; Movimento Galileo 2001.
- Roberto Vacca, Ingegnere e scrittore scientifico.
http://by-jipp.blogspot.com/2019/07/climat-de-grands-scientifiques-italiens.html
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Sylvain Tesson contre la "starbuckisation" du monde

Le quotidien Le Monde, qui n'est pas notre tasse de thé comme chacun sait, a parfois des moments de lucidité quand il ne cherche à nous imposer sa "moraline" droit de l'hommesque. Entreprenant une série sur l'état écologique du monde (physique et intellectuel), il a donné la parole - ô stupeur ! - à ce merveilleux écrivain-voyageur et fort peu progressiste qu'est Sylvain Tesson (dernier ouvrage, Un été avec Homère).
Pour télécharger l'entretien, cliquez ICI
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Impôts : 1,7 million de foyers vont devoir rendre de l’argent
Les contribuables ont jusqu’au 15 septembre pour rembourser le fisc.
Ce n’est pas parce que Gérald Darmanin avait prévenu les Français en janvier que la pilule passera plus facilement. Au début de l’année, en même temps que le prélèvement de l’impôt sur le revenu à la source entrait en vigueur, l’État avait fait une avance de 60% des crédits et réductions d’impôts. Plusieurs millions de foyers avaient alors reçu un virement conséquent sur leur compte en banque; l’avance moyenne était de 627 euros.
Le ministre de l’Action et des Comptes publics mettait alors en garde ceux qui auraient eu l’idée de dépenser totalement cet argent. Car il affirmait alors que certains devraient rendre l’argent, ou au moins une partie.
Et ce moment est arrivé pour 1,7 million de foyers fiscaux. L’avis d’imposition que Bercy envoie ce mercredi 24 juillet (ou jeudi 25) contient en effet pour eux une demande de remboursement.
Une bonne nouvelle pour 3,5 millions de foyers
Il s’agit des personnes qui avaient un crédit d’impôt récurrent en 2017 (frais de garde d’enfants, investissement locatif, dons à des associations, emploi à domicile…), mais qui ne l’ont plus (ou n’ont pas donné autant) en 2018. En janvier, le fisc avait fait comme s’ils avaient continué d’avoir ce crédit, mais la déclaration de revenus remplie en avril a marqué l’arrêt de cette ristourne fiscale. Conséquence, l’avance versée en janvier doit être remboursée.
En moyenne, cela fait 400 euros à rendre par foyer. Une somme à rembourser d’ici au 15 septembre, soit environ 600 millions d’euros dans les caisses de l’État.
“Mais il y a plus de personnes qui vont toucher de l’argent que de foyers qui vont devoir en rendre”, assure-t-on à Bercy. Plus de 3,5 millions vont recevoir les 40% restant; ce sont 2,5 milliards d’euros qui vont ainsi être versés au milieu de l’été. Le versement devrait avoir lieu ce mercredi.
Source : Huffingtonpost
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Immigration. Le groupe de Visegrád s’organise face au pacte « le plus dangereux du monde »
Des États du groupe de Visegrád dont la Hongrie et la Pologne mais aussi l’Estonie ont uni leurs forces pour mettre en place un mécanisme d’alerte contre le Pacte mondial des Nations Unies sur la migration.Souvenez-vous l’été dernier. Le 13 juillet 2018, le Pacte sur la migration était entériné par 192 pays membres de l’ONU (Organisation des Nations unies) et devait ensuite être signé au mois de décembre à Marrakech.En désaccord, les États-Unis avaient alors refusé de se joindre au concert international. Dans la foulée, la Hongrie de Viktor Orbán s’était retirée de ce pacte le 18 juillet et faisait ainsi entendre une voix opposée à l’immigration extra-européenne sur le Vieux Continent.Si le texte ne contenait pas, à proprement parler, de contraintes juridiques pour les États le ratifiant, il alignait toutefois 23 objectifs conformes à l’idéologie immigrationniste. Comme le projet de faciliter une migration par des voies sûres et légales ainsi que l’accès à des documents d’identité pour tous les migrants.Pour rappel, 118 pays ont voté en faveur du document, cinq contre, avec 13 abstentions et 57 pays ne votant pas.Le #PacteDeMarrakech :
représente un instrument non-contraignant
encourage les Etats à gérer de manière coordonnée ce défi
ne crée pas nvelle politique migratoire, qui reste une prérogative de souveraineté nationaleSee La France à l'ONU's other TweetsMarrakech : le groupe de Visegrád s’organiseRevenant sur le sujet, le ministre des Affaires étrangères Péter Szijjártó a déclaré à MTI (NDLR : Hungarian Telegraphic Office, une agence de presse hongroise) que les pro-migrants veulent faire du Pacte mondial des Nations Unies sur les migrations un instrument obligatoire.Il a également précisé que la Hongrie, les États-Unis, la Pologne et Israël avaient rejeté le document en décembre dernier et que l’Estonie s’était jointe à eux lors du vote le plus récent. Péter Szijjártó a aussi souligné l’unité et la force du groupe de Visegrád en rappelant qu’aucun des pays du V4 n’a soutenu la mise en œuvre du pacte, la République tchèque s’étant abstenue et la Slovaquie s’étant abstenue lors du vote le plus récent.« Le document le plus dangereux du monde en matière d’immigration »Le ministre hongrois des Affaires étrangères a affirmé que tout ce qui est approuvé par l’ONU devient partie intégrante du droit international et de la jurisprudence, soulignant la nécessité de lutter contre les « propositions pro-immigration ».Par ailleurs, Péter Szijjártó a déclaré qu’il était parvenu à un accord avec le ministre polonais des affaires étrangères et son homologue estonien sur la mise en place d’un mécanisme d’alerte permettant à leurs pays de « s’opposer à de telles propositions immigrationnistes dans leurs premières phases, que celles-ci soient élaborées à l’ONU ou à Bruxelles ».Une initiative qui se justifie par le fait qu’il considère le Pacte de Marrakech comme « le document le plus dangereux du monde en matière d’immigration », car il encourage l’immigration extra-européenne. Une lucidité qui n’est pas à l’ordre du jour en Europe de l’Ouest.Source: breizh-info.comSur le même thème lire aussi: -
Pourquoi ce silence médiatique sur le scandale sexuel en Italie ? Parce que cela touche le Parti Démocrate et des activistes LGBT ?

De Xavier Eman dans Présent :
Vous n’en avez entendu parler ni à la radio ni à la télévision, pourtant l’Italie est actuellement secouée par un scandale particulièrement grave et sordide. En effet, une trentaine de personnes, dont des médecins, des travailleurs sociaux et des politiciens du Parti démocrate (équivalent transalpin du Parti socialiste), ont été interpellées, soupçonnées d’avoir manipulé des enfants pour les soustraire à leurs parents et les vendre à des foyers d’accueil où certains auraient été abusés sexuellement.
Ce sont les carabiniers de Reggio Emilia, dans le nord de l’Italie, qui ont mis au jour ces agissements criminels. Un véritable système de « traite d’enfants » mis en place notamment par certains services sociaux en lien avec des associations dites de « protection de l’enfance ». Les différents protagonistes utilisaient des prétextes mensongers ou fallacieux pour retirer des enfants à leur famille biologique et les « plaçaient » ensuite – moyennant rétribution bien sûr – auprès de certains de leurs « amis » et autres « connaissances ».
C’est une augmentation anormale du nombre d’enfants « retirés » – souvent au prétexte d’agressions sexuelles inventées de toutes pièces – qui a alerté les autorités policières qui ont décidé d’ouvrir une enquête en août 2018. Celle-ci vient donc d’aboutir avec la mise au jour de ce véritable réseau criminel qui n’hésitait pas à falsifier des rapports d’assistantes sociales, à insérer des allusions sexuelles dans des dessins d’enfants, et même à fabriquer de faux souvenirs de maltraitance et d’abus divers au cours de véritables séances de « lavage de cerveau ».
Les enfants manipulés, ainsi conduits à s’éloigner voir à détester leurs parents, étaient ensuite confiés à des « foyers d’accueil » (par exemple : un propriétaire de sex-shop ou encore l’ex-partenaire homosexuelle d’une des psychologues mises en cause…) où un certain nombre d’entre eux ont subi des agressions sexuelles, bien réelles cette fois. Deux cas de viol au moins ont déjà été établis. Cet ignoble système aurait rapporté des centaines de milliers d’euros à ses instigateurs.
Au-delà des faits particulièrement atroces, c’est aussi le traitement médiatique de l’affaire qui choque de nombreux Italiens, ou plus exactement l’absence de traitement médiatique car c’est une véritable omerta qui entoure encore aujourd’hui ces faits. Ce silence gêné des « gros » médias s’explique par le profil des personnes impliquées : des élus du Parti démocrate – dont le maire de Bibbiano, Andrea Carletti –, des activistes LGBT, des thérapeutes et des membres du « monde associatif »… […]
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Avec Bojo les affaires européennes reprennent
On apprenait ce 26 juillet que le chef de l'État a invité Boris Johnson à une visite en France "dans les toutes prochaines semaines". Il s'est entretenu avec lui, en effet, pour la première fois au téléphone, depuis le fort de Brégançon, dans la soirée du 25 juillet.Il a, nous assure-t-on, "félicité Monsieur Johnson pour sa nomination" et il "s'est réjoui de leur coopération sur les sujets bilatéraux, européens et internationaux."
On doit espérer que leurs entretiens à propos du Brexit demeureront, selon la formule utilisée par les services de la présidence de la république "dans le respect des exigences de l'Union européenne".
Les deux hommes se rencontreront en France, de toute manière, dans le cadre du sommet du G7, qui se tiendra du 24 au 26 août à Biarritz. Or, on nous apprend aussi que les deux dirigeants sont convenus de s'entretenir à propos de la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union Européenne.
À cet égard, Amélie de Monchalin, secrétaire d'État aux Affaires européennes, a apporté une précision indispensable : "Nous avons envie de travailler avec Boris Johnson sur le Brexit", a-t-elle déclaré sur France 2[1]. En revanche, "nous ne renégocierons pas l'accord sur le Brexit", a-t-elle confirmé.
Et cela me semble le point essentiel. Ni le gouvernement de Paris, ni aucun des 27 autres États-Membres, ne doivent insulter l'avenir des relations avec l'Angleterre. Or, revenir sur le résultat des 17 mois de travail sur l'accord, et plus encore négocier en ordre dispersé, risquerait de rouvrir une plaie redoutable : il ne faut surtout pas laisser penser à de possibles négociations bilatérales, cherchant à sauver, séparément, les exportations de vins de Bordeaux ou celles des voitures allemandes.
L'erreur serait de prendre Boris Johnson pour un clown[2], ce qui fait partie de son jeu. Toute sa carrière a démontré un talent certain, notamment comme maire de Londres, et une redoutable habileté démagogique. Issu de l'oligarchie britannique conservatrice la plus représentative et la plus mondiale[3], sorti de Eton et d'Oxford, il exprime le monde de Coningsby et celui de Downton Abbey.
Jeune collaborateur du Daily Telegraph il a travaillé comme correspondant à Bruxelles entre 1989 et 1994. Il n'y a probablement pas acquis la certitude d'une trop grande solidité des dirigeants européens… Quoi qu'il en soit, bluff ou pas, il a rapidement constitué un gouvernement de Brexiteurs durs.
Avec ou sans un accord immédiat Bojo-UE, il faudra bien définir s'il quitte l'Union le 31 octobre, des relations futures en empêchant une vraie dérive.
Et sa marche quasi triomphale de nouveau chef tory sur le 10 Downing Street, cette semaine, ne doit pas nous faire oublier les vrais dossiers auxquels l'Europe institutionnelle va se trouver confrontée, probablement sans lui à partir du 31 octobre.
À terme nécessairement, l'Angleterre, comme l'ont fait d'autres pays européens extra-communautaires tels que la Norvège, la Suisse ou l'Islande, établir une relation, la plus étroite possible avec le Vieux Continent.
On doit donc apprécier, dans cette optique, que la présidence de la république annonce une rencontre avec son Premier ministre.
Mais on ne doit pas perdre de vue que depuis 3 ans, la majorité des Anglais ayant décidé de bâtir de nouvelles relations, il est temps d'aboutir.
Les confins de l'Europe doivent aujourd'hui nous préoccuper autant que son indispensable axe central franco-allemand et ils appellent une protection : celle de l’Estonie face à la cybermenace des réseaux criminels de l'est ; l'Italie et toute l'Europe du sud face à la pression migratoire ; Chypre et la Grèce face aux pressions turques en mer Égée et en Méditerranée orientale ; la république d'Irlande aussi ; la Hongrie face aux routes balkaniques de l'immigration, etc.
Et lorsqu'un navire britannique est en danger dans le détroit d'Ormuz, ce seront aussi tous les Européens qui devront toujours faire front.
JG Malliarakis
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courrier.insolent@gmail.comApostilles
[1] cf. son intervention à 9 h 08 le 26.7 dans l'émission Télématin.
[2] cf. dans ce registre trompeur l'article publié dans Libération du le 22 juillet : "Boris Johnson, futur bouffon de la reine" par Sonia Delesalle-Stolper.
[3] il compte même parmis ses ancêtres un des derniers représentants du libéralisme ottoman, liquidé par le kémalisme. -
Contre le CETA, véritable danger pour les agriculteurs français et pour l'environnement.

Ainsi, et malgré l’opposition forte d’une partie de l’opinion, de la classe politique et des agriculteurs français, déjà fort éprouvés ces derniers temps, le CETA, traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, a été voté par les députés français, et il devra aussi être ratifié par les autres pays de l’UE pour pouvoir entrer en plein exercice, même s’il est déjà appliqué en grande partie depuis deux ans. En fait, ce vote n’est pas une bonne nouvelle et il montre l’hypocrisie d’une République qui invite le midi une jeune Suédoise à parler de lutte contre le réchauffement climatique et vote, dans la foulée, pour un traité qui est un démenti à toute stratégie écologique crédible… D’ailleurs, l’étonnante hésitation de Greta Thunberg à l’égard de ce traité de libre-échange apparaît assez contradictoire avec le message d’alerte qu’elle est censée délivrer, elle qui dénonce avec force les excès de la société de consommation : car, n’est-ce pas la « fluidité » organisée de la mondialisation et favorisée par le libre-échange qui est la cause principale des rejets massifs de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ? N’est-ce pas le fait de produire là-bas et loin pour vendre ici (dans une logique de bas coûts et de plus-values qui profite d’abord aux grandes sociétés transnationales et à leurs actionnaires) qui est mortifère pour l’environnement sous toutes ses formes ? A quoi servent les cris d’alarme si l’on refuse de voir et de combattre les causes de l’incendie ? Si je ne remets pas forcément en cause la sincérité de cette jeune fille, je crains que son message ne s’inscrive que trop bien dans la logique dominante contemporaine du capitalisme et de la mondialisation libérale, logique qu’il est pourtant nécessaire de dénoncer et de remplacer.
Car le CETA s’inscrit évidemment et fermement dans cette logique si peu écologique mais très libérale, au point d’inquiéter fortement les agriculteurs français qui voient se profiler une concurrence qui ne sera pas forcément éthique ni respectueuse des règles sanitaires et environnementales que les pays européens ont eu tant de mal à accepter et à mettre en place. Quelques articles publiés dans le quotidien Le Monde ce mercredi 24 juillet précisent utilement les choses et confirment malheureusement les craintes, ne serait-ce que par le refus du Canada de se plier sur le long terme aux réglementations de l’Union européenne et de ses pays et sa ferme volonté de faire « évoluer les choses » vers une plus grande tolérance à l’égard des pesticides et des OGM, très utilisés outre-Atlantique : « (…) Derrière les grandes déclarations d’amitié entre dirigeants, Ottawa s’active depuis des années en coulisses pour combattre les normes européennes qui empêchent ses entreprises et ses producteurs agricoles d’exporter vers le marché unique. (…)
« Le dernier épisode de cette guérilla réglementaire s’est joué le 4 juillet au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Allié à une quinzaine de pays, le Canada a violemment critiqué les évolutions récentes de la réglementation de l’UE sur les pesticides, décrites comme des précautions excessives nuisant au libre-échange des produits agricoles.» Autant dire que, même une fois complètement ratifié par tous les pays, le CETA ne sera considéré comme « complet » par le Canada que le jour où toutes ces précautions sanitaires seront levées, et le pays à la feuille d’érable s’y emploie, d’ailleurs avec un certain succès si l’on considère les positions de la Commission européenne, plus accessible aux arguments libre-échangistes que les parlementaires européens plus rétifs à ces mêmes arguments, ce que souligne Le Monde : « Cherchant le moyen de s’exonérer de ces nouvelles règles avant qu’elles ne commencent à s’appliquer, ils [les partenaires commerciaux de l’UE] vont même jusqu’à demander à l’UE de modifier sa législation.
« La Commission indique au Monde avoir entamé un travail de « réflexion » en septembre 2017 sur la manière d’aménager des marges de « tolérance à l’importation » à ces pesticides intrinsèquement dangereux que le nouveau règlement prévoit de bannir. (…) La Commission s’est, d’ores et déjà, montrée accommodante, en proposant en début d’année de relever les LMR de la clothianidine et de la mandestrobine, deux néonicotinoïdes « tueurs d’abeilles » utilisées par les producteurs canadiens mais interdits en Europe. » La suite est révélatrice des intérêts vraiment défendus par cette même Commission, et elle n’en est que plus inquiétante au regard des enjeux écologiques comme sanitaires : « Ce geste [de la Commission] n’a rien d’une coïncidence : il fait suite à des demandes déposées par les fabricants Bayer et Sumitomo, motivées par la nécessité de faciliter l’importation de pommes de terre, de fraises et de raisins canadiens, sur lesquelles ces substances sont utilisées. » Au passage, il peut paraître surprenant que les produits évoqués ci-dessus soient ceux que le Canada veut absolument nous vendre, comme si, ici et à côté de chez nous, nous n’avions pas des pommes de terre, des fraises et du raisin ! En ces temps de recherche de « circuits courts », ne serait-il pas plus simple (et plus intéressant autant pour nos producteurs locaux que pour les caisses de l’Etat, par les recettes fiscales…) de favoriser la consommation de « nos » productions, d’ailleurs mieux assurées dans leur qualité et leur traçabilité, plutôt que d’autoriser celle de productions lointaines et ne répondant pas aux exigences sanitaires les plus élémentaires ? Sans oublier les conséquences d’un long transport entre les deux rives qui risque de peser un peu plus sur les rejets de gaz à effet de serre, comme l’indiquent les études sur la consommation de carburants fossiles des porte-conteneurs de la mondialisation…
D’ailleurs, ce CETA risque bien de devenir aussi un piège pour les Etats désireux de préserver une bonne qualité de l’alimentation sur leur territoire, ce qui risque bientôt d’être considéré comme « illégal » au regard des règles mêmes du libre-échange, et le Canada fait, en ce domaine, flèche de tout bois, avant, peut-être, de déposer « une plainte formelle devant le tribunal de l’OMC » pour entrave au libre commerce, ou, sans doute, de saisir ce fameux « futur tribunal d’arbitrage canado-européen pour faire valoir leurs intérêts. Cette juridiction, qui ne pourrait voir le jour qu’après la ratification complète, permettrait aux entreprises d’attaquer les Etats en cas de décision contraire aux garanties de stabilité réglementaire offertes par l’accord. » N’oublions pas que les précédents en ce domaine sont légion et devraient nous alerter sur le risque de voir les multinationales imposer leurs règles aux Etats par le biais d’une justice commerciale souvent inspirée plus par l’idéologie libérale que par la raison politique ou écologique. A-t-on déjà oublié la récente mésaventure de l’Equateur ? Le 30 août 2018, ce pays qui avait été victime d’une terrible pollution pétrolière en Amazonie ces dernières décennies, désastre industriel qui avait entraîné la destruction majeure d’une part de la faune et de la flore locales, et affecté les populations et paysans des zones souillées, a vu la condamnation à 9,5 milliards de dollars de dédommagements de la multinationale états-unienne pollueuse « cassée » par un tribunal d’arbitrage installé à La Haye et cela sur des motifs plutôt fallacieux… La grande colère de l’Etat équatorien n’y a rien fait, et les multinationales ont ainsi prouvé que, face à l’Etat souverain mais devant un tribunal « économique » international, elles avaient le dernier mot ! Ce triomphe d’une Cour de justice mondialisée sans aucune légitimité civique ou démocratique laisse mal augurer de futurs contentieux entre les entreprises canadiennes et les Etats européens !
Pour toutes ces raisons, il s’agit de faire échouer le CETA, en espérant qu’un parlement national s’y opposera mais surtout en adoptant, en tant que consommateur civique et responsable, la plus simple des attitudes et des stratégies : celle qui consiste à acheter en priorité et à consommer français, local et, si possible, bio, et, surtout, à refuser tout produit agricole issu du Canada dont la « vertu » sanitaire ne serait pas avérée et qui est déjà, dans de bonnes conditions environnementales et de qualité, produit en France, sur nos terres et dans les fermes, nationales ou locales. Cela n’empêche pas, néanmoins, de consommer aussi des produits « exotiques » venus du Canada ou d’ailleurs, qui, justement, sont caractéristiques de ces pays lointains et qui, par nature, ne concurrencent pas nos agriculteurs français. C’est cette attitude, privilégiant la qualité et la proximité sans méconnaître les richesses du lointain, qui est à la fois la plus écologique et, si l’Etat et les producteurs s’accordent pour trouver les meilleurs équilibres (l’un dans son rôle de protection, de contrôle mais aussi d’impulsion ; les autres dans leurs initiatives et recherches de qualité et de bonne gestion de la terre, des paysages, de la flore et de la faune agricoles), la plus favorable à la prospérité agricole de la France.
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Boris Johnson : pourquoi est-il l’homme qui fera le Brexit
Les conservateurs anglais ont toujours su trouver la personne qu’il fallait quand l’Histoire leur donnait rendez-vous.En 1940, ce fut Churchill qui s’y colla, aujourd’hui, face au défi salvateur du Brexit, c’est Boris.
Boris Johnson reconnaissable à sa botte de foin en guise de coiffure, comme Churchill avait son cigare et son haut-de-forme,
Johnny Rotten étant passé par là, et l’excentricité ayant toujours été la marque de fabrique de nos voisins british.
Diplômé d’Eton et d’Oxford, le nouveau Premier ministre britannique est un membre de la upper class qui sait parler au peuple par son style direct, tout comme l’autre, qui avait pourtant fréquenté la très privée Harrow School, puis l’Académie royale militaire de Sandhurst.
La comparaison entre BoJo et le vieux Lion pourrait d’autant plus continuer que le nouveau locataire du 10 Downing Street a publié, en 2014, The Churchill Factor: How One Man Made History (« Comment un seul homme a fait l’Histoire »), qui est un véritable livre d’écrivain.
Le caractère est la destinée, disaient les Grecs, c’est aussi le point de vue de Boris Johnson : « Quels sont les éléments qui font que Churchill a pu endosser un rôle de cette envergure ? Dans quelles forges ont-ils créé un esprit aussi percutant et cette volonté de fer ? Quel marteau, quelle chaîne, dans quelle fournaise ont-ils façonné ce cerveau ? pourrions-nous demander en reprenant les vers du Tigre de William Blake.
Si Churchill est si important, c’est parce qu’il a sauvé notre civilisation. Et lui seul était en mesure de le faire. »
Churchill comme Boris aujourd’hui sont un démenti pour tous les historiens marxistes.
Eh oui, une personne, le facteur humain, peut faire la différence.
C’est ça que nous enseigne le conservatisme.
Je rentre de Londres, du quartier Shoreditch où les nouveaux hipsters nombreux dans les discothèques et bars en vogue qui entourent Shoreditch High Street, Great Eastern Street et Old Street réinventent le Swinging London.
Là-bas, même les partisans du remain savent que, dans le pire des cas, le « hard brexit » mettra Londres vis-à-vis de Paris dans la situation de New York. So what? Vox populi, vox Dei.
C’est la working class de tout le Royaume-Uni qui a voté pour le Brexit.
Comme nous avions eu le général de Gaulle, que mon grand-père rejoignit à Londres en 40, grâce à la flottille de bateaux de pêche et de plaisance mobilisée par Churchill entre les côtes anglaises et Dunkerque encerclé par les Allemands, Boris Johnson, ancien maire de Londres, est de retour pour défendre la civilisation avec l’aide de cette Angleterre du fish & chips et du vinaigre sur les frites.
Et que ces fumiers (turds) de Français, indécrottables Munichois, qui se comportent comme des « cons », selon l’expression de Daladier, à propos des Français qui voulaient tout céder à Hitler par pacifisme, ne la ramènent pas.
À l’époque, Churchill a pu s’appuyer sur de Gaulle pour sauver la France.
Il plaidera, en 1944, la reconnaissance du gouvernement de la France libre, dirigé par de Gaulle, puis la place de la France au Conseil de sécurité des Nations unies et une zone d’occupation en Allemagne.
Aujourd’hui, il y a Trump, mais sur qui, en France, pourrait s’appuyer Boris Johnson ?
Le génie français saura-t-il faire émerger un caractère, un Charles Martel, une Jeanne d’Arc, capable d’unir la France de Johnny, des gilets jaunes et celle de la Manif pour tous pour créer une dynamique majoritaire face à « une Europe qui veut unifier le continent et le placer sous un commandement unique », pour reprendre les propos de Boris Johnson ?
Une ligne politique Bruxelles-Berlin mortifère tant sur le plan économique que sur le plan éthique et civilisationnel, ce qui est plus grave.
Thierry Martinhttp://by-jipp.blogspot.com/2019/07/boris-johnson-pourquoi-est-il-lhomme.html
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Piero San Giorgio / Pierre Hillard : entretien sur les archives du mondialisme…

