Dans un virage à droite assumé, le Japon s’équipe pour la première fois d’un poste ministériel spécifiquement chargé des étrangers, sous la houlette du nouveau Premier ministre conservateur Sanae Takaichi, élu le 21 octobre dernier. Nommée ministre d’État chargé de la « société de coexistence ordonnée avec les étrangers », Kimi Onoda, 42 ans, née aux États-Unis d’un père américain et d’une mère japonaise, aura pour mission de coordonner les politiques migratoires. L’instauration de ce nouveau ministère vise à répondre aux préoccupations nées de l’augmentation du nombre d’étrangers, qui représentent environ 3 % de la population japonaise - dont la population a augmenté de 10 % au cours de la seule année 2024. Face à un pays vieillissant - près de 30 % de la population a plus de 65 ans -, l’immigration est vue comme une nécessité, mais strictement encadrée. Le nouveau Premier ministre refuse catégoriquement d’ouvrir les vannes de l’immigration de travail, de résidence ou de tourisme, comme il l’a affirmé, peu après son élection. Ce ministère incarne donc une philosophie claire : accueillir ceux qui respectent les règles, sanctionner ceux qui ne s’y conforment pas.








