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actualité - Page 3049

  • Scandale pédophile de Telford : pour L’Obs, c’est embêtant car cela fait « le miel » de la « fachosphère », par Charles Demassieux

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    Au lieu de compatir pour les victimes de ce durable réseau de pédophilie en Grande-Bretagne, L’Obs préfère pointer du doigt la « fachosphère ».

    Officine progressiste où se concoctent des mixtures idéologiques destinées au plaisir sadomasochiste des Blancs qui se sentent ontologiquement coupables, L’Obs vient encore de sévir en titrant « Le scandale de pédophilie de Telford fait le miel de la fachosphère ».

    Donc, au lieu de compatir pour les victimes de ce durable réseau de pédophilie en Grande-Bretagne, L’Obs préfère pointer du doigt la « fachosphère », qui s’en est légitimement émue quand le silence faussement pudique des médias relevait non seulement de la faute journalistique, mais encore d’une autocensure, les responsables de cette abomination étant sans doute immaculés par leur origine non blanche et ne pouvant être balancés parce qu’ils n’aiment pas le porc !

    L’hebdomadaire accuse ainsi le « tweet outré de Gilbert Collard, plusieurs billets caricaturaux sur plusieurs sites d’extrême droite, et une tribune dans le FigaroVox », à savoir celle de Gilles-William Goldnadel qui, fort justement, « évoque le racisme anti-blanc, dont très peu de médias ou d’associations osent parler ».

    L’Obs ne s’arrête pas en si bon chemin et pinaille sur le nombre de victimes du réseau pédophile, estimé à environ un millier par le Sunday Mirror – qui a révélé ces crimes après une longue enquête –, rapportant de son côté, comme caution morale, les doutes d’un officier de police – laquelle, police, n’a pas vraiment brillé dans cette affaire de plus de trente ans – qui a déclaré à la BBC : « J’ai des inquiétudes sur le nombre de 1.000 car je ne sais pas sur quoi il se base et surtout parce que nous travaillons avec un nombre de jeunes personnes qui ont été victimes d’abus sexuels depuis plusieurs années, et il n’est pas du tout proche de 1.000. »

    Et de retranscrire, avec des pincettes, les propos de Lucy Allan, députée conservatrice de Telford – « Ces jeunes filles étaient très souvent issues de la classe ouvrière blanche, souffrant de fragilités multiples et c’est pour cela que leurs agresseurs les ciblaient » –, et ceux du Sunday Mirror – désignant les responsables de ces crimes comme étant « majoritairement des hommes asiatiques », issus notamment « de la communauté pakistanaise », et affirmant que « les autorités locales n’auraient pas tenu de dossiers sur certains agresseurs, issus de la communauté pakistanaise, “par crainte de racisme” ». Autant de propos qui semblent destinés à horrifier le lectorat de L’Obs et décrédibiliser leurs auteurs.

    Enfin, L’Obs prétend avec force que les faits n’ont pas été passés sous silence, soulignant que Libé Désintox – autre décodeur de la bonne pensée – a joint la BBC, qui va dans son sens. Chacun jugera en constatant la couverture médiatique a minima d’un scandale à contre-courant du vivre ensemble.

    À l’instar d’une Clémentine Autain obsédée par le mâle blanc dominant, L’Obs ne saurait-il admettre qu’il existe bel et bien des prédateurs sexuels en dehors de chez les visages pâles ?

    Si la honte était une ivresse, nombre de journalistes auraient une cirrhose !

    Charles Demassieux

    Tribune reprise de Boulevard Voltaire

    https://fr.novopress.info/210126/scandale-pedophile-de-telford-pour-lobs-cest-embetant-car-cela-fait-le-miel-de-la-fachosphere-par-charles-demassieux/

  • L'audacieux journaliste Vincent Lapierre agressé par une bande de nervis gauchistes

    3432312964.jpgVincent Lapierre est un journaliste indépendant proche d’Egalité et Réconciliation. Alors qu’il réalisait ce matin un reportage sur la grève des cheminots il a été pris pour cible par des personnes qu’il identifie comme membre de la mouvance d’extrême gauche. Si les policiers ont réussi à l’exfiltrer, le jeune homme a pris plusieurs coups. Il s’est fait dérober son téléphone personnel et une partie de son matériel a été cassé.

    Source Paris Vox cliquez ici

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Arnaud Beltrame, le héros du jour

    6a00d83451619c69e201bb09fdd804970d-250wi.jpgL'héroïque gendarme grièvement blessé lors de la prise d'otages à Trèbes est le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, lieutenant-colonel du groupement de gendarmerie de l'Aude.

    Il s'était proposé comme otage en échange de la libération d'une femme. L'officier est ensuite resté à l'intérieur du magasin jusqu'à l'assaut du GIGN, vers 14 h 30. "Il avait laissé son téléphone ouvert, et c'est lorsque nous avons entendu les coups de feu que le GIGN est intervenu" pour neutraliser le terroriste, a déclaré Gérard Collomb, Ministre de l'Intérieur, saluant au passage "le courage du lieutenant-colonel pour cet acte d'héroïsme".

    En décembre 2017, il avait organisé avec la Préfecture de l'Aude et les pompiers locaux un exercice simulant un attentat à Carcassonne. Le scénario était une tuerie de masse dans un supermarché.

    Les terroristes islamistes auront au moins permis qu'un héroïque français se manifeste.

    De son côté, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a évoqué Redouane Lakdim :

    « Nous l’avions suivi et nous pensions qu’il n’y avait pas de radicalisation mais il est passé à l’acte brusquement ».

    Selon Franceinfo, il était pourtant inscrit au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • DAECH AU SUPERMARCHÉ : COLLOMB NOUS REJOUE LE SKETCH DU « ON NE POUVAIT PAS SAVOIR »

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    Il y eut Daech au Bataclan, Daech à Bruxelles, Daech à Londres, Daech à Berlin, Daech à Nice, Daech à Barcelone. Il y eut Daech contre Charlie et la liberté d’expression, Daech contre des militaires à Montauban, Daech contre le CRS Xavier Jugelé sur les Champs-Élysées, Daech dans une église, en pleine messe, contre le père Hamel. Et j’en oublie. Et je ne m’en tiens qu’aux attentats européens, de façon non exhaustive. Une série interminable. « Tragique de répétition », avait finement dit Alain Finkielkraut dès 2015. Que dire, aujourd’hui ? De la répétition, mais avec, à chaque fois, de menues variations qui montrent l’étendue du drame sécuritaire qui ne fait que commencer, depuis 2012 et Mohammed Merah, et qui se joue autour de nous, dans notre pays, au cœur de notre société, dans notre environnement le plus familier.

    L’identique : un Marocain de 26 ans connu pour sa radicalisation, mais laissé en liberté, le vol d’une voiture dont le passager est abattu, les tirs sur des forces de l’ordre, une prise d’otage. Versant lumineux, aussi : l’héroïsme d’un gendarme qui s’est échangé contre le dernier otage…

    Mais, cette fois-ci, Daech est entré dans ce lieu familier, reposant, qui fournit à chacun de nous une pause : le monde des courses, du supermarché, où nous avons nos petites habitudes. Tel rayon, telle caisse car la caissière nous connaît, et la promo du vendredi sur les huîtres, avec le producteur lui-même. Et puis les mêmes connaissances que l’on croise, tous les vendredis, à la même heure. Le supermarché est un lieu rassurant, il continue quoi qu’il arrive : élections, attentats, bonheurs ou malheurs personnels, il est toujours là. Il est même quasiment ouvert tout le temps : « Ouverture lundi de Pâques. » Eh oui, déjà tous les œufs et les lapins sont là. Et il faut être un très mauvais sociologue marxiste pour n’y voir que déshumanisation, asservissement à la publicité, etc.

    Mais en ce premier vendredi de printemps, Daech a débarqué au supermarché. Pas l’Hyper Cacher de Paris, pas le marché de Noël de Berlin, non, ça, c’est pas votre truc, c’est lointain, c’est connoté : les juifs, les chrétiens. Non, votre supermarché lambda, le Super U du quartier, avec ses rayons bio et halal, avec son drive, évidemment : un vrai supermarché du vivre ensemble. Propre et anonyme, invisible, périphérique à souhait. Fondu dans le paysage. Et Daech y a tué un employé et un client.

    Le privilège de l’historien, avec le recul, c’est de pouvoir dater un début, délimiter une période, indiquer une fin. 14-18. 39-45. C’est clair, c’est net. Une guerre bien encadrée. Là, nous ne connaissons que le début : Toulouse, mars 2012. Nous pouvons égrener les autres dates, les autres lieux. On pourrait même imaginer une carte d’état-major, avec des épingles fichées sur tous ces lieux de triste mémoire. Mais nos chefs ont décidé de faire la guerre différemment, en nous incitant à oublier vite ces crimes, à ne pas trop nous interroger sur les causes structurelles de la situation ni, entre autres, sur les conditions de liberté des islamistes plus ou moins radicalisés. Les historiens pourront un jour pointer les dénis, les « Faisons l’autruche et parlons d’autre chose ». Il y aura des thèses à écrire…

    Car c’est vrai qu’en France, tout recommençait bien comme avant, les choses se remettaient en ordre – en marche – depuis quelques mois : une nouvelle ère avec notre nouveau Président, Sarkozy qui assurait le spectacle avec ses mises en examen et même des manifestants SUD et CGT dans la rue contre l’héritier d’Alain Juppé à Matignon. La France semblait retrouver ses bases, ses spectacles favoris, ses figures rassurantes et redevenir ce supermarché du vivre ensemble.

    Sauf que, à Trèbes, ce vendredi 22 mars, près de Carcassonne, Daech a déboulé dans le supermarché et a encore frappé. Daech que l’on combat au Mali, qui serait en voie d’être vaincu en Irak et en Syrie ? Mais qui tue ici quand il veut.

    Au fait, Daech, chez nous, c’est qui ? Réponse du ministre de l’intérieur Gérard Collomb : Redouane Lakdim, Marocain de 26 ans, fiché S depuis 2014…

    « C’était un petit délinquant, il était connu pour deal de stupéfiants mais on ne pouvait pas dire qu’il allait être un radical qui allait passer à l’acte. »​‌”

    « Nous l’avions suivi et nous pensions qu’il n’y avait pas de radicalisation, mais il est passé à l’acte brusquement. »

    Daech, en France, c’est donc cela.

     

    http://www.bvoltaire.fr/daech-supermarche-collomb-rejoue-sketch-on-ne-pouvait-savoir/

  • Le salazarisme ou l’inspiration d’une voie politique pour demain ?

    2664085576.jpgAristide Leucate

    Célébrer Salazar en France ? Projet original et des plus hétérodoxes auquel se sont attelés Olivier Dard et sa consœur Ana Isabel Sardinha-Desvignes, tous deux historiens et, respectivement, enseignants à Paris-Sorbonne et à la Sorbonne Nouvelle, à travers un ouvrage consacré au salazarisme français de 1930 à 1974, qui fera date dans une historiographie aussi indigente que méconnue.

    Olivier Dard et Ana Isabel Sardinha-Desvignes, Célébrer Salazar en France (1930 – 1974). Du philosalazarisme au salazarisme français, Bruxelles, Peter Lang, collection « Convergences ».

    Car, en effet, au-delà d’un cercle réduit d’initiés et d’érudits, en France, qui connaît encore António de Oliveira Salazar (1889-1970), chef de l’État portugais de 1932 à 1968, fondateur de l’Estado Novo ?

    Professeur d’économie de la prestigieuse et ancienne université de Coimbra, Salazar arrivera au pouvoir en 1928 en tant que ministre des finances. Il redressera l’économie portugaise, alors exsangue, en un temps record.

    Le 25 juin 1932, il est nommé chef du gouvernement par le président de la République, le général Óscar Carmona. La nouvelle Constitution du 19 mars 1933 lui confère les pleins pouvoirs et le contrôle total de l’État en qualité de président du Conseil. Durant son long règne de trente-six ans, « la grande tâche qui s’est imposée à Oliveira Salazar a été la mise en valeur d’un pays qu’on pourrait rétrospectivement qualifier, en employant une expression devenue courante, de pays sous-développé », souligne Paul Sérant, auteur en 1961, d’une honnête enquête intitulée Salazar et son temps (Les Sept Couleurs, Paris, p.88).

    Expérience originale parmi les révolutions nationales du XXe siècle, le salazarisme, loin d’être une doctrine uniforme a surtout été l’illustration, in situ, de la célèbre formule attribuée à Richelieu, selon laquelle la politique est l’art de rendre possible ce qui est nécessaire.

    Régime autoritaire, sans pouvoir être catégoriquement qualifié de dictature à proprement parler, l’État salazariste faisait également figure de notable exception – avec les régimes de Franco et de Pétain – en face des expériences hitlériennes et mussoliniennes. Le salazarisme n’a nullement été un fascisme stricto sensu et l’on pourrait même soutenir qu’il fut un tenant de cet antifascisme réactionnaire que l’on trouvait classiquement parmi les opposants conservateurs ou monarchistes du IIIe Reich ou de l’Italie fasciste. Jacques Bainville, après avoir relevé l’influence maurrassienne du Doutor notait que « Salazar, à la différence des autres, avait une doctrine » (Les Dictateurs, Denoël et Steele, 1935, p. 168).

    Salazar se tenait, lui-même soigneusement à l’écart de toute hybris de caractère fasciste, considérant que si « la dictature fasciste tend vers un régime païen, vers un État nouveau qui ne connaît pas de limites d’ordre juridique ou moral, qui marche à son but, sans rencontrer ni embarras, ni obstacle, […] l’État nouveau portugais, au contraire, ne peut fuir, et n’y pense pas, certaines limites d’ordre moral qu’il juge indispensable de maintenir, comme balises, à son action réformatrice » (in António Ferro, Salazar. Le Portugal et son chef, Grasset, 1984, pp.147-150).

    Il n’est guère étonnant que l’homme, plutôt discret et mutique, comme son action politique – dont l’efficacité était indexée sur la longue durée – ait eu ses thuriféraires et ses admirateurs, notamment en France. Maurice Martin du Gard, Maurice Maeterlinck, François Mauriac, Jacques Maritain, et d’autres encore, se rendirent au Portugal de Salazar, qui plus est sur invitation du régime. « Tous éprouvent le même type d’émerveillement qui semble s’emparer de tous ceux qui, depuis 1934, rendent visite au ‘‘grand homme’’ » (Dard, et alii, p. 133).

    Nullement élégiaque, comme son titre pourrait le laisser trompeusement entendre, l’opus de Dard et Sardinha-Desvignes se borne précisément à cerner les contours d’un « philosalazarisme » susceptible de déboucher, le cas échéant, sur un véritable salazarisme français, soit, la mise en évidence d’un transfert politique et culturel par acclimatation, sur les bords de Seine, d’une praxis politique née sur les rives du Tage.

    En ce temps-là, l’enjeu n’était pas mince, car les échanges intellectuels et politiques, d’un côté ou de l’autre de la péninsule, servaient alors autant les intérêts du régime à l’étranger que l’engagement militant de sectateurs soucieux, notamment après la IIe Guerre mondiale, d’ériger l’Occident comme dernier rempart contre la décadence que symbolisait le communisme matérialiste et athée.

    À l’aune de la situation politique française des années trente, la figure de Salazar pouvait d’autant plus être plébiscitée dans les milieux non-conformistes ou conservateurs, qu’elle portait en elle toutes les impératives promesses d’une réforme intellectuelle et morale préalable à toute réforme politique structurelle.

    Sans doute parce que le salazarisme fut bien moins qu’une simple dictature et tout autre chose qu’un fascisme de plate importation, est-il frappant de constater que du Colonel Rémy à Jacques Ploncard d’Assac, en passant par Jacques Maritain et Henri Massis (« l’une des incarnations les plus emblématiques du salazarisme français »), épistoliers célèbres et réguliers du Doutor, la pensée de ce dernier s’accommodait habilement de celle des trois France (représentée par Pétain, Giraud et De Gaulle), selon l’heureuse formule d’Helena Pinto Janeiro, preuve, en effet, de son nationalisme pragmatique et non-idéologique.

    Les autres principes essentiels de Salazar tendent à la restauration dans l’État d’une justice et d’une morale de base chrétienne, supérieures aux droits de l’État. Enfin la subordination constante des intérêts particuliers aux intérêts généraux de la nation est pour lui non pas un lieu commun mais une maxime vivante.

    Olivier Dard et Ana Isabel Sardinha-Desvignes, Célébrer Salazar en France (1930 – 1974). Du philosalazarisme au salazarisme français, Bruxelles, Peter Lang, collection « Convergences ».

    Autre livre conseillé : Salazar, le regretté… Jean-Claude Rolinat, Les Bouquins de Synthèse nationale, 164 pages, 18,00 €. Pour commander ce livrecliquez ici.

    Source EuroLibertés cliquez ici

     

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Les femmes sont devenues invisibles dans les cités de l'immigration

    6a00d83451619c69e201b8d2e4cd10970c-200wi.jpgTandis que Libération sort une enquête "marronnier" sur la misogynie au sein de la prépa militaire à Saint-Cyr l'Ecole, un ouvrage décrit la réalité des banlieues de l'immigration, où les femmes sont traitées conformément à la charia :

    "Abdel, le coiffeur installé depuis longtemps dans la cité déplore de ne plus avoir de clientes, ‘’la mixité, elle est morte chez nous’’…

    C’est vrai, les femmes sont invisibles dans la cité. Même Malek a eu du mal à m’imposer comme « collègue » comme si je n’étais pas une fille dans cette enquête. C’est une absence de respect que de prendre le numéro de téléphone d’une nana, tu ne peux pas avoir une copine, ça n’existe pas. Les filles ne vont plus dans les cafés, les lieux de vie, elles y sont mal vues. Elles s’en moquent et disent en parlant des hommes « On leur a laissé le 93, et on a pris Paris ». Une escorte qui s’est baptisée, la « Reine des putes », explique « On perd quoi finalement ? Un bouquet de tours grises, des mecs qui se grattent les couilles sur un banc, grand bien leur fasse, nous, on préfère aller sur les Champs-Elysées ! » Elle est l’une des rares prostituées qui s’en sortent bien. Je l’avais rencontrée lors d’une enquête pour Marie Claire sur la prostitution en banlieue. Elle a 30 ans, elle est plus maligne que les petites de 20 ans qui sont sous la coupe d’un mac. Elle, elle a un discours libéré mais beaucoup de ces filles sont cabossées.

    Que sont les mariages halal ? Pourquoi se développent-ils de plus en plus ?

    C’est un mariage religieux devant l’imam sans passer par la mairie. Officiellement, tu n’es pas mariée, mais c’est un sésame pour vivre avec ton mec en dehors de la cité tout en préservant l’honneur de la famille. Pour le couple de salafistes que j’ai rencontré, c’est différent, ils ne reconnaissent pas la valeur d’un mariage républicain. En un an, je n’ai vu aucun mariage célébré à la mairie. Les codes les traditions sont plus importants que les lois républicaines.

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/03/les-femmes-sont-devenues-invisibles-dans-les-cit%C3%A9s-de-limmigration.html

  • Le parti médiatique existe, il est peuplé de clones journalistiques

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    Par Jean Ansar, journaliste ♦ Dire qu’il n’y a pas de parti médiatique en France en se référant à l’existence d’une diversité d’opinions représentée notamment par Valeurs actuelles face à l’ Obs est une Fake News évidente. Quand on parle de parti médiatique, on se réfère à l’audiovisuel qui manipule en prétendant l’informer, 80 % de la population. Ce parti existe.
    Les rédactions des radios et télévisions sont constituées de journalistes ayant la même sensibilité à plus de 80 % et les autres se taisent. Ils sortent d’écoles syndicalisées au niveau très disparate mais à l’endoctrinement uniforme. Il suffit d’être dans le moule pour devenir journaliste. La compétence et la culture sont des critères moins décisifs.

    La carte de presse ne prouve plus rien depuis longtemps dans la plupart des cas

    Ce n’est plus un certificat de compétence professionnelle. On peut ne rien savoir sur rien, devenir journaliste et être propulsé spécialiste selon les besoins du paracétamol ou du Kosovo.
    Ces journalistes clonés qui, dans les chaînes d’infos en continu, se multiplient à une vitesse aussi effrénée que la profession se féminise, pensent tous la même chose. Leur modèle c’est en gros LibérationLe Monde, un zeste d’Obs et une pointe de Canard Enchaîné. De temps en temps un éditorialiste de droite est là pour donner le change.
    Ces journalistes pensent avoir la noble tâche non pas d’informer mais de former et ce n’est pas la même chose. Ils se sentent investis de la mission de protéger la démocratie. Tous résistants contre la bête immonde dont le ventre est encore fécond.

    Il y a un parti médiatique sinon pourquoi aurait-on, dans toutes les chaines audiovisuelles, les mêmes sujets dans la même hiérarchie et au même moment avec les mêmes points de vues.
    La diversité de l’information audiovisuelle est un mensonge. La multiplication des médias disant la même chose est le contraire de la diversité des opinions, qui seule prouve la liberté de la presse. La liberté d’opinion est faites pour toutes les opinions surtout celles qui contestent le système dominant.
    Car quelle différence entre des médias d’un régime autoritaire disant tous la même chose et les médias d’une soi-disant démocratie disant tous la même chose ? Aucune !

    Quelle est donc la ligne politique du parti médiatique

    Elle est antiraciste, féministe, contre toutes les discriminations et exclusions. C’est la soutane des gentils curés cathodiques contre les forces du mal.
    Les forces du mal, ce sont ceux qui se référent aux valeurs qui ont fait les civilisations différenciées et qui n’ont pas honte notamment d’être blancs, mâles et hétérosexuels .Le mâle blanc hétérosexuel, le voilà l’ennemi du parti médiatique.

    Les médias sont pour le cannabis contre le vin rouge, pour tout ce qui est mondialiste et contre l’héritage des traditions.
    Pour le mariage homo contre les familles à la catholique, pour toutes les races qui n’existent pas sauf la blanche qui est raciste, pour l’avortement mais plus en Europe qu’ailleurs, pour les droits de la femme et des minorités surtout musulmanes, pour les migrants et les immigrés contre ceux qui ont fait les nations.

    Le parti médiatique est un gauchisme sociétal audiovisuel

    Son point faible est de vouloir assumer tout le monde. Il se retrouve dans la position du caméléon qui meurt à force de vouloir prendre toutes les couleurs de la couverture écossaise.
    Le parti médiatique ne cesse heureusement de se discréditer. C’est pourquoi il traque les faks news et à partir de cas particuliers pour interdire un traitement de l’information, déviant par rapport à des dogmes politiques et sociétaux.
    Le parti médiatique, c’est croire informer en disant que Poutine est méchant sans rien connaitre ni comprendre l’âme russe. Et c’est cela pour tous les sujets. Il y a pire que la Fake news, il y a la désinformation dominante, fille de l’inculture et du militantisme.

    Les lanceurs d’alerte et autres journalistes citoyens ou blogueurs de l’impossible sont la preuve de la bonne conscience politique d’ une profession qui a perdu le sens de sa vocation d’informer à charge et à décharge laissant aux éditorialistes le rôle de dire ce qu’ils pensent et à eux seuls.

    Chaque journaliste se croit aujourd’hui éditorialiste de ses propres préférences politiques. La carte de presse ne lui donne pas le droit de tenter d’imposer ses préférences. Il affirme ne pas être dans un Parti, mais il est partisan.

    Plus personne n’est dupe. Le dégagisme ne l’épargne plus. L’affolement d’une caste journalistique vis à vis de certaines attaques politiques est très dangereux pour ce qui reste dans les médias audiovisuels du droit de ne pas être d’accord avec l’idéologie dominante.

    Car si les medias ne sont pas un parti structuré, ils sont une idéologie.

    Jean Ansar 18/03/2018

    Source : Metamag.fr

    Crédit photo : Rémi Noyon [CC BY 2.0], via Flickr

    https://www.polemia.com/parti-mediatique-existe-clones-journalistiques/

  • Attentat : encore et toujours un terroriste hybride - Journal du Vendredi 23 Mars 2018

  • Entretien avec Marine Le Pen : « Je ne suis pas prête à me laisser abattre »

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    Mayotte, la crise migratoire, la déception de la présidentielle, les alliances… Le FN a-t-il encore un avenir ? Marine Le Pen a reçu Caroline Parmentier et Samuel Martin du journal Présent dans son bureau de l’Assemblée nationale.

    — La basilique Saint-Denis envahie, neuf centres d’accueil qui vont ouvrir en Ile-de-France pour faire face à l’arrivée de 500 migrants par jour, est-ce qu’il est encore temps d’inverser le processus ?

    — Oui. Il est toujours temps d’inverser le processus, même si chaque jour qui passe rend la situation de plus en plus difficile à maîtriser. D’autant que les données démographiques de l’Afrique dans le cadre des 35 prochaines années, rendent la pression migratoire de demain extrêmement puissante. 1,3 milliard d’Africains aujourd’hui, 2,5 milliards d’ici à 2050. On sent bien que l’absence totale de politique mise en œuvre aujourd’hui va susciter la submersion migratoire de demain. Le gouvernement ne donne pas le moindre signal, non seulement d’arrêt de l’immigration clandestine, ni a fortiori d’arrêt de l’immigration légale. Mais il donne le signal d’un laxisme terrifiant, à l’égard du processus d’immigration mais aussi du comportement qu’osent avoir un certain nombre de migrants dans notre pays. Poussés il faut bien le dire comme d’habitude, par l’extrême gauche.
    — Quelles mesures faudrait-il prendre ?

    — Il y a toute une série de mesures à mettre en œuvre que je propose d’ailleurs dans le cadre de l’équivalent d’un état d’urgence pour Mayotte. Je dépose la semaine prochaine un projet de loi pour Mayotte afin de renverser une situation qui, si on ne la maîtrise pas, sera notre futur : d’abord la suppression du droit du sol immédiatement, la suppression de l’intégralité des aides qui sont accordées aux clandestins, l’interdiction de toute régularisation – celui qui ne vient pas de manière légale sur le territoire ne peut pas espérer se voir accorder des papiers. La mise en œuvre du renvoi de ces clandestins dans leurs pays d’origine et le bras de fer avec les pays d’origine si c’est nécessaire. Notamment en agissant sur les fonds de développement mais aussi sur les transferts d’argent massifs qui sont envoyés dans ces pays-là par ceux de leurs compatriotes qui travaillent en France. Ce sont des sommes qui sont, d’après les études, trois fois supérieures au montant des aides aux développements. Il y a des moyens de se faire respecter. Encore faut-il le dire et le faire. Et avoir le courage de renverser totalement la philosophie de la politique migratoire dans notre pays.

    — Comme dans de nombreux pays européens, les droites seront appelées à s’unir en France. Vous êtes donc prête à des évolutions sur les projets et à des accords ?

    — Je ne crois pas à la droite et la gauche, vous le savez. Je crois que le Front national a contribué à mettre en place le clivage : mondialistes contre nationaux. Aujourd’hui il est en place et la dernière étape de l’installation de ce nouveau clivage qui traverse le monde et l’Europe va être les élections européennes. Il y a une recomposition de la vie politique, nous devons participer à cette recomposition et même en être les acteurs principaux. Emmanuel Macron rassemble sur le mondialisme, nous devons rassembler les nationaux. Dans ce rassemblement il y aura sûrement des gens qui viennent de la droite, de l’ancienne droite mais aussi des gens qui viennent de la gauche, de l’ancienne gauche. Continuer à s’inscrire dans ce clivage gauche-droite m’apparaît obsolète et restrictif. C’est la raison pour laquelle je suis opposée à cette idée de l’union des droites parce que l’union des droites restreint en réalité le grand rassemblement de tous ceux qui veulent défendre la nation et qui est de notre responsabilité. Nous sommes aujourd’hui la formation leader de la défense de la nation contre les mondialistes.

    — Précisément, quelle est la marge de manœuvre de votre parti à l’Assemblée nationale ? Sur quels amendements, quels projets pouvez-vous peser et vous faire entendre ? Est-ce que ce n’est pas léger pour incarner la première force d’opposition dont vous rêviez au soir du second tour ?

    — Il est évident que lorsque l’on regarde le nombre de députés obtenus par nos amis de la Ligue en Italie, le nombre de députés obtenus par nos amis autrichiens, on s’aperçoit du drame démocratique que représente ce scrutin majoritaire à deux tours. Son objectif principal est précisément de maintenir en place des forces politiques qui sont représentées à l’Assemblée nationale de manière absolument disproportionnée par rapport à leur poids dans le pays. Et de faire quasiment disparaître des courants politiques qui sont extrêmement forts dans l’opinion. Nous subissons cette situation, ça ne nous empêche pas de dire ce que nous avons à dire mais nous le disons dans des conditions beaucoup plus difficiles que ceux qui bénéficient d’un groupe. Nous sommes cependant montés au créneau partout, sur tous les dossiers, sur tous les sujets, aujourd’hui sur la loi de programmation militaire, hier sur la loi dite de sécurité intérieure si mal nommée, demain sur la loi asile et immigration. Nous serons évidemment extrêmement présents lors des débats, nous avons d’ailleurs présenté un contre-projet sur l’asile et l’immigration, pour démontrer à nos compatriotes qu’il n’y a pas de fatalisme dans ce domaine. L’immigration massive est la conséquence de choix politiques. L’arrêt de l’immigration massive serait la conséquence d’un autre choix politique, celui que nous portons et que nous défendons. Je pense que notre voix compte au sein de l’Assemblée. Même si nous sommes peu nombreux, disons que nous contrebalançons l’absence de quantité par la qualité.

    — Qu’est-ce qui n’a pas marché aux dernières présidentielles ? Alors que la situation migratoire, terroriste, sociale, vous donnait chaque jour raison…

    — On ne fonctionne pas dans une méthode de compétition loyale en France, on l’a bien vu. Les grandes puissances financières, les grandes multinationales ont fait pour la première fois dans une élection présidentielle, non pas le choix d’un candidat, mais elles ont créé un candidat. Elles l’ont fabriqué de toutes pièces. Aidées par l’ensemble du système médiatique, qui non seulement a soutenu le candidat Macron main dans la main avec les puissances d’argent, mais qui a également discrédité tout au long de la campagne ceux qui pouvaient être des adversaires sérieux pour lui. Dans ces conditions, ça n’a effectivement pas été simple pour nous, même si je persiste à penser que le résultat obtenu à la présidentielle est loin de l’échec que l’on nous présente. Nous avons réussi envers et contre tout, envers et contre tous, à réunir un Français sur trois. Ça nous donne en même temps la marge de ce qu’il reste à conquérir. Nous avons pris des décisions dès le lendemain de l’élection, en tenant compte du fait que le big bang institutionnel que nous proposions dans le cadre de notre vision européenne, avait inquiété. Qu’il fallait persister sur la défense de la souveraineté nationale mais l’intégrer dans un calendrier, sur un quinquennat, en commençant par les frontières parce que c’est ce qu’il y a de plus urgent et en terminant par la monnaie. Et puis nous avons aussi constaté la difficulté qu’il y a à gagner sans alliance. Nous avions déjà touché du doigt cette difficulté aux élections régionales : nous avons perdu la PACA, les Hauts-de-France, à quelques points. Dans le système actuel que nous contestons, il est ardu de gagner une élection sans pouvoir compter sur la mise en œuvre d’alliances.

    — Que faudra-t-il de l’autre côté pour que l’on s’allie à vous ?

    — Leurs électeurs se sentent plus proches de nous que de Macron. Quand j’appelle à voter à Mayotte pour le candidat LR de Mansour Kamardine et que Virginie Calmels dit : « Nous préférons perdre les élections », je crois que c’est un discours que les électeurs Les Républicains ne supportent plus d’entendre. C’est quelque chose qui leur donne la nausée aujourd’hui. Et une grande partie d’entre eux, comme une grande partie des élus de terrain, se sentent incontestablement plus proches de nous que d’Emmanuel Macron, dans toute une série de domaines. Les dirigeants resteront peut-être arc-boutés sur leurs petites boutiques mais je pense que la pression de la base leur expliquera que, notamment aux élections municipales, il est quand même possible de trouver des éléments de projets communs pour les villes et de passer au-dessus de nos divergences. C’est vrai avec eux, ça peut l’être aussi avec des gens qui sont issus de la gauche et qui partagent le même constat que le nôtre.

    — Pour le moment c’est seulement des gens issus de la droite, c’est Mariani, c’est Poisson, c’est Dupont-Aignan qui envisagent de s’allier avec vous.

    — Dans le Pas-de-Calais, près de 60 % de mes électeurs, de mes adhérents et de mes militants viennent du Parti socialiste et du Parti communiste. Je ne veux pas m’enfermer dans une seule vision d’alliance. Nous sommes là pour défendre tous les Français. Avec tous les Français qui pensent que la nation est mise en danger par le gouvernement et la politique d’Emmanuel Macron, soutenus par Alain Juppé et un certain nombre d’autres, Edouard Philippe, Darmanin et j’en passe et des meilleurs.

    — Vous travaillez à une liste de rassemblement pour les européennes, à qui tendez-vous la main ?

    — A tous ceux qui, dans le cadre du combat européen, sont conscients que l’Union européenne est une structure carcérale, profondément antidémocratique puisque profondément antinationale. Il faut sauver nos nations car c’est en sauvant nos nations que nous allons sauver l’Europe. Le meilleur moyen de tuer l’Europe c’est de laisser l’Union européenne massacrer tout sur son passage : notre identité, notre sécurité, notre prospérité, notre culture, nos libertés. On peut trouver des gens venant de tout le spectre politique qui partagent cette opinion-là. Le parti LR est dans une situation difficile, d’affaiblissement considérable. Entre le pôle des mondialistes et le pôle des nationaux que nous représentons, il n’y a rien. Qui va être la tête de liste de Laurent Wauquiez ? Virginie Calmels ? Guillaume Peltier ? On voit bien l’extraordinaire différence de positionnements qui existe entre ces deux personnalités. Ça veut dire qu’intrinsèquement le parti LR est totalement fracturé. Une partie a déjà rejoint l’entreprise Macron mais je pense que la fracturation n’est pas finie et qu’il n’en restera qu’un mouvement très affaibli. Or il y a des gens chez Les Républicains qui ont envie de mener un combat victorieux et qui seront tentés d’aller vers ce rassemblement qui leur apparaît susceptible demain de participer à la constitution d’une majorité au Parlement européen. L’objectif n’est pas seulement national, l’objectif est européen. Il s’agit de constituer au Parlement européen soit une minorité de blocage, soit même une majorité d’eurosceptiques pour arrêter l’avancée annoncée comme inexorable de l’Europe fédérale contre laquelle les peuples s’élèvent de manière massive : Visegrád, le Danemark, la Finlande, la Suède, l’Italie, la France, l’Allemagne…
    — Qui va conduire la liste du Rassemblement national aux européennes ?

    — Ça n’a pas tellement d’importance en réalité. Autant c’est important pour Laurent Wauquiez car ça va déterminer de quel côté il tombe, autant chez nous ça ne pose pas de difficultés. Plusieurs personnes pourraient conduire la liste. Je pense que la nationalisation de l’élection rend la tête de liste moins importante. Ça va être une élection portée par les mouvements politiques et donc par les chefs de parti et les cadres des mouvements qui vont mener les campagnes. La tête de liste est moins importante qu’elle pouvait l’être lorsque les listes étaient régionalisées.

    — Pourquoi fallait-il changer le nom du Front national ?

    — Parce que nous sommes entrés dans une nouvelle phase de l’existence du Front national. Parce qu’on fait front contre quelque chose ou contre quelqu’un. Je pense qu’aujourd’hui il faut définitivement que nous terminions notre mue de parti d’opposition en parti de gouvernement. Il nous faut acquérir cette culture des alliances, du respect des sensibilités, des parcours et des différences qui existent entre les alliés. Ce n’est pas intrinsèque au Front national. Nous devons insuffler cette culture de gouvernement à notre mouvement. Non plus seulement s’opposer de la manière la plus juste qui soit – ce que nous savons très bien faire – aux politiques qui sont menées, mais être capables de présenter aux Français des projets aboutis : ce qu’est une gestion municipale Front national, une gestion régionale Front national. Et la vision précise de ce que nous avons appelé cette Union des nations européennes que nous voulons voir remplacer l’Union européenne. Elle a vocation à réunir des nations, librement, sur la base de projets communs mais tout en conservant ce droit de veto qui permet à une nation de dire : « Je ne participe pas à ce projet-là parce qu’il va à l’encontre de mes intérêts nationaux. »

    — Laurent Wauquiez a anticipé en disant que, changement de nom ou pas, il ne s’allierait jamais aux Le Pen.

    — Ce n’est pas un argument d’une très haute volée. En même temps, il nous a habitués à être un peu ras des pâquerettes. Il est au bout de sa logique. Je pense que ses électeurs vont se rendre compte que tout cela n’était donc qu’une succession d’arguties et d’excuses. Au départ ça a été l’immigration puis l’Europe et maintenant c’est le nom de Le Pen. La réalité c’est que M. Wauquiez a peur. Il a peur d’être avalé par la dynamique et la force de conviction du Front national et pour pouvoir préserver sa boutique de plus en plus petite, il ne sait faire qu’une chose, c’est dire du mal de la concurrence.

    — On sent les gens extrêmement déçus et désabusés, notamment sur les réseaux sociaux. On vous ressort le « débat » attaché à votre nom, brandi mille fois comme une incantation magique, un peu comme « le détail » de votre père. Est-ce qu’il y a un désamour de Marine Le Pen ?

    — S’il y avait un désamour de Marine Le Pen, ça se serait senti au congrès. Moi je veux bien entendre tout ce que j’entends et tout ce que je lis. Mais en l’occurrence le congrès c’est la démonstration par le vote. Je pense qu’une immense majorité d’électeurs me conservent leur confiance parce qu’au-delà de ce rendez-vous raté, comme je l’ai dit très simplement, au-delà de ce débat, ils jugent les dirigeants politiques sur l’ensemble de leur parcours. Ils m’accordent le courage, la pugnacité, la solidité aussi, nécessaire pour faire face à ce type d’attaques. Je pense qu’il y a une guerre psychologique qui est menée au Front national. L’un des premiers actes de la subversion c’est la décrédibilisation du chef. Il n’y a que les imbéciles qui pensent qu’un organisme, à part peut-être le canard, peut survivre plus de 30 secondes quand on lui a tranché la tête. Mes adversaires veulent trancher la tête du Front national pensant que son organisme s’affaiblira puis mourra. Sauf que je ne suis pas prête à me laisser abattre. Toute cette agression, toute cette brutalité, toute cette violence ont plutôt tendance à me renforcer, ça doit être familial ! Ils ne sont pas près de se débarrasser de moi ni de se débarrasser du Front national.

    Propos recueillis par Caroline Parmentier et Samuel Martin

    Article paru dans Présent daté du 24 mars 2018

    https://fr.novopress.info/210129/entretien-avec-marine-le-pen-je-ne-suis-pas-prete-a-me-laisser-abattre/#more-210129