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actualité - Page 3920

  • Terrorisme islamiste : d’où vient cette haine ?, par Jean-David Cattin

    Lorsque l’on est capable de tuer des dizaines de personnes froidement et de le revendiquer fièrement sans se soucier de son propre sort, il faut être animé d’une haine considérable.

    Pour gagner le conflit qui débute aujourd’hui, il faut en comprendre les ressorts. En Europe, on aime à considérer que d’une certaine manière nous sommes responsables de tout ce qui nous arrive. En effet, ne craignant aucun anachronisme et passant sous silence chez les autres ce qu’ils reprochent aux Européens, nombreux sont les enseignants, les journalistes et les intellectuels qui font porter, non sans un certain ethnocentrisme, la responsabilité de tous les malheurs du monde aux Européens ou à leurs descendants.

    Ce matraquage tiersmondiste, vieux aujourd’hui de plusieurs décennies, a popularisé des mythes culpabilisateurs pour les Européens comme leur prétendu pillage de l’Afrique ou une vision très partiale et partielle de l’histoire de l’esclavage et de la colonisation. Ceux qui entretiennent ces mythes portent aujourd’hui une responsabilité dans les attaques de Paris, Nice ou Bruxelles.

    Ils sont responsables de la sidération et la naïveté dans laquelle sont emprisonnés les Européens et leurs dirigeants politiques, incapables de fermer les frontières face à la déferlante migratoire dans laquelle s’infiltrent les terroristes. Paralysés par la honte de leur histoire et l’impression qu’ils ont une dette envers tous les miséreux de la planète, ils sont incapables de réclamer et de mettre en place les mesures indispensables à la protection de leur sécurité et leur identité.

    Ils encouragent indirectement les immigrés et particulièrement leur descendance à détester les nations européennes et leurs peuples, au premier rang desquelles les pays ayant une histoire coloniale comme la France ou l’Angleterre.

    Seulement, il serait faux et trop facile de faire porter toute la culpabilité de la situation actuelle aux tenants de la diversité et à l’autoflagellation qu’ils propagent. Car c’est bien celui qui appuie sur la détente, celui qui écrase des dizaines de personnes avec un camion, celui qui déclenche une bombe et ceux qui en donnent l’ordre qui sont les principaux responsables. Ils sont les premiers responsables, eux et l’univers dans lequel ils vivent.

    Il faut le dire et le comprendre, les masses immigrées cultivent les mythes sur lesquels s’appuient la haine de l’Europe et de la France en particulier. Si les immigrés vivent ou restent vivre ici, ce n’est pas parce qu’ils nous aiment nous ou notre mode de vie et encore moins notre histoire. Ils sont ici essentiellement pour des intérêts matériels. Quelque part, ils nous subissent autant que nous les subissons. En fait, leur rancœur existe depuis que l’immigration de masse s’abat sur l’Europe. Cette cohabitation forcée appelée « vivre ensemble » est une usine à ressentiment.

    Baignant dans une mer de ressentiments, les jeunes immigrés qui s’engagent dans la lutte armée ne sont que l’expression violente de ce que quarante années de coexistence ont produit. L’islam a fourni la matrice idéologique, la dimension transcendantale et l’étendard à cette lutte, la plaçant dans un cycle historique aussi vieux que la bataille de Poitiers. C’est donc se tromper que de faire porter à la supposée folie de quelques-uns la responsabilité des attentats. Le problème est bien plus profond et plus vaste.

    Par conséquent ce n’est pas seulement une opération de police ou même une guerre en Syrie qu’il nous faut, mais bien une politique de remigration massive, pour que les germes de la situation actuelle ne puissent faire pousser l’arbre du terrorisme et de la guerre civile.

    Jean-David Cattin,
    directeur national à la formation de Les Identitaires

  • Des responsables FN appellent à se "lever" face à "l'islamisme"

    Face au meurtre d'un prêtre mardi dans son église, des responsables du Front national, au premier rang desquels Marion Maréchal-Le Pen, ont adopté un ton offensif pour appeler "les chrétiens" à se "lever" face à "l'islamisme", au risque d'attiser des tensions déjà vives depuis Nice.
    "Ils tuent nos enfants, assassinent nos policiers et égorgent nos prêtres. Réveillez-vous!" a tweeté peu après l'attentat Marion Maréchal-Le Pen, cheffe de l'opposition régionale en Provence-Alpes-Côte-d'Azur, une région éprouvée par l'attentat de Nice qui a fait 84 morts le 14 juillet.
    "En Occident comme en Orient, les chrétiens doivent se lever pour résister à l'islamisme!" a-t-elle tweeté plus tard, annonçant sa décision de "rejoindre la réserve militaire" face à cette menace, et invitant "tous les jeunes patriotes à faire de même".
    La députée du Vaucluse a laissé entendre sur RTL que "si l'Etat français ne protège plus les Français", ils "finiront par se protéger eux-mêmes", appelant à une "stratégie globale" et à une "révolution intellectuelle" alors que les gouvernements de droite et de gauche ont fait "l'apologie du multiculturalisme (...) qui a fabriqué des formes d'hybrides des Français qui sont devenus des ennemis de l'intérieur".
    Alors que la colère des élus frontistes gronde et que certains semblent appeler à l'offensive, le Premier ministre Manuel Valls a jugé que "l'objectif" de l'attentat de mardi est de "provoquer une guerre de religions". "En s'attaquant à un prêtre, à l'Eglise catholique, on voit bien quel est l'objectif: jeter les Français les uns contre les autres, s'attaquer à une religion pour provoquer une guerre de religions", a-t-il affirmé.
    Même analyse chez un haut responsable politique normand, qui a déclaré à l'AFP, sous couvert de l'anonymat, qu'il allait être "difficile de tenir" sur le terrain et d'éviter que des Français ne veuillent se faire justice eux-mêmes.
    Une crainte déjà exprimée en mai par le patron de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) Patrick Calvar lors de son audition devant la commission d'enquête parlementaire sur les attentats de 2015: il évoquait déjà, avant même l'attentat de Nice, "une confrontation entre l'ultra droite et le monde musulman".
    - 'La France, aimez-la ou quittez-la !' -
    La présidente du Front national Marine Le Pen, tout en exprimant son "épouvante" et sa "crainte" d'un "nouvel attentat de terroristes islamistes", a elle aussi appelé à "agir": "Devant la multiplication effrayante des attentats perpétrés sur notre sol, désormais quasi hebdomadaires, et devant l'insupportable gradation dans le degré de barbarie, nous disons au gouvernement et au président de la République qu'il n?est plus possible de ne pas agir".
    L'eurodéputée a rappelé ses propositions, déjà connues: "fermeture des mosquées salafistes, expulsion des imams prêcheurs de haine, contrôles à nos frontières nationales, arrêt de l?immigration, véto à la politique allemande d?accueil des migrants, rétablissement d?une pleine et entière double peine, mise hors d?état de nuire des fichés S" notamment, ou encore "réforme du code de la nationalité".
    Révoltés et parfois alarmistes, d'autres élus FN ont réagi sur Twitter, pour certains avant même que l'attentat ne soit revendiqué par le groupe Etat islamique.
    "La France, aimez-la ou quittez-la ! Respectez son peuple, son histoire et ses valeurs... Sinon les Français se fâcheront..." a mis en garde le compagnon de Marine Le Pen, Louis Aliot, l'un des vice-présidents du FN, alors qu'un autre vice-président du parti, Florian Philippot, jugeait que "l'islamisme (avait) passé une étape dans l'horreur" en ciblant "l'un des piliers de l'identité millénaire de notre pays".
    Le maire de Béziers, Robert Ménard, proche du FN, a lui demandé sur Twitter "le rétablissement du droit du sang, la limitation des naturalisations aux cas d?assimilation", le "rétablissement des peines planchers" et "l'expulsion systématique des condamnés étrangers à l'issue d'une peine de prison".
    "Les atrocités continuent, désormais à un rythme effréné, sans réaction à la hauteur de nos dirigeants", a aussi déploré l'eurodéputé FN Steve Briois. "Combien de temps va-t-on tenir au rythme de plusieurs attaques par semaine, avec le même angélisme lunaire et l'inaction de nos dirigeants ?" s'est enfin indignée la patronne du FN en Bourgogne-Franche-Comté Sophie Montel.

    afp via yahoo :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuyAVAVkuySinDyHFZ.shtml

  • Pour Valls, le danger c'est la "trumpisation des esprits"

    Lu dans Les 4 Vérités :

    "[...] À quoi se reconnaît la « trumpisation des esprits » ? Les mauvais esprits pourraient évoquer la coupe de cheveux du milliardaire et la comparer défavorablement à la coupe, si chère aux contribuables, de M. Hollande. Mais M. Valls, homme sérieux s’il en est, répond que la trumpisation se reconnaît à « la violence politique, l’outrance, la mise en cause de la démocratie, les accusations lancées à l’emporte-pièce, la calomnie ».

    Quand M. Valls traite ses adversaires, y compris les pacifiques Veilleurs, de « factieux », ce n’est pas de l’outrance. En revanche, quand un dirigeant LR met en cause le dispositif de sécurité, le soir du 14 juillet à Nice, ce n’est rien de moins qu’une « remise en cause de la démocratie »!

    Il est d’autant plus cocasse d’entendre critiquer ces « remises en cause de la démocratie » que M. Valls et ses amis n’ont jamais hésité un instant à critiquer telle décision du peuple qui avait le malheur de leur déplaire. Il faut, en effet, bien comprendre ces mots codés du langage politicien: quand on parle de « démocratie », on ne veut évidemment pas parler de ce que veut le peuple – dont tout le monde se contrefiche –, mais on veut désigner ce que la nomenklatura veut pour le peuple.

    Mais il faut voir aussi le sectarisme de ces braves gens. Une simple critique du dispositif de sécurité, un simple doute sur telle déclaration gouvernementale, n’est rien de moins qu’une « remise en cause de la démocratie » – dont je rappelle que le code pénal la sanctionne plus sévèrement que le viol sur mineur !

    Faut-il que le gouvernement soit aux abois pour user d’arguments aussi faibles ? Le pire étant que les dirigeants LR, soi-disant « trumpisés », affichent, sur la sécurité et l’immigration, un bilan presqu’aussi mauvais que celui du PS... Et qu’ils ne semblent pas prêts à abandonner les vieilles lunes socialistes en ces domaines, puisqu’ils se gargarisent, eux aussi, de « vivre ensemble » et de « padamalgam » !"

    Michel Janva

  • Pour en finir avec la Doctrine Sociale de l’Église – Stageiritès

    Pour comprendre que la «DSE» est une expression contemporaine :

    «L’expression doctrine sociale remonte à Pie XI* et désigne le « corpus » doctrinal concernant les thèmes d’importance sociale qui, à partir de l’encyclique Rerum novarum* de Léon XIII, s’est développée dans l’Église à travers le Magistère des Pontifes Romains et des évêques en communion avec lui. La sollicitude sociale n’a certes pas commencé avec ce document, car l’Église ne s’est jamais désintéressée de la société. Néanmoins, l’encyclique Rerum Novarumouvre un nouveau chemin : venant se greffer sur une tradition pluriséculaire, elle marque un nouveau début et un développement substantiel de l’enseignement dans le domaine social.

    * Cf. Pie XI, Encycl. Quadragesimo anno : AAS 23 (1931) 179; Pie XII, dans son radiomessage pour le 50ème anniversaire de « Rerum novarum »: AAS 33 (1941) 197, parle de « doctrine sociale catholique » et, dans l’Exhortation apostolique Menti nostrae sur la sainteté de la vie sacerdotale, du 23 septembre 1950: AAS 42 (1950) 657…
    Le Compendium de la doctrine sociale de l’Église – Document rédigé en 2004 par le cardinal moderniste Martino qui vante les mérites des papes successeurs de Vatican II.

    Ci-dessous se trouve un extrait d’article comprenant de bons points, qui se base en partie sur la pensée de Jean Madiran, les deux auteurs de ce qui suit sont quelque peu «tradi-conciliaire», ce en quoi la ligne éditoriale ne les suit pas,  mais il est cependant opéré une critique du positionnement «tradi-pêchu» qui voit dans cette doctrine sociale : le traitement essentiel de tous les éléments politiques possibles, ainsi qu’un enseignement relevant limite d’un magistère infaillible… C’est ainsi que l’auteur souligne ensuite l’incohérence de refuser la néo-DGE post-conciliaire tout en «mangeant» intégralement celle d’avant Vatican II ; sans parler des dégâts précédents dus au «ralliementisme» républicain sous le pontificat de Léon XIII.

    -*-

    (…)

    La DSE [Doctrine Sociale de l’Église] est un cursus d’une ampleur impressionnante et dont la qualité mérite manifestement de retenir l’attention. Ce serait une malhonnêteté intellectuelle de ne pas reconnaitre à la DSE l’importance spéculative d’un tel corpus. Or un problème de premier ordre se pose immédiatement à l’observateur attentif des débats politiques qui animent notre « famille de pensée ». Clercs et laïcs semblent unanimes pour tenir les deux propositions suivantes :

    1° Tous les problèmes politiques importants y sont traités. Elle est exhaustive.
    2° Cette « doctrine » est obligatoire (il s’agit donc ici d’un argument d’autorité)

    Observons que ces deux caractéristiques sont étroitement liées. Quel serait en effet l’intérêt d’un cursus obligatoire s’il ne traitait l’ensemble des problèmes politiques ? Autrement dit à quel titre et comment la DSE ferait-elle la distinction entre les éléments de science politique simplement importants mais réputés facultatifs et ceux qui seraient à la fois importants et obligatoires ?

    Tous les problèmes importants sont-ils effectivement traités dans la DSE ?

    Pierre Martin dans Patrie, Nation, État cite Pie XII écrivant que « les points principaux sont contenus dans les encycliques, les allocutions et les lettres pontificales » et conclut en note : « D’autres points – secondaires – se trouvent dans les écrits des docteurs de l’Église, tels saint Thomas d’Aquin. »1
    Or cette assertion est manifestement fausse.
    Nous prendrons un exemple et non des moindres puisqu’il s’agit du problème de la légitimité politique. Ce thème est d’une importance capitale puisqu’il conditionne toute l’action politique. La moralité des actions politiques dépend directement de de la légitimité de l’État : soit l’État est légitime et la soumission est de mise et tout trouble à l’ordre est un péché grave, soit l’État est illégitime et alors la situation se complique…
    L’ennui c’est que ce thème central de science politique n’est traité dans la DSE que par un membre de phrase – pas même une phrase entière – dans l’enseignement de Léon XIII.

    Nous posons la question aux champions de la DSE : Durant tout le XX° siècle et ses millions de morts, la DSE peut-elle prétendre à l’exhaustivité alors qu’elle s’est révélée incapable de proposer aux citoyens catholiques un enseignement sur la légitimité du pouvoir politique ? Une telle carence dans un tel enseignement est manifestement une preuve d’insuffisance.

    La DSE est-elle une doctrine obligatoire ?

    Le pape Pie XII n’hésite pas à affirmer lors de l’Allocution aux membres du congrès de l’Action catholique italienne du 29 avril 1945 : Cette doctrine « est obligatoire ». Étonnant de ne pas avoir stipulé la chose avant 1945.2
    Nous proposons maintenant une discussion plus serrée du problème.

    La DSE à géométrie variable.

    Très souvent, dès qu’un partisan de la DSE expose un sujet politique quelconque il s’empresse de modifier subrepticement sa propre définition de la DSE. En effet sans être grand clerc, on constate facilement ceci :

    1° L’auteur embauche à son service de nombreux experts qui ne sont pas les papes de la DSE, comme par exemple saint Thomas d’Aquin, saint Augustin, saint Paul, Jean Madiran, mgr Pie, etc.
    2° L’auteur fait un tri dans le cursus de la DSE qui est pourtant sensée être obligatoire dans sa totalité ; soit en passant sous silence l’enseignement de plusieurs papes depuis Léon XIII et le Ralliement3 ou chez Paul VI ou Jean-Paul II ; soit en ramenant de sa propre initiative l’enseignement ponctuel de tel ou tel pontife dont on doit reconnaître qu’il est parfois quelque peu surprenant, à ce qu’il estime devoir être la vérité pratique.4

    Qu’on se le dise, les partisans de la DSE ont manifestement un problème de cohérence interne. Nous ne sommes pas chargés de leur apporter la solution d’un problème dont ils sont eux-mêmes la cause, mais simplement de faire remarquer que lorsqu’une théorie conduit à quelque inconséquence, il faut tenir que certaines prémisses sont fausses.
    Par ailleurs, le problème est bien plus vaste que la simple alternative entre le fait que la DSE soit à la fois exhaustive et obligatoire ou trancher en disant qu’il est inutile désormais de lire Léon XIII.

    En réalité la seule alternative intellectuelle est la suivante :
    Ou s’intéresser véritablement, laborieusement à la vraie politique5, ou cesser de prétendre s’intéresser à la politique.

    D’un point de vue d’ordre général

    1° Avant Léon XIII, les Princes connaissaient et pratiquaient, par la prudence politique, la science politique. Ce savoir organisé doit bien être disponible ailleurs que dans la DSE ?

    2° Si nous lisons bien Jean Madiran le domaine prudentiel serait souvent celui de la DSE. Comment peut-on penser que dans ce domaine prudentiel, le citoyen catholique devrait tenir compte non point des jugements historico-prudentiels du Prince (ce qui fut toujours le cas partout et de tout temps) mais des jugements proposés par les papes depuis Léon XIII ?6 L’affirmation par l’Église de l’autorité politique souveraine du Prince ne serait-elle dans ce contexte qu’un mensonge ? L’ordre naturel serait-il dissous dans l’ordre surnaturel de sorte que les papes doivent diriger tous les pays du monde par leur sagesse ?7

    3° On nous présente les papes depuis Léon XIII comme des experts en prudence politique. Mais comment expliquer que ces experts si avisés n’aient pas su conserver leur propre territoire, en l’occurrence les états pontificaux aujourd’hui devenus un des États les plus petits du monde ? On ne s’en tirera pas par un calembour sur « la conjuration anti-chrétienne », la bonne politique se juge in concreto, dans les résultats. Par suite, l’existence d’ennemis n’a pas valeur d’excuse en politique.

    4° Bien plus. Si comme l’explique Jean Madiran l’essentiel de la DSE porte sur des jugements historico-prudentiels, comment la DSE pourrait-elle avoir la qualification d’une science ? Car une science justement doit apporter à ceux qui la connaissent des jugements permanents et universels. Selon Thomas d’Aquin la cité est un tout d’ordre et pour ce motif il existe obligatoirement la science correspondante.8

    5° La DSE ne traite pas de ce qui fait l’objet pour l’essentiel de la science politique de saint Thomas d’Aquin dans ses commentaires sur la Politique et l’Éthique d’Aristote (pour ne citer que ces deux ouvrages). Ni des grands débats qui l’oppose à Suarez par exemple. Comment l’expliquer ? Comment expliquer le silence de l’Église sur le fait de n’avoir pas diffusé largement les bons auteurs, vrais disciples de Thomas d’Aquin : Koninck, Meinvielle, Lachance, Descoq, etc ? Comment ne pas avoir pris part à leurs travaux ? En effet, le personnalisme de J. Maritain, erreur pratique singulièrement pernicieuse, a pu s’étendre au monde entier durant le règne de Pie XII. Aucune mise en garde adressée aux autorités politiques et aux citoyens n’a été faite par la DSE. Les thomistes américains ont lutté seuls contre cette erreur politique. Comment expliquer cette carence ?

    6° La DSE dans sa partie théologie morale9, la partie la plus noble de ce cursus, est aujourd’hui elle-même en débat. Autrement dit, dans ce qui devrait être le plus sûr, l’incertitude morale règne. A quoi peut bien servir en pratique un cursus « obligatoire » de ce type ?

    L’autorité de la DSE

    La DSE relève du magistère pontifical ordinaire, réputé faillible. Dans ce contexte comment peut-on soutenir l’inerrance habituelle de la DSE ? Une exception est précisément celle de la liberté politique en matière religieuse si discutée de nos jours.10
    Mais au niveau des principes, jamais la science politique n’est subalternée à la théologie proprement dite.11 En supposant – dato non concedo – que l’un des papes récents soit un hérétique formel, cette hérésie n’affecterait a priori en rien sa métaphysique ni sa science politique deux éléments d’ordre naturel. On ne peut donc pas rejeter l’apport doctrinal des papes conciliaires à la DSE sous prétexte d’hétérodoxie religieuse. Il y faut d’autres motifs et plus avisés. La position de certains traditionalistes, partisans de la DSE, face à l’enseignement de la doctrine sociale sous les pontificats de Paul VI jusqu’à François est donc singulièrement incohérente.

    (…)

    Conclusion de Marcel de Corte :

    Rappelons-le, la règle fondamentale du politique est l’échelle du Réel. Ne faudrait-il donc pas cesser « de christianiser la politique comme la plupart des clercs ne cessent de le faire depuis plusieurs siècles avec les résultats que nous avons sous les yeux12 ».

    Thomas Audet et Bernard de Midelt pour Stageiritès


    1. Martin Pierre, op cit, p 6
    2. cité par Martin Pierre, op cit, p 6
    3. dès l’origine de la DSE ?
    4. Par la méthode dite de la pieuse interprétation dont la revue Itinéraires jusqu’à Paul VI exclusivement est une véritable anthologie. Les citations sollicitées dans un sens manifestement inacceptable sont légion. Malheureusement, cette détestable habitude perdure de nos jours, tout particulièrement dans notre famille de pensée. Par exemple lorsque Pie XI enseigne matériellement, mot à mot, le contradictoire de la science politique de saint Thomas d’Aquin sur les rapports de l’homme et de la Cité
    5. et par suite à la science politique et pourquoi pas aussi, par voie de conséquence, à la DSE.
    6. et pendant ce temps les non-baptisés, qui en seraient dispensés puisque n’étant pas sous la juridiction de l’Église, obéiraient eux aux jugements historico-prudentiels du Prince ? Autant dire l’anarchie.
    7. Nous renvoyons le lecteur à nos différents articles sur le surnaturalisme
    8. Prooemium des commentaires de la Politique, n 4
    9. La théologie morale, au plan politique, traite de la doctrine du Christ, Roi des nations.
    10. Marcel Clément et Bossuet soutiennent que la science politique est dans la Bible. A noter que l’islam soutient cette même thèse pour le Coran.
    11. Une telle affirmation ce nomme le fidéisme. Le fidéisme au sens large désigne toute doctrine d’après laquelle les vérités fondamentales de l’ordre naturel au plan spéculatif et pratique (i.e. politique) ne peuvent être établies ou justifiées par la raison ; et par conséquent ne peuvent être connues et établies que par la Foi. L’Église a condamné les fidéistes : S. 3, c. 4 ; Denz., 1796
    12. De Corte Marcel, Réflexion sur la nature de la politique, L’ordre français mai 1975 n°191 p 17.* En théologie, l’infaillibilité est une position doctrinale selon laquelle une autorité ne peut pas se tromper et l’inerrance une position selon laquelle un ou plusieurs textes ne contiennent aucune erreur. Ces deux termes sont parfois utilisés de manière interchangeable mais une distinction doit absolument être faite

    -*-

    En complément, la déclaration ONUesque hallucinante de Pie XII qui n’a rien à envier à la «théologie démocratique» de Jean-Paul II :

    «Dans une partie toujours croissante de nobles esprits surgissent une pensée, une volonté de plus en plus claire et ferme : faire de cette guerre mondiale, de cet universel bouleversement, le point de départ d’une ère nouvelle pour le renouvellement profond, la réorganisation totale du monde (…) En outre – et ceci est peut-être le point le plus important – à la lueur sinistre de la guerre qui les emporte, dans la chaleur cuisante de la fournaise où ils se trouvent emprisonnés, les peuples se sont comme réveillés d’une longue torpeur. Ils ont pris face de l’État, en face des gouvernants, une attitude nouvelle, interrogative, critique, défiante. Instruits par une amère expérience, ils s’opposent avec plus de véhémences aux monopoles d’un pouvoir dictatorial, incontrôlable et intangible, et ils réclament un système de gouvernement qui soit plus compatible avec la dignité et la liberté des citoyens. Ces multitudes, inquiètes, bouleversées par la guerre jusqu’en leurs assises les plus profondes, ont acquis aujourd’hui l’ultime persuasion – auparavant peut-être vague et confuse, mais désormais incoercible – que, si la possibilité de contrôler et de corriger l’activité des pouvoirs publics n’avait pas fait défaut, le monde n’aurait pas été entraîné dans le tourbillon désastreux de la guerre, et qu’afin d’éviter à l’avenir qu’une pareille catastrophe se répète, il faut créer dans le peuple lui-même des garanties efficaces. Dans cet état d’esprit, faut-il s’étonner que la tendance démocratique envahissent les peuples et obtiennent largement le suffrage et le consentement de ceux qui aspirent à collaborer plus efficacement aux destinées des individus et de la société.»
    Le radiomessage au monde entier du 24 décembre 1944.

    http://reconquetefrancaise.fr/pour-en-finir-avec-la-doctrine-sociale-de-leglise-stageirites/

  • Guerre civile : L'armée française se prépare à combattre les maquis islamistes en France

  • Allons, levons-nous enfin !

    Il n’y a jamais eu autant de preuves, en France, de l’inefficacité de l’intégration de l’islam.
    Mais qu’ils sont beaux, tous nos défenseurs de « L’islam, ce n’est pas ça ! » Après une énième attaque sur notre sol, combien de morts faudra-t-il encore à nos dirigeants pour comprendre que nous devons contre-attaquer ?

    Il n’y a jamais eu autant de preuves, en France, de l’inefficacité de l’intégration de l’islam. Les défenseurs des droits de l’homme, motivés par l’horrible « droit à la différence », ont sapé les fondements de l’assimilation : si bien qu’un étranger musulman est aujourd’hui, dans une très large majorité, avant tout un musulman avec des origines plutôt qu’un Français. D’ailleurs, il n’y a qu’à voir le nombre de femmes voilées que l’on croise dans la rue, en voile simple ou intégral, pour s’en convaincre.

    Ils sont beaux, tous ces « Charlie », tous ces « Je suis Paris », « Je suis Bruxelles », « Je suis Orlando » et, maintenant, « Je suis Nice » (en attendant, maintenant, le « Je suis catholique » avec le premier martyr catholique français du XXIe siècle).

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  • Tribune libre – Que de déséquilibrés !, par Vincent Revel

    Notre époque moderne doit être bien malade pour fabriquer autant de déséquilibrés ! Il n’y a pas une semaine qui passe sans que cette espèce nouvelle du genre humain ne vienne nous rappeler d’une façon violente la fragilité de la vie.

    Selon la novlangue de notre système de désinformation, la mode du déséquilibré est en vogue chez nos jeunes issus des minorités dites discriminées. La folie règne en maîtresse absolue dans les rangs de nos compatriotes musulmans. Une folie, soi-disant imprévisible, qui éclate à tout moment et pousse un grand nombre de nos « chances pour la France » à commettre l’irréparable, l’inqualifiable et l’incompréhensible.

    Face à cette poussée de violence, non pas due à la religion islamique mais bel et bien à cette folie passagère ciblant exclusivement le même type d’individus, nos sociétés modernes se retrouvent désarmées. Grâce à un grand élan de générosité des fleuristes et des fabricants de peluches et de bougies, l’homo economicustrouve quand même un réconfort salvateur. Par de grandes messes laïques et humanistes, l’homme moderne, membre consentant d’une masse uniforme, cherche une rédemption dans les slogans préfabriqués.

    Pour exorciser cette folie dévastatrice, l’homme moderne cherche à comprendre en se remettant en cause, en culpabilisant, en s’autoflagellant et en déclarant haut et fort : « Plus jamais ça ! » Il tend la main et annonce au monde entier qu’un câlin est plus beau et plus puissant que la haine, que le pardon est plus noble que la colère, que la dignité, cachant en fait une lâcheté, est plus grande que la vengeance.

    Face à cette injustice, l’homme fragile des temps modernes préfère les idéologies creuses et utopistes plutôt que la dure réalité. Il espère qu’en enfermant ceux qui lui veulent vraiment du mal dans une supposée folie, que le temps finira pas dissoudre la menace qu’il sent malgré tout de plus en plus présente et pesante. Il se réfugie dans un monde irréel, sans frontière. Il prie, comme le plus dévot des croyants, en écoutant aveuglément ses maîtres à penser.

    Comme on chassait la peste au Moyen Age, il croit qu’en appliquant à la lettre les rites nouveaux de la société antiraciste que le danger passera de lui-même. Il pense que cette folie est passagère comme peut l’être une crise adolescente.Il refuse de voir la vérité. Cette dernière lui fait bien trop peur pour l’admettre. Car reconnaître que derrière nos déséquilibrés se trouvent en fait une véritable armée au service de la pire idéologie religieuse-politique, c’est accepter l’échec flagrant du « bien vivre ensemble », c’est aussi devoir renoncer au rêve du multiculturalisme en faisant acte de courage.

    Tout ceci n’est pas à la portée des hommes modernes, pétris d’humanisme, castrés dès la plus tendre enfance par un système éducatif déconstruisant des millénaires de mémoire. Voir que nos fameux déséquilibrés sont de plus en plus nombreux chez nous, qu’ils peuvent passer à l’acte n’importe quand et n’importe où, est impensable pour des gens qui ont appris à vivre dans l’illusion permanente.

    Le courage manque aujourd’hui à nos dirigeants pour parler franchement à nos concitoyens. Les djihadistes ne lâcheront pas l’Europe et les Européens du simple fait de nos concepts généreux. Plus vite nous le comprendrons, plus vite nous pourrons régler le problème islamique sur le Vieux Continent.

    Vincent Revel

    http://fr.novopress.info/202724/tribune-libre-de-desequilibres-vincent-revel/

  • L'été indien du camp Maxime Real Del Sarte

    Chacun sait que Dieu a créé HONDA pour que les socialistes ne salissent pas une HARLEY DAVIDSON. Mais qu'en est-il de INDIAN MOTORCYCLE® ? Peu connues en France bien qu'il y ait maintenant une vingtaine de concessions actives en métropole, les Indian classiques avaient, outre un design très rapide, une réputation d'innovation (leur premier moteur de 1000cc date de 1922 !) et surtout une qualité reconnue des assemblages, due à la féminisation des chaînes de montage. Une fois la recapitalisation de la production achevée par le groupe Polaris Industries (3 milliards de dollars en chiffre d'affaires, ouf !), la relance du mythe aux Etats-Unis a été relativement facile tant l'histoire de la marque est chargée de gloire. Des amateurs de belles motos ont suivi partout ailleurs dans le monde pour sortir du dilemme Japonaises ou Harley/Ducati. Une Indian n'est pas qu'une moto. Heureux dénouement !
    L'Action française a la même histoire que la Indian Motorcycle !

    Heureux dénouement parce que la marque (fondée en 1901) faillit disparaître après la Seconde Guerre mondiale pour la même raison que disparut chez nous la belle automobile à la même époque. Indian ne put faire le dos rond en attendant la reprise et se mit à produire des motos légères que l'on disait mieux adaptées à l'air du temps. Les grosses Indian rapides avaient un bloc d'acheteurs inconditionnels que les Indian légères n'intéressaient pas, et la nouvelle clientèle se dispersa sur d'autres marques qui fabriquaient des modèles populaires plus ou moins équivalents, en ne regardant que leur prix. En 1953, la marque coula et voulut survivre en rebadgeant des Royal Enfield anglaises plus musclées que la production courante, mais il n'y suffit pas. Reprise plusieurs fois par des capitalistes voulant monnayer la légende, Indian eut la chance d'intéresser Polaris Industries qui fabrique les fameux bikes et trikes VICTORY. Mais pourquoi le Piéton du roi vous bassine-t-il avec l'Indian ?

    Fondée au tournant du siècle (à quelques années près), elle traversa la Première Guerre mondiale en s'y vouant corps et âme, traversa la grande crise dans l'honneur, survécut à la Seconde Guerre mondiale et par des choix contestables de sa direction fut incapable de se redresser après la Libération. Les tentatives de réanimation furent nombreuses mais ne purent déborder largement d'un noyau dur de fidèles malgré quelques embellies passagères comme la Génération Maurras des années soixante. Si la Indian Motorcycle est aujourd'hui ressuscitée, elle le doit à la rencontre d'un pourvoyeur de moyens, puissant et passionné par l'histoire de la marque et par ses exigences d'innovation qui lui feraient à nouveau sa place dans le monde des bikers.
    L'Action française organise son université d'été dans un mois près de Roanne. Elle veut faire réfléchir sur les voies et moyens nécessaires pour arracher le pays à son déclin qui semble inexorable, surtout dans son incapacité chronique à se défendre. Elle va proposer dix axes de salut national et on ne peut que souhaiter le succès affirmé de ce camp 2016 avant les échéances politiques de fin d'année. L'excellence reconnue de l'école de pensée d'Action française, similaire à la finition légendaire des Indian, peut produire des solutions institutionnelles innovantes et de pleine application dans le monde complexe qui nous entoure.
    Mais il faut que parallèlement à cette phosphoration intellectuelle, les cadres dirigeants se mettent sérieusement en quête des moyens financiers abondants et pérennes pour soutenir la diffusion la plus large de ces solutions, comme le fit Indian avec Polaris, car il ne sert à rien de nos jours d'avoir raison en petit comité. Dans nos sociétés démocratiques, un mouvement quel qu'il soit ne progresse plus que par grandes masses et il faut maintenant beaucoup de nerf à la guerre idéologique. Que ça nous plaise ou non.

    De Paris, prendre la N7, c'est tout droit.
    Roulez bolides !

    Postscriptum du 22 juillet

    Les chapitres suivants seront ouverts au camp :

    - Défendre l’intérêt national
    - Environnement / agriculture
    - Politique étrangère, défense et diplomatie
    - Economie
    - Question sociale
    - Immigration
    - Justice et sécurité
    - Enseignement et éducation
    - Politique familiale ...

    http://royalartillerie.blogspot.fr/2016/07/lete-indien-du-camp-maxime-real-del.html

     

  • Attentats en Allemagne : menace islamique et politique migratoire en toile de fond

    L’Allemagne a été frappée par trois attaques d’une rare violence en une semaine à peine. Munich, Reutlingen, Ansbach…

    Ces trois événements perpétrés par trois tueurs aux profils distincts soulèvent aujourd’hui des craintes auprès de la population. France 24 propose une émission pour tenter de mieux cerner les motivations des auteurs de ces agressions ou attentats.


     

  • Pour SOS Racisme, Daech est une secte d’extrême droite

    Pour faire simple, l’État islamique – pardon, Daech – mérite d’être combattu parce qu’il serait d’extrême droite.

    Le lendemain de l’attaque terroriste de Munich par un jeune Germano-Iranien, Dominique Sopo, président de SOS Racisme, s’empressait de tweeter : « Mensonges et haines du #FN suite aux attaques de #Munich inspirées par un meurtrier d’extrême droite. » Ou comment, en 101 caractères (espaces compris), réaliser un joli petit amalgame en béton ! En effet, ce terroriste, nous dit-on, aurait planifié de longue date son geste et était fasciné par le massacre commis en 2011 par le Norvégien Anders Breivik, qui se revendiquait d’extrême droite. Or, le Front national étant d’extrême droite, selon la classification établie de toute éternité, je vous laisse poursuivre le raisonnement… Que du bonheur, quoi !

    Aujourd’hui, 26 juillet, assassinat d’un prêtre catholique dans son église, alors même qu’il disait la messe. Pas de tweet de M. Sopo, mais un communiqué sur la page Facebook de l’association SOS Racisme. Un communiqué pour le moins consternant.

    Lire la suite