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actualité - Page 3938

  • Réaction de Marine Le Pen à l’attentat de Nice

    Communiqué de Marine Le Pen

    J’adresse mes condoléances aux familles et proches des victimes de l’attentat qui a frappé Nice. Mon soutien va aussi à toutes celles et ceux, notamment aux enfants, qui, blessés ou épargnés, ont vécu l’horreur et seront durablement marqués.

    Le 14 juillet, jour de la célébration de notre patrie, de sa liberté, jour de fête pour les Français s’est transformé hier en un jour d’épouvante, d’immense affliction.

    Nous ne devons voir se succéder les attentats terroristes et compter les morts sans désormais agir.

    La guerre contre le fléau du fondamentalisme islamiste n’a pas commencé, il est urgent maintenant de la déclarer. Nous l’engagerons vraiment en mettant en place une série de mesures que j’ai déjà détaillées et sur lesquelles j’aurai l’occasion de revenir, qui visent à s’attaquer à la source du phénomène.

    A la sidération et la compassion doivent désormais s’ajouter l’action, les nécessaires mesures de prévention et de répression, et la détermination la plus totale à éradiquer le fléau du fondamentalisme islamiste. C’est ce jour la volonté profonde du peuple meurtri de France, je mettrai toute mon énergie à ce qu’elle soit entendue et les combats enfin menés.

    http://fninfos.fr/?p=38271

  • Marie-Christine Arnautu : « Christian Estrosi, comme le gouvernement, doit rendre des comptes »

    Marie-Christine Arnautu, députée européenne, présidente du groupe Front national au conseil municipal de Nice, répond aux questions de Boulevard Voltaire, après l’attentat islamiste de Nice.

    http://www.bvoltaire.fr/mariechristinearnautu/christian-estrosi-comme-le-gouvernement-doit-rendre-des-comptes,271859

  • Louis de Bonald, l’antimoderne oublié, le retour du Vicomte

    9 juillet 2016  Causeur

    Louis de Bonald ! Voici un nom qu’on n’a plus l’habitude de lire, à part dans les manuels d’histoire des idées où les auteurs lui consacrent quelques lignes, à la rubrique des contre-révolutionnaires. Le plus souvent, on associe Bonald à son contemporain Joseph de Maistre, l’autre héraut francophone de la critique des Lumières et de la Révolution. Hélas, aussi bien Maistre a la réputation d’écrire merveilleusement, aussi bien Bonald a celle d’écrire laborieusement, sans éclat ni génie. C’est pourquoi l’un continue d’être lu et figure toujours dans les librairies (Pierre Glaudes a réuni ses principaux textes dans un volume de la collection « Bouquins », en 2007), tandis que l’autre n’intéresse plus que les spécialistes et n’a quasiment pas été réédité.

    Une douloureuse réputation littéraire

    De fait, qui serait assez courageux pour se plonger aujourd’hui dans des volumes engageants comme Essai analytique sur les lois naturelles de l’ordre social(1800), Théorie du pouvoir politique et religieux (1796) ou Démonstration philosophique du principe constitutif de la société (1830), tous longs de plusieurs centaines de pages ?

    Et pourtant, ces textes austères sont la source majeure de la pensée traditionaliste du XIXe siècle. « Ce n’est pas Joseph de Maistre, ni, encore moins, Châteaubriand ou Lamennais, qui ont été les vrais inspirateurs de la pensée antidémocratique du siècle dernier, mais bien Louis de Bonald », dit Koyré dans ses Etudes d’histoire de la pensée philosophique. Taine, Comte, La Tour du Pin, Maurras, tout ce pan de la culture politique vient en ligne droite du Vicomte de Millau, dont la douloureuse réputation littéraire a fait oublier l’importance. Bien conscients de sa place majeure dans l’histoire, les savants continuent de lui consacrer des recherches, en France comme en Europe, ainsi qu’en témoigne leBonald de l’historien piémontais Giorgio Barberis. Clair, bien conçu, ce livre est peut-être la meilleure introduction disponible à la pensée de Bonald. Barberis y montre bien comment le rejet bonaldien de la Révolution, loin d’être une réaction éruptive de barbon d’Ancien Régime, est la conséquence d’un système intellectuel solide où s’articulent une métaphysique, une anthropologie, une théologie, une conception de l’histoire.

    De Bonald à Rivarol

    Evidemment, vu de 2016, la pensée politique de Bonald – un ordre instauré d’en haut, appuyé sur la religion, organiciste et antilibéral – a quelque chose d’extraterrestre. Mais justement : c’est cette distance avec nous qui lui donne son actualité, le point de vue le plus éloigné de nos façons de penser étant le meilleur pour bien les comprendre. Sur ce plan, cette belle traduction (où on ne déplore que deux ou trois fautes de syntaxe – « la théorie dont il avait fait allusion », « une conception à laquelle s’ensuit »...) n’a pas qu’une utilité historique ou documentaire, elle permet aussi de mettre en perspective des notions comme le progrès, l’individualisme, le pouvoir, la légitimité, etc. Quant au procès fait à Bonald sur son style, les nombreux extraits cités par l’auteur indiquent qu’il est peut-être abusif et que le vieux Vicomte, pour n’avoir pas la plume facile, n’en était pas moins capable parfois de bonnes formules.

    Je profite de cet article pour dire aussi un mot d’un contemporain de Bonald (à un an près), Antoine de Rivarol : Maxence Caron réédite en effet ses Œuvres complètes dans un épais volume de la collection « Bouquins » où, par souci sans doute de le rendre plus digeste et plus attrayant, il l’associe aux aphorismes de Chamfort et à ceux Vauvenargues (je dis « réédite », il faudrait dire « édite » : la plupart des tentatives précédentes d’éditer Rivarol ont apparemment comporté des lacunes). D’une certaine façon, au plan du style, Rivarol est l’anti-Bonald : ce dernier compose des traités pesants, laborieux, répétitifs, alors que Rivarol virevolte et sautille sans jamais finir un livre, disséminant ses réflexions dans des textes courts, légers, ironiques. Bonald est besogneux et grave, Rivarol, facile et drôle ; cette différence des tempéraments se retrouve au plan des idées politiques. Tous deux critiquent en effet la Révolution, mais pas de la même manière ; à l’idéologie révolutionnaire, Bonald oppose l’idéologie théocratique – système contre système ; Rivarol, lui, y oppose un rejet de l’idéologie, une méfiance à la Burke pour les délires abstraits. Chantal Delsol explique tout cela dans une préface lumineuse de 40 pages, qui justifie à elle seule l’acquisition de ce superbe volume. 

    Louis de Bonald, ordre et pouvoir entre subversion et providence, Giorgio Barberis, traduit de l’italien par André Questiaux, Desclée de Brouwer, 2016.

    L’art de l’insolence, Rivarol, Chamfort, Vauvenargues, Robert Laffont, « Bouquins », 2016.

    Bernard Quiriny

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • L’attentat de Nice est l’œuvre de l’immigration, du laxisme judiciaire et de l’ambiance anti-France

    Pour comprendre l’attentat de Nice, il faut s’interroger sur son auteur, un certain Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, et il en ressort 24 heures après les faits qu’il y a trois responsables : L’immigration, le laxisme judiciaire et la haine entretenue par les migrants contre le pays hôte.

    L’immigration : Mohamed Lahouaiej-Bouhlel est né le 3 janvier 1985 à M’Saken (Tunisie), est donc un immigré, sa présence en France n’est que la conséquence de la politique pro-immigration mise en œuvre depuis 40 ans. Tous les hommes politiques successifs qui l’ont encouragée ont donc une part de responsabilité dans le carnage niçois, puisque si une autre politique migratoire avait été menée, ce personnage n’aurait pas été sur le sol français. De plus, sa carte de séjour avait été obtenue le 15 janvier 2009 et n’avait pas été révoquée suite à ses démêlés judiciaires. Car, on en arrive au deuxième point, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel avait eu maille à partir avec la justice, ce qui ne l’a nullement inquiété pour rester en France.

    Le laxisme judiciaire. Mohamed Lahouaiej-Bouhlel avait été condamné pour violences conjugales, menaces, vol et dégradations et, en mars dernier, pour violence avec armes contre Jean-Baptiste Xiemenes, en l’agressant à coups de batte de baseball. Selon ce dernier, qui est dépité, il devait faire 6 mois de prison, qu’il n’a évidemment pas faits. Donc si Mohamed Lahouaiej-Bouhlel avait été là où il aurait dû être -en prison-, cet attentat n’aurait pas eu lieu. Le terroriste peut dire merci au juge d’application des peines qui lui a permis de réaliser sa tache, tout comme à M. Sarkozy qui a abrogé l’expulsion des étrangers condamnés car paraît-il, cela était une double peine, et était donc discriminatoire par rapport aux Français de souche.

    La haine entretenue par les allogènes -et nullement combattue voire encouragée- contre le pays hôte. Vingt-quatre heures après les faits, il semble qu’il n’y ait pas de motivation religieuse à cet attentat : L’auteur était un piètre musulman : (Selon son cousin, il ne faisait pas ses prières, ne respectait pas le ramadan, n’allait pas à la mosquée, buvait de l’alcool et, -impensable pour un musulman- mangeait du porc). Quoiqu’il en soit, Daesh n’a, à cette heure, pas revendiqué l’attentat (l’auteur ne semble pas avoir enregistré de vidéo de mise en scène avant de commettre son forfait), il n’était pas fiché S par les services du renseignement et n’était donc pas considéré comme radicalisé. Certes, pour agir, il s’est servi des conseils de Daesh, mais, semble-t-il, uniquement comme modus operandi, nullement à des fins religieuses. Se pose alors la question du pourquoi ?
    En réalité, nombre d’immigrés s’estiment discriminés en France, encouragés en cela par le gouvernement qui ne cesse de répéter qu’il existe des discriminations voire du racisme dont ils seraient victimes, évidemment sans en apporter la moindre once de preuve. Cela crée un ressentiment chez ces allogènes qui expliquent leurs échecs non à cause des décisions qu’eux-mêmes prennent, mais à cause des supposées discriminations ou du supposé racisme. Par ailleurs, certains partis, tel le PIR (parti des indigènes de la république) utilisent ces discours officiels pour entretenir un discours raciste anti-Blanc et haineux à l’égard de la France. L’hypothèse selon laquelle Mohamed Lahouaiej Bouhlel, dont la vie n’était pas épanouie, ait pu nourrir une haine du pays hôte paraît crédible, son acte s’apparentant comme une vengeance vis à vis du pays qui l’a accueilli, mais pas rendu heureux.

    http://www.contre-info.com/lattentat-de-nice-est-loeuvre-de-limmigration-du-laxisme-judiciaire-et-de-lambiance-anti-france

  • Agressions sexuelles à Cologne : cette tragédie que l’on n’a pas voulu voir

    Six mois après les faits, la police allemande révèle que 1200 femmes ont été sexuellement agressées outre-Rhin le 31 décembre dernier. Pour Laurent Bouvet, cette tragédie collective illustre l’ampleur du déni médiatique, intellectuel et politique.

    C’est le décalage entre les témoignages directs, précis, de femmes agressées, qui ont été rapidement disponibles et le refus de traiter du sujet de certains médias qui a créé la polémique car il était possible de voir dans ce refus d’autres raisons que la précaution journalistique – précaution qui n’existe pas, notons-le au passage, sur d’autres sujets. Ces raisons étant bien évidemment liées à l’origine imputée aux agresseurs: des hommes jeunes d’origine étrangère laissant supposer qu’ils sont arabes et musulmans.

    (…)

    Ces précautions sémantiques, ce refus de dire et de montrer les choses telles qu’elle apparaissent pourtant clairement à nos concitoyens, voilà aussi une des raisons de la défiance que ceux-ci éprouvent vis-à-vis des élites et des institutions de toutes sortes.

    http://fr.novopress.info/202439/agressions-sexuelles-a-cologne-cette-tragedie-lon-na-voulu-voir/

  • Génération Identitaire interrompt le conseil de la métropole de Lyon

  • Une entretien de Franck Abed avec Bruno Mégret

    Franck ABED : Bonjour. Pourriez-vous prendre la peine de vous présenter en quelques mots pour ceux qui croient vous connaître et pour ceux qui ne vous connaissent pas encore ?

    Bruno MEGRET : Oui, en effet, ce n’est peut-être pas inutile. Dans la mesure où j’ai mené activement le combat politique contre le politiquement correct, les médias officiels m’ont toujours présenté très différemment de ce que je suis en réalité. À vrai dire je suis un Français qui aime son pays, un Européen conscient de la grandeur de la civilisation qui est la sienne et je me suis engagé totalement pendant près de trente ans pour défendre l’un et l’autre.

    J’ai commencé assez tôt en politique, d’abord au RPR où j’ai très vite compris que sa soumission à l’idéologie de gauche l’empêcherait de réaliser quoi que ce soit de positif pour notre pays. J’ai ensuite créé les Comités d’action républicaine dans les années 80 avec l’objectif de renouveler la vie politique. Puis j’ai rejoint le Front national dont je suis devenu le numéro deux et que je me suis efforcé de transformer en une grande force politique capable de gouverner et de rénover notre nation. Je me suis alors heurté à Jean-Marie Le Pen qui ne voulait pas réellement arriver au pouvoir. Fidèle à mon objectif de toujours, j’ai dès lors créé le Mouvement national républicain avec la grande majorité des cadres du FN qui m’avaient suivi. Mais dans cette tentative de construire une grande force politique de droite capable de gouverner, le système a préféré Le Pen et a tout fait pour m’écarter. En 2008, ayant constaté que je ne pouvais plus rien faire d’utile, j’ai décidé de me retirer de la vie politique et j’ai repris mon activité d’ingénieur général des Ponts et Chaussées. Je reste pour autant très attentif à la situation politique de mon pays et j’enrage de le voir s’enfoncer toujours un peu plus dans un déclin qui paraît aujourd’hui insurmontable.

    Vous êtes maintenant retiré de la vie politique française depuis de nombreuses années. L’écriture et la publication d’un livre politique évoquant la droite nationale et les élections présidentielles de 2017 peuvent-elles être considérées comme un retour officiel ou déguisé ?

    Non, il ne s’agit pas pour moi d’un retour dans la politique active. Pour que je puisse m’engager à nouveau sur le devant de la scène publique, il faudrait que soient réunies les conditions me permettant d’être utile à mon pays. Malheureusement, la situation semble aujourd’hui bloquée. La classe politique, soumise à l’idéologie officielle, se révèle néfaste pour la France. Quant au FN, qui se présente comme la seule possibilité de recours, il s’enferme dans le cénacle étroit de ses affidés et ne construit pas le grand rassemblement sans lequel il ne pourra pas gouverner demain notre pays. De plus tout est verrouillé par des médias qui mènent le jeu au seul bénéfice de l’idéologie officielle. Rien cependant n’est joué car le politique est le domaine de l’imprévisible et du surprenant. Une configuration nouvelle pourrait se présenter demain qui rende possible un renouveau de la France. Ce jour-là, je serais présent.

    Vous avez donc commis le Temps du Phénix (éditions Cité Liberté), un roman d’anticipation politique qui raconte la victoire à la prochaine présidentielle d’un candidat issu des rangs de la droite nationale… Faut-il y voir une utopie ? Une prévision ? Un souhait ?

    Rien de tout cela : c’est une démonstration. La démonstration que tout demeure possible pour la France et pour l’Europe. Je rencontre souvent des gens qui me disent : » Mais de toute façon tout est perdu, car même si vous ou l’un de vos amis arrivait au pouvoir, il ne pourrait rien faire face au système qui verrouille tout. » Je pense que c’est faux et je voulais le montrer en mettant en scène un président de nos idées élu en 2017 et en faisant le récit mois après mois de la manière dont il s’y prend pour réaliser son programme malgré tous les obstacles qui se dressent devant lui.

    Et l’exercice me paraissait à la fois utile et nécessaire car il est vrai que dans le cadre actuel un président issu de la droite nationale serait entièrement paralysé et ne pourrait rien faire d’autre que de prendre, comme les dirigeants du système, des mesures homéopathiques ou symboliques sans doute plus sympathiques que celles qui sont prises aujourd’hui mais guère plus efficaces. Pour pouvoir redresser le pays, il faudrait d’abord qu’il s’en donne les moyens et qu’il entreprenne avant toute chose de faire sauter les verrous qui paralysent le gouvernement. Comme le dit le président héros du Temps du phénix, il faut d’abord rendre du pouvoir au pouvoir en neutralisant le Conseil constitutionnel, la Commission de Bruxelles et en remettant au pas les contre-pouvoirs médiatique, judiciaire et syndical.

    Votre ouvrage ne traite pas de la prise du pouvoir mais de l’exercice du pouvoir. Toutefois, le préalable requis pour diriger un pays reste bien évidemment la conquête de l’Etat. En effet, depuis de nombreuses années il existe un nombre d’idées et de programmes (plus ou moins sérieux et/ou applicables) qui émanent de l’ensemble du camp national. Pourtant rares sont les personnalités ou les acteurs de ce mouvement qui ont écrit sur la prise du pouvoir. N’eût-il pas été préférable d’écrire un livre sur le comment prendre le pouvoir plutôt que sur le pourquoi ?

    Je partage votre point de vue. Il paraît actuellement beaucoup d’ouvrages sur les programmes et les idées qu’il faudrait mettre en œuvre pour redresser notre pays. Il y en a d’ailleurs encore plus sur la critique de ce qui ne va pas en France. Mais il y en a très peu, voire pas du tout, sur la manière de mettre ses idées en œuvre. Cela est d’ailleurs très caractéristique des périodes de décadence. Car, lorsque le déclin menace, le plus difficile n’est pas de savoir ce qu’il faut faire mais de le faire. C’est pourquoi j’ai voulu écrire le Temps du phénix afin de montrer comment les idées qui sont les nôtres pourraient être mises en œuvre avec efficacité et rapidité pour peu que le président concerné s’en donne les moyens.

    Il est vrai cependant que je n’ai pas écrit sur la manière de prendre le pouvoir. Je considère sur ce plan que mon action politique dans les années passées, avec la prise de Vitrolles notamment, en est une illustration plus parlante que la rédaction d’un livre par essence théorique. Ecrire un ouvrage sur ce sujet serait d’ailleurs hasardeux car la réalité ne se met pas en boîte. Il n’y a pas de recette miracle pour prendre le pouvoir et les meilleures solutions ne permettent pas forcément d’obtenir le résultat recherché car l’intelligence et la volonté ne suffisent pas toujours à remporter un combat lorsqu’il est totalement inégal comme c’est le cas actuellement.

    Stefan ZWEIG, dans son ouvrage consacré à Joseph FOUCHE, écrit que l’exil, qu’il soit politique, religieux ou philosophique, est une puissance créatrice extraordinaire. Il appuie son argumentation en prenant comme exemple les fondateurs des grandes religions qui ont tous connu un exil plus ou moins long… Partagez-vous et comprenez-vous cette idée ?

    À vrai dire, je n’ai pas le projet de fonder une nouvelle religion (sourire). Mais pour répondre plus sérieusement à votre question, je dirais que cette observation est sans doute très pertinente pour les penseurs ou les hommes de lettres, je pense par exemple à Victor Hugo ou à Chateaubriand. L’exil offre en effet une distance qui peut permettre, avec le recul et la tranquillité, de développer sa pensée avec plus d’acuité. Par ailleurs, il va de pair avec une frustration qui, comme beaucoup de sentiments violents, peut se révéler féconde et productive.

    Pour les hommes politiques, il en va cependant autrement car ils dépendent entièrement de l’évolution de la nation dont ils sont éloignés, laquelle peut les placer en situation de recours ou les conduire à l’oubli

    Au cours de toutes ces années d’exil, l’envie de redescendre dans l’arène politique pour promouvoir et défendre vos idées vous a-t-elle tenté ? Et d’ailleurs le président héros de votre ouvrage n’est-ce pas vous ?

    Je reste toujours passionné par l’engagement politique et, comme je vous l’ai dit, je serais prêt à servir à nouveau mon pays si les circonstances s’y prêtaient. Quant au président du Temps du phénix, je ne vois pas de personnalités de la scène politique actuelle susceptibles d’être élues en 2017 qui lui ressemble. Mais il ne s’agit pas de moi pour autant, même si en tant qu’auteur je n’ai sans doute pas pu m’empêcher de me projeter un peu dans la peau de ce personnage dont la France a tant besoin.

    A l’heure d’internet, des réseaux sociaux, de la vidéo, de l’instantané, le livre est-il encore un bon outil pour transmettre et partager des idées ?

    L’Internet est un outil bénéfique qui permet de contourner les médias officiels. Il offre un vaste espace de liberté qui donne accès à des millions de gens. Je ne pense pas cependant que l’usage de la toile puisse se substituer aux livres. Internet conduit en effet à privilégier l’instantané et exige souvent de faire court et simple. Rien ne remplacera à cet égard un livre dans lequel l’auteur développe sa pensée. Une pensée que le lecteur a le loisir de découvrir dans toute sa subtilité et sa profondeur. Pour autant, le livre et l’Internet ne sont pas incompatibles. On peut écrire un ouvrage et en assurer ensuite la promotion à travers Internet et les réseaux sociaux. N’est-ce pas d’ailleurs ce que nous faisons ensemble en ce moment à propos du Temps du phénix ?

    Source cliquez ici

    Bruno Mégret, Le Temps du phénix, 328 pages, 20 euros, Editions Cité Liberté (78, rue de Malnoue, 93160 Noisy-le-Grand). www.le-temps-du-phenix.fr

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Juill/août 2016 - L'islamisation et la complicité du régime en place

  • Massacre de Nice : jusqu’à quand le déni de réalité ?

    Le communiqué de l'Agrif sur le carnage de Nice :

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    "L’abomination de l’attentat islamiste de Nice appelle d’abord l’expression de l’unité française dans le deuil et la prière à la pensée des morts et des immenses souffrances des blessés et de celles des proches des victimes.

    Mais elle suscite aussi indignation et colère devant l’incurie gouvernementale et aussi devant la continuation du déni de réalité sur les causes et l’extension de la barbarie. Car c’est depuis bien longtemps que le fanatisme islamiste ou islamo-gauchiste massacre ; dans l’indifférence hélas trop générale de notre peuple tant qu’il ne ciblait jadis que nos compatriotes d’Afrique du nord et ne se propageait qu’au Liban et au Proche-Orient.

    Après Al-Qaïda, et les immenses attentats du 11 septembre 2001 à New York, l’État islamique et ses filiales frappent désormais sur tous les continents. Mais surtout ils préparent, on le sait bien, d’autres moyens de terreur, chimiques, bactériologiques voire l’utilisation de produits nucléaires.

    La classe politico-médiatique fournit en abondance à chaque attentat son lot de communiqués pré-programmés d’une insigne indigence et répétitivité, ne trouvant souvent pas autre chose à dire que « les attentats sont lâches et abjects ».

    Un quidam de France-Info a même atteint un sommet d’une stupéfiante imbécilité en osant proférer l’interrogation : « Comment un Niçois a-t-il pu tuer d’autres Niçois ? ». On reste accablé devant pareille ineptie.

    Rares sont ceux voyant clairement que la tuerie de Nice, relevant certes du crime contre l’humanité, s’inscrit dans une stratégie puisant très loin dans l’histoire ses modèles de terreur, par exemple dans le jihâdisme des « hashishins ».   

    Trop peu s’avisent de rappeler :

    1. Que l’État islamique a initialement bénéficié de l’appui de l’Arabie Saoudite, du Qatar et de la Turquie.
    2. Et d’exiger que vienne enfin de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) regroupant les 57 pays « d’islam », une unanime et solennelle Charte de condamnation du terrorisme. Ceci ne serait-il pas le plus sûr moyen d’éradication de l’islamophobie ? Or, on est stupéfait de constater qu’alors même qu’on est devant l’horreur et devant les immenses souffrances causées par un fou d’Allah c’est tout de suite la crainte de l’islamophobie qui semble prioritairement en émouvoir certains !

    La guerre que l’islam jihâdiste fait aux nations ne sera pas gagnée en France et ailleurs avec de dérisoires opérations « sentinelles » où l’on fixe en vain et épuise des milliers de nos soldats. La guerre à mener doit être simultanément celle de la lutte idéologique, de l’action psychologique et celle de la traque et de l’élimination des terroristes et de leurs réseaux de connivence et de soutien qui pullulent dans certains quartiers."

    Marie Bethanie

  • Au lendemain du sommet de l'Otan à Varsovie

    Il était un peu plus de minuit. La réunion du sommet de Varsovie était terminée depuis plusieurs heures. Ce 10 juillet s'annonçait déjà comme une belle journée estivale. Pourquoi ne pas écouter ce qu'on appelle "les nouvelles", celles du journal télévisé du "service public" Soir 3. Pourquoi ne pas espérer un minimum d'informations autres que celles du sport spectacle ? Pascal Verdeau, spécialiste des sujets euro-diplomatique devait évoquer brièvement les débats entre alliés.

    Qu'en a-t-il retenu ? à l'entendre, un message d'apaisement car il considère, et il conclut son analyse, en disant que, sur la Crimée, dont les Européens ont condamné en 2014 la conquête militaire, suivie de l'annexion unilatérale par la "fédération" de Russie, désormais, "la page est tournée".

    Page tournée ? Certainement pas. Désinformation totale.

    Au contraire : les textes adoptés par l'alliance atlantique méritent d'être lus. Ils développent exactement le contraire : ils entendent tirer toutes les leçons du comportement de Poutine et de son régime. Sans doute M. Verdeau, en dépit de sa jolie diction de technocrate et de son accent de bon élève n'a-t-il pas disposé du temps de les découvrir.

    La grande crainte que semblait afficher, de son côté, le presse française portait sur les retombées supposées du Brexit. Du point de vue de l'Otan, il ne s'est en fait rien passé. L'Angleterre reste, à l'évidence, un partenaire occidental majeur. Sa préférence pour "le Grand Large" ne signifie d'ailleurs pas autre chose.

    L'Alliance atlantique, ce 9 juillet a diffusé, en réalité, plusieurs décisions qui feront date : sur l'Ukraine (1), sur la doctrine de protection des civils, sur la sécurité transatlantique, sur l'Afghanistan, et surtout un communiqué central en 139 points fixant une très riche doctrine stratégique pour l'avenir. Le secrétaire général de l'organisation Jens Stoltenberg a très officiellement mis en garde contre la menace moscovite. Des décisions immédiates ont été prises pour consolider la sécurité européenne à l'est, comme au sud.

    Certes si on se cantonne dans l'idée fort attirante de défense européenne, à laquelle j'ai toujours été prêt à applaudir, les choses n'ont pas avancé depuis un demi-siècle, les embryons successifs ont tourné court.

    Le prétendu standard européen de dépenses militaires fixé à 2 % du produit intérieur brut n'est atteint à ce jour que par 3 États-Membres de l'union européenne sur 28. Il s'agit de la France, de la Grande-Bretagne, qui aux dernières nouvelles quitte le navire, et de la Grèce que l'on ne cite que rarement en exemple.

    L'UEO, cette identité européenne de défense douloureusement accouchée lors de la négociation de Maastricht en 1991, et ratifiée par le traité, a été liquidée officiellement en 2011.

    La réalité demeure que la bataille concrète pour la sécurité européenne se situe, aujourd'hui, dans le cadre de l'Otan.

    Le 8 juillet, au terme de la première journée de leurs travaux, les chefs d'États et de gouvernements de l'Alliance atlantique avaient déjà diffusé d'importants communiqués tendant à affirmer le rapprochement de l'Union européenne et de l'Otan.

    Également les quatre pays membres de l'Alliance et de l'UE les plus proches de la Russie, soit la Pologne et les trois républiques baltes allaient recevoir une garantie au titre de l'article 5 du traité de l'Atlantique nord, etc.

    Ces informations auraient pu être intériorisées par nos journalistes.

    À Moscou, en tout cas, on en a pris conscience. Ainsi "Moscou demande à l’Alliance atlantique d'expliquer son renforcement "tous azimuts" lors de la réunion du Conseil Russie-Otan prévue pour le 13 juillet prochain, a indiqué la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova, se référant aux documents du sommet du bloc à Varsovie." - peut-on lire sur Sputniknews. (2)

    Un autre aspect de la même réalité était souligné par Jean-Sylvestre Mongrenier dans un entretien publié par Libération : "On se retrouve, dit-il, bel et bien dans une forme de guerre froide". (3)

    Un point très important a été arrêté : si le déploiement dans les États baltes et en Pologne a vocation à impliquer la Grande Bretagne, les États-Unis et le Canada, et l'Allemagne.

    Cette présence dont l’Alliance affirme qu'elle n'affectera pas les accords OTAN-Russie"n’aura pas de durée limitée. Elle durera autant que nécessaire" aux dires mêmes de Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’Otan présentant l'accord le 8 juillet.

    Rappelons aussi, par exemple, que les Lituaniens ont remis en vigueur le service militaire obligatoire en 2015 du fait des craintes résultant de la crise ukrainienne.

    Certains détails parlent : est-ce par hasard si le lieu de la réunion coïncide avec celui, à l'est de la Vistule, où l'armée rouge s'est fixée en 1944, appelant la résistance polonaise à l'insurrection, et, sur ordre de Staline, laissant massacrer l'armée secrète du général Bor-Komorowski, avant de s'emparer de Varsovie en ruines. La plupart des Français l'ignorent. Les Polonais ne l'ont pas oublié.

    D'autres évolutions se dessinent par ailleurs, tendant à renforcer l'Otan, ce qui est clairement dénoncé comme insupportable par l'État moscovite. L'heure reste à l'élargissement. Il a été acté le 9 juillet de l'adhésion du Monténégro en tant que 29e membre de l'alliance. On parle clairement d'un processus d'adhésion de la Géorgie, mais également à terme, de l'Ukraine. Bien plus, la Suède et la Finlande, traditionnellement neutres renonceraient à ce statut en raison des agissements russes en Baltique et de la menace sur l'île suédoise de Gotland au centre de cet espace à nouveau menacé.(4)

    L’attention s’est surtout portée sur la garantie de la sécurité des pays baltes, de la Pologne mais aussi sur celle des pays de la région de la mer Noire. À noter à e tire que la Bulgarie s'est prononcée par la voix de son président Rosen Plevneliev en faveur d'une présence de l'Otan en mer Noire, vite approuvée par les alliés, cependant que le premier ministre à Sofia déclare pencher pour une, "démilitarisation" (5) qui supposerait le retrait de la marine russe de Sébastopol.

    Ceci semble prouver la fausseté de l'idée que l'annexion de la Crimée serait passée par profits et pertes : elle montre au contraire que se renforce dans les pays autrefois soumis au joug soviétique, un très fort sentiment d'hostilité à la menace qu'elle représente.

    Face au terrorisme, la question ne peut pas être esquivée de l'équilibre entre les missions définies par l'article 5 et les missions hors de cet article. L'article 5 de défense collective définit la mission de l'Otan. La lutte contre le terrorisme pour l'Otan en découle d'autant plus que c'est bien la combinaison de deux menaces potentielles, à l'est et au sud, qui aggrave le défi à la fois stratégique, militaire et politique de l'Otan dans son ensemble.

    Certes on peut trouver deux ou trois fausses notes dans cette réunion de 28 alliés. La déclaration hypocrito-ramollo de Hollande, ou la prise de position de Tsipras allant dans le même sens, ne sauraient être tenues pour "décevantes" que pour ceux qu'un Hollande ou un Tsipras peuvent encore "décevoir".

    Nous ne sommes pas du nombre.

    JG Malliarakis

    Apostilles

    1. "Une Ukraine indépendante, souveraine et stable, fermement attachée à la démocratie et à l'état de droit, est essentielle à la sécurité euro‑atlantique. Nous restons unis dans notre soutien à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine à l'intérieur de ses frontières internationalement reconnues, ainsi qu'à son droit inhérent de décider librement, sans ingérence extérieure, de son avenir et de l'orientation de sa politique étrangère, principe inscrit dans l'Acte final d’Helsinki." (in Déclaration commune dans le cadre de la commission OTAN-Ukraine au niveau des chefs d’État et de gouvernement en date du 9 juillet).
    2. "L'Otan se renforce tous azimuts" in Sputnik News.
    3. in Libé du 7 juillet, entretien réalisé par Estelle Pattée.
    4. cf. "Trois mots sur l’île de Gotland" chronique de Charles Hægen in L'Ami Hebdo édition du 19 juin.
    5. cf. le 7 juillet "Bulgaria to Call for Enhanced NATO Presence in Black Sea at Warsaw Summit".

    150704"La Faucille et le Croissant"
    Islamisme et Bolchevisme au congrès de Bakou

    présenté par Jean-Gilles Malliarakis
    ••• ce livre de 225 pages au prix de 20 euros port gratuit est disponible aux Éditions du Trident
    vente par correspondance 39 rue du Cherche Midi 75006 Paris tel 06 72 87 31 59

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