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actualité - Page 3940

  • Terrorisme islamique à Nice

    Vers 23 heures jeudi soir, alors que le feu d'artifice du 14 Juillet touchait à sa fin, un camion blanc a foncé à pleine vitesse dans la foule, qui rassemblait des milliers de personnes, et roulé sur près de deux kilomètres le long de la promenade des Anglais. Le dernier bilan fait état de 84 morts et des dizaines de blessés, dont 18 en « urgence absolue ».

    Lors de l'attaque, des coups de feu auraient aussi retenti, mais la confusion règne sur ce point. Des sources proches de l'enquête affirmaient vendredi matin que le conducteur du camion aurait tiré à plusieurs reprises avec un pistolet avant d'être abattu par la police. Il était seul à bord du véhicule.

    Des papiers d'identité au nom d'un Franco-Tunisien se trouvaient à l'intérieur du camion. L'homme est âgé de 31 ans et domicilié à Nice. D'après iTÉLÉ, celui-ci était connu des services de polices pour de petits délits mais pas des renseignements. 

    François Hollande a confirmé vendredi matin le caractère «terroriste» de l'attaque.

    «C'est toute la France qui est sous la menace du terrorisme islamiste» et «nous devons tout faire pour (...) lutter contre le fléau du terrorisme». «Rien ne nous fera céder dans notre volonté de lutter contre le terrorisme et nous allons encore renforcer nos actions en Syrie comme en Irak. Nous continuerons à frapper ceux qui justement nous attaquent sur notre propre sol, dans leurs repaires. Je l'ai annoncé hier matin».

    Le choix du mode opératoire et de la date hautement symbolique évoque les consignes de groupes djihadistes comme al-Qaida ou l'État islamique. Dans un message audio diffusé en 2014, le porte-parole officiel de Daech, Abou Mohammed al-Adnani, encourageait ceux qu'il nomme «les soldats du califat» à utiliser n'importe quelle arme disponible. «Si vous ne pouvez pas faire sauter une bombe ou tirer une balle», leur disait-il, «débrouillez-vous (...) renversez-les avec votre voiture.»

    Marine Le Pen a dénoncé :

    A nouveau la France plongée dans l'horreur. Pensées pour les victimes. La lutte contre le fondamentalisme islamiste doit démarrer MLP

    François Hollande a annoncé la prolongation de trois mois de l'état d'urgence, qui devait s'achever le 26 juillet.

    Michel Janva

  • Attentat de Nice : la vidéo du moment où les policiers ont abattu le terroriste

    Sur la Promenade des Anglais, devant le Palais de la Méditerranée, les policiers assaillent Mohamed Lahouaiej Bouhlel, toujours dans la cabine du camion au volant duquel il vient de faire 84 morts, dont dix enfants et adolescents, et 202 blessés. Le terroriste islamiste avait lui-même ouvert le feu à 300 mètres de là, devant le Negresco. Le tir est nourri. Mohamed Lahouaiej Bouhlel sera abattu.

    http://fr.novopress.info/

     
  • La vérité se fraye un chemin

    Interrogé dernièrement sur les dangers de l’arme nucléaire, Bruno Gollnisch confiait son inquiétude sur les menaces bien réelles que représentent des pays qui possèdent la bombe comme le Pakistan (instable et travaillé en profondeur par le fondamentalisme islamique) ou un Etat-prison comme la Corée du Nord dans les griffes d’un « monarque » communiste dont l’équilibre psychique est sujet à caution. Le dictateur Kim Jong Un vient ainsi une nouvelle fois vendredi de menacer la Corée du Sud et les Etats-Unis d’une « frappe offensive » en réplique à la volonté de Washington et de Séoul de déployer un bouclier antimissiles perfectionné, le système THAAD. C’est pourtant l’Iran qui est (encore) aujourd’hui présenté comme susceptible de déclencher l’Armageddon du fait de ses velléités de développer un programme de nucléaire civil, tout comme hier l’Irak de Saddam Hussein était désigné comme le grand Satan à abattre par le camp du bien, car abritant supposément  non pas le feu atomique mais des armes de destruction massive.

    Dans une tribune publiée avant-hier par le Sunday Mirror, John Prescott, membre de la Chambre des Lords, vice Premier ministre de Tony Blair lorsque Britanniques et Américains ont déclenché en 2003 l’invasion de l’Irak, a confessé que cette  guerre d’agression fut une erreur. Qui en effet aujourd’hui ne constate pas les apocalyptiques et sanglantes réactions en chaîne générées par la destruction de l’Etat Baas irakien?  Au moins 150 000 irakiens sont morts dans les cinq années qui ont suivi l’invasion et  M. Prescott a présenté pour sa part  ses excuses aux familles des 179 soldats britanniques tombés  pendant la guerre en Irak : « Je vivrai le restant de mes jours avec la décision d’entrer en guerre et ses conséquences catastrophiques ».

    Quelques  jours auparavant,  la publication du  rapport Chilcot  révélait  un sévère réquisitoire  sur  l’intervention du Royaume-Uni, au nom du soutien sans recul de Tony Blair  aux  Etats-Unis. Une invasion qui fut le point d’orgue d’un terrible blocus  dans les années 90 (alimentaire, technologique…), qui débuta après la première guerre du Golfe,  à peine adouci par l’accord « pétrole contre nourriture » de 1996,  et qui  tua plus d’un million d’Irakiens  dont de très nombreux enfants. Il s’agissait   d’affaiblir méthodiquement, de mettre à genoux cet Etat laïque. L’ex Premier ministre Britannique  a exprimé il y a quatre jours à l’ occasion du rapport Chilcot  « peine, regrets et excuses » … de façade car il a réitéré les mêmes justifications contredites par les faits, à savoir que cette guerre était légitime,  que le monde était plus sûr sans  Saddam Hussein. M. Blair avouait pourtant au début du conflit en Syrie que  « la guerre en Irak a contribué à créer l’Etat islamique »

    L’intervention dans l’hémicycle du Parlement européen, au tout début de cette seconde guerre d’Irak, le  22 mars 2003,  de Bruno Gollnisch, dénonçant un conflit programmé dès le début,   permet de juger que le FN une nouvelle fois avait vu juste,  prenait le parti de la vérité  et de la justice:  » L’Irak disposait, paraît-il, d’armes de destruction massive. Tout a été dit à ce sujet, des bobards les plus sinistres aux plus ridicules, comme ceux de Tony Blair, qui s’est déshonoré en présentant un rapport justifiant l’agression, dont 11 pages sur 19 émanaient d’un mémoire d’étudiant datant d’une dizaine d’années. À ce jour, les seules armes de destruction massive sont les milliers de bombes et de missiles sophistiqués de l’empire anglo-saxon qui écrasent les villes irakiennes. »

    « Comme juriste poursuivait-il, je constate la cynique violation de toutes les règles de droit que les anglo-américains eux-mêmes avaient mises en place pour prévenir les guerres. Comme Européen, je déplore les haines, hélas justifiées, que les bombes de l’empire accumulent contre le monde occidental. Comme chrétien, je suis horrifié qu’une telle guerre, qui ne remplit aucune des conditions de justice, puisse se faire au nom de Dieu. J’appelle un chat un chat et Tony Blair un meurtrier mondain. Quant à George Bush, qu’il cesse d’invoquer Dieu ou seulement pour le prier: que le sang des Irakiens innocents ne retombe pas sur le peuple américain ! » Le FN lui fut alors déclaré coupable  une nouvelle fois d’avoir eu raison trop tôt. Jacques Chirac restera au moins comme le président qui a dit non à cette forfaiture en refusant d’entraîner la France dans ce conflit, mais cela ne fut pas indolore.

    Nous le rapportions sur ce blogue, le journaliste Vincent Nouzille, dans son livre intitulé « Dans le secret des présidents »,   détaillait comment  le gouvernement américain a mis  la France  à l’amende, pour la punir d’avoir refusé de participer à  cette guerre. Au détour d’un traitement de la dette irakienne, en l’occurrence au terme de l’accord  officialisé par le Club de Paris le 21 novembre 2004, les contribuables français ont  été contraints, sous la pression réussie de l’Oncle Sam sur Chirac , de  lâcher  un gros chèque de  plus de 4 milliards d’euros.

    Cette parenthèse étant fermée, Bruno Gollnisch  constate  pareillement que le travailliste  Blair, figure  de cette  seconde gauche euro atlantiste, dite justement « blairiste »,  dont feu Michel Rocard,  un Valls ou un Macron sont les pendants en France,   fut comme de bien entendu une fanatique soutien de la Constitution européenne… et très opposé ces derniers mois à l’ idée de David Cameron de consulter les britanniques par référendum sur le Brexit.

    Dans un entretien au Figaro Vox, Jean-Pierre Le Goff,  philosophe de formation, écrivain et sociologue au CNRS, analysait au lendemain du Brexit  les raisons de cette crise de l’Europe , du divorce des peuples européens avec leurs dirigeants bruxellois: « La primauté donnée au libéralisme économique accompagné d’un discours général et généreux sur les valeurs qui s’apparentent à de bons sentiments me paraît symptomatique de la difficulté des pays européens à se réinsérer dans l’histoire et à peser significativement dans les affaires du monde. Aujourd’hui, pour une partie de la population, l’Europe n’est pas perçue comme une protection et une chance, mais comme une sorte de cheval de Troie de la mondialisation débridée, animée par une bureaucratie tatillonne émettant des directives et des règlements à n’en plus finir et des discours idéologiques correspondant au nouvel air du temps, notamment dans les domaines culturel et des mœurs (…). »

    « Je ne crois pas que l’Europe puisse prendre sens pour les différents peuples si on leur demande d’emblée d’oublier leur appartenance nationale ou de se considérer en position de surplomb vis-à-vis d’elle, comme tend à le faire une partie des élites et des administrateurs de l’Union européenne. Qu’on le veuille ou non, la nation demeure une référence identitaire centrale et le cadre premier de l’expression démocratique ; l’histoire n’avance pas sans les peuples. Un projet politique national me paraît inséparable d’une certaine vision de l’Europe et toute décision importante doit associer pas à pas les peuples et leurs représentants élus. C’est une des leçons qu’il est grand temps de tirer de la crise grecque. »

    « Reste une question essentielle qui déborde le champ de compétences des politiques: celui de l’héritage culturel qui nous spécifie par rapport au reste du monde. La construction de l’Union européenne repose sur un paradoxe: elle intervient dans un moment où des sociétés démocratiques européennes ne savent plus d’où elles viennent ni où elles vont. Après des années d’histoire pénitentielle qui nous désarment face à ceux qui veulent nous détruire, il importe de faire valoir clairement nos acquis civilisationnels qui ne se limitent pas à la liberté et aux droits individuels. Faute de ces deux conditions, politiques et culturelles, l’Europe demeurera une sorte de grand marché et de démocratie providentielle plutôt mal en point, avec en prime le statut d’un territoire de villégiature pour touristes du monde entier, admirant le patrimoine d’une civilisation moribonde. » Si M. Le Goff se met à parler quasiment  comme Jean Raspail…

    http://gollnisch.com/2016/07/12/verite-se-fraye-chemin/

  • La vérité sur le mouvement Black Lives Matter financé par Georges Soros

    Pour infowars.com, Paul Joseph Watson revient sur la polémique actuelle sur les violences policières aux Etats-Unis, et notamment le retour au devant de la scène du mouvement Black Lives Matter, financé par le milliardaire cosmopolite George Soros…

  • Tués parce que Blancs, par Guy Rouvrais

    A Dallas, cinq policiers ont été assassinés par un Noir, Micah Johnson, parce qu’ils étaient blancs. Cette tuerie raciste a eu lieu au cours d’une manifestation sur le thème Black Lives Matter (la vie des Noirs compte). Selon le chef de la police de Dallas, pour expliquer son geste, l’assassin « a dit qu’il était en colère contre les récentes fusillades impliquant des policiers, en colère contre les Blancs, il voulait tuer des policiers blancs ».

    Bien entendu, tout le monde condamne cette attaque « haineuse, calculée et méprisable », a affirmé le président Obama sans toutefois la qualifier de raciste,ce qu’elle est, de l’aveu même de son auteur. Barak Obama venait quelques jours auparavant de fustiger la mort de deux Afro-Américains, selon la terminologie officielle, et ce sont ces deux victimes-là qui auraient décidé Micah Johnson à passer à l’acte.

    Mais la condamnation de principe n’empêche évidemment pas que l’on murmure dans les milieux officiels ce qui se dit tout haut dans la communauté noire et dans certains médias : ça devait arriver, « ils » l’ont bien cherché. « Ils », ce sont ces policiers blancs qui abattraient les Noirs, si ce n’est à la chaîne, du moins sans trop de scrupules. En somme, l’assassin aurait appliqué la loi du talion.

    C’est un parallélisme mensonger. Les Noirs sont tombés sous les balles de policiers qui agissaient dans l’exercice de leurs fonctions, ils ont utilisé leurs armes soit pour arrêter un individu n’ayant pas répondu à leurs sommations, soit pour se défendre ou encore pour protéger leurs concitoyens. Et non pas parce qu’ils voulaient tuer des Noirs parce qu’ils étaient noirs. La justice, quand elle est saisie, dit si l’usage de la force a été légitime ou non, rien à voir avec on ne sait quelle sauvage chasse aux Noirs à laquelle se livrerait la police. Laquelle, d’ailleurs, comprend de plus en plus en d’Afro-Américains – dont le chef de la police de Dallas – conformément à la politique du gouvernement.

    Même s’il y en a davantage, ce sont toujours les policiers blancs essentiellement qui paient de leur vie la protection de leurs concitoyens, selon les statistiques officielles : depuis le début de l’année, vingt et un policiers ont été tués par arme à feu : dix-neuf Blancs, un Noir et un Hispanique. Selon ces mêmes statistiques, 509 personnes ont été abattues par la police, 238 Blancs, 123 Afro-Américains, 79 Hispaniques et 69 « autres. »

    Sur environ 320 millions d’Américains, on ne saurait dire qu’il s’agit d’une hécatombe, comme on pourrait le croire en lisant les propos effrayés et alarmistes selon lesquels les policiers d’outre Atlantique auraient la gâchette plus facile que d’autres. Certes, par rapport à leur taux de population respective, il y a, proportionnellement, un peu plus de Noirs que de Blancs, mais c’est une analyse simpliste et partisane que d’imputer cette surreprésentation au facteur ethnique, il y a également un taux de délinquance plus grand à prendre en compte.

    Il est certain en tout cas que la mort sous les balles de la police d’un Blanc n’a pas le retentissement de celle d’un Noir, et que des manifestations ne sont pas organisées pour protester et pourtant White Lives Matter (la vie des Blancs compte), quoique médiatiquement un peu moins sans doute.

    Guy Rouvrais

    Article paru dans Présent daté du 12 juillet 2016

    http://fr.novopress.info/

  • Un faux « supporter » portugais passe un message inattendu sur I-télé

    Bien joué !

    « Surtout que la France gagne en 2017, que Valls finisse en prison, et vive le roi ! »

    http://www.contre-info.com/

  • Cameron, Farage, Johnson, des lâches ? Quand la critique française tourne à la schizophrénie

    Par David Desgouilles           

    Suite aux démissions de Farage, Cameron et Johnson, les critiques  vont bon train : ils quitteraient le navire après l'avoir sabordé. Dans cette humeur intelligente parue sur Figarovox [4.07], David Desgouilles au contraire, souligne que cet esprit de responsabilité manque cruellement aux dirigeants français. Les médias hexagonaux ignorent la tradition politique anglaise, dont les institutions, polies par l'usage - multiséculaire - plus que par l'idéologie, sont, en un sens, plus démocratiques que les nôtres, sous notre funeste République idéologique.  LFAR  

    On les avait accusés de démagogie, de surfer sur les peurs. On les avait accusés d'avoir menti pendant la campagne pour le «leave». On avait même laissé entendre qu'ils avaient armé le bras du meurtrier de Jo Cox.

    De ce côté de la Manche, les médias français ont brillé par leur quasi-unanimisme pour vouer aux gémonies les leaders du «leave», Boris Johnson et Nigel Farage. Mais ils ne les avaient pas encore taxés de lâcheté. C'est chose faite, désormais. Boris Johnson a renoncé à se porter candidat au poste de Premier ministre de Sa Gracieuse Majesté. Quant à Nigel Farage, il abandonne la présidence de son parti, l'UKIP. Et nos médias, encore à l'unisson, de fustiger la trouille du duo. Johnson et Farage n'assumeraient pas leurs responsabilités. Ils quitteraient le champ de bataille piteusement après avoir engagé leurs troupes dans un bourbier. Cameron n'est pas mieux loti. C'est le recours au référendum, qu'on lui reproche, à celui-là. Et il se tire ensuite, l'apprenti-sorcier!

    Le problème, c'est que toutes ces accusations, lorsqu'on prend la peine de les examiner plus de trente secondes - ce qui devrait normalement être à la portée d'un journaliste - tombent à plat. Boris Johnson aurait bien voulu assumer ses responsabilités. Il comptait bien s'asseoir dans le fauteuil de chef du gouvernement, 10 rue Downing Street. Mais il en a été empêché par son parti, un parti dont les trois-quarts des parlementaires étaient favorables au «remain». Quant à Nigel Farage, il avait fait du Brexit le combat de sa vie. Il avait prévenu que c'était la mère des batailles et qu'il ne quitterait la politique que cet objectif réalisé. Président d'un parti qui n'a pas de groupe parlementaire aux Communes, il ne pouvait pas accéder aux responsabilités. Dans ce contexte, accuser Johnson et Farage de les fuir, c'est être soit un imbécile, soit un menteur. Quant à David Cameron, il démissionne parce qu'il menait cette bataille pour le «remain» et que, désavoué par son peuple, il en tire les conclusions qui s'imposent comme l'avait fait le Général de Gaulle en 1969 à l'occasion du référendum sur la régionalisation.

    Au delà de la partialité évidente - et habituelle, s'agissant de la construction européenne - qui transpire de ces accusations sans fondement, on peut aussi voir de la schizophrénie dans l'attitude de la majorité de nos médias. Alors qu'on se plaît à fustiger - souvent à juste titre - le peu de renouvellement de la vie politique française, et qu'on dénonce ceux qui s'accrochent à leurs postes, on critique vertement ceux qui, de l'autre côté de la Manche font passer leurs idées avant leur destin personnel. A cet égard, ce référendum en a dit plus long sur l'état de notre débat public que sur celui de nos amis britanniques. 

    David Desgouilles  

    David Desgouilles est membre de la rédaction de Causeur. Il est l'auteur de Le bruit de la douche, une uchronie qui imagine le destin de DSK sans l'affaire du Sofitel, publiée aux éditions Michalon.     

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Sur la piste (de l’argent public)

    Ce matin, sur mon trajet habituel, j’ai croisé un vélo.

    Ah ?! Vous croyez qu’il s’agit de la première phrase d’un sketch comique, une de celles qui mettent en exergue un non-événement de la vie quotidienne, banal et sans intérêt ? Alors, discutons.

    Le trajet se situe sur une commune limitrophe de Paris. Je le parcours à pied à peu près chaque jour sur environ 1 km. Il y a environ six ans, ce qui était une rue ordinaire s’est vu flanquée dedeux pistes cyclables, une de chaque côté. Jusque-là, tout reste à peu près normal.

    Mais quand je vous aurai dit que le vélo que j’ai croisé ce matin était le quatrième que j’aie vu en six ans emprunter cette double piste cyclable, vous conviendrez avec moi que l’histoire est moins banale qu’il n’y paraît. A cet endroit comme en beaucoup d’autres, les édiles ont en effet estimé utile de déverser des wagons d’argent public dans une réalisation sans la moindre utilité.

    Pourquoi l’ont-ils fait ? Pour des raisons, hélas, habituelles :

    • parce que l’argent des contribuables, ici comme ailleurs, ne leur coûte pas cher ;
    • parce qu’ils ont considéré qu’ils « ne pouvaient pas ne pas le faire » dans la mesure où cela se fait partout ;
    • parce que « leurs écolos » ont organisé une de ces campagnes de harcèlement dont ils sont coutumiers sur le thème du réchauffement climatique et des circulations douces ;
    • parce que les pistes cyclables sont devenues un impératif catégorique dans toute opération d’aménagement ; autrement dit, qu’elles sont à la mode (la même mode que celle qui fait foisonner les criminelles remontées à contre-sens) ;
    • parce qu’un élu « en charge » se considérerait, sinon comme déshonoré (ne soyons pas ringard et ne parlons pas comme si la notion d’honneur était toujours en usage), mais plus prosaïquement menacé pour sa réélection s’il ne se conformait pas à cet impératif ; et, à l’inverse, parce qu’il est persuadé que plus une réalisation est à la mode et d’un coût disproportionné, plus elle rapporte de voix.

    Ceux d’entre vous qui ne craindraient pas de passer pour naïfs me demanderont peut-être : « Mais alors, qu’en est-il de l’intérêt général là-dedans, et du souci des deniers publics ? »

    Il n’est malheureusement pas très difficile aujourd’hui de trouver à foison des exemples illustratifs d’un nouveau principe  : «l’intérêt général est la variable d’ajustement des décisions politiques ».

    Une variable d’ajustement c’est ce dont on s’occupe de manière subsidiaire lorsqu’on a satisfait à tous les autres critères : ceux qui sont vraiment importants.

    Aujourd’hui, dans le cas d’une décision politique, les critères importants, ce sont, au tout premier rang, le nombre de voix susceptibles d’être apportées ou retirées par la décision. La plupart du temps, c’est d’ailleurs le critère unique. Mais il peut arriver que s’y ajoutent le gain d’image escompté pour l’élu lui-même, sa collectivité ou son parti, la satisfaction d’une promesse électorale annoncée (quelque démagogique qu’elle ait pu être) et même (ça s’est vu…) le bénéfice collatéral apporté en toute discrétion à quelques amis.

    Quand la décision satisfait à tous ces critères, alors on peut penser à l’intérêt général.

    Quant au souci des deniers publics, il s’agit d’une catégorie dont l’utilité, en politique, n’apparaît que dans une circonstance : lorsqu’on reproche à l’adversaire de ne pas s’en soucier. Ce qui n’empêche nullement de se trouver à soi-même d’excellentes raisons pour l’oublier.

    C’est de cet esprit que naissent et prospèrent les doubles pistes cyclables qu’aucun vélo n’emprunte jamais, les bibliothèques médiathèques colossalement surdimensionnées et désespérément vides de lecteurs et d’auditeurs, les centres de loisirs aquatiques qui tombent en ruines sans jamais avoir été mis en eau, les aéroports sans avion, sans passager et sans fret, les ronds-points et les contre-trottoirs que l’on construit, puis que l’on enlève, puis que l’on reconstruit.

    C’est de là aussi que prospèrent les assemblées élues pléthoriques fondées sur un prétexte démocratique auquel plus grand monde ne croit, mais fort utiles pour recaser les amis déchus de fonctions antérieures, les commissions irréformables, celles que l’on supprime pour illustrer le « choc de simplification » avant de les re-créer sous une autre appellation, les collectivités territoriales que l’on sort par la porte et qui rentrent par la fenêtre, fortes de leur palmarès en termes de nuisances administratives créées, et des dépenses somptuaires qu’elles s’octroient.

    C’est de là que procède la prospérité d’escouades d’associations dont la seule activité réelle est de répandre la bonne parole de gauche et d’extrême gauche, de conduire des actions d’animation bidon, prétendument au profit des pré-ados des « quartiers », qui sont, il y a belle lurette, passés à autre chose, de monter des spectacles que personne n’irait voir s’ils n’étaient pas gratuits, d’endoctriner les gamins depuis la maternelle (mais oui ! comme si l’école ne suffisait pas à faire le boulot), de mener des « actions culturelles » qui dispensent aux populations sidérées l’apprentissage du laid et du sale, de donner du boulot aux fils, filles, neveux, cousins des « personnalités significatives » aux niveaux municipaux ou départementaux, et, dernière utilité mais non la moindre, de servir de pompe à fric électoral aux partis qui les leur attribuent…

    …et qui, légitimes par le service rendu, engrangent chaque année leur « jusqu’à plus soif » de subventions roses, vertes ou rouges, subventions dispensées sur la base du « quand on aime, on ne compte pas », sans aucune justification avant et sans aucun contrôle après.

    Citoyen, mon semblable, mon frère, toi qui reçois ces avis d’imposition qui rivalisent en montants et en diversité, qui entends ad nauseam le politicien du jour se demander, avec des larmes en fond de gorge, « mais pourquoi les Français se détournent-ils de la politique ? », qui reçois par quintaux une propagande électorale qu’on ne regarde même plus pour y chercher les fautes de syntaxe, conserve, fais l’exercice : conserve, sur ton trajet quotidien, un œil aux aguets.

    Tu seras peut-être surpris du nombre de centres culturels vides – ou occupés seulement par les emplois fictifs qu’on y a mis pour complaire –, d’œuvres de non-art achetées au prix du Rembrandt, d’affiches de spectacle sans le moindre intérêt artistique ni littéraire mais fleurant bon la filiation du réalisme soviétique, d’ouvrages routiers urbains inutiles et dangereux que tu rencontreras.

    Et de pistes cyclables attendant désespérément leur deuxième vélo de l’année.

    Julius Muzart, 3/07/2016

    http://www.polemia.com/sur-la-piste-de-largent-public/

  • Journal du Lundi 11 Juillet 2016 : U. E. / Barroso et Goldman Sachs officialisent leur relation